Canalblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
ladytelephagy
Publicité
8 décembre 2008

Message in a bottle

Il y a des gens qui ont des choses à dire... alors, écoutons-les, voulez-vous ?

Commençons par les cire-pompes, qui espèrent voir leur requête affichée dans cette rubrique en postant des requêtes à base du nom de ce blog ; c'est très facile, on l'a dit, mais ça les fait marrer... C'est comme vous voulez, mais ça vous retire dix secondes sur votre quart d'heure Andy Warhol à chaque fois. Vous voulez vraiment le gaspiller de la sorte ? Nan mais, ça vous regarde après tout...

- "cours ladytelephagy cours ça donne bonne mine"
Ouais mais pas par cette température, là, ça me donne le nez tout rouge, c'est vraiment pas joli. J'ai le nez fort mignon, cela dit, même rouge, mais c'est simplement pas ma couleur. Au moins, si je ne cours pas, il vire au violet et là c'est assorti.

- "lady telephage aussi"
A ne pas confondre avec Félicie qui, la pauvre, n'était pas gâtée par la nature.

- "on parle de tout sur ladytelephagy"
Même de cul ! Mais pas encore de philosophie. Qu'est-ce que le bonheur ?

- "ladytelephagy pense et puis oublie"
C'est la vie, c'est la vie... à quoi étais-je censée penser, dites-moi ? J'ai oublié. J'avais promis le pilote de Jack of All Trades, mais ça c'est fait... nan, vraiment je vois pas.

- "ladytelephagy a le feu au blog"
Ahlala, et si yavait que le blog, mon pauvre ami...

- "sex & ladytelephagy in the city"
...si tu vois c'que j'veux dire.

- "ladyteruki se noie sous les VHS"
C'est bien vrai ! J'envisage d'acheter l'appart de la voisine, d'ailleurs. Mais en 2009, tout ça sera de l'histoire ancienne..

- "dis ladytelephagy : tu nous offres quoi pour Noël"
Mais si je te le dis, ce ne sera plus une surprise ! Et d'ailleurs, as-tu été bien sage cette année ?

-"ladytelephagy fan de hannah montana"/"à quand hannah montana sur ladytelephagy"
Donc, non, tu n'as pas été sage cette année. La diffamation, c'est puni par la loi, tu sais !

Et puis il y a tous les autres ! Ceux qui parlent de séries. Enfin, un peu. Presque, quoi. L'essentiel c'est d'essayer, disons.

- "skyblog the secret life of the american teenager" / "ou trouver les dvd sunset beach"
C'est vous dire l'ampleur du travail qui reste devant moi que de voir de telles requêtes. Mais si elles mènent ici, peut-être y a-t-il un espoir ? Peut-être pourra-t-on en sauver quelques uns ?

- "recevoir une plaque de texas ranger"
Maman, sors de ce blog ! Enfin quoi, le chapeau que tu as reçu pour ton anniversaire n'a donc pas à suffit ? C'est quoi l'étape suivante, te faire pousser une barbe blonde ?

- "comment inviter une fille au bal de promo pour les nuls?"
Bah déjà, arrête de chercher la solution sur internet, un bal de promo c'est pas le dernier Call of Duty ! Qu'est-ce que tu crois que tu vas y trouver ? Plein d'autres nerds et geeks qui n'y savent pas mieux faire que toi ! Bon, maintenant achète-toi du Biactol, évite le noeud papillon si tu as de grandes oreilles et... oh, et puis zut, allez, va plutôt chercher une soluce pour Call of Duty.

- "jason priestley teen angel vidéo générique"
Eh bien, si tu le trouves, reviens par ici, et fais tourner, d'accord ? A part un rêve il y a des semaines, il ne m'en est pas resté grand'chose...

- "à quand capitaine flam sur ladytelephagy"
Dés qu'on m'aura procuré le pilote de Bomber X, je vous arrange ça. En VF, hein. Bonne défition. Noël approche. Mon anniversaire vient pile un mois plus tard. Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

- "cul de amanda tapping"
Nan, là c'est dégoûtant... En plus ça se trouve, elle est même pas bien roulée. Elle est toujours dans des vêtements amples, non, moi je dis c'est louche.

Bonus caché !
Spéciale dédicace aux gros dégueulasses qui peuplent internet... sans vous, nous n'aurions pas la fibre optique aujourd'hui !


- "www.naturisme-tv.com"
Promis juré, ça s'est produit avant le post sur New York 911 ! Comme quoi, on ne nous aura pas attendu...

Allez, au prochain épisode, un vrai post qui parle de séries pour de vrai. Enfin, ni plus ni moins que d'habitude !

Publicité
16 septembre 2008

Télé guidée...

C'est dur à admettre, mais même avec tous les moyens qui sont à ma disposition et la ferme volonté de vouloir donner leur chance à un maximum de séries, nouvelles et moins récentes, j'arrive quand même à me débrouiller pour passer au travers d'un certain nombre d'entre elles. C'est d'autant plus énervant que depuis quatre ou cinq saisons, je m'attache à essayer de tout voir. Alors quand je m'aperçois que j'ai loupé une série sympathique de 2007, mon sang se met à bouillir de rage envers moi-même.
Je suis une téléphage acharnée, ça s'est vu ?

Ainsi donc, merci à Ben pour avoir attiré mon attention sur Miss/Guided, que vraiment, j'ai laissée passer entre les mailles du filet. Quand on pense que j'ai trouvé le moyen de perdre mon temps devant des East Bound and Down et consorts, ça me rend dingue...

En apparence, Miss/Guided n'est pas un show révolutionnaire. Pensée comme une comédie en single caméra prenant pour décor le lycée d'une petite ville tranquille, elle ne paie pas de mine. Son héroïne, Becky, est une petite blonde frêle, une sorte de Jennifer Finnigan en plus moche, mal assurée, nerveuse et un peu coincée pour couronner le tout. C'est vrai qu'en même temps, on partait de loin, puisqu'elle avait fait partie des vilains petits canards quand elle était elle-même lycéenne. Globalement il y a quand même eu du progrès. Bref, peu d'arguments sur le papier.
C'est parce qu'il ne faut pas se fier à ce qu'il y a sur le papier !

Le principal point fort de Miss/Guided, c'est son utilisation des apartés. Dans la plupart des séries (je pense par exemple à Once and Again ou, pour rester dans le registre des comédies, à Malcolm), ces apartés serviraient à donner la possibilité aux personnages de dire leur vérité, d'une certaine façon. Ici, ça sert surtout à leur permettre de se montrer tels qu'ils ne sont pas, à se mentir. Tout le monde se raconte des histoires, là-dedans ! Il y a Bruce, totalement imbu de sa personne, qui pense que c'est ce qui lui donne une sorte d'autorité naturelle... il y a le beau Tim qui pense qu'on lui a proposé le boulot de prof d'espagnol par choix alors qu'on avait proposé au type de la maintenance au préalable... et évidemment il y a Becky, notre blondinette héroîne, certaine d'avoir le contrôle total de son existence. Eh bien, pas vraiment, et le contraste entre ce qui se passe, et le discours des personnages, est absolument délicieux. C'est un peu comme s'ils étaient en représentation pendant ces apartés : au lieu de se confier, ils tentent de donner une image reluisante de leur existence ; un peu comme s'il s'agissait d'une interview pour un reportage.
La seule qui semble être la même dans les deux circonstances, c'est Lisa, la nouvelle prof bien carossée.

Becky fait un peu penser à Ally McBeal. En mieux. Sans rire ! Déjà, elle se nourrit, elle. Et ensuite, elle n'est pathétique qu'en apparence. On développe bien plus facilement de la tendresse pour elle que pour l'avocate rachitique. Elle est nerveuse et peu sûre d'elle, mais elle y travaille d'arrache-pied, tout en assumant sa différence. Elle se raconte peut-être des histoires sur sa vie d'adulte, mais dans le fond, elle sait très bien ce qu'elle veut et les progrès qu'elle a encore à accomplir.
C'est vers la fin du pilote que, grâce au personnage de Tim dont on pensait depuis le début qu'il n'était qu'une belle gueule inaccessible, on prend la mesure du charme de la blondinette. Toute gauche et fragile soit-elle... elle est, d'une certaine façon, totalement pure. Et vraie. Et honnête. Et positive.

D'une certaine façon, tout l'attrait de Becky réside justement dans le fait qu'elle ne voit pas ses propres qualités, mais qu'elle fait de gros efforts pour se perfectionner et se voir comme quelqu'un qui n'est pas dans l'échec. Elle ne se croit pas arrivée, mais elle espère voir le bout du tunnel. C'est ce qui la rend touchante, et ce qui fait qu'elle inspire une pointe d'admiration, même dans ses scènes les moins glorieuses.

Je vous ai parlé il y a quelques semaines d'Une Maman Formidable, Reba et Une Nounou d'Enfer, eh bien on est en plein dans le sujet. Il y a d'autres séries que je pourrais citer aussi, comme Rude Awakening. Qu'on-elles en commun, ces séries qui comptent parmi mes préférées ? (en même temps je vous l'accorde, j'en ai au moins 25, des séries préférées, mais côté comédies elles sont dans le Top5 en tous cas).
D'abord, leur personnage central est une femme. La trentaine passée, voire même pour certaines, flirtant avec la quarantaine (ou 29 ans en années Fran). Dans mon cas, on ne peut donc pas tellement parler d'identification que de projection.
Chacune, du fait de son parcours, se trouve au début de la série à une étape charnière, découlant d'une à plusieurs échecs, et c'est aussi ça qui me plaît : des personnages marqués par leurs erreurs, se trouvant dans une situation où il faut aller de l'avant.

Prenez Fran : elle a perdu 3 ans de sa vie avec un mec médiocre parce qu'elle subissait l'influence de sa marieuse de mère. En choisissant de quitter son boulot avec Danny, et se lancer dans un nouveau job au sein d'un milieu social plus élevé, en cherchant à tout prix le grand amour, sans transiger sur son sindépendance ni sa personnalité, elle s'efforce de s'améliorer. Lorsque Danny revient lui demander de l'épouser, déjà, à la fin de la première saison, elle peut constater le chemin parcouru.
C'est encore plus évident pour Reba qui soit se remettre de son divorce et qui devient progressivement moins bornée, moins autoritaire, qui cesse de se focaliser sur l'échec de son mariage ou ses enfants, et commence une carrière... pour finir par devenir la meilleure amie de celle qui lui a ravi son mari !
Quant à Grace, l'ex-alcoolique qui cherche à s'accomplir même si être une mère célibataire n'est pas de tout repos, elle veut tout à la fois : la famille, le travail, les amis, les amours, la stimulation intellectuelle (elle se cultive, va pour la première fois à l'opéra...) ; elle est en quête d'elle-même et d'un équilibre.
Et puis, dois-je vraiment aborder une fois de plus le cas Billie ? La belle a une addiction à combattre, une mère castratrice dont se libérer, sa vie professionnelle et sentimentale à remettre sur des rails, et pour couronner le tout, elle est en lutte permanente avec cette facette d'elle-même qui couche à droite et à gauche, et multiplie les tentatives d'autodestruction...

En fait, le rire naît précisément de là : de ce que ces femmes vont faire pour s'améliorer elles-mêmes, et donc pour améliorer leur existence. Avec ce que ça comportera, inévitablement, sur la route, de maladresse, d'échec, d'épuisement. Ce qui est justement drôle c'est que même quand la situation directe est surréaliste, le personnage et ses aspirations sont bien ancrées dans le réel, légitimes, et humains.
La confrontation de ces deux éléments, dos a dos, fait que les dialogues et les quiproquos sont drôles. Les autres types de personnages de séries humoristiques, ceux de type toonesque, ne jouent pas du tout sur le même registre ; ici, clairement, les gags fonctionnent parce qu'on investit les personnages, parce qu'ils semblent vrais.
Du coup, ceux qui ne ressentiront pas d'atomes crochus avec Fran, Reba, Grace ou Billie ne sauront pas vraiment rire avec elles.

D'aucuns diront que c'est ma préférence pour les séries dramatiques qui parle finalement à travers ces arguments, et ils auront peut-être raison, après tout... Mais bon, chacun vit sa téléphagie comme il lui plaît !

Si je m'apprête effectivement à continuer à suivre les aventures de Becky (le cagoulage se fait en tous cas dans ce sens pour le moment) pour ces mêmes arguments que ceux qui m'ont séduite dans les séries sus-citées, je dois dire que l'investissement est moindre parce que je sais que la série est courte. Ca me retient un peu, je dois dire. Comment s'installer confortablement auprès d'un personnage si on sait qu'on devra le quitter avant de pouvoir juger de lui sur le long terme ?
J'avoue qu'une série dramatique courte (genre une saison ou moins), ça ne me dérange pas tellement, mais une série comique courte ? Je suis moins sûre.

Donc finalement, au lieu de remercier Ben pour cette découverte, je vais peut-être plutôt lui en vouloir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture, attention attention, attachez vos ceintures : les fiches Une Nounou d'Enfer, Reba, Une Maman Formidable, Rude Awakening et, bien-sûr, Miss/Guided de SeriesLive.

8 août 2008

Rediffusion

C'est l'été, et donc c'est aussi la période des rediffusions. Comme à chaque fois qu'il y a des vacances, et donc qu'il y a du temps qu'on pourrait passer devant la télé, la moitié des programmes font pitié. Ça doit répondre à une certaine logique, mais laquelle ?
Estime-t-on qu'on est trop occupés à bronzer pour regarder la télé ?
Estime-t-on qu'en été, on a moins besoin de décompresser devant la télé ?

Enfin bref, toujours est-il qu'étrangement, je suis d'instinct plongée moi aussi dans une période de rediffs. Mes rediffs.
C'est ce qui explique certainement qu'il y a pas si longtemps, je regardais Les Routes du Paradis ou Notre Belle Famille de mon plein gré. DE MON PLEIN GRE !!!
C'est ce qui explique mon attirance pour le coffret DVD d'Action!, que je vais finir par connaître sur le bout des doigts.
C'est ce qui explique aussi que, moitié pour tester mon aptitude à regarder une série sur la guerre, moitié par plaisir, j'ai revu le pilote de Band of Brothers.
C'est ce qui explique que je me suis enfilé toute la seconde saison de NERDZ... alors que je l'ai déjà regardée intégralement il y a deux ou trois semaines !
C'est ce qui explique que mes projets téléphagiques pour ce weekend incluent une rétrospective Samantha Who? (je veux être au top pour la rentrée ; la semaine prochaine ce devrait être Pushing Daisies).

Et vous, vous rediffusez quoi ?

C'est quand même fou, non ? On a des séries qui nous prennent déjà quelque chose comme 18h de notre temps (j'exagère pas, c'est ce que j'ai calculé pour une saison de 24 épisodes de 45 mn ; une seule série, vous vous rendez compte ? combien vous suivez de séries chaque saison, hm ?) et on trouve le moyen de quand même regarder des rediffs, ou d'acheter des DVD, ou de ressortir des perles de notre telephage-o-theque !!! Alors que, franchement, de vous à moi, vous êtes sûrs qu'on n'aurait pas mieux à faire ? Je sais pas moi, des trucs comme... regarder des séries qu'on ne connaît pas encore (qui a dit "éteindre la télé et sortir ?", mais quel genre de téléphage de basse fosse êtes-vous ?)...

C'est vrai que les rediffs, ça a parfois du bon. On redécouvre une série qu'on n'avait plus vue depuis un bail, on aperçoit des détails et subtilités qui nous avaient échappé les premières fois, on prend du recul sur ce qu'on voit, on réalisé que nos goûts ont évolué... et ainsi de suite.

Mais admettez tout de même qu'il faut qu'il y ait quelque chose de déviant chez nous pour qu'on regarde, encore et encore, des épisodes qu'on connaît déjà... Déviant, certes, mais qui peut lutter contre la joie de voir sa série préférée sortir en DVD ? En tous cas, pas moi...

D'ailleurs, message personnel : à quand la 3e saison d'Une Nounou d'Enfer ?! D'accord, j'ai tous les épisodes en VHS (certains même, deux fois... ahem), je connais tous les épisodes par coeur... mais merde ! N'y a-t-il plus d'éditeur DVD prêt à profiter de ma téléphagique faiblesse ? Il pue, mon argent ? Après faudra pas venir se plaindre que les gens cagoulent, hein...

11 avril 2007

Fous ta cagoule !

Il n'est pas à prendre avec des pincettes, en ce moment, mon homme. L'embargo sur Battlestar n'est toujours pas levé, non plus que celui sur A la Maison Blanche. On avait commencé à progresser sur Babylon 5 mais je sais pas ce qui s'est passé, on a déterré un coffret des Experts et du coup on l'impression d'avoir délaissé Babylon 5 aussi, alors il regarde plutôt South Park et ça me désole, bref c'est un peu la panique.

Du coup ce week end pascal, alors que nous allions en courses (5 bons kilomètres de marche à pieds, puis retour, je peux vous jurer que c'étaient des courses qui se sont faites mériter), nous tombons en extase devant... la saison 1 de Oz avec la quelle je bassine tout le monde depuis que je sais sa sortie imminente. Moi, interdite, en pâmoison ; lui, confiant, qui me dit "je te l'offre". Or en ce moment personne n'a de sous, donc je me suis vue forcée...
...j'arrive toujours pas à croire que je l'aie fait...
J'ai donc refusé la proposition en question. Et là j'ai fait une des pires choses de ma vie de téléphage : j'ai dénigré la première saison de Oz. "Mais ya même pas dix épisodes, c'est cher pour pas grand'chose, on revient dans six mois ça sera à quinze euros même pas, en plus franchement elle est passée sur M6 cette saison, je l'ai en intégralité en VHS, comme si j'avais besoin de m'acheter ça maintenant tout de suite".

Si le Dieu de la télé est miséricordieux, il y aura peut-être une espoir de rédemption pour moi.

Lassé par mes arguments plus qu'il n'était convaincu (parce que lui n'a vu que le pilote et avait bien envie de voir la suite), il remet le coffret à sa place sur mes recommandations ("mais si vas-y repose-le avec l'autre, bouhouhou, là côté du coffret de Profit qui me fait de l'oeil, bouhouhou") et on repart comme si de rien n'était.
Mais une fois nos courses faites et notre marathon achevé, impossible de ne pas revenir sur l'incident. Il me demande avec insistance pourquoi, si on ne peut acheter ce DVD, on ne le cagoulerait pas purement et simplement. Après tout, c'est vrai, quelques posts plus tôt je faisais moi-même l'apologie d'une certaine consommation, comment dire ? à la carte... de la production téléphagique.

Il met le doigt sur quelque chose.

Ce n'est pas tant l'existence du DVD qui m'empêche de cagouler une série. Je ne me dis pas "puisque le DVD existe, j'ai qu'à économiser/vendre à rein/faire un prêt Cofidis pour me le procurer", en me flagellant à chaque cagoulage illégal. Ce ne sont pas des considérations de ce genre qui me préoccupent, mais simplement l'idée insoutenable de cagouler une série que j'aime profondément.
Je peux cagouler des séries complètement inédites en France, en "sortie d'usine" comme dirait un certain Miyo de ma connaissance, je peux cagouler aussi certaines qui ont été diffusées mais que j'ai ratées. Pas systématiquement mais je suis obligée de reconnaître que ça m'est arrivé.

Mais qu'il s'agisse d'Oz, Battlestar Galactica, A la Maison Blanche, NY SVU ou Une Nounou d'Enfer (QUI A RI ? Dénoncez-vous sur le champs), par exemple, bref, de séries que je juge d'exception, et là ça m'est physiquement impossible. J'insiste : physiquement.
Il existe un monde parallèle dans lequel il est plus simple de voir les séries que j'aime, du moins une partie d'entre elles, sans avoir à dépenser mes rares sous, ni attendre la Saint Glinglin que sorte la saison 3 (une saison par an, une p***** de s******** de m**** de saison par an ! un sitcom qui a plus de 10 ans !). Mais je n'ai pas envie de vivre dans un monde où je ne possède pas la série dans le format optimum, dans un coffret kitschissime ou au contraire sublissime, avec un livret ridicule que, si je ne sors pas de son package dés le premier jour, je vais irrémédiablement tordre et abimer avec les visionnages. C'est du pur sentimentalisme, peut-être un peu de matérialisme en sus, je ne doute pas un seul instant que personne ne compte sur mes 40 euros pour vivre et éventuellement produire sa série suivante, c'est juste parce que ces séries-là sont mes cultes à moi et qu'elles sont à ce titre intouchables.

Je me prive ainsi de certaines séries que j'aurais suivies avec plaisir si je n'avais pas dû m'en priver, et je suis consciente. Mais ce sont là les limites du cagoulage pour lady.

Cela vient peut-être aussi de l'affection toute particulière que j'ai pour les VHS (et dont je parlerai plus amplement dans un post qui est pour l'instant réduit à la triste condition de brouillon) et dont j'aime tant le côté tactile et chaleureux, que seul le coffret peut me rappeler (même si un froid DVD à l'éclat narquois n'a vraiment pas le même sens pour moi, le coffret, lui, prolonge un peu cette sensation).

Peut-être que quand les chasseurs de cagouleurs auront compris qu'en chacun de nous, il y a la limite sentimentale qui sépare ce qui n'est qu'usage courant, entretien de la machine à téléphager, en somme, et ce qui a vraiment de la valeur, alors peut-être aurons-nous une base solide sur laquelle établir les règles qui satisfassent, sinon tout le monde, au moins une large portion de chacune des parties. En attendant, c'est à chacun d'établir la ligne à ne pas croiser, et laissez-moi vous dire qu'on vit à une époque où hélas, on a plus de raison d'effacer les lignes que de les revoir au plus serré.

Et pendant ce temps, je me maudis d'avoir été raisonnable, et mon homme se rabat sur South Park. La vie est moche, voilà la vérité.

12 février 2007

Ta maladie, tu la gardes pour toi

Cette fois j'espère bien que c'est dans l'autre sens que ce n'est pas contagieux...

Mon homme a un vice, un pêché mignon, un guilty pleasure bien à lui : plus c'est nul, plus il a envie de regarder. C'est tout-à-fait le genre de mec qui serait capable de se taper une saison complète de Whoopie s'il en avait l'occasion, et vous obliger à l'accompagner. Le gars qui, si on ne le surveille pas, pourrait carrément regarder La Femme Nikita pour une autre raison que Peta Wilson, et apprendre les dialogues par coeur. Le danger public prêt à s'enfiler tous les épisodes des Feux de l'Amour qu'il pourrait voir, et à vous hurler dessus si jamais il vous arrivait de changer de chaîne.
L'une de ces phrases est du vécu, je n'ose vous dire laquelle...

Bref, je le savais depuis le début, la tâche était rude et yavait du boulot. Mais là... là !
C'est ma faute, aussi. Depuis que j'ai décrété qu'il y avait embargo sur les DVD de Battlestar Galactica et A la Maison Blanche, on sent que la famine fait rage dans les rangs. J'ai voulu tester sa volonté mais de toute évidence, le petit scarabée n'est pas encore prêt. Il s'est rabattu...
Nan, je peux pas le dire.

Il s'est rabattu sur Mutant X.
C'est la honte ! C'est comme un Jean-Claude Convenant avec un fils cultivé, c'est la fin de tout ! Tout est à refaire ! Je peux pas laisser faire ça, je peux pas le supporter !

Il a voulu regarder le pilote. C'est ma faute, j'ai pas été capable d'en dire du bien. J'ai tenté de retenir derrière mes dents ce que j'en pensais mais au dernier moment, j'ai laissé échapper "enfin, c'est n'importe quoi, en fait". Malheur à moi. Mais vous avez raison, je l'ai cherché. Et puis après tout, à bien y réfléchir, ç'aurait aussi bien pu lui servir de point de comparaison. Ce n'est pas qu'il ne sache pas reconnaître une excellente série lorsqu'il en voit une, mais une très bien, des fois, il a encore un peu de mal. C'était à des fins pédagogique.

Ca n'a pas raté. Dés les premières scènes de combat dans la ruelle sombre, les rires gras ont fusé, il s'est tapé sur les cuisses, et entre deux gloussements, j'ai distinctement entendu "oh non les pimpins, c'est pas vrai !". Et ça, c'est le signal, le signal que c'est foutu, que je suis foutue, que je n'ai qu'à appeler les secours, à me faire rappatrier, à sauter par la fenêtre (au 5e étage, oui-oui) pour échapper au pire. Mais j'étais faite comme un rat. Il en a regardé un second. C'était encore plus nul. Il a voulu regarder le 3e... Il s'est même tapé la visite du studio avec John Shea !

Le problème, c'est que cette série est plus tarte à chaque épisode, et qu'il le sait, en plus, l'animal. C'est bien pour ça qu'il continue. Et chaque seconde de plus qui s'affiche sur le compteur du lecteur DVD est comme un poignard, dans mon coeur. Il fait ça parce qu'il adore regarder des merdes, c'est sa nature, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est juste pour me faire du tort.

Courage. Je n'ai que la première partie de la première saison. Il ne devrait plus y en avoir pour longtemps. Et après, j'enchaîne sur la mini-série de V, pour essayer de stopper ce neurocide. En espérant, dans l'intervalle, ne pas être atteinte...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mutant X de SeriesLive.

Publicité
31 juillet 2010

Mème pas mal

On l'a tous vu passer, ce mème de 30 jours sur les séries télé. Pendant longtemps, je confesse l'avoir vu comme un moyen un peu facile de poster quotidiennement sans trop se fouler. Mais dans une blogosphère dominée par la review sur un modèle binaire (soit épisode par épisode, soit sous forme de bilan de saison), finalement, ça n'avait rien de curieux.

Mais au risque de passer une fois de plus pour une arrogante, je vais être sincère avec vous : j'ai l'impression que depuis que je suis passée moi-même à un rythme quotidien, je n'ai plus à craindre de donner l'impression de faire du remplissage. Je n'ai pas à me dire qu'on peut trouver que cette histoire de mème de 30 jours est une solution de facilité. J'ai beaucoup de défauts, mais celui d'opter pour la facilité, certainement pas.

Alors je me suis détendue. J'ai regardé ce mème d'un œil nouveau. D'un œil qui dit que, oui, dans le fond, il est sympa ce petit concept. Qu'il s'accorde à merveille avec le principe égocentrique d'un blog.
Mais aussi qu'il oblige à faire des choix.

On me demande parfois quelle est la série que je préfère. Hier soir on m'en demandait 5, et j'avais un mal fou à sélectionner. Je réfléchissais, les noms tournaient dans ma tête, et je me disais : "je l'adore cette série, mais est-elle ma préférée ?", tentant de décortiquer ce que je pense de ce que je ressens...

Je n'ai pas de préférée, j'en ai juste auxquelles je me suis liées, en général parce qu'entre mon appréciation de la qualité et une certaine affection entretenue avec les années, le mélange est savamment dosé pour que la série me colle à la peau. Mais préférer une série ? Non, pas vraiment. Pas une, pas cinq, mais vingt-cinq, cinquante séries. Demandez-moi des recommandations et j'en aurai plein à vous faire. Demandez-moi ce que je regarde en ce moment et j'aurai dix titres à vous proposer, qui changeront chaque semaine, chaque jour.
Hier à m'émerveiller sur Naznaczony la mystérieuse, demain à déballer mon coffret Wallander et vous avouer que je n'avais plus apprécié une série policière depuis longtemps. En oubliant qu'il y avait Southland il y a encore quelques semaines. En attendant que mon coup de cœur sur Capadocia revienne comme il est venu, à la faveur d'un trou dans mon emploi du temps téléphagique.

Ce mème est donc une expérience de l'inconnu pour moi : citer une réponse, et une seule.

Je ne suis pas satisfaite pour toutes. Mais j'ai tenté de m'y astreindre, et en cela, l'expérience était finalement intéressante. Les réponses me surprennent moi-même à un certain moment, parce que dans le fond, elles sont toutes incomplètes, mais en m'obligeant à choisir, je dis certainement quelque chose sur mon état d'esprit du moment.
La semaine dernière, Will & Grace aurait été dans au moins une réponse. Il y a deux mois, Les Craquantes. Il y a un an, Better Off Ted ? Il y a trois ans, Drive, peut-être.

Quand j'étais adolescente, je gardais dans mon journal intime une carte postale recensant des questions du questionnaire de Proust. Chaque année, sans rien préméditer, il me prenait l'envie soudaine de sortir la carte et répondre à chaque question. Ensuite, je comparais avec les années précédentes. Certaines réponses restaient les mêmes. D'autres changeaient plus ou moins subtilement. J'ai perdu mon journal intime de cette époque il y a quelques années lors d'un déménagement, mais je suis sûre que si je refaisais cet exact questionnaire aujourd'hui, il serait le même, et il serait différent, à nouveau.
C'est sans doute aussi en cela que l'exercice est intéressant. Il marque 30 jours de téléphagie, et 30 jours en téléphagie ça passe rudement vite, et en est la photographie. Dans quelques mois, à 20, 50 ou 100 pilotes de là, il en sera autrement.

Alors, toute insatisfaite que je sois avec certaines questions (sans compter celles que je ne me suis jamais posées, comme celle du 21e jour, j'ai tenté le coup.

Et puis, ça ne veut pas dire que pendant le mois d'août, je me sente exonérée de continuer à poster. Oh, bien-sûr, j'aurai la tentation, les jours où je suis crevée ou démotivée (comme c'est déjà arrivé de nombreuses fois depuis le passage en quotidienne), de me dire "oh, d'façons ya un post pour le mème, pourquoi m'en faire ?", mais je sais aussi qu'il va se passer bien trop de choses pour que je m'en tienne à ces posts. Tiens, de toute façon, demain, il va se passer des trucs...

Donc voilà, à partir de demain 20h00 pétantes, le mème des 30 jours commence, il a même sa catégorie rien qu'à lui. N'hésitez pas à y réagir, y poser des questions, voire me conspuer si vous trouvez que je n'ai pas joué le jeu... et c'est parfois arrivé !

22 avril 2009

Pardonnez-leur, ils ne savent toujours pas ce qu'ils font

Je commence à songer (presque) sérieusement à créer une catégorie "A cause de ce fichu quizz".
Aujourd'hui, une nouvelle séance de rattrapage était au programme : même motif et même punition que pour The Wedding Bells, parce que j'ai été infoutue de répondre correctement à une question. Selon le désormais célèbre adage : prends-moi 5 pts une fois, honte à moi, prends-moi 5 pts deux fois, je te cagoule ça.

Me voici donc en train de me demander où je pouvais bien trainer mes guêtres au printemps 2006 pour être passée à côté du Grand Retour à la Télévision de Sa Majesté Jane Seymour (et surtout, sans que ce soit dans un téléfilm de Lifetime...), qui dans sa rousse splendeur avait su illuminer les midis de mon adolescence grâce à l'extraordinairement sublissime Dr Quinn, mais je trouve presqu'insultant de le préciser.
Et puis alors attention : le GRTSM Jane Seymour sexy. Sacrée Jane, toujours là où on ne l'attend surtout pas !!!

C'est dans ces cas-là (quand je me prends masochistement la tête sur le quizz de SeriesLive) que je me dis que s'il y a un Dieu de la Télécommande quelque part, j'espère qu'il me prêtera vie suffisamment longtemps pour que je continue de rattraper le temps perdu (on ne sait comment d'ailleurs), afin de découvrir ces séries qui ont réussi à passer entre les mailles de mon filet téléphagique. Il y a d'ailleurs une prière qui s'y rapporte, vous la connaissez certainement : "Mon Dieu, donnez moi le temps de regarder les séries que je ne peux ignorer, le courage de regarder toutes les séries dont je n'ignore pas l'existence, et la sagesse de savoir celles qui sont à ajouter à la liste". Je la récite tous les soirs en nettoyant les bandes de mon vieux magnétoscope.

Bref je me suis donc attaquée au pilote de Modern Men, et je me dois de vous avouer qu'il faut parfois beaucoup de foi pour être téléphage. C'est un sacerdoce, on ne le dira jamais assez. Car pour vous la faire courte, Modern Men entre dans la catégorie "si j'avais su j'aurais pas v'nu". Mais je ne savais point, donc j'y suis allée sans savoir dans quoi je me lançais.

Le concept de la série (parce qu'il n'est pas forcément inutile de rappeler le concept d'une série qui a vécu brièvement il y a quelques années de ça en n'ayant pas trouvé le moyen de vraiment faire parler d'elle) c'est que trois copains, genre trentenaires à la mentalité d'adolescents attardés (comment ça ils le sont tous ? eh bah c'est pour ça que je préfère les quarantenaires, et toc !), réalisent que leur vie amoureuse ne les satisfait plus, et qu'il faut tenter une autre approche. Ils entreprennent donc de consulter un coach ou plutôt, devrais-je dire, une coach, qui pourrait les tuyauter sur la façon d'aborder la gent féminine et en obtenir parfaite satisfaction. Sachant qu'évidemment, sinon c'est pas drôle (enfin, heu...), les trois gaillards ont trois types d'attente différents concernant la gent féminine. Il y a le pauvre neuneu qui se fait plaquer par sa copine (eh mais j'la connais elle, elle s'était déjà commise dans le pilote de Four Kings ! Avec un personnage très similaire, d'ailleurs, maintenant que j'y pense...), celui qui nique tout ce qui porte une jupe mais ne comprend pas que ça ne plaise pas aux filles de se faire jeter ensuite, et le divorcé qui a du mal à tourner la page.

Comme toujours dans ce type de séries (qui rappellera aussi un peu Off Center au niveau de la dynamique des garçons), les mecs sont stéréotypés à fond, leurs préoccupations sont très nombrilistes, on dirait qu'il n'ont pas de travail, rien d'autre à foutre que de se retrouver entre potes pour parler de leurs affaires de coeur/cul, bref ils ont quinze ans, mais dans un appartement trop grand pour que son loyer soit abordable dans une grande ville comme Chicago.
Je sens qu'à la lecture de ce simple paragraphe, vous avez déjà compris ce qui se revèlera être le problème majeur de ce pilote...

Mais là où le spectateur commence à être pris d'une brutale envie de meurtre (non pas que ce ne soit pas moral, la Bible Téléphagique ne précise rien à ce sujet ; c'est juste que je ne sais pas si on arrive à cagouler facilement de nouvelles séries en prison et là ça deviendrait embêtant, quand même), c'est quand le peu de choses qui pourraient apporter du piquant, à savoir les échanges avec la coach, sont réduits à leur strict minimum. La Grande Jane Seymour avait sans doute demandé à être payée au mot prononcé.
Du coup, ces rares scènes qui seraient presque drôles, quasiment bien écrites, qui nous laisseraient croire qu'un scénariste a été impliqué dans le processus de création du pilote, ce qui serait une sacrée bonne nouvelle, quand même... eh bien on n'en verra presque pas. Et c'est là qu'on fait drôlement la tronche, quand même, parce qu'entre parenthèses, c'est pas pour les trois autres clampins qu'on était venu, c'est Seymour la bankable du lot, d'ailleurs ils sont moches, les trois autres, et pas drôles. Leur jeu manque de personnalité. Vous remplacez par n'importe quel autre acteur de la même tranche d'âge et ça fait la même chose, pour un peu (sauf avec Lee Pace, je suis sûre que le rôle de Tim aurait eu bien plus de saveur... faudrait qu'il tente un sitcom, un jour, ce petit Lee, avant de n'être plus assez frais et être cantonné aux rôles de papa dans une famille de banlieue...). Donc ça n'arrange rien.

Sur le fond, j'avoue que vraiment, je ne comprends pas tellement pourquoi ces hommes sont proclamés "modernes", alors que justement, le seul personnage à avoir une vision moderne et lucide des relations homme-femmes, c'est un second rôle interprété par la toujours pétulante Marla Sokoloff, et qu'elle a, en tout et pour tout, trois répliques. Et j'exagère à peine. Vraiment.

Au mieux, ils vont devenir modernes ; il ne serait pas trop tôt, en 2006. Mais la modernité, ne serait-ce pas, finalement, de faire leur âge ? D'arrêter d'attendre qu'une figure matriarcale leur dise ce qu'ils doivent faire de leur vie ? Qu'ils arrêtent de se regarder le... nombril (bien-sûr) et qu'ils se creusent un peu plus les méninges par eux-mêmes ? Qu'enfin, tous ces mecs de télévision (et j'ai aussi envie d'ajouter le pathétique The Big Bang Theory Club dans les comparaisons) commencent à se prendre en main s'ils veulent parvenir à quelque chose à avec nous, plutôt qu'à chercher des astuces auprès d'un tiers ?

Car enfin, mais c'est pas possible, ça ! Etre célibataire, d'abord c'est pas une tare, mais en plus ça se soigne si on y met du temps et de l'énergie ! Sauf qu'une série comme celle-ci dit exactement tout le contraire, finalement, que le célibat de ces trois garçons est si insurmontable qu'ils ont besoin d'une coach pour s'en tirer, et qu'en plus si elle ne les recevait pas dans son cabinet pour les coacher à rythme régulier, ils seraient complètement nuls. M'enfin il faut arrêter les excuses bidons, messieurs ! Comment vous croyez qu'on fait, nous ? On se prend la tête, certes, mais on le fait avec élégance et on finit par arriver à nos fins : ne dit-on pas que ce que femme veut, Dieu le veut...?

Mais comme le pardon est prêché ardemment dans la religion téléphagique, je trouverai cependant une excuse à ce pilote : c'est qu'on sent bien que 20 minutes, c'était trop juste pour faire les présentations de rigueur.
Le rythme est plutôt soutenu, les lieux et les personnages changent sans arrêt pour avoir bien le temps d'explorer les causes et conséquences sur chacun des trois gugusses, mais même comme ça, on n'a que le minimum, à savoir une introduction des personnages et du contexte, et pas beaucoup de temps pour se livrer à des expérimentations de quelque ordre que ce soit. En gros, là, on a le minimum syndical, pour les extras et les heures supp', yavait pas la place, quoi.

Donc j'ai un peu envie de dire que mon opinion ne devrait être définitive sans avoir vu un second épisode, chose que je l'avoue, je ne suis pas motivée pour faire, mais peut-être qu'il faudrait que je me force quand même un peu. A voir. Si j'ai du temps à perdre. Si j'ai rien de mieux à faire. Ho, un DVD de The Practice ! (c'est sans doute la faute de Sokoloff...)

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Modern Men de SeriesLive.

31 janvier 2009

Rome ne s'est pas regardée en un jour...

Quand deux téléphages qui ne se sont pas parlé depuis plusieurs mois se rencontrent, la conversation a 95% de chances de tourner autour des séries. Il n'y a pas de mal à ça, c'est humain. Ladite conversation prend alors souvent ce genre de tournure...

"Eh, alors, quoi de neuf ?
- Bah ça va, écoute ; ça va ! Et toi ?
- Bien ! Tu regardes quoi de beau en ce moment ?
- Eh bien en fait, c'était le temps des découvertes pour moi ces derniers temps. J'ai tenté 30 Rock, je m'essaye à la première saison de Big Love, et j'ai eu une révélation devant les premiers épisodes de Life.
- Ah bon, 30 Rock, tu t'y mets que maintenant ?
- Pis je suis pas loin d'arrêter aussi. J'ai vu 6 épisodes mais j'ai pas l'impression que ça va coller.
- Han bon ? Moi j'adore, bizarre...
- Peut-être que c'est à cause des gens comme toi qui n'arrêtent pas de me répéter ça.
- Peut-être aussi...
- Et toi alors, qu'est-ce qu'il y a au menu en ce moment ?
- Oh bah moi tu sais, la routine : House, Dexter... Fidèle au poste !
- C'est vrai que ton truc a toujours été les personnages mal aimables. Tiens, j'ai failli voir la fin de la première saison de Dexter, la semaine dernière.
- De la première saison ? ...Et qu'est-ce qui s'est passé ?
- Pas eu le courage. Pas de DVD de la saison 2.
- Eh oui, forcément, te connaissant.
- C'est marrant parce que plus j'aime une série, plus je suis incapable de faire ce genre de choses.
- A se demander si tu vas vraiment regarder ton DVD de Pushing Daisies.
- C'est pas la même chose : ce sera la première saison qu'on va m'offrir, et j'ai déjà vu une grande partie de la seconde.
- Si on te l'offre.
- Si on me l'offre.
- Donc là, tu expérimentes ?
- Ouais, voilà. Des nouvelles séries, beaucoup. J'ai bouffé du pilote ces derniers temps, tu n'imagines même pas. Pis parfois, je continue... par exemple, c'est pas que j'aime la série, mais on va dire que je me suis habituée à Big Love. Alors pour le moment je continue, je me dis qu'à un moment ça va vraiment me plaire.
- Donc là ça y est, tu as ton programme tout trouvé pour les semaines à venir ?
- Non, je continue de regarder des tas de trucs. J'ai déniché le pilote de Quoi de neuf docteur, ça m'a fait marrer. Plutôt à cause du coup de vieux qu'autre chose, d'ailleurs.
- Si tu cherches des idées, j'en ai !
- Je t'écoute...?
- Tu as déjà vu Rome ?
- Euh... attends, là... Ouhlà ! Rome, quoi.
- C'est ce qu'on dit avant d'avoir vu !!!
- Oui, bon, admettons, d'accord... Mais moi, tu sais... les séries qui se déroulent en des temps immémoriaux... Je veux bien regarder une série des années 70, mais moins une série sur les années 70, par exemple.
- Oui bah pour Rome, ça me semble difficile.
- Certes.
- Ecoute, regarde au moins le pilote, tu me diras, ok ?
- Mais, euh...
- Tiens, prends ma cagoule.
- C'est gentil mais je...
- Allez, tu me tiens au courant, faut que j'y aille. Je compte sur toi, hein ? Allez, bye !
- Mais, eeuuuuh !"

J'adore faire découvrir des séries à mon entourage téléphagique, y compris vous et d'ailleurs pour cela je vous fournis souvent en cagoules, qu'il vous appartient ou non d'enfiler ensuite. Mais qu'est-ce que ça peut être énervant quand un autre téléphage tente de vous faire regarder un truc de force...!
Et voilà, maintenant, on m'a filé des devoirs... Pfff... Et merde.

27 janvier 2009

Sick Sad World

Quand quelqu'un est malade à en crever, en général, il se bourre de médicaments et de bouillon, puis il attend que ça passe. Quand un téléphage est malade à en crever, il se bourre de médicaments et de séries, puis il attend que ça passe. C'est physiologique, on fonctionne différemment.
Ma condition physique m'y contraignant, j'ai donc passé les derniers jours à comater méchamment devant la télé... Je ne comprenais pas tout, mais qui s'en soucie ?

Après avoir étudié le cas 30 Rock pendant une poignée d'épisodes (j'ai commencé à rire franchement à partir du 5e épisode ; allez, à la fin de la saison je pourrai peut-être sincèrement en penser du bien), et même à la suite d'un instant d'égarement devant une rediff de 7 à la Maison un peu avant le déjeuner, mon pharmacien m'a ravitaillée et, là, on a pu aborder les choses sérieuses.

Les choses sérieuses, c'étaient :
- le pilote de Friday Night Lights
- le pilote de Trust Me
- le pilote de Life
- deux épisodes de United States of Tara
- un revisionnage de Doctor Horrible’s Sing-Along Blog
-
et plus d'épisodes du Coeur a ses Raisons que la dignité ne me laisse l'avouer
Ok, je commence par vous parler de quoi ?

Qu'est-ce que c'est cool d'être malade, quand même...! Mais comment font les gens qui ont la grippe et qui ne sont pas téléphages ? Ca reste un mystère pour moi...

1 août 2008

Bah reste caché, merci

Quand on va voir la fiche de SeriesLive pour Hidden Palms (oui, aujourd'hui je commence par le lien, j'avais envie ; ça doit être parce qu'aujourd'hui je fais mon post de bon matin je suppose), on peut voir plusieurs commentaires enthousiastes (premier sursaut du sourcil droit) clamant que la série est à la croisée des chemins entre The OC et Desperate Housewives (second tic nerveux).
Hé bah ! Heureusement que je n'ai pas eu la mauvaise idée de lire ces commentaires avant de voir le pilote, parce que j'aurais été mise de bien méchante humeur !

The OC, ah, la référence... Il y a 10 ans, tout ce qui relevait de près ou de loin du domaine fantastique avait droit à une comparaison avec, allez, au choix, Buffy ou X-Files. On parlait d'ados et c'était Dawson le modèle (ou pas). Aujourd'hui, sitôt qu'on parle d'ados riches au-delà de toute décence, paf ! On fait un rapprochement avec The OC. Signe des temps, quoi... C'est si pratique, les raccourcis, pourquoi s'en priver ? Quand en plus votre interlocuteur connaît le nom de pas plus de 10 séries, maximum, au moins on est sûr d'avoir des références en commun. Quant à l'analogie avec Desperate Housewives, pour ma part je cherche encore les similitudes ! Une chose est sûre, ce n'est pas au niveau du ton second degré que ça se passe, vu que tout dans Hidden Palms indique que la série se prend le plus possible au sérieux, sans humour ni volontaire (pas bon), ni involontaire (pire !).
Nan mais, à mon avis, ya un mec qui, une fois, a fait bêtement la comparaison (sans avoir vu l'une ou l'autre des séries mentionnées, voire même aucune), et depuis tous les kikoolol reprennent connement les noms qu'on leur a donnés. Je ne vois que ça.

Car oui, je peux dire que regarder le pilote de Hidden Palms, samedi, relevait du pur masochisme. A vrai dire, je m'en doutais un peu ; lorsque j'ai eu la possibilité de cagouler la chose par le passé, j'avais décidé de faire l'impasse dessus, donnant la priorité à d'autres, et je me savais bien inspirée sur ce coup, instinctivement. Et on a beau dire, c'est une bien belle chose que l'instinct ! Ahlala, je n'avais pas perdu autant de temps que devant une série depuis East Bound and Down. Mouais, c'est pas si vieux, je sais, mais justement, ça m'énerve de gâcher mon été devant pareilles conneries.
Mais notez bien qu'on n'est pas du tout dans le même registre, cela dit.

Stylistiquement, graphiquement, scénaristiquement, Hidden Palms est une merde laaaaaargement plus aboutie, je me dois de le reconnaître. M'enfin ça reste une merde, on est bien d'accord.

Le truc qui me frappe le plus dans le pilote (et le petit bout que j'ai regardé de l'épisode suivant ; eh, franchement, qui osera dire que j'ai pas donné sa chance à cet étron ?), c'est la structure de ses scènes. La prod a bien compris que son public d'ados avait la capacité d'attention d'un poisson rouge, parce que pas une scène n'excède une minute ! Il y a le temps pour, en moyenne, trois répliques, quatre au maximum, et ZOU ! Scène suivante.
Je ne dis pas : ça pourrait être une bonne idée... à la condition que ces scènes soient un tant soit peu connectées. Mais il y a systématiquement, entre chacune, des ellipses temporelles plutôt perturbantes, car quasiment jamais expliquées, ou alors, très mal. Exemple : le personnage principal échange trois piques avec sa mère, et la scène d'après, il fait du gringue à sa (future) copine près d'une piscine, et là on coupe sur une fête où se trouvent parents et fiston, sauf que c'est pas du tout le gala de charité dont on a parlé quelques scènes plus tôt, non, ce serait trop facile, et là-dessus on file dans le laboratoire de Gil Grissom chez la petite voisine faire-valoir qui a eu une introduction de 15 secondes de temps d'antenne ya 20mn de ça, et qu'on avait pas revue depuis. Bon, je vous dis ça de mémoire, hein, c'est pas forcément ces scènes-là dans cet ordre, mais c'est en tous cas comme ça que ça se passe. Donc tout ça, avec une moyenne d'une minute par scène, je vous rappelle !
Ce pourrait être un parti-pris artistique, mais non, à regarder, ça donne juste une impression bordélique de superficialité constante. Ou une impression superficielle de bordel constant. Ou... enfin, vous saisissez l'idée. Imaginez une série où, d'une minute à l'autre, le cadre, l'action, et le ressenti des personnage peut changer du tout au tout sans transition ni logique, et vous obtenez Hidden Palms.

Partez pas, j'ai pas fini la lapidation, il me reste quelques cailloux...

On pourrait décider, là, ici, maintenant, qu'après tout cet effet de style raté n'est qu'un défaut mineur qui ne devrait pas nous empêcher de profiter de l'intrigue.
Ha, ya donc une intrigue !!!
En tant que téléphage, je m'attends à ce qu'une série en ait une, voire même plusieurs, donc j'ai donné le bénéfice du doute à Hidden Palms. Le premier quart d'heure, on se dit "bon, ça ce sont les scènes d'exposition, patience". Le quart d'heure suivant, on est plus sceptique : "à un moment ils vont bien être obligés de nous dire ce qu'on fait là, non ?". Et puis là, interviennent de façon magique un suicide étrange et... ha bah non. Rien d'autre. Apparemment on n'aura droit à rien de plus que la possibilité éventuelle et pour le moment fantasmée qu'un meurtre a eu lieu dans la chambre du personnage principal.
Et. C'est. Tout.

Mais en même temps, comment offrir plus quand on est déjà dans un autre type de défi : montrer un maximum de décors différents pour bien montrer que a) on est chez les riches, b) on a loué des super décors qui déchirent. Payer un scénariste en plus, ç'aurait été signer l'arrêt de mort du chef comptable (et un suicide de plus aurait été un suicide de trop, vous en conviendrez). Occupée à nous montrer que, hein, t'as vu, dis, t'as vu, je peux filmer 10 scènes dans la maison d'un personnage sans qu'on reconnaisse que c'est le même endroit, la prod de Hidden Palms a totalement oublié de nous intéresser à cette histoire de suicide/meurtre. Au point que lorsqu'il y a des révélations, elles tournent autour des coucheries et rien d'autre, par manque d'imagination certainement. Normal, on est au soleil, là où les gens ne pensent qu'à baiser (puisque d'après les réactions récurrentes des personnages, tout ça c'est la faute du soleil, bon admettons, qu'est-ce que j'y connais au soleil, j'habite Paris).

Vous pensez que j'ai déversé tout mon fiel ?
Allons, vous ne me connaissez pas mieux que ça ?

Il reste encore le plus important : les personnages. Enfin, importants en général, pas dans ce cas précis.
Quand j'étais petite, ma grand-mère récupérait les sacs plastiques pour s'en servir comme de poubelles (elle avait connu la guerre, feue ma chère grand'mère, alors elle avait le sens pratique). Et les sacs qui étaient destinés à devenir poubelle était fourrés dans une sorte de besace en tissu que ma grand'mère appelait le "sac à sacs" (l'idée lui a honteusement été piquée ensuite). Eh bien, Hidden Palms, c'est un peu ça : un grand fourre-tout de contenants à merde.
Comme les scènes n'ont aucun lien direct entre elles, les personnages, forcément, sont d'une folle inconsistance, et inconstance aussi du coup. Un moment le héros déprime, la seconde d'après il rencontre une voisin intrigant, la seconde encore après il batifole sous les arroseurs automatiques avec une inconnue (certainement la scène et les répliques les plus ridicules de tout le pilote). Je rappelle que le mec sort de désintox et que son père s'est flingué, hein...
Il n'y a pas vraiment de personnages, en fait, il y a... des gens. Des gens qu'on pose dans une scène, puis dans une autre, et encore une autre, un peu comme si on faisait jouer des poupées de cire dans une vitrine, et ce ne sont en fait que des prétextes pour que la prod se la pète grave avec ses décors. Vous savez, quand vous étiez ado et que vous vous faisiez des films, peu importait que les choses aient l'air plausibles, l'essentiel c'était qu'à la fin le mec de vos rêves vous invite au bal de promo (et franchement, que les bals de promo n'existent pas en France, c'était un détail mineur), ou que la fille qui vous faisait triper enfile un bikini rachitique (et si pour ça fallait inventer une menace bactériologique dont le virus ne vise que les vêtements en coton, et bah vaille que vaille, c'était pas grave). Eh bah là c'est pareil : on veut une scène où une fille joue seule à un concours de tshirt mouillé sur un practice de golf ? Eh bah on fait ça. Ça n'a pas de sens mais on s'en fout. Ça fait bien. Ça fait de l'action.
Ce devait être l'horreur à jouer. En même temps, Dieu merci, les acteurs sont tous plus navrants les uns que les autres, ça nous évite d'être déçus par leur potentiel gâché.
On pourrait aussi arguer qu'il y a des personnages sensés être importants qu'on ne voit quasiment pas, comme la petite voisine qui vit dans le laboratoire de Gil Grissom. Le héros la croise deux secondes le temps de lui demander son nom au tout début du pilote, ensuite on ne la revoit plus (en plus elle a la mauvaise idée de pas avoir un physique qui se retient et d'être blonde comme la pétasse principale), et tout d'un coup, on l'avait complètement oubliée, mais le héros débarque chez elle. J'ai même pas compris, sur le coup, qu'on n'était pas chez la nana qu'il cherchait à choper. Mais en tous cas comme rôle de merde, ça se pose là !

Bon, je crois que j'en ai fait le tour. C'est pas certain mais ai-je vraiment envie d'y réfléchir plus en avant ? Hidden Palms est pire qu'une série popcorn : c'est une série maïs transgénique. C'est génétiquement modifié pour plaire aux plus cons ados, mais il vaut mieux pas en manger si vous voulez être tranquille. D'façons ya strictement rien à grailler là-dedans, tous les acteurs sont moches. Comme pas trop laide, ya ptet, à la rigueur, la pauvre Gail O'Grady qui s'est commise là-dedans, mais elle n'est plus de première fraîcheur.
Franchement, vous avez mieux à faire, non ? Moi en tous cas, je sais ce que je ne ferai pas samedi !

Et pour ceux qui... oh bof, vous avez déjà un lien là-haut, c'est bien nécessaire ? Bon, c'est bien parce que c'est la tradition. Pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hidden Palms de SeriesLive.

13 février 2007

En quelques mots

Comme tout bon blogger qui se respecte, je fais occasionnellement un tour dans mes statistiques (= euphémisme). Les mots clés sont évidemment l'aspect le plus drôle de la question. Petit tour d'horizon, pour meubler, et aussi parce que j'avais terriblement besoin de partager mes fous rires...

- Les vilains cagouleurs :
Au menu des petits malins qui tentent de pallier à l'absence de DVD ou de budget pour le DVD, on trouve des adeptes de divers moyens de téléchargement, dont voici les cibles les plus prisées par mes visiteurs : Sex & the City, La Belle et la Bête (qui êut cru), Hannah Montana, New York Unité Spéciale...

- Les génériquophiles :
La rubrique Médicament générique est plutôt populaire, le croiriez-vous ? Mais le plus étonnant c'est la quinzaine d'amoureux du générique d'Angela's Eyes (pourtant, ya plus follichon...). On trouve aussi des fans de Boomtown (c'est bien ça, bon petit, envoie-moi ton adresse, je t'envoie le coffret DVD*), South of Nowhere, Urgences (mais comment mon blog apparait-il dans les réponses pour cette série que je ne pense pas avoir déjà évoquée !?).

- Les stalkers en herbe :
Alors eux, ils ont une obsession, c'est un acteur, en particulier, et ils n'en démordront pas. Avec une seule requête, bizarrement, ce n'est pas Nick' Lea qui arrive en tête du classment mais bien la recherche "informations personnelles sur Adrian Pasdar". Si j'en avais je garderais ça jalousement pour moi, désolée ! D'ailleurs si quelqu'un veut le numéro de téléphone perso de Jay Mohr, je l'ai mais je ne le dirai pas non plus. Et toc. Sinon apparemment il y a au moins un fan de Christopher Titus, et quelqu'un qui veut voir Christopher Meloni, si possible peu vêtu (eh bah prends un ticket !). J'ai aussi un imposant "I HATE BRENT SPINNER" qui me fait un peu peur... Je ne m'inquiète pas trop par contre pour "raven symone de cette année 2007", normalement ya pas de raison qu'elle ne passe pas l'année.

- Les documentalistes :
Ils se renseignent, c'est mignon ! Du coup on a plein de gens qui s'inquiètent du sort de SeriesLive (rha, mais ils ont prévenu vendredi soir que c'était juste un changement de serveur... ah hem, ah bon, ça s'est vu que je les aime bien ?) et qui tombent chez moi (c'était pas prévu pour à la base mais bon, on va pas se plaindre). Je salue aussi la recherche sur "tbs collection printemps ete 2007". Collection ça fait plus joli que saison, ça c'est bien vrai.

- Les inquiets :
Alors eux, rien à voir avec la choucroute. Tomber sur ce blog a dû leur faire un choc vu la nature de leurs interrogations profondes : "copier hollywood boulevard" (ah ouais, pas facile), "invasion extraterrestre" (zinquiétez pas, si ça arrive on est parés, c'est Karen Sisco qui gère), ou mon préféré : "reconnaître un psychopathe envers les femmes" (ouhloulou !). C'est vrai ça peut toujours servir.

- Mes petits préférés :
Ils ont gagné toute mon amitié virtuelle. Le petit génie qui a tapé "définition de téléphage" a gagné l'intégrale de Rude Awakening en DVD VF* ainsi que, naturellement, celui qui est arrivé avec "rude awakening jimmy publics". Ne me remerciez pas. Enfin, coup de chapeau à "super hiro", voilà quelqu'un qui parle la même langue que moi.

Mais que vous soyiez arrivé ici par hasard ou pas, grâce à une recherche bizarre, ou parce que vous cherchez le blog de quelqu'un qui sait lever le coude (pour tenir la télécommande, s'entend), sachez une chose : vous êtes quand même les bienvenus.
Et ça, c'était ma dédicace spéciale à "démagogie explication". Merci à tous et bonne soirée !


*Envoi assuré dés le 29 de ce mois-ci.

15 septembre 2008

Le post qui sent le 15 septembre

Ma grand'mère était une femme formidable. Mais je ne suis pas là pour vous faire son éloge, ce n'est pas le but de ce blog, et puis, bon, vous l'avez ratée, c'est trop tard, fallait y penser plus tôt.
Par contre j'ai réalisé récemment qu'en fait, c'était une téléphage. Enfin disons qu'on n'est pas passés très loin.

Pendant des années et des années, elle n'a pas eu de télévision, ce qui, il est vrai, la disqualifie quelque peu pour le titre de "plus vieille téléphage de la famille". Elle clamait souvent qu'elle n'en avait jamais eu besoin ; son truc à elle, c'était les livres. Ça, c'est ce qu'elle disait.
En vérité, quand elle a été à la retraite et qu'elle a eu sa première télé, elle a commencé à agir différemment de ce qu'elle disait !

Par exemple, il était de tradition qu'après le déjeuner, elle regarde Les Feux de l'Amour. Ouais. Je sais. Et elle était seule sur ce coup ! Ma soeur et moi, bien que loin d'être immunisées contre le virus de la téléphagie et l'appel de l'écran allumé, nous tenions respectueusement à l'écart. On était habitués aux gens qui avaient des goûts téléphagiques de merde (après tout, ma mère est bien une inconditionnelle de Walker, Texas Ranger...), mais c'est pas une raison pour frayer avec eux.
Elle ne chercha qu'une fois à nous pervertir à son vice, en nous présentant la série comme suit : "bon, tu vois Victor ? eh bien les personnages de la série, soit ils travaillent pour lui, soit ils couchent avec lui, soit les deux". Je vous laisse juges de la véracité de la chose, je ne maîtrise pas assez bien le sujet.

Pendant deux ou trois ans, ma grand'mère s'est donc fait un devoir d'aller, à la fin de chaque déjeuner, voir où en étaient les aventures de Cricket, Victor et tous les autres (mais c'étaient ces deux-là ses préférés). Et puis un beau jour, elle a repéré sur le programme télé la diffusion d'Arabesque juste ensuite, et elle s'est dit qu'elle allait jeter un oeil. Vous voyez, les graines de la téléphagie avaient germé !!! Elle fit alors une expérience qui changea sa vie...
Elle n'éteignit pas le poste à la fin du générique des Feux de l'Amour. Et découvrit ainsi qu'en fait, il y avait un générique de début, et un générique de fin. "Voilà pourquoi je trouvais qu'on ne comprennait rien d'un épisode à un autre !".
Oh, vous pouvez rire, je ne m'en suis moi-même pas privée !!!
Elle n'était pas du tout rôdée, comme nous l'étions instinctivement, aux diverses techniques de narration, aux codes du genre (intro-générique-épisode-générique), etc... Mais elle faisait ses expériences, finalement.
(Ceci est un fait avéré, je le jure.)

Ma grand'mère prit donc l'habitude de regarder, quotidiennement, Les Feux de l'Amour, puis Arabesque. Et le soir (parce que ça passait le soir à l'époque), il lui arrivait souvent de regarder Columbo, aussi. Pour quelqu'un qui n'aimait pas la télévision, ça faisait quand même pas mal heures passées chaque semaine devant son poste !

J'étais fière de ma grand'mère. Elle ne regardait que des séries américaines. Pas les meilleures, c'est sûr, mais les dégoûts et les douleurs, ça ne se discute pas. En plus, en vraie téléphage, elle essayait de suivre ce qui se passait, les nouveautés qui débarquaient, les séries populaires (elle y tenait, à son Télé 7 Jours ! presqu'autant que moi à mon Télé Z !), et regardait, par curiosité.

Parmi ses tentatives d'élargir son horizon télévisuel, elle avait notamment trouvé Sex & the City trop vulgaire. Et franchement, combien de grand'mères de plus de 65 ans regardent Sex & the City de leur propre initiative, sans que leurs petits-enfants ou enfants ne les y encouragent ? Je n'aurais même pas pensé à lui proposer de regarder ! J'avais raison, quelque part : ça ne lui a pas plu. Mais elle a essayé, et c'est ça qui compte, pas vrai ? Quand je vous disais que c'était une sacrée bonne femme, ma grand'mère !

Et puis, sa télé a lâché, et elle n'a pas voulu faire l'effort d'en racheter. "J'ai vécu des années sans télé", disait-elle, "je n'en ai pas vraiment besoin".
Ouais, c'est en cela que nous différions.

Quelques années plus tard, je suis venue m'installer avec elle pour quelques mois. J'étais déjà une téléphage convaincue, ça faisait d'ailleurs un peu plus d'un an que j'officiais au sein de l'équipe rédactionnelle de SeriesLive, c'est pour vous dire... je ne me contentais plus de ma propre consommation, je voulais aussi contaminer les autres ! Je suis donc arrivée, avec mon propre poste de télé, et avec, je le confesse, l'envie de partager avec elle mes découvertes.
J'ai donc fait quelques expériences avec elle, et si elle n'a pas vraiment accroché sur Charmed ni Oz, en revanche, chaque samedi soir, elle montait me rejoindre et nous regardions New York SVU ensemble.

La première fois, elle a été interloquée par la fin quelque peu abrupte de l'épisode. "Alors il faudra regarder la semaine prochaine pour savoir comment le procès finit ?". Il m'a fallu faire preuve de pédagogie et lui expliquer que le principe, ce n'était pas de montrer comme ça finit, mais de soulever un problème et de nous laisser réfléchir dessus. Que le père soit jugé coupable ou non, dans le fond, ce n'est pas l'important, ce qui compte c'est pourquoi il a tué ce gamin qui avait brutalisé son propre enfant. Quoi que le jury décide, on peut se demander où commence et où finit la spirale infernale de la violence.
La réponse a paru la convaincre, et nous avons continué à regarder la série ensemble, jusqu'à ce que je déménage.
Je soupçonne aussi qu'elle regardait ça pour me faire plaisir, mais la connaissant, si vraiment elle n'avait pas aimé du tout, elle me l'aurait dit, et m'aurait fait trouver autre chose pour que nous passions du temps ensemble.

C'était l'une des facettes de ma grand'mère. Celle qui en tous cas, concerne un peu ce blog. Ma grand'mère pouvait regarder des soaps l'après-midi, et regarder la Nuit du Ramadan sur France 2 le soir, elle était comme ça. Curieuse de tout, jamais d'a priori. Elle essayait au moins une fois. Elle posait ses yeux gris sur l'écran avec un regard acéré, et se faisait son opinion, sans se laisser influencer. Elle essayait de s'ouvrir à ce qui pouvait se passer.

Je n'ai pas ses yeux gris, mais je crois que j'ai hérité du regard. Vous ne trouvez pas ?

Joyeux anniversaire, mémé.

Vous n'avez pas comme une grosse envie d'appeler la vôtre, là, maintenant ?

23 mai 2009

STOP ! In the name of love...

Ok, ok, ça suffit, arrêtez tout. Ça ne va pas aller, là. Je n'en peux plus. Depuis quelques jours et consécutivement aux upfronts, nous sommes noyés sous les trailers et autres extraits de tous poils ; et au bout d'un moment, trop c'est trop. C'est même l'invasion à ce stade.

Pour autant que j'adore découvrir le pilote d'une série, les trailers et autres extraits ne m'intéressent pourtant pas le moins du monde.
Regardez celui de Nurse Jackie : il m'avait totalement induite en erreur. J'ai regardé l'une des videos sorties pour V (New Gen), car ma curiosité était grande, mais j'avoue que je n'en ai pas pensé grand'chose, et, ayant peur de me laisser influencer par une ou deux minutes de montage, j'ai décidé de ne pas aller plus loin dans ma découverte prématurée de la série. Ce serait dommage, après des années passées à attendre que ce projet issu de V (j'en ai parlé à plusieurs reprises depuis l'ouverture de ce blog, suivez les tags pour plus de détails), de se laisser conditionner des mois à l'avance, soit dans un sens ("youpi chouette, enfin le projet dont on parle depuis des lunes"), soit dans l'autre ("de toutes façon c'est n'importe quoi, ce ne sera jamais aussi bien que la série d'origine"). Pour raison et foi garder, je pense qu'éviter à partir de maintenant les trailers peut s'avérer nécessaire voire même salvateur.
Mais bon, chacun voit midi à sa porte, évidemment, hein...

Que peut nous apprendre un trailer de toutes façons ?
Pour une série à vocation humoristique, ça peut valoir le coup, à la rigueur : on prend la mesure du type de gag, du style (une caméra ou plusieurs), mais il reste tout de même un certain nombre de choses qui, par essence, ne peuvent pas se savourer dés le pilote, et notamment ce qui est l'une des qualités fondamentales d'une série drôle, à savoir le rythme. Par ses multiples extraits et son jeu de montage, le trailer est proprement incapable de donner une idée précise de la question.
Côté série dramatique, si certes on cerne plus facilement les problématiques posées par le pitch d'origine, et du traitement choisi (un peu de second degré ou pas du tout ? visuellement travaillé ou pas tellement ?), sur la profondeur des intrigues, le trailer restera muet comme une carpe, ce n'est de toutes façons pas son rôle.
Quant aux séries policière ou d'action, alors là franchement, on restera dans quelque chose de si générique qu'il vaut mieux ne pas s'y fier du tout.

Certes, dés le trailer de Carpoolers ou de Cavemen, on savait que ces séries seraient du plus haut pitoyable. Mais pour la gamme inférieure des productions, ce n'est jamais difficile de déterminer qu'une série est abyssalement lamentable dés ses premières images, la médiocrité ayant ceci de particulier qu'elle ne jouit pas de l'intelligence suffisante pour se dissimuler à nos yeux.
C'est donc comme toujours facile de déterminer quand quelque chose est mauvais, mais les nuances entre le correct, le plutôt bien, le très bon et l'excellent demandent plus d'observation que ce qu'un trailer peut offrir (ou plusieurs, d'ailleurs).

Je fais donc, à compter d'aujourd'hui, la grève du trailer.
Remarquez bien que ça ne m'empêche évidemment pas de m'intéresser aux nouveautés de la saison ; vous me connaissez trop bien pour croire le contraire de toutes façons ! Mais c'est juste que la pilotovore que je suis ne supporte plus ce faux-buzz organisé dés le mois de mai alors qu'en définitive, le salut ne viendra que des épisodes eux-mêmes. D'ailleurs, aux salutaires articles synthétisant les upfronts (comme celui de SeriesLive), il manque des informations plus précises quant au câble, et c'est justement souvent là que se passe le nerf de la guerre. Donc le plus intéressant reste à venir de toutes façons, comme Camelot, la prochaine série du créateur de The Tudors, qui tombe à point nommé dans mon cas, mais dont je ne parviens pas à trouver la confirmation dans les grilles prochaines de Showtime.
Donc si à l'avenir, on ne sait pas, l'été sera long et il peut se passer plein de trucs, si donc je parle des séries de la rentrée avant d'en avoir vu le pilote, vous saurez que j'ai fait exprès de ne pas regarder les bandes annonce et autres promotion de tous poils. Les preairs, les photos et les articles, ça, par contre, on est d'accord que ça ne m'engage à rien.

17 avril 2009

Dans ma valise diplomatique, j'ai rangé mes chaussettes...

La plupart du temps, je vous parle de séries américaines. Bon, c'est un fait, et je ne m'en suis jamais cachée, que c'est toujours à elles qu'ira ma préférence.
De temps à autres, je vous parle de séries japonaises. C'est selon l'humeur et j'ai une liste de séries dont j'ai toujours voulu vous parler, et ça finira par arriver, dans une période où il y en aura moins à dire côté USA.
Et puis des fois, on sait pas trop ce qui m'arrive, mais je parle d'une série d'encore ailleurs, genre, britannique, avec Jekyll ou Benidorm, ou encore plus pas bien dans ma tête, indienne avec Arslaan. Et pis ya le cas encore à part de The No. 1 Ladies' Detective Agency, aussi.
(et si vous n'avez pas encore lu tout ça, ya des liens et des tags pour y remédier, hein)

Ce que je n'ai pas encore fait, c'est vous parler d'une série néo-zélandaise. Eh bah, il y a un début à tout, vous voyez.

Car aujourd'hui, on va parler d'une série super récente, mais que quasiment personne n'a jugé bon de vous présenter (la preuve : j'ai pris sur moi de faire la fiche de SeriesLive), et qui pourtant n'a pas à rougir de ce qu'elle propose ; j'irai jusqu'à dire qu'une fois qu'on a vu certaines séries de cette saison aux Etats-Unis, on gagne même au change à faire l'effort de regarder ce qu'il se passe dans l'hémisphère Sud, en fait.

Alors attention, quand même, en préambule, j'aimerais que tout le monde garde à l'esprit que ce n'est pas la série du siècle. Vous ne raterez pas votre vie téléphagique si vous passez à côté. Je vous en voudrai, évidemment, vous savez à quel point j'aime bavarder avec vous de ce que je vous fais découvrir, mais c'est tout, quoi. On n'est pas en train de dire ici que la série dont je vais vous parler (et dont je n'ai d'ailleurs pas encore donné le titre... suspense !) a révolutionné la face du monde, qu'elle a apporté quelque chose d'incroyable dans l'univers télévisuel mondial et que... non, hein.
Déjà parce que c'est une comédie. Et en soi, une comédie ne change jamais vraiment la face du monde. Et puis aussi parce que, bon, ya quelques poncifs. Inévitables, j'ai envie de dire. Quelle que soit la nationalité, finalement, il y a des choses auxquelles on revient toujours.

Ici, dans la série... allez, je vous fais pas poireauter plus longtemps, je vais la nommer : Diplomatic Immunity. Donc dans la série Diplomatic Immunity, le pitch est relativement simple : un jeune diplomate néo-zélandais tombé en disgrâce est envoyé dans une île perdue nommée Fe'ausi, une micro-île d'un micro-archipel, d'ailleurs fictive mais peu importe.
Sur le coup on pourrait se dire : attends, mais c'est comme si ce gars avait remporté le meilleur job du monde ! Il va aller sur une île paradisiaque, et être payé pour ça ! Nan mais où est le problème ?!

Le problème c'est qu'évidemment il va atterrir chez les fous. Le consulat où il est envoyé, c'est un foutoir sans nom. Comme ils sont loin de la Nouvelle-Zélande géographiquement, ils s'y permettent absolument tout. Et quand je dis "ils", je parle aussi bien des employés au bas de l'échelle que l'ambassadeur lui-même. D'ailleurs, quasiment tous font partie de la famille du roi de Fe'ausi, c'est dire si la Nouvelle-Zélande peut se carrer ses règlements et ses lois où on pense.

C'est à ce stade que oui, les personnages complètement barrés, on a un peu l'impression d'avoir déjà vu ça quelque part. Sans compter que les blagues ne vont pas systématiquement chercher très loin, même si ça fait quand même rire sur le coup.
Cela dit, les personnages qui peuplent le consulat sont quand même bien trouvés. Le rythme est soutenu. Les dialogues sont pertinents. Alors zut, on profite et on se marre, en changeant un peu ses horizons et en essayant d'éduquer ses oreilles à des accents inhabituels.
Des fois il ne faut pas en demander plus, d'ailleurs vu qu'il s'agit d'une comédie, je ne vois pas qu'exiger d'autre, finalement. Surtout que c'est quand même un peu plus intelligent que Krod Mandroon. Juste un peu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Diplomatic Immunity de SeriesLive. Merci Eske !

19 décembre 2008

Un post d'anthologie

Je suis une téléphage désormais marquée au fer blanc. A l'instar de la télévision américaine, je vais mettre quelques saisons à m'en remettre... Oui, je parle encore de l'annulation de Pushing Daisies. Depuis que la nouvelle est tombée, je dois avouer que je n'ai plus envie de m'attacher à des personnages. D'ordinaire j'aime bien, c'est même le sel de la téléphagie, mais là, j'ai trop peur de me prendre d'affection pour une série, et d'être ensuite déçue ensuite. Ou pire, interrompue.

Du coup j'ai comme une grosse envie d'anthologie, en ce moment. C'est encore le meilleur moyen de ne pas se lier outre mesure, et puis c'est toujours tellement chouette de voir défiler tout un tas de guests plus ou moins connus, d'épisode en épisode...
Eh oui mais, problème : dans l'immense majorité des cas, les séries d'anthologie, c'est soit du fantastique, soit de l'horreur, voire même les deux, or je ne suis que modérément friande des dits genres.

Je trouve ça très intrigant, pas vous ? Comment se fait-il que ces genres soient plus propices à s'affranchir des codes plus feuilletonnants de la série télé, on va dire, "traditionnelle", et pas d'autres ?
Est-on obligés de s'impliquer sur le long terme avec des personnages pour que les autres genres télévisuels fonctionnent ?

J'ai donc commencé quelques recherches pour vérifier si j'avais la berlue. Eh non, c'est pourtant vrai : des séries d'anthologie policières ont existé (Police Story, notamment, qui a donné naissance à Police Woman qu'on a déjà évoquée, mais ça remonte aux années 70), d'espionnage même (mais la bien nommée Espionage date cette fois des années 60) et même une série d'inspiration chrétienne (This is the Life... entre les années 50 et 80, bon, on progresse au niveau chronologique, quand même, mais c'est pas la panacée).
Mais j'ai beau regarder, les (rares) anthologies récentes que je vois appartiennent toutes aux genres les moins réalistes. Je ne peux m'empêcher d'être surprise.

D'autant qu'on a vu fleurir de nombreuses séries, avec la fameuse vague des experts en tous genres, qui ne nécessitaient justement pas d'être feuilletonnantes, et s'en gardaient bien souvent au maximum, comme les franchises des Experts ou des Law & Order qui en disent en général le moins possible sur leurs personnages (de sorte qu'on trouve encore des fils ou des demi-frères cachés, ou bien encore des traumatismes d'enfance bien des saisons plus tard, ça fait un peu effet de manche, mais bizarrement ça ne choque personne dans ce contexte). En quoi une série comme Les Experts a-t-elle besoin de ne pas être une anthologie ? Quand on voit qu'ils sont capables de décliner un même modèle de cast à volonté pour deux spin-off (c'est bien ça, on en est toujours à deux, rassurez-moi ? ils n'ont pas encore lancé Les Experts Bratislava ?), on se dit que rien n'est impossible et que l'anthologie n'est finalement pas si loin.
Et pourtant non.
Une série policière d'anthologie, ça ne marcherait pas ? Mais je me demande bien pourquoi...

Actuellement, de par mes goûts personnels mais aussi à cause du syndrome de l'annulation douloureuse, dont je parlais plus haut, j'aimerais bien dénicher une série d'anthologie de type dramatique, et me l'envoyer paisiblement en attendant que cicatrisent mes blessures téléphagiques. Mais, rien à faire, c'est simplement introuvable !
Alors je comprends bien que, d'une certaine façon, le drame surgit de l'attachement personnel, de ce lien assez inexplicable qu'on tisse avec certains personnages, mais d'un autre côté, maintenant que je regarde des films, je peux dire qu'on n'a pas besoin de suivre un personnage sur le long terme pour l'investir émotionnellement, j'ai vérifié, promis, juré !

Ou alors je prends le problème dans le mauvais sens.
Peut-être que ma définition de la série d'anthologie est en fait trop limitée. Pour moi, une série d'anthologie, c'est Au-delà du réel. Avec, à chaque épisode, un cast différent et une histoire sans lien aucun avec la précédente. Et, bon, puisque ce semble être un passage obligé, un narrateur.
Mais en réalité, je pourrais très bien décider de considérer Les Routes du Paradis comme une anthologie ! Qu'en dites-vous ? Semaine après semaine, un type se déplace à travers l'Amérique pour constater l'histoire (sentimentale, familiale, personnelle...) d'une nouvelle poignée de personnages ; finalement, c'est une anthologie, non ? Ou bien c'est le caractère interventionniste de Johnattan qui le disqualifie ?
C'est vrai que si on va par là, ensuite, on n'a pas fini. A ce tarif-là, dés qu'un formula show s'arrange pour en dire le moins possible sur ses rares personnages réguliers, on peut le qualifier d'anthologie, et cette dénomination devient alors un joyeux bordel, qui ne ressemble plus à rien et donc, qu'il ne nous sert plus à rien d'employer.

Bon, alors j'en reviens à ma problématique de l'investissement émotionnel : pourquoi aurions-nous besoin d'être en présence de personnages réguliers pour recevoir la somme d'émotions qu'on ressent dans une série dramatique, d'ordinaire ? Pourquoi ne serait-ce pas faisable ?

Là encore, je prends peut-être encore une fois le problème dans le mauvais sens. Peut-être que nous n'avons pas besoin d'être familiers des personnages pour ressentir l'impact d'une histoire dramatique, mais que celle-ci nous donne envie d'accompagner ces mêmes personnages vers leur avenir. Peut-être qu'en fait, nous regardons des séries dramatiques non pas pour voir un évènement se produire dans la vie des personnages, mais bien pour regarder comment ils vont le surmonter, s'en remettre, et avancer.
D'ailleurs c'est exactement de cela dont ABC m'a privée : d'un avenir avec les personnages de Pushing Daisies.

L'anthologie ne fonctionne-t-elle que parce que chaque épisode apporte une conclusion fermée à chaque intrigue ? Je ne parviens cependant pas à en être certaine. J'ai souvenir de certains épisodes dont au contraire, la conclusion était ouverte, et c'est justement ce qui était laissé à mon imagination qui me laissait suffoquer de peur, devant le générique de fin d'un Au-delà du réel, le samedi soir sur M6...

En fait, je pense que pour être vraiment convaincue qu'une série d'anthologie de type dramatique ne fonctionne pas, il faudrait que je puisse juger sur pièce, et vérifier qu'effectivement, c'est inefficace. D'ailleurs, peut-être que tout simplement, le vrai problème, c'est que je parte du principe que, parce que ça n'existe pas dans les grilles des saisons récentes, ce n'est pas faisable. Peut-être tout bêtement que personne ne s'est suffisamment penché sur le sujet, en fait. Peut-être que toutes les têtes pensants du paysage audio-visuel américain croient que justement, ça ne marcherait pas.
Vous suivriez une série d'anthologie de type dramatique, vous ?

12 décembre 2008

Avec des DVD par milliers...

Vous le savez peut-être : le 6 décembre, c'est la Saint Nicolas. Ce jour marque pour moi le coup d'envoi des fêtes de fin d'année, étant donné qu'une partie de ma famille vient de l'Est de la France, et que nous célébrons donc le jour avec attention, puis viennent Noël, et le jour de l'An, classiques, et puis l'Epiphanie, toujours un grand moment, et enfin, après quasiment deux mois de festivités, orgies et beuveries (de vin chaud, notamment), mon anniversaire vient cloturer ces deux mois fous pendant lesquels les cadeaux n'ont de cesse de tomber de toutes parts.
Seigneur, je détesterais être née en été et résumer les fêtes de fin d'année à une dizaine de jours en décembre !

Tout ça pour dire que pour moi, non seulement le bal des pains d'épices a commencé, mais les étrennes ont aussi entamé leur progression vers ma besace. C'est pas la première raison pour laquelle j'aime cette période de l'année, mais on va pas se mentir, ça fait aussi partie du charme !

Hélas, ô combien hélas, j'ai ressenti, au moment de toucher lesdites premières étrennes de la saison, à ressentir une violente douleur à la poitrine. Plus spécifiquement : une vilaine brûlure au niveau du porte-feuille. Et puisque l'argent me brûlait, je l'ai lâché.
Ca s'est produit, comble du hasard, dans une FNUC. Je ne vous dis pas combien de billets sont tombés, calcinés, c'est indécent.

Résultat des courses, cet hiver, je vais avoir un peu plus de lecture que je ne le pensais. Je vous dis ce qui est maintenant dans ma téléphage-o-theque ? Allez, pour le fun.

- La saison 1 de Deadwood
Et encore, je me suis maîtrisée pour ne pas tout de suite acheter la seconde. Nan, mais c'est vrai quoi, depuis le temps que je tourne autour du pot, c'est presque humiliant de n'avoir toujours pas regardé. J'ai même du mal à vous l'avouer. C'est un peu comme quand je dis que je n'ai pas vu Rome. Non, ne me regardez pas comme ça...

- Le coffret de Kill Point
Alors, d'une part, j'avais promis que j'y jetterais un oeil, et d'autre part ya un truc génial qui s'est produit, c'est que, pendant que je m'appuyais à un rayon de la FNUC, considérant les cloques en formation autour de mon portefeuille, je me suis aperçue que dans le lot, à côté de moi, de DVD Kill Bill... euh, non Kill Point (à votre avis c'est fait exprès cette couleur jaune ?), trois DVD avaient une étiquette 39€, et l'un d'entre eux avait 29€. Après ça, comment voulez-vous résister ? Le caissier m'a dit que le code-barre lui indiquait 39€, mais on est bien d'accord que je l'ai pas imprimée moi-même, cette étiquette à 29€ ?! Bon, merci. Hop, j'ai même réussi à économiser 10€. C'est donc bien que je suis raisonnable !

- Le film Serenity
Oui parce que, bon, il parait que c'est l'édition collector et, là encore, je l'ai toujours pas vu. Et puis, pardon, mais du Whedon, ça ne se refuse pas. Et là il était gentillement sur un présentoir à ma portée.

- Les saisons 1 et 2 de Dream On
Quand j'étais une petite téléphage manquant cruellement de culture, on m'en disait beaucoup de bien. C'est pas un crime de vouloir vérifier, si ? En plus les deux saisons sont en un seul coffret, et j'irais me plaindre ? Non, décemment non.

- La saison 4 de Roseanne
Parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien.

- Le film de Sex & the City
Je me sens plus prête à l'affronter en DVD que sur grand écran. Ca me semble moins... moins difficile. Moins étranger. Moins... enfin, plus en ma possession, quoi.

- La saison 1 de Boston Justice
A une époque, j'avais le DVD. Et à cette même époque j'avais un homme à la maison. Et puis je n'ai plus eu l'homme, et bizarrement plus le DVD non plus. Cet affront est aujourd'hui lavé.

Et pis c'est tout.
Je sens que vous allez avoir des compte-rendu de lecture sous peu. Dream On, notamment, j'ai bien envie de vous le faire en La preuve par trois, tiens... Mais ça se décidera à l'applaudimètre.

Vous vous rendez compte ? On n'est qu'à la mi-décembre, et je me lèche déjà les babines. Si je vous disais ce qui est sur ma liste au Papa Noël, et qui va probablement encore arriver d'ici fin janvier...

Living in a material world
And I am a material girl
You know that we are living in a material world
And I am a material girl

12 février 2007

L'angoisse de la fin de saison

C'est horrible. Nan, ça ne peut pas se produire. Ah nan mais quelle horreur : plus que deux épisodes, et c'est la fin de la saison.

Je devrais être ravie, gourmande, curieuse, heureuse ! Mais la perspective que cette saison prenne fin (et que la suivante soit encore loin) me rend au contraire nerveuse. Tenir trois mois ? Vous n'y pensez pas !

Voilà plus d'un mois maintenant que mon homme, tombé comme moi amoureux de Battlestar Galactica, tente désespérément de voir la fin de la saison 2. Je suis étonnée qu'il n'ait pas vu le coup arriver. En effet, pour la saison 1, à peine achetée, à peine regardée ! Mais si la période de Noël n'avait pas été là, je pense que nous y serions encore, car la seule perspective d'atteindre le dernier DVD était terrifiante à mes yeux. Mais là, il n'y a pas (encore) de 3e saison ! Alors pas touche ! Je ne dis pas qu'on s'en garde pour plus tard, même pas, c'est bien simple : on regardera la fin de la 2e saison quand on sera sûrs d'avoir la 3e entre nos petites mimines. Avant, c'est même pas la peine d'y penser.

Je ne dis pas ça que parce que je pressens que, comme pour la première saison, le cliffhanger va être énorme. Non, parce que je vais vous dire : ça me fait exactement pareil pour la saison 5 d'A la Maison Blanche. Tant que j'ai pas le coffret de la saison 6, il est souhaitable pour tout le monde que le DVD reste où il est. Zoey pourrait être en danger de mort une nouvelle foi, le président Bartlet faire une attaque cardiaque doublée d'une aggravation de sa maladie, et Leo pourrait se mettre à sourire, que je ne changerais pas d'avis. N'y comptez pas. Et même si Josh devait embrasser Donn... enfin ça, on verra.

C'est psychologique. Quand on a comme moi le malheur de ne pas s'amouracher des séries les plus populaires (comme LOST), on se condamne à un rythme de sortie digne d'un scenario de soap opéra : l'an prochain on y est encore. Tenez, Une Nounou d'Enfer : près de 10 ans d'attente, tout ça pour quoi ? Une saison par an !!! Un malheureux sitcom déjà doublé et diffusé 100 fois, connu de tous ! Ils attendent quoi, que les tenues de Miss Fine aient vraiment l'air de dater de deux décennies ??? Autre exemple : vous avez vu combien de temps il a fallu attendre pour avoir Oz en DVD ? Hein ? Comment ne pas devenir parano dans ces conditions ?!

Alors oui, Grey's Anatomy, LOST... alors là d'accord, là ça y va, genre une demi-saison tous les quinze jours, là ok, on se lâche ! Mais les autres, hein, les autres ? Bah les autres rien, nada, nothing, pouet, peau d'balles ! Faut pas compter dessus. Et je ne compte même pas sur les diffusions télé, yaurait de quoi devenir chèvre. M6 a beau s'obstiner à rediffuser Une Nounou d'Enfer, apparemment la chaîne ne retrouve pas ses 3 dernières saisons, et même les trois premières c'est pas dit qu'elles soient montrées dans l'ordre. Et l'épisode de Noël en dessin animé, vous l'avez vu plus d'une fois, vous ? Voilà, exactement ce que je disais.

Alors ce DVD de Battlestar, plutôt mourir que le sortir de sa boîte avant la parution du suivant. C'est peut-être d'une logique bancale (parce que dans le fond, je suis bien consciente que je me prive de ma série pendant tout ce temps-là) mais je n'en démordrai pas.

Et il y a peut-être certaines séries qu'on peut se permettre de mordiller ça et là sans complexe, mais quand il s'agit tout de même de Battlestar Galactica, A la Maison Blanche, Oz et Une Nounou d'Enfer, non madame, non monsieur, chez moi on ne mange pas de ce pain-là. Bon d'accord, du coup on ne mange plus rien du tout, mais pourquoi on n'en profiterait pas pour regarder ce DVD de Mutant X qu'on snobe systématiquement chaque fois qu'on se demande ce qu'on pourrait regarder, hein ? C'est vrai ça, que fait cette bouse dans le fond de la téléphage-o-thèque, toute poussiéreuse et délaissée de tous...?

22 novembre 2010

Tell me you hate me

Parfois je me dis que j'ai raté ma vocation : j'aurais dû travailler dans une FNUC. Rayon DVD de séries, ça va de soi. Je sais bien, je ne peux pas être partout, à la fois à essayer d'écrire des news et des articles (quand j'ai le temps), créer des fiches dans une base de données et conseiller les gens dans le rayon DVD. Il faut faire un choix. J'ai, accessoirement, choisi la solution qui me permet de rester les fesses assises et au chaud, un réflexe typique de téléphage, mais passons.

Chaque fois, je dis bien chaque fois que je fais dans une FNUC, il y a des gens qui trainent dans les rayons et sortent des absurdités. C'est vous dire le nombre de conneries que j'entends. Et dans ces cas-là, je sais pas si c'est que moi mais j'ai envie d'aller piquer un tabouret aux employés de la FNUC, me planter au beau milieu du rayon, et répondre aux gens. J'y peux rien, ça m'énerve. Vous pourriez rester impassible quand vous entendez ce genre de choses, vous ?

La configuration est généralement la suivante : A traine B dans le rayon des DVD de séries, au prétexte qu'il a besoin de "voir quelque chose", mais en réalité avec la ferme intention de faire le malin parce que, regarder des séries, ça fait cool. Le problème c'est que pour avoir cool, on peut sortir des conneries au kilomètre sans sourciller mais on ne peut pas, jamais, au grand jamais, hésiter un instant pour réfléchir à ce qu'on va dire. Ce qui fait qu'aux oreilles du non-néophyte, A cherche à briller devant B mais démontre devant le téléphage T qu'il n'est vraiment pas l'astre le plus brillant de la constellation. Florilège.

"Ah oui, le Mentaliste, c'est le mec qui fait comme les Experts là". Chaque fois qu'un spectateur confond deux séries policières, un directeur de marketing de TFHein gagne ses ailes.
"J'aimerais bien trouver le DVD de ma série préférée, tu sais, comment elle s'appelle, là ?" Eh bah si ça c'est votre préférée, qu'est-ce que ça doit être pour les autres.
"Je connais bien ça, c'est un genre de Desperate Housewives" Je vous épargne la prononciation pour insister sur le fait que le coupable désigne du doigt un coffret de Desperate Housewives. Si, il a osé.
"Ah j'ai vu la saison 5 de ça, ça devient trop nul après". Vous l'aurez deviné, la saison 4 est en cours de diffusion aux USA.
"Faut que tu voies cette série-là, tout le monde regarde ça aux States". Heroes ? A fond. T'as raison mon gars, plus c'est gros plus ça passe.
"T'as pas vu le DVD de Sunset Beach, je voulais vraiment l'acheter pour qu'on le regarde ensemble. C'est trop fort c'est avec des dessins animés". Pris la main dans le sac !!! Tu veux faire croire que tu regardes South Park et en fait tu te mets à parler de soap, franchement, arrête le massacre, en plus j'ai mal aux côtes à force de rire.
"Ya rien d'intéressant. Moi tu vois quand je trouve pas ce pour quoi je suis venu, j'achète pas n'importe qu-... ah tiens, ils ont sorti la dernière saison de Gossip Girl ?" Tu connais l'histoire de Paf la crédibilité ?
"Ah je me souviens de ça quand ça passait à la télé". Ne jamais prononcer cette phrase au rayon import, ya une chance sur deux de désigner une énormité.

Allez, s'il vous plait, soyez gentils. La prochaine fois que vous trainez un(e) ami(e) au rayon séries de la FNUC, et que vous voyez une créature violette rôder depuis une heure dans les rayons, faites une faveur à tout le monde et, au lieu de sortir une connerie plus grosse que vous, posez la question. Je ne mordrai pas, presque pas, d'façon j'aime pas les dents.

Nan mais à part ça je suis pas passée à la FNUC fêter mon nouveau job. Franchement, ce serait mal me connaitre.

3 octobre 2009

arte fact

Pour moi, la chaîne de l'année 2009 a clairement été arte. Les plus alertes d'entre vous se souviennent déjà de ma surprise devant Jekyll, plus tôt cette année. Avec aujourd'hui la diffusion de The Tudors, la même expérience de rendez-vous attendu toute une semaine à l'avance se reproduit pour mon plus grand délice. Non que The Tudors soit une merveille parmi les merveilles, car comme je l'ai dit dans les posts précédents sur cette série, elle est loin d'être parfaite. Suivez les tags pour plus de détails.

Mais à vrai dire, ce qui fait les défauts de The Tudors donne à mes yeux une grande valeur à cette programmation par la chaîne européenne. Tout comme Jekyll, cette série donne l'impression à la fois d'un soucis de qualité de d'élégance dans le choix de la programmation, sans être forcément trop pompeux. Tout comme la violence parfois exagérée de certaines scènes de Jekyll (je pense notamment au final plein d'overkill), les scènes de sexe de The Tudors ont le mérite (ainsi que les romances et autres complaisances scénaristiques) de rendre la série accessible, et de lui éviter de ne cibler qu'une cible d'élite mais bien d'atteindre une popularité dépassant largement le cadre des amateurs d'Histoire. Comme le soulignait tao dans un tweet, ça se traduit par des audiences pas dégueulasses, ce qui est forcément incitatif pour la chaîne.

Alors, je n'ai pas pu m'empêcher de songer à une petite liste de productions qu'il serait intéressant de voir sur la chaîne, s'il lui venait la bonne idée de poursuivre sa politique série. Il y a un créneau à prendre, malmené par la concurrence hertzienne, et à mon avis les séries suivantes s'inscrivent dans le même type de programmation, et ne semblent pas intéresser les autres chaînes françaises. Il y a quelque chose à jouer, je pense.

- Carnivàle :

C'est la première qui me vient à l'esprit, et je trouve qu'elle tombe sous le sens. Un mélange d'Histoire et de mystère, un univers cryptique... Et puis, deux saisons, ça reste aussi assez raisonnable pour une chaîne qui craindrait de s'engager sur le long terme.

- Cop Rock :
Là encore, investissement en temps très raisonnable pour cette série d'une malheureuse saison... mais si fondamentalement différente de ce que l'on a pu trouver sur le hertzien jusque là ? Sans compter qu'on ne peut décemment compter que sur une chaîne anticonformiste comme arte pour programmer une série approchant de la vingtaine.

- The No. 1 Ladies Detective Agency :
Alors là, ce serait juste superbe. Comment en remontrer à la concurrence sur la diversité télévisuelle sans lui faire ombrage ? En choisissant une fiction radicalement différente, par ses origines et son ton. Tout en n'oubliant pas que le genre policier continue de faire des audiences convaincantes, ce qui ne peut nuire.

- Huff :
Quand on est le toujours un peu décalé arte, on ne peut que se prendre de passion pour la psychanalyse. Et pendant que la diffusion d'In Treatment via le réseau Orange, et sa sortie en DVD, fait l'actu, une rediffusion d'une série sur la même thématique peut aussi être une bonne idée commercialement parlant.

Evidemment, ces vœux pieux ne sont pas si faciles à réaliser. arte fait face à une difficulté double : chaque série doit pouvoir être diffusée à la fois en Allemagne et en France. Mais un développement de la politique série, qui jusque là semble probante, en s'engageant dans une identité propre, se ferait à mon avis très bien avec ce genre de titres.

Et vous, quelle séries verriez-vous sur arte ?

27 septembre 2009

Charmée

Je n'irai pas aussi loin que freescully qui proclamait il y a quelques jours avoir trouvé avec Eastwick son guilty pleasure de la saison (même si je ne lis pas les posts avant d'avoir moi-même vu les épisodes, je me tiens quand même au courant, faut pas croire), mais il est vrai que je perçois une nette amélioration, depuis le visionnage de Brothers ce matin, dans mon dimanche pilotovore.

Eastwick, donc. Charmante petite bourgade qui a semblé hurler "Stars Hollow" dans mon oreille pendant tout l'épisode, mais qu'importe. Une petite série qui à l'instar de son décor, se montre suffisamment colorée pour qu'on ne bâille pas aux corneilles (c'est vrai qu'en plus, pour les sorcières, l'oiseau de référence serait plutôt le corbeau), et qui offre ce qu'il faut de divertissement, pas plus.

Les similitudes avec Charmed sont assez patentes : trois nanas, chacune avec une personnalité bien à elle (ça se voit parce qu'elles ont pas la même couleur de cheveux), la forte tête toujours sûre d'elle (interprétée par la toujours si virile Rebecca Romjin), la petite chose toute sage qui ne pipe pas jusqu'à ce qu'elle en ait ras-le-bol (Jaime Ray Newman, une rouquine que je ne connaissais pas encore), et le petit bout de femme un peu versatile, gaffeur, et alibi humoristique de la série (pétillante mais pas très discrète Lindsay Price, qui nous la fait à l'envers comme si on avait oublié Cashmere Mafia... à moins que ce n'ait été Lipstick Jungle ? Je les confondrai toujours). Toutes les trois font leurs vies chacune de leur côté, mais évidemment la magie s'en mêle et les voilà copines comme cochon, à s'organiser des dîners papotages à n'en plus finir (le syndrome Cashmere Mafia/Lipstick Jungle/Sex & the City a encore frappé, il faut arrêter avec les dîners de gonzesses, c'est ultra vu et revu même si les dîners à la maison, ça change des restos), et à s'appeler au téléphone pour un oui ou pour un non, comme de parfaites chicks des temps modernes.

L'aspect magie reste cependant un élément plus en retrait que dans Charmed, puisqu'il ne s'agit pas (encore) ici d'affronter un grand méchant, mais juste d'utiliser la magie pour améliorer égoïstement leurs petites existences de midinette de banlieue, ce qui a aussi son charme contrairement à ce que ma formulation pourrait laisser croire. L'atmosphère est bien rendue, on nage dans une série qui est parfaite pour une soirée chamallow avec les copines à Halloween !
Comédie romantique, jeunes femmes qui prennent le contrôle de leurs vies, un peu de mystère, quelques scènes sympas (quand le mari de Kat se prend la foudre), tous les éléments sont réunis pour qu'on se marre gentillement (le temps de se faire un masque de beauté par exemple, comme ça on reste dans le ton).

J'ai quand même des réclamations de détail envers ce pilote (Sara Rue, trop en retrait, Matt Dallas, trop habillé surtout qu'il risque de débarrasser le plancher bientôt alors autant en profiter...) mais concrètement, il remplit très bien son office. Le but du jeu, on le sent, n'a jamais été de marquer l'histoire de la télévision, mais le temps que dure cette gentillette comédie pour jeunes femmes, on passe tout de même un bon moment. Bien réalisé, bien interprété (Lindsay Price minaude à mort, c'est un délice), Eastwick a les atouts pour être une petite chose légère qu'on regardera le temps qu'elle durera, et qu'on oubliera ensuite. Ce n'est parfois pas plus compliqué que ça.
En fait, j'ai même envie de dire que freescully ne peut pas avoir trouvé son guilty pleasure en Eastwick, puisque la série n'est pas mauvaise en soi (or la définition du guilty pleasure, c'est regarder un truc nul en sachant qu'il est nul). Elle n'est juste vraiment pas pour tout le monde. Mais avoir un vagin aide, je suppose.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Eastwick de SeriesLive.

28 juillet 2009

Ah ! Célibat, célibat, célibat !

On va se livrer à une petite expérience, vous voulez bien ?
Pour cela, j'ai besoin que les célibataires parmi vous se rangent devant moi à gauche, et ceux dont le cœur n'est plus à prendre, devant moi à droite. Bien en rang les uns à côté des autres, sur deux lignes parallèles, d'accord ? Bien. Maintenant, les célibataires, vous allez vous baisser, ramasser des cailloux et les lancer sur ceux qui sont maqués. Vous avez vu ce qui vient de se passer ? Nous venons de prouver qu'il est possible de faire l'exact inverse de ce qui se passe dans les séries.
Car si le machisme en a quasiment disparu, si le racisme en a quasiment disparu, si l'homophobie en a quasiment disparu... le célibatophobisme y est encore omniprésent.

C'est bien simple, il ne se passe pas un épisode sans que tout personnage célibataire soit implicitement poussé à modifier sa condition. En fait, un célibataire heureux, dans les séries, ça n'existe tout simplement pas. C'est limite honteux.
Il lui faudra donc absolument chercher l'âme sœur, ou pire, sa moitié, puisqu'un célibataire est forcément incomplet. Et je ne parle pas que de la tribu de gonzesses de Sex & the City ou des esseulés d'Ally McBeal. Noooon, ces célibataires-là sont tellement clichés, dans leur recherche obstinée de l'amour, de vraies têtes chercheuses à rencart, que ça ne prouverait rien de tout de m'attaquer à eux. Penchons-nous plutôt sur les cas les plus critiques !

Dans Les Experts Caracas, Grissom tombe sous le charme de Lady Heather et de Sara, parce que sinon, un type qui partage sa vie entre mots croisés et insectes, ça fait trop pitié au spectateur. Le personnage masculin d'une série se doit de prouver sa virilité ! Non mais. Dans Monk, le coeur d'Adrian n'est plus à prendre, puisqu'il aime toujours son épouse, mais cela n'empêchera pas les scénaristes de lui filer dans les pattes des love interests potentiels à plusieurs reprises ; bah oui, les veufs aussi ça fait pitié. Pire ! Même dans A la Maison Blanche, il faut qu'il y ait des histoires d'amuuur et de coucheries, alors que tout le monde y bosse 24/7 (syndrome workaholic dont on parlait hier), parce qu'ils n'ont pas le temps de changer de chemise, mais ils ont le temps de s'offrir des aventures ! Les exemples sont nombreux, et tous conduisent inéluctablement à la même conclusion : à la télé, le célibataire est persona non grata.

Et quand il est nouvellement célibataire, il faut qu'il ait des circonstances atténuantes (veuf, largué par son conjoint). Comme ça ça fait plein d'histoires, un fond de commerce quasi-inépuisable d'histoires plus ou moins romanesques. Quand on ajoute à ça les cohortes de célibataires en sursit, on comprend qu'il est très, très rare de trouver un personnage célibataire et content de l'être.

D'ailleurs, pour bien montrer que le célibat, c'est la lose, la plupart des personnages dépeints comme des cœurs solitaires n'ont en général pas d'ami, c'est tout l'un ou tout l'autre ! Je ne sais pas s'il faut en conclure que, s'il avait des amis, le personnage se taperait l'un d'entre eux par facilité, ou si quelqu'un qui n'a pas de vie amoureuse est forcément asocial. J'ignore à ce sujet ce qui est le plus insultant, mais Friends tend à confirmer la première théorie, et House la seconde. On est cernés.
On veut nous pousser à nous maquer, comme si le célibat c'était la solitude, et qu'il soit urgent de se débarrasser de ce fardeau. On compte pourtant 101 millions d'américains non-mariés (source), que font donc les lobbys "pro-célibat heureux" ?

Eh bien moi je dis : ça suffit ! Ca va bien maintenant, ces conneries ! Qu'est-ce que c'est que cet ostracisme à la noix ? C'est quand même fou, ça : même quand ils ont cent fois mieux à faire, même quand la série est censée ne se préoccuper que de leur vie professionnelle, il faut que les personnages de séries se sentent obligés de ne pas rester seuls. Vu que quand ils le sont, ils ne peuvent pas être heureux de toutes façons. STOP ! Assez ! On veut des célibataires mais pas des gens seuls, on veut des célibataires bien dans leur peau. Ca existe pourtant dans la vraie vie, non ?
Si. Et j'en suis le radieux exemple. En fait c'est ptet bien parce que j'en ai assez que le reste de l'univers complote pour me flanquer d'un soupirant, que j'aimerais trouver dans les séries un peu de tranquilité...

18 juin 2009

La philosophie est-elle compatible avec la téléphagie ?

Ah, alors. La philosophie par la série. Je perçois le sujet "foutage de gueule" à l'approche.
Comme tout le monde, je pense (puisque ça fait le tour du web téléphagique depuis au moins ce matin), j'ai lu cet article sur Thibaut de Saint Maurice, qui parle de philosophie à travers les séries. Et non pas dans les séries, nuance. L'auteur, un prof de philo, semble découvrir que d'une part les séries télé sont populaires (le choc !) auprès des jeunes (attaque cardiaque !), mais qu'en plus, il s'y dit des trucs. C'est pas juste du temps de cerveau disponible, c'est... c'est presque pas bête, ce qu'il se dit.
Encore un qui a inventé l'eau chaude. Mais bon, à la rigueur, une révélation même tardive reste une révélation.

Je manque par contre de m'étrangler lorsque je lis quelques uns des exemples employés : 24, Desperate Housewives, Prison Break... et pourquoi pas NCIS aussi ? Si c'est pour faire le malin sur ces séries-là, autant ne rien dire du tout. Cela dit je conçois tout-à-fait que quand on parle du plus petit dénominateur commun, on attire l'attention. Et accessoirement c'est plus vendeur, aussi.

Le vrai téléphage, celui qui ne s'arrête pas aux titres les plus populaires, aura bien entendu flairé la supercherie d'instinct, relevant qu'on n'aura pas attendu "les séries télé, nouvelle forme artistique populaire" (dixit l'article de Slate... sic) pour trouver de la philosophie dans les séries, encore fallait-il y regarder d'un peu plus près.
Le premier titre qui me vient à l'esprit est Oz, pour des raisons assez évidentes je pense. Voilà bien une série qui est pour ainsi dire un vivant traité de philosophie, bien plus profond et intéressant à étudier à mon sens. On y trouve pèle-mêle et entre autres : des questionnements sur la vie, le temps, la nature humaine, etc... D'ailleurs dans la foulée, Oz est aussi une thèse sociologique et un manifeste politique (faut pas gâcher). Et cela en parvenant à être une série très accessible sans jamais se compromettre dans la facilité, en plus. Faites regarder du Oz à vos élèves, Monsieur de Saint Maurice, tout le monde y gagnera, la philosophie comme la téléphagie (pourquoi serait-ce unilatéral ?).
Evidemment, le concept derrière ce bouquin, c'est d'essayer de capter l'attention des jeunes en faisant des parallèles avec des concepts philosophiques, et c'est relativement louable dans l'ensemble, sauf que ça ne tire personne vers le haut !

Qui plus est, on peut trouver de la philosophie n'importe où, j'ai envie de dire, et à plus forte raison si l'on est professeur de philosophie. Avec un peu de réflexion, je suis sûre qu'on peut même trouver une pensée profonde derrière, mettons, Son of the Beach. Si, en y passant quelques heures et en n'ayant rien d'autre à faire, ça doit être possible... C'est toujours facile de poser le regard sur quelque chose pour ensuite l'étiqueter selon un courant de pensée défini. Sauf que ces propos sont bien souvent involontaires, ce qui invalide d'autant la démarche philosophique qui consiste à se questionner sur de l'abstrait et non simplement à résoudre des enquêtes selon un cahier des charges dûment respecté (j'ai NCIS en sourdine à côté de moi en attendant Canterbury's Law, et croyez-moi, bien malin celui qui attribuera aux scénaristes un quelconque degré de réflexion).
J'associe un peu cette démarche aux psys qui, mis face à n'importe quel être humain, trouveront toujours des névroses insoupçonnées ou des pathologies retorses à attribuer à leur congénère (ça doit être une chose intéressante à analyser, d'ailleurs). En gros, quand on cherche un sens à quelque chose, je suppose qu'on en trouve.

Mais à première vue, l'auteur de Philosophie en séries (sic !) s'est surtout contenté de surfer sur la vague de la facilité, ce qui me semble être un comble pour un philosophe. Je ne peux pas vraiment l'en blâmer tout-à-fait : il a simplement fait preuve de pragmatisme vis-à-vis de ses élèves peu inspirés par sa matière, et en plus, sortir un livre lui permet de traire la vache à lait. Une vache à lait rhétorique, ça va de soi.

Cela étant, si ce cher monsieur veut m'expliquer un peu mieux sa démarche, je lui ouvrirai volontiers mes colonnes pour un droit de réponse. Le dialogue contradictoire était au centre de la démarche de Socrate, d'ailleurs.

5 juin 2009

Baron de la drague

"Mark ! Eh, mon pote, comment va ? Mais ça fait une éternité ! Depuis quand ? Naaaan, Conrad Bloom, déjà ? Je le crois pas, on s'est forcément vus depuis... mais si, rappelle-toi, Sex & the City ! T'étais nul au pieu mais t'étais mignon comme tout. Alors, mais qu'est-ce que tu deviens ? Héros d'une nouvelle série médicale ? Cool ! Eh, avant que j'oublie, j'adore tes pattes d'oie, elles s'améliorent d'année en année. Ok, on s'appelle et on se fait une bouffe ? Génial, à bientôt alors..."

Si vous allez sortir ce soir et que vous vouliez savoir ce que je pense de Royal Pains avant de partir, c'est en essence tout ce que vous avez besoin de savoir. Si comme moi vous êtes exténués par votre boulot et que vous ne bougez pas de votre sofa avant demain, alors voilà la revue de détail...

Outre les charmantes retrouvailles avec ce bon vieux Mark Feuerstein, qui fait partie de ces gars qu'on suit du coin de l'oeil sans qu'ils ne nous manquent vraiment lorsqu'ils sortent de notre champs de vision, jusqu'à ce qu'on les retrouve par hasard et avec joie, Royal Pains, l'une des nouveautés de l'été, est une non-surprise amusante.
Non-surprise parce que, non, la série n'a rien inventé. Le coup de recycler à la fois le concept de Privileged en l'adaptant à la disparition fort opportune d'Urgences (qui laisse un vide dans les séries médicales que beaucoup vont tenter de combler dans les mois à venir) sans toutefois chercher à remplacer la défunte série en copiant sa recette trait pour trait, ce n'était pas très original mais ça a le mérite d'être finaud, et surtout suffisant en la saison. Mais amusante tout de même : on peut donc considérer l'objectif atteint.

Les premiers souffles de vie de Royal Pains sont pourtant irréguliers. Après une embolie scénaristique où le valeureux médecin tente un sauvetage en milieu improbable (ici un terrain de basket... il y en aura d'autres ensuite), volant au secours du patient le moins riche quitte à sous-évaluer le risque du patient le plus riche et VIP, j'ai bien cru que je ne tiendrais pas le coup, mais j'ai eu raison d'attendre. L'acte suivant s'ouvrait sur une très drôle séquence en appartement, avec un Mark plus téléphage que nature, qui orientait plus la série sur un ton qu'elle avait snobé les premières minutes : la comédie. Stats instables pendant un long moment. Le doigt sur le bouton d'arrêt, je songeais sérieusement à l'euthanasie de ce pilote dont j'entendais tant de bien depuis ce matin.

Et puis les choses se sont progressivement débloquées. Les scènes médicales ont commencé à être moins lourdes de clichés. Les personnages ont pris leur envol. Mark a probablement avalé quelques déconstipants, aussi. Le sexe faible a fait preuve d'une persuasion indéniable, et notamment la délicieuse Divya qui DOIT absolument prendre plus d'ampleur. Les décors ont parachevé le boulot. On pouvait extuber officiellement après 25 minutes bancales, Royal Pains était alors hors de danger. Deux pupilles vertes m'avaient aidée à patienter, j'avoue...

La variété de cas rencontrés, la technique MacGyver (assumée ensuite) de Mark/Hank, les personnages secondaires épatants d'énergie, la prod soignée, tout cela permet de passer un bon moment, puis de commencer à franchement rire, et même avoir une larmouchette à l'œil lorsque Mark/Hank réalise devant l'océan qu'il va s'établir ici et commencer une nouvelle vie (les histoires de nouveau départ ça me fait toujours ça, si vous n'aviez pas encore compris l'objet principal de ma passion pour Life), bref, à adopter Royal Pains, qui n'a peut-être pas forcément quelque chose de royal mais n'a rien de douloureux en tous cas.

Je souscris donc plus ou moins à la tendance générale : Royal Pains est une très honorable série d'été, un divertissement pas abrutissant à la fois léger et bien troussé, qui n'évite pas les poncifs du genre sans s'y embourber, bref, quelque chose qui se laisse regarder même s'il n'y a pas de quoi devenir accro à la série comme à de la morphine. Si j'en loupe un épisode, je ne pense pas en mourir et sans doute même pas ressentir d'effet de manque, mais c'est suffisamment agréable pour que je ne me plaigne pas de cette nouvelle addition à mon palmarès.
Et de 100.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Royal Pains de SeriesLive.

23 décembre 2008

Pour tout l'or du monde

Une téléphage de ma connaissance m'a invitée à dévaliser la FNUC en sa compagnie (histoire de finir l'année en beauté... vous pensez qu'ils ont un record de facture au rayon DVD qu'on peut essayer de battre ?), et j'ai bien envie d'accepter, bien qu'en général je sois très réticente à l'idée de mêler internet et vie perso. Mais bon, une invitation à dépenser mes derniers deniers de 2008 (au 1er janvier, juré, je deviens économe), ça ne se refuse pas.

Mais, au préalable, j'ai voulu me demander ce que j'allais faire à la FNUC. J'ai tellement dépensé (je ne vous dis pas le montant, c'est indécent) que c'est à se demander ce que je pourrais bien y trouver, d'autant que Noël et mon anniversaire approchent et qu'il ne s'agit pas d'anticiper bêtement sur ce qui a été mis sur ma liste au Père Noël. Pitié, que le Père Noël soit belge cette année, d'ailleurs.
Je me suis donc surprise à imaginer pour quelles séries je pourrais sortir mon chéquier, d'autant que, reconnaissons-le, j'ai quand même acquis pas mal de raisons d'être pleinement satisfaite de ce côté-là ces dernières semaines.

Et pourtant.

Et pourtant, il y a effectivement des séries que j'ai bien envie d'acheter en DVD. Le problème c'est que, laisser son imagination divaguer sur ce genre de sujets, sans garder les pieds sur Terre avec par exemple DVD Séries sous les yeux, finit par causer plus de mal que de bien. Je me mets à rêver d'acheter des DVD qui n'existent tout simplement pas.

Car enfin ! Où sont mes DVD de thirtysomething, cette série que je ne pourrai sans doute pas découvrir avant d'avoir l'âge de ses protagonistes (et encore, dans le meilleur des cas) et que je me désespère de découvrir depuis près de 10 ans déjà ; où sont mes DVD de Rude Awakening ou The War Next Door ; où est mon coffret DVD de SPACE 2063 en édition française parce que, je les aime, moi, les voix françaises, et puis, franchement, mon lecteur DVD, il est zone 2, voilà tout ; où est mon DVD de La Famille Green non vraiment, il me le faut, ne serait-ce que pour vous présenter le pilote, ou plutôt le final, enfin il sera toujours temps de choisir quand je l'aurai en main ; et tant que j'y serai on parlera des trois épisodes ultimes de Corky, pour vous faire comprendre...

J'en ai le souffle coupé : comment ai-je pu acheter autant de DVD quand ceux qui comptent vraiment n'existent même pas ?
Evidemment, il n'y avait aucune raison de résister à Battlestar Galactica ou Boston Justice, mais... les autres ? J'avais vraiment besoin des autres ?
Oui. Mais là n'est pas le propos.

Vous savez quoi ? Je serais prête à dépenser l'équivalent de ces deux derniers mois de pillage de FNUC dans un seul de ces coffrets.
Prête à parier que ça ne m'est pas spécifique, d'ailleurs. C'est pas vrai ? Je suis sûre que vous aussi, vous seriez prêts à dépenser... bon, peut-être pas autant, ce serait indécent, mais en tous cas des sommes folles pour vos séries préférées.
Enfin, sauf qu'évidemment on râlerait parce que les coffrets sortiraient à un prix exorbitant, mais on les payerait quand même. Heureux que ça existe. Enfin !

PS : Notez bien que, dans le fond, j'ai quand même quelques petites idées de ce que je pourrai acheter à la FNUC...

23 avril 2009

Pas Digsby ni Pigsby, mais Bigby

Jusqu'où ira mon dévouement téléphagique, quand même ? Toujours dans ma démarche, cette semaine, d'être un peu moins ignorante (au moins côté séries, le reste c'est un autre problème), je continue de me cultiver, ou d'au moins essayer, sur des séries dont j'ignore tout, parfois même jusqu'à l'existence.

Donc aujourd'hui, la séance de rattrapage porte sur une série dont le personnage se nomme... Ned !

Respirez, tout va bien, je vais pas vous ressortir mes obsessions en matière de tarte, il s'agit d'une série de Nickelodeon intitulée Ned ou comment survivre aux études (j'adore les titres qui font trois kilomètres, c'est si accrocheur, et en plus ça me pourrit bien la vie niveau tags), qui vu ses caractéristiques n'avait que peu de chances d'attirer mon attention. Quand je tombe dessus, ou si j'ai lu des articles, ou que ça semble fonctionner aux States, des fois je teste quand même un pilote ici ou là... mais enfin, ma priorité ne va pas aux séries typiquement destinées à faire partie du catalogue de K2DA ensuite, si vous voyez ce que je veux dire.
Par exemple, on en a déjà parlé ya des siècles, mais j'avais testé Hannah Montana ya des lustres de ça ; on n'a pas eu le temps d'en parler mais j'ai tenté iCarly aussi (parce que Miranda Cosgrove était dans je-ne-sais-plus quel classement des gamines les plus prometteuses du moment, avec la sempiternelle Abigail Breslin... dont je suis étonnée qu'elle n'ait pas encore son propre show, celle-là, d'ailleurs). Bref, vous voyez le genre. Sinon, je ne m'amuse pas à regarder ces séries-là aussi. D'façons je ne suis pas dans leur public-cible, alors ça vaut sans doute mieux pour tout le monde...

Dans le cas qui nous préoccupe, le pitch me laissait perplexe : une série sur les sempiternels malheurs larmoyants des pré-ados, dans le cruel univers du collège... bon, ça va, on a déjà vu. Si c'est juste pour utiliser l'effet de style du petit gars qui s'adresse à la caméra, et entre parenthèses Malcolm reste quand même la référence en la matière (Malcolm ou comment survivre à la famille, bigre, voilà un titre qui en jette !), histoire de changer vaguement la forme, l'équipe derrière Ned et Stacey et Chuck et ses amis pouvait s'épargner cette peine.

Mais en fait, Ned ou comment survivre aux études a quand même un peu plus à apporter au genre. Sa fantaisie n'est pas sans rappeler Parker Lewis ne perd jamais, même si évidemment, il ne parvient pas à être aussi pétillant que son auguste aîné. Le personnage central, Ned Bigby (mais c'est fini d'appuyer là où ça fait mal, oui ?!), est sympathique, ses deux larrons ont du répondant et fournissent ce qu'il faut d'opportunités comiques, le rythme est très soutenu et l'épisode foisonnant de petites scènes, si bien qu'on a du mal à croire qu'il se passe tant de choses en une vingtaine de minutes.

Mon bémol ira au fait que je n'ai pas non plus trouvé ça infiniment drôle. C'est bien foutu, mais on ne se marre pas comme on peut le faire devant certaines séries comiques. Je sais, je ne suis pas dans la tranche d'âge visée, on l'a déjà dit, mais je ne pense pas qu'on puisse trouver la série exceptionnellement drôle. C'est un divertissement, et c'est un divertissement qui n'est pas non plus niais, donc c'est bien. M'enfin ne nous excitons pas, si vous êtes passés à côté, franchement, vous n'avez pas besoin de vous flageller pour si peu. Disons que je suis moins amusée que pour The Wedding Bells, et moins fâchée que pour Modern Men, en gros, pour vous donner un repère.
Mais c'est sympa, cette semaine de découvertes improbables. Allez, je continue ! Avec quelle autre série le quizz de SeriesLive m'a-t-il collée, ces derniers temps, voyons-voir...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ned ou comment survivre aux études de SeriesLive.

Publicité
ladytelephagy
Publicité
Archives
Publicité