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ladytelephagy
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5 juillet 2009

Plus c'est long, plus c'est bon

On ne s'en lasse pas ! A 15h cet après-midi, freescully et moi-même vous donnons rendez-vous sur Twitter pour une troisième session de pilot-bashing en direct, avec cette fois-ci Hung, dont je vous présentais le générique il y a quelques jours.

lady_2009_bigger           Logo_bigger   

Comme pour les deux fois précédentes, nul n'est besoin d'avoir un compte sur Twitter pour suivre nos élucubrations synchronisées, même si c'est évidemment plus pratique. Et si vous voulez nous rejoindre et participer à cette review à plusieurs mains et en temps réel, vous avez le temps de nous ajouter toutes les deux à vos favoris ! Je suis sûre qu'à trois ou quatre, ça doit être encore plus délirant !

Espérons que Hung soit moins risible que HawthoRNe et moins pitoyable que Make it or Break it, même si taper sur du pilote médiocre, c'est drôle aussi... nan mais c'est déprimant, le niveau de la plupart des nouveautés, cette saison. Espérons que ça s'améliore avec Hung ou, au pire, à la rentrée !

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3 novembre 2009

Why not regarder Bones

ReasonsWhyNot_Bones

Voici les 10 raisons de ne pas regarder Bones :

1 - Parce que vous n'en avez pas assez de vous abrutir devant NCIS, il vous faut Bones en plus ?
2 - Parce que l'intrigue pseudo-amoureuse ne tient plus personne en haleine depuis longtemps
3 - Parce que Zooey Deschanel est cent fois plus craquante que sa frigide frangine (et c'est pas pour une apparition en guest...)
4 - Parce que si ça passe le vendredi soir sur Hem6, c'est hautement suspect
5 - Parce que c'est comme les bouquins Harlequin : c'est un logiciel qui calcule le scénario (et il bugge !)
6 - Parce que David Boreanaz ("et puis franchement, un nom pareil"...)
7 - Parce que le générique est moins percutant que celui de New York 911
8 - Parce que vous tuez plus de neurones en regardant un épisode qu'en vidant une bouteille de vodka
9 - Parce que réciter l'encyclopédie médicale n'est pas une preuve d'intelligence
10 - Parce que le suicide n'est pas une solution
Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

23 juin 2009

Why not regarder Prison Break

ReasonsWhyNot_PrisonBreak

Voici les 10 raisons de ne pas regarder Prison Break :

1 - Parce que la série est finie, c'est un peu tard pour essayer d'être dans le coup, non ?
2 - Parce que Wentworth Miller est gay, lâchez l'affaire
3 - Parce que Wentworth Miller (pendant que j'y pense)
4 - Parce que Faf la Rage
5 - Parce que c'est pas Oz
6 - Parce que c'est un peu Les Visiteurs appliqués à la série télé : jour/nuit/jour/nuit... ici : dedans/dehors/dedans/dehors
7 - Parce que les tatouages, c'est soooo XXe siècle
8 - Parce que ça vous inquiète pas que les fans de la série aient en moyenne 17 ans ?
9 - Parce que 4 saisons de trop (au moins)
10 - Parce que le suicide n'est pas une solution
Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Prison Break de SeriesLive.

5 mai 2009

[DL] Space Precinct

Ouhlà, gros dossier. Ne me demandez pas comment je suis tombée sur le pilote de ce truc intitulé Space Precinct, je ne m'en souviens plus, mais je sens qu'en me contentant de stocker ça sur une pelote de laine pour plus tard, j'ai failli passer à côté d'un truc carabiné ! Franchement, ça vaut le coup d'oeil. Quand on pense que ça date des années 90, on a peine à le croire...
Je vous ai laissé le trailer de l'épisode à venir en fin de générique, parce que c'est trop bon. Battlestar Galactica, à côté, c'est de la rigolade.

SpacePrecinct
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Non mais franchement, c'est tellement risible que j'hésite à me lancer dans le visionnage du pilote. Au choix : soit je vais prendre un coup de vieux monumental parce que ça a 15 ans (à deux ans près, c'était un contemporain de SPACE 2063, non, mais c'est impossible !), soit je vais avoir mal au ventre à force de rire pendant des semaines. Bon alors, la circonstance atténuante sera sans doute que Gerry Anderson est plus connu pour avoir oeuvré dans les années 70 et qu'il lui en est forcément resté de vieux réflexes cheap, mais quand même.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est pas comme ça que ça va s'arranger) : la fiche Space Precinct de SeriesLive.

27 mai 2009

Mauvaises rencontres

Critictoo ayant la bonne idée de nous donner un planning très clair des séries de l'été, je me suis aperçue qu'une série allait alors entamer sa seconde saison alors que je n'avais pour ainsi dire ni vu la première, ni même, osons le dire, entendu parler de la série. Et comme j'ai le sens du sacrifice, hein, vous me connaissez, bah je me suis dévouée pour aller voir de quoi il retournait. Voici donc ma rencontre avec les Browns, ou plutôt, de son nom complet, ma rencontre avec la série Tyler Perry's Meet the Browns. Et si votre curiosité vous titille, pas de soucis, c'est un post La preuve par trois !
Avant de commencer, je tiens juste à souligner mon admiration devant une série qui a commencé en janvier 2009, et qui va déjà entamer sa seconde saison. A ce rythme, les exploits de House of Payne (même coupable, même chaîne), créée en 2006 et comptant déjà 6 saisons, ne sont pas loin d'être battus...

MeettheBrowns___1
Qui est Tyler Perry ? En France, personne, autant le dire. Aux Etats-Unis, c'est le Bill Cosby des temps modernes. Bon, en synthèse, disons, hein. C'est même pour ça que le titre de la série indique clairement son appartenance à l'oeuvre du bonhomme. Une fiction estampillée Tyler Perry, c'est une sorte de label rouge de la télévision afro-américaine, quoi. Et si je vous dis tout ça, c'est pas juste pour me vanter de quelques connaissances fraîchement acquises sur le sujet, mais bien pour vous prévenir : si vous faites une allergie aux sitcoms par les blacks, avec des blacks, pour les blacks, ça va être très compliqué d'aborder Meet the Browns l'esprit serein. Parce que dans la collection "caricature", ça se pose là, comme souvent avec les sitcoms du genre (si on peut parler de genre). Le personnage principal, Leroy Brown, est pas mal dans son genre, et ajoute à l'accent typique une voix de fausset à faire pâlir Farinelli.

MeettheBrowns___2
Parlons un peu de l'histoire, à présent. Meet the Browns propose un contexte au moins un peu original, pour une fois, dans le contexte de la plupart des sitcoms, même si on pourra arguer que quand on adapte à la télévision une histoire qu'on a déjà plus ou moins portée sur les planches et sur grand écran, l'originalité reste toute relative. Bref, dans Meet the Browns, notre Leroy Brown a hérité d'une vieille bicoque, qu'il retape afin d'ouvrir avec sa fille Cora une maison de retraite. Les deux personnages ont déjà été introduits au spectateur par le biais des oeuvres sus-mentionnées, et le pilote ne permet pas immédiatement de le savoir, mais en fait père et fille ont une histoire un peu compliquée, qui explique que leur relation soit l'objet de nombreux gags. En plus de cette cohabitation, il faut donc compter sur la gestion de la maison de retraite, et donc les employés, les retraités eux-mêmes, et les difficultés (comme par exemple la concurrence d'un autre foyer, la paperasse administrative, etc...). Bref pleins de ressorts qui permettent de relativement s'en sortir côté intrigues potentielles, ça change quand même un peu.

MeettheBrowns___3
Et là, sous vos applaudissements nourris, je demande que tout le monde se lève pour saluer l'arrivée de K Callan, oui, la K Callan de Loïs & Clark, les nouvelles aventures de Superman, plus pétillante que jamais, et surtout, bigrement relookée pour l'occasion. Assurant le quota blanc de la série (ce n'est que justice, quelque part), elle est l'un des personnages qui promettent le plus de fraîcheur et de drôlerie à la série. Si vous ne devez avoir qu'une seule raison de regarder Meet the Browns, ce sera celle-là. Son rôle d'actrice sur le retour, distinguée mais un peu raciste sur les bords, vivant complètement hors de la réalité, est vraiment génial. Alors d'accord, ce n'est qu'un rôle secondaire, mais ça suffit grandement à faire de ce pilote une série regardable là où je risquais à la base de devenir franchement maussade. En plus, côté look, ça se pose carrément là !

Bref une série honnête, sans plus mais de justesse, sauvée in extremis par quelques idées à peu près sympas mais qui n'auront que très peu de raisons de vous captiver sur le long terme si, comme moi, vous ne raffolez pas des sitcoms avec rires automatiques à intervalles réguliers, personnages trop caricaturaux pour être drôles, et dialogues exagérément grotesques. Voilà bien le genre de sitcoms dont on espère depuis une décennie qu'ils vont finir par disparaître, et en fait non, et en fait c'est pas si grave. Pour culture, c'est marrant à voir une fois, pour s'apercevoir que les codes du genre n'ont pas évolué d'un cil depuis le temps, et puis après on passe à autre chose avec la sensation du devoir accompli, et chacun vit sa vie. En l'occurrence, vous l'aurez compris, je ne vais pas guetter la seconde saison de Meet the Browns ce soir sur TBS, mais au moins, si on me pose la question, je saurai de quoi il retourne. Et du coup maintenant, vous aussi.
Et sinon, vous voulez être éduqués sur House of Payne aussi, ou...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture... oh bah non quoi, laissez le temps à Eske de ficher ce que je lui ai déjà envoyé !!!
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13 avril 2009

Prozac dans la figure

On me l'a chaudement recommandée, à maintes reprises. Mais je continue d'avoir du mal. Pas parce qu'on m'a forcé la main, je vous rassure.
Il y a quelques temps de ça, je vous ai présenté Huff (sans beaucoup de succès, certes, donc je ne sais pas si vous avez pu découvrir la série), principalement parce que j'essayais de me préparer mentalement à retenter le coup avec In Treatment, en partie parce que je peux concevoir son potentiel, et en partie parce que je l'ai promis à un grand timide parmi vous.
J'avais pourtant déjà regardé le pilote d'In Treatment, probablement dés sa sortie, en tous cas très tôt, mais le gros problème, c'est qu'il me met épouvantablement mal à l'aise. Il n'y a pas d'autres termes : mal à l'aise. C'est viscéral.

Alors, histoire de ne pas perdre la main, voilà, encore, un post La preuve par trois... on va essayer, eh bien, d'analyser ça, la série s'y prête particulièrement, non ?

InTreatment___1
Est-ce la faute de l'irritante Melissa George si j'ai du mal avec ce pilote ? C'est vrai que je n'ai pas de sympathie pour cette actrice (et l'animosité remonte à Voleurs de Charme, c'est dire), mais ça va bien au-delà. En vrai, je n'ai rien contre le personnage de Melissa George. Juste contre l'actrice. Son personnage est finalement assez intéressant : on sent tout de suite qu'elle est complexe, qu'elle est torturée, bref c'est un peu ce que j'aurais envie de qualifier de "bonne cliente" pour une série pareille. Suivre la thérapie d'une nana qui s'invente des problèmes là où il n'est pas nécessaire qu'il y en ait, juste parce qu'elle est complexe, ça peut être intéressant. Et c'est quand même beaucoup moins courru d'avance qu'une patiente qui viendrait parce qu'elle est battue, ou parce qu'elle boit, ou un truc aussi caricatural. Non, là, on tient un bon personnage. Mais rien à faire.

InTreatment___2
Le psy est... comment vous dire ? Un psy. Ah ça, ya pas plus ressemblant. Tout y est. Impassible, patient, pragmatique. Comme tous ceux de son espèce, il mesure ses paroles (tant en quantité qu'en qualité), il observe son interlocutrice avec un regard pénétrant en espérant capturer quelque chose dans le non-dit, et surtout, il évoque une épouvantable frigidité émotionnelle. Certes, c'est la profession qui veut ça, mais c'est d'un énervant ! C'est énervant en vrai, et c'est donc d'autant plus énervant quand un psy de fiction sacrifie à pareil stéréotype. Une fois, juste une fois, je voudrais qu'on me montre un psy qui soit plus vivant. Un psy qui n'ait pas l'air d'un simple réceptacle, mais qui investisse un peu plus le dialogue. Juste pour voir ce que ça fait. Parce que dans le genre caricature, ça se pose là, et je crois que c'est en fait ça aussi qui me met, je le répète à nouveau, désolée mais j'ai pas d'autre mot, mal à l'aise : ça fait peut-être bien trop vrai. Je ne sais pas pour le problème du transfert, mais c'est quelque chose qui m'a toujours beaucoup rebutée chez les psys, cette faculté à être si... professionnels. Alors que leur interlocuteur ne l'est pas du tout, lui, par définition. Comment arrivent-ils à s'investir si peu (sans aller, évidemment, aussi loin que le voudrait ici la patiente) dans le dialogue, alors qu'ils voient la personne depuis si longtemps (ici un an), et comment peuvent-ils, ô frustration suprême, être si prompts à renvoyer le patient chez lui à l'heure dite, en n'ayant à lui offrir qu'un "nous en parlerons la semaine prochaine", vraiment ça me dépasse. En ce sens, ce personnage tellement ancré dans la réalité est même plus dérangeant que tout ce qui va se dire pendant la séance. Il lui manque un côté réellement fictif, dans ce pilote, une distanciation avec le réel. Pour être sincère avec vous, je n'ai jamais vu de psy homme, mais j'ai quand même réussi à tout reconnaître en lui, et je crois que ça m'a terrifiée, en fait.

InTreatment___3
Parce qu'il est là le problème : on rentre, plus que par n'importe quel autre procédé narratif, dans l'intimité d'un personnage (ici la patiente interprétée par Melissa George ; ah oui au fait, j'ai pas du tout retenu son nom, encore une fois), et on a l'impression d'être plongé dans une vraie thérapie. C'est ça qui est terrifiant. On ne retrouve pas d'élément de fiction suffisamment fort pour vous garder à distance. Je n'ai rien, rien en commun avec cette patiente, mais j'ai quand même réussi à entrer dans son univers et le fait que tout soit si... authentique ? Le fait que tout soit si authentique est définitivement un problème à mes yeux. Peut-être que ça irait mieux avec un autre patient, mais je dois dire qu'après avoir vu le pilote en tout et pour tout trois fois, en étant dans un état d'esprit différent à chaque fois, rien à faire, cette façon de me mettre la tête dans l'âme de quelqu'un en me tenant la nuque, ça me fait suffoquer. Je trouve cette ambiance embarrassante, et même au-delà : terriblement usante pour les nerfs. Je me sens épouvantablement voyeuriste parce que je n'arrive pas à me dire que c'est un faux psy. Je vois bien que ce sont des acteurs parce que je les connais, et je vois bien que le personnage de la patiente est fictif parce que dés le pilote elle sort tout un tas de trucs d'un coup, comme on ne peut le faire que dans une introduction, mais rien à faire, je ne me sens pas à ma place. C'est trop vrai pour moi.

In Treatment, c'est typiquement le genre de série qui vous force à regarder autant l'écran que vous-même, et je crois que c'est ça le soucis. Et ça, je crains que ce ne soit finalement le cas avec n'importe quel patient, en fait, c'est ça qui m'empêche de poursuivre, malgré mes multiples tentatives.
Le problème n'est pas qu'il y ait une unité de temps et de lieu, le problème n'est pas que ça manque d'action, ou de rythme, le problème n'est pas que ce soit bavard ou au contraire qu'il y ait beaucoup de silences, le problème n'est pas l'abondance de plans serrés ; non, rien de tout ça, le vrai problème c'est que la série est très, très fine dans sa façon de retranscrire une analyse, et que du coup, vous vous surprenez à faire cette analyse avec le patient alors que ce n'est clairement pas la vôtre ! Alors vous vous posez tout un tas de questions, vous vous demandez pourquoi ça vous pose un si grand problème alors que ce n'est qu'une fiction, ça vous ramène à plein de questions qui n'ont rien à voir, et vous êtes mal à l'aise comme vous l'avez rarement été, et vous finissez par avoir envie de tout gerber d'un coup.

Gerber parce que la série est perspicace, on aura vraiment tout vu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche In Treatment de SeriesLive.
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11 avril 2009

[DL] Harper's Island

Il ne fait pas partie du jeu des génériques de ce weekend, mais tant que j'en étais à vous offrir des génériques courts, et que je venais de découvrir le pilote de Harper's Island, autant y aller carrément. Et puis dans la collection gros poncif du genre, Harper's Island s'en est donné à cœur joie, en plus.

HarpersIsland
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'arrive pas à m'ôter de la tête que ça ressemble à Point Pleasant... c'est la faute du phare, je vous dis. Mais alors là, pour le coup, musicalement et graphiquement, pour une fois que je trouve que Point Pleasant est meilleur ! Il faut dire que c'était plus long, quand même. Là, avec 10 secondes et pas une de plus, ça ressemble plus à un trailer (genre celui post-générique de Battlestar Galactica) qu'à un vrai générique. Mais bon... c'est toujours mieux qu'un simple panneau avec le titre en Arial, quand même.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (je sais qu'il y a eu beaucoup de posts ces derniers jours, mais suivez, un peu !) : la fiche Harper's Island de SeriesLive.

10 avril 2009

[DL] Surviving Suburbia

Boooo ! Déshonneur ! Honte ! Abomination ! Infamie ! Non seulement Surviving Suburbia (c'est terrible, j'ai besoin des copier-coller pour ce titre alors que je peux écrire Desperate Housewives sans même regarder, c'est le mot "Suburbia" qui me coince, je sais jamais où mettre le "r") est une série de pacotille mais le générique est un honteux repompage de Pushing Daisies (le second) ! Boooo !

SurvivingSuburbia
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et puis celui de Pushing Daisies, je l'aime pour moitié parce que c'est celui de Pushing Daisies, et pour moitié pour la musique. Bon pas exactement dans ces proportions-là, mais c'est pas la question ; la question c'est que le générique de Surviving Suburbia (hop, copier-coller) n'a ni l'un ni l'autre pour lui.
Donc en fait ouais, je vous fournis un générique de merde. Même pas honte. Après tout, si la prod de Surviving Suburbia (hop) l'a jugé suffisamment bon pour être diffusé, je peux bien vous l'offrir en cagoulage, hein.

Et pour ceux qui manquent de culture : la fiche Surviving Suburbia (re-hop) de SeriesLive.

11 avril 2009

[DL] Life

Est-ce que j'ai prétendu que le générique de Life était génial ? Non. A aucun moment, relisez bien.
Est-ce que j'ai prétendu que le générique de Life était long ? Alors là certainement pas, c'est le but du jeu.
Est-ce que j'ai prétendu que le générique de Life avait quoi que ce soit pour lui ? Oui. Rappelez-vous : c'est le générique de Life. Et Life c'est un peu la série du moment sur ce blog, si vous n'aviez pas remarqué, du moins quand je n'ai pas le nez dans mes DVD de Pushing Daisies.

Life
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Vous savez quoi ? Comme générique, moi, j'aurais bien vu un générique à la The Listener. Avec Charlie Crews qui se régale des sons, des lumières, des odeurs de la ville et des gens autour de lui (en moins ahuri qu'Olejnik, donc). Et qui croque un fruit à la fin. Presque sûre qu'on pouvait le faire en 4 secondes. Moins sûre qu'on pouvait le faire avec le même budget qu'ici...

Finalement ce qu'il y a de bien avec les génériques très courts, c'est qu'ils nous permettent d'en imaginer tout un tas d'autres tout en ayant quelques bases à partir desquelles lancer notre imagination. A votre avis, qu'aurait-on pu imaginer d'autre pour le générique de Life ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life de SeriesLive.

6 février 2009

Analyze this

J'avais promis à un grand timide de ma connaissance de donner une seconde chance à In Treatment, dont j'avais regardé le pilote il y a quelques temps mais qui m'avait mise mal à l'aise. C'est en voulant retenter ce pilote que je suis tombée sur Huff, et je me suis souvenue que je voulais vous faire découvrir la série...

Huff___1
Là par où le drame arrive. Huff mène une vie parfaite, avec sa gentille femme, son beau cabinet où il reçoit ses clients, son meilleur ami avec qui il déjeune dans des endroits sympas... Evidemment, aucune série digne de ce nom ne laisserait ça durer trop longtemps. On n'est pas chez les Camden, ici, nom d'un chien ! Huff se reprochera de n'avoir pas pu empêcher les évènements, mais pour ma part, j'avoue n'avoir rien vu arriver. Effet garanti. Enfin, plus maintenant, puisque je vous l'ai dit. Et zut.
Mais de toutes façons, cet évènement fondateur de la série ne tient pas tant par son effet de surprise que par ses implications sur le mental de Huff...

Huff___2
Un psy dépressif, nan mais sérieux... Franchement, la télévision n'est-elle pas un monde merveilleux ? On y trouve des psy dépressifs, des enquêteurs aveugles, et même bientôt des infirmières malades ! Mais d'une certaine façon, je trouve que ça fait d'autant plus de bien que ce soit ce genre de type qui déconne un peu. Je veux dire que quand un croque-mort parle à des macchabées, on se dit que vu son métier, c'est normal qu'il ait une araignée au plafond (de toutes façons c'est soit ça, soit les émanations de formol), quand un prêtre se met à faire un brin de causette à Jésus, on se dit que de toutes façons, croire ça ou autre chose, ce type avait déjà un pied dans le surnaturel... mais quand un esprit rigoureux commence à pencher du côté où il va tomber, c'est forcément un régal. D'ailleurs dans quelle mesure Huff est-il en train de lâcher la rampe ? N'a-t-il pas lui aussi des hallucinations ? On n'en est pas sûrs, en fait.

Huff___3
C'est quand on pense qu'on a déjà eu l'occasion de connaître en long, en large et en travers les problèmes qui jalonnent la vie de Huff qu'on découvre qu'il y en avait encore en réserve. Cette scène finale est poignante, d'abord parce que la relation que Huff a avec son frère est touchante, mais aussi parce qu'on comprend que notre pauvre psy ne trouvera décidément d'oreille compréhensive nulle part. Il est tout seul dans cette galère. Il faudra qu'il trouve le moyen de gérer tout ça. Le soucis, c'est que de toute évidence, son monde est plutôt habitué à ce que ce soit lui qui indique aux autres comment régler leurs problèmes...

Evidemment, j'aurais voulu en mettre plus, mais ce ne serait pas un post La preuve par trois s'il y avait plus de trois captures. Je passe donc sous silence la rencontre avec le compositeur hongrois, le fils de Huff qui vient lui remonter le moral (on aura tout vu), ou encore la sublime altercation entre sa femme et sa mère (et moi je dis qu'il y a de l'Oedipe à régler). Vous voyez ? J'ai rien dit.

Voilà, considérez-vous éduqués sur cette série, si ce n'était encore fait. Ma mission ici est finie, je repars cape au vent vers ma première saison de Big Love !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Huff de SeriesLive.
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2 janvier 2009

Service après-vente

On ne le dira jamais assez mais les soldes commencent dés janvier. Pour vous qui n'avez pas forcément eu la possibilité de tester nos premiers produits de la rubrique A vendre, joli, pas cher, une seconde chance s'offre à vous. Je vous promets en effet un échantillon, gratuit et sans obligation d'achat.

Je le prouve aujourd'hui avec cette offre de la nouvelle année : l'un de nos fournisseurs diffusera sur son antenne The Good Shepherd, film avec Matt Damon et Robert De Niro, bon, limite, on s'en fout, film permettant d'entr'apercevoir Lee Pace à plusieurs reprises. Certes, il s'agit d'un rôle plutôt secondaire, mais il est tout de même récurrent en plusieurs points du film, et surtout il y a un moment où il pisse sur Matt Damon, ce qui fait toujours plaisir. Ah, là, les comparaisons avec Pushing Daisies vont être difficiles, quand même.

IAmGonnaPeeOnYa

Si vous pouvez voir Canal+ demain soir, faites-vous une nouvelle idée de notre produit-phare de l'automne !

Toujours pas de réaction sur les épisodes SPACE 2063 que je vous avais gentillement offerts ? Bien bien bien, bah écoutez, je ne sais même pas si je vais vous donner les résultats de la Pitchenette si c'est comme ça. Je suis une Artiste, moi, je ne peux pas travailler dans ces conditions !

25 décembre 2008

Les 58 coups de minuit

C'est la belle nuit de Noël, et ce soir je vous propose un post un peu spécial : un post La preuve par six. Ce sont en effet deux épisodes qui vous seront présentés ici, et je suis certaine que vous saurez apprécier ce cadeau à sa juste valeur...

En dépit de bientôt deux ans d'existence, c'est le premier Noël que je fête sur ce blog, et je souhaitais marquer le coup ; et quelle meilleure façon pour cela que vous faire découvrir l'une des séries avec lesquelles je vous bassine depuis des lustres ?
Ce soir, un cadeau qui vient vraiment du cœur : SPACE 2063.

SPACE2063___1
La structure de ce pilote est bien l'une des rares choses dans lesquelles Battlestar Galactica n'a pas pioché (sinon, la ressemblance Cylons/IA, le look du Galactica et celui du Saratoga, certaines thématiques, ça, ils n'ont pas hésité, et tout le monde n'y a vu que du feu). En effet, une énorme partie de ce pilote est consacrée à comprendre pourquoi les personnages centraux (j'ai nommé Nathan West, Shane Vansen et Cooper Hawkes) se sont engagés dans les Marines. Cela peut d'ailleurs sembler d'autant plus étonnant que ces axes ne seront employés qu'avec grande parcimonie par la suite (et seul Nathan y trouvera une à-peu-près-conclusion), mais la vérité, c'est que SPACE 2063, avant de se présenter comme une série de science-fiction, avant même de se présenter comme une série de guerre, se présente comme une série dramatique. Du coup, on apprend d'abord à faire connaissance avec les personnages, à les apprivoiser, et à prendre la mesure de leur personnalité. Immédiatement, on est touché par la rudesse de Shane, la loyauté de Nathan ou encore le côté immature de Cooper, chacun de ces traits de caractère ayant, on le pressent, autant d'avantages que d'inconvénients.

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Chacun de ces trois personnages a, je l'ai dit, une bonne raison d'entrer dans les Marines, mais il est bon de noter qu'aucune n'est belliqueuse. Cependant, chacune nous donne un excellent éclairage sur le cadre dans lequel se situe SPACE 2063 qui, vous n'allez pas le croire... se déroule en 2063. Du coup il y a toute une époque à présenter, un contexte auquel nous familiariser ; plutôt que de parier sur ses effets spéciaux pour montrer qu'elle se déroule dans le futur (effets spéciaux qui, bien qu'ayant vieilli, n'avaient vraiment pas à rougir), la série nous parle donc d'un contexte social, scientifique, historique, et même politique. D'ailleurs, les histoires de Nathan et de Cooper se répondent entre elles : Cooper est un sans-ventre (comprenez : un être créé in vitro et né à l'âge de 18 ans, ex-race d'esclaves et de chair à canon), qui bien que libre, est confronté à un racisme violent, alors que Nathan fait les frais d'une politique de discrimination positive et est évincé du programme de colonisation Tellus, et ainsi séparé de sa fiancée. Inutile de dire que leur relation ne commence pas exactement sous des auspices favorables ! Quant à Shane, elle nous offre l'occasion de mieux comprendre la partie historique de la chose, ayant vécu de très près la guerre contre les IA (ou Silicates). Trois histoires, et surtout trois façons de nous présenter non seulement les personnages, mais aussi le contexte de la série. Je sais pas pour vous, mais je trouve ça brillant.

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C'est peu après leur arrivée parmi les Marines que ceux qui deviendront le 58e escadron vont apprendre la destinée funeste de la colonie Tellus, sonnant le glas d'une époque de Paix qui n'aura pas duré très longtemps. C'est le moment pour le pilote de s'éloigner des aspects les plus introductifs de sa trame, pour se concentrer sur le lancement de la saison. A travers ce message, on apprend cependant que la Terre est désormais fédérée, et qu'elle possède un Président (en fait un Secrétaire Général, mais vous saisissez l'idée). Ce ne sera pas du tout anodin arrivé à un certain stade de la série, puisqu'à l'occasion, SPACE 2063 se transformera également... en série politique. Et dire que vous m'avez prise pour une allumée quand j'ai comparé Battlestar Galactica à la série ! Si-si, j'ai bien vu votre air, allez.
Il ne faut pas, en effet, oublier qui est derrière SPACE 2063 : James Wong et Glen Morgan, deux hommes qui ont très largement contribué au succès et à la renommée de Chris Carter (ce sont aussi eux qui ont introduit les arcs mythologiques de Millennium, sauvant ainsi la série du chaos dans lequel elle s'était embourbée pendant sa 1e saison) de par leur amour des imbroglios à vocation conspirationnistes et/ou politiques, et qui n'ont jamais reculé devant la perspective d'inclure de nombreux axes variés dans une seule et même trame au départ fantastique ou SF. On sent d'ailleurs, à un certain point de la série, que s'ils avaient eu l'opportunité de continuer, nos deux lascars auraient, sans le moindre doute, également travaillé ce côté-là de leur histoire... notamment avec celle qui deviendra en cours de saison Madame la Présidente, un personnage complexe qui se préparait à développer des intrigues non-militaires, en dépit (ou grâce à) ses ennuis de santé. Non mais, quand je vous dis des trucs, ya une raison...

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Il faudra attendre d'être entrés dans la seconde partie du pilote pour voir arriver les Chigs (les ennemis sans visage, cachés sous leur armure), et c'est ce qui démontre qu'on n'est pas du tout dans une logique guerrière ; car la première rencontre Homme/Chig, elle ressemble à quoi ? A une étrange comparaison. Le Chig pris en otage pas le 58e est en effet très semblable à eux, à bien des égards : il porte sur lui un objet familier, semble paniqué par la situation, et finit par mourir par honneur. Dans une série qui appuie tant sur le code de l'honneur des Marines et leur sens du devoir, inutile de dire que cette première scène a de quoi étonner. Les Chigs ne sont pas dépeints comme de simples êtres sanguinaires, les vilains méchants de service, c'est juste une autre nation, et s'ils ne sont pas humains (parce qu'ils ne le sont évidemment pas...!), ils ont en tous cas des traits de caractères qui en font des personnes. Ce sera aussi cela, l'enjeu de la série : affronter la guerre avec des êtres qui, finalement, ne sont pas si différents de nous. Et devoir parfois les tuer avec cette donnée à l'esprit. C'est pour des séries comme celle-ci que je dis et répète à l'envi que la science-fiction est un genre métaphorique, vous comprenez : on parle de tuer des extraterrestres mais en fait, on parle de tuer, point barre. Les questions se poseraient, et se sont posées par le passé ce que là aussi la série n'hésitera pas à évoquer, tout autant s'il s'agissait d'humains. D'ailleurs, avec ses multiples références militaires et/ou stratégiques, notamment à la Seconde Guerre Mondiale, SPACE 2063 montre bien que ses enjeux sont de parler de la guerre en général, et pas juste de faire péter l'hémoglobine.

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A ma droite : Colonel McQueen. Rrrrraw. A ma gauche : une pauvre table innocente. Pour bien donner le ton, celui qui ne s'était pas spécialement distingué au sol pour sa franche camaraderie montre qu'il ne va pas s'en laisser compter. Le Colonel McQueen et son numéro de table volante, c'est un peu un grand classique (les personnages n'hésiteront pas à en rire ensuite, à leurs risques et périls), je dois dire. Un de ces petits moments où, vous savez ? On se cale au fond de son fauteuil parce qu'on est chez soi. Reste que ce qu'il dégage a de quoi impressionner, et c'est sans conteste le personnage le plus charismatique (bien que souvent taciturne) de la série. Aaah, le colonel McQueeen... j'en fais des rêves encore aujourd'hui, vous savez. Son regard bleu, son air fermé, ses cicatrices et sa tendance à philosopher en plein espace... Et sa femme a divorcé ? J'y crois pas un seul instant.
Cependant, ce qui se passe dés cette scène, c'est que McQueen va immédiatement et définitivement s'adjuger l'admiration et le respect du 58e escadron, pas juste parce que la table était méchante et qu'il l'a bien punie, mais véritablement parce qu'il déborde de charisme et d'expérience, ce grand bonhomme. Ils lui deviendront très rapidement fidèles, et c'est l'une des relations les plus touchantes, celles de cet escadron de têtes dures avec leur supérieur qui n'est guère plus tendre. Dés le pilote, on voit d'ailleurs comment Hawkes et McQueen fonctionnent tout de suite très bien ensemble, par des jeux de regards et un ou deux dialogues brefs mais qui en disent long, parce que ces deux hommes partagent quelque chose : leur nombril. Je me comprends.

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Est-ce la fin ? Mais non... Ça ne fait que commencer ! (celui qui trouve de quel film ce dialogue est tiré gagne un cookie à la myrtille) Il y a à la fois tout un univers, et presque rien, une seule saison, entre ce pilote et la fin de la série. Arrivée à la fin de ce pilote, pourtant en deux parties, j'ai l'impression de ne pas en avoir assez dit, et je brûle de l'envie de vous parler des épisodes suivants... De l'ambiance de peur de L'Ennemi, du sentiment d'abandon de Reste avec les morts, Pearly, Poussière d'étoiles ou Qui pilote les oiseaux ?, de comment Le Cinquième Element a tout pris dans La Permission (Coolio étant alors remplacé par Chris Tucker), des questions de spiritualité et de croyances des Silicates dans Le Cheval de Troie et La Face cachée du Soleil... Il y aurait tant à dire sur la mythologie, sur les personnages, sur les axes, sur les différentes lectures...!
Tant de choses se sont passées, depuis ce moment du pilote où Nathan a levé les yeux vers le ciel. Et puis, plus rien. Je suis partagée entre l'envie de vous parler des courriers de Shane à sa soeur, du cri de terreur de Wang dans l'épisode final, de Chiggy Von Richtoffen, de Patsy Cline et bien d'autres... et l'envie de vous faire tout découvrir par vous-mêmes, comme ç'a été le cas pour moi voilà maintenant, doux Jésus... ça fait 13 ans.

Parce que parfois on a peur que notre propre passion ne soit pas contagieuse, ou le soit trop.
En fait voilà, j'aurais dû vous en dire du mal, et vous auriez été surpris dans le bon sens... ou non, ne pas vous en parler du tout, juste vous donner votre cadeau, et ne plus rien dire.
Comme ça : favicon favicon

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture, mais c'est Noël et je sens qu'un miracle va se produire : la fiche SPACE 2063 de SeriesLive.
Et gloire aux posts qu'on peut programmer à l'avance !

15 novembre 2008

[DL] Logan's Run

Bieeeeeeeen avant le Logan de Veronica Mars, il y avait le Logan de L'Age de Cristal, soit Logan's Run, voui je suis joueuse.
Métaphore de la société moderne, la série nous présentait un monde où les gens devaient mourir à 30 ans (au cours d'une très jolie cérémonie, certes, m'enfin quand même), alors que c'est justement l'âge où on commence à découvrir ce à quoi ressemble le monde. Enfin, moi je l'interprète comme ça, hein. D'un autre côté ça va faire 10 ans que je rêve d'en avoir 30, alors je sais pas, j'ai peut-être une vue biaisée de la chose.

Logan_sRun
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le générique est vieux, certes, et il marque bien les années, mais j'adore le sentiment d'urgence provoqué tout de suite par l'alarme qui revient cycliquement pendant le thème.
Comme vous le savez (je vous en ai parlé par exemple pour The Brady Bunch), j'aime bien quand un générique essaye non seulement de nous présenter les acteurs, bon ça c'est classique, mais aussi l'histoire de la série. Résumer un pitch dans un générique, n'est-ce pas merveilleux ? Et si pratique ! Par exemple on sent sur la fin du générique de Logan's Run que le dehors, ça peut être sympa, et que peut-être le personnage de Francis va lui aussi remettre quelques petites choses en question. Mais pour s'en assurer, il faudra voir au moins le pilote...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Logan's Run de SeriesLive.

3 décembre 2008

Et pourtant c'est pas le printemps

Effectivement, depuis que j'ai ouvert toute une rubrique dédiée aux requêtes étranges qui vous mènent ici, vous vous en donnez à cœur joie. Ou bien, vous étiez pervers avant mais je m'en rends compte seulement maintenant qu'une rubrique vous est consacrée...? En tous cas vous avez les hormones en feu, pour la plupart d'entre vous. C'est pourtant pas la saison...
Ah et yen a un ou deux qui parlent de séries télé aussi, j'ai pas bien compris ce que ça foutait là.

- "lee pace hetero"
C'est un peu comme la psychanalyse : plusieurs écoles de pensée s'affrontent. Moi, j'avance qu'il est bi, comme ça tout le monde est content et a droit à un petit morceau. Je sais déjà celui que je veux, d'ailleurs.

- "traire un sex"
Euh... voir paragraphe précédent ?

- "james lafferty sort avec sophia bush"
Ça vous travaille, hein ? En fait j'ai entendu dire que, depuis l'été, elle sortait avec Conan O'Brien. Ce qui prouverait que j'ai les mêmes goûts qu'elle, et qu'il a les mêmes goûts que moi.

- "punky brouster"
C'est pas la copine de Lizzie MacGouailleur ?

- "voir des episodes de ghost whisperer"
Pour quoi faire ?

- "Kathryn Morris anorexique"
Bah ! Non ! Pourquoi vous dites ça ? C'est pas parce que ça pèse 30kg toute mouillée que...

- "à quand lady oscar sur ladytelephagy"
Mais ?! Qu'est-ce que c'est que ça ? Depuis quand je prends vos commandes ? Et depuis quand je vous parle d'animation nippone ? Vous êtes d'un présomptueux, jeune homme ! Nan parce que, vu les résultats de cette requête, je pense savoir qui en est à l'origine... très discret ! Tout ça pour dire : ne comptez pas sur un post sur Lady Oscar !
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27 septembre 2008

[DL] Ghost Whisperer

Je me souviens avec effroi du jour où j'ai regardé le pilote de Ghost Whisperer. Je me suis dit : "ce Tru Calling du pauvre ? (à moins que ce ne soit l'inverse) ...ça ne marchera JA-MAIS". Alors imaginez ma surprise quand j'ai vu que non seulement ça marchait, mais ça marchait même bien. Se référer aussi au post de tout-à-l'heure.
Le samedi, parfois, je tombais dessus, et à chaque fois je me disais avec insistance : "t'as du voir un épisode plus faible, regardes-en un autre, tu changeras d'avis". Je n'ai jamais changé d'avis. Mais j'ai ma persévérance pour moi.

GhostWhisperer
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais bon, puisque de générique il est question ici, dans le cadre de notre jeu sur les génériques, alors voici l'ouverture de Ghost Whisperer, qui me semble très réussie. C'est largement plus énigmatique et stylé que la série en elle-même, on y voit assez peu JLH, et en prime, ya un côté vaguement Carnivàlesque. Je suis donc satisfaite, et aime le générique de façon inversement proportionnelle à la série.
Il y aurait Jay Mohr dedans, ce serait impeccable. Mais j'ai ptet pas la bonne saison ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ghost Whisperer de SeriesLive.

12 juillet 2008

The truth is mine

Oubliez tout ce qui Chris Carter vous a dit : la vérité n'est pas ailleurs, c'est simplement Simon Baker qui la gardait pour lui pendant tout ce temps !

Car, chose promise chose due, on va un peu parler nouveautés ! C'est après tout le devoir de tout blog téléphagique, non ?
N'ayant pas très envie de vous faire un post argumenté vu la bête, j'ai choisi pour The Mentalist d'en faire un post La preuve par trois, parce que ya pas de quoi en faire une dissert', mais que je m'en voudrais de ne pas souligner quelques bons côtés de la série, car il y en a.

TheMentalist_1
Des bienfaits de la persistance. Les 5 premières minutes de The Mentalist étaient mortellement ennuyeuses et linéaires. Et puis vient ce dialogue et là, ma curiosité a été piquée. Mieux encore, la façon dont Gail O'Grady indique qu'elle a tout compris m'a réjouie au plus haut point. Et quand le premier coup de feu a retenti, je me suis frotté les mains et j'ai murmuré "ok, now we are speaking". Et puis, ont suivi 5 autres minutes très... blah. Et je me suis demandé si ç'allait être les montagnes russes tout le temps. Oui. A des scènes extrêmement réjouissantes s'opposent d'autres d'une banalité inouïe. On n'a rien sans rien, j'imagine. Reste que ce premier aperçu de la série est suffisamment significatif pour que, si au bout de 7mn 30, vous n'aimez pas ce que vous voyez, ne vous infligez pas la suite, ce sera exactement comme ça tout le long du pilote.

TheMentalist_2
Red John est un serial killer tout-à-fait "sympathique", dont le rapport avec Mr Jane m'a un peu rappelé la relation qu'avait Sam Waters avec "Jack", c'est-à-dire une sorte de fascination mutuelle franchement glauque. On ne le pressent pas au début mais la vraie-fausse consultation psychologique va nous permettre de découvrir que ce symbole signifie beaucoup pour notre héros. Et l'explication faite à ce moment-là sur le symbolisme de Red John permet à la scène de flashback, ainsi qu'à la chute de l'épisode, d'être impressionnantes pour le spectateur. Mr Jane est un être torturé, mais aussi un peu tordu... Il n'est pas seulement intelligent, il a quelque chose de cassé. J'aime bien ça chez lui. Espérons que ça soit poussé plus loin par la suite.

TheMentalist_3
Je suis la seule à trouver que Simon Baker semble débarquer des 70s ? Mais si, allons : le sourire adamantin, le pantalon moule-burnes, la petite vaguelette blonde sur le côté... ceux qui ont lu mon post sur The White Shadow (il n'est d'ailleurs pas trop tard pour bien faire) comprendront ce dont je parle, la ressemblance est frappante ! Bon à part ça, cette scène sent le piège à plein nez, vu qu'on a bien compris comment Mr Jane manipulait les circonstances pour mieux manipuler les gens afin d'obtenir la vérité, donc on n'est pas tellement surpris, nous non plus, que le petit tour de passe-passe fonctionne. Mais c'est quand même bien divertissant. J'en profite pour saluer toutes les têtes qu'on voit passer dans ce pilote : Gail O'Grady, Steven Culp, Jack Plotnick, Jeffrey Nordling, Zeljko Ivanek... C'est la fête du téléphage, cet épisode !!!

Bon donc en résumé, un ptit épisode inégal mais sympa, qui augure d'une série ayant un grand besoin de perfectionnement mais avec de belles perspectives lorsque ce sera fait.
Simon Baker ne me donne plus des envies de meurtre, preuve qu'il aura réussi à se mettre dans son nouveau personnage en me faisant oublier le frigide Nick Fallin, les persos du reste du cast (et notamment le malheureusement sous-employé Owain Yeoman) ont encore besoin d'être écrits pour avoir une réelle consistance, les dialoguistes sont bons mais les scénaristes un peu moins, les enquêtes sont basiques mais bien troussées, bref il y a du bon comme du moins bon, mais au moins ce n'est pas la bouse de l'année (titre qui pour le moment revient à True Blood), mais ce n'est pas non plus une révélation. Une petite série sans conséquence mais bien divertissante nous attend donc, sur laquelle garder un œil des fois que ça s'affine...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Mentalist de SeriesLive.
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24 novembre 2008

Le cinéma, ce Piemaker

Depuis l'annulation de Pushing Daisies, on voit un peu partout fleurir... non pas des marguerites, mais des espoirs. Espoir d'un comic mettant fin à la série (c'est mieux que rien mais personnellement je sais que ce changement de média me bloquera), mais aussi espoir d'un film final.
Aujourd'hui, on annonce que c'est au tour de The Riches de se conclure par un film.
Mentionnons tant qu'on y est la sortie prochaine du film de Dead Like Me, les projets sur Arrested Development (je l'avais déjà oubliée cette série-là pourtant) et Veronica Mars (il parait), les rumeurs sur LOST (mais qu'on les achève !), ainsi que les sursauts du macchabée Stargate qui se rêve en... Star Trek, dont tout justement la sortie d'un nouveau film approche (et qui à première vue ressemble à beaucoup de choses, sauf à un film de Star Trek ; voir les posts sur le sujet pour voir que je n'en pense pas forcément que c'est une mauvaise chose, d'ailleurs).

Dites-moi, qu'est-ce qu'ils ont, tous, là, avec leurs films ?

Vous connaissez ma réticence envers ce format long, dont justement je parlais il y a peu. L'inconvénient principal, c'est à mes yeux la problématique du cumul de la longueur et de la brièveté : il faut rester deux heures sur son fauteuil, mais l'histoire doit tenir en seulement deux heures. Du coup, ça change tout. Peut-être même plus encore que pour une version en comic, finalement. Parce qu'alors toute la structure est à inventer ! Et puis évidemment, il faut prendre en compte tout un tas de choses : être cohérent pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers de la série et qui vont quand même venir (les chieurs), donner le quota attendu de retournements de situation, d'action, de frissons, etc... Car disons-le, la plupart des films issus d'une série sont conçus comme des blockbusters, et non comme des films originaux et plus personnels (je vais pas parler de film d'auteur, non plus, mais on se comprend). Bref, le film, rien à voir. Du coup, c'est la porte ouverte à toutes les déceptions, et elles ne sont pas rares pour le téléphage, avouons-le, surtout que le poids de l'attente joue souvent son rôle.

Evidemment, je ressens une certaine jouissance à me dire que le cinéma semble héberger maintenant les restes de la télévision, récupérant les miettes de la gloire passée de séries qui ont quand même eu un succès suffisant pour justifier l'investissement financier dans un ultime film, donc jouissant d'une certaine aura, mais qui restent un rebut de l'industrie télévisuelle. C'est en moi la téléphage engagée qui se dit ça...
Mais une autre voix dit aussi (c'est en moi la téléphage schizophrène qui se dit ça) : pourquoi justement le cinéma donne-t-il leur chance à des projets qui sont souvent frappé du sceau de l'échec ? Car c'est quand même souvent ça, l'histoire derrière le film faisant suite à une série. On fait un film parce qu'on s'est fait court-circuiter, et qu'on n'a pas eu le temps de raconter tout ce qu'on avait à dire ; s'il venait à se faire, le film de Pushing Daisies serait probablement de cet ordre, par exemple. Et donc finalement, le cinéma semble être en berne côté créativité, en récupérant ce que la télévision a jeté pour diverses raisons (la télé est un enfant capricieux qui jette facilement ses jouets à la première humeur), mais par contre, côté liberté, finalement le cinéma aurait encore pas mal de choses à offrir, peut-être plus qu'à la télévision.

Je vous avoue que je me demande quand même comment on peut lancer le financement d'un tel projet. Je sais pas, imaginez : vous êtes Joss Whedon, vous n'avez plus aucune série à l'antenne, et vous cherchez à financer le film d'un projet (avec effets spéciaux en plus !) qui n'a même pas duré une saison ? Car Firefly est l'exemple même des séries pour lesquelles on se demande comment le miracle du cinéma a pu se produire (même s'il a effectivement pris son temps).
J'essaye de me figurer Bryan Fuller (enfin, après Dead Like Me, il doit être rôdé, le pauvre... à quand un film Wonderfalls pour boucler la boucle ?) en train de présenter son projet devant une tablée de producteurs impossibles à dérider : "Bon alors c'est une série bien onéreuse, pas très rentable, qui a été annulée après deux saisons toutes deux très courtes, audiences catastrophiques, acteurs impossibles à remplacer, et euh... voilà, c'est tout. Vous me faites un chèque ? Parce que sinon je prends aussi les cartes de crédit, les bons au porteur, et les rouleaux de pièces de 10 cents, hein". Hmmmouais.

On a souvent envie de parler des autres genres de films basés sur les séries : ah la gloire de Sex & the City, ah la renaissance du cultissime (sic) X-Files, ah la belle longévité des Simpsons... C'est facile pour ceux-là. Je ne me fais même pas de soucis pour eux ! L'opération est vouée à la rentabilité (et ça entraine d'autres types d'inconvénients de type fan-milking).

Mais pour tous ces projets de la dernière chance, tous ces revivals touchés du doigt du Piemaker (First touch, movie. Second touch, dead. Again. Forever.), j'ai quand même un pincement au cœur. On sent bien que c'est pour finir ce qui a été commencé, contenter les derniers fans enragés (ce sont les pires), mais au final, ça pose des questions, quand même.
Et au final, j'avoue que j'ai rarement l'envie d'aller les voir, ces films.

7 novembre 2008

It's not OK !

Et dire que ce n'est même pas encore Noël... pourtant voilà déjà un troisième post La preuve par trois en l'espace de trois jours (soit quatre en une semaine, mais on ne fait pas les comptes, n'est-ce pas ?).
C'est-à-dire aussi que, cette fois, je suis retombée sur une vieille pelote de laine, et je n'ai pas su résister. Starved fait partie de ces séries un peu trash que j'affectionne, justement parce que c'est un peu malsain (un peu ?!), pas forcément appréciable par tous mais définitivement couillu, et puis les acteurs sont bons (et je ne dis pas ça juste parce qu'Eric Schaeffer était dans Century City, ou si peu).

Je vous emmène dans un monde complètement pervers, où la nourriture y occupe une place démesurée... alors, c'est un conseil d'amie, ne mangez pas pendant la lecture de ce qui suit. Et encore moins une fois que vous aurez cliqué où vous savez.

Starved___1
Je n'ai pas de troubles alimentaires (enfin, euh... je ne crois pas ?!) mais je trouve qu'on compatit instantanément avec Sam dés la scène d'intro, où on peut voir ce pauvre bougre être complètement obsédé par son poids et sa silhouette. C'est la première chose à laquelle il pense au réveil et ça ne le quitte pas de toute la journée. Cette relation d'amour-haine avec la bouffe, qui conditionne tout ce qu'il fait (y compris son aventure avec la jolie Sarah), c'est hyper prenant. On y croit à fond ! C'est ptet aussi parce que le téléphage est un addict dans son genre, c'est vrai... mais ça fonctionne complètement. Et entre cynisme blasé et inquiète obsession, Eric Schaeffer nous permet de vraiment nous immerger dans ce monde complètement vicieux... en même temps il sait de quoi il parle, vous me direz.

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Et n'allez pas dire que je ne vous avais pas prévenus ! Qu'on sache bien de quoi on parle : en soi, Starved n'est pas ce qu'on pourrait appeler une série "choc", elle n'est pas faite pour entrer dans la surenchère. On n'est pas dans la démonstration à coups de gourdin. En résumé, ce n'est pas une série de Ryan Murphy, c'est ça que je veux dire. Mais en même temps, la série ne se prive pas de quelques petites scènes un peu dures... à avaler, surtout si ça peut montrer l'absurdité de ces maladies alimentaires ; et on en a la preuve dés le pilote avec une exploration assez détaillée des moeurs alimentaires de chacun des personnages, comme dans la capture ci-dessus. Tout ça sans jamais vraiment s'éloigner d'une forme de comédie très pince sans rire, qui fonctionne à fond sur moi, je dois dire. Parce que franchement, le flic qui verbalise le livreur chinois en situation irrégulière juste pour lui confisquer son paquet de bouffe, c'est déjà énorme, mais après... nan, je n'en dis pas plus. Le charme et l'impact de Starved, c'est de se laisser surprendre par l'ampleur des dégâts chez les quatre protagonistes. Au juste, je ne sais pas lequel est le plus atteint, en fait !

Starved___3
Ce groupe de parole, c'est tout un poème ! D'ordinaire, ce genre de groupes, c'est plutôt un endroit où on s'épaule les uns les autres. On imagine bien les réunions des AA (sinon il y a toujours Rude Awakening... oui, quand même, j'étais obligée de citer Rude Awakening dans un pareil post !) avec les gens qui viennent dire qu'ils ont tenu le coup, ou qu'ils ont besoin d'aide, ou que c'est la faute de leur maman qui a jeté leur nounours à la poubelle quand ils avaient trois ans, ou je ne sais pas quoi. Eh bien là pas du tout, quand la fine équipe vient à ces réunions, c'est juste pour se flageller, se faire traiter de tous les noms, et se faire invectiver par la psy. Et vous pensez que ça marche ? Je ne suis pas convaincue... La psy, en plus, est un véritable régal. Je ne sais pas où ils ont été la pêcher, celle-là, mais elle est parfaite de bout en bout.
"It's not OK !".

Bon, vous êtes prévenus, je ne vous propose pas une comédie familiale, aujourd'hui, c'est le moins qu'on puisse dire. A ne pas mettre devant toutes les paires d'yeux... Mais d'un autre côté c'est vraiment une série comme je les aime, avec à la fois humour grinçant, pitch complètement hors-normes, personnages impossibles à aimer ni détester, et bien-sûr un certain goût de la prise de risque (à défaut de prise de poids). Pas étonnant avec un pitch pareil que Starved ait fait râler les râleurs avant même d'être diffusée (le sujet est sensible, mais c'est aussi ça qui fait la valeur de cette série, non ?). Et donc pas très étonnant que ce bijou dégueulasse n'ait pas duré bien longtemps.
Bon, que dire d'autre...? A table ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Starved de SeriesLive.
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26 septembre 2008

[GAME] Devinez, c'est gagné !

Vous n'êtes pas sans savoir que dans mon chez moi informatique, c'est le branle-bas de combat depuis plusieurs semaines et que je tente d'y organiser le chaos, notamment du côté des génériques que j'essaye de rassembler quand tout plein d'entre eux sont dispersés un peu partout. Du coup je retombe sur plein de merveilles, plus ou moins insoupçonnées, et je me suis dit que j'allais faire tourner !

Alors je vous propose un petit jeu en ce premier weekend d'automne... Je vous invite à deviner "les meilleurs génériques des pires séries". En gros, il s'agit d'essayer de trouver les séries que je déteste, parfois même avec acharnement, mais dont j'adore le générique. Et chaque fois que vous en trouvez un, je l'uploade ; vous avez une semaine pour essayer d'en trouver un maximum ; vendredi prochain, je vous donnerai les titres que vous n'avez pas trouvé, mais c'en sera fini pour les videos.
Ça vous tente ?

Bon, je ne vous laisse pas comme ça, hein, je vais vous donner des indices pour chaque série concernée. Mais essayez aussi de lire un peu par-ci par-là, de voir quelles séries je n'aime pas d'ordinaire, tout ça... ça peut aider, même si je ne dis pas pour autant que toutes les séries ont déjà été mentionnées sur ce blog par le passé.

1 - Une série soapesque > General Hospital
2 - Une série au titre botanique > One Tree Hill
3 - Une série d'hôpital très inhospitalière > Kingdom Hospital
4 - Une série Raimi > Cleopatra 2525
5 - Une série I see dead people > Ghost Whisperer
6 - Une série dans l'univers des comics > Birds of Prey
7 - Une série des 80s en milieu riche > Dallas
8 - Une série avec Richard Burgi > Point Pleasant
9 - Une série au pied des montagnes > Everwood
10 - Une série trash > Nip/Tuck

Evidemment, aucun de ces génériques n'a déjà été ajouté au flacon. Donc pas de True Blood, pas d'Angela's Eyes, pas de Secret Life of the Machin Bidule, non, rien de tout ça. Mais je me suis arrangée pour qu'elles soient toutes relativement connues, je suis pas garce à ce point !
Et en plus, vous avez droit à une question (et une seule) pour chacune, vous pouvez les poser ci-dessous... indiquez simplement son numéro, ok ?

Allez, tentez votre chance, ya du générique en bonne (parfois très bonne) qualité à la clé !

18 juillet 2008

Stats life !

J'ai pas eu le temps de relever tous les mots-clés de dingues qui vous amènent ici, mais faut quand même que je souligne deux-trois trucs, parce que dans notre monde cruel, une raison de sourire, ça ne se refuse pas.

D'abord, enchantée qu'il y ait des gens qui fassent des recherches sur Frédéric Hosteing dont j'ai parlé plus tôt, et encore plus flattée que ces recherches conduisent ici. Un jour c'est ptet bien lui qui viendra me gratifier de sa présence sur ce blog !

Ensuite, les recherches ciblées avec la formule "une série + le nom de ce blog", ça fait fureur ces derniers temps, et ça me surprend. La dernière fois c'était avec Gossip Girl, cette fois on a progressé, c'est Battlestar Galactica. Ah oui le progrès est net, là, continuez.

Il y a encore quelqu'un qui était en quête de DVD Rude Awakening, et bah... non, toujours pas de nouvelles, mais cela dit, vous pouvez compter sur moi pour vous le dire à la minute où je le saurai si ça vient à se produire.

Plus tragique : "femme battue par son fils". Ne vous laissez pas faire madame.

Et puis, yen a encore un, et celui-là promis, il fait sourire, voire même rire. C'est est un qui me laisse circonspecte. Je... je sais pas, je... ça me perturbe. Je suis même doublement estomaquée. D'une part, qu'on puisse le vouloir. Et d'autre part, qu'on entre ça dans un moteur de recherche : qu'espère-t-on trouver ? Bon, donc je vous laisse avec cette révélation étrange issue d'une recherche Google (et le pire c'est quand même que ça conduit ici !) : "J'aimerais faire l'amour avec Amanda Tapping".


Oh, attendez ! Ya un bonus !!!
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Et c'est de bon coeur. Avec des myrtilles, en plus... ^_^
C'était peut-être un peu trop facile, je verrai si je peux trouver plus corsé pour une prochaine fois, ok ?

25 mars 2007

Super naturel

Où est passée cette sacrée fichue recommandation du CSA demandant aux chaînes de télé de franciser le nom de ses séries étrangères ? Il y a deux ans environ, on ne parlait plus que de ça. Tout le monde frissonnait à l'idée d'un "Perdus", d'un "L'anatomie de Grey" (les Espagnols, par exemple, n'y ont pas coupé) ou d'un "Ménagères désespérées". Et on se disait tous "putain, ce truc, c'est vraiment débile, ils nous font chier avec des conneries alors que pendant ce temps certaines diffusions sont toujours aussi calamiteuses". Oui on était très vulgaires, mais il faut dire qu'on était fâchés.

Vous vous rendez compte ? D'après ce qui se disait à ce moment-là, seuls les noms propres et noms de lieux ne seraient pas touchés par la francisation des titres de séries. On était à deux doigts de subir l'affront fait aux séries d'animation japonaise. Certains d'entre nous en étaient déjà à imaginer des prénoms de personnages francisés également. C'était la panique.

Et puis en fait, en ce moment, je n'en finis pas de me laisser encore surprendre par la programmation en France de Desperate Housewives (dont la seule prononciation est l'une des rares justifications de la francisation des noms de séries), LOST (sous-titré Les Disparus mais personne ne l'appelle jamais comme ça, évidemment), Grey's Anatomy, Commander in Chief ou encore Supernatural, plus près de nous. Il me plaît à penser que ça énervait les chaînes autant que nous.

Il faut dire qu'à l'heure où les séries sont célèbres avant même d'arriver sur notre territoire national, sous des appellations anglophones faisant 15 fois le tour du net avant que les chaînes ne pensent à leur prêter attention, il est un bien meilleur calcul de préserver cette appellation d'origine (et trajectoire) contrôlée plutôt que de la rebaptiser et recommencer la promo à zéro.

Mais alors, quid de ladite recommandation ? A-t-elle été mise à la corbeille par le CSA ? Nenni, elle est toujours là, mes amis, là et bien là, les chaînes télé doivent franciser leurs noms de programmes... mais l'alinéa IV de la chose nous explique simplement que "trois dérogations sont toutefois prévues par la loi : les titres d'émissions dont ces sociétés ont acquis les droits de diffusion et dont la conception leur échappe ; les titres constitués d'un terme étranger dont il n'existe aucun équivalent en français ; les titres qui ont été déposés à titre de marque avant le 7 août 1994". Concrètement. Ouais, donc en fait, on fait ce qu'on veut niveau séries. Et donc tout le monde a tremblé pour rien, TF1 a sous-titré le titre de LOST pour le plaisir ou quasiment, etc...

Mais en y réfléchissant, pourquoi sommes-nous si accrochés à ces titres, pour la plupart d'entre nous ? Qu'une chaîne tente de préserver le travail de communication déjà effectué outre-Atlantique (et ailleurs) autour de cette série, ça se comprend, mais quelles sont nos raisons, à nous téléphages, pour espérer que les titres seront traduits seulement si des vies doivent en dépendre ?

Est-ce parce que sur les sites, les forums et les blogs, nous parlons actuellement de Dirt, The Riches et autres Ugly Betty (et non pas d'Ordure, Les Richards et Betty la Laideron) et que nous n'avons pas envie de changer nos habitudes ? Ca se tient.
Est-ce parce que nous nous voulons puristes en appelant une série par son nom original ? Après tout, pourquoi traiter les séries différemment, par exemple, d'une "oeuvre" musicale ? Personne ne songerait à appeler la chanson de Nelly Furtado "Mangeuse d'homme", ni parler du premier album des ridicules Tokyo Hotel en le nommant "Crie (aussi fort que tu peux)". Ca se tient.
Est-ce par sentimentalisme, parce que nous nous sommes appropriés la série (et son univers) sous ce nom ? Ca se tient.

Par curiosité, pour la beauté de l'étude scientifique rigoureuse pourrait-on dire, j'ai fait une enquête sur 1 téléphage, et je me suis sondée pour savoir comment j'appelais les séries que je regarde. Et je penche pour la 3e possibilité (bien que je persiste à penser que les deux premières sont toutes aussi valables) :
- lorsque je découvre une série lors de sa diffusion française, je l'appelle par son titre local (ex : New York Unité Spéciale, Les Experts...). Même en apprenant rapidement le nom original, je ne change pas mes habitudes.
- exception à la règle ci-dessus : lorsque vraiment j'ai développé un certain niveau d'addiction et/ou d'affection (ex : Fran pour Une Nounou d'Enfer, Corky pour Corky, un enfant pas comme les autres
...).
- lorsque je découvre une série lors de sa diffusion américaine, je l'appelle par son titre original (ex : bah, il suffit de voir ce blog !). Même lorsque je finis par regarder la série en France (car il est rare que je m'en empêche) je ne m'adapte pas au nom choisi par la chaîne en France.
C'est ainsi que je finis par mélanger les titres originaux aux titres adoptés par le diffuseur français dans mes posts divers et variés, comme l'un d'entre vous ne s'est pas gêné pour me le faire remarquer. Comme vous, non ?

Les chaînes françaises (qui décidement sont meilleures en marketing qu'en diffusion) l'ont bien compris et ne suivent donc pas la directive, ou alors seulement si vraiment, elles ont un peu trop châtouillé le CSA ce mois-ci et que ce n'est pas le moment de s'attirer un blâme pour une connerie pareille, ma foi, si ça peut aider à faire passer les écarts sur d'autres sujets, on peut bien sacrifier un titre de série à l'occasion.

Du coup, même quand ce serait super facile de franciser un titre, on ne s'en donne plus la peine. Inutile de dire que la directive, le CSA peut s'en faire un sandwich et se la manger.

Où j'essaye d'en venir ?
Nulle part. C'était juste une petite réflexion, comme ça, le dimanche soir. Faut dire qu'il n'y a rien d'intéressant, côté séries, à cette heure-ci.

19 mai 2008

Ex and the city

Ce week end, ma soeur et moi faisions Sex & the City à deux : après un début de soirée dans un musée, on a passé le reste de notre samedi soir à siroter de délicieuses petites choses roses et sucrées (des milk shakes, pas des cosmo... zavez vu les prix rien que pour un milk shake à Paris, alors un cosmo !?) tout en parlant de cul. Evidemment l'une de nous a fait la comparaison, et nous nous sommes demandées si nous irions voir le film.

Parce que la question devait nécessairement se poser à un moment ou à un autre.

sexandthecity_zamovie

Surtout que, même si je ne suis vraiment pas le même genre de nana que les héroïnes de Sex & the City (ou alors, à la grande rigueur, Miranda, mais pas complètement... disons que je ne m'identifie pas à elle mais c'est la seule que je tolèrerais comme amie !), j'ai toujours eu beaucoup d'affinités avec la série. Je la retrouve toujours avec le même plaisir, quel que soit l'épisode qui passe (et Dieu sait que M6, comme moi, semble ne pas pouvoir s'en passer).

Il y a tous les épisodes qui me font rire (ou plus souvent sourire car je me refuse à catégoriser Sex & the City comme une série humoristique), et puis surtout tous ceux qui m'émeuvent beaucoup. Il y en a plusieurs, mais citons principalement La douleur exquise, dont j'ai déjà parlé mais, une fois n'est pas coutume... c'était dans mon blog perso ! Et puis il y a, dans une moindre mesure (je suis émue mais je n'ai pas besoin d'aller jusqu'à pleurer), l'ensemble de la sixième et ultime saison.

Depuis que je l'ai vue, je n'ai de cesse de répéter à qui veut l'entendre (et hélas pour mon entourage, aux autres aussi) que cette sixième saison, et notamment son final, étaient d'une telle perfection, qu'à eux seuls les deux épisodes du final méritaient une septième saison.

Donc avec tout ça, on se demande quand même un peu pourquoi je me demande si je vais aller voir le film ! C'est que justement, tout était si parfait... Je suis restée sur une si bonne impression. Chaque fois que je revois les épisodes à la télévision, j'y vois ce que j'ai aimé. Je n'y redécouvre pas la série, je n'y aperçois pas les défauts qui m'avaient échappé ou que j'avais occultés, non, mon regard ne se dirige que sur ce qui me renvoie à l'histoire si intense que j'ai avec cette série qui a su me toucher et, surtout, le peut encore. Montrez-moi une toute petite photo de Miranda donnant le bain à sa belle-mère et je vous suis toute acquise, désarmée dans l'instant. La moindre suggestion de la complicité qui unit Charlotte et son schmuck, et je fonds littéralement. Voir Smith esquisser la difficile position de la main me coupe immédiatement le sifflet. L'énumération s'arrêtera à trois, Carrie et moi sommes irréconciliables (pour tout vous dire, si c'était l'une de mes amies, elle ne le serait plus depuis longtemps...). Mais toujours est-il que c'est quand même l'une des rares séries à s'être finies en beauté, dans une espèce de grand Schelem impeccable, et ça ya quand même pas des masses de séries qui peuvent s'en enorgueillir !

Combien de fois le téléphage se prend-il la tête entre les mains à la fin d'un series finale, l'air désolé, pour dresser mentalement la liste des ratages, erreurs, et autres dommages collatéraux sur cet exercice de style suprême, peut-être plus difficile encore que le pilote (et c'est une pilotovore qui vous le dit !), qui est celui où il faut clôturer proprement une série ? Combien de lettres inachevées ou postées sur un forum, pour saluer ou conspuer tel ou tel final ? Hein ? Oui, vous, là ! Combien ? Et ceci sans compter les séries qui n'ont pas eu la chance d'avoir une fin... et elles sont là aussi légion.

Vouloir tenter le sort ? Prendre le risque de briser en miettes cette étonnante concordance d'évènements et de talents qui ont permis que Sex & the City se finisse de façon, nan, pas satisfaisante : j'ai dit parfaite ! Et j'assume !

Eh bien, c'est dans ces cas-là qu'un téléphage assume son étrange identité et déclare à la face du monde : j'aime trop cette série pour aller voir le film !

PS : mais comme dit ma soeur, ça veut pas dire que je ne finirai pas par le voir lorsqu'on m'offrira le DVD par exemple... Ça mériterait réflexion, de déterminer en quoi voir le film au cinéma semble une plus grande prise de risque, d'ailleurs.

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture (mais je savais par mes mots-clés que vous étiez des cas) : la fiche Sex & the City de SeriesLive.

8 novembre 2007

Ratées

Nous sommes le premier jeudi du mois et... ah bah tiens, c'est l'heure du podcast ! Comme le temps passe vite quand même, je suis même pas sûre d'être déjà remise de certaines révélations sur KYLE XY...

Pour vous faire patienter jusqu'à la mise en ligne, j'ai décidé de ce soir de vous parler de femmes. De nanas. De gonzesses. Non désolée yaura pas de photo à l'appui. Je me demande si par féminisme, ou peur du féminisme je ne sais pas, il ne manque pas un type de personnage féminin à la télé, en matière de rôle principal : la nana-looser ou au moins, sacrément marginale.

En cette saison où les geeks ont plus de temps d'antenne que jamais, après le succès remporté par My name is Earl par exemple, je me demande sincèrement où est l'équivalent féminin de tels personnages. Les femmes ont finalement toujours le beau rôle. Si elles ont des problèmes dans la vie, c'est parce qu'elles sont torturées par leurs démons intérieurs, pas parce qu'elles ont clairement fait les mauvais choix. Si elles sont dans la panade, c'est parce que si, ou parce que ça... J'étais frappée par la condescendance de Saving Grace vis-à-vis de son personnage principal, par exemple, même alcoolique le regard reste complaisant (elle a buté un mec nom d'un chien !). Je cherche les femmes ratées. Je ne comprends pas qu'aucun exemple ne me vienne à l'esprit d'une femme qui, franchement, ne serait un exemple pour personne, tandis que j'en vois au rayon hommes.

Pourquoi trouver des circonstances atténuantes à ces femmes ? Pourquoi tenter de les comprendre quand on peut condamner sans retenue plusieurs personnages masculins. Pourquoi cette sorte de... discrimination positive ?

Les femmes ne sont pas vouées à s'en sortir mieux dans la vie que les hommes. Il n'est pas dit qu'elles trouvent plus facilement leur place dans la société. Pourquoi le fait d'être une femme nous garantit, au moins à la télé en tous cas, un regard plus complaisant sur nos agissements, les conséquences de nos actes, et notre mode de vie ? Pourquoi ces femmes se retrouvent-elles excusées soit par des tragédies antérieures, ou des amis qui la soutiennent tout de même ?

Eh bien non, je refuse ces personnages féminins auxquels on trouve des circonstances atténuantes ou des personnes pour les aimer malgré tout ! Je revendique le droit au néant intellectuel, à la moralité zéro et la marginalisation totale !!! Vous faites ce que vous voulez, mais à la saison prochaine, entre deux grèves, messieurs les scénaristes, trouvez donc le moyen d'écrire un rôle du genre d'une terrorriste et infanticide ! Merde à la fin, nous aussi on a le droit au ratage complet, quoi !

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

17 juillet 2007

Premier semestre concluant

Je me dois de le confesser, j'ai toujours regretté de ne pas être allée dans une fac américaine. Maintenant je suis vieille et c'est trop tard, et puis surtout j'ai pas pensé à économiser lorsque j'ai eu 4 ans (c'était de l'inconscience et je m'en rends compte à présent), mais ce regret est là, tenace, et j'aurai toujours un pincement au coeur en pensant que j'ai loupé cette expérience en apparence unique.
Pour enfoncer le clou, j'ai regardé l'autre jour le pilote de GREEK, histoire de vraiment me faire du mal. Voilà les trois choses que j'ai retenues de ce pilote, youpi chouette, c'est un article de la catégorie La preuve par trois !!!

Greek_pilot_1
Je m'attendais à un humour gras et sans nuance, et des intrigues hautement banales (après tout on parle d'ados, c'est rare que qui s'y frotte ne s'y pique pas). J'ai été surprise, dés les premières scènes, par l'étonnante subtilité de certains dialogues, et des gags comme je les aime, c'est-à-dire en demi-teinte. Cette scène en est un parfait exemple...

Greek_pilot_2
Rusty a l'air d'un pauvre geek, il est chétif et pas très avenant à première vue, mais ce qui est particulièrement bon dans ce pilote, c'est qu'il y a plus que ce qu'on peut voir de prime abord. Ainsi le personnage est bien plus nuancé que je ne m'y attendais (comme, dans une moindre mesure, sa frangine Casey), et ce sont là encore de petites subtilités qui nous amènent à le comprendre, comme la réaction de l'ex de Casey dans la scène de la beuverie (qui, je tiens à le préciser, est précédée d'une excellente scène de recrutement de newbie). Au mec qui agresse Rusty parce qu'il a craché sa tequila sur sa copine, Rusty lui rétorque vertement que ce n'était pas mieux de laisser des mecs lécher du sel sur son ventre... ce qui, tout de suite, donne une autre dimension au bonhomme - la première d'une longue liste. Car Rusty n'est pas un gamin coincé et incapable de socialiser, il est même à l'aise lorsqu'il s'agit de rentrer dans le lard de l'armoire à glace qui sort avec sa soeur un peu plus tard. Bref tout un tas de petites séquences qui font qu'on affectionne très vite ce drôle de gaillard !

Greek_pilot_3
Pendant que Casey tente de sortir discrètement de la chambre de son ex où elle a passé une nuit qu'elle n'aurait pas dû (on imagine comme son secret va être bien gardé avec ce public), Calvin, lui, a eu la possibilité de connaître une autre façon de sortir de la fraternité au petit matin et donc d'éviter l'humiliation publique (d'autant qu'il y a là le prélude d'une intrigue intéressante sur le statut de l'homosexualité dans la communauté estudiantine) ! C'est un peu salaud de la part de Cappie de ne rien avoir dit à Casey mais d'un autre côté, il faut bien admettre que ce gars dégage un tel potentiel sympathie qu'on a du mal à vraiment lui en vouloir (en plus, on a vite fait de développer des tendance au shipping entre ces deux-là). Bon, outre les coucheries (c'était inévitable, hélas) de Casey, il est intéressant de voir comment les relations et les hierarchies se nouent entre garçons et filles, entre fraternités ennemies, entre anciens et nouveaux... Toute cette mécanique est bien huilée : elle a ses règles, elle a ses coutumes. Comme le souligne Rusty, d'ailleurs, c'est une tradition vieille de deux siècles, ça force le respect !!!

Bref vous l'avez compris, je suis de bonne humeur même près de 48h après avoir vu le pilote de GREEK (certes mon hilarité s'est vue prolongée par la vision de Painkiller Jane ensuite, mais cela fera l'objet d'un post à part !), je ne dis pas que c'est la série de l'année mais elle mérite de l'attention, et la mienne sera soutenue !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche GREEK de SeriesLive.
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28 juin 2012

Perdues de vue

C'est encore l'une de ces histoires stupides de rendez-vous manqués.
L'an dernier, j'avais commencé Winners & Losers avec la conviction d'avoir trouvé une petite dramédie fraîche, sympathique, avec des personnages extrêmement attachants, et j'étais bien décidée à suivre les aventures de Frances, Sophie, Bec et Jenny, ces amies d'enfance qui, à la faveur d'une soirée de réunion d'anciens élèves, se retrouvent à nouveau liées les unes aux autres par un extraordinaire gain au loto (ça ne fait pas de mal que la série soit diffusée en lien avec le tirage du loto, vous vous en doutez...).

Le problème est qu'au départ, la première saison devait faire 13 épisodes, et pour ça, je me sentais d'attaque. Mais quand la commande a été étendue à 22 épisodes, j'ai reculé devant l'ampleure de la tâche car mon planning était trop chargé.

"Je reviendrai plus tard", me suis-je promis, "quelque part pendant des vacances, ou un peu avant que la série ne revienne à l'antenne", puisqu'une saison 2 a vite été demandée par Seven. Les jolies promesses que voilà.

WinnersandLosers

Quelque part en ce mois de juin, j'ai vu passer l'annonce du retour de la série. Vite, vite ! M'y remettre, finir la saison 1, et embrayer sur la seconde, vu que c'est l'été et que j'ai plus de créneaux disponibles.

Mais entre la préparation du SeriesLive Show (qui a requis le visionnage de l'intégrale de Carnivàle, entre autres, si vous vous souvenez) et le reste, impossible d'avancer suffisamment vite, d'autant que j'ai évidemment repris depuis le pilote, et pas à partir de là où je m'étais interrompue.
Vendredi dernier, j'avais un joli post en brouillon dans la catégorie To be continued... avec les premières captures des premiers épisodes, mais impossible de finir à temps. Pas grave ! Je me suis une fois de plus promis que, tant pis, exceptionnellement je posterai mon To be continued... après la reprise de la série. Mais force est de constater que je n'ai pas assez avancé, que demain c'est vendredi, et que je ne suis toujours pas au point sur Winners & Losers.

Facteur aggravant, le fait que je sache que de nouveaux épisodes continuent de tomber alors que je fais mon rattrapage en quadruple vitesse est un peu décourageant (outre le fait qu'avec le nouveau boulot que j'ai commencé cette semaine, j'ai moins de temps libre). Et le mental joue beaucoup, comme chacun sait, dans ce genre d'entreprise.

Je m'y suis mal prise et c'est un fait : j'ai attendu que paraisse l'annonce de la date du retour de la série (alors que ce genre de choses, en Australie, a tendance à se faire dans une fourchette de 2 à 3 semaines maximum avant la date en question, ce qui laisse peu de temps pour insérer un marathon), j'ai mal plannifié mon visionnage avec ce que j'avais également sur mon "planning", et j'avoue bien volontiers m'être laissée dépassée par d'autres choses (comme par exemple le pilote de Bunheads, que je n'étais pas obligée de revoir 712 fois... moi et ma monomaniaquerie, hein !).

Et le pire c'est qu'à chaque fois que je me pose devant un épisode, même si je l'ai déjà vu, j'y prends un grand plaisir, retrouvant l'affection pour les héroïnes, l'ambiance pétillante de la série et tout ce qui fait son charme d'une manière générale, quand bien même elle ne fera jamais partie des grands crus de ma collection de séries (ou de ma collection de séries australiennes ; d'ailleurs concernant l'achat du DVD, je ne suis pas encore fixée). Winners & Losers est une petite chose attachante et légère, pleine de coeur et d'énergie, et je retrouve même l'envie de baiser le sol foulé par Virginia Gay, que je ressentais pendant mon visionnage des premiers épisodes de la saison 1.
Mais voilà, là je sens bien que les conditions ne sont pas optimales et que je ne vais probablement pas aller au bout. La saison nippone est sur le point de commencer, maintenant (ce qui signifie non seulement des pilotes mais aussi la rédaction d'un ou deux bilans de la saison précédente), et récupérer le retard accumulé sur Winners & Losers va devenir de plus en plus difficile ; je ne veux pas non plus que ça se transforme en corvée pour autant.

C'est vraiment décevant de se fixer un rendez-vous et d'être incapable de l'honorer. J'ai conscience de marcher au coup de tête et au coup de coeur, mais pour une fois que j'avais pris une résolution pour essayer de ne pas me faire avouer, et je me retrouve à mi-chemin entre honorer ma promesse et complètement rater mes retrouvailles avec la série.
Ca n'arrive qu'à moi, ce genre de mésaventures ? Soyez chics, dites-moi que je suis pas toute seule dans ce genre de déconvenues...!

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