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ladytelephagy
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24 août 2011

Ici et ailleurs

Certes, le mois de septembre s'annonce comme un peu chaotique, mais, lentement mais sûrement, les posts plus longs vont reprendre. En attendant, mon cagoulage de The Cult vient de finir, et je ne me rappelle plus qui me l'a recommandé mais au vu des premières minutes, c'était vraisemblablement quelqu'un de très bien intentionné à mon égard, car The Cult est, dés les premières minutes, prenant et captivant, sans céder un pouce de terrain à la facilité. Tout ça sur un sujet très rare dans les séries...
Je sens que ça va être une grande histoire, du moins si j'arrive à cagouler les épisodes suivants, le pilote ayant déjà été difficile à récupérer. On en reparle dés que possible.

TheCult
Sinon, hier je me suis enfilé 5 épisodes de Yuusha Yoshihiko to Maou no Shiro, énième revisionnage du pilote inclus, et c'est rare que je me poile autant devant une comédie japonaise. C'est pas forcément fulgurant d'humour subtil, mais ça fait du bien partout dans ton corps.

Deux séries qui illuminent ma semaine. Alors que dans un tout autre registre, je peine un peu à finir la 5e saison de Friday Night Lights. Ce n'est pas tant une question de qualité de la saison elle-même que le regret de ne pas trouver quelque chose d'aussi impeccable que la 1e saison. Mais bon, ce sera fini dans quelques jours de toute façon, simplement je traine un peu la patte, c'est tout. J'aurai vraiment eu une relation compliquée à cette série jusqu'au bout...

Mais, alors que je prépare activement mon déménagement, qui aura lieu courant septembre (du coup je repasserai au format "un post chaque vendredi. minimum" le temps que ça se calme), je cherche surtout des idées de séries à regarder lorsque je serai coupée d'internet. J'ai l'embarras du choix, avec toutes mes acquisitions de ces derniers mois, mais il est devenu difficile de choisir !
Donc tout avis sur le sujet sera le bienvenu...

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6 février 2012

Tu seras un parrain, mon fils

TheStraits

Les Soprano n'a jamais été ma tasse de thé. Il faut croire que le sang italien ne coule pas assez abondamment dans mes veines pour m'intéresser aux histoires de mafia en général, d'ailleurs.

C'est peut-être ce qui explique ma réaction assez froide face au pilote de The Straits, une série australienne qui se déroule dans les Torres Strait Islands, là où l'Australie fricote avec la Papouasie Nouvelle-Guinée. Le décor est donc exotique par définition, et les promos bleus et turquoises étaient là pour nous le rappeler, mais en-dehors de ce contexte baigné par le soleil, on est dans une histoire de famille mafieuse assez typique. Disons qu'en définitive, on a surtout changé d'accent.

Harry Montebello est un parrain comme tant d'autres de par le monde, qui gère un business qui est à cheval sur deux marchés : les armes et la drogue. La famille Montebello est respectée dans les environs, mais voilà, comme c'est souvent le cas avec l'âge, Harry commence à réfléchir à ce qu'il va laisser derrière lui, et surtout, à qui. Avec son épouse Kitty, il a eu quatre enfants : Marou est leur premier enfant, mais le couple a ensuite adopté Noel qui est en réalité plus âgé. Ensuite viennent Sissi, leur unique fille, et le petit dernier, Gary.

Le problème c'est qu'en réalité, il n'y a pas vraiment de lutte de pouvoir au sein de la famille. La tradition indiquerait que le business revient à Marou, qui est le fils aîné naturel ; mais d'une part, Marou n'est pas du tout attiré par ce plan de carrière, et puis surtout, il est bien trop gentil (a-t-on idée !). Sissi, elle, a fait des études, c'est la tête de la famille, mais elle n'est pas vraiment une meneuse, même si elle serait idéale comme comptable. Gary, lui, est le jeune chien fou, l'inconséquent qui vit de conneries, de drogue et de coups de tête. Qui est-ce qu'il reste ? Noel. Après tout, il est le plus vieux des fils, non ? Sauf que Noel n'est pas un "vrai" Montebello, et surtout c'est une tête de pioche, une brute épaisse qui n'en fait qu'à sa tête, et il est incapable de se maîtriser ou d'obéir à une quelconque règle. Pas vraiment le genre de gars à qui on a envie de laisser une lucrative affaire comme le business illégal des Montebello !
Du coup, le père Harry, il a un mal fou à passer les rênes. Oh, ne vous y trompez pas : Noel a TRES envie de devenir calife à la place du calife. Mais il n'est pas prêt du tout. Et tout en se gardant ses trois autres enfants sous le coude, on sait jamais, eh bien Harry va tenter de mater son fils Noel, de le dresser pour en faire un "bon" parrain.

Il y a donc à la fois des éléments très classiques, et d'autres plutôt originaux, dans la structure de The Straits. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui aiment le genre, j'imagine, car ainsi, certaines caractéristiques étant conservées, et d'autres prenant une certaine liberté avec les habituels canons de la série sur la famille mafieuse. Ajoutez à cela un cadre un peu trop paradisiaque pour être honnête et vous obtenez un cocktail loin d'être désagréable.
Avec une recette oscillant aussi bien entre créativité et conservatisme, pas étonnant que, le soir de son lancement sur ABC1 jeudi dernier, la série The Straits ait fait parler d'elle au point de devenir un trending topic instantané (et unanimement extatique) en Australie !

Alors qu'est-ce qui cloche ? Pourquoi j'ai attendu la fin de la première partie du pilote pour accrocher, et pourquoi seulement 599 000 spectateurs ont été comptabilisés devant ce même pilote, dans une case où d'ordinaire on en compte plus de 900 000 ? Pourquoi se retrouve-t-on dans la situation où peu de monde a regardé la série, mais ceux qui l'ont regardée ont eu envie de la commenter positivement et abondamment pendant la soirée... sans que, pourtant, en 1h45 de diffusion, ce chiffre n'ait réussi à progresser ?

Certes, il y a l'aspect promotionnel : The Straits n'a pas vraiment fait l'objet d'une campagne comme celle de The Slap (il faut dire que le succès du roman d'origine aidait), produite par la même compagnie, pas d'affiches placardées partout, de posters sur les bus... Il y a aussi le fait que le jeudi, ABC1 a un mal fou à trouver de quoi rivaliser avec l'émission de télé réalité My Kitchen Rules (qui en plus, démarrait plus tôt) et que, la chaîne publique ne proposant pas de publicité, les deux premiers épisodes ont été diffusés sans la moindre pause, et on peut comprendre que ça ne soit pas encourageant pour prendre en cours de route. Il y a, enfin, quelque chose de plus particulier à la série : The Straits est très particulier, de par sa situation géographique et la culture de ses protagonistes ; c'est un peu comme espérer qu'une série se déroulant en Corse, avec un peu de patois corse et des références aux traditions corses, captive toute la France (ce qui est bien c'est que le thème de la mafia s'appliquerait tout-à-fait à mon exemple).

Mais surtout, il y a le fait que The Straits est quand même, malgré ses qualités, une série loin d'être irréprochable, n'effleurant même pas en rêve la perfection.

Son pilote commence avec une suite de scènes qui, si elles ne sont pas ratées, sont prévisibles, et réalisées sans grande imagination. La plupart de ses personnages mettent un temps fou à devenir ne serait-ce qu'un tantinet attachants et humains, restant longtemps très unidimensionnels. Et puis, la direction d'acteur semble aller à vau-l'eau (c'est particulièrement visible quand les scènes sont supposées être choquantes, d'ailleurs), or c'est quelque chose qui devient vite vital dans un ensemble show où les acteurs doivent essayer de tendre vers un même but, un même esprit, une même image. Il y a clairement des maillons faibles dans ce cast, d'ailleurs (bien que je n'aie rien au demeurant contre le regard vert d'Aaron Fa'aoso, fort regardable au demeurant, mais qui a tendance à se borner à cela).

The Straits a donc des défauts. Ils s'atténuent avec les minutes, mais clairement, la série autant que sa programmation révèlent des maladresses qui mises bout à bout, peuvent devenir de véritables handicaps.
Peut-être que quelqu'un ayant aimé Les Soprano trouvera certains de ces handicaps tolérables ; peut-être qu'au contraire, l'excellence (présumée) de la fameuse série de HBO ne portera que plus préjudice à la série australienne. En tous cas, ça m'étonnerait qu'au terme de ses 10 épisodes, The Straits obtienne une saison 2. Tentez donc le coup tant qu'il est encore temps...

19 août 2011

[DL] Alphas

Pour être tout-à-fait sincère, je suis un peu à la bourre sur Alphas. Je n'ai pas eu un coup de coeur, c'est clair, mais d'un autre côté je n'ai pas eu envie d'arrêter non plus, ce que m'a confirmé le deuxième épisode qui, très axé sur la mythologie de la série, m'a résolument donné envie de laisser encore quelques épisodes à la série avant de me faire une opinion définitive à son sujet.
Le problème c'est que, avec tout le reste, et notamment l'intégrale de Friday Night Lights (j'ai fini la saison 4 ce soir donc à moins d'une autre envie monomaniaque, c'est bientôt réglé), je n'ai justement pas dépassé le stade du deuxième épisode. En téléphagie comme dans le reste, il y a des priorités.

Alphas
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Il faut dire qu'entre deux idées sympathiques et/ou intéressantes, Alphas persiste à offrir un divertissement trop peu ambitieux, et le générique le montre assez bien. Quand on a vu ce que la série pouvait offrir en termes d'esthétique pour les "pouvoirs" de certains de ses personnages, à l'instar de mes deux favoris Gary et Rachel, on ne peut qu'être déçu par le rendu si peu imaginatif de ce générique qui se contente d'aposer des images de personnes plus ou moins douées et de truc-muches scientifiques qui n'excitent plus personne depuis que CBS montre 25 plans de coupe de cerveaux par semaine dans Les Experts Naypyidaw. Quant à la musique, plus passe-partout, ça s'est déjà vu, mais plutôt dans des comédies que dans des séries de SF ou fantastique où, d'ordinaire, on essaye de faire mieux que ça.

A l'image de la série, le générique est donc placé sous le sceau du "peut mieux faire". Mais mieux sera-t-il fait ? J'espère le découvrir bientôt, parce que sinon je ne vais pas me mettre la rate au court-bouillon. D'un retard à l'arrêt total d'un visionnage de série, il n'y a pas loin...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Alphas de SeriesLive.

1 janvier 2011

To be continued... V

On a pas mal dit que Caprica en avait bavé en grande partie à cause de sa diffusion erratique. Vous voulez qu'on parle de celle de V ? C'est également le grand n'importe quoi qui a dominé. Peut-être que la SF serait moins en difficulté si les chaînes commençaient par diffuser ça proprement, vous ne croyez pas ? Moi, si.

Alors dans ces coups de temps-là, on est quand même bien contents d'avoir quelque chose pour se rafraîchir la mémoire, comme les posts To be continued..., par exemple. Je rappelle le concept pour ceux qui débarquent ; il s'agit de revenir sur les épisodes déjà diffusés de la série, sur la base de : une capture = un épisode = une phrase. Et tant que les chaînes continueront de laisser des mois et des mois se passer entre deux saisons (ou pire, deux morceaux de saison) cette rubrique aura, hélas, une longue vie devant elle... si les Visiteurs ne nous annihilent pas d'abord, donc.

VNewGen___1x01
1x01 - We are of peace. Always. You wish.

VNewGen___1x02
1x02 - La normalité, elle a fui à notre arrivée.

VNewGen___1x03
1x03 -
S'il y a bien quelque chose que les Visiteurs ont compris, c'est le pouvoir de l'image.

VNewGen___1x04
1x04 -
Et après ça on s'étonne qu'il y ait des gens qui se méfient des hôpitaux...

V___1x05
1x05 - Si vous ne craigniez pas encore les V's, sachez dorénavant que oui, ils ont le pouvoir de réaliser tous vos cauchemars les plus fous.

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1x06 - Six épisodes pour en arriver là, quand même.

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1x07 - Les Visiteurs débarquent, nous privent de nos emplois, se reproduisent à vitesse grand V... je vais vous paraître raciste mais c'est quand même pas normal, la Terre, tu l'aimes ou tu la quittes !

V___1x08
1x08 - Vu le mal qu'elle se donne, Anna a vraiment intérêt à avoir un but ultra-machiavélique, sans quoi tout ça aura vraiment l'air ridicule rétrospectivement...

V___1x09
1x09 - Et en plus, les Visiteurs ont aussi une sous-race d'assassins, quelles charmantes petites bêtes !

V___1x10
1x10 - Le premier épisode à remettre en question certaines évidences, et dans le même temps à offrir une vraie bonne scène dramatique.

V___1x11
1x11 - C'était sans doute la cruauté de trop.

V___1x12
1x12 - La plus belle des victoires...

J'aime mieux vous dire que là, vous n'avez plus aucune raison pour zapper la série, surtout que TFHein s'en est mêlée aussi. Donc autant vous prévenir, si les audiences ne remontent pas, ça va chier. Je pourrais même appeler Anna pour vous faire un suçon dont elle a le secret...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche V (New Gen) de SeriesLive.

9 août 2011

Le freak, c'est chick

En 11 épisodes de champagne, de soirées dans l'espace VIP, de robes chatoyantes et de papotages au boulot, les gonzesses de Single Ladies auront offert un constat bien triste de ce que veulent les femmes. Elles veulent : se marier à tout prix (Val), se trouver un mec riche qui subviendra à tous leurs besoins et surtout au reste (Keisha), et se libérer sexuellement et professionnellement sans que le petit mari n'en prenne trop longtemps ombrage (April). Bref, elles veulent tout, sans rien en échange, sans rien avoir à donner, juste parce qu'elles estiment qu'elles le méritent bien. Si les nanas ne vous exaspèrent pas déjà, un visionnage de Single Ladies devrait donc rapidement pouvoir arranger ça.
Mais, pire encore, Single Ladies offre un constat tragique de la façon dont les hommes ont tendance à réagir à tout cela. Et ils ont tendance à ne pas le vivre avec la classe espérée : ils s'enfuient (Quinn), ils mentent (Malcolm), ils font du mal à dessein (Darryl).
Charmante galerie de personnages en vérité.

Mais après tout, Single Ladies n'a jamais eu pour vocation de rendre ses personnages sympas. En fait, elle n'essaye même pas, et c'est certainement l'un de ses traits les plus saisissants. Elle préfère compter sur l'identification pour faire pardonner les défauts. Ainsi, Val est la fille qui veut absolument se marier et ne cherche un homme que dans ce but, dans lequel les désespérées du mariage se retrouveront si facilement. Keisha est une calculatrice vénale, une voleuse et même une pétasse de première, mais elle a le sens de la petite phrase, elle a du tempérament, et surtout elle est toujours là pour aider quand on a besoin d'elle. April est au quotidien douce, raisonnable et conciliante, ça permet d'oublier qu'elle pensait pouvoir se taper le maire sans qu'il n'y ait de conséquence sur son mariage ou sa vie publique, et que pendant tout ce temps elle a menti à son mari (certes étouffant) et même ses amies comme une arracheuse de dents ; une fois libérée de son mari, elle devient une emmerdeuse patentée au boulot où elle a décrété qu'elle allait avoir une promotion quoi qu'il arrive.

Du coup, obsédées par le mariage, l'argent et la réussite, elle sembleraient finalement bien exécrables vues de l'extérieur. On n'aura pas beaucoup l'occasion de les découvrir sous ce jour puisqu'un maximum de scènes les font interagir les unes avec les autres, leur permettant de se renvoyer mutuellement l'image de filles sympas, drôles, spirituelles, intelligentes et même fragiles. Comme une vraie bande de gonzesses, elles ont l'impressionnante faculté de se poser comme victimes même quand ce sont elles qui foutent la merde dans leur propre vie.

Single Ladies décomplexe ses spectatrices. Les travers, les exigences et les excès des filles deviennent acceptables grâce à l'ambiance de camaraderie détendue des personnages. Là où Sex & the City (incontournable référence du genre, et en fait mère de toutes les séries chick) offrait une chronique oscillant avec à peu près élégance entre loufoquerie, tendresse et romance sexy, Single Ladies se prend au sérieux en permanence et légitime les actions de ses héroïnes (et donc de ses spectatrices) en les faisant passer pour de pauvres Cendrillons qui ont chacune un plan pour assurer leur avenir grâce aux hommes : l'une en se trouvant un mari enchaîné à vie, l'autre en se trouvant un mécène au portefeuille en corne d'abondance, la dernière en progressant dans son métier en jouant les harpies sur quiconque ne lui offre pas sa promotion dans la seconde. Qu'au passage elles semblent se comporter comme des enfants et/ou des garces n'a aucune espèce d'importance. La fin justifie les moyens.
Comme si elles devaient trouver un plan pour se défendre, comme si leur existence terriblement compliquée impliquait l'élaboration de mécanismes sociaux de défense (en fait, d'attaque), les héroïnes de Single Ladies envisagent leurs relations aux hommes comme des garanties à verrouiller pour sécuriser leur avenir émotionnel, financier ou professionnel.

Et si le message terriblement sexiste de Single Ladies passe si bien, c'est donc grâce à son univers bling bling. Car comble de l'ironie dans un univers où les héroïnes agissent comme si leur sécurité était en jeu, l'argent n'est jamais un problème, seulement une question. Les appartements sont chics et chichement décorés, les dîners sont hors de prix et toujours en bonne compagnie, les robes sont pléthoriques et parfaitement accessoirisées. C'est que ces dames ont leur standing, voyez-vous, et qu'un homme incapable de les traiter comme des reines ne mérite, au mieux, que d'être considéré comme un jouet sexuel. Il faut voir la mine ravie de Val quand l'une de ses conquêtes (avec qui elle n'a encore jamais concrétisé) la baigne et la met au lit comme une petite princesse, des générations de féministes se retournent dans leur tombe. L'homme, une fois qu'on lui a mis le grappin dessus, a intérêt à obéir au plus futile et infantile des caprices.

Conçue pour un public féminin, urbain, et élevé dans une certaine culture des rapports hommes/femmes (admirez l'euphémisme), Single Ladies véhicule des images sexistes, limite avilissantes (pour tout le monde), mais avec un alibi glamour inattaquable, et à l'aide de répliques over the top hilarantes (plus ou moins exprès). Regardée avec de la distance, la série est amusante, et sans conséquence.
Mais je me méfierais comme de la gale d'une nana dont ce serait l'une des séries préférées (comme on peut en lire d'édifiantes preuves sur Twitter les soirs de diffusion). Fort heureusement, ce genre de bestioles a peu de chances d'être croisée parmi les téléphages francophones, puisque je doute que nous ayons été bien nombreuses à suivre la première saison.

Le plus triste, c'est que je regarderai probablement quand même la seconde, car nulle part ailleurs on ne trouve de sorties aussi tragi-comiques que celles de Keisha...

SingleLadies-Keisha-1SingleLadies-Keisha-2SingleLadies-Keisha-3

Et pour celles qui manquent cruellement de culture : la fiche Single Ladies de SeriesLive.
Bonus : on n'aura ptet pas à se payer Val l'an prochain !

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21 avril 2011

[DL] Ard Khas

Ce n'est hélas pas tous les jours qu'on peut parler d'une série égyptienne. Croyez bien que je suis la première à le regretter quand je vois pareil générique. Franchement, si vous parlez l'arabe et que vous ne savez pas quoi faire de vos weekends, des petits sous-titres ce ne serait vraiment pas de refus. Parce que je ne peux évidemment pas parler de coup de coeur pour Ard Khas, mais si cette série était dans une langue que je comprends, je pense que je ne me ferais pas prier pour regarder. Vous me direz : je m'efforce bien de regarder des séries israéliennes sans sous-titres, alors pourquoi pas égyptiennes ? Bah je sais pas, ça semble encore plus difficile à comprendre. Mais vraiment, je le regrette, alors si vous savez comment je peux y remédier, ne vous privez pas, glissez-moi un mot, un lien, ou un email en commentaires.

ArdKhas
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Bon, le coeur de notre sujet, maintenant : Ard Khas, le générique. D'une durée de 2mn29, déjà. Ca met dans de bonnes dispositions !

Je rappelle pour ceux qui n'ont pas encore été fouiner du côté des fiches égyptiennes qu'il s'agit d'une série qui, sur le papier, narre le parcours de 5 jeunes vers la gloire, alors qu'ils tentent de faire leurs premiers pas dans le showbiz. Donc là, vous pensez, c'est normal, à Fame, ou bien à Un Dos Tres si vous manquez cruellement de culture, et vous imaginez un générique pop, rythmé, jeune, branché, tout ce qu'on veut. En phase avec ce que nous évoque d'ordinaire le show business et la célébrité.
Eh bien pas du tout, et ce qui transparaît dans ce générique est précisément ce qui m'attire dans cette série. D'ailleurs, je vous avoue que si je n'avais pas découpé ce générique moi-même, je douterais de l'exactitude de sa provenance. C'est tendre, c'est intrigant, il y a un côté "qu'est l'âme innocente de ces enfants devenue", ça dépasse tout ce que j'ai vu en la matière. Et la musique est totalement au service des images, extrêmement désarmante.

Souffrez que je me répète, mais un jour, j'aimerais bien voir (et comprendre) Ard Khas. Je sais, c'est pas cool ce que je viens de vous faire : maintenant, vous aussi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (voilà, c'est ça : comme moi) : la fiche Ard Khas de SeriesLive.

4 juillet 2011

En fait, c'était pas vraiment nécessaire

N'allez pas croire que je suis de mauvaise humeur. Ni que je vous en veux personnellement. Mais je m'apprête à vous parler de Necessary Roughness, et ça va pas être joli.

UnNecessary

On pourrait pourtant arguer que je suis en piètre position pour disserter sur Necessary Roughness, vu que je n'ai vu que les deux tiers de son pilote. J'ai envie de dire : JUSTEMENT ! C'est bien pour ça que je sais que j'ai du mal à en dire, parce que je n'ai pas tenu jusqu'à la fin. Même pour The Nine Lives of Chloe King, j'ai tenu (d'accord, le pilote était moins long, je vous accorde ça).

Mais Necessary Roughness est particulièrement lassant, parce qu'en somme, on y revoit ce qu'on a déjà vu 50 fois, et encore je suis gentille, avec la nana qui soudain a besoin d'argent, et qui va faire un truc un peu hors du commun (et même pas vendre de drogue pour ça, pffeuh !) pour subvenir à ses besoins, ici un divorce coûteux, ce qui est toujours plus louable que simplement vouloir maintenir un niveau de vie irréaliste comme dans Lights Out. Mais en fait, il n'y a pas d'enjeu : comme par hasard l'héroïne rencontre un mec super, comme par hasard il peut lui permettre de trouver un boulot, comme par hasard une fois qu'elle fait ce boulot elle ne pourra plus se le taper, etc...

Alors au lieu d'être contente que ça nous change des trucs abracadabrants à la Weeds ou Breaking Bad, je me suis copieusement emmerdée. Je crois que dans le fond, le problème, c'est qu'on a un peu fait le tour de ces changements à 180° et qui font que ça alors, maintenant elle va faire des trucs qu'elle faisait pas avant !
Pourquoi, on pouvait pas juste faire une série où c'est ce qu'elle fait, point barre ? On est obligés d'ajouter ces éléments artificiels ?

Et en parlant d'artificiel... la gueule de Callie Thorne, ça fait peur. Les coutures lâchent dans tous les sens. Je sais, on avait dit pas le physique (euh, quand on a dit ça déjà ?), mais là franchement... Alors après, tout le monde ne peut pas être Sarah Shahi et donner de l'intérêt à une série moyenne par sa seule lumineuse présence, et c'est pas une obligation. Mais sincèrement, on s'attache pas à ce tas d'os, on peut pas. On s'en fout, même, de sa vie, à la limite.

...Ce qui explique comment j'en suis arrivée à ne pas regarder le pilote de Necessary Roughness en entier, je suppose. Je me demande si Livia, qui d'ordinaire accroche mieux sur les séries USA Network que moi, a réussi à s'attacher à cette série ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Necessary Roughness de SeriesLive.

20 avril 2011

[DL] Mentes en Shock

Vous vous souvenez de ma déception devant le générique prometteur mais jamais abouti de Mental ? Eh bien avec Mentes en Shock, j'ai ma revanche. Et quelle revanche, puisque non seulement le générique est bon, mais en plus, on parle ici d'un remake de Mental ! C'est comme avoir vu le brouillon et assister au chef d'oeuvre final !!!
Bon j'exagère un peu parce que, quand même, le pilote reste assez moyen (encore plus moyen que ne l'était le pilote de Mental, si ça a du sens), et que le cast est pas terrible. Mais bon, restons sur le générique, voulez-vous ?

MentesenShock
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Quand je m'ennuie, je fais une playlist avec des génériques qui vont bien ensemble. Depuis que j'ai mis la main sur celui de Mentes en Shock, il a aussitôt rejoint celui de Huff avec lequel il partage le même univers étrange, trouble et un peu onirique. La musique est plus rythmée, c'est sûr, mais je trouve que ces deux thèmes forment un joli duo.

J'ai aussi une pensée pour les gens comme Nakayomi, qui vont se découvrir de soudains et tout-à-fait compréhensibles atomes crochus avec la série en voyant ce générique. On ne pourra pas dire que je ne fais pas ce qu'il faut pour vous donner envie de tenter le coup. Pis franchement, si vous avez vu le pilote de Mental, vous pouvez voir celui de Mentes en Shock, ya pas grande différence.
A part peut-être l'annulation ; ça, il faudra surveiller. Maintenant vous savez où.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais qui aiment bien Alejandro Tous) : la fiche Mentes en Shock de SeriesLive.

19 avril 2011

[DL] Filhos do Carnaval

Je vous propose Filhos do Carnaval un peu comme je vous propose Dong Yi : avec la parfaite conscience que tout cela apparaitra comme un peu cliché pour ceux qui aborderaient, pour la première fois, le générique d'une série étrangère, ici le Brésil. Parce que comme par hasard il y est question de... carnaval, c'est bien je vois que vous êtes attentifs.

D'un autre côté : chaque chose en son temps. Alors qu'avec le Danemark, il a fallu que je vous poste le générique de Den Som Draeber pour réaliser que vous n'aviez encore eu le générique d'aucune série policière danoise, parce que je voulais dépasser le cliché, il vaut mieux au contraire partir de l'évidence pour détailler les exceptions.

FilhosdoCarnaval
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais personnellement, si j'ai un faible pour le générique de Filhos de Carnaval, c'est pour son ambiance moite et surtout, sa musique envoûtante. Il y a des génériques dont on écouterait bien volontiers une version longue, celui-ci en fait partie sans hésitation à mes yeux.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Filhos do Carnaval de SeriesLive.

22 avril 2011

Dans mes petits papiers

Il y a parfois une forme de malhonnêteté qui s'instaure quand on rédige des news sur une série, et que par ailleurs, on a vu ladite série. C'est mon dilemme du moment alors qu'à peu près chaque jour, il sort une nouvelle info sur Paper Giants: The Birth of Cleo (que par pitié pour mes tags, je vais me contenter d'appeler Paper Giants à partir de là). Je suis bien obligée de rapporter que la critique est dithyrambique, mais il me faut avouer que je ne suis pas totalement d'accord.
Car si la mini-série d'ABC1 est très solide, elle n'est pas non plus à tomber par terre.

PaperGiants_1
Alors, bon, commençons pas le plus désagréable : j'en profite pour expliquer tout de suite que, plus important encore, si Asher Keddie, qui y tient le rôle principal d'Ita Buttrose, n'est pas non plus mauvaise, elle est franchement loin de m'avoir tiré le moindre juron d'admiration, alors que les critiques australiens semblent surkiffer sa prestation. Vraiment, ya pas de quoi. C'est typiquement le genre de cas où on confond la qualité de la série avec la qualité de l'actrice, j'ai l'impression (un cas moins rare qu'il n'y parait).
Complètement focalisée sur la partie "portrait" qui lui incombait (en même temps, pas facile d'interpréter quelqu'un avec qui on n'a même pas 30 ans d'écart et qu'on a rencontré), travaillant visiblement énormément sur le zozotement, les tics faciaux et autres marques de fabrique qui donnent du réalisme au personnage, Asher met complètement de côté... vous allez voir c'est tout bête... l'interprétation. On la sent tellement concentrée qu'on ne ressent aucune émotion. Ita est fatiguée ? Ouais, bon, c'est pas grave. Ita a des problèmes de couple parce qu'elle consacre trop de temps à Cleo ? Ouais, bon, elle va survivre. Le visage impassible, l'actrice se contente de prendre son front impeccablement lisse dans ses mains, ou de garder le regard fixe, et on est censés comprendre qu'Ita est au bord de la crise de nerfs mais que c'est une battante et qu'elle va surmonter l'adversité. Désolée, c'est un peu court. Je veux bien qu'Ita ne pleure pas, ne se laisse jamais abattre et continue de bosser quoi qu'il arrive, mais pas sans une petite émotion, quand même.
Voilà, considérez que j'ai commencé par le plus négatif, mais c'est vraiment douloureux pour moi de tomber sur les reviews qui chantent les louanges de Keddie quand celle-ci offre un travail franchement rigide (mais j'ai si peu regardé Offspring que ça se trouve, elle est tout le temps comme ça), et d'autant plus dommageable qu'elle occupe 90% du temps d'antenne de la série, quand même.

Ok, j'arrête.
Parce qu'en définitive c'est le SEUL défaut de Paper Giants.

PaperGiants_2
J'ai d'ailleurs trouvé la prestation de Rob Carlton, qui interprète Kerry Packer, bien plus impressionnante. Dans le genre intériorisé aussi, mais incroyablement réussi, au point que quand le scénario explicite, vers la fin du second épisode, la relation de Packer à son père, on trouve presque que c'est trop tant Carlton avait tout su exprimer sans rien dire. Car le personnage de Kerry Packer est de ces grands muets qui agissent plus qu'ils ne parlent. Et d'ailleurs, quand il s'exprime, Packer ne parle pas, il hurle. C'est un peu le chaud et le froid avec lui, et on sent bien que ce n'est pas tout à fait de la colère, mais qu'il y a un problème de maîtrise, et que les employés de sa publication en font les frais, sans pour autant le détester, juste le craindre. Personnage à la fois antipathique en apparence, et profondément attendrissant quand on prend le temps de l'observer au calme, Kerry Packer est une force vive de la mini-série, et certainement celui qui a le plus fait pour Cleo (j'irai jusqu'à dire qu'Ita a sans doute moins donné pour ce magazine que lui).

Car l'histoire du magazine Cleo est de ces épopées comme on n'en fait plus, dans un monde où aujourd'hui, derrière le produit, il y a de moins en moins de convictions. Ita Buttrose se voit confier par Franck Packer (père de Kerry, et à la tête d'un puissant groupe de presse australien, ACP, pour Australian Consolidated Press) un projet pourtant simple : installer la franchise Cosmopolitan en Australie. Malheureusement, l'accord tombe rapidement, Cosmopolitan décidant qu'il n'y a pas besoin d'ACP pour cela, et ainsi nait Cleo, portée par Buttrose et Packer fils, qui tentent d'innover en matière de presse féminine tout en prenant Cosmopolitan de vitesse, ceci contre les incessantes barrière qu'érige Packer père, un esprit conservateur tant en presse que pour la place de la femme. Ita Buttrose et Kerry Packer vont donc porter Cleo à bout de bras pour réussir à en faire le magazine qu'ils veulent vraiment, soulignant combien le combat pour l'indépendance de Cleo est similaire à celui des femmes.

Car c'est inévitablement de féminisme dont il est question ici. Entre le magazine pour femmes qui chercher à exister par lui-même, sa rédactrice en chef Ita qui tente de résoudre l'équation travail/famille, et les problématiques abordées par le magazine lui-même, on est en plein dedans. A cela vient s'ajouter le parcours de Leslie, la secrétaire d'Ita, une jeune femme venue des quartiers populaires qui va lentement se prendre en main et se révéler à elle-même, pour assumer ses envies, ses choix et ses décisions. Tant de parcours mis en parallèle en 3h ne pouvaient passer inaperçus.

Pour aborder les sujets de société, Paper Giants emploie des procédés assez classiques, mais réussis, en piochant dans les archives tant du magazine que de la télévision. Couvrant 3 années, la mini-série parvient à parler pourtant des couvertures de Cleo, des publicités à la télévision, de sortir des extraits des journaux télévisés sur les évènements politiques et même d'effleurer la guerre du Vietnam.

Hein ? Vietnam ? En Australie ? Eh oui, comme vous dites, ça fait un peu bizarre, tant la guerre du Vietnam est assimilée dans nos esprits à l'histoire américaine. En réalité elle a préoccupé les Australiens aussi (déjà pour des raisons de proximité géographique).
Et c'est un peu là le véritable défi pour le spectateur français (ici une spectatrice). Devant Malenfant, je m'étais aperçue que j'étais peu au fait de l'histoire québécoise ; en comparaison, ce n'était rien. Car Paper Giants s'inscrit tellement dans l'histoire australienne qu'on prend vraiment la mesure de notre ignorance en matière d'histoire étrangère. Vous vous rappelez quand, au collège et au lycée, vous aviez l'impression de devoir apprendre des trucs sur tous les pays de la planète ? Ce n'était qu'une impression. On ne sait rien, on ne nous apprend rien, j'en ai la conviction aujourd'hui après avoir ressenti une telle absence de référence devant les allusions au contexte politique et social de l'époque. Pas la moindre idée de ce qui a bien pu se passer en Australie pendant cette décennie. C'était vraiment un choc parce qu'on est tellement imbibés d'histoire américaine qu'on n'imagine pas un instant être autant dans le flou lorsqu'il s'agit d'un pays anglophone ; comparativement j'aurais trouvé plus normal d'être perdue devant une série mexicaine sur la même époque. Et ce faisant, elle décida de vérifier s'il existait une série mexicaine sur la même époque.

Ce n'est que l'une des nombreuses dimensions qui font vraiment réfléchir devant Paper Giants. Une série qui n'est pas faite pour les femmes, mais qui devrait, assurément, motiver chez ces dernières quelques interrogations de plus que chez les spectateurs masculins, cependant. J'ai par ailleurs été rassurée de voir que, contrairement à ce qu'annonçaient certains sites parlant de la mini-série avant sa diffusion, l'aspect "mode" a été à peine effleuré, au lieu de constituer un aspect lourdingue. Pour autant, les tenues d'Asher Keddie sont superbes et elle est impeccablement maquillée et coiffée, avec un soucis du détail qui fait honneur à son styliste. Mais c'est sans surcharge, et sans jamais prendre le pas sur l'intrigue, ni diminuer les efforts de celle-ci pour être sérieuse.

PaperGiants_3
Dans l'ensemble, Paper Giants est une excellente production, à défaut d'être vertigineusement parfaite. Et c'est un engouement sincère que j'ai ressenti en début de semaine, bien qu'un peu tiédi, vous l'aurez compris, par la prestation de Keddie. Menée tambour battant, cette chronique multidimensionnelle est captivante, et personnellement je comprends tout-à-fait qu'on en veuille plus. Ce n'est pas assez long, j'aurais aimé suivre plus longtemps Ita ou Kerry (surtout Kerry, à vrai dire), et si on en croit les dernières news, Nine et ABC1 sont toutes les deux sur le coup, donc c'est à surveiller dans un an environ. Le projet de Nine se basant plus sur la carrière de Kerry Packer, j'espère qu'ils garderont Rob Carlton, mais dans tous les cas, l'épopée est intéressante.
Mais pour en revenir à Paper Giants (ne mettons pas la charrue avant les boeufs), cette mini-série devrait à bien des égards susciter l'intérêt des téléphages curieux. Allez quoi, ce sont seulement trois petites heures de découvertes que je vous encourage à faire. Pour une série historique, en plus. Je suis sûre que quelques uns parmi vous gagneraient à s'y pencher, tels que je vous connais.
Sauf ceux qui commentent pas parce qu'eux, je peux rien leur recommander, je sais pas ce qu'ils aiment. Exprimez-vous, les gens.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Paper Giants: The Birth of Cleo de SeriesLive.

13 avril 2011

Fossé des générations

Mildred, oh, Mildred. Ca y est, j'ai compris. J'ai mis le doigt sur ce que je n'aimais pas chez toi. Mais alors, vraiment pas !

Définir ce qui m'a plu a par contre été rapide : ton époque. Un délice de musiques, de vêtements et, surtout, quel bonheur, de voitures. Si j'avais vécu à ton époque, Mildred, j'aurais conduit une voiture (alors qu'à la mienne, vraiment, rien à faire). Une charmante petite traction avant toute rutilante... mais je m'égare.
Donc oui, pendant 5 épisodes, je suis essentiellement revenue pour ces petits éléments, ceux qui, dans la plupart des autres fictions historiques, ont d'habitude la particularité de me donner le sentiment qu'on a passé plus de temps à la reconstitution du cadre qu'à l'histoire, mais là, les voitures sans doute, toujours est-il qu'on ne m'a pas vue me plaindre. Les voitures, certes, mais aussi l'espoir de te revoir cuisiner, Mildred, comme dans le pilote, si ce n'est plus. Mais sur ce chapitre, mes espoirs ont été bien déçus.

MildredPierce_Head
Donc, Mildred, j'ai compris le problème de fond. C'est que tu es une faible.
C'est sans doute dur à entendre, désolée, mais le coeur du soucis est là.

Oh bien-sûr, ponctuellement, tu tapes du poing sur la table. Mais en général, c'est après avoir serré les dents un peu plus longtemps qu'à ton tour.
En fait, ce que je voudrais te dire, c'est que tu as infiniment plus de patience que la spectatrice que je suis. Bien que je ne sois pas sûre qu'on puisse encore parler de patience à ce stade. Sauter à la gorge de ta sale môme ? Si j'avais été à ta place, la série serait déroulée en prison dés le début du pilote. Détestable petite créature... Te débarrasser de ton profiteur d'amant ? Pardon mais tu as vraiment pensé avec ton entrejambe, sur ce coup. Et entre nous soit dit, il y a quelques personnes de ton entourage que j'aurais remises à leur place.

Est-ce un problème d'interprétation, ou d'écriture ? Ton personnage se bat pour s'en sortir, et pour progresser socialement, et pourtant il apparait comme faible, manquant de détermination, influençable, naïf. Et en fait, j'ai bien senti que tu t'étais donnée du mal, que tu avais travaillé dur à un moment, mais dans le fond, je n'ai pas saisi pourquoi. Pour satisfaire les désirs démesurés de ta fille aînée ? Parce que l'alternative, c'était de servir des tables toute la journée ? Tu n'as pas d'envie, pas de but, pas d'objectif bien à toi, tu n'avances qu'une fois qu'on t'a indiqué dans quelle direction le faire, en bon petit soldat. Si ce n'était pour Veda, jamais tu n'aurais construit ton petit empire ; la vérité c'est que sans cette odieuse gosse, tu n'aurais été capable de rien.

Mais je ne t'en veux pas, Mildred. Je crois que notre incompatibilité fondamentale vient des générations qui nous séparent. Mildred Pierce n'a pas connu la révolution sexuelle, les temps forts du féminisme, ou le girl power. Et je ne peux tout de même pas te reprocher d'être née à une époque que j'aime tant. N'avoir pas connu tout cela n'implique pas que tu devais nécessairement devenir une chiffe molle, et ça n'a pas été le cas, simplement il te manquait, pour prendre tes décisions, cette assurance et ces acquis sur lesquels moi, je peux à peu près compter.
Je crois que c'est en cela que nous différons, Mildred : les combats qui nous séparent, et m'autorisent à penser différemment, juste un peu, juste assez. Mais personne ne t'a appris à ne pas te laisser faire, Mildred, et c'est pour ça que tu ne réagis (excessivement, bien-sûr, comment en serait-il autrement ?) que quand la couple est vraiment pleine, et que tu ne peux plus prendre sur toi, plus regarder ailleurs, plus serrer la mâchoire, plus articuler un soupir pour éviter le conflit.
Tu es faible à mes yeux, parce que d'une certaine façon, tu étais seule. Indépendante, intelligente, et en phase avec tes désirs de femme : pas une chiffe molle, je l'ai dit. Mais il te manquait les clés.

Alors, tout bien réfléchi, je ne suis pas si fâchée que ça. J'ai presque de la tendresse pour toi, et j'apprécie que tu nous aies dévoilé ces quelques années de ta vie, nous montrant honnêtement le parcours d'une femme qui n'était ni complètement soumise, ni tout-à-fait une battante, pas une femme pleine d'audace et de détermination prête à retrousser ses manches pour faire ce qu'elle a décidé quoi qu'il arrive, juste une femme qui n'allait quand même pas se laisser aller, mais qui n'avait pas l'âme d'une courageuse. Une femme comme il y en a tant, qui a dû faire avec les circonstances, et qui a fait du mieux qu'elle pouvait.

Oui, souvent, tu m'as irritée. Mais finalement, je voudrais en voir plus souvent à la télévision, des héroïnes comme toi. Des femmes qui ne sont pas des warriors, des Catherine Courage qui ont un but dans la vie que rien ne saurait en détourner, des femmes fortes et charismatiques, assurées et ambitieuses pour elles-mêmes, qu'on a envie d'admirer.
Mais qui ont un je-ne-sais-quoi de "trop" fort pour être vraies.

Il y a eu bien plus de Mildred Pierce qu'il n'y aura jamais de Buffy Summers.
Ou de Veda Pierce.

MildredPierce_Veda
Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mildred Pierce de SeriesLive.

20 avril 2011

[DL] S.O.S.: Sexo y otros Secretos

Si le début du pilote m'a endormie, au point que je n'en tenterai jamais la fin, j'ai bien accroché sur le générique de S.O.S.: Sexo y otros Secretos, tout simplement parce qu'il est à la fois simple et super girly. Vous prenez une craie, un tableau noir, et vous laissez une illustratrice de publicités pour des cosmétiques dessiner des fleurs dans tous les sens... et hop, vous avez un résultat en phase avec la série, sans tomber dans les clichés habituels. Bonus : on joue sur les couleurs pour bien montrer que le rose c'est pour les filles à la vanille. Voilà, c'est aussi simple que ça de faire un générique sympa, bien que pas inoubliable.

SOSSexoyotrossecretos
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Parce que finalement, pourquoi faire un générique dément quand la série n'a rien d'épatant, et a juste pour vocation de jouer sur les tendances Sex & the City ou Desperate Housewives de ces dernières années ? Je trouve qu'au moins, on n'est pas abusés sur la marchandise, et ça renforce mon estime pour le générique. C'est honnête, et en même temps c'est pas bâclé.
Sans compter que très franchement, la musique rentre très bien dans la tête (pour en sortir c'est une autre histoire). Considérez-vous avertis...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche S.O.S.: Sexo y otros Secretos de SeriesLive.

4 février 2011

Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat (et le vendredi)

Les flics, ça n'a jamais été mon truc. Par contre, des avocats, je ne saurais me lasser. Du coup, c'était une véritable partie de plaisir de faire ce SeriesLive Show sur les legal dramas, d'autant qu'à l'exception de Skins (US) que je n'ai pas encore testé, il n'était question que de séries que je connais bien et que, dans une certaine mesure, j'apprécie... à part Ally McBeal mais vous verrez pourquoi.

Et tant qu'on en est là, je tiens à dire que nous avons enregistré ce 9e volet avant que je ne puisse voir le 3e épisode de Harry's Law, et que du coup, mes propos au sujet de la série sont désormais caducs, je suis sous le charme.

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The SeriesLive Show - 1x09 : Aux frontières du légal

Sur une note moins positive, je me dois de vous prévenir que dans les jours à venir, ladytelephagy reviendra à son rythme officiel de "un post chaque vendredi. Minimum.", pour la première fois depuis fin 2009. C'est-à-dire que votre seule garantie sera d'avoir un post le vendredi, et pour les autres jours, ce sera au feeling.
Déjà parce que, vous l'aurez remarqué, la motivation, suite aux problèmes autour de la rubrique Séries du Monde, a largement baissé si ce n'est disparu. Je continue de vous tenir au courant à ce sujet, on verra bien à quel point les choses vont bouger depuis que le développeur m'a recontactée.
Et puis surtout parce qu'en ce moment, dans ma vie privée, les choses sont compliquées et que, finalement, je crois que j'ai besoin de m'aérer un peu la tête, changer mes habitudes, prendre du recul.

En espérant que ça ne vous décourage pas, VOUS, de venir me rendre visite à l'avenir...

22 décembre 2010

Sonnez hautbois, résonnez musettes

Comme c'est Noël et toute cette sorte de choses, enfin à deux crises de foie près (mais je m'entraine en allant manger dans des restaurants depuis dimanche...), il est de circonstance de regarder un truc qui fasse référence, au choix, au Père Noël, aux lutins qui fabriquent des jouets, ou de façon moins païenne, à l'histoire biblique de la naissance de Jésus. Comme j'ai cassé ma prise antenne et que je ne peux donc plus regarder les téléfilms sirupeux de TFHein ou Hem6, me voilà donc devant The Nativity, une mini-série britannique (oui-oui) diffusée actuellement sur la BBC.
A mon avis il est là le miracle de Noël.

Ce qui permet à l'athée que je suis de se mettre devant le pilote de cette mini-série, c'est avant tout sa durée : 30 minutes, juste ce qu'il faut pour raconter quelque chose sans avoir l'impression qu'on va bouffer de l'histoire religieuse pendant des heures. Rien ne me fait plus suer, osons le dire (mais poliment), que me voir enchaînée à une télé qui énumère pendant tout un après-midi le nombre de miracles accomplis, les tourments affrontés la tête haute et les indispensables sacrifices personnels d'un quelconque personnage biblique. Je préfère encore regarder des séries avec des vampires, c'est vous dire. C'est une torture. Et je crois que je m'exprime au nom de tous en disant qu'en plus, quand les fictions de ce genre nous ont été infligées sous la contrainte par des proches considérant que pour une fois on allait regarder quelque chose d'intelligent à la télé, ça n'arrange rien.
Alors 30 minutes, et après on peut s'enfuir et faire ce qu'on veut, c'est parfait. Limite, c'est plus incitatif à revenir, en ce qui me concerne. A l'heure où je vous parle, je n'ai d'ailleurs pas encore tout-à-fait réglé la question, et le simple fait que le doute subsiste est un excellent signe, finalement.

Mais fort heureusement, il n'y a pas que sa durée qui fasse de The Nativity une mini-série regardable.
Merci, donc, à Andrew Buchan, qui, en endossant le rôle de Joseph, joue les Docteurs avant même que quelqu'un n'ait eu la bonne idée de le lui proposer (Twelve ! Twelve ! Twelve ! Bah oui, Damian Lewis vient de signer pour le remake de Hatufim, donc je l'embête pas avant d'avoir besoin d'un Thirteen), passant en une semaine, dans mon univers téléphagique personnel, du rôle de lobbyiste à celui de personnage biblique, et alors que le pilote de Garrow's Law cagoule gentillement depuis deux jours (ya rien qui presse, j'ai prévu de me lancer en 2011). Voyage dans le temps et l'espace, copain, continue, ça te va bien.
J'ajoute qu'à ses côtés, la pétillante et adorrrable Tatiana Maslany donne un charme frais à l'épisode.

Ce duo charmant permet d'aller jusqu'au bout de l'épisode sans même y penser. Ils servent d'ailleurs une intrigue qui, sans omettre, ça va de soi, le déroulement "factuel" de l'histoire, se penche quand même plutôt sur leur relation, que sur la questions religieuse. Tandis que le pilote s'intéresse plutôt à leur rencontre et la façon dont lentement mais sûrement, ils deviennent mari et femme, à l'aide de flashbacks touchants, de rares scènes nous rappellent que Marie est enceinte jusqu'aux yeux et que Joseph a un peu de mal à avaler la pilule. L'une des rares répliques de Marie-enceinte : "Joseph, please don't hate me", résume assez bien l'angle par lequel on va explorer l'histoire pourtant ultra-rabâchée de la nativité.

Au bout du compte, c'est plus le drame d'un couple (dans lequel le Saint-Esprit vient semer le trouble, finalement, ce qui ne manque pas d'ironie) que la naissance d'un Messie que semble raconter The Nativity au stade du pilote. Et ça rend les choses beaucoup, beaucoup plus regardables pour quelqu'un qui comme moi ira brûler dans les feux de l'Enfer.

Nativity
SPOILER ALERT : Marie accouchera dans une étable.

Et pour ceux qui... Hm. Ouais, mais pendant la trêve des confiseurs, je fais une pause, donc tant pis.

30 novembre 2010

On peut plus compter sur personne

"Allez, vas-y, regarde plus de séries britanniques !"
Ah, là, pour me recommander des séries pour profiter de mon ouverture aux séries British, là ya du monde. Par contre, pour me mettre en garde, protéger mon innocence et m'éviter de passer d'atroces nuits blanches, là par contre ya plus personne.
Je ne vous dis pas merci. Est-ce que l'un d'entre vous, juste un, ç'aurait suffit, a pensé à m'avertir que je ne devais pas, jamais, à aucun prix, regarder Being Human ? Est-ce que l'un d'entre vous y a pensé ? Non, personne. Franchement, c'est dégueulasse de votre part.

Vous le savez, pourtant, que quand je découvre un pays je clique sur tout ce qui bouge. Vous le savez que dans ces cas-là je ne m'amuse pas à regarder les pitches, que je cagoule d'abord et que je discute ensuite. Vous le savez que j'ai un problème avec les dents.
Et malgré tout personne n'a pensé à me protéger. Dégueulasse, c'est dégueulasse.
...
En fait, je ne suis pas vraiment en colère. Je suis juste terrorisée. Franchement, c'est un début de semaine pourri. Entre parler de vampires, regarder une série de zombies (The Walking Dead était meilleur cette semaine, on dirait que j'ai été entendue), et maintenant tomber sur Being Human où non seulement ya un vampire aux dents pointues, mais où un loup-garou à la configuration dentaire similaire sévit, franchement, je suis à bout. J'en dors plus. J'en mange plus. J'en regarde plus Doctor Who (l'épisode des vampires de Venise ayant d'ailleurs entamé la série noire il y a environ une semaine). C'est plus possible.

D'accord, Being Human est une bonne série. Très bonne même. J'ai regardé les deux premiers épisodes d'un coup, c'est vous dire (oui, j'étais dans le train, j'avais rien d'autre, bref). Ça me fait même mal au cœur de le dire mais pour la première fois, j'aime bien une série avec des vampires.
Mais là, wow, c'est dur quand même. Ya les cauchemars après et tout. Ça peut pas continuer. Et surtout, surtout, ça ne peut pas se reproduire. Ma santé en dépend.

Pitié, quelqu'un peut-il me diriger vers une liste exhaustive de toutes les séries de tous les pays comportant des vampires et/ou des gens pourvus de canines proéminentes, pour que je sorte de ce cauchemar ? C'est pas trop demander, si ?

BeingHuman

2 novembre 2010

Je dois certainement me détester

Ça doit être ça. Je pense que je me déteste. Nan, vraiment, je ne vois que cette explication pour m'être envoyé le pilote de Dead Set suivi de celui de The Walking Dead. De toute façon c'est soit de la haine, soit du masochisme, alors...
Jusque là, je savais que je n'avais aucun atome crochu avec les vampires. Je pense qu'instinctivement je devais me douter que les zombies ne me plairaient pas tellement plus, car je n'avais jamais vu le moindre film avec eux. Mais voilà : je suis bonne élève, je fais mes devoirs, je prépare le podcast avec application et donc, j'ai regardé du zombie. Ah ça, j'aime autant vous dire qu'on est pas prêts d'avoir un autre podcast dédié aux zombies sur SeriesLive. Moi vivante, on n'en repassera pas par là de si tôt...!

Pour l'occasion, au lieu de vous faire un post sur chaque pilote, j'ai décidé de mélanger les deux pilotes dans un même post, en les croisant plutôt qu'en postant à la suite. D'façon j'ai jamais été encline à vous faire de la review pur jus, alors bon, personne ne sera déboussolé, hein...

DeadSet

La britannique Dead Set est essentiellement tournée vers l'horreur pure et dure. Moi qui assimilais plutôt le zombie à la bestiole qu'on poutre sévèrement, genre jeu video, je découvre la situation qui, d'après mes lectures, est en fait la plus courante : l'humain est une victime. Le pilote ressemble à une hécatombe et l'idée, c'est de n'avoir presque plus de survivants au bout des 4 chapitres qui le constituent. A se demander de quoi le reste de la série pourrait bien être fait s'il ne reste déjà plus grand monde debout au terme du pilote. Ne comptez pas sur moi pour aller le vérifier, cependant.

L'américaine The Walking Dead est moins tournée vers l'orgie de zombie. On joue plus sur la terreur et la vulnérabilité face au phénomène, mais sans pour autant occulter le côté incroyablement effrayant que peut avoir un zombie qui a faim (et un zombie, par définition, a faim), notamment vers la fin du pilote. L'idée qui se développera vraisemblablement dans les épisodes ultérieurs, ce sera de savoir comment survivent les quelques humains pas spécialement mordus de zombies dans cette apocalypse.

TheWalkingDead

Mais quelque chose me gène dans ces deux épisodes : la soudaineté du phénomène des zombies. Ce sont une fois de plus mes lectures qui semblent indiquer que le principe n'est pas vraiment nouveau, voire même qu'il fait partie des canons du genre. Le zombie se justifie par sa propre existence. L'effet de surprise fait partie du concept : les zombies débarquent, on ne sait pas d'où ils viennent, on ne sait pas ce qui les a créés, mais maintenant il faut faire avec. Un point c'est tout. Cette absence de mythologie n'aide pas vraiment quelqu'un comme moi à les apprécier, il faut bien le dire.

Mais surtout, j'ai découvert que je détestais les zombies presqu'autant que j'abhorre les vampires. Pour une raison toute simple : ces saloperies mordent (et ne dédaignent pas de s'attaquer au cou de leur victime, ce qui n'aide pas vraiment à éviter les comparaisons). Et moi, vous savez bien que dés qu'il y a des dents...

Je n'aime pas spécialement me faire peur avec des monstres atroces, ça n'a jamais été ma came et je préfère cent fois l'horreur ordinaire à un monstre tout en dents. Ça me file bien plus les chocottes à la base. Pourtant, les faits sont là : j'ai réprimé des cris atterrés plusieurs fois. Les dents, bien-sûr. Mais aussi l'effet de surprise. Et l'impression que les personnages humains sont franchement couillons (je sais que les Américains sont généralement contre mais je rappelle qu'un cheval ÇA SE MANGE, ducon). D'ailleurs, ils ne vivent pas dans notre univers puisqu'ils ne savent pas ce qu'est un zombie (ou alors ils ont la même culture ciné que moi...). Bref, ces conneries de zombie, alors même que je me croyais insensible, ça marche.
Et la question c'est pourquoi ? Pourquoi un zombie me file-t-il une violente envie de hurler pendant plusieurs minutes pour évacuer l'angoisse ? Qu'est-ce que cela peut bien toucher d'instinctif ? Une peur atavique que je ne saisirais pas mais à laquelle je ne pourrais pas échapper... quelque chose qui serait universel, qui dormirait en chacun d'entre nous.

Peut-être que ce qui m'angoisse, c'est l'idée qu'un humain puisse se vider de tout son intellect. Pourtant l'exemple de Dead Set prouve bien qu'on n'a pas attendu les zombies pour ça. Je ne sais sincèrement pas ce qui fait que je chie dans mon froc à la seule idée de regarder le 2e épisode de The Walking Dead un jour prochain.
Mais quelque chose me dit qu'il y a assez peu de chances que je creuse la question.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dead Set et la fiche The Walking Dead de SeriesLive.

7 octobre 2010

The Telephsage Experiment : let me count the ways...

Jour1

Ce matin, il a fallu prendre un nouveau réflexe et ne pas laisser l'ordinateur allumé pendant la journée : eh oui, il va falloir apprendre à s'y habituer, mais je suis privée de cagoule. Cette pensée m'a un peu déprimée dans le train, et j'ai un peu broyé du noir...

J'ai commencé à réfléchir aux conséquences de cet absence de cagoulage dans mon quotidien. Bon, déjà, j'ai eu la présence d'esprit de regarder le dernier Raising Hope en date (yoohoo !) avant de me lancer dans cette aventure, c'est déjà ça de pris, et puis, il faut quand même dire que j'ai des réserves... mais quand même, plus de cagoulage en journée en mon absence. Ne plus rentrer à la maison et trouver mon chez moi informatique m'offrant plein de nouveautés à regarder. Ça c'est dur, quand même.
Donc effectivement, plus besoin de laisser l'ordinateur allumé en mon absence, ou même la nuit.

Mais j'ai aussi commencé à mesurer l'ampleur des dégâts occasionnés à plus long terme : je n'ai pas vu les épisodes d'Outsourced ou The Defenders de cette semaine. Ça va devoir attendre plusieurs jours ! C'est risqué, quand on a besoin de temps pour apprécier une nouvelle série, de faire pareille pause. Ça s'est souvent avéré carnassier et irréparable, même.

Heureusement j'ai été téléphagiquement occupée toute la journée et même en soirée, aussi j'ai passé plus de temps à angoisser à l'idée de ce qui allait m'être impossible pendant une semaine, qu'à vraiment faire l'expérience de ces désagréments. Mais je sens que cette expérience téléphagique va quand même être drôlement intéressante... et ne pas arranger ma réputation de droguée des séries !

Mais bon, ce n'est qu'une expérience d'une semaine, après tout, ça va aller.

9 octobre 2010

The Telephsage Experiment : la peur du vide

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Le problème, c'est que, si j'ai fait des provisions, il y a dans le lot une bonne partie de ces gigas qui correspondent à des intégrales de séries que j'ai déjà vues et qui se refusent à sortir en DVD. En d'autres termes, mes amis, l'heure est grave : je commence à manquer de munitions.

C'était à prévoir, sous un certain angle, mais je m'en croyais démunie du moment que le défi "stop à la cagoule" ne durerait qu'une semaine. Mais déjà, la nuit dernière, les ennuis ont commencé quand j'ai dû me résoudre à regarder le premier épisode de la pitoyablement banale Undercover. Sauf que je n'avais pas encore touché le fond : aujourd'hui, je me suis retrouvée devant un écran vide, désespérément vide.
Résistant à la tentation d'aller trouver sur le Mal de quoi me sustenter, j'ai essayé de le prendre avec philosophie. Je ne vous cache pas que les résultats sont mitigés : j'ai fini par me refaire deux vieux épisodes des Craquantes, à me refaire le troisième épisode de Raising Hope que je ne connais pas encore par cœur, ce genre de choses, et force est de constater que, lorsqu'on sait qu'il existe des inédits de séries qu'on suit, quelque part dans la nature, et qu'on ne les verra pas (ou, du moins, pas dans l'immédiat), la philosophie passe allègrement par la fenêtre.

Alors j'écume mes pelotes de laine, l'air pas convaincue, j'ai l'impression d'avoir déjà tout vu cent fois (ce qui, vu mon âge et la durée de chaque épisode, me semble mathématiquement impossible), rien ne me fait envie, je n'ai en tête que les inédits, et côté inédits c'est le néant. Et c'est ça qui fait peur (à l'échelle téléphagique, naturellement) : mon cerveau est tellement obsédé par ces nouveautés qui sont disponibles sur les sites de cagoulage, que j'en suis arrivée au stade où je ne me rappelle même pas de ce qui existe en-dehors de ces séries-là. Alors que, comme tout téléphage le sait, même dans ce qu'on a à la maison, on n'a jamais vraiment TOUT regardé, soyons honnêtes. Ça, c'est un truc de télambda, et encore.
Il va vraisemblablement falloir s'habituer à cette sensation de vide, j'en ai peur... le défi dure encore quelques jours et ce serait trop bête de lâcher.

Pour l'instant, je n'arrive même pas à aller jeter un œil sur mes sites de cagoulage préféré pour voir ce que je loupe. Je ne m'en sens pas la force. Mais surtout, je commence à me dire qu'une semaine, c'est plus long que prévu. Épuiser ses ressources en trois jours, ce n'est vraiment pas bon signe.

Mais bon, ce n'est qu'une expérience d'une semaine, après tout, ça va aller, hein ?

29 août 2010

On a stick

Fin de l'été, et aussi fin des pays ensoleillés pour notre tour du monde téléphagique... Cette semaine, avec le Mexique, on fait également nos adieux à la telenovela, qu'on aura eu l'occasion d'explorer en long, en large, et en travers.

Mexique_JalapenoTV
Sombres héros : la télévision mexicaine pour les nuls

C'est intéressant de voir comment la télévision mexicaine s'est formée autour autour d'une dynastie (de quoi vous faire regarder vos parents de travers pour n'avoir pas eu la bonne idée d'en faire autant...) qui a dominé l'industrie télévisée depuis sa création, et se transmet la présidence de la chaîne principale du pays depuis maintenant 4 générations.

A chaque pays, sa destinée unique. Il y a ceux qui vivent de la diversité, et ceux qui ont du mal à s'y mettre. Ceux dont l'histoire est pleine de tendresse, et ceux qui sont plutôt dans la gestion pure et dure. Ceux où l'État ne peut pas s'empêcher d'y mettre son nez, et ceux où le gouvernement s'en fout un peu, du moment qu'on ne vient pas le contester. Ceux qui ne jurent que par le public, et ceux qui se reposent sur les chaînes commerciales...

J'aurais aimé vous dire que cette semaine a été l'occasion de me remettre à Capadocia, mais hélas le temps a manqué (mes amis, je ne sais plus quoi faire, non seulement je n'ai pas le temps de vous parler de tout ce que je regarde, mais en plus je n'ai pas le temps de tout regarder, c'est vous dire à quel point vous n'avez pas idée de tout ce que j'ai pu cagouler ces derniers temps !). J'aurais aimé vous dire que je me suis envoyé des telenovelas pour me mettre au jus (pour ma défense, j'ai vu un épisode de Rubi et demi, lorsque ça a été diffusé sur M6). J'aurais aimé vous dire que j'ai eu le cran de regarder un ou plusieurs épisodes des deux anthologies fantastiques que j'ai fichées.
Hélas, non. La fiction mexicaine, comme la fiction argentine, souffre d'un énorme déficit en reconnaissance dans nos contrées.

Cependant, je ne perds pas tout-à-fait espoir, parce que je me dis que je n'ai simplement pas cherché au bon endroit. Réfléchissons un instant : géographiquement et démographiquement, il y a de fortes chances pour que les fictions mexicaines intéressent du monde aux États-Unis. Il doit donc y avoir un moyen de trouver des fichiers (et en meilleure qualité que pour Los Simuladores, où franchement la video était facilement téléchargeable, mais tellement moche que j'en avais les yeux qui pleuraient).

Rendez-vous un peu raté avec la fiction mexicaine en ce qui me concerne... mais la semaine prochaine, on change d'horizon, et tout de suite, ça va aller mieux.

7 août 2010

Sexy boy

En même temps, c'était assez prévisible : Unubore Deka n'était pas une série faite pour moi. Mais quand je peux regarder un pilote, ce genre de choses ne m'arrête pas, vous le savez, et me voilà devant les aventures du détective Unubore avec un léger a priori. Mais devant quand même.

UnuboreDeka

Dans la collection "on ne voit ça que dans un dorama", Unubore Deka est une comédie policière de plutôt bonne facture, pour autant qu'on aime les comédies ET les séries policières. On y découvre un personnage totalement excentrique qui a complètement pété un câble suite à une déception amoureuse, et qui depuis, est absolument obsédé par l'idée de se marier.
Et je dis : parfait. Pour une fois que ce n'est pas un personnage féminin qui est obsédé par le mariage, ça nous fait des vacances.

Mais le détective Unubore va plus loin : il est aussi absolument sûr de vivre une romance avec chaque femme qu'il croise. Et quand je dis "croise", c'est vraiment parce qu'il compte 3 secondes et considère qu'il y a coup de foudre mutuel. Il a tout un tas de règles en tête qui sont autant d'indicateurs de son soi-disant succès : si elle sourit, c'est qu'elle m'aime ; si elle me jette un coup d'œil avant de sortir du magasin, c'est qu'elle m'aime, etc...

Ce qui au départ était proprement inimaginable, c'est qu'Unubore va en rencontrer d'autres comme lui ! Il va s'apercevoir qu'il existe un groupe appelé Unubore4 ("unubore" signifiant quelque chose du genre imbu de sa personne), constitué de pseudo-tombeurs absolument certains d'avoir un pouvoir énorme sur la gent féminine, comme lui. Tous se retrouvent dans un bar, et notre Unubore va intégrer ce groupe bien étrange.
Et c'est certainement là qu'Unubore Deka est brillante, dans son association de losers qui s'ignorent, convaincus d'être des bourreaux des cœurs, avec à leur tête un pseudo-gourou qui passe son temps libre (il en a visiblement beaucoup) à les conforter dans leur délire. Les meilleures scènes sont là, quand les discussions entre mecs sont tournées en ridicule parce que nous, spectateurs, nous savons bien qu'Unubore rêve éveillé, et qu'il y a peu de chances pour que ses compagnons aient plus de succès que lui. En plus, c'est aussi pendant ces scènes que le rythme est le mieux maîtrisé, et, chose assez rare dans les séries japonaises, les dialogues sont vraiment bons.

Les enquêtes policières sont, du coup, carrément des prétextes. La série ne s'en cache pas et j'aime mieux ça que de faire semblant. Dés son entrée en scène, on a immédiatement deviné qui était le coupable du meurtre de ce premier épisode, il faut simplement trois plombes à tout le monde pour connecter les points, surtout à Unubore qui est totalement aveuglé par son obsession pour la romance.

Bourré de petits détails hilarants sur laquelle la série n'appuie même pas (à l'instar du cadavre qui m'a tout l'air d'un gag récurrent en devenir, à condition d'avoir repéré le truc), et très, très aidée par le jeu de Tomoya Nagase, en très grande forme et capable de débiter avec le plus grand stoïcisme des répliques à se tordre de rire, mais aussi de parvenir à être touchant à certains moments (notamment sur la fin de l'épisode), Unubore Deka est, dans son genre, réussie.

Le problème, c'est que ce n'est pas mon genre.
Eh oui, voilà le soucis : c'est que j'ai atteint un stade à partir duquel les séries policières, je sature. Je l'ai atteint un soir de 2005 en regardant un épisodes des Experts Perth, c'est vous dire à quel point Unubore Deka arrive tard. Qui plus est, je suis rarement attirée par les comédies nippones (bien que celle-ci fasse sans doute partie des plus sympathiques que j'ai vues, mais derrière Seigi no Mikata qui reste difficilement détrônable). Mais je reconnais qu'Unubore Deka a un grand potentiel...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Unubore Deka de SeriesLive.

16 juin 2010

Les mêmes (en pire)

CoffeeHouse


Boy not happy. Girl not happy.

Bienvenue dans le monde des comédies romantiques, ce petit coin d'Enfer où le scénario a vite fait d'être généré par un logiciel, un peu comme la collection Harlequin mais en plus agaçant. Oh, ce n'est pas une question de nationalité, et même pas forcément une question de genre : ce phénomène existe absolument partout. Le problème c'est que, dans le cas des comédies romantiques (un genre qu'on croit cantonné au cinéma jusqu'à ce qu'on rencontre les séries asiatiques), les exemples proviennent tous de dorama. Ce qui n'est pas vraiment propre à aider la réputation des séries asiatiques auprès du public occidental, avouons-le. Comme toujours, même s'il y en a des bonnes, les mauvaises leur feront toujours mauvaise presse.

Pour que ce soit fait une fois, et une fois pour toutes, laissez-moi vous présenter les protagonistes : il y a le Garçon, et puis il y a la Fille. Et ils ne sont pas heureux. Leur vie est remplie, pleine à craquer, d'insatisfactions, de frustrations, d'envie d'être ailleurs que là. Un peu comme le spectateur qui regarderait une comédie romantique, si vous voulez.

Boy meets Girl. By chance.

C'est là qu'intervient le troisième personnage principal, celui qui est commun à toutes les séries du genre : le hasard. Si le hasard devait toucher des royalties à chaque fois qu'une comédie romantique lui met une rencontre sur le dos, le hasard  n'aurait plus besoin de travailler pour gagner sa vie.

Voilà donc que Boy, sans la moindre raison apparente si ce n'est que ça arrange bien les affaires des scénaristes (qui dans le cas contraire seraient obligés d'inventer une bonne raison), fait la rencontre de Girl. Mais ce n'est pas un de leurs amis communes qui les présente l'un à l'autre, ils ne se rencontrent pas pendant le pot de Noël de leur boîte, ils ne sont pas inscrit dans le même club de peinture sur soie, non, ils n'ont aucune raison de se connaître, pour la bonne raison qu'ils n'ont rien en commun. En fait, leur seul lien est le hasard, et uniquement lui. Et le hasard se manifestera une fois, deux fois, cent fois s'il le faut, pour le prouver.

Boy and Girl don't get along.

Chamailleries constantes sont au programme. Le hasard passe son temps à les rapprocher, et leur instinct les pousse à se séparer. N'importe qui comprendrait la leçon mais non. Cela dit, c'est sans doute le point le plus soumis à des variations : Boy méprise-t-il Girl parce qu'elle ne sait pas utiliser une brosse à cheveux ? Girl en veut-elle à Boy parce qu'elle n'a pas immédiatement fait l'objet de ses intentions les plus bienveillantes ? Boy et Girl sont-ils d'une classe sociale différente ? En cas de panne d'inspiration, le scénariste jouera la réponse aux dés. Le hasard, encore.

Boy and Girl have to spend time together.

Bon le hasard c'est bien, mais on va pas attendre que ces deux-là se tombent dessus tous les 30 ans parce que sino on n'est pas couchés. Il faut donc trouver une excuse pour qu'ils passent plus de temps ensemble qu'il n'est humainement possible de le faire avec quelqu'un qu'on exècre. Ça justifie les disputes qui sinon sembleraient plaquées, tout en les empêchant de considérer sérieusement l'idée de sortir l'un de la vie de l'autre.

Boy has Girlfriend. Girl has ex-Boyfriend.

Ou l'inverse. Ou les deux. Ou des potentiels Girlfriend et Boyfriend. L'essentiel c'est qu'on insère deux personnages qui mettent le couple (déjà fragile) en péril, suffisamment pour balader la spectatrice pendant toute une saison, mais pas assez pour que Boy et Girl comprennent qu'ils ne sont pas obligés de finir ensemble.

Boy falls in love with Girl. She doesn't notice.

Également disponible dans la version où c'est Girl qui flanche et Boy qui attend la fin de la saison/série pour se réveiller. Oh hé, garçon ! Ah qu'il est con.

Happily ever after.

Ah bah putain, ça y est, ils ont fini par conclure. Une fois, puis ils se sont séparés, deux fois, et puis en fait non, trois fois et c'est la bonne. Mais à la fin de la série, les scénaristes ont décidé de les mettre à la colle et on peut rentrer à la maison. La vache, ça a vraiment duré des plombes, cette connerie.

Dans le pilote de Coffee House, on a tout vu sauf le happy end. C'est vous dire à quel point on a l'impression qu'on va gentillement se faire promener pendant les épisodes à venir. Ajoutez à cela un gag scato qui dure au moins 5mn, et une héroïne avec une tête d'abrutie finie, et vous avez gagné le gros lot.
Cette semaine, les Coréens me tapent un peu sur les nerfs. J'aurais dû commencer la saison par Nappeun Namja...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture, mais pas de courage : la fiche Coffee House de SeriesLive.

28 novembre 2011

[DL] Charlie's Angels (2011)

L'un des trucs que vous ne me verrez pas faire en cette rentrée (moui euh, je me comprends hein), c'est m'acharner à écrire un post sur le pilote de Charlie's Angels. Alors d'accord, la chose est entendue, j'ai un deal avec Scarlatiine qui consiste à poster sur chaque pilote de la rentrée, ok. Mais hors de question de chercher à vous en faire un roman. Soyons honnêtes : si j'avais voulu écrire quelque chose sur Charlie's Angels, je l'aurais fait quand le pilote est sorti et que je l'ai regardé puis vomi.
Mais le temps a passé, et j'ai totalement oublié ce pilote. Occulté, pourrait-on même dire. Et je n'ai aucune intention de me replonger dedans juste pour pouvoir en dire du mal ; en plus, ce serait tirer sur l'ambulance, maintenant.
Donc, générique.

CharliesAngels2011
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Reconnaissons quand même que sur le casting, ils ne s'étaient pas tellement trompés après tout : Minka Kelly est toujours aussi charmante et Rachael Taylor, je trouve, est pas mal non plus. La série originale avait typiquement ce genre d'atouts, et elle est quand même entrée dans l'histoire entre autres pour la jigglevision... Finalement Charlie's Angels était, hm, diablement fidèle à la série d'origine, sauf que la nostalgie ne fonctionne pas quand on regarde un remake où aucun personnage d'origine n'est présent. Si Charlie's Angels avait duré aussi longtemps que son illustre ancêtre, la prochaine génération de téléphages aurait regardé, émue, cette série comme une marque de son temps : latexisée, bimboisée, de la même façon que le brushing ou l'absence de soustale font partie de la légende pour nous. Mais Charlie's Angels me semble faire partie des rares séries à avoir suivi les enseignements de la série à laquelle elle devait son nom, en réalité. Et peu de remakes peuvent s'en vanter. Il faut dire qu'à la base l'original ne volait pas exceptionnellement haut. Vous l'aurez compris, je n'ai jamais été fan de la série (bien qu'ayant une certaine affection pour Cheryl Ladd et Jacklyn Smith dont les téléfilms ont rythmé pas mal de mes après-midi sur M6, et c'est déjà ça que Jane Seymour n'aura pas).
C'est un peu comme si on reprochait à un remake d'Alerte à Malibu d'être dénué de tout intérêt intellectuel... dans son cas c'est presqu'un compliment sur la fidélité de l'adaptation.

Manque de chance, ni moi, ni la plupart des spectateurs américains n'a eu l'envie de se coltiner une série reposant uniquement sur la plastique de ses actrices. Bizarre, ça ne nous a pas toujours arrêtés, ni moi ni les spectateurs américains... Du coup, si quelqu'un est en train de songer à ramener Agence Acapulco pour un remake, sait-on jamais, je conseillerais d'attendre un peu, ça m'a pas l'air d'être le bon moment. On dirait presque que le public a des... comment on dit ? Exigences de qualité. Je sais, à moi aussi ça parait inexact, comme analyse...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Charlie's Angels (2011) de SeriesLive.

16 septembre 2010

Top 10 des conneries que tu aurais pu garder pour toi

Comme ce soir je suis un tout petit peu de mauvais poil, plutôt que de m'escrimer (pour le quatrième jour consécutif) à vous parler de Terriers, qui me met dans la curieuse position où d'avoir envie de dire du bien mais sans savoir quoi, je vous propose un florilège des 10 phrases qu'on m'a sorties sur la télévision et/ou la téléphagie, et qui me hérissent toujours le poil comme si c'était la première fois que je les entendais.
Naturellement, ceci n'a aucun rapport avec le fait que j'aie eu ma mère récemment au téléphone.

HulkPasContent

10 - Mais tu l'as pas regardé la semaine dernière ?

9 - C'est toujours la même chose, hein, t'as vu un épisode, tu les as tous vus.

8 - Tu regardes toujours tes trucs ?

7 - Qu'est-ce que ça va t'apporter dans la vie ?!

6 - J'ai vu la même chose en film, au moins on connaissait la fin.

5 - Oh moi tu sais, depuis que j'ai vu Dallas, j'ai fait le tour de ces histoires de séries.

4 - C'est tellement violent/vulgaire/débile, les séries américaines, je sais pas comment tu fais pour regarder ça.

3 - Tu regardes des séries japonaises ? Ah ouais, genre quoi... Dragonball ?

2 - Ce serait moins abrutissant de lire un bouquin.

1 - Quand on voit les conneries qui passent à la télé, je me demande comment tu n'es pas devenue totalement crétine depuis le temps.

Ah évidemment : dans l'idéal, il faudrait le ton. Le ton sur lequel ces phrases sont dites y est pour beaucoup dans la répulsion qu'inspirent ces phrases au du téléphage (sans quoi une ou deux méritent une réponse, d'ailleurs), mais croyez-moi, personne ici n'a d'intérêt à ce que je me lance dans un post On Air aujourd'hui. Non, imaginez vous-mêmes, ce sera mieux...

Alors bien-sûr, il y en a d'autres, mais celles-ci sont mes "préférées". Celles qui me donnent des pulsions de violence, vous voyez ? Si. Je suis sûre que vous voyez. Alors n'hésitez pas à compléter avec votre propre classement des phrases assassines qui vous mettent à l'envers, dans les commentaires ; ça nous fera du bien à tous, j'en suis sûre.

15 septembre 2010

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Nouvelle saison, nouvelle série, nouveau monde... Blah blah blah. Vous savez tout ça. Vous savez comment ça se passe quand une série commence et que son pilote doit nous donner un aperçu de l'univers qui nous attend.

Et on s'attendrait à ce que des mecs comme Jimmy Smits connaissent ça par cœur aussi, qu'ils connaissent les enjeux, qu'ils sachent ce qui les attend. Je suis peut-être une pilotovore extrême dans mes façons d'aborder un pilote. Peut-être que c'est sévère d'exiger qu'une série me plaise dés son premier épisode (encore une fois, je ne lui demande pas d'être parfaite, juste de me donner des raisons de revenir), mais une chose est sûre : je ne suis pas la seule à attendre d'un pilote qu'il soit convaincant. Les audiences dépendent du sérieux avec lequel ce premier épisode est écrit, réalisé, interprété. Et avec des gens qui travaillent dans cette industrie depuis une ou deux décennies, on a tendance à attendre un certain résultat.
Mais quand même des vieux routiers de la télévision commencent à ne plus prendre leur gagne-pain au sérieux, on commence à douter d'avoir des raisons de le faire soi-même en tant que spectateur.

Cas d'école : Outlaw. Est-il seulement possible que Jimmy Smits se concentre deux minutes sur ce qu'il fait ? Parce que, de notre côté de l'écran, celui où on pourrait, vous savez ? Zapper. De notre côté de l'écran, on a l'impression qu'il n'en a rien à foutre. Je sais pas si c'est parce qu'il ne croit pas à la série, ou parce qu'il prend le public pour une bande d'ânes qui regarderait n'importe quoi, je ne sais pas quel est son problème, mais j'aurais bien aimé que pendant, je sais pas, une scène, il ait l'air de réellement s'intéresser à son jeu, plutôt qu'à faire de la présence.

D'un autre côté, vous savez quoi ? Je ne le blâme pas complètement. Je serais Jimmy Smits, je me dirais que ce show est tellement pourri qu'il vaut mieux se remplir les poches avec le temps qu'il dure, et il sera toujours temps d'appeler mon agent une fois de retour dans mon trailer. Parce que franchement, le scénario est une vaste blague. C'est écrit au kilomètre, c'est automatique, fade, convenu, bref, tout ce qui est détestable dans n'importe quelle série, et mille fois plus condamnable dans un pilote.

Je suis désolée : vous voulez qu'on la regarde votre série, ou pas ? En fait ? Sérieusement ? Non je me demande parce que quand je vois le niveau des dialogues, l'enchaînement des scènes (et je choisis de faire comme si je n'avais pas vu que certaines sortent de nulle part et retournent dans le néant aussi sec, non, je me concentre uniquement sur celles qui ont réellement un sens dans le contexte de l'histoire de l'épisode), la réalisation... Les scènes semblent montées n'importe comment, on dirait que quelqu'un a voulu s'en débarrasser...
...Mais tout le pilote est comme ça, à tous les niveaux ! Qu'est-ce qu'il y a Conan, tu es rancunier, tu tiens à produire une série qui va niquer les audiences de NBC en cette rentrée ? Parce que vraiment je peux pas m'empêcher de le penser, à ce stade.

Le terme "foutage de gueule" me vient à l'esprit et sonne comme un doux euphémisme.

Alors je le demanderai juste une fois, juste une : est-ce que le monde d'Outlaw est sérieux ? Est-ce qu'on est censés sérieusement s'intéresser aux affaires étudiées, ou aux personnages qui s'en servent pour parader et échanger deux ou trois répliques ? Est-ce qu'il y a une caméra cachée quelque part pour se moquer de la réaction éberluée du spectateur qui a l'impression qu'on lui a sorti un truc bricolé en quatrième vitesse parce qu'on savait pas quoi d'autre mettre dans la grille ? Est-ce que sérieusement on s'attend à ce que les spectateurs n'aient pas d'autres exigences en matière de série judiciaire, à deux semaines de la reprise de The Good Wife ?

J'ai une violente envie de prendre un billet d'avion pour Los Angeles et aller balancer des cailloux sur tout ce petit monde, c'est honteux ! C'est pas du boulot, c'est... vous pouvez pas être sérieux !? Je comprends même pas qu'il n'y ait plus un seul type chez NBC capable de voir qu'Outlaw est une immense blague !
Et encore, c'est pas tout-à-fait juste, puisque même les passages censés être comiques ne sont pas drôles.

Sérieusement ? Marcel Beliveau va revenir d'entre les morts et sortir de sous mon sofa pour me montrer où sont les caméras, hein, dites ?

Outlaw

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Outlaw de SeriesLive.

16 août 2010

C comme charmée

Voilà des années que j'en rêvais. Une fois de plus, Showtime l'a fait.
Showtime, fournisseur officiel de lady en bonnes séries depuis Rude Awakening.

BigC

J'étais extatique devant The Big C parce que c'est la série que je voulais voir. Je voulais la voir il y a des années, et depuis qu'un de mes proches a un cancer, j'ai besoin d'une série comme ça pour aborder le sujet, et Breaking Bad ne m'a pas donné ce que j'en attendais (suivez les tags pour plus de détails).

J'aime The Big C. J'aime le fait qu'elle ne s'invente aucun artifice pour parler de son sujet de façon détournée. J'aime le fait que sa narration ait laissé tomber le passage qui jusque là a toujours semblé obligé en matière de phase terminale, c'est-à-dire le parallèle avant/après avoir appris la mauvaise nouvelle. J'aime le fait que son pari sur l'avenir se fasse en chamboulant la chronologie, pas en étirant indéfiniment la maladie. J'aime le fait que son héroïne ne se sente pas obligée de passer par le stade de pauvre chose fragile et introvertie avant de se révéler, mais qu'on sente qu'il s'agit de ses premiers pas. J'aime le fait que le docteur ne soit pas juste le messager mais un personnage qui prend une certaine place dans la vie de Cathy. J'aime qu'il y ait tant de monde dans l'entourage de Cathy, mais qu'aucun ne s'impose comme le confident idéal. J'aime la vieille carne qui habite en face de chez l'héroïne. J'aime les anecdotes que raconte Cathy régulièrement. J'aime le frère de Cathy. J'aime les colères de Cathy. J'aime sa capacité à être épouvantablement cinglante. J'aime The Big C.

J'aime The Big C.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big C de SeriesLive.

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