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ladytelephagy
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22 avril 2009

[DL] The Wedding Bells

Bon alors, je suis assez mitigée sur ce générique. On va donc commencer par la bonne nouvelle : la chanson est très enlevée, parfaitement assortie à la série, et, j'ai envie de dire : on sent tout de suite que c'est créé par David E. Kelley, aussi. La chanson, bien. Bonne note. Si je devais donner des notes aux génériques, ce que je ne fais pas, certes. Mais bonne note. Limite félicitations du jury. En plus, un vrai générique de 30 secondes, on va pas non plus commencer à râler.

TheWeddingBells
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ah, tiens, si, je vais quand même râler. Vous vous attendiez à quoi d'autre de ma part ? Car c'est là la dure vérité, j'ai aussi des doléances à adresser à ce générique : son extrême pauvreté graphique. Vous allez me traiter de gonzesse (et vous aurez raison), mais moi je trouve que tant qu'à faire une série sur le thème du mariage, autant y aller plein pot. La lettrine pour les noms des acteurs, c'était un début. Mais juste un début ! Il fallait pousser le concept plus loin : montrer ça sous la forme de faire-part, ou de photos dans un album-souvenir de mariages (avec des cotillons collés dans les coins et une jarretière en souvenir, par exemple), ou je sais pas moi, au minimum, un joli cadre autour des images. Parce que là, nous coller simplement des extraits, c'est pas très glorieux, quand même. Nan, enfin, c'est pas du boulot, c'est ni fait ni à faire... Une bonne chanson de générique, c'est bien, m'enfin ça fait pas tout...

Il est vraiment pas doué pour ces génériques, Kelley, j'ai remarqué. Il n'y a bien que The Practice qui ait du mérite. Tiens, d'ailleurs faudra que je vous le file à l'occasion, je vois que je ne l'ai pas encore fait et c'est un oubli qui se doit d'être réparé au plus vite.
Enfin bon, pour The Wedding Bells en tous cas, on peut parler d'un nouveau plantage en la matière ; un peu come Boston Public dont la musique était là aussi excellente, et visuellement, c'était très pauvre. Estimons-nous déjà heureux que dans celui de The Wedding Bells, les personnages ne se contentent pas de parler en marchant, de marcher en parlant, et ainsi de suite, comme c'est, je le répète, le cas de beaucoup de séries donc Kelley s'est rendu coupable par le passé. Comment un homme qui aime autant la musique et qui travaille pour la télévision peut-il négliger autant l'aspect de ses génériques, ça me dépasse ?!
Bon allez, fini de palabrer, je vous libère. Faites-moi juste penser à vous donner le générique de The Practice.

Et pour ceux qui manquent de culture : la fiche de The Weddings Bells de SeriesLive.

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7 avril 2009

[DL] Dollhouse

Mes derniers posts Médicament générique n'étaient pas de première fraîcheur, je l'admets. Alors voici un générique autrement plus récent, et même, j'ai envie de dire qu'il est presque parfait : celui de Dollhouse.

Dollhouse
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

"Presque parfait" parce que, d'un part, esthétiquement il peut encore faire mieux, et d'autre part j'avoue que je ne raffole pas de l'idée qu'on ne voie que Dushku, qui ne m'a jamais vraiment été sympathique, et que sous cette forme, le générique m'évoque un peu trop ALIAS et la mise en valeur des multiples déguisements de Sidney, propres à susciter un intérêt pas très franc envers l'héroïne et camoufler le fait qu'on a aussi un scénario à offrir (du moins faut-il l'espérer, j'avoue que j'ai pas trop suivi en fait).
Bon, reste qu'on est dans la partie supérieure du panier, j'aime la musique, j'aime quand même assez bien ce qui s'en dégage et on pose très clairement la question de l'identité, ce qui donne une excellente présentation de la série finalement... et puis c'est toujours mieux qu'un générique "moderne" de 5 secondes genre The Mentalist.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dollhouse de SeriesLive.

11 avril 2009

Un par un...

Cette semaine, avec rien moins que trois posts La preuve par trois, on pourra dire que vous aurez été gâtés-pourris. On va dire que c'est à cause de Pâques.
Après vous avoir proposé des séries légèrement défraîchies (mais pour des raisons différentes) les jours précédents, aujourd'hui on va se tourner vers l'avenir, radieux, brillant, glorieux, amusant, une série qui vient de commencer, j'ai nommé : Harper's Island. Bon, peut-être pas si radieux, brillant, glorieux, et surtout, amusant, que je ne veux bien le dire, mais quand même, c'est pas tous les jours que je vous offre une cagoule aussi fraichement tricotée.
Allez, on en a fini avec les babillages, entrons dans ce pilote... et espérons en sortir vivant.

HarpersIsland___1
Je sais que, souvent, quand un pilote dure autour d'une heure et demie (parfois plus), je suis la première à vous dire : "ouais, ça, on pouvait faire la même chose en moitié moins de temps". Je me souviens par exemple l'avoir dit pour Fringe. Bon, eh bien la réciproque existe aussi, et Harper's Island est là pour le prouver : 39 minutes, ce n'est pas assez. Mais pas dans le sens où c'est trop complexe pour qu'on comprenne bien ce dont il s'agit, non c'est pas tout-à-fait le genre de la série, sans vouloir vous décourager, la complication, c'est pas l'option qu'ils ont choisie, mais avouons quand même qu'on précipite quand même un certain nombre de choses, au lieu de prendre le temps d'instaurer une ambiance. Et le problème, c'est qu'une série avec un pitch comme celui de Harper's Island, elle a besoin, mais alors, dramatiquement, d'une ambiance. Là où c'est bien joué, c'est dans la réalisation : un plan par-ci, un autre par-là, donnent assez rapidement des impressions fugaces mais glauques, et c'est bien. Mais la petite fiesta sur le bateau, même si je comprends qu'elle ait été voulue en guise de contraste avec ce qui va se produire sur l'île, est quand même carrément hors-sujet, du coup après ce genre de scène, il fallait jouer à fond la carte de l'ambiance, prendre son temps, mais ça n'a pas été le cas. C'est à ce genre de détails qu'on sent que, bah, Harper's Island, ce ne sera pas la série qui va vous scotcher à votre fauteuil, le soin qui aurait pu être apporté à cet aspect-là est absent, il manque un peu d'âme et le soucis d'efficacité gâche toutes ses chances d'être un jour une excellente série. La seule option qui lui reste, c'est de ne pas être mauvaise. Croisons les doigts.

HarpersIsland___2
L'autre problème de Harper's Island, et là on commence à déchanter sérieusement, c'est son casting. Côté charisme, on a rarement vu plus mou. Entre Christopher Gorham, ce porte-poisse (presqu'autant que Christopher Pohala, mais avec 20kg de muscles en moins), et l'idée assez incongrue de faire se retrouver Richard Burgi et Cameron Richardson (ce qui n'aide pas à se sortir de la tête que, non, on ne regarde pas Point Pleasant... mais ça, plus le phare, plus les mystères, ça fait beaucoup quand même, bien que je m'aperçoive bien qu'il n'y a rien de fantastique ni diabolique dans Harper's Island, j'ai eu l'impression d'une parenté assez gênante à cause de ces points de détail), plus le reste du cast qui n'arrive pas à briller un seul instant (ni dans les rôles principaux, ni dans les rôles secondaires, et là on touche quasiment au tragique quand pas un membre du cast ne vient porter secours aux autres), franchement ça patine un peu. Déjà j'ai mis 20 bonnes minutes à différencier la mère et la soeur de la future mariée, ça commençait mal. Et puis chacun est bien dans son emploi attendu, proprement, sagement, pas de contre-emploi, pas de surprise, rien, non franchement c'est pénible. Ya tellement de choses qui semblent courrues d'avance rien qu'à cause de ce cast que vraiment, on se désespère assez vite de ce que la série aura à offrir.

HarpersIsland___3
Dernier gros inconvénient, apparenté au manque de style original et au choix des acteurs finalement, c'est que la production ne s'est pas mouillée un seul instant. D'une histoire comme celle-ci, même sans parler de l'ambiance ou des acteurs, on attendrait un ou deux frissons, mais ça ne vient simplement pas. Evidemment, arrivés à la fin de l'épisode, on se pose des questions sur certains personnages (la gamine un peu effrayante, le papa pas très clair, la future mariée qui a des doutes, l'ex qui ressurgit, la relation "amicale" entre le futur marié et son amie d'enfance, etc...) mais uniquement parce que l'épisode est efficace, et que c'est la règle du genre de se demander qui a fait quoi (et à ce stade, comme freescully, j'ai déjà réduit la liste à deux ou trois suspects)... Mais tout ça, le spectateur ne le ressent pas parce que le pilote est prenant, angoissant ou simplement surprenant. Il le ressent parce qu'on l'y a conduit, en suivant un chemin très balisé. L'absence totale d'imagination sur les intrigues les plus soapesques de ce pilote fait qu'on a l'impression qu'on a déjà vu ces choses-là cent fois, que les meurtres ne semblent même être que des prétextes à tourner un drama de plus sur les histoires de famille et de coeur, et qu'en fait, Harper's Island n'a pas joué avec sa donne aussi bien qu'elle aurait pu, alors que pour une fois une série partait avec de bonnes cartes et un jeu dont on pouvait espérer beaucoup. Alors finalement, au bout desdites 39 minutes, on se dit que, bon, si on a du temps (et c'est pas garanti), on y reviendra peut-être, histoire de voir comment ça tourne, mais on n'est pas happé par les intrigues, pas du tout.

Là, dit comme ça, je sais, ça peut paraître assez négatif.
Le problème c'est qu'une fois de plus on est dans la série popcorn, et qu'au final, le popcorn ça divertit sur le coup, mais qu'ensuite on lâche facilement l'affaire. Je vois mal comment quelqu'un pourrait devenir ultra-fan de Harper's Island. Je ne me l'imagine pas. Qu'on regarde ça comme un truc pour se vider la tête, se donner l'impression qu'il y a du suspense, etc... je peux l'imaginer, mais on ne peut pas devenir addict à cette série, c'est impossible, elle ne s'est pas donné les moyens qualitatifs pour ça et, c'est d'autant plus dommage que la série ne souffre pas de problèmes de budget, a priori, les décors, les multiples acteurs (beaucoup plus de monde que je ne m'y attendais, ça va prendre vachement de temps pour tuer tous ces gens, en fait !), tout ça tend à indiquer qu'il y a eu du pognon, mais qu'on a oublié de mettre du coeur à l'ouvrage. Ce qui est quand même un fichu gâchis, si on y pense.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Harper's Island de SeriesLive.
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11 août 2010

Un plus un plus un plus tout le monde

A l'origine, il n'était pas prévu pour moi aujourd'hui de poster autre chose que les deux génériques de Coronation Street et le désormais traditionnel post du mème, ce soir à 20h00 (mème qui semble, à mesure que les jours passent, susciter de moins en moins d'intérêt, ça tombe bien, j'avais pas décidé de me reposer dessus pour poster ce mois-ci).
Je voulais plutôt bosser sur mon article de la semaine sur SeriesLive (vous ne devinerez jamais où je suis !), préparer mon post sur le pilote de Tangle et ptet bien, si j'ai le temps, vous parler d'un truc qui penche du côté où il va tomber. Bon, ce n'est que partie remise. Enfin, pas l'article de la semaine, parce que ça, c'est dimanche dernier carat, contente ou pas.

Bref, non, je vais quand même dire un petit mot sur quelque chose qui s'est produit suite au classement des plus longs soaps du monde, paru hier soir sur SeriesLive :

SoapOperaIndigest
Les plus longs soap operas du monde

Quand je me suis levée ce matin, j'ai lancé l'ordi et suis allée prendre ma douche pendant que tout le bazar se lançait ; c'est là que mon chat m'a lancé depuis le bureau : "oh-oh, ya des critiques sur ton article d'hier soir, tu vas pas aimer ça".
Chat de peu de foi.
Il s'avère que, bien qu'ayant fait des recherches et tout le bazar, j'ai oublié des séries dans ce classement, que les lecteurs n'ont pas hésité à me signaler. Et vous savez quoi ? Je n'étais pas en colère. Bien au contraire, j'ai été ravie. Bon, pas ravie de l'imperfection de mon travail de recherche, évidemment, j'avais pourtant passé plusieurs heures à créer la plupart des fiches de ce classement et donc à farfouiller pour faire le tour d'un maximum de pays, mais j'en avais quand même oublié, dont l'évident (je blâme le bloquage psychologique que je fais sur la question) soap français de France3, non je le citerai pas, hors de question de mettre un tag pour cette série.

Vous savez pourquoi j'ai été ravie ? Parce que, oui, sous un certain angle, on peut dire que ce sont des critiques de mon article. Si on veut. Admettons.
Mais c'étaient des critiques sur le fond ! C'est Byzance pour moi qui suis habituée aux coups sous la ceinture du type "on n'en a rien à foutre" ou "mais qui s'intéresse aux séries pourries de tel pays". Et pourtant, le soap n'est pas forcément considéré comme un genre intéressant par la plupart des téléphages.

Ces réactions prouvaient que :
- les lecteurs avaient lu l'article, ce qui n'est pas toujours aussi évident que ce devrait l'être (surtout quand ils ne lisent que le titre...)
- les lecteurs avaient fait preuve d'un esprit critique (notamment ceux qui montrent les variations de sujet d'un pays à l'autre)
- les lecteurs avaient fait des recherches pour appuyer leur intervention (en me citant le nombre d'épisodes et/ou l'année de création)
C'est excitant pour moi parce que c'est exactement le genre de réactions que j'attends, le genre de réactions que je cherche à susciter, le genre de réactions qui me fait dire que, oui, préparer un deuxième article cette semaine, ça valait le coup.

Ce qui compte, ce n'est pas que j'aie raison et que je sois capable de pondre un article sans le moindre oubli ou la moindre erreur (bien qu'idéalement, c'est quand même ce que j'essaye de faire), c'est que j'entame un cercle vertueux dans lequel tout le monde contribue pour s'enrichir de ce qu'il ignore tout en apprenant quelque chose aux autres.

Et finalement, ya pas plus actuel que ce thème aujourd'hui, car avec le début du Ramadan, ça me ramène à ma problématique sur mon article "la télévision égyptienne pour les nuls", posté il y a trois semaines. Je vous le disais ce jour-là, je m'attendais à me faire corriger par des gens qui en sauraient plus que moi sur le sujet. Et non, rien. Une petite correction géographique, et encore.

Alors puisque justement, le Ramadan a commencé aujourd'hui, j'en appelle à tous ceux d'entre vous qui allez regarder des séries égyptiennes (ou syriennes, ou marocaines, ou tunisiennes...) pour ne pas hésiter à me donner des compléments d'information, parce que, si personne ne peut être omniscient, en collant tous bout à bout nos connaissances sur tel ou tel sujet, on peut apprendre plein de choses, dans les deux sens du terme.
C'est aussi ce qui m'a fait revenir dans l'équipe de SeriesLive au lieu de simplement me contenter de mon blog : un site avec une base de données et une communauté, ça peut être super enrichissant si on sait s'en servir.

Et, enfin, surtout, c'est la raison pour laquelle je ne dirai jamais assez combien il est important de réagir à un article ou un post, que ce soit en apportant des compléments d'information ou en posant des questions. Cela peut permettre à tous de gagner 1 point de QI, et ça pousse le rédacteur d'origine à essayer d'aller toujours plus loin.
On gagne tous à bosser ensemble.

4 avril 2009

Everybody Ned Somebody

J'ai pas la force.
Je sais bien que la pétition a plusieurs mois. Je sais bien que l'annulation aussi. Je sais bien que maintenant ya plus que quelques clampins pour ajouter leur signature parce que tout le monde sent bien que c'est trop tard (bien que, merci de le noter, mais en un mois les signatures avaient triplé, juste après l'annonce de l'annulation, et ça franchement il faut le souligner parce que hein, on a tous fait des efforts sur ce coup, et même après).

Nan, mais je sais. Ca sert à rien de garder ce lien dans ma colonne.
Mais j'ai pas le coeur, vous comprenez ? Parce que ça voudrait dire que c'est vraiment, vraiment fini.

Et s'il y a bien une chose qui n'est pas finie, c'est mon histoire avec Pushing Daisies.
Tiens ça me fait penser que je vous devais une anecdote. Si, vous allez voir, ça vaut le coup, pourvu de bien suivre le déroulement des opérations, vous allez vous bidonner.

Vous vous souvenez combien j'ai lutté pour me la faire offrir pour mon anniversaire... pour finalement l'avoir dans l'os ? Je crois que ça s'est vu, mais j'y tenais à ce DVD. J'y tenais dés que j'ai su qu'il sortirait, j'y tenais encore plus fin novembre quand a été annoncée l'annulation, j'y tenais et pas qu'un peu pour Noël, j'y tenais pour mon anniversaire le mois suivant... mais ya des gens qui ne comprennent rien à rien, limite s'ils ne se moquent pas. Donc je me suis retrouvée avec un ersatz et croyez-moi, pour me mettre en boule, il n'y avait pas plus réussi que ce vilain truc en plastique signé de la main de mes parents.

A quelques temps de là, je continue de faire savoir que le DVD me plaît vraiment, vraiment, vraiment beaucoup, qu'il sort le 11 février en France et que cette fois, après bientôt quatre mois à baver dessus, ça va bien, j'y vais le jour de la sortie.

Mais de façon complètement inattendue, ma mère me dit qu'elle va finalement l'acheter.
Bon, donc le 11, je suis restée sage, j'ai évité la FNUC du mieux que j'ai pu, j'ai encore attendu. Et là, rien. On devait m'inviter pour me remettre très officiellement le DVD en tant que "cadeau d'anniversaire en retard", mais j'ai jamais été invitée au fameux dîner de gala de mes rêves. J'en ai donc fait une dépression, normal, vous feriez pareil à ma place. Pis j'ai rouspété aussi. Mais ça je le fais de toutes façons, c'est sûr. Sauf que là je commençais à l'avoir vraiment mauvaise, parce que maintenant, ils l'avaient acheté, c'est juste que personne ne se décidait à me donner le coffret, je pouvais même pas dire : allez, je vais à la FNUC et on n'en parle plus.

Un jour que ma mère passe me voir, elle me glisse le coffret l'air de rien et me dit que, bon, elle a un peu remarqué que j'étais obsédée par ce DVD, et qu'on n'allait pas attendre d'organiser un truc avec toute la famille pour me le remettre. J'ai failli en pleurer de joie, comme vous l'imaginez. Elle me dit qu'elle expliquera à mon père qu'elle n'a pas pu acheter le DVD et que comme mon petit four a lâché, on va plutôt m'offrir ça pour mon anniv (tout bénéf pour moi, soit dit en passant). Et que quand je viendrai pour fêter mon fameux cadeau d'anniversaire en retard, eh bah j'aurai un four et tout le monde sera content.
Et on aurait très bien pu arrêter les frais à ce moment-là. Mais non ! Parce que dans la famille de lady, rien n'est jamais aussi simple que ça pourrait l'être !

CAR, REVIREMENT DE SITUATION ! Quand ma mère lui sort son petit mensonge sur l'air de "bah finalement j'ai pas pu acheter le DVD alors on lui paye un mini four (même prix, en plus, tu vas être content) pour son cadeau d'anniversaire en retard à la place", eh bah à la surprise générale, et prouvant que finalement le travail au corps effectué sur lui l'été dernier pour qu'on m'offre le DVD de la 1e saison d'A la Maison Blanche avait payé, mon père s'écrie que, effectivement, c'est mieux de m'offrir un four parce qu'un four, c'est utile, mais qu'ils m'ont maintenant promis le DVD. Et que l'idée ne l'enchante pas, parce que c'est un DVD, donc c'est pas de la culture, mais qu'une promesse est une promesse. Et que DVD il doit donc y avoir.

Ma mère revient donc pour me dire que, d'une part, je m'achèterai mon nouveau four toute seule comme une grande (bon, à la limite on s'en fout) mais surtout que maintenant, elle va devoir faire croire à mon père qu'on m'offre le coffret, alors qu'elle me l'a déjà donné.

Donc, suivez bien la logique, parce que là va yavoir du sport cérébral ; plutôt que de me dire : "rend-moi le coffret et joue la surprise quand on te l'offre", elle a préféré goupiller une combine pas très logique mais qui m'arrange bien : elle a récupéré le coffret Pushing Daisies, mais vide ! J'ai gardé les DVD. Pourquoi ? Parce que mon père sait à quoi ressemble le coffret, et qu'il sait lire ! Donc il faut m'offrir le bon coffret.

Mais là où j'ai pas du tout compris, c'est qu'elle m'a aussi demandé quel autre DVD elle pourrait mettre dans le coffret de Pushing Daisies à la place, pour qu'il y ait quand même des DVD dedans (limite je suis pas obligée de l'ouvrir devant eux, le coffret, pourtant !).
Alors on a trouvé Samantha Who?, qui sortait pile au bon moment et avec un prix vert à la FNUC dérisoire, et donc le gag final, c'est qu'elle va mettre les DVD de Samantha Who? dans le coffret Pushing Daisies, pour que ce dernier me soit offert très officiellement lors du dîner de "re-anniversaire" avec ma famille, ET qu'elle me filera le coffret vide de Samantha Who? ensuite, en douce, quand on se verra sans mon père.

Prenez le temps de relire si vous n'avez pas tout saisi. Je vous rassure, j'ai mis du temps aussi. Mais une fois qu'on a pigé le truc, c'est épatant en fait. Parce que si sur le coup, j'ai d'ailleurs rien compris à son micmac, tout ce que je sais à présent, et c'est l'essentiel finalement, c'est que je regarde depuis plusieurs semaines la 1e saison de Pushing Daisies en DVD alors que mes parents m'offrent le coffret demain ; que demain, je vais recevoir les DVD de Samantha Who? ; et que quelque part avant la fin du mois, ma mère m'offrira le coffret vide de Samantha Who?.

Tout ça pour pas dire à mon père qu'elle m'a offert le DVD de Pushing Daisies. Des fois ça vaut le coup d'avoir une famille complètement déglinguée. Ils sont pas normaux, mais c'est la première fois que ça me rend autant service. Et pour quelque chose en rapport avec les séries, en plus ; ça tient carrément du miracle.

De pas du tout de DVD pour mon anniversaire, on est passés à deux DVD de séries qui me font plaisir ! Enorme, non ?
Hey, franchement, ça valait coup que je vous la raconte, celle-là, non ? C'est de l'anecdote, ou je m'y connais pas !

Donc enlever le panneau Sauvez Pushing Daisies ? Ca me fait encore plus mal au coeur après toutes ces péripéties. Nan, j'vais le laisser encore, même s'il sert à rien. Ned et moi, ça ressemble plutôt à l'histoire sans fin...

savehim

Et pour ceux qui manquent cruellement d'une tarte à la crème dans la figure : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive. Nan parce que faut suivre, un peu, quand même, quoi...

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1 avril 2009

[DL] Guiding Light

Pendant que vous votez pour All in the Family ou Maude (cf. posts précédents du jour, et tags), je vous propose aujourd'hui une autre vieillerie, et pas la moindre : ce soap a duré plus de 15 000 épisodes !
Seulement voilà, après 72 ans de bons et loyaux services, la lumière va s'éteindre... CBS cherche à l'heure actuelle comment elle va remplacer cette série dans sa grille (je suggère un soap mâtiné avec un cop show, connaissant la chaîne ?).

GuidingLight
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Donc voilà, le générique ne casse pas trois pattes à un canard boîteux (d'un autre côté j'ai vraiment cagoulé sans trop regarder à la qualité, vu que c'est pas du tout le genre de trucs que je cagoule d'ordinaire), mais les plus observateurs parmi vous, ayant eu TFHein dans les années 90, devraient cependant voir leur curiosité piquée... Je n'en dis pas plus, un cookie à la myrtille sera décerné au premier qui aura compris l'allusion.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Guiding Light de SeriesLive.

28 novembre 2008

[DL] Mariés, Deux Enfants

Faut-il encore présenter les Bundy ? Langues de putes, branleurs, gros dégueulasses... ils ont absolument tous les travers. Et pourtant difficile de ne pas les adorer ! Chaque épisode est un festival de méchanceté et de bêtise, et on en redemande... Sans doute parce que la série parvient à traiter cette famille déviante en la montrant comme vulgaire, mais en n'étant jamais elle-même vulgaire. Une rare élégance qui en fait un classique.

MariesDeuxEnfants
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Vous le savez, j'adore quand un générique raconte quelque chose, au lieu de simplement ressembler à un clip. Ici, on nous ressitue les personnages pour qu'on comprenne pleinement le contexte de ce qui nous attend.
D'ailleurs Mariés, Deux Enfants est, un peu comme Roseanne, l'une de ces séries qui savait non seulement montrer une famille modeste, mais parler aussi du manque d'argent pendant de nombreux épisodes. Et dans le cas de nos Thénardiers de Chicago, les tentatives pour en gagner rapidement et sans effort s'ajoutent à cet état de fait...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mariés, Deux Enfants de SeriesLive.

14 janvier 2009

[GAME] Futurs ex-illustres inconnus ?

Commençons par un cookie amplement mérité, car gagné à la suite d'un sans faute ! Alors dans ces coups de temps là, j'ai un peu envie de dire que c'est le cookie royal, vous voyez...

cookieroyal_jerome

Oui euh, bon, chuis pas graphiste moi, hein.
Oui, oui, je sais ; mais les règles sont les règles et tout cookie gagné doit être mangé par celui qui l'a remporté. Ce sont les règles, j'y peux rien moi !

Dans le jeu des illustres inconnus du jour, attention, ya un piège. Ya même trois pièges. C'est pour voir si vous vous tenez au courant, en fait...

Round5_1 Round5_2 Round5_3
Dichen Lachman
(Dollhouse)
Craig Olejnik
(The Listener)
Charity Wakefield
(Legally Mad)

Mais vu que vous êtes capables d'accomplir des miracles, ça ne m'étonnerait pas outre mesure que vous trouviez tout de même la solution. Pour le cookie royal, par contre, je suis moins certaine, mais il n'est pas impossible que vous me coupiez la chique, après tout...

19 décembre 2008

L'histoire se répète

Un jour. Un jour par siècle, je me tiens volontairement éloignée d'internet, et entreprends d'avoir une vie.
Et ce jour-là, précisément, mon cauchemar se réalise : une constellation s'éteint.

Majel

Je vous avais bien dit que le mois de décembre était toujours chargé.

Adieu, donc, à Majel, dont j'ai pour ma part découvert l'existence tardivement avec et dans Invasion Planète Terre, et qui sans le savoir (le pire, c'est qu'ils ne le savent jamais) a été de ceux qui m'ont ouvert les portes de la téléphagie. Serais-je ici sans elle ? Je ne le pense pas. Je passerai une journée comme celle d'hier, où les séries n'existent pas.
Mon Dieu, que ce serait triste.

Je vais donc, en toute logique, vous faire aujourd'hui ma Trekkophile, et vous sortir une citation de l'épisode I, Mudd, de Star Trek :
"Behind every great man, there is a woman -- urging him on."
Car qui d'autre pouvait aussi bien rendre hommage à Majel que Gene Roddenberry lui-même ?

Merci à Jérôme pour l'info. Même si, évidemment, on préfère encore apprendre des horreurs comme le renouvellement de Clara Sheller. Et voilà, j'ai souillé ce post.

27 janvier 2009

Ba-dum-ba

Ce qu'il y a de bien quand on regarde un pilote avec des a priori à la fois positifs et négatifs, c'est qu'on est sûr d'être surpris ! Exemple... une nouvelle série avec Eric McCormack : bonne idée. Autre exemple... une nouvelle série sur la publicité : déjà vu. Donc, là, c'est la preuve par l'exemple. Ou par trois. Au choix.

TrustMe___1
Allez, on y a tous pensé... le milieu de la publicité, par les temps qui courent, ça fait forcément penser à Mad Men. La classe des années 60 en moins, qui plus est. C'est vrai qu'en ce sens, Trust Me vous fait bien sentir qu'on va parler de pub à tous les coins de rue, difficile de faire comme si on n'avait pas compris. Alors d'accord, vous voulez jouer à ça, alors comparons : ici, ce sont des duettistes qui officient et tentent de nous faire croire qu'ils sont des génies de la pub ; sauf que mis dos à dos avec ne serait-ce que le coup d'éclat de Don Draper dans le pilote de Mad Men, à deux, les personnages principaux de Trust Me ne lui parviennent pas à la cheville. Nan, faut le dire, ils n'ont pas son talent dans la publicité. Mais en échange, ils sont plus sympathiques. C'est une question de choix : l'intelligence ou la drôlerie. Bon bah, Trust Me a choisi.

TrustMe___2

Eric, Eric, Eric... peut-on lui résister ? J'avoue n'avoir lancé ce pilote que parce qu'il y était. Oh, il est dans toute la série ? Hm, bon, bah, puisqu'il le faut, je regarderai toute la série, hein, tant pis. Mais heureusement, le tandem avec Thomas Cavanagh marche parfaitement, non seulement du côté des personnages tels qu'ils sont écrits, mais du côté du charisme des deux acteurs, aussi, de ce qu'ils dégagent. On croit sans problème à ce qui lie (et sépare) les deux protagonistes et, ce qui fait que leur petit numéro marche si bien quand ils s'engueulent ou se rabibochent, c'est bien l'alchimie entre les deux gaillards qui les interprètent. Mais, oui, j'ai une préférence pour Eric, oui... il est comme le vin, le fromage et Sean Connery : meilleur avec le temps.

TrustMe___3
J'adore voir ce genre d'amitié masculine à l'écran. J'ai dit "amitié", rho, tout de suite... D'ailleurs, si elle n'était pas si sympathique, je ne pense pas qu'on accrocherait autant sur le reste, puisque le retournement de situation ultime (je veux pas vous spoiler mais le pilote finit bien) est ultra-prévisible, et manque un peu d'inspiration. Comme dans beaucoup de séries basées sur les duos (c'est un peu plus courant avec les sitcoms que les séries dramatiques, il est vrai), ce sont les interactions qui font tout le piment des épisodes, on le sent dés ce pilote, et ici c'est vraiment sur l'antagonisme/la symbiose entre les deux copains que tout repose pour le moment. On ne peut même pas dire que les autres collègues de bureau aient beaucoup de diversion à offrir si jamais ce tandem ne se montrait pas convaincant à un moment ou à un autre. Il faut dire que Monica Potter est une telle tête à baffes, aussi... moitié exprès, moitié parce que l'actrice est comme ça, je pense. Donc bon, il y a Eric, Thomas, et le reste très loin derrière. Il faudra s'y faire !

Donc voilà, Trust Me, c'est divertissant, c'est sympa, ça fait marrer et ça fait sourire (comment ça, "pléonasme" ?), ça fait beaucoup de bons points en apparence, mais aucun qui ne rende pour le moment la série inoubliable. Il en faudra un peu plus pour en faire un classique, mais ne vous inquiétez pas, je surveille pour vous...

Tiens, ça me fait penser, je ne pense pas avoir déjà regardé Ed...
Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Trust Me de SeriesLive.
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17 janvier 2009

Bah, mon loulou ?!

Qu'une série sur les loup-garous se déroule à Wolf Lake était déjà un indice intéressant sur le manque d'imagination de la série éponyme. Que son personnage principal s'appelle Kanin allait bien au-delà de tout ce qu'on peut imaginer en matière de mauvais jeux de mots. Mais malgré tout, j'ai quand même voulu tenter l'aventure Wolf Lake, pour la meilleure raison qui soit : parce que je ne connaissais pas.
Et si vous le voulez, vous pouvez en faire autant, puisqu'il s'agit d'un post La preuve par trois !

WolfLake___1
Acte I : la première scène du pilote commence dans la plus complète prévisibilité, alors que notre héros M. Kanin rentre chez lui, dans le noir ; comme c'est un fervent écologiste, il ne lui viendrait pas à l'idée d'allumer les lumières, mais du coup il est un peu sur les, hm, dents. Quand soudain, quelque chose ou quelqu'un lui bondit dessus, et entame une lutte mortelle avec lui... mais ça alors, en fait c'est ça copine. Inutile de dire qu'à ce stade, j'ai contemplé mes ongles en me disant que l'heure était venue de me consacrer à ma manucure. Ils font donc l'amuuuur, à l'issue de quoi ledit héros propose la nana en mariage, et elle accepte, et elle va sortir acheter à manger. Ce à quoi elle ajoute qu'elle l'aime. Ok, il va lui arriver un truc grave. Si je me faisais les ongles des pieds aussi ? Une fois dans sa voiture, la petite copine, qui se prénomme Ruby, se fait effectivement attaquer par un homme caché sur le siège arrière (c'est un original, ce garçon), juste en bas de l'immeuble de son homme, oh mon Dieu comme c'est tragique elle va mourir à deux pas de chez lui. Vu qu'on aura déjà compris, à ce stade du pilote, que Wolf Lake tente désespérément de nous surprendre toutes les une minute trente, montre en main, on sait aussi que c'était une feinte et qu'elle ne va pas y passer. C'est effectivement le cas, la belle Ruby survit à son aggression et se défend avec un éclat étrange dans le regard, et le beau Kanin qui arrivait pour la secourir ne trouve que la main (arrachée) de son aggresseur dans la voiture. La belle Ruby a disparu... Mystère, angoisse, suspense. Toute la kératine de la maison étant alors intégralement laquée avec le concours d'Agnès b (y compris les griffes des chats), j'ai poussé un soupir, et je me suis résolue à fermement m'ennuyer pendant ce pilote. Constat d'autant plus tragique qu'à cet exact instant, il me restait 39 minutes à endurer.

WolfLake___2
Acte II : Kanin est sur la piste de Ruby. Un mystérieux informateur (c'est l'usage) le met sur la piste de Wolf Lake, petit patelin perdu au milieu des pins, et dont on va bien vite tenter de nous en brosser un portrait angoissant et mystérieux (comme ça c'est assorti au nom de l'endroit). En toute logique, 90% des plans vont être couverts par une musique sombre et énigmatique, ou en tous cas voulue telle, de façon à bien nous filer, au choix, soit les chocottes, soit un fou rire. Tout est censé être inquiétant, si bien que plus rien ne l'est. Au passage, on admirera avec quel fol optimisme la réalisation tente de faire du sous-Twin Peaks en créant plein de petits détails étranges à propos dudit bled et de ses habitants, que Kanin est incapable d'interpréter et qu'évidemment le spectateur a déchiffré avec vingt minutes d'avance : les bruits dans les bois, les nanas qui accouchent de portées d'enfants, les yeux qui jaunissent, tout ça qui se déroule à Wolf Lake, ville au centre-ville de laquelle trône une immmmmmense statue d'un loup, je crois qu'on essaye de nous dire quelque chose.

WolfLake___3
Acte III, bientôt la délivrance : à ce stade on a plutôt l'impression d'être dans un mauvais épisode de X-Files, où Mulder et Scully font une enquête dans une ville perdue et où personne ne veut rien leur dire sur la bête du Gévaudan locale. Tout le monde vous ment, la vérité est ailleurs, ne croyez personne, et tutti quanti, sont le maître-mot des dialogues, ce qui veut dire que ça n'aboutit nulle part, et qu'on va se farcir la tête de ragondin de Lou Diamond Philips pendant plusieurs épisodes sans avoir jamais la moindre réponse, et ça, c'est gonflant. Comme on peut s'y attendre, il y a UNE personne qui veut bien parler à Kanin, une autre qui fait semblant d'être son copain, et plein qui se disent que s'il foutait le camps sans poser trop de questions ce serait bien sympa, à un tel point que ce n'en est même plus amusant. On saupoudre tout ça d'histoires de famille, de sexe et d'argent, rien de mieux pour faire trainer une intrigue en longueur que des retournements de situation soapesques. La fin de l'épisode nage dans la plus désagréable des mélasses... sans compter le cliffhanger final qui ne parvient même pas à en être un puisque ça fait 45 minutes qu'on nous donne 25 000 indices sur la nature du voisinage. Les scènes se sont jusque là suivie sans se ressembler, et sans grand lien apparent, pour nous mettre le nez dedans, y compris l'apparition d'un vrai loulou sur la fin, et là on était en droit d'attendre une petite accroche, quelque chose, au moins une raison de revenir, c'est pas trop demander quand même ? Eh bien on ne l'aura même pas.

Du coup, c'est beaucoup de courage et de force de caractère que je vous recommande d'avoir pour regarder ce pilote. Je ne sais pas si ç'aurait pu être quelque chose de bien, mais toutes les raisons qui font qu'on pourrait être tenter de regarder cette série sont en fait très rapidement mises sur le côté pour poursuivre un but assez obscur. Selon moi, la production cherchait juste une excuse pour se mettre en faillite financière.
Par exemple on pourrait vouloir y voir Mia Kirschner, sauf que son personnage est justement disparu ! On pourrait espérer voir des loups dans tout un tas de scènes intéressantes, mais la prod n'avait les moyens de les faire tourner qu'un quart d'heure par semaine ! On pourrait espérer avoir quelques frissons mais au lieu de ça on a surtout envie de bailler. Je n'oserais même pas qualifier ça de gâchis mais, de toute évidence, c'est un ratage dans les règles de l'art.

Après, ya des gens qui aiment regarder ce genre de fiasco à titre éducatif et/ou pour se taper sur les cuisses et se moquer abondamment. Le faire sur un pilote, je peux comprendre. Le faire sur toute une série, ne fut-elle pas plus longue que 9 épisodes, c'est quasiment de l'inconscience, suicidez-vous carrément, ça ira plus vite et ce sera moins douloureux.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Wolf Lake de SeriesLive.
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17 novembre 2008

Opération INDEXATION

Bon, j'en ai marre. J'arrête. C'est devenu insupportable. J'ai vraiment fait des efforts pour m'accrocher mais là c'est plus possible.
Mon classeur noir vient de prouver ses limites. Vous pensiez que je parlais de quoi ?

Ah, je ne vous en avais pas encore parlé de mon classeur noir. Pourtant ça fait des années que je me le trimbale de déménagement en déménagement, et que courageusement, de temps à autres, je l'ouvre pour en extirper une information capitale sur la prochaine VHS que je vais regarder.
Sauf que là, ce n'est plus possible. Déjà, je ne peux plus y rajouter la moindre feuille, sinon je pense que la plaque tectonique sur laquelle je vis va basculer tragiquement dans les entrailles de la Terre. Et en plus, ce n'est plus gérable au niveau des mises à jour.

Mon classeur noir, c'est un gros classeur de compta que j'ai récupéré, je ne sais plus trop où ni comment, sans doute une fois où je faisais une razzia au rayon papeterie, vu que je suis capable de claquer plus de pognon en une journée dans une papeterie que toute une année dans une parfumerie. Bref. Il était très épais, le dos solide, d'amples anneaux de métal, je pensais qu'il tiendrait le coup.

A chaque série que j'ai enregistrée sur une de mes précieuses VHS, j'ai ajouté une feuille. Une nouvelle série, une feuille. Un nouvel épisode, une nouvelle ligne sur la feuille.
Du coup après quelques semaines je me suis acheté des intercalaires alphabétiques.
Et ça a continué. Une série, une feuille. Un épisode, une ligne sur la feuille.

Bon, en théorie, ç'aurait dû fonctionner. Sauf que c'est précisément à ce moment que ma téléphagie s'est déclarée. Enfin, où est l'œuf, où est la poule, je ne saurais dire, mais en tous cas, ça tombait mal. Il faut dire que dés qu'on donne à un téléphage les moyens techniques (multiples magnétoscopes, classeur noir, etc...) d'organiser sa téléphagie, bizarrement, c'est là qu'elle devient hors de contrôle.
Et comme en plus je suis pilotovore, forcément...

La première mesure a été de décider que le cagoulage n'entrerait pas dans le spectre des compétences du classeur. Ce que je cagoule, je le répertorie ailleurs.
La seconde mesure a été de mettre en pause l'indexation des VHS, en espérant la mener à bien plus tard, différemment. Mais bon, ça voulait aussi dire que près de la moitié d'entre elles devenaient difficilement accessibles, puisque j'étais incapable de trouver un épisode donné facilement. Du coup, quand je cherchais un épisode, et qu'il n'était pas répertorié, je passais des heures, au milieu de mes cassettes, à les regarder une par une... ah je voyais plein de trucs, c'est sûr, mais jamais ce que je cherchais. Frustration.

Et puis là, il y a quelques temps, j'ai voulu m'y remettre. Mais force est de constater qu'on ne peut pas, techniquement c'est pas possible je vous assure, répertorier toutes les séries que j'ai en VHS dans ce classeur, à raison d'une série par page. Trop de séries.

Je me retrouve donc avec, sur les bras, un épaississime classeur noir, plein à craquer d'informations parcellaires sur mon opération COLLECTION. Je ne peux pas poursuivre l'indexation. Je ne peux pas exploiter la moitié de mes données.

Logiquement, on se dit "bah oui mais pourquoi insister avec le format papier ?".
Pourquoi ? Pourquoi, vous dites ? Mais parce qu'à ce jour je n'ai pas réussi à trouver un seul logiciel capable de prendre en charge l'indexation de mes VHS ! Les logiciels de ce type sont en général étudiés pour le cinéma ! Et c'est totalement différent !

Vous allez tout de suite comprendre à quoi ça ressemble.
Chaque VHS porte deux étiquettes : une sur la tranche, petite, avec son numéro d'identification, et une autre plus grande, c'est la plus importante, avec le numéro, et la liste de ce qu'on y trouve.
Si je prends la cassette 273, par exemple, on peut donc voir ça (bon j'ai pas de scanner, donc j'ai fait un schéma... mais il faut savoir que c'est du fait main pour toutes les cassettes, puisque c'est antérieur à l'époque où j'avais un chez moi informatique) :

273

Donc oui, j'ai fait ça pour toutes les VHS, une par une, je mentionne tout ce qui a un rapport avec les séries à chaque fois (d'où la mention des pubs Stargate SG-1 alors qu'évidemment, il y a plus de pubs que ça, mais je les mentionne comme repère), je vous laisse imaginer l'ampleur du truc rien que pour le fichage...
Donc l'indexation doit me permettre de retrouver à la fois tout ce qu'il y a sur la VHS n°273, histoire de ne pas vider la telephage-o-theque chaque fois que je me demande ce qu'il y a sur la 273, mais aussi me permettre de retrouver tous les épisodes de SPACE 2063, sur plusieurs cassettes, évidemment. Et ça, une base de données prévue pour les films, elle ne peut pas gérer. Et croyez-moi j'en ai testé...

Et encore, tout ça, c'est en mettant de côté ce qui est sur support non-préhistorique, je ne parle que des VHS ! Il faudrait aussi pouvoir mentionner les DVD et les pelotes de laine pour atteindre la perfection !
C'est infaisable, il faut bien le dire. Si, ce serait faisable, l'équivalent d'un Teruki Paradise ça serait même impeccable. Mais bon, j'ai pas la technicité qu'il faut pour ça. Ah, si, si j'avais un geek sous la main, ça pourrait, mais j'en ai pas. Plus. Bref.

Donc voilà, depuis quelques jours, je pète un câble, parce que chaque fois que j'ai envie de regarder quelque chose, impossible de trouver sur quelle VHS ça se trouve, comme l'autre jour avec la cérémonie des Emmy Awards de 2002. J'enrage.

Je ne sais pas encore comment, mais il va falloir sévir.
Comment vous faites, vous ?

29 juin 2008

Comme j'comprends pas trop c'que tu dis bah... j'm'en fous

Non, ce n'est pas le titre d'un commentaire de ce blog, bien que vu votre peu de réactivité (surtout vu le boom de visites que j'ai eu ces derniers temps), ça pourrait. Mais c'est sans rancune, j'vous aime bien même muets.
Absolument pas, donc, puisqu'en fait, c'est l'une de mes répliques préférées de l'épisode dont je vais vous parler aujourd'hui, et attention les yeux, voici le second post La preuve par trois en moins de 48h, non-non relevez-vous, vous me baiserez les pieds plus tard. Surtout que vu la qualité du truc dans le lien, franchement, ya pas de quoi me remercier.
Et comme un miracle n'arrive jamais seul, aujourd'hui c'est même pas un pilote que je vous propose.
Ce n'est pas fini !!! Aujourd'hui, c'est même le comble, je vous propose une série française. Oui : MOI, une série française. Comme quoi tout peut arriver dans la vie. Et même une anti-chauviniste convaincue peut s'essayer à de nouvelles pratiques télévisuelles (c'est pas sale).

Ainsi donc aujourd'hui, un post complètement hors-normes, mais j'assume.
Ce qui n'empêche pas qu'il y aura au menu trois captures, et pas une de plus. Même si elles seront un peu en qualité caca. Ca vous rappellera le bon vieux temps où le rip HDTV le DVD n'existait pas !
L'avantage de cet épisode (que j'ai aussi choisi pour ça et pas seulement pour son génie), c'est que même en fin de seconde saison, on peut le regarder sans être perturbé par le manque de contexte vu qu'il s'agit d'un épisode stand alone et que...

Bon allez, j'arrête là le suspense : aujourd'hui je vous propose un épisode de NERDZ !

NERDZ_1
Ce qui est bien avec l'épisode Geeks dans la Brume que voici, c'est que franchement, que vous connaissiez ou pas la série, ou ses personnages, vous pouvez de toutes façons en apprécier l'humour. Humour à travers le commentaire, évidemment, parfaitement savoureux, mais aussi grâce au personnage de Darkangel64 qui est vraiment à se tordre de rire, même quand il ne fait rien spécialement pour ça, ne serait-ce que par ses moues de paumé pathétique.
Eh vous avez vu ? Sur Nolife, le logo pour les fictions... il est violet !!! Si c'était pas un signe, ça...

NERDZ_2
C'est évidemment la séquence la plus drôle : la parade amoureuse ! Et c'est vraiment tragique quand on reconnaît vraiment les caractéristiques geek en regardant cette scène. J'ai eu l'heur de fréquenter du geek et je vous jure que c'est pas loin de ressembler à ça... la seule différence étant qu'en général, je ne répondais pas vertement : "Comme j'comprends pas trop c'que tu dis bah... j'm'en fous". Mais ça m'empêche pas d'être pliée de rire en voyant Caroline rembarrer brutalement (même si on a l'impression que ce n'était pas l'intention) ce pauvre Dark, tout tristounet, qui finit par se recroqueviller sur son coin de canapé. Pauv'Dark, va.

NERDZ_3
On regrettera dans cet épisode, mais un peu, juste un peu, le fait que deux des personnages soient très secondaires. Régis-Robert fait un peu sourire, Jérôme fait carrément de la figuration (je dis pas ça parce que je suis fan de Didier Richard... fan serait un bien grand mot mais ya quand même un fond de vérité, cela dit). C'est un peu dommage mais quand on est en format court, on ne peut pas tout faire et c'est normal. Pendant la scène avec Régis-Robert, je me suis humiliée moi-même, lors de mon premier visionnage, en m'écriant : "C'est Star Trek TOS !!!". Ok je sors.

Bon alors, je sais bien, si je soutenais VRAIMENT la série, je ne vous proposerais pas de lien en téléchargement, ni même en streaming (mais le streaming de toutes façons, c'est le Mal), m'enfin ya tellement de gens qui n'ont pas Nolife, ou qui n'ont pas l'idée de regarder s'il y passe des séries, qu'un peu de pub ne peut pas nuire. Et puis qui voudrait garder un épisode d'une qualité pareille sur son disque dur ? Non, il vous faut une meilleure définition, il vous faut d'autres épisodes, il vous faut... le coffret DVD de la saison 1 ! Ca tombe bien, il est sorti l'an dernier, et en plus à JAPAN EXPO, le week end prochain, la saison 2 sera dispo en avant-première, avant d'atterrir sur les présentoirs des FNUC et consorts à la rentrée.
Voilà une bonne façon d'encourager la création française !!! Eh, pour une fois que je vous y pousse, c'est qu'il doit bien y avoir quelque chose, non ?
Promis, je touche pas un rond pour toute cette pub...

Bon et en fait, ce post n'est pas innocent, j'ai l'intention de vous reparler très bientôt de séries françaises... non je ne me suis pas cognée la tête, pourquoi vous demandez ça ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de (sous-)culture : la fiche NERDZ de SeriesLive sera postée super bientôt. Je le sais de source sûre parce que la source c'est moi... Woah ç'a été super vite en fait, merci Eske !!!
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15 novembre 2008

[DL] Espion Modèle

J'étais encore une toute jeune fille lorsque j'ai découvert Espion Modèle, et en-dehors de la musique du générique (Bonnie Tyler forever), il ne m'en est pas resté grand'chose.
Si, il m'en est resté Antony Hamilton. J'étais folle amoureuse de lui quand j'étais petite ! Je me souviens surtout de lui dans Mission Impossible, en fait, mais à l'époque c'était THE MAN !
Alors vous imaginez la claque que j'ai prise quand, quelques années plus tard, devenue une téléphage dans la fleur de l'âge, j'ai découvert qu'il était mort. Et qu'il était gay. Et qu'il avait le SIDA. Et qu'il avait loupé le rôle de James bond au cinéma à cause d'un peu tout ça. Mais pour moi, il aura toujours ces incroyables yeux d'un bleu pénétrant, alors, je fais semblant de ne pas savoir.

EspionModele
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Causons générique à présent, car c'est là aussi du très bon. Au lieu de nous présenter les personnages en action comme on va les voir dans l'épisode, c'est-à-dire, pour autant que je me souvienne, avec des interactions, eh bien on nous présente leur parcours, ce qui les a conduits à devenir des espions modèles, séparément. Et là le parallèle tient du génie, il faut bien le dire. Personnellement je ne m'en lasse pas. Et pas juste pour la mâchoire carrée d'Antony Hamilton.
Sinon j'ai aussi la version du générique avec, euh... l'autre gars. Mais qui ça intéresse !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Espion Modèle de SeriesLive.

31 octobre 2008

Pace sur vous, mes frères et mes soeurs

Comme promis, dans cette nouvelle rubrique, je vous proposerai de temps à autres mes services afin que vous fassiez l'acquisition d'un objet rare : un acteur. Parce que Noël approche, comme je vous l'ai déjà dit, et que ya des idées cadeau sympas auxquelles on ne pense pourtant jamais, par exemple...

Et alors je vous assure : c'est du testé et approuvé. Bon, pas testé au sens biblique du terme, évidemment (bande d'obsédés !), mais c'est quand même de la marchandise de qualité, pas la première offre promotionnelle venue quoi. Ça a fait ses preuves, voilà, c'est solide, résistant, et en plus, ça possède une qualité propre à ce genre d'articles : des talents d'acteur. J'ai vérifié moi-même pour m'en assurer, c'est dire si je réponds de ce que je vous vends !

Aujourd'hui, dans A vendre, joli, pas cher, je vous propose donc un premier produit, inaugural pourrait-on dire. Et c'est une occas', franchement. Foncez pendant qu'on l'a encore en stock. Dans quelques mois, une ou deux années au plus, on se l'arrachera et il sera introuvable en rayon. Conseil d'amie. Avec le nombre de nominations et récompenses qu'il a déjà à son actif, ce n'est plus qu'une question de temps. Pis attention, on a cassé le moule.

Aujourd'hui, à vendre, joli, pas cher : Lee Pace.

1) Fiche produit
Bon, alors on va faire net et précis : l'article Lee Pace, on ne l'a pas depuis très longtemps, mais il n'a pas lambiné en chemin. C'est pas le gars qui va jouer le guest pendant 10 ans dans des séries de seconde zone avant d'enfin devenir premier rôle quelque part (non, il a juste fait une apparition dans New York Unité Spéciale, mais ça se défend quand même).
A moins de 30 ans (âge de maturation irréprochable, si j'ose dire : sorti de la chaîne de montage, mais pas encore lustré par l'usure), il a déjà accompli pas mal de bonnes choses, par exemple c'est quand même un produit issu de Julliard, mais aussi, il a déjà reçu deux récompenses (un Gotham et un Obie), pas le top du top c'est vrai, mais pour le top du top, voyez-vous, il a quand même trouvé le temps d'être déjà nommé (deux Golden Globes, deux Satellites, un Emmy, c'est très honnête). Quand je vous disais que c'était du premier choix.
En outre, ce petit a su s'attirer les faveurs de personnalités auréolées d'une certaine, dirons-nous, gloire, avec par exemple le réalisateur de The Cell qui lui a offert un premier rôle dans son dernier film en date, et ce bon vieux Bryan Fuller qui l'a recyclé dans Pushing Daisies à la mort de Wonderfalls. Bref, c'est de la qualité, c'est prouvé, du solide, je vous l'avais promis.

2) Fonctionnalités
Le produit Lee Pace peut tout faire. C'est ce qui fait que la valeur du produit augmente tant, avouons-le. Il minaude, devient inquiétant, violent, charmeur, innocent, perdu, héroïque, mystérieux, tendre, pervers. Des acteurs réellement multifonctions, on n'en voit pas tant que ça.
Ce qu'il y a de bien c'est qu'il n'a pas peur de se mettre en danger pour un rôle, aussi mineur commercialement soit-t-il. Et je le prouve ! Démonstration : dans le téléfilm pour Showtime Soldier's Girl, ce petit mec du Sud n'a pas hésité à interpréter le rôle d'une transsexuelle/danseuse exotique, accomplissant le tour de force de se plier à ce difficile exercice avec un naturel saisissant et en évitant la caricature, ce qui lui a d'ailleurs ouvert les portes qu'il traverse de façon si preste aujourd'hui. Sans même parler de l'investissement physique que cela a représenté ; moi franchement ce genre de choses, ça m'impressionne, et je ne diffère pas tellement de vous sur ce point je pense.
Dans un même film, il peut interpréter un romanesque bandit masqué au look hispano ET un suicidaire junkie addict à la morphine (et être crédible et ultra-consommable de bout en bout). Il peut. Il peut le faire. Et ne parlons même pas de ses talents pour la comédie plus légère, je ne vous fais pas l'affront, ami téléphage, de vous rappeler qu'il FAUT voir Pushing Daisies.
Je rappelle donc les incontournables, à voir et revoir pour s'assurer au préalable de la qualité de la marchandise : Pushing Daisies, oui mille fois oui et sans retenue, The Fall, oh que oui même sans parler de Lee Pace, Soldier's Girl, comme si votre vie en dépendait parce que sa prestation mérite un post de 5000 caractères à elle seule. Accessoirement, Miss Pettigrew Lives for a Day, investissement honorable, à un moment il tente même de chanter, et de toutes façons le film passe très vite. Pour le reste, vous pouvez vous permettre l'impasse ; bon, disons éventuellement The Good Shepherd mais jamais je ne me sentirai le droit de vous inciter à vous infliger un film avec Matt Damon. Pis alors, franchement, laissez Infamous aux habitués de la maison, on l'y voit quelque chose comme 10 minutes en tout et pour tout, et avec un éclairage peu coopératif en plus.
Encore un peu hésitant ? Madame, vous êtes regardante sur les dépenses en ces temps de crise ? Monsieur, pas complètement convaincu par ce qui vous semble n'être qu'un délicieux eye candy ? D'accord, j'ai compris, c'est comme ça que fonctionne le commerce, pas de problème. Je vais donc faire un geste commercial. Alors voici les captures que j'ai, moi-même personnellement de mon propre fait, réunies pour vous. Par contre, oui, ça va vite, parce que parfois le regard de ce jeune homme peut brûler la rétine et briser des cœurs, et je ne veux pas de réclamation.

Lee
Et oui, je le jure sur la tête de ma télécommande, c'est lui à chaque fois.
J'ai aussi des extraits video à votre disposition, que je me suis mis de côté dans l'arrière-boutique, mais j'ai peur de vous spoiler grave, donc même si le client est roi, le client va d'abord regarder ce qu'on lui recommande, après on discutera.

3) Tarif en vigueur
Attention, la côte va grimper très vite. Déjà avec Pushing Daisies, là, ça marche bien, mais avec la sortie de The Fall et de telles qualités, le produit, autant vous le dire, il ne va pas nous rester sur les présentoirs. Il va faire un film ici, un film là (oh tiens, un film du réalisateur de The Grudge, avec SMG en partenaire, se profile, qu'est-ce que je disais ?), et bientôt on ne pourra plus le blairer tellement il sera partout. Bon je m'emballe, mais on va en entendre parler quand même. Prendez tant que vous avez les moyens.
Alors Mesdames et Messieurs, le Lee Pace, vous ne le trouverez pas pour la somme de 100 €, pas pour la somme de 50 €, non ça fait 30 € ou pas bien loin (sans les frais de port), c'est une aubaine vous dis-je. Au pire d'ici-là vous avez le temps de vous faire une cagnotte, et je fais aussi des facilités de paiement.

N'hésitez pas, aussi, à en profiter pour plébisciter ce produit exceptionnel en signant la pétition pour sauver Pushing Daisies... si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour moi...

On s'est compris ? Vous allez vite fait tirer les conclusions qui s'imposent et ajouter cet ustensile de grande qualité à votre collection ! Fort bien. Revenez m'en dire ce que vous en aurez pensé. Ni repris ni échangé : pas besoin, vous en serez satisfait.

A vendre, joli, pas cher : Lee Pace. Je ne vous le redirai pas.

10 octobre 2008

[DL] Dr House

L'autre jour, j'ai improvisé un dîner et j'ai donc déballé des lasagnes vite fait (je devais écouter le générique des Soprano, encore). C'était sympa. Mais iriez-vous sciemment organiser une soirée comme ça ? Non, quand on prépare un dîner, on cuisine un peu, quelque chose. Eh bien Dr House, même chose : on tombe dessus, on ne va pas faire la grimace, c'est sympa quand même... mais je n'aurais jamais l'idée de me dire "ah tiens, ce soir c'est encore Dr House ! Je vais regarder ça !".

DrHouse
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et puis, VO comme VF ont de très bons génériques, musicalement parlant. Alors d'accord, les puristes s'exclameront que rien ne vaut la version d'origine ; vous prêchez une convaincue, j'avais le clip de Teardrops sur mon PC dans les jours qui ont suivi l'acquisition de mon chez moi informatique (oui-oui, avec le foetus ! dommage que depuis mon ancien PC soit mort). Mais avouez que l'ambiance est intacte, et surtout, c'est quand même d'un autre niveau que l'escroquerie sur le générique de LAX...

Et pour ceux qui... nan, vous vous moquez, là.

8 septembre 2010

The beginning is a very delicate time

Septembre. Enfin ! Septembre, le mois des pilotes par excellence, bien que, soyons honnêtes, désormais, avec les démarrages tardifs, les démarrages avancés, la mid-season, la saison d'été, et bien-sûr les cycles asiatiques... en fin de compte, des pilotes, il y en a toute l'année. Mais quoi qu'on en dise, Septembre reste un mois lié à l'arrivée de nombreux pilotes, le symbole d'une période où, en tant que téléphage, je me sens comme une gamine dans une confiserie (et tout pareil, je me régale de gourmandises sans payer... ah bon vous faisiez pas ça, vous ? Euh, moi non plus). Il y a des cadeaux toute l'année, mais c'est en Septembre que ça compte le plus.
Pour une pilotovore, Septembre, c'est Noël avant Noël. En mieux parce qu'à Noël, ya quasiment pas de pilotes (c'est pour ça que chaque année je noie ma déception dans des litres de vin chaud...).

Septembre est donc le moment idéal pour ressortir ma panoplie de pilotovre, et prêcher pour ma paroisse.

Parce que dans le fond, pourquoi j'aime autant les pilotes ? Pourquoi pas les épisodes de Noël, tiens ? Ou pourquoi pas les finals ? Qu'est-ce qui m'attire tant ?
Un pilote, avant même de commencer, c'est une promesse. Mais une promesse qui a déjà un grand nombre de chances de n'être pas tenue. Il y a tout un univers à installer, des personnages à nous rendre sympathiques (ou antipathiques) rapidement, des histoires avec lesquelles nous harponner ! Toutes les raisons qui font que la série a vu le jour, le pilote doit les délivrer, mais sans trop en dire non plus. Le défi d'un pilote, ce n'est pas d'être parfait, c'est de montrer suffisamment de potentiel pour nous accrocher de façon à ce qu'on revienne la semaine suivante ! J'aime les pilotes pour la variété de tons, de sujets, de personnages, qui peuvent être proposés, je guette avec excitation les petits détails qui me feront revenir. Je veux qu'on me séduise téléphagiquement.
Quand commence le pilote, tout est possible.

Mais l'exercice est risqué. Beaucoup de séries comptent sur le long terme pour nous intéresser. Je ne suis pas partisane de cette méthode, qui à mes yeux est plus un attrape-nigauds qu'autre chose ; si une série doit capter l'attention du public, c'est au démarrage. L'amélioration et le développement sur le long terme ne doivent pas faire oublier que le téléphage n'a pas à se coltiner des heures de scènes d'installation lentes et pénibles simplement parce qu'une série se construit sur la durée ; sacro-sainte excuse qui nous force la main pour pardonner des errances souvent usantes. Mon crédo, c'est que si tu n'es pas capable de me montrer que tu as du potentiel dés le pilote, alors c'est pas la peine. Je ne demande pas un sans-faute dés le lancement, je dis juste qu'on vit dans un monde où il y a potentiellement suffisamment de choses à voir comme ça, sans qu'en plus on perde son temps en priant pour que les choses s'arrangent au bout de 4 saisons.

Le pilote, c'est donc cet instant où la tension est à son maximum. Tout est à découvrir, parfois avec des attentes positives ou négatives, et c'est comme s'il y avait un défi à relever, et qu'on allait assister à un exploit... ou non. La série va-t-elle tenir son pari ? Méritera-t-elle son créneau horaire, qui aurait pu être occupé par une autre, annulée pendant la saison précédente ? Va-t-elle nous prouver que son existence est justifiée ? A chaque fois, on part de zéro, tout est à faire, et le pilote, c'est le roulement de tambour.

On sait bien qu'il y aura des déceptions, on sait bien qu'il y aura des minutes de notre vie qu'on perdra à jamais pour des pilotes nullissimes, on sait bien qu'une proportion d'entre nous va clamer à qui voudra l'entendre que la saison est pourrie... mais on se lance dans une nouvelle saison parce qu'on espère secrètement que l'une de ces séries, ou plusieurs, si on a de la chance, vont bouleverser notre univers et nous renverser !
Oui, on sera critiques, on sera méchants, on sera impatients, on sera exigeants. C'est ce qui fait qu'il y a de bons pilotes : sans un public attentif à la qualité de ce qu'on lui donne, pas de série attentive à donner de la qualité. C'est le deal. C'est pour ça que c'est risqué.

En ce moment, pour rigoler, j'essaye de calculer le nombre précis de pilotes que j'ai regardé pendant les saisons précédentes, et je dois dire que je suis très mécontente de mes résultats. On y reviendra quand j'aurai fini mes comptes d'apothicaire, mais finalement, je ne regarde pas tous les pilotes chaque année, et c'est probablement ce que je tente d'enrayer en me coupant volontairement des trailers et autres promotions, pour n'aborder aucun pilote avec des idées préconçues, et donc tous les aborder. Car avouons-le, il y a des pilotes que je n'aborde pas parce que je sais que ce sera trop pour moi. L'an dernier, il y a eu The Vampire Diaries comme ça, par exemple.
Et ce soir, c'est le coup d'envoi, avec Hellcats. The CW nous fait sa rentrée anticipée, celle qui dit que les navets de la saison vont passer et qu'ensuite, on pourra se lancer dans la découverte de cette nouvelle saison plus sereinement.
Ah, ça y est, je commence... Pourquoi s'imposer des barrières ? Ce soir, après tout, il y a aussi le lancement de Terriers.

Non, vous savez quoi ? J'aime trop les pilotes pour en laisser un seul passer. Cette année, le défi, c'est de ne faire l'impasse sur aucun ! Sauf s'il y a des vampires.

BringontheShows

14 juin 2010

Pas sage

Rubicon, ou l'art de nager à contre-courant sans en avoir l'air. Une série pas sagement paramétrée pour cueillir le spectateur sans effort. Une série pas sage.

Rubicon, c'est la série qui s'en fout si son personnage n'est pas sexy ni expressif et qu'il a les yeux clos à force de manquer de sommeil. Rubicon, c'est la série qui s'en fout si elle donne l'impression d'être tournée en Allemagne de l'Est. Rubicon, c'est la série qui s'en fout d'être lancée au cœur de l'été et de proposer uniquement de la pluie et de la neige pour ses décors. Rubicon, c'est la série qui s'en fout si t'as pas de respiration un peu plus légère pour te reposer le cerveau entre deux scènes tendues. Rubicon, c'est la série qui s'en fout si t'as pas fait attention, elle le répètera pas. Rubicon s'en fout de n'être pas facile d'accès, et si t'es pas content c'est le même tarif. Rubicon, c'est la série qui emmerde le spectateur au QI d'huître qui jusque là a cru qu'une série intellectuellement stimulante, c'était The Mentalist.

Voilà pour la profession de foi et, franchement, à ce stade j'ai l'impression que tout est dit. Derrière son aspect le plus repoussant possible (que je soupçonne d'être volontairement décourageant histoire de faire un premier tri parmi les spectateurs), Rubicon possède une grande finesse et une grande intelligence, dont elle partage les manifestations avec son personnage principal (un type apathique dont on sent bien qu'il a l'air plus âgé qu'il ne l'est vraiment) : Will Travers un génie, mais un génie suffisamment doué pour ne pas ressentir le besoin de prendre la pose toutes les 5 minutes et lancer un trait d'esprit pour se faire applaudir. Rubicon et Will ont ceci de commun qu'ils sont tellement intelligents qu'ils n'ont plus besoin d'en faire étalage. A vous de faire attention aux détails, à vous de rester aux aguets, et c'est finalement tellement plus satisfaisant de se dire qu'on a tenu tout le long sans faillir, alors que l'épisode a tenu le rythme sans vous laisser une seconde de répit.

Pas d'humour, pas d'action, pas d'affectif... ce pourraient être des repoussoirs puissants (mais au moins, ceux qui se lancent dans Rubicon savent tout de suite à quoi s'en tenir ; à titre d'exemple, quelqu'un comme Naka saura immédiatement que ça ne lui correspond pas, tout le monde sait immédiatement à quoi s'en tenir), mais ce sont aussi les meilleures qualités de ce pilote.

Ou plutôt : de cette moitié de pilote. Car le pilote complet, il fait deux heures et on a rendez-vous avec lui le 1er août. Nul doute qu'il devrait éponger un peu de la frustration qu'on ressent lorsque le sneak preview diffusé hier soir s'achève.
Ce premier morceau de pilote, s'il pose bien les bases de la série, et son univers d'espionnage aux relents de guère froide, laisse un peu sur notre faim au moment certainement le plus capable de nous donner des perspectives concrètes sur les questions qu'on va probablement de poser pendant toute la saison. Ça va, ça va j'ai compris, je reviens le 1er août !

De la même façon qu'il y a 3 ans, Mad Men, lancée en plein été, faisait figure d'original au milieu des grilles dominées par le soleil, Rubicon joue la carte de l'anti-conformisme, et n'hésite pas à jouer avec les époques. Vraiment, si on n'avait pas cité le 11 Septembre, j'aurais juré qu'on était sur la fin de la guerre froide. Dois-je préciser que passée la surprise, j'ai trouvé cet élément formidable ? Dans les services d'intelligence du American Policy Institute, on ne combat pas les terroristes, on se contente d'essayer d'avoir un temps d'avance sur eux, et pour cela, il faut décrypter, réfléchir, des heures et des heures sans avoir la garantie de comprendre. Dans un bureau de gratte-papiers dont la vie est tout sauf excitante, on voit à quoi ressemble le véritable travail derrière la sécurité nationale. Pour un Jack Bauer, combien de Will Travers, dans la vraie vie ? Ce n'est pas glamour, ce n'est pas rythmé, mais c'est fondamentalement plus utile qu'un barbouze qui croit pouvoir tout régler avec un flingue et un portable.

Lente, froide, terriblement angoissante par ses silences, Rubicon n'est pas faite pour tout le monde, ne vous caresse pas dans le sens du poil et n'a pas la prétention de s'en cacher. Mais c'est un délice que d'atterrir dans ce milieu prometteur.
La première partie du pilote posait avant tout l'ambiance ; maintenant, pour attaquer le vif du sujet, rendez-vous le 1er août.

Rubicon_PasSage

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rubicon de SeriesLive.

17 août 2010

Pot de fer VS pot de terre

C'est ça le problème. Une saison commence. Vous regardez des pilotes. Bien-sûr vous êtes plus attiré par certaines séries que par d'autres. Rapidement, parmi les premiers pilotes visionnés, des favoris se détachent, des coups de cœur ont lieu. Il y a quelques déception, bien-sûr, mais à mesure que les semaines passent, vos préférences sont suffisamment marquées pour qu'il n'y ait plus vraiment de place pour d'autres. Votre capacité maximale d'émerveillement semble atteinte. Oh bien entendu, ce n'est que temporaire. Dans un mois ou deux, trois peut-être, il y aura d'autres pilotes, d'autres coups de cœur. Mais pour le moment, on a tout ce qu'il nous faut, merci.
Et c'est pourtant là qu'arrive un pilote. Un pilote de la saison en cours, qui n'avait rien demandé à personne, qui a juste le tort d'arriver après tout le monde.

Gakepucchi no Eri est dans ce cas-là. Je suis à peu près certaine que dans d'autres circonstances, si je n'avais pas déjà été bluffée par Atami no Sousakan et absolument ravie par GOLD, j'aurais trouvé cette série... sympathique. Peut-être même mignonne. Voire éventuellement... non, ç'aurait certainement été tout. Mais c'est déjà bien.

Au lieu de ça, j'ai regardé le pilote de Gakepucchi no Eri en me disant "ouais, bon". J'ai un peu ri et même versé une mini-larmouchette à un moment, mais c'était de façon complaisante, genre "allez, ils ont fait l'effort de ne pas torcher cette scène", ou pire : "je sens bien qu'il faut pleurer, là".
Mais que voulez-vous ? C'est difficile de passer derrière mes coups de cœur de la saison, à plus forte raison si on ne peut pas rivaliser. Tout ce qui est moins bien devient forcément médiocre.

Gakepucchi

Je devrais peut-être redonner une chance à Gakepucchi no Eri plus tard, dans une période creuse par exemple. Parce qu'il y a de bons ingrédients, en dépit de quelques autres qui sont assez classiques ("je réaliserai mon rêve !"). Cette fois, la grande différence avec les séries sur le héros qui veut devenir quelque chose à tout crin, c'est que les obstacles ne semblent pas artificiels : si Eriko a tellement de mal à devenir dessinatrice, ce n'est pas parce que des filles se moquent d'elle, parce que son prof est un connard ou parce qu'elle n'est pas sûre d'avoir ce qu'il faut. C'est parce qu'elle n'a pas d'argent. Et les autres désagréments sont une conséquence de ce manque d'argent, ce qui le rend soudain bien plus réalistes que lorsqu'une série s'échine à dégoter des personnages fondamentalement méchants qui n'ont que ça à faire de s'en prendre au héros pendant une douzaine d'épisodes. Ici, il n'y a pas de gentil et pas de méchant, il y a seulement ceux qui ont un peu d'argent et ceux qui n'en ont pas du tout.

Et j'apprécie de voir (au vu du trailer du 2e épisode, ça va même devenir de plus en plus intéressant) une Eriko désespérée au point d'accepter à peu près n'importe quel boulot pourvu de pouvoir payer son matériel pour les cours. Malgré son ton de comédie et ses personnages un peu caricaturaux, la série s'aventure sur ce terrain comme elle l'avait promis, et ça fait plaisir.

Mais voilà, malgré ces petites choses qui me plaisent, Gakepucchi no Eri a débarqué au mauvais moment, et la seule chance qu'elle ait de se voir consacrer un peu d'attention de ma part, c'est quand mon esprit n'est pas épaté par la bizarrerie d'Atami no Sousakan, par exemple. Je répète ce titre parce que si vous n'avez pas encore vu la série, ça peut vous servir d'aide-mémoire.
Retente ta chance dans quelques semaines, petite. T'as pas les moyens de rivaliser.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gakepucchi no Eri de SeriesLive.

19 juin 2010

I know what you'll do next summer

Pour 100 points : quelles sont les séries dont j'engloutis avec gourmandise les épisodes par pack de 2 par jour, minimum ? Le système est bien rôdé : je cagoule les épisodes par couples, et pendant que deux séries arrivent, j'en regarde une troisième. C'est juste parfait...
Allez, un indice.

SitcomGalore_TheMaryTylerMooreShow SitcomGalore_LesCraquantes SitcomGalore_WillandGrace

Si vous êtes vraiment nuls aux devinettes, ne vous en faites pas, la réponse est dans les tags, au bas de ce post.

Regardez-moi ça si c'est pas magnifique : trois décennies de sitcom. Il m'en manque juste une pour la décennie 2000, et ce serait parfait. Mais là bizarrement, les coups de cœur sont rares (d'un autre côté est-ce que je cherche vraiment ? Non, cette trinité est uniquement due au hasard, quand on y pense).

Je crois qu'une fringale comme ça, de trois séries en parallèle, c'est quand même inédit en ce qui me concerne. Je dépasse toutes mes espérances... Les médecins pensaient que je ne guérirais jamais de la téléphagie, ils avaient oublié de préciser que mon état allait empirer ! Et j'aime que les trois séries soient d'époque différentes, de contextes différents... en fait elles me semblent magnifiquement diversifiées pour me garantir un menu téléphagique sain et équilibré. Et il n'y a franchement pas de risque de les mélanger.

Mais le plus étonnant ça reste encore que je regarde non seulement trois séries d'un coup, mais surtout trois séries qui s'avèrent être du sitcom pur jus. Je pensais être blasée côté sitcoms, eh bah comme quoi faut jamais jurer de rien.

Toutes les trois partagent un grand sens du rythme, et surtout une alchimie parfaite entre les personnages. Je suis épatée par le côté vivant de la première (même quand on a l'habitude de regarder des vieilleries, il s'en trouve encore quelques unes pour nous surprendre et nous rappeler que non, c'est pas parce qu'une série est plus vieille que nous qu'elle va nécessairement être guindée et prévisible), la chorale parfaite de la deuxième (pour en être à finir la 5e saison, je pense qu'on peut dire sans se tromper que j'accroche vraiment sur les personnages), et les dialogues pétillants de la troisième (j'avais oublié à quel point, j'ai eu bien fait revoir le pilote l'autre jour, ça m'a motivée pour une intégrale, je me sens bien partie pour 8 saison, là).

Donc si quelqu'un peut me conseiller une série ayant commencé dans les années 2000 qui ait autant de charme, de malice et d'intelligence, moi je suis toute ouïe. En attendant, souffrez que je m'éclipse pour m'envoyer la fin de la saison de...
...euh...
Toutes.

Je pense qu'au vu de cette triple fringale, mon été est tout tracé.

30 mai 2010

I knew I knew you !

On dit que le monde est petit. On n'a pas idée. Et la téléphagie est là pour le prouver, si jamais on venait à l'oublier.

J'avance dans la saison 3 de Rude Awakening (c'est d'un plaisir sans nom !) et je m'y retrouve en terrain familier ; à l'exception d'un ou deux épisodes, je m'aperçois que je l'avais vue en intégralité, même quand je n'ai pas réussi à en tirer une VHS puisqu'à l'époque je devais compter sur des proches qui avaient Jimmy pour me donner ma dose de Rude Awakening, et cela entrainait un grand turn-over de cassettes (sincèrement je ne suis pas sûre que le cagoulage d'aujourd'hui soit inférieur en termes de volume...), et je ne pouvais pas toujours tout garder. Mais c'était pas mon sujet d'origine, pardonnez-moi.

Donc, je me retrouve en terrain familier, avec des épisodes que je n'ai vus qu'une fois de toute ma vie mais que j'ai l'impression de déjà connaître sur le bout des doigts ou quasiment, c'est vous dire la forte impression que m'avait fait la série à l'époque. Si je pouvais craindre, avec presque 10 ans d'écart, que l'image que j'avais gardée de la série n'ait été un peu embellie par mon sentimentalisme, tout doute est à présent écarté : j'adore toujours autant (voire plus, cf. post d'hier matin).

Vient cet épisode que je me rappelle avoir aimé, et, soudain... soudain...

Mais je te connais, toi !

C'est la phrase qu'on a tous sortie des dizaines de fois (et quand je dis dizaines, je veux dire centaines). En tant que téléphage, on regarde tellement de choses qu'on finit par regarder beaucoup de gens. Et du coup, on mémorise une somme incroyable de visages et de noms ; à vrai dire, personnellement c'est un peu à géométrie variable avec les noms, mais globalement je retiens quand même très bien ce genre de trucs (par contre, ne me demandez pas ce que j'ai mangé hier). A force de regarder des dizaines de séries (et quand je dis dizaines, je veux dire centaines), chose que j'ai commencé à faire de façon quasi-industrielle peu après la période pendant laquelle j'ai découvert Rude Awakening, on garde en mémoire l'identité d'une foule d'acteurs et d'actrices, qu'ils aient tenu un rôle principal dans une série méconnue ou un téléfilm, ou qu'ils aient passé leur carrière à jouer les guests. Certaines séries se sont même fait une spécialité d'être des séries "à guest" (et Glee, dans sa fringale de noms à ajouter au générique, n'a certainement pas inventé ce concept), si bien qu'on finit par avoir un répertoire de "connaissances" assez incroyable. Alors, "mais je te connais, toi", on l'a tous crié sous le coup de la surprise devant un épisode ou un autre.

Mais ce qui m'est arrivé aujourd'hui tenait du paradoxe temporel, en quelque sorte. Car j'ai reconnu dans un petit rôle de l'épisode un acteur que j'ai découvert dans un film il y a maintenant deux ans et demi... Et le voilà dans un épisode d'une de mes séries préférées mais que je n'avais pas pu regarder depuis des lustres. Il faut le faire, quand même !!!

IKnewIKnewYou

Oui, il s'agit de Troy Garity, l'autre acteur épatant de Soldier's Girl, un film dont je vous ai parlé il y a quelques temps maintenant. D'ailleurs, si l'un de vous a vu ce film depuis que j'en ai parlé, que cette personne (fut-elle timide) n'hésite pas à s'exprimer dans le post que j'en avais fait quelques mois après l'avoir découvert...

Soldier's Girl est l'un des deux films qui ont servi de déclic pour que mon approche du monde des films change, alors inutile de vous dire que repérer ce visage en particulier dans un épisode que j'ai regardé il y a 10 ans ou presque m'a vraiment fait un drôle d'effet. Ce n'était pas juste le fait de reconnaitre quelqu'un, mais en particulier, de reconnaitre quelqu'un qui est apparu dans deux fictions qui comptent à mes yeux. Qui ont eu de l'influence sur moi.

C'était comme si, tout d'un coup, j'avais réduit mon Bacon number avec moi-même. C'était du hasard, on est d'accord, mais ce ne pouvait pas être une coïncidence. Je me suis dit que quelque part, je devais être destinée à aimer Soldier's Girl. Je sais que ça semble un peu ridicule à dire, mais je me suis fait la réflexion que, quand même, c'est dingue.
De la même façon que j'ai toujours trouvé agréable l'idée que Jonathan Penner ait joué dans Rude Awakening ET Une Nounou d'Enfer, j'aime jouer avec l'idée qu'on retrouve toujours, si on cherche bien, un point commun entre deux fictions qu'on aime. Les années qui ont séparé la découverte de Rude Awakening et celle de Soldier's Girl renforcent encore plus cette impression, parce que je me dis que même sans y penser, j'ai finalement été constante, d'une certaine façon, dans l'univers que j'ai abordé. D'autant que, même si je n'ai vu Troy Garity que dans ces deux circonstances (pour autant que je le sache ; mais après cette amusante découverte, comment en être sûre ?) et qu'en fait c'est peut-être juste l'acteur qui n'est pas très original, j'ai été étonnée de constater qu'en plus les deux personnages interprétés en ces deux occasions différentes m'ont semblé avoir quelque chose en commun. Quelque chose dans les yeux... Un grain de folie et de désespoir...

En tous cas la lady d'il y a presque 10 ans a été impressionnée par le même acteur que la lady d'il y a deux ans, sans le savoir, et je trouve cette idée à la fois attendrissante et intéressante. Est-ce que mon subconscient s'était rappelé de Troy Garity tout de même quand j'ai abordé Soldier's Girl ?
Et si je fouille dans la filmographie de tous les acteurs qui ont figuré dans des fictions qui me sont chères, est-ce que je vais m'apercevoir d'autres manifestations de ce phénomène ?

10 juin 2010

[DL] Pretty Little Liars

En ces temps de disette, en matière de génériques, on se contente de pas grand'chose (les mauvaises langues diront que c'est vrai des séries elles-mêmes). Je pense que c'est ce qui explique le petit sifflement surpris et ravi que j'ai poussé devant Pretty Little Liars : je ne me suis pas forcément dit que c'était un bon générique, je me suis juste dit que c'était un générique. Eh, on fait avec ce qu'on a.
Franchement je n'en attendais pas tant ; d'ailleurs c'est étrange comme on peut parfois être convaincu par avance que telle ou telle série ne va pas se donner le mal de fournir un générique, je me demande d'où ça peut venir ? Comme si certaines séries étaient d'office considérées comme "trop mauvaises" ou "pas assez gentilles avec les téléphages" pour avoir un générique (hélas il faut admettre qu'on est rarement détrompés). Je crois que cette famine de génériques a une mauvaise influence sur moi, je suis la seule ?

PrettyLittleLiars
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Plus long, ce serait un peu chiant, mais en même temps cette petite ritournelle vous reste épouvantablement bien en tête, et une version plus longue aurait eu le mérite de rendre la rendre encore plus difficile à oublier. Concernant le côté esthétique, c'est en revanche un sans faute vu les 20 malheureuses secondes que dure la video ; on a l'impression d'un croisement entre Six Feet Under et Nip/Tuck, tout en présentant le thème de la série (le secret), fallait réussir à placer tout ça en si peu de temps !
En gros, pour une série comme celle-là, et pour une durée comme celle-là, c'est un bon générique... tout est relatif. Pas sûre que j'y repense dans quelques années comme à un classique, mais à défaut de mieux, ça me fera jusqu'à la fin de la semaine, ce qui n'est déjà pas si mal.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pretty Little Liars de SeriesLive.

8 juin 2010

[DL] The Mary Tyler Moore Show

Si je devais faire une liste des séries que j'ai le plus souvent vues citées comme références, The Mary Tyler Moore Show serait sans aucun doute dans le tiercé de tête (sans doute juste derrière I Love Lucy). Malgré cela, en France, rares sont les opportunités de combler ses lacunes, aussi ai-je pris le taureau par la cagoule et décidé de m'y mettre.

Alors que j'aborde tristement la 5e saison des Craquantes, consciente qu'une fois la 7e passée, c'est fini, je me mets doucement à la recherche d'une autre comédie datée pour prendre le relai, et la perspective de retrouver Betty White à partir de la saison 4 n'est peut-être pas totalement étrangère à cette décision. Pour toutes ces raisons et quelques autres (je trouve que Mary Tyler Moore a un air de ressemblance fou avec quelqu'un que j'ai connu...), me voilà devant le pilote.
Si vous vous montrez motivés, je me mettrai peut-être un coup de pied dans l'arrière-train pour en faire un La preuve par trois, tiens.

TheMaryTylerMooreShow
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je ne sais pas pour vous, mais ce générique, je le connaissais depuis longtemps... ou plutôt je connaissais la chanson, elle aussi souvent réemployée, une référence à elle seule. Mais là je dois avouer que c'est finalement très touchant. Je vous l'ai dit et répété, les personnages qui tentent de changer de vie, ça me touche, et le générique capture à la perfection cette impression.

Et maintenant : Persons Unknown. Anxiété. Curiosité.
..Conclusions demain !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Mary Tyler Moore Show de SeriesLive.
PS : utiliser cette police pour le logo du site, et n'avoir pas de fiche pour cette série, c'était vraiment un comble...

1 février 2010

A mile in someone else's sofa

Lorsque je m'apprête à découvrir un pilote, ma technique est essentiellement la suivante : j'évite les trailers autant que possible (c'est de plus en plus souvent vrai), je ne lis aucune review avant d'avoir moi-même visionné l'épisode, je regarde le pilote, je me fais une opinion (c'est pendant cette phase que je rédige mon post s'il y a lieu), et ensuite, j'entame la phase de lecture.
Et plus la série me plaît, plus je lis. Dans le cas d'un Spartacus: Blood and Sand, mettons, au plus deux blogs suffisent (oh, maximum ; vraiment !). Dans le cas de United States of Tara, ce serait plutôt le contraire, il n'y a jamais assez d'opinions à confronter à la mienne.

Mathématiquement, il est donc logique que du coup, plus je lis d'opinions plus j'ai de chances de sortir de la sphère téléphagique dans mes lectures. Et c'est alors que j'épluche les avis des non-téléphages, ceux que j'appelle les télambdas, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas trop passionnés, ni caricaturalement benêts, le type de la rue en fait ; comme vous et moi mais avec une vie en-dehors de son écran, quoi.

Parfois je tombe des nues. Parfois je trouve ça rassurant. Parfois je découvre des points de vue auxquels je n'aurais jamais pensé. Mais c'est toujours intéressant, en définitive, de voir ce que peuvent penser les gens qui ne baignent pas dans nos références et nos exigences d'habitués. Il faut juste prendre l'habitude de ne pas penser qu'on a raison, et essayer de s'ouvrir à la possibilité que tout le monde ne pense pas comme nous, même si devant certaines réactions qui nous semblent incongrues, c'est parfois une certaine forme de sport cérébral !

Prenons un exemple... tiens, Nurse Jackie ; j'étais hébétée de lire les réactions sur des blogs d'infirmières. La plupart étaient absolument outrée par le portrait que Jackie faisait de la profession. Jamais je n'avais lu, dans les commentaires, une suite aussi ininterrompue de retours négatifs sur la série, voire carrément agressifs.
Comme vous le savez probablement, j'adore Nurse Jackie, mais ce n'était pas vraiment le problème. Le problème, c'est que ces exclamations vexées me semblaient totalement à côté de la plaque. Précisément parce que les télambdas ne comprennent pas forcément l'intérêt d'une série télé : il ne s'agit pas d'un publi-reportage, on n'y fait pas la promo ou la critique d'un métier. Nurse Jackie, c'est le portrait d'une femme qui est infirmière, pas d'une infirmière qui les représente toutes, et si ça me semblait si évident, ça ne l'était pourtant pas pour ces infirmières elles-mêmes, qui se sont senties attaquées.

Dans ce genre de cas, la téléphagie, c'est aussi ça. C'est essayer de se mettre à la place d'un personnage, et puis aussi, une fois de temps en temps, de se mettre dans le sofa d'un autre spectateur, et imaginer son ressenti.
Les infirmières avaient vu quelque chose qui m'avait échappé : Jackie est un mauvais exemple d'infirmière. Et ça m'avait échappé parce que Jackie est, à mes yeux, un excellent exemple d'être humain.

Dans le cas de United States of Tara, que j'évoquais plus haut, j'ai lu bien des critiques (et si vous vous souvenez, le pilote m'avait laissée dubitative), mais celle qui m'a le plus frappée, c'est celle d'un blogueur anglophone qui à l'issue du second épisode constatait : "It's becoming clear that this show is going to use its extreme (and impossible!) premise as a parable illustrating that all families are crazy in their own way, not just ours". En d'autres termes : il devient clair que cette série va utiliser ses prémisses extrêmes (et impossibles !) comme une parabole illustrant que toutes les familles sont folles à leur façon, et pas juste la nôtre.
L'auteur s'appuyait pour cela sur le générique, et notamment les paroles "I know we'll be fine, if we learn to love the ride" (paroles que j'avais interprétées comme faisant référence au travail de Tara pour se trouver elle-même au milieu de toutes ces identités).
Devant une telle lecture, je suis restée sur ma chaise, les bras ballants et la mâchoire sur le clavier. Il ne m'a en fait jamais semblé que la série tournait autour des liens familiaux. Elle tourne avant tout autour de Tara, de ses problèmes, et ensuite de la façon dont ça rejaillit sur sa famille. Il ne s'agit pas de démontrer quoi que ce soit, mais de... profiter du voyage aux côtés de Tara. C'est fou que quelqu'un ait vu ça dans les mêmes images que j'ai regardées.

Ce genre de lectures a souvent pour effet premier de nous faire nous exclamer : "mais... on a regarder la même série ?!", quand, en fait, il faudrait simplement dire : "on a regardé la même série, mais avec des yeux différents". Et ça rend le visionnage, finalement, encore plus enrichissant, si l'on en fait l'effort.

TelephagicDID

18 novembre 2009

J'ai touché le fond de la piscine dans ton pull bleu Klein

Quand on me voit pour la première fois... je suis mal placée pour dire ce qu'on pense de moi la première fois qu'on me rencontre. Je ne me souviens pas bien de la première fois où je me suis rencontrée, pour être honnête. Mais je pense en tous cas que la première chose qu'on pense ne se rapporte pas à mes fringues. Il faut dire que j'ai un mal fou à trouver des vêtements qui me plaisent ; au gré des modes, les coupes qui me feraient plaisir, les couleurs qui me font de l'œil, disparaissent et me laissent seule devant la nécessité de me vêtir quand même un peu. En général, j'aime un vêtement ou deux de ma garde-robe, pas plus. Je me sens obligée d'acheter les autres, et je les choisis plus négligemment, selon la technique du moindre mal : qu'est-ce qui me parait le moins moche dans ce magasin, dans ce catalogue, dans cette penderie ? Idéalement, je me ferais faire mes fringues sur mesure. Mais je n'en ai pas les moyens, et j'estime avoir mieux à faire que passer mes samedis dans les boutiques pour trouver le haut qui enfin me fera plaisir. C'est du temps en moins pour la téléphagie, soyons clairs. Donc au final, mes vêtements... ne sont pas une part importante de ma façon d'être. Je me borne à limiter les dégâts côté couleurs, à prendre un truc ou deux de temps en temps pour renouveler, et j'attends le coup de cœur qui se produit peut-être une fois l'an, et qui dans ce cas me pousse à acheter le vêtement en question en deux ou trois couleurs, histoire d'être tranquille.

Ce petit préambule pour vous dire à quel point le pitch de Real Clothes m'était pas mal indifférent. Je n'ai pas regardé Le Diable s'habille en Prada, en dépit de la présence d'Anne Hathaway pour qui j'ai une tendresse toute particulière depuis La Famille Green, ce n'est pas pour me ruer sur le premier dorama venu où on parle de chiffons.

RealClothes

Pourtant, en ces temps de travail acharné où le moindre moment de détente se doit d'être exploité à fond, il est venu un soir où je me suis dit : bon, je vais quand même jeter un œil, c'est ça ou du temps de cerveau disponible sur TFHein. Entre deux maux...

Résultat : pas de surprise outre mesure. Ne vous attendez pas à ce qu'à chaque fois que je commence un post de la sorte, ce soit nécessairement pour vous dire "j'aurais trop dû regarder avant !!!". Je sais pas d'où vous sortez mais la téléphagie c'est pas tous les jours une rencontre inattendue qui se transforme en révélation.

En soi, je ne m'attendais pas à ce que les premières minutes du pilote se déroulent à Paris (regarder un dorama pour voir des images de Paris, ya une certaine ironie, non ?), mais en-dehors de ça, Real Clothes est très attendu : l'héroïne a un style vestimentaire déplorable (ç'aurait pu être pire, elle aurait pu ne pas savoir se coiffer, or elle est mignonne avec ses petites mèches...), mais comme par hasard elle est mutée au service mode féminine de son magasin, mais évidemment elle n'y connaît rien, et au départ elle pense que les vêtements c'est superficiel mais dans le fond elle trouve tout ça très joli et elle aimerait bien se transformer en papillon parce que même si au début elle faisait la grande la gueule qui s'en fout, en vrai elle est toute tristoune d'être une vilaine chrysalide.
Allez hop, vous savez tout.

L'interprétation de Karina (je vous ai parlé de Daisuki!! ou pas ? il faut ; rappelez-le moi) est classique elle aussi : ça minaude un peu, ça fait sa petite chose toute contrite, ça pleurniche vaguement, bon, on les connaît, hein. Quant à Hitomi Kuroki, là aussi on est dans les sentiers battus : froide, altière, l'air de tout savoir mieux que tout le monde (pff, je suis sûre que Miki Maya aurait donné plus de cachet à ce personnage... m'enfin).
La seule vraie surprise c'est que l'héroïne, pourtant sapée comme un as de pique, a un petit copain, et ça c'est carrément osé dans le genre, parce que sinon comment on va mettre une intrigue amoureuse dans un prochain épisode ? Je suis inquiète.

Bon vous l'aurez compris, rien que de très banal dans Real Clothes, c'est divertissant sur le moment, ça, je ne dis pas, mais regarder des séries comme celle-là et ne pas immédiatement en faire un post, c'est courir le risque de se croire frappé d'un Alzheimer plus tard : "ah oui au fait, Real Clothes... j'ai regardé ou pas ?". Bien malin celui qui dans 6 mois s'en souviendra.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Real Clothes de SeriesLive.

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