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ladytelephagy
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26 février 2007

La preuve par trois

J'inaugure avec ce post une nouvelle rubrique : La preuve par trois.

En raison d'autres pratiques d'internaute (les plus futés d'entre vous auront compris de quoi il s'agit en quelques clics), j'ai régulièrement, dirons-nous, l'occasion de faire des captures de videos dans le cadre de critiques. L'exercice n'est pas si facile qu'il n'y paraît lorsqu'on le prend au sérieux (et étant légèrement psychorigide, c'est mon cas), car il s'agit à la fois d'être capable de résumer une video en un nombre limité de captures, et donc pas juste en mitraillant, mais aussi d'illustrer la critique et si possible, la refléter. Ainsi cet exercice de style peut être un jeu assez amusant, où on part d'une analyse pour l'illustrer au mieux, mais c'est aussi parfois assez compliqué, surtout quand la video propose une histoire longue (mon exercice habituel s'applique à des formats très courts de 4mn en moyenne) et parfois complexe.

Mais je me suis dit que dans le cadre d'une série que je regarde, exceptionnellement ou régulièrement, et lorsque j'en ai la possibilité technique, bien entendu, ça pouvait être intéressant de me demander : quels sont les trois scènes (ou trois pensées survenues en voyant des scènes) que j'ai retenues à la vision d'un épisode en particulier ?

Naturellement je commenterai ces trois captures histoire de ne pas balancer ça comme ça dans la nature ! J'espère que cette rubrique vous intéressera !

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24 décembre 2010

Fermeture annuelle

Bon bah écoutez les enfants, c'est pas le tout, j'ai encore un foie gras frais à aller chercher, un dîner de Noël à cuisiner et si Dieu le veut, ptet que je dormirai au moins une fois avant la fin de l'année. Alors du coup, aujourd'hui... bon, je sais qu'on est vendredi, machin, tout ça. Genre ya un slogan dans la bannière et tout... mais que voulez-vous que je vous dise ? Cette année, ça tombe mal, voilà.

Donc bon, pas de post, par contre je vous souhaite un Joyeux Noël, un bon réveillon, essayez de pas passer trop de temps en famille et pensez à allumer la télé au moins une fois ce soir, pour pas perdre la main, quoi.

Et on se retrouve demain pour votre tant attendu cadeau de Noël...

Merry Christmas !

2 août 2009

Ecran au-dessus

Il y a quelques semaines de ça, j'ai écrit un petit article sur l'impact qu'a l'usage d'internet sur la vie d'un amateur de Jmusic. Sur sa passion. Étrangement, pas tellement sur sa consommation, sans doute parce que je reconnais que sans internet, on ne peut vraiment écouter de la Jmusic dans des proportions correctes. Mais du coup, ça m'a poussée à réfléchir à nouveau à l'impact de ce média sur notre condition de téléphage, et il est assez évident à mes yeux, à tort ou à raison d'ailleurs, qu'internet n'est QUE positif pour le téléphage, quand pour le Jfan son apport me semble plus ambigu.

Déjà, internet encourage le téléphage à la curiosité. C'est un point qui, comme vous le savez, m'est cher. Et je pense que c'est l'atout majeur d'internet en téléphagie : on y ouvre des portes sur un couloir de possibilités quasi-infini. Plus on peut y trouver de choses, plus on en regarde. On s'extrait du carcan imposé par les diffuseurs ou les distributeurs, et on navigue à son gré. Pourvu d'être habile et dynamique, on peut trouver quasiment tout, à commencer par des informations, et à partir de ces informations, si on le souhaite, on peut trouver les séries elles-mêmes. Séries dont on a tout lieu d'ignorer l'existence mais qu'importe, puisque des sites nous donnent les clés pour y remédier. On clique, on clique, et on clique encore, et en 5 à 10mn, vous avez une nouvelle découverte qui vous tend les bras. Et comme on s'habitue très vite à tous ces outils, on ne conçoit plus de faire autrement : cliquer pour faire une nouvelle rencontre télévisuelle.

Internet encourage aussi le téléphage à sortir de la passivité... s'il s'y est jamais trouvé. Le téléphage connecté à internet est au couch potato ce que l'homme de l'âge de fer est à l'homme de l'âge de pierre. On a évolué (mais on n'a pas de plan...). On va à la recherche des news, des spoilers, des résumés, des discussions, ou des blogs... On va à la rencontre de la nouveauté. Rappelez-vous à quoi ressemblait l'arrivée d'une nouvelle saison télévisuelle quand vous n'aviez pas encore internet : vous attendiez que ça arrive de notre côté de l'Atlantique, et en fait, la plupart du temps, vous n'aviez aucun moyen de surveiller ce qui allait arriver ou non. Vous subissiez l'actualité. A présent, on a le choix d'aller au-devant de la nouveauté, ou non. On peut même faire bien mieux que ça puisqu'en amont, on a la possibilité de lire les news sur l'achat d'un projet, la constitution de son casting, la création des grilles de rentrée, les trailers qui sont distillés avant qu'elle ne commence... Sans compter tous les téléphages qui s'investissent dans un site, un blog, un podcast, qu'importe, toute autre initiative, et qui vivent leur passion sans la subir. Magique.

Et puis, internet encourage le téléphage à l'analyse, la réflexion. Parce que, la conséquence des deux premiers points, c'est que devant l'afflux d'informations entrantes et sortantes, le téléphage doit bien faire le tri. Quelles séries va-t-il (plus ou moins) décider d'écarter de sa consommation ? Le temps fait défaut et, il faut se rendre à l'évidence, on ne pourra jamais TOUT voir. Quelles informations choisit-il de ne pas lire, selon ses préférences envers les annonces de castings, les spoilers, les reviews épisode par épisode...? Quelles informations, à son bout de la chaîne, va-t-il répercuter à son propre lectorat téléphagique ? Le média, par sa nature, oblige à sortir un message, et donc à réfléchir. Qu'ai-je pensé de tel épisode ? Quelle série n'ai-je pas choisi de regarder et pourquoi ? On ne peut décemment pas être partout, il faut donc hiérarchiser les priorités.

Le téléphage qui prend possession d'internet se fait aussi éduquer par lui. Internet fait évoluer le téléphage, et entame pour les mieux disposés une mutation de la consommation, de la réceptivité et de la capacité d'analyse.

Lors de la préparation d'un autre post (qui en est à sa 4e réécriture, c'est vous dire les chances que vous avez de le lire dans un avenir proche !), je me suis aperçue que je ne vivais ma téléphagie avec satisfaction que depuis que j'avais deux écrans pour l'arpenter en long, en large et en travers. Seulement l'un, ou seulement l'autre, ça ne fonctionnerait pas, ou plus, en tous cas pas aussi bien. "Mais comment je faisais avant ?!" est une remarque que je me fais de façon récurrente. Certes, avec internet en ma possession (et non pas juste en ma connexion, nuance), je vis aujourd'hui dans un monde d'immédiateté, où il me faut tout, tout de suite, pare que je sais que dans 90% des cas, c'est possible à condition d'utiliser le bon enchaînement de recherche, d'exploration et de surveillance de mon réseau personnel. Et cela ne manque pas de se montrer frustrant dans le cas des 10% restants ! Mais de loin en loin, avoir pour seul outil téléphagique ma télévision m'apparait comme un défi désormais impossible à relever.

Cependant, plusieurs raisons font que la télévision (l'objet) reste encore un impératif de mon équipement. Et vu ce que ça coûte aujourd'hui, ça fait un peu mal quand je m'assieds.
D'abord, sur le plan de la téléphagie en elle-même : si je ne parle ici quasiment que de séries (bien qu'en quelques occasions je m'autorise des parenthèses sur les films, les téléfilms, ou les émissions de divertissement), il n'en reste pas moins que le terme de téléphage a sciemment été choisi par votre serviteur. C'est bien la télé dans son ensemble que j'avale goulument ! Il ne me viendrait pas à l'idée de me priver de documentaires, de débats, ou encore de publicités. J'ai besoin de cette pluralité, et je sais qu'elle ne serait pas la même si je devais systématiquement passer par le cagoulage pour l'intégralité de ma consommation télévisuelle.
Il y a l'effet de surprise, aussi, intimement imbriqué dans ma téléphagie. Cet épisode qu'on n'aurait pas fait la démarche de regarder s'il n'avait été diffusé ce soir-là, ou cette rediffusion que vous avez tout de même tenté alors qu'elle se situe au beau milieu d'une saison, mais parce que l'épisode s'avère bon...
Et puis évidemment, l'une des raisons pour lesquelles je garde ma télé, c'est l'affect. Quoi qu'on dise, ce n'est jamais innocent de regarder la télé sur la télé, cela participe d'une démarche. C'est ma télévision, quand je l'allume, c'est un moment que je prends, que je passe avec moi-même et l'émission concernée. Et puis, la consommation téléphagique sur internet donne une indépendance certaine, mais justement, elle fait aussi vivre hors du temps. Je regarde ce que je veux quand je veux, mais je le regarde toute seule (comme par exemple quand je regarde le pilote d'une vieille série et/ou d'une série méconnue). Dans l'acte de regarder la télévision et pas juste son contenu, il y a une sorte de communion sociale : je regarde en même temps que X milliers, ou millions, de téléspectateurs, qu'une partie se trouve dans mon salon ou pas. J'ai en effet toujours trouvé qu'il était d'ailleurs plus difficile de regarder du contenu téléphagique avec des proches sur un ordinateur, on perd en convivialité.
Tout ironique que ça puisse paraître, quand je regarde la télé, je sors aussi du monde. A force de pratiquer internet pour mes centres d'intérêt et mes passions, j'ai développé un certains nombre de réflexes. Souvent, je les trouve bien utiles, mais parfois je me dis qu'ils ont transformé ma consommation eux aussi. Par exemple, au beau milieu d'un épisode, quelque chose me chagrine et j'ouvre un onglet de mon navigateur pour avoir le cœur net (syndrome du "mais où je l'ai vu, lui ?!"). Quand un mail apparait dans le coin de mon écran, je fais un raid sur ma boîte mail pendant un temps mort de l'intrigue. Regarder la télé, c'est justement se couper d'internet, me consacrer à ce que je regarde, prendre le temps, prendre du recul. Sortir du royaume de l'immédiat.

Le téléphage d'aujourd'hui ne peut vraiment s'épanouir sans internet.
L'un ne va plus sans l'autre : contre qui râler si on ne subit plus les diffusions télé ? Et où râler à propos des dites diffusions si on n'a pas internet ?

Sortes de yin et de yang téléphagiques, ces deux écrans se complètent, se reflètent mutuellement, forment un tout, assurent un équilibre. Et encombrent votre salon, mais on n'a rien sans rien...

28 septembre 2010

La une est à VOUS

Ah, curiosité chérie !!!
...Ne prenez pas peur. Je ne vais pas une fois de plus vous dire combien il est bon d'être curieux, combien il est agréable de faire des découvertes, combien il est important de regarder plus loin que le bout de sa télécommande, et je ne vais pas vous recommander une fois de plus une série venue d'un pays que vous ne saviez même pas situer sur une carte voilà 10 minutes.
Pas aujourd'hui en tous cas.

Non, aujourd'hui, c'est vous qui allez me rendre curieuse. Oui, vous là, pas votre voisin, pas le lecteur qui passera après vous, VOUS. Car si j'essaye souvent de vous dire ce que moi j'ai pensé d'un pilote, ou d'une série, ou parfois d'un film quand mon emploi du temps le permet, ce qui ressemble un peu à une façon de vous le "vendre" notamment quand j'ai aimé, je me suis dit que vous pourriez en faire autant, me renvoyer l'ascenseur en quelque sorte.

Voici donc l'ouverture d'une nouvelle rubrique destinée entièrement à cet objectif : c'est vous (pas le chat, pas le cousin germain de la concierge, VOUS) qui allez me dire si je dois ou non regarder le pilote d'une série donnée. Car en tant que pilotovore, et parce que je suis convaincue que c'est par là que tout visionnage d'une série devrait commencer, c'est tout naturellement ce que j'ai envie de proposer.

Dans la rubrique La une est à VOUS, je vous nommerai donc une série dont je sais que je peux voir le pilote par un moyen plus ou moins hadopien, avec mes appréhensions et mes attentes, et ce sera à vous de me dire si c'est une bonne idée ou pas. C'est un peu votre réponse à la rubrique lady's reasons why not, en espérant qu'une fois de temps en temps j'aie quand même des réponses m'encourageant à regarder un pilote, et pas juste des raisons de m'en décourager !

Traditionnellement, ce post d'introduction d'une nouvelle rubrique ne sert à rien d'autre mais est un peu plus long. Exceptionnellement, comme c'est vous qui allez faire tout l'intérêt de cette rubrique, pas la peine que j'essaye de vous vendre le truc, puisque c'est au contraire vous qui allez me convaincre !
Donc : premier post de La une est à VOUS, dans un instant.

20 septembre 2013

Message personnel

Depuis janvier 2007, ma devise en ces lieux a toujours été de vous promettre un post chaque vendredi. Minimum.
C'est même écrit sur la bannière !

Je m'y suis tenue dans à peu près 90% des cas, bon ok 85%, bon ok 80% vous êtes de la police ?! Quoiqu'il en soit, ça fait beaucoup de vendredis. Et quand j'écris de façon quotidienne, eh bien... le vendredi est le jour "chouchou", avec un article que je mets particulièrement en avant, soit par sentimentalisme, soit parce qu'il se passe un truc important.
Souffrez qu'aujourd'hui soit l'un de ces jours.

Dimanche, je ferai une annonce.
Les personnes suivant le compte Facebook créé pour l'occasion en auront la primeur puis, plus tard, ce sera le cas de ceux me suivant sur Twitter.
Pour avoir l'exclu, il faudra donc m'aimer sur Facebook ! Mais vous pouvez m'aimer dans toutes les positions et sur tous les réseaux sociaux, je ne suis pas bégueule.

Bon, et l'annonce de dimanche, elle porte sur quoi ? Quel est ce grand mystère ? Bah justement... je vous le dirai dimanche.
En attendant, il y a même une pub !

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1 février 2012

Love Actuality

Depuis plusieurs semaines, et à plus forte raison depuis l'arrêt officiel de mes attributions sur SeriesLive, il faut bien avouer qu'il me manque un endroit où parler d'actu des télévisions du monde.
Vous l'avez vu la semaine dernière, il y a pourtant beaucoup à dire, et des choses sympathiques à évoquer, mais voilà, je n'ai actuellement plus de maison pour le faire ; et c'est la raison pour laquelle une nouvelle rubrique, orientée vers l'actualité, voit aujourd'hui le jour, sous le nom de Love Actuality, regardez, elle est dans le menu, cliquez, pouf, on y trouve déjà des trucs, c'est magique (d'accord, j'ai triché, j'avoue tout, c'est parce que je l'ai fusionnée avec la rubrique CuriosityLive).

Pour ceux qui ne seraient pas chauds à cette idée vu que ce blog est essentiellement... bah... un blog, donc à caractère subjectif, je vous rassure, les posts de cette rubrique seront avant tout des "suppléments". Ils ne remplaceront pas les publications habituelles que vous connaissez déjà, bourrés à craquer d'opinions subjectives sur les séries que je regarde (ou pas, d'ailleurs) et de mauvaise foi.

A l'heure actuelle, je ne me fixe aucun rythme de publication en particulier (après tout je suis maintenant mon propre patron !), mais je vous encourage vivement, si les séries de la planète vous intéressent, à le manifester via vos commentaires.

Le calcul est simple, vous allez voir : plus vous commenterez, plus j'en écrirai. Si cela ne vous intéresse pas, et le manque de commentaires a tendance à me laisser penser qu'un post ne vous intéresse pas, je ne continuerai pas, c'est mécanique et logique. Et j'avoue que j'ai énormément de mal à comprendre quand un post est TRES lu, répercuté sur Twitter et/ou Facebook (genre celui-là)... et que personne ne réagit. S'il vous a intéressé, c'est déjà que vous avez quelque chose à en dire, pour moi. Le silence s'explique mal pour la pauvre rédactrice que je suis.

L'idée pour moi c'est de vous faire découvrir des séries, de vous ouvrir des perspectives, de lancer des débats, de discuter de projets, de séries, de pratiques différentes (ou parfois pas tant que ça). Pas de soliloquer sur internet. Les choses que je lis, bah... je sais déjà ce que j'en pense, hein ! Alors soyez pas timides, je n'ai jamais mordu jusque là et je ne pense pas que ça commence maintenant, si ça peut vous rassurer.
Qui plus est, quand vous réagissez, eh bien je peux aussi mieux calibrer mes interventions : est-ce que vous préférez que je parle de projets, ou plutôt d'audiences ? Est-ce qu'il y a des pays dont vous voudriez que je parle un peu plus, ou beaucoup plus... ou moins ? Je peux aller dans à peu près n'importe quelle direction, il y a des choses à découvrir dans tous les cas, alors autant vous parler des sujets qui vous intéressent aussi.
De la même façon, le Pilot Watch aussi évoluera dans ce sens ; il a déjà commencé. Donc voilà, histoire que vous et moi on soit sur la même longueur d'ondes, vos retours sont essentiels.
Aucune intervention n'est idiote, inutile, inintéressante, ou même trop courte. Du moment que vous le pensez... vous pouvez aussi bien le dire ! Je sais, ça fait un peu "lache t coms".

Merci pour votre bienveillante compréhension. Alea jacta est.

30 novembre 2008

Un peu de ménage

J'avais prévenu ! J'ai fait un peu de ménage dans les catégories de ce blog. Si vous voulez les détails, je vais les donner plus bas, sinon restez encore un peu, je vous parle d'autre chose au préalable.

Vous aurez remarqué qu'autre chose a changé depuis quelques jours : la bannière dédiée à SeriesLive On Air a disparu. J'ai en effet décidé de quitter le projet (faut pas que vous, ça vous arrête, par contre), pour des raisons sur lesquelles je ne m'étendrai pas mais qui, concrètement, se rapportent à de bêtes questions de relations personnelles.
C'est dommage d'en arriver là pour des motifs si terre à terre, mais bon, il y a aussi des personnes avec qui on sent qu'on ne s'entendra pas, et qui ont le don de vous mettre hors de vous, alors que vous n'avez pourtant jamais compté vos efforts et votre investissement.
C'est la deuxième fois que j'arrête ce projet, et une part de moi s'en désole tandis que l'autre se dit que ça n'aurait pas pu se passer autrement. La première fois, c'était encore plus bête : mon ordinateur m'avait lâchée à une période où j'étais en fin de mon CDD de l'époque, ce n'était vraiment pas le moment d'investissements en matériel informatique.
On était ensuiter venu me chercher au début de l'été, et j'en était non seulement flattée, mais aussi heureuse, car on m'avait promis moins d'étouffement que la première fois (qui, déjà, avait déjà conduit à un post dubitatif). Je me disais que j'allais pouvoir m'éclater avec ce projet, enfin, je pensais être sur la même longueur d'onde qu'une partie importante de l'équipe. Ca n'a pas toujours été le cas, et quand j'ai été traitée à mots à peine couverts de menteuse pour une broutille, j'ai compris que ça n'allait jamais l'être.

Je me suis posé des questions. Je me suis dit que, peut-être, le travail en équipe n'était pas mon fort. Et puis j'ai repensé à ce site que j'ai créé il y a plus de 4 ans et où je suis entourée par une équipe épatante, qui assure autant quand je suis à leurs côtés que quand je prends un peu de distance, qui ne me reproche pas mes absences (même si je suis certaine que parfois ça leur pèse), alors que EUX, ils en auraient parfois le droit, une équipe qui me respecte, une équipe en laquelle j'ai toute confiance et avec laquelle je n'ai jamais peur de lancer de projet... et j'ai compris que le soucis ne venait pas nécessairement que de moi.
Inutile d'insister, de chercher à me battre contre des moulins à vent, à persister et m'user les nerfs pour un projet qui a déjà vécu sans moi et peut très bien recommencer.

C'est comme ça que j'ai décidé d'arrêter SeriesLive On Air. Bonne continuation à eux.
Côté série, je m'en tiendrai donc à ladytelephagy, et ce n'est sans doute pas plus mal : ma liberté y est totale.

Voilà donc les catégories que j'ai créées pour m'y épanouir un peu plus encore :
- Games On : concentrera tous les jeux de ce blog, de la Pitchenette au jeu des génériques, et ptet d'autres, qui sait ?
- Tell Me You Google Me : les posts sur les requêtes menant à ce blog me sont apparues comme nombreuses quand j'ai fait un peu de ménage dans les catégories. J'ai donc tout condensé dans cette rubrique qui ne parle pas tant de séries que du blog lui-même.
Dans les prochains jours, une tentative de post sur le cinéma sera eb ligne, et, selon vos retours à son sujet, peut-être qu'une troisième catégorie sera créée, on verra !

Sinon, les posts relatifs à SeriesLive On Air ont été fusionnés à 3615 My (So-Called) Life, cette chère rubrique fourre-tout ; les catégories Consipracy Theories et Point Unpleasant également entre elles, puisqu'en fait, le premier était un cas particulier du second, à bien y réfléchir.

J'ai aussi légèrement remis en forme la colonne de droite (n'hésitez pas à aller cliquer du côté de Mon beau sapin, c'est pour la bonne cause), principalement la rubrique Cagoulage. C'est pas extraordinaire mais je trouve ça moins laid. La colonne en question est encore très imposante mais je n'ai pas envie de me séparer des liens, donc pour le moment, je m'en tiens là. Quand j'aurai trouvé une solution satisfaisante, il y aura peut-être encore du mouvement !

Voilà, je pense que j'ai fait le tour... Merci de votre attention, vous pouvez revenir à la dernière ligne droite du jeu des génériques !

21 novembre 2008

Ils l'ont dit !

Wow, les enfants, vous vous surpassez en ce moment... Je n'ai de cesse d'être surprise par les mots-clés qui vous conduisent ici. Et comme ça faisait un bout de temps qu'on n'avait pas abordé le sujet, voilà un petit passage en revue de la chose...

- "shemar moore prise masse"
C'est hyper spécifique comme requête, quand même ! Est-ce que par hasard vous n'avez pas confondu avec la recherche de photos, plutôt ?

- "est-ce que adam rodriguez est marié?"
Wikipedia n'est pas capable de dire grand'chose de sa vie privée, c'est vrai ; mais ! Par cooooontre ! Quand on sait se servir de ce même Wikipedia, on regarde les pages qui lient vers la sienne, et... tenez-vous bien ! On apprend qu'il serait possible que Sophia Bush sorte avec lui ! Merci qui ?

- "jeu pitchenette"
En regardant ce que donnait cette requête (qui pour des raisons évidentes, fait de moi la première réponse dans Google), je me suis aperçue que plein de gens confondent le mot pichenette avec le mot pitchenette. Ce qui forcément ruine mon jeu de mot ! Pfff, si maintenant il faut tenir compte de la dyslexie des gens, on ne s'en sort plus...

- "amanda tapping tu me regardes interview"
Cette obsession sur Amanda Tapping doit cesser. Ce n'est pas la première fois que ça se produit et ça devient flippant. C'est une mère de famille, au nom du ciel !

- "deuxieme chance torrent once"
Voilà quelqu'un de cultivationné qui connaît ses classiques et qui, de surcroît, sait se prémunir contre la bêtise téhèfesque. Chapeau bas, donc.

Et je me dois aussi d'ajouter que je commence à haïr la rupture en Carrie Bradshaw et Jack Berger, parce que ça fait, je ne sais pas moi, un an et demi, que je mange de ce type de requêtes. Eduquez-vous, il existe une intégrale de la série et M6 n'est pas avare en diffusions ! Vous faites honte à la téléphagie française !!!

20 novembre 2008

Feels like home

Et toi, quelle est la série que tu aimeras et défendras toujours ?

C'est amusant que tu me poses cette question, Jérôme, parce que, pas plus tard que hier soir justement, j'ai eu envie d'un post sur ce sujet. J'étais devant ma télévision, et ça m'a prise à la gorge, comme ça. J'ai ri aux larmes, j'ai pleuré le sourire aux lèvres, mes mains ont doucement serré la télécommande, et j'ai eu l'impression d'être à la maison.
Il y a très peu de séries qui font cette effet-là, d'ailleurs.

Les années passent, et ce que l'on ressent à l'égard de cette série n'a pas changé. Notre regard, souvent, oui : on se rend compte que ce que l'on adorait il y a plusieurs années n'est pas forcément la meilleure série de la Terre. Parce qu'en tant que téléphage, on a grandi, nos références se sont diversifiées et nous avons fait l'expérience de séries toujours plus incroyables, immanquablement, nous apprenons à relativiser.
Mais ça c'est le cerveau ; nos sentiments restent les mêmes.

Il y a une sorte de fidélité, d'intimité, qui se tisse et ne se dénoue jamais vraiment. Je ne connais pas un seul téléphage qui puisse dire en toute sincérité que la première série qu'il a aimée avec tant de passion, il la méprise à présent. Non, il lui garde toute sa tendresse, un peu la même que celle qu'on porte parfois à de vieilles fringues complètement immettables mais qu'il nous est physiquement impossible de jeter.

Les années passent et au fil des diffusions, des rediffusions, des vieux enregistrements ou des DVD, on en est toujours là : on voit le générique et on se détend parce qu'on sait qu'on est chez soi. On est en compagnie des personnages qu'on aimera toujours, malgré tout, malgré ce qu'on apprendra sur leurs interprètes, malgré tous les autres acteurs cent fois plus impressionnants qu'on aura découverts depuis.

Chaque téléphage a cette fidélité intime avec une poignée de séries.
Vous pourrez en dire tout le mal que vous voudrez, à ses yeux, ça ne changera jamais.

Pour moi, n'en citer qu'une, comme ça, sur le vif, ce serait difficile. Je ne sais jamais citer UNE série, il faut bien le dire.
Pourtant, même si je ressens une forte affection envers trois ou peut-être quatre d'entre elles, bon, disons cinq (au minimum, je dis bien ; en essayant d'être la plus sélective possible), il y en a une, une à laquelle je réponds toujours présente.

J'allume la télé, et je sais. Je sais que tout ira bien. Que je vais passer un bon moment dans des histoires que, c'est vrai, je connais par coeur, mais justement, ça ajoute quelque chose finalement, à la relation que j'ai tissée avec les personnages. Je ne me reconnais pas dans les intrigues mais je reconnais les intrigues et c'est cette sorte de confort, comme si je me lovais dans les bras d'un scénario dont je connais chaque tour et détour, qui me rend si sereine et si épanouie pendant quelques minutes. Qui me libère de quelque chose. Je réalise que ça m'avait manqué et, c'est stupide vous savez, parce que finalement, je regarde cette série quasiment toute l'année.

On peut regarder une série pour beaucoup de raisons, et aucune ne vaut plus qu'une autre. Certains veulent se divertir, d'autres veulent s'impliquer... pourtant je crois qu'on a tous ceci de commun : on se lie tous à nos séries favorites. C'est ce qui fait le propre d'une série : elle est construite sur la durée, pour que joue l'affectif, et il joue pleinement, au final.
J'ai lu une expérience assez intéressante, l'autre jour, dans un bouquin que j'ai ressorti de mes cartons. Je pense que c'était un mémoire ou quelque chose comme ça. Quelqu'un a mis des spectateurs devant leur programme télé préféré, et a regardé comment ils réagissaient ; le livre s'appelle "Réception télévisuelle et affectivité" aux éditions de l'Harmattan, si vous êtes curieux et que le langage exagérément pompeux ne vous rebute pas.
On s'y aperçoit que même le spectateur qui regarde, goguenard, Les Guignols pour se vider la tête, le soir, eh bien même lui investit quelque chose dans ce qu'il regarde.

Il est normal que ce lien se crée. A quoi il est dû ? Je pense que c'est plus compliqué à expliquer que dans ce petit livre qui ne saisit pas forcément les choses en profondeur. Je crois aussi que ça dépend de chacun, de ce que nous cherchons dans nos séries, de ce que nous cherchons dans la vie peut-être aussi. Mais je suis certaine d'une chose : tout téléphage en fait l'expérience.

Des années et des années plus tard, son coeur est au garde à vous devant ce générique dont il reconnait la première note, devant ces épisodes dont il sait tout, devant ces dialogues qu'il peut réciter les yeux fermés.
Et il n'a même pas besoin de toujours penser que la série qu'il chérit est la meilleure aprrès tout ce temps. Non, c'est juste qu'il en a apprivoisé chaque défaut, qu'il est d'ailleurs conscient de la majorité d'entre eux, et que ça ne l'arrête pas. C'est une jolie histoire, quelque part, un téléphage fidèle...

Oui, j'ai eu envie d'un post sur ce sujet parce que hier soir, à la télé, il y avait cet épisode.
Et rien ne ravive aussi bien une flamme vieille de près de 15 ans qu'un épisode à flashbacks.

31 octobre 2008

A vendre, joli, pas cher

Je n'ai jamais été fan d'un acteur (ou une actrice) à proprement parler. Evidemment, par sentimentalisme, souvent, il m'arrive d'en retrouver certains avec plus plaisir que pour d'autres. Mais jamais je n'aurais l'idée de les suivre, par exemple. Et puis, je suis assez peu tendre avec la profession d'acteur en général.
D'ailleurs, je ne suis fan de personne (à part Martin Winckler ; quand je serai grande, je serai Martin Winckler). J'encense, suis, adore, ignore ou maudis des séries, mais pas des gens.
Les créateurs de série, je les respecte, mais je ne les idôlatre pas ; ils font de bonnes choses, mais ce sont ces choses que j'aime, et non les hommes et les femmes qui les créent. Pas adepte du culte de la personnalité, si vous voulez.

Les acteurs, c'est encore pire. Même quand je les affectionne, je les considère... comme des outils. Peu de lectures m'intéressent aussi peu que des interviews d'acteurs, par exemple : si c'est pour entendre parler d'un personnage avec le ton docte d'un psychologue, pompeux et verbeux, sur la nature intrinsèque (et souvent invisible dans le scénario) d'une personne de fiction, vous pouvez économiser votre salive, très peu pour moi. A mon humble avis, un acteur ne devrait jamais parler de ses rôles, mais seulement de son travail. Et seulement avec passion et détails, comme dans cette émission sur l'Actors Studio ! Là d'accord.
Oh, je le reconnais, il y a de très beaux outils, que je suis contente, comme je l'ai dit, de retrouver ici ou là (mais dont jamais je ne chercherais à pister les mouvements professionnels, encore moins personnels), mais ça s'arrête là. Jamais, jamais on ne me verra dire que je suis fan de quelqu'un... ou alors sans le penser au sens habituel du terme.

Et d'ailleurs, être fan, c'est quoi ? En fait ce terme a plusieurs acceptions. Pour certains, le fan, c'est ce grand malade de la tête qui découpe ses magazines, guette la moindre interview, collecte les passages télé... En même temps, pourquoi pas, chacun sa came, mais une telle obsession, portant sur une personne dont, en définitive, on ne sait rien, de par la nature même du métier, peut sembler inquiétante. Il y a aussi l'acception qui s'éloigne de l'aspect fanatique (certes étymologique, mais depuis le sens a glissé), pour être plus raisonnable : c'est simplement le fait de s'autoproclamer comme étant amateur des travaux et/ou du physique d'un acteur. Si j'étais une fan, j'en serais une de ce genre-là ; c'est en fait la différence que font nos amis anglophones entre fanatism et fandom.

Mais où la fandomitude commence-t-elle, en fait ? Lorsqu'on s'écrie, une fois, par surprise, devant son écran : "waouh, j'adore trop ce qu'il fait" ? Oui, mais est-ce qu'on est alors impressionné par ce qu'il fait, ou ce que cet acteur a à faire ? Je poste juste la question, hein. Ou bien est-ce lorsqu'on s'écrie "waouh, j'adore trop, qu'est-ce qu'il a fait d'autre ?" et qu'on joint le geste à la parole, se mettant en quête de plus d'occasions de voir l'acteur à l'oeuvre, dans d'autres contextes et d'autres rôles ? Mais à ce stade, n'est-ce pas plutôt de la curiosité ? Et si c'est le cas, peut-on se considérer comme fan ?

De toutes façons, j'ai toujours beaucoup de mal à évaluer un acteur. C'est l'éternel problème pour moi.
Je sais reconnaître les très mauvais, pas de problème. On sait tous le faire, parce que ça saute aux yeux, simplement parfois on peut leur pardonner leur faiblesse pour d'autres motifs. Mais je ne sais pas distinguer ceux qui sont simplement bons, de ceux qui sont excellents.
Tenez, les Emmy Awards. C'est typiquement le genre de circonstances qui me posent de gros cas de conscience. Comment arrive-t-on à dire si c'est l'acteur qui s'est montré fabuleux, ou si le rôle est extrêment bien écrit ? Pire encore : comment arrive-t-on à dire que, sur une saison, tel acteur a été meilleur qu'un autre ? Je veux dire : ils n'interprètent pas le même rôle, comment savoir si c'est vraiment l'acteur qui a fait la différence dans l'appréciation qu'on a eu du résultat à l'écran ? Pour moi, la seule façon de les distinguer, et encore, ce serait qu'ils interprètent tous le même rôle, et après on pourrait discuter. D'ailleurs je vais vous confier un secrêt : je rêve d'une série qui ferait rejouer le même épisode par plusieurs acteurs différents, pour qu'on puisse voir les nuances que chacun apporte sur un seul et même rôle. Ce serait mon rêve. Si un jour je... enfin bref.

Pourtant, le weekend dernier, il m'est arrivé d'être impressionnée par un acteur. Je le connaissais déjà mais dans cet emploi-là, j'ai vraiment été épatée. J'ai été bluffée par ce que cela sous-entendait de préparation mentale et physique, pour parvenir à un résultat transcendant complètement l'identité de l'acteur. Je pense que je n'ai de véritable respect que pour les acteurs capables de se transfigurer, de devenir autres. J'aime par exemple Fran Drescher, mais Fran Drescher reste toujours Fran Drescher où qu'elle soit. Là, j'ai vu le personnage et plus du tout l'acteur, et j'ai reçu une vraie claque de voir ça. L'implication que ça a dû demander, pour en arriver à le résultat, c'est simplement énorme.
Alors que je tentais d'en savoir toujours plus sur cet acteur en me demandant ce qui lui appartenait, et ce qu'il avait vraiment créé pour ce rôle, je me suis surprise à écumer une bonne partie de sa filmographie pour en savoir plus, regardant un film, puis un autre film, puis un autre... MOI ! Moi, des films ! Tenir (presque sans utiliser l'avance rapide) pendant une heure et demie voir deux heures ! Un miracle ! Une révélation !

Suis-je pour autant fan ? Je ne pense pas. Je suis juste très impressionnée. Mais en tous cas c'était bien sympa, cette petite rencontre, et ça m'a fait réfléchir à la façon dont je considérais le métier d'acteur.

Alors dorénavant, je vais leur donner plus de chances de me convaincre. C'est décidé ! De temps à autres, quand j'aurai des soupçons de talent sur un acteur, j'irai vérifier dans le reste de son CV si c'est lui qui a vraiment un truc en plus, ou s'il est tombé sur un bon rôle/un bon auteur.
C'est pour cette raison que je lance la rubrique A vendre, joli, pas cher.

Dans cette nouvelle rubrique, je vous proposerai de temps à autres mes services afin que vous fassiez l'acquisition d'un objet d'une qualité rare : un acteur. Enfin, bon, en lui-même, ce n'est pas un accessoire tellement rare, c'est sûr ; on peut même dire que les acteurs, ça court les rues (si on se trouve à L.A. notamment), mais disons que c'est un bel objet de collection, de valeur certes variable selon le pedigree, mais c'est ce qui fait l'intérêt de ladite collection, et j'ajouterai qu'en plus, ils sont tous différents ! Des heures et des heures d'amusement à les regarder évoluer dans votre salon selon différentes combinaisons !

Et le premier post de cette rubrique, eh bien... eh bien le voilà dans une minute à peine. Pour fêter le retour de ma connexion constatée ce matin avant de partir bosser, on va dire !

9 octobre 2008

Faut pas être timide, comme ça !

Nan, les enfants, faut pas. Vraiment, j'insiste. Quand je vois d'une part que les stats progressent étrangement depuis septembre (je soupçonne que SLOA n'est pas étranger à ce phénomène, même si ce n'est pas SeriesLive mon plus grand fournisseur de téléphages, d'ailleurs merci Naka), et que d'autre part, ya des gens qui me disent par mail, "oh j'aurais bien aimé voir le pilote de telle série" sans s'être manifesté dans les commentaires du post qui faisait bien... j'en conclus que vous êtes de grands timides.

En même temps, ça s'explique. Le téléphage est, par essence, moins à l'aise que d'autres en société. C'est surtout parce que les gens, et c'est fatiguant, n'ont pas de télécommande, ce qui rend leur utilisation plus complexe que les interlocuteurs habituels du téléphage.
D'accord, j'exagère. On est des téléphages, pas forcément des geeks... quoique les deux se confondent de plus en plus souvent. M'enfin vous n'êtes pas très bavards.

Tenez, un exemple éloquent : vous savez que, pour SeriesLive On Air, on a eu un mal de chien à trouver une téléphage féminine qui parvienne à s'exprimer à l'oral sans difficulté ? Je ne sais pas pourquoi, mais la plupart des téléphages féminines préfèrent opérer à l'écrit. Ce sont de grandes timides. Et pourtant, quand on les voit s'exprimer, on sent qu'elles ont au moins autant de choses intelligentes à dire que leurs homologues membrés, mais rien à faire, elles restent gentillement dans leur coin. Je soupçonne le lectorat de ce blog d'être constitué à 95% de nanas ; je ne vous en veux pas les filles, mais après les gens vont croire que vous ne savez parler que gloss et Manolo Blahnik, et il ne faudra pas se plaindre.

Ah, j'ai un autre exemple de votre timidité. Depuis début septembre, l'une de mes visiteuses, l'une des plus régulières, d'ailleurs, a ouvert un blog téléphagique. Eh bah, même si elle a bien dû remarquer que je fais collection de liens téléphagiques vu la longueur de ma colonne de droite, elle n'a même pas osé en dire un mot... Il a fallu que je découvre cela avec presqu'un mois de retard ! Je ne dis pas qu'elle perd énormément au change et qu'elle passe à côté de milliards de visiteurs que j'aurais pu lui renvoyer, simplement, j'aurais dit un mot gentil avec plaisir, et je n'aurais pas raté un mois de posts !

Et je ne reviendrai pas, évidemment, sur le problème des commentaires. En moyenne 1 visiteur sur 50 poste un commentaire, dans ce bled. Alors oui, les concours de commentaires font grimper les stats, mais vous n'êtes tout de même pas plus d'une poignée à participer. Les autres ? Les autres ont peur que je les mange tous crus (enfin, je préfère penser que c'est ça le problème, et non une incapacité intellectuelle caractérisée).

En un mot : exprimez-vous ! Faut pas être timide, comme ça ! Ca ne fait qu'accréditer la thèse selon laquelle le téléphage est un être renfermé, un couch potatoe incapable de relations sociales, un alien inapte à l'interaction ! Stop aux préjugés ! C'est vrai, quoi, nous ne voulons pas être assimilés à des nolifes, non plus...!
Allez, sortez de votre coquille, je vous propose demain soir un nouveau jeu pour vous donner l'occasion de vous libérer de vos inhibitions, alors faites des étincelles ! Rendez-moi fière de vous...

12 juillet 2010

Dis-moi à quoi tu ressembles, je te dirai ce que tu regardes

A quoi ressemble le téléphage ?

On a déjà établi qu'il portait souvent des lunettes. Bon, ça, c'est un fait. A force de s'user les yeux sur un écran ou un autre, c'est compréhensible.
Mais à part ça ? Plutôt des mecs, ou plutôt des gonzesses ? Jeunes, vieux ? Blancs, pas blancs ?

Je sais bien à quoi je ressemble, et c'est un peu mon problème. Je finis par penser que tous les téléphages avec qui je communique par écran interposé sont comme moi.
Une petite histoire. Une fois de temps en temps, je vais dans des évènements portant sur la Jmusic, qui sont souvent des évènements intégrés sur l'univers du manga et de l'animation. Je m'attendais, la toute première fois que j'ai risqué le quart d'un orteil dans un pareil lieu de perdition, à y voir deux genres de publics : d'une part les ados blancs de mon âge, d'une part des Asiatiques, pas nécessairement concernés au premier chef culturellement, mais qui s'identifieraient un peu (ce que JpopTrash caricature avec son portrait de l'asian-pride). Et pourtant, il y avait aussi des visages plus bronzés, maghrébins, indiens, africains... D'ailleurs, la première personne à m'avoir fait regarder un clip de Jmusic, avait des origines indiennes. Mais ça, c'était plus tard.

Bref j'ai réalisé tout d'un coup qu'il y avait des gens qui aimaient une culture qui n'était ni celle de leurs ancêtres, ni celle du pays où ils vivaient, mais encore une troisième. Et j'étais admirative devant tant de curiosité, dont je me sentais à l'époque incapable.

Mais ce débat sur les séries du monde me ramène aussi au débat sur les téléphages du monde. En France, il y a une variété incroyable d'origines, et tout ce beau monde ne fait pas que regarder des séries françaises et/ou TFHein. Non. Il y en a plein, et j'ai grandi dans la même rue qu'eux, qui regardent des chaînes étrangères, souvent parce que c'est là que sont les origines, et qui regardent donc une autre télé que nous. Les propriétaires de ma grand-mère regardaient des chaînes italiennes. La voisine deux pâtés de maison plus loin avait la télé allumée en permanence sur une chaîne portugaise. Les copines à l'école se racontaient l'apparition de telle ou telle célébrité marocaine.
Plein de téléphages en puissance. Qui ne sont pas tous de mon âge, de mon sexe ou de ma couleur. Mais dont je n'ai pas l'impression d'entendre la voix.

Alors je vous propose un petit "sondage", pour essayer de comprendre à quoi ressemble un téléphage. J'ai bien dit essayer, parce que l'auditoire de ce blog est l'exacte limite de la portée de l'expérience. Mais enfin, tentons quand même.

...Je ne vous demande pas de vous lancer dans l'écriture d'un blog (on gagnerait tous beaucoup à ce que vous vous lanciez, pourtant), je ne vous demande pas de publier une thèse sur les séries télé.
Juste d'essayer de me permettre de comprendre à quoi on ressemble, tous, cachés derrière nos écrans. Grosso-modo.

Alors, quelle est la part hommes/femmes ? Blanc/autre ? (je sais jamais quel est le terme politiquement correct du moment, mes excuses) Vieux/jeune ?
A vous de me le dire.

7 avril 2010

Ruban noir

Aujourd'hui, pas de post sur les séries.

J'ai le regret de vous annoncer le décès de freescully, que vous connaissez forcément comme étant l'auteur du blog The C-View, et qui nous a quittés cette nuit.

En cet instant les mots sont dérisoires, et se raccrocher à ce que nous avions en commun, comme par exemple la téléphagie pour ce qui concerne ce blog, semble vain...

11 juin 2007

Les contes du oueb téléphagique (histoires tristes et rendez-vous manqués)

Chaque soir, j'ai pris l'habitude de faire ma tournée des blogs de téléphages. J'aime bien faire ça. Certains sont en plus actualisés très souvent (je les jalouse donc secrètement en dévorant chaque post). Par contre d'autres ne le sont pas... et ça c'est plus rageant lorsqu'on est en pleine crise téléphagique. Evidemment chacun poste à son rythme, selon ses coups de coeur, si les séries qu'il suit sont en cours de diffusion ou en hiatus estival, les trouvailles, le temps libre, etc... donc il ne me viendrait pas à l'idée de formuler des reproches.

Ce qu'en revanche j'ai de plus en plus envie de formuler, c'est une idée, une suggestion, voire : une proposition. C'est Blogs BD qui m'a confirmé que c'était possible : un agrégateur spécialisé dans les blogs téléphagiques. Dieu que ce serait pratique !!! Pourquoi aucun site sur les séries n'a jamais proposé cela ? Les blogs téléphagiques sont-ils si rares ? Ah évidemment, il y a en a sans doute moins que des blogs sur la Star'Ac... M'enfin, yen a plein. J'en ai rajouté encore rien que deux aujourd'hui dans mes liens ! Et il y en a certainement des tonnes d'autres de par le oueb francophone ! Mais par qui sont-ils fait ? Quand sont-ils mis à jour ? Nul ne le sait car la communauté téléphagique, comme beaucoup d'autres dont l'accès aux infos est facilité, est complètement désorganisée.
Prenez la Jmusic que je commence à bien connaître : des initiatives intéressantes pour exploiter les medias à disposition ont été mises en place, ainsi trouve-t-on par exemple avec l'incontournable JpopDB une sorte d'agrégateur de news d'un max de sites francophones, généralistes ou consacrés à un seul artiste. Mis à jour quotidiennement (et dans ce cas précis, à la main). Je n'ai encore pas entendu parler d'un site sur les séries télé qui franchirait les querelles de clochers, et référencerait les news de tous les sites demandant à y apparaître. C'est même le contraire puisque tout le monde cherche l'exclu. Et c'est super dommage car il existe une multiplicité de sites sur chaque série qui ont tous quelque chose à apprendre aux téléphages, et on ne peut pas tous les connaître, et même si tel est le cas, on ne va pas tous les vérifier tous les soirs. Mais non.
Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres sur la sous-exploitation du web que fait la communauté téléphagique d'internet. Si vous fréquentez d'autres types de communautés, vous aussi avez certainement des exemples de très bonnes idées applicables aux téléphages, mais que personne n'a mise en place, se contentant souvent de sites "classiques". Bons, excellentissimes. Mais classiques.

Alors pour en revenir au coeur du sujet, les blogs téléphagiques, je me demande combien de personnes sont en réalité intéressées par lesdits blogs, combien passent leur temps à farfouiller dans leurs Favoris (je me dois de vous confesser que j'exècre les Favoris au plus haut point), ou passant de lien en lien par ricochet, faute de mieux, et qui adoreraient voir tous ces blogs être centralisés, et si possible avec quelques options marrantes genre "dernier post publié" histoire de ne pas vérifier sempiternellement les mêmes blogs tous les jours alors qu'il ne s'y passe rien, ou, pire, le contraire.

Si l'idée vous tente, faites savoir autour de vous (blogueurs, visiteurs réguliers, téléphages internautes de tous poils) que l'idée m'intéresse, et que je suis prête à mettre en oeuvre les ressources que j'ai sous la main (elles sont moindres, mais elles sont là) pour monter pareil site, aggrégateur de blogs téléphagiques ! L'investissement en temps vaut-il le coup ? A vous de me dire en vous manifestant ici !

23 février 2007

Liste des "séries-qu'il-faut-que-je-prenne-le-temps-de-regarder-mais-ya-que-24h-dans-une-journée"

Etre téléphage est un sacerdoce. Malheureusement, comme beaucoup de sacerdoces, cette piété prend un temps incroyable. Et hélas, lorsqu'on tente de concilier maladie et vie normale (genre : écran éteint), le temps disponible pour jouer de la télécommande baisse d'autant.

Par curiosité, combien de séries que je n'ai pas encore eu le temps de regarder du tout font partie de mes prochaines priorités ? Je prends un stylo et commence une liste. Bon, les trois ou quatre premiers sont faciles : ce sont ceux dont j'ai tellement entendu parler, que mon ignorance me fait honte rien que d'y penser. Lire des articles sur certaines séries tous les deux clics (blogs, forums...) est une humiliation constante, qui s'ajoute à cette culpabilité personnelle de n'avoir pas eu la curiosité, de m'être laissée rebuter par des détails mineurs, et/ou de n'avoir pas pris le temps. Il n'y a vraiment pas de quoi être fière ! Pour ces séries, je n'ai aucune excuse : je sais très exactement comment les voir. Et vous aussi, mais personne ne va entrer dans les détails...

Les suivants sur la liste sont un peu plus difficiles à ajouter de simple mémoire. Pour établir ma liste de façon sérieuse et exhaustive, je me sens obligée, afin d'être sûre de ne rien oublier (c'est ma téléphagie qui se déclare), d'éplucher consciencieusement, année par année, la base de données des séries sur SeriesLive. 2007 : ça va, je n'ai que deux mois de retard, au pire. Et certaines séries de ce listing ne sont pas encore diffusées, de toutes façons. Tiens, et ça, là ! C'est meêm pas américain, c'est donc hors-concours. Je me sens rassurée. Hélas l'année 2006 me donne des vertiges. Et plus je remonte dans le temps, plus je me sens barbouillée. A partir de 2001 ou 2000, je perds, de surcroît, la possibilité de rattrapper mon retard facilement. Le numérique est arrivé dans nos vies beaucoup trop tard...

On est en 1995, date à partir de laquelle je n'étais pas encore atteinte de téléphagie ou si peu, et là, je sens que ma peau a changé de couleur. Elle arbore une jolie teinte à mi-chemin entre le vert et le violet, et semble particulièrement flasque au toucher lorsque je masse mes tempes battantes. Mon pouls s'est affolé au-delà du raisonnable, et plus aucun appareil de mesure ne tient le rythme. Je me sens tremblante, à bout de forces, au bord de l'évanouissement ou de la crise cardiaque. Je transpire à grosses gouttes tandis que la liste s'allonge, s'allonge... et je continue d'ajouter les titres du bout du stylo...

Je passe par divers états successifs...
Mon Dieu, j'atteins déjà la troisième page ! Non, ce n'est pas possible qu'il y ait tant de séries que je n'aie pas vues, c'est juste une impression due au fait que j'écrive un titre par ligne. Mais c'est incroyable, cette manie de sortir de nouvelles séries chaque année, les chaînes sont d'une instabilité et d'une voracité inouïes, c'est honteux, tout ça n'est pas ma faute ! Il faut se rendre à l'évidence, je ne suis pas la téléphage que je pensais être, je n'ai vu que quelques centaines de séries sur toutes celles qui existent, une misère, je ne suis pas digne de ma téléphagie... Allez, inutile de faire les années antérieures à 1982, je me fais du mal inutilement, je n'ai vu quasiment aucune série antérieure à ma naissance de toutes façons. Il faut se dire que ce sont autant de séries qu'il me reste à découvrir, je devrais le prendre comme une bonne nouvelle, non ?

Une fois mon deuil fait, je décide de prendre les choses avec optimisme. Laissant ma téléphagie parler pour moi, je commence déjà à faire un état des lieux : je prends des marqueurs fluo et surligne de couleurs différentes les séries selon qu'elles sont disponibles par des moyens faciles d'accès (en jaune), par DVD interposé (en vert), par rediffusion (en bleu) ou encore, par le biais de recherches dans les archives d'autres téléphages (en violet). Il me reste un marqueur rose pour toutes les séries pour lesquelles il n'y a que peu de chances que je rattrape mon retard, mais lorsque je m'aperçois que le rose se démarque trop dans ma liste, je lui préfère le marqueur indélébile noir qui m'a servi pour marquer des cartons lors de mon dernier déménagement. Je me sens mieux de ne pouvoir lire que les titres des séries que je pourrai voir un jour. Je choisis une couleur pour commencer à récupérer mon retard, la plus facile, et je recopie les titres sur une liste à part.

Mon rythme cardiaque revient à la normale. Pour terminer de me calmer et retrouver ma sérénité, je jette purement et simplement la première liste : trop colorée, trop gribouillée ! En revanche, je conserve la seconde, constituée d'une dizaine de titres, que je colle au-dessus de mon magnétoscope et mon lecteur DVD.

Bon, ça me semble un objectif réalisable... sur plusieurs mois. Après tout je viens déjà de passer une heure sur ce listing, on ne peut pas être partout. Ce que ça peut bouffer comme temps, quand même, la téléphagie...

2 mai 2008

Que reste-t-il...?

Tout est vain. En ce moment j'ai un mal fou à trouver une série qui trouve résonance en moi. Je croise des séries drôles, des séries bien foutues, des séries esthétiques, des séries intéressantes... mais impossible de trouver une série qui s'adresse à moi. A moi personnellement.

Alors évidemment, vous allez me dire que jamais aucune série ne s'est adressée à moi personnellement. C'est vrai mais seulement sur le plan de l'intention. Il y a tout de même eu des séries qui m'ont apostrophée directement, qui ont réussi à toucher, à m'envoyer un reflet partiel de moi dans lequel j'aie su me reconnaître.

Alors évidemment, je pourrais ressortir ces bonnes vieilles séries "qui marchent", me reconnaître une fois de plus dans tel univers ou tel autre, mais... mais et la nouveauté ?

A rythme régulier, je me demande où j'en suis dans ma façon de regarder les séries. J'ai cette sorte de crises de foi, comme ça, de temps à autres. Je remets en question ma passion, comme ça, juste parce que pendant quelques mois j'ai un mal fou à trouver une série qui fasse battre mon cœur plus fort qu'à l'accoutumée.

Mais pendant ces crises, qui parfois durent un peu, ou bien pas tellement, enfin ça dépend, je ne peux m'empêcher de comparer les séries que j'ai déjà connues et aimées par le passé, avec celles découvertes récemment et qui ne sont pas capables de me laisser un souvenir impérissable. Je sais que je ne devrais pas... je sais que ça n'aide pas... Je ne devrais sans doute pas non plus regarder quelques épisodes savoureux de temps à autres, ni relire des répliques inoubliables, tout ça ne fait qu'empirer le phénomène. Un autre facteur aggravant c'est quand l'une de mes séries-phares devient de plus en plus fade et me désespère même sur sa propre cause. Ah ils semblent lointains les épisodes de SVU qui me laissaient pantoise d'horreur devant ma télé une bonne heure après le générique de fin ! Ou plutôt non, ils ne sont pas si loin, il suffit d'attendre un épisode rediffusé... C'est encore pire, vous voyez bien.

Heureusement, après quelques temps d'errance, je finis par tomber sur une série qui révolutionne mon horizon, qui me permettre de respirer à nouveau à pleins poumons avec la télécommande bien en main (je suis un peu comme les mecs dans ces cas-là, je me rassure au contact d'une solide télécommande).

Mais tant que ça n'arrive pas, tant que, de pilote en pilote, je ne me retrouve pas dans ce que je vois, j'ai du mal à y croire et j'ai l'impression de n'en voir pas le bout. J'ai du mal à croire que je trouve encore une série capable de m'époustoufler, me chavirer, me faire haleter... ou me briser le coeur.

En ce moment, je sors d'une belle relation avec une série que j'ai beaucoup aimée,  et très franchement, je me dis qu'il n'y en aura plus d'autre. Vous et moi savons au fond que ce n'est pas vrai. Qu'il en viendra une autre. Même si je n'ai pas envie de la voir, la probabilité est grande, et elle existe bel et bien. Et si elle ne vient pas, sa quête sera sans doute palpitante, d'ailleurs.  Mais le doute est là et je cherche sans vraiment  chercher, et l'impatience le dispute à la résignation.

Y aura-t-il encore une série faite pour moi ? Dois-je admettre qu'il y aura toujours de bonnes séries, mais plus jamais LA série ? Ou dois-je ne pas perdre espoir ? La téléphage en moi sait que je continuerai de chercher. Mais est-ce que je trouverai ?

29 juin 2007

Quand je serai grande, je serai télévisionnaire !

Tout téléphage qui se trouve être dans le circuit depuis un bon bout de temps (la location d'un local où stocker ses enregistrements, l'acquisition d'une troisième télé ou une tendance au savoir encyclopédique comptant parmi les symptômes les plus courants) finit, un jour ou l'autre, par se surprendre à rêver de sa propre série télé, qu'il s'agisse d'un spin off, d'une continuation d'une série tombée au combat, d'une variation sur sa franchise favorite ou encore d'un histoire totalement neuve.

Ca peut commencer par hasard. Un personnage que vous aimez bien prend une décision complètement stupide et dénuée de sens, et vous commencez à caresser l'idée d'une trajectoire alternative. Ou bien en regardant un téléfilm complètement quelconque en faisant votre ménage, un point bien particulier du scénario vous semble plutôt prometteur. Ou encore, votre second couteau favori est au chômage depuis trop longtemps à votre goût et vous fantasmez sur une façon de le réintroduire dans la vie trépidante des stars de séries... Les opportunités sont multiples et si je continuais à les énumérer, on en aurait pour des heures.
Cela dit je ne connais pas un téléphage assidu (un vrai, pas une victime de la mode tel est son nom de code, ni un kikoolol de la télécommande) qui n'y a pas songé ne serait-ce qu'une fois, qui n'a pas un petit synopsis dans un coin, ou le début d'une fan fiction sur un cahier écorné, ou encore une petite liste de nom pour un cast idéal...

Le premier mouvement est souvent de vouloir prolonger l'effet qu'une série a eu sur nous : soit en reprenant des recettes identiques, soit en la prolongeant purement et simplement (pourquoi plagier quand on peut faire autrement ?). Par la suite, la frustration de ne pouvoir réellement réaliser ce fantasme de téléphage, ainsi qu'une bonne habitude des grilles, permet de s'émanciper de cette idée. Oui, écrire Dawn the Vampire Slayer, ça peut être sympa, mais Michelle Trachtenberg ne va pas s'arrêter de grandir tandis que vous lui écrirez sempiternellement une sortie d'adolescence houleuse (elle devrait avoir honte de ne pas attendre pour grandir que vous trouviez les appuis nécessaires à la réalisation de ce projet !!!). Et puis de toutes façons, sauf cas très exceptionnels, ce genre de spin offs est simplement invendable à une chaîne qui aurait toute sa tête.

Il vient alors de lui-même, ou vous vous mettez à sa recherche assidûment : LE concept original est alors votre plan B. La technique a changé, puisque vous testez vos idées sur vos interlocuteurs, même s'ils ne sont pas téléphages (surtout !!! plus on touchera d'audience, mieux c'est !!!). Il vous arrive de passer vos heures dans les transports, le matin, le soir, souvent les deux, à imaginer votre générique (le CD tourne en ce moment-même sur votre lecteur iPod), ou trouver le mots justes pour votre dialogue d'ouverture. Une scène d'esposition, on n'a la chance que d'en faire une par série, attention...

Evidemment, bien que vous y mettiez de l'ardeur, que vous pensiez à tous les détails y compris sur le plan du budget et dur marketing (Jack pourrait adorer appeler sa mère, ça permettrait à une marque de téléphones portables de subventionner le show parce qu'on verrait sans arrêt le portable à l'écran !), que vous soyiez particulièrement attentif à écrire votre Bible en français ET en anglais, ça n'arrivera jamais. Déjà, vous n'êtes pas né dans le bon pays, autant regarder la réalité en face. Ensuite même en ayant vu le jour outre-Atlantique, ce ne serait pas gagné non plus : comme souvent, beaucoup d'appelés et peu d'élus dans ce domaine.

Néanmoins, régulièrement, des articles, des interviews, des séries faisant leur apparition çà et là, entretiennent ce rêve fou d'un jour, écrire votre propre série grâce à quelques épatantes success stories.
Faut-il se résoudre à ce que Patrick, Benoît et Caroline ne paraissent jamais à l'écran ? Les Pussycat Dolls n'auront-elles donc pas la chance de décrocher un contrat pour le générique d'une série dramatique ? HBO devra-t-elle se passer de vos services ? Ce serait terriblement dommage. Ce serait terriblement déprimant. Ce serait terriblement probable.

En France, on se demande régulièrement ce qu'on peut faire pour améliorer la qualité des séries françaises. Encourager chaque téléphage sentant germer en lui la graine du scénarisme est peut-être un début...
Bon alors, du coup, évidemment, vous ne trouverez nulle part dans ce post un indice sur mes brouillons à moi (même si, je crois, il en reste une trace quelque part dans les fins fonds du net). Pas folle la guèpe... on sait jamais, des fois que la roue tourne !

28 juin 2007

Dur dur d'être élitiste

Je fais, au quotidien, de  grands efforts pour persister dans mon élitisme assumé (décomplexé ?) qui consiste à ne regarder que des séries américaines. La plupart du temps, c'est facile : je ne manque pas d'occupation. Et vu que par "ne regarder que", j'entends "les regarder toutes", forcément, j'ai de quoi faire.

Et puis parfois, mon ange d'épaule (celui qui tient la bannière étoilée) part au pipi-room et mon diable d'épaule en profite pour me titiller l'oreille et me murmurer des insanités : "tu as déjà regardé des séries autres qu'américaines (et pas simplement en tombant dessus sur TF1 par hasard, ne me mens pas !), alors pourquoi ne pas continuer ? tu as envie d'un dorama, oh que oui tu en as très envie... Et tu peux ! Oui, il suffirait d'un clic, peut-être deux, et tu aurais ta dose de pilotes, plein de pilotes inconnus, des dizaines de pilotes, tu imagines ça ?"
Il n'existe pas de tapette à mouches pour les diables d'épaule et je le regrette. C'est très certainement une niche commerciale qui gagnerait à être mieux exploitée.

En attendant, je ne peux que succomber. Cycliquement, mais succomber tout de même.

Pourtant, jusqu'à présent, sur ce blog, je me suis fait un devoir de m'en tenir aux séries Etats-Uniennes, à maintenir un minimum de snobisme, quoi, zut, j'ai une réputation quand même (si, un peu) ! Pour un peu, America the Beautiful pourrait être l'hymne de ce blog, en quelques sortes : les visiteurs se devraient de l'entamer en choeur avant de lire un post, la main sur la poitrine, la bannière claquant fièrement au vent quelque part au-dessus de leur PC... Ah, ce serait beau !

Mais non, il faut toujours des trouble-fête pour gâcher l'harmonie ! Des séries bouh, pas bien japonaises par exemple ! Et encore, heureusement que je ne capte plus ZEE TV parce que je vous parlerais de soaps indiens ! D'accord, tant que je n'en suis pas réduite à regarder des séries italiennes, l'heure n'est pas encore venue de m'exiler dans un couvent où je serais privée de télé à vie pour ma pénitence, mais néanmoins l'heure est grave !

La question se pose donc, entière : dois-je ou ne dois-je pas traiter de séries non-américaines dans ce blog ? Leur ferai-je cette faveur ? Oserai-je ces entorses à mon règlement perso ? D'un certain point de vue, la question est ridicule, mais du mien, elle est d'importance.

20 septembre 2008

Home is where the DVD is

Ces derniers jours, j'ai un peu bricolé par-ci par-là... Je vous propose donc quelques petites améliorations au niveau de ce blog. Rien d'extraordinairement bluffant, m'enfin, je pense que ça peut être utile. N'hésitez pas à me donner votre avis sur ces menus changements !

- J'ai refait le portrait à Grace Park : l'ancienne version de la bannière lui faisait un front un peu radioactif... la voilà donc ressemelée, un peu plus sombre et légèrement plus violette aussi, et surtout, j'ai gommé les poches sous les yeux, c'est ma marque de fabrique à moi, ça, voleuse !!! Du coup j'en ai profité pour faire une bannière un peu plus haute, parce que ça me plaisait plus comme ça, même si on ne peut pas cliquer sur le bas de l'image. On s'en fiche, dans le fond, pas vrai ? Je suis sûre que de toutes façons, instinctivement, vous cliquiez déjà soit sur "ladytelephagy", soit sur Grace.

- Le flacon à médicaments génériques ressemble enfin à quelque chose : parce que ces deux colonnes de 20 km de haut, ça m'était devenu insupportable. En plus la navigation n'était vraiment pas pratique là-dedans, on se sentait comme isolé du reste du blog, maintenant on a accès plus ou moins à la même chose que lorsqu'on se situe sur les posts, les liens en moins. Par contre, Linda Hamilton fait toujours sa Juliette sur son balcon, ça, ça ne bouge pas.

- Les médicaments sont moins durs à avaler : c'est encore un peu la loose, ces pages, m'enfin moins que ça ne l'était il y a quelques heures avant que je mette les mains dans le cambouis. C'est pas encore idéal mais au moins on a accès au calendrier et aux flux RSS, ainsi que... voir ci-dessous.

- Pages Violettes, vous cherchez, nous trouvons ! La page des archives étant ce qu'elle est, je l'ai transformée en outil de recherche super-performant : better, stronger, faster. Cette page Steve MacQueen vous permet donc de trier les posts par mois de publication, par catégorie, mais aussi par série ! Pas besoin de ces moteurs de recherche tous moches dans ces conditions, tout est sur place, en chronologique ou thématique. Et ceci grâce à...

- Tag beaux yeux tu sais : je m'y suis mise, bien que réticente au début. Les tags font donc leur arrivée sur ce blog. C'est bien simple : chaque fois que j'ai cité une série, elle est taggée. Le nuage de tags, bien qu'immensément laid, permet ainsi de retrouver facilement les posts mentionnant une même série, de voir celles avec lesquelles je vous rebats les oreilles régulièrement, tout ça tout ça. Vous trouverez le nuage de tags en bas de la page des archives. C'est moche, ça bouffe de la place, mais reconnaissons-le c'est quand même bien pratique !

Bon, soyons honnêtes, hein, il n'y a rien de révolutionnaire dans ces modifications, mais un peu d'entretien ça fait du bien.

9 juin 2007

Résolution de début d'été

Si vous faites partie des rares visiteurs de ce blog qui n'ont pas été découragés par le mois et demi de silence qui vient de s'écouler... déjà, bravo pour votre persistance... et ensuite voilà une bonne nouvelle : j'ai décidé de m'astreindre à un minimum d'un post par semaine, que je publierai le vendredi.

Evidemment, ça ne m'empêchera pas de poster d'autres jours de la semaine, mais je me suis dit qu'un peu de rigueur ne serait pas un mal. En prime, ceux d'entre vous qui ne veulent ou ne peuvent se servir des flux RSS apprécieront d'autant ce petit rendez-vous !

Nan mais c'est vrai, s'occuper d'un site régulièrement, c'est pas la mort (j'estime en savoir quelque chose), mais un blog de téléphage a cette particularité : quand on s'occupe du blog, on n'est pas devant le bon écran !!! C'est d'autant plus gênant que regarder une série, à moins d'avoir un joli petit lecteur DVD portable hi-tech qui coûte la peau si délicate de votre arrière-train, vous ne pouvez pas le faire dans le train, ou entre midi, comme vous le feriez pour un bouquin ou un magazine, ou même un CD. Et même si vous aviez le matos ça ne ferait pas tout.

Il vous faut 45 mn, pas d'interruption pour ne pas perdre le fil (et parfois, l'intérêt) de l'épisode en cours, un minimum de calme autour de vous, et ensuite, il vous faut aussi le temps de digérer l'intrigue, produire une analyse qui aille plus loin que "trop nul" ou "trop de la balle". Ah non, un blog téléphagique, ça se tient pas comme on tient un skyblog ! La preuve, je ne connais aucun blog téléphagique sur skyblog !!!

Le pire c'est qu'en plus je bouillonne d'idées de posts, et ça c'est sans doute le plus agaçant. Il doit y avoir au bas mot 10 posts en brouillon qui attendent d'être finalisés et publiés... Nan n'insistez pas, vous ne verrez rien avant que ce ne soit prêt, ce serait comme, le matin de votre mariage, voir la future mariée au sortir de sa douche au lieu de la découvrir lumineuse dans sa robe blanche (la compariason est de saison). Et puis c'est le moment des actus, des pilotes comme je l'évoquais précédemment, et en plus je suis pas du genre à éteindre la télé si elle ne fume pas et ni ne dégage une odeur de caoutchouc brûlé, donc vraiment, c'est frustrant de manquer d'organisation quand ce blog pourrait être rempli quasi-quotidiennement. Mais si je fais ça, j'ai plus de vie ! Et donc plus de temps pour regarder la télé ! Et sans ma dose quotidienne, je deviens très dure à vivre... zêtes prévenus.

Si je tiens jusqu'en automne, je relèverai le niveau en octobre pour m'astreindre cette fois à un minimum de deux posts par semaine. Alors je compte sur vos encouragements !

4 février 2010

Et le monde devient une île

Lost_Final

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost de SeriesLive.

23 septembre 2010

You bring a tear of joy to my eyes

RaisingHope

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Raising Hope de SeriesLive.

28 janvier 2009

La minute de violence gratuite

LaMinuteNecessaire

Garantie sans spoiler ajouté.

1 février 2009

Ceci n'est pas un DVD de Pushing Daisies

IlsVeulentMaMort

La suite le 11 février...

25 décembre 2010

'Tis the season to be jolly

 

Le parfait cadeau de Noël : remercier les lecteurs de ladytelephagy. Joyeux Noël à tous !

Ninth

L'ironie du sort c'est que l'an dernier aussi vous avez reçu un Docteur pour Noël !

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