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ladytelephagy
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6 mai 2008

Compagnons de cellule

Je parlais de mes errances il y a quelques jours. J'ai peut-être bien trouvé...

Lorsque j'ai lancé Last Friends, je n'en savais que peu de choses, à savoir la musique du générique et la photo promotionnelle (qui justement me semblait bateau mais bien foutue). Mais comme je suis en période de quête effreinée de LA série qui puisse me toucher, je me suis tournée ces derniers jours vers plusieurs dorama (dont vous allez retrouver progressivement la critique ici, pour me faire pardonner de vous avoir délaissés si longtemps je vous dois bien ça) en désespoir de cause. Je dirais pas que j'ai cliqué au pif... mais bon, j'ai cliqué au pif. Je n'ai même pas lu un petit résumé, rien. Mais, me disant que puisque j'avais du mal à trouver mon bonheur de l'autre côté de l'Atlantique, j'allais opter pour le Pacifique, je n'ai pas cherché à m'ériger de nouvelles barrières.
Comme j'ai bien fait...

Première constatation : Dieu que c'est beau ! J'ai soigneusement évité d'en faire un article "La preuve par trois" car il me faudrait décupler le nombre de captures à pouvoir poster ! Je n'aurais eu que l'embarras du choix. Je ne dis pas qu'il y a eu un énooooorme travail esthétique, ou disons pas dans le sens où on l'entend sur beaucoup de séries américaines par exemple, qu'on félicite là pour l'utilisation massive de filtres, ici pour des cadrages de fou.  Non, Last Friends ne s'embarrasse justement pas d'effets de style. C'est qu'on a autre chose à penser, môssieu ! Mais il n'empêche que visuellement, c'est plein de couleurs, de tableaux, c'est aéré, lumineux, vif... bref c'est pas un dorama filmé vite fait.
Je veux pas citer d'exemple mais je suis sûre que vous en avez tous au moins un ou deux en tête, de ces dorama qui jouent dans la catégorie "les films fait à la maison par votre chimpanzé malade".
Rien qu'avec la scène d'ouverture, j'étais déjà à genoux (c'était de la triche cette scène d'ouverture). Ca ne s'est pas estompé ensuite : il y a un oeil derrière la camera, et on va le remercier continuellement jusqu'à la fin de l'épisode, même si vous allez voir qu'en cours de route, on va avoir complètement autre chose à penser.

Et c'est là que tombe la seconde constatation : rha les chiens, ils ont décidé de nous attaquer le coeur à la machette ! On prend bien le soin, pendant la première partie du pilote, de nous faire tomber sous le charme radieux de Michiru, un personnage féminin assez transparent au départ (sur l'air de "gentille petite jeune femme toujours de bonne humeur et pleine de bonne volonté malgré un passé pas toujours marrant", bref la nana que dans n'importe quelle autre série, à plus forte raison un dorama, on aurait envie de latter à grands coups de bottes cloutées), mais qui par petites touches devient non seulement attachant mais aussi moins surfait.

Et lorsque le noeud de l'intrigue enfin se noue après de nombreuses scènes d'exposition (toutes nécessaires, je le précise), le poisson est ferré et on ne recule pas : on fait le grand saut en même temps que l'histoire.

Quoi ? Ca devient de la folie ? Mais absolument ! Et c'est ça qui m'a conquise : Last Friends, sous ses dehors si jolis et si printaniers, baigné de sa pluie si tiède et si revigorante, après ses scènes si urbaines et si charmantes... et puis avec sa petite intrigue genre "ah oui on va bel et bien encore vous filer un ou deux triangle amoureux, vous n'y couperez pas"... eh bien, Last Friends est en réalité d'une violence inouïe.

Derrière l'intrigue amoureuse classique se cachent des personnages écorchés vifs, chacun ayant son charme, ses travers et ses peurs qui se dessinent (et oui j'ai bien dit chacun sans exception), et à chaque nouveau coup dans l'estomac (celui du spectateur, évidemment, ne pensez pas que je me cantonne à une seule scène de ce pilote même si elle a beaucoup joué) on est à la fois au supplice et au délice. A chaque scène c'est un petit peu de ce petit monde de perfection qui s'effrite et mon Dieu que c'est bon.

Les personnages ont le coeur broyé et, même si par moment on se dit que, hm, j'ai pas déjà un peu vu ça quelque part ? Eh bien ça marche à plein régime, sans une fausse note et avec beaucoup de sensibilité. Si bien qu'on se fiche pas mal de qui sort avec qui, qui embrasse qui et qui a fait un bébé à qui, parce que franchement, ce qui importe, c'est bel et bien comment on peut en arriver à cette scène d'ouverture qui n'en apparaît, rétrospectivement, que plus ahurissante de calme et de sérénité. Comment ne serait-ce qu'un seul de ces personnages va-t-il survivre à autant de bassesses du quotidien, autant de mesquineries de la vie, autant de glaviots du Destin, moi franchement, ça me laisse à la fois toute frénétique à l'idée de voir la suite, et mortifiée.

Allez-y, prenez une hache et plantez-la moi dans le dos, que ça gicle et que ça sorte, qu'on en finisse !
Ou plutôt non, ne m'achevez pas avant que je n'aie vu la fin. Car Last Friends est exactement ce dont j'avais besoin : une série bien pensée, mais courte, où pendant quelques heures je vais m'abandonner, et où avec chacune de mes larmes coulera ici un peu d'amertume, là quelques regrets, céans un peu de haine. 11 épisodes et pas un de plus ou bien je crains que soit la magie ne fonctionnera plus, soit elle fonctionnera trop.

Et on ne veut pas non plus se priver de la joie d'espérer en une série moins tragique pour une prochaine fois, pas vrai ? Le téléspectateur aussi a le droit d'espérer en son petit coin de ciel bleu, après tout...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Last Friends de SeriesLive.

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23 juillet 2007

Euphorie

Le PRE-AIR de Pushing Daisies est sorti-euh ! Le PRE-AIR de Pushing Daisies est sorti-euh ! Le PRE-AIR de Pushing Daisies est sorti-euh ! Le PRE-AIR de Pushing Daisies est sorti-euh !

Voilà, c'est tout, vous pouvez reprendre une activité normale.
Quant à moi, je n'y suis pour personne, ce soir... D'autres ont eu leur Harry Potter ce week end, c'est mon tour !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive.

14 juin 2007

Série de valeurs

La téléphage que je suis aime les séries à un tel point, que je vous propose maintenant une série de posts ! Dingue non ? Bah ouais, chuis en forme en ce moment. Et on est même pas encore vendredi ! Mais où s'arrêtera-t-elle ?!

L'idée conductrice derrière "Série de valeurs" (qui se voit par la même occasion attribuer une catégorie à elle seule) c'est une envie de décrypter un certain nombre de valeurs véhiculées par les séries américaines. Et quand, comme moi, on a beaucoup de mal à consommer des séries d'autres nationalités (par snobisme ET par conviction, j'assume), c'est un sujet d'autant plus important qu'il ne touche pas seulement mon plaisir de téléphage mais, disons-le carrément, d'autres notions, plus abstraites, liées à mon quotidien, ma culture générale, et même mes propres valeurs.

Car les séries télé ont cette force, parce qu'elles sont un rendez-vous régulier, de s'inviter dans votre existence et d'y parsemer des petits éclats, comme des épines de verre, l'air de rien. On les sent à peine, jusqu'à ce qu'un jour...
Vous vous souvenez des répliques marquantes, ou d'un générique, mais le reste s'impreigne aussi en vous qui êtes téléphage et donc exposé régulièrement ; et c'est ça qui m'a posé question : quelles valeurs traversent l'Atlantique en passagères clandestines ?

Les premières questions sur ces thèmes, je ne sais pas quand j'ai commencé à me les poser. Mais je sais quand j'ai commencer à m'interroger plus en avant à leur sujet au lieu de simplement poser la question en l'air, sans chercher ne serait-ce qu'une piste de réponse. C'est devant le pilote de Desperate Houswives, lorsque dans un flashback, Bree a décrété (hélas il y a très peu de chances que vous le sachiez si vous vous êtes contenté de la VF) s'être inscrite à la NRA afin que son mari sache qu'elle sait se servir d'une arme et qu'elle n'hésitera pas à en faire usage s'il vient à la tromper. La VF a en effet édulcoré la question : Bree a simplement fait l'acquisition d'une arme. Pourtant, la différence est grande, car la NRA a une signification autre que "j'ai acheté une arme", ça signifie beaucoup sur les convictions politiques de Bree (qui d'ailleurs plus tard évoquera avec un sourire nostalgique la romantique première soirée qu'elle a passée avec son homme en discutant immigration...). C'est un peu comme si en France, quelqu'un lâchait dans une conversation qu'il a sa carte au parti communiste : c'est un trait de caractère, voire le background du personnage, et non juste un fait anecdotique qui se décrit ici.
Et en entendant cela, je me suis dit : "mais au fait, j'adore le personnage de Bree" (ah oui, je l'ai su dés le pilote que je l'adorerais) "et dans cette conversation portant principalement sur les déboires de Susan, ça paraît accessoire, mais ce n'est pas rien, et ce n'est d'autant pas rien que moi, la NRA, ça ne me fait pas chaud au cœur et que je ne raffole pas du second amendement et de ses dérives..."

Peut-on aimer un personnage de télé malgré ça ? Peut-on adhérer à une série en dépit de certaines valeurs qu'elle véhicule ? Peut-on séparer d'un côté l'intérêt de l'intrigue, et de l'autre les convictions qui nous sont données à voir pendant ce temps ? Y a-t-il des valeurs en hausse, d'autres qui tendent à disparaître, et est-ce que ça indique quelque chose ? Faut-il parfois tirer la sonnette d'alarme ?

Voilà quelques questions que je me pose, et maintenant, je vous les pose aussi, de temps à autres...

20 janvier 2007

Ya pas de justice

Je m'aperçois que la série Coeurs Rebelles est toujours diffusée tous les week ends sur la chaîne canadienne Series+. Et ça me rend malade.

C'est vrai ça, vous pensez que TF1 se saignerait d'une petite rediff de temps à autres ? Mais pourquoi l'a-t-elle donc achetée, si c'était pour la diffuser une fois, en plein aprem, et l'oublier ensuite ?

Je pensais qu'avec l'avènement médiatique de Hayden Christensen, il n'y a pas si longtemps, en pleine vague de Star Wars, la première chaîne hertzienne française allait faire un petit effort, et capitaliser sur ce visage connu. Une série d'ado, en plus, ça n'a jamais été le genre de trucs qu'elle rechigne à diffuser. Et pourtant, je n'ai rien vu passer.

Coeurs Rebelles est pourtant une brillante série d'une saison (Michael Braverman, même dans un mauvais jour, ne saurait écrire une bouse), où les teenageries sont suffisamment bien dosées pour n'avoir pas l'air trop nunuches, et céder aussi la place à de réelles préoccupations d'adolescents vraiment perturbés. D'accord, quand on voit le fin sourire de AJ Cook ou le visage poupin de Kandyse McClure, on prend bien conscience qu'il s'agit avant tout d'une série ABC Family, mais sans que les thèmes abordés n'aient été édulcorés à l'excès.

C'est quand même rageant qu'une si bonne série n'arrive pas à être rediffusée au moins une fois de temps en temps chez nous !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Coeurs Rebelles de SeriesLive.

24 février 2007

Objection, votre cyber-honneur !

C'est impératif, il me faut Sci-Fi. C'est en tous cas la conclusion logique que je tire de la news de SeriesLive qui annonce une nouvelle série dans la grille de cette chaîne.

Comment cette chaîne a-t-elle pu avoir l'idée de diffuser Century City, ça m'échappe complètement. Comment ça, "parce que c'est de la SF" ? Ca va, je sais, je l'ai vue moi cette série (combien ici peuvent en dire autant ? aha !), je sais bien que c'est une série d'anticipation, mais il est quand même bon de préciser que Century City est une série CBS, à la base. Et que sa diffusion calamiteuse, suivie d'une annulation nette et sans douleur (sauf pour moi), ne permettait pas d'espérer beaucoup de réapparitions, et encore moins de diffusion intégrale des épisodes tournés (que je n'ai jamais réussi à collecter dans leur immense majorité).

Je n'ai jamais compris comment cette série a pu se croûter. Peut-être parce qu'une chaîne osait lancer une série de tribunal sans avoir David E. Kelley ou Dick Wolf au générique ? C'est vrai que le pari était osé mais le fond comme la forme n'avaient pas à rougir. Bon d'accord, la forme aurait gagné à s'affiner avec le temps, mais alors franchement, si on s'arrêtait toujours à ça, j'aimerais qu'on m'explique comment certaines autres séries arrivent à tenir plusieurs saisons sans problème ! En plus, l'exercice était nouveau, que dis-je ? Novateur ! Aborder des problèmes de société sous l'angle de la loi, tout le monde le fait, mais aborder des problèmes de société liés à la médecine, la science et les technologies, excusez-moi mais donnez-moi un seul autre exemple ! C'était vertigineusement intelligent !

Quoi, c'est le juge holographique qui vous a découragés ? Alors là franchement, c'est désespérant.

Pendant quelques temps, je ne cache pas que j'ai espéré qu'une chaîne française fasse l'acquisition des droits de Century City pour une couchée de pain, et diffuse la série, par exemple, le samedi après-midi. Mais là, alors que j'avais abandonné tout espoir, que Sci-Fi s'y mette, alors que cette encore jeune chaîne (sur le PAF, j'entends) est loin d'être à la portée de tous, là ça me dépasse. C'est forcément pour me faire du tort. Vous voyez une autre explication ?

J'ai donc environ un mois pour trouver le moyen de m'abonner à cette chaîne, et donc de débloquer les fonds nécessaires à cette entreprise, tout ça pour 9 épisodes ! Quelqu'un croît réellement que je vais le faire ? Si ça n'est pas du foutage de gueule, ça...

Et je vous le demande, qui va passer à l'acte ? A quel moment une chaîne comme Sci-Fi a-t-elle l'idée saugrenue de se dire que diffuser Century City (probablement achetée avec des cacahuètes) va être un investissement rentable pour une chaîne du câble/sat, puisque justement la série a sombré et que, même si ça plaît à un public qui aurait regardé par curiosité, sans connaître, yaura pas de suite à diffuser de toutes façons !
C'est plutôt une mission pour Super-M6, ça ! Ou même Ultra-France2, qui adore ne jamais diffuser la totalité de ses saisons, bah là avec 9 épisodes, elle n'était pas trop gênée aux entournures ! Et au final, ceux qui auraient regardé Century City avec enthousiasme, parce que curieux, parce que désespérés, ne le pourront pas parce que Sci-Fi est une bonne chaîne, certes, et qu'on ne peut pas être déçu par sa programmation fiction, mais que, quand même, s'abonner à une chaîne pour 9 épisodes, c'est tiré par les cheveux (voir mon raisonnement plus haut).

Si ça n'est pas du sadisme, qu'est-ce ?!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (en même temps, on peut pas vous le reprocher) : la fiche Century City de SeriesLive.

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16 janvier 2007

La maison jaune d'Eddie Sutton

La maison que l'officier Eddie Sutton s'apprête à acquérir évoque pour lui et sa femme une certaine image de la vie de famille : une demeure, bien que modeste, tirée d'images d'Epinal, où leurs trois enfants grandiraient dans une maison avec jardin, chacun d'entre eux ayant sa propre chambre, et le couple retrouvant son intimité... C'est donc la raison pour laquelle Eddie insiste tant auprès de son épouse pour tenter le coup et se lancer dans l'aventure.

La seule raison ? Bon, pas tout-à-fait. Car cette demeure n'est pas ce qu'on pourrait qualifier de parfaite, puisqu'elle est, d'une part, largement décrépie, et d'autre part elle a été saisie après une descente de police qui en a délogé une bande de dealers. La petite maison n'est en effet pas situé dans la prairie, mais bien dans le quartier un peu remuant de Lincoln Heights, où Eddie a grandi durant ses jeunes années... et tout fait pour se casser de là aussi vite que possible.
Mais à présent, voilà que la maison de Lincoln Heights incarne pour lui non seulement un idéal de vie familiale, mais aussi un idéal tout court. Vendue pour une bouchée de pain et prête à accueillir une famille toute entière, la maison est désormais investie d'une nouvelle fonction : il s'agit de réimplanter un peu de respectabilité dans le quartier. Et Eddie, songeant sans aucun doute à l'endroit où il a passé son enfance, aimerait participer à la réhabilitation de ce secteur où la police n'a plus aucune autorité, et n'est pas reconnue par ses habitants eux-mêmes, laissés à leur pauvreté et à la merci des délinquants de tous poils.

Dans la nouvelle série d'ABC Family, on trouve, certes, des personnages ultra-lisses (je le répète, c'est une série d'ABC Family !), mais Lincoln Heights propose tout de même, et c'est drôlement intéressant, un constat social qui, sous l'impulsion du personnage principal d'Eddie Sutton, jeune père de famille plein de bons sentiments, devient carrément une expérience sociale. Voilà un homme qui est posé devant un dilemme sacrément puissant : d'un côté il veut améliorer la vie de sa famille en la tirant d'un immeuble dans lequel elle étouffe, et d'un autre côté il rêve secrètement de changer au moins un peu, à son niveau, le monde ; à commencer par le quartier difficile où il a grandi, et qui, en fait, n'a pas envie de choisir. Malgré le fait qu'il y ait de grandes chances que les deux soient incompatibles (la tournure du hold up dés le pilote éloigne tout doute à ce sujet : Lincoln Heights n'est pas un hâvre de Paix tel qu'on l'envisage en général pour éduquer ses enfants) il a tout de même envie d'essayer. Ca force le respect, quand même !

L'optimisme (néanmoins non-forcené) d'Eddie, et son désir d'au moins semer la graine qui pourrait permettre au quartier de son enfance de s'améliorer, et d'amorcer un cercle vertueux dans une communauté qui ne croît plus tellement que sa vie peut s'améliorer, forment un message particulièrement positif, mais participent aussi d'une démarche qu'on a envie de suivre. Malgré tout le scepticisme qu'on voudrait ressentir envers cette tentative, et même si on s'attend à tout moment à ce qu'Eddie soit déçu et baisse les bras (même si bien entendu pour les besoins du scenario, ça n'arrivera probablement pas avant la fin de la série) on ne peut que brûler d'envie de voir les choses, effectivement, aller mieux.

Plus que les aventures ô combien classiques d'une famille, c'est l'aventure de ce quartier qu'on a envie de suivre. Grâce à ce pilote faisant bonne mesure entre bonnes intentions et chances plus que restreintes d'aboutir, avec ce qu'il faut d'action ultra-classique, et visiblement, l'amorce d'un arc autour des conséquences du braquage/prise d'otage qui tourne mal, on est immédiatement immergé.

Lincoln Heights ne fait pas de démonstration de force avec ce premier épisode : les dialogues sont simples, la réalisation fait penser à pas mal de séries des années 90, très conventionnelle (le générique est à cet égard une perle), et les acteurs ne débordent pas de charisme (sans être mauvais, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit) et d'ailleurs sont plutôt méconnus (Michael Reilly Burke; sans doute le plus connu de tous, est un habitué des seconds rôles). Pourtant avec ce seul scenario, ce fil rouge, cette sorte d'idéal, on se sent irrémédiablement attiré. En cette pleine vague de série reposant sur des concepts, sur des castings fabuleux, ou des réalisations efficaces, Lincoln Heights est un ovni porteur de réelles valeurs qui, même si on ne les partagent pas, font qu'on a vraiment envie de rester attentif.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la toute fraîche fiche Lincoln Heights de SeriesLive.

14 janvier 2007

Attention, prêts ? Générique !

Ça y est ça commence, moi aussi je lance mon blog sur les séries. C'est vrai que c'est drôlement pratique, et en plus ya de plus en plus de monde qui le fait : ya bien un peu de place pour que je raconte ma téléphagie, non ?!

Quand on a connu les forums de séries télé... et qu'on n'a plus très envie d'y aller pour diverses raisons (la principale étant qu'on a trop souvent le choix entre des interlocuteurs élitistes ou puériles, et trop peu d'interlocuteurs sensés), finalement le blog reste un bon moyen de communiquer sur ce qu'on pense de ce qu'on regarde, sans se farcir une tonne de commentaires ridicules sur la coiffure d'untel, ou la perfection d'unetelle. Avec peut-être, au bout, l'espoir de trouver d'autres téléphages, fussent-ils à peine une poignée, qui partagent ma vision de ma chère maladie : la téléphagie.

Mais d'abord, c'est quoi, la téléphagie ? C'est à mon sens le fait de vouloir regarder toujours plus de séries, et... de collecter ces mêmes séries. D'où une impressionnante collection de cassettes videos et autres DVD, toujours en cours de chiffrage, et qui tapisse le mur de mon chez-moi sur ma merveilleuse téléphage-o-thèque. Le téléphage a toujours un avis sur tout ce qu'il voit, et vous pouvez me croire, il en voit, des choses ! Et quand il n'y a rien à la télé, c'est pas grave, il y a encore des centaines d'épisodes enregistrés à regarder.

Certains pourraient trouver ça pathétique. Ca l'est quand la téléphagie est le centre de la vie. Mais la plupart des malades dont je fais partie s'accomode très bien d'une gamme de passions et d'activités variées, et d'une vie en-dehors de tout cela. Aujourd'hui on peut vivre avec la téléphagie sans aucun handicap !

Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, bonne lecture !

29 janvier 2011

Appels en absence

Bonjour, je suis absente pour le moment, en train de me régaler de Pushing Daisies et autres Showgirls avec des amis (Lee Pace + Kyle MacLachlan = win !) afin de célébrer dignement mon anniversaire.
Tant mieux parce que je ne suis pas motivée pour grand'chose d'autre. 

Prise dans mon tourbillon enchanteur de bons acteurs dans de bonnes séries, et d'acteurs décents dans des films indécents, je ne sais pas quand je reviens, mais vous pouvez laisser un message après le bip sonore.

25 juin 2009

La vie, la mort, la mer

Imaginez du bleu à perte de vue. Au beau milieu de cet océan de bleu, un petit point vert. Et sur ce point, quelques points plus petits encore qui s'agitent.
Voilà un peu ce à quoi ressemble Hatomijima depuis le ciel. Hatomijima est le nom de l'île fictive où se déroule Ruri no Shima (littéralement : l'île d'azur ou l'île de Ruri), la série dont je vais vous parler aujourd'hui.

Hatomijima est absolument paradisiaque. Si vous ne connaissez rien d'Okinawa (la région sud de l'archipel nippon) et de son ambiance un peu sauvage, attendez-vous à tomber amoureux. De l'île, on ne distingue rien d'autre que l'océan à perte de vue. Et l'île elle-même n'est que rochers, sable et verdure. Dire que jusque là vous pensiez que Hawaii était une destination de rêve...!
Mais ce qui fait la beauté de Hatomi a aussi causé sa perte : isolée de tout, et notamment de l'administration, elle vit un dépeuplement que rien ne peut arrêter. Avoir préservé sa nature sauvage, et donc pas toujours adaptée aux ambitions de confort moderne, a découragé progressivement ses rares habitants. Dernier bastion de la civilisation, l'école apprend que le dernier enfant qui fréquentait sa classe unique est sur le point de quitter l'île. Il ne lui reste donc plus qu'à fermer. Voilà qui sonnerait la mort de l'île et de ses habitants, dont la moyenne d'âge tourne autour de 60 ans et dont le renouvellement n'est plus du tout assuré. Au mieux, il leur faudrait quitter l'île qu'elles ont protégée des décennies durant, et c'est de toutes façons hors de question.

Comme les derniers habitants de Hatomi ont le sens pratique, plutôt que de manifester, lancer une pétition ou rameuter les médias, ils entreprennent de prendre le problème à la source en essayant de repeupler l'école, un enfant à la fois. Ainsi, Yuzou Nakama retourne sur le "continent" afin de demander à sa fille de pouvoir prendre en garde son petit-fils, afin que celui-ci prenne ses cours sur Hatomi. Devant le refus de cette fille indigne, il est forcé d'opter pour le plan B, et essayer d'adopter un enfant. La chose n'est pas facile mais le hasard veut qu'il fasse la rencontre de Ruri, 11 ans, fleur de bitume, qui n'est pas orpheline mais dont il obtient la garde, au moins temporairement.

On imagine que le choc des cultures va être rude. Entre le centre et la périphérie du Japon, la ville et la campagne, l'indépendance urbaine à l'anonymat confortable et l'île au format familial un peu étouffant, Ruri menace à plusieurs reprises de prendre ses cliques et ses claques. Cette seule enfant porte les espoirs de toute une île (si minuscule soit-elle vue du ciel)... vous imaginez la pression ?

Ruri no Shima enchevêtre aussi bien la végétation que les thématiques. Avec son plaidoyer pour la préservation de la périphérie et ses particularités (une vraie question de société sur l'archipel), elle ne se contente pourtant pas de lever le poing pour éveiller les consciences. Elle donne surtout l'occasion de peindre des portraits de personnages que le temps (même en seulement 11 ans) a eu le temps de durcir, pour différentes raisons.

Si au départ, Ruri donne l'impression d'être juste une sale gamine insupportable immergée dans une micro-société vieillissante (et tout jeune corps plongé dans un environnement de vieux a tendance à faire des vagues... un ressort habituel pour de nombreux scénaristes), on prend le temps de faire sauter un à un les verrous de sa cuirasse, pour découvrir l'âme d'animal blessé qu'elle a dissimulée dessous. Un peu contre toute attente, au lieu de sauver l'île, c'est l'île qui va la sauver. En trouvant sur Hatomi, parmi les locaux mais aussi les quelques visages de passage, une oreille attentive, Ruri va polir le coeur qui lui sert de pierre et découvrir qu'une lazurite brillait dessous. Elle n'en aurait sans doute jamais découvert les scintillements bleus sans les couleurs de Hatomi pour les révéler...
Etrangement, dans cette nature indomptée par l'homme, et où la plupart des habitants vivent de façon assez simple, c'est finalement Ruri, la gamine de la ville, qui sera le petit enfant sauvage à apprivoiser. Elle mordille un peu (notamment son institutrice), mais elle finit par admettre que c'est pour son bien. Ce n'est pas toujours facile de voir qu'on a sa place dans un lieu totalement étranger, mais Ruri no Shima, c'est aussi l'histoire d'un greffon qui prend étonnamment bien, il suffisait de lui en laisser le temps. Quand on donne l'environnement dont il a besoin à quelqu'un, on ne se trompe jamais vraiment, même si le premier concerné n'en a pas forcément conscience...

Ce dont parle Ruri no Shima, c'est donc de vie. De l'étincelle de vie qui permet à une communauté, même minuscule, de ne pas s'éteindre. C'est l'attachement à une certaine vision de leur identité qui pousse les habitants de Hatomi à ne pas succomber au progrès, pour maintenir ce qui est tel que cela a toujours été.
Mais Ruri no Shima est aussi une histoire de mort. Plusieurs. La mort de l'enfance, dont Ruri pensait avoir fait le deuil. La mort d'une relation avec sa mère, qui la maintient à distance sans jamais l'avoir libérée. La mort tout cours, aussi, mais à vous de découvrir qui, comment, et surtout suivie de quel effet. Et puis, la mort d'un secret dont on ne savais même pas qu'il existait.

Seuls sur leur île coupée de tout, comme s'ils étaient les derniers êtres humains sur Terre (on pourrait s'estimer heureux si nos derniers représentants étaient de cette trempe au moment de la fin du monde), les habitants de Hatomi vivent d'amour, d'eau salée, et du pouvoir guérisseur qu'on les hautes herbes sur l'âme.

Je vous brosse un portrait idyllique de Ruri no Shima, et je m'en aperçois bien. C'est un tort car la série n'est pas exempte de défauts (côté interprétation par exemple). Certaines histoires secondaires se révèlent un peu parasites, parfois. Mais cette mise en garde n'est là que pour vous éviter d'attendre de la série un pur chef d'oeuvre. Elle ne relève pas du génie. Mais ça ne l'empêche pas d'être formidable.
En ce qui me concerne, j'ai aimé aussi bien la beauté que la rudesse parfois mal dégrossie de Ruri no Shima. Peut-être que c'est ça, l'esprit d'Okinawa...?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ruri no Shima de SeriesLive.

12 octobre 2007

Wrapped in Plastic

Il y a cinq, peut-être six ans, je fréquentais une librairie spécialisée épatante où dépenser mes sous de façon inconsidérée, et j'y voyais régulièrement des numéros du magazine Wrapped in Plastic. J'étais intriguée par ce que je voyais en couverture, mais comme j'avais les bras chargés (ahem), je ne prenais pas vraiment le temps de le feuilleter...
Ceci n'est en fait qu'une des multiples expériences, en apparence anecdotiques, qui m'ont fait croiser le chemin de la série Twin Peaks sans vraiment avoir une véritable occasion de regarder la série, tout au long de ma vie de téléphage. L'occasion s'est révélée il y a quatre ans environ, et là encore, le rendez-vous, bien que m'ayant changée à jamais, a été amputé puisque je n'ai pu voir que le pilote...

Lisant il y a quelques semaines le post de La Sorcière sur ledit pilote, je me suis justement dit que je me referais bien ce pilote précieusement conservé avec les années et que je n'ai pas encore revu cette année. J'ai donc pris mon homme sous le bras et l'ai invité à un voyage qui, à son tour, devait changer son regard sur la fiction télé.

Mon homme a vu pas mal de choses depuis qu'il me suit dans mes délires pilotovores, mais rares sont les séries qui ont eu un tel impact sur lui ! Le pilote était à peine fini qu'il était déjà en train de planifier de voir la suite ! Et croyez-moi, il a déployé tous les moyens nécessaires pour voir la saison 1 dans les jours qui ont suivi ! (je vous jure, je n'avais rien planifié, je ne l'ai pas fait uniquement parce que le DVD est sorti il y a peu...)

Ce qui l'a marqué, c'est bien-sûr l'ambiance, glauque, et pourtant onirique, le grain de folie de chaque personnage, et évidemment cette musique, ce style visuel... cette "patte" qui fait qu'on ne peut confondre Twin Peaks avec rien d'autre, pas même une fraction de seconde.

"Comment j'ai pu louper ça ?!" se demandait-il, catastrophé à l'idée des 16 ans perdus, passés dans l'ignorance. Oui, comment pouvons-nous être aussi ignorants de si bonnes séries ? C'est en effet vraiment un drame qu'aujourd'hui, cette série ne soit pas accessible à plus de monde, qu'il faille déjà savoir de quoi il s'agit pour pouvoir acheter les DVD (et encore, combien de temps les avons-nous attendus ?!). Allez, profitons-en pour sortir le refrain habituel sur l'air de "ya des trucs qu'on nous rediffuse sans relâche, mais Twin Peaks, par contre, on passe à côté !".

Alors, mes amis, si je peux vous conseiller quoi que ce soit, c'est bien de vous trouver un bon café, noir et chaud, et de vous installer devant cette série. Si vous ne le faites pas pour vous, ni même pour moi, alors faites-le pour Kyle MacLachlan... Aaaah, Kyle...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais comme on l'a dit, c'est pas facile-facile) : la fiche Twin Peaks de SeriesLive.

14 juillet 2009

Enjeux... feu !

L'un des rares reproches que j'ai vu adresser à Nurse Jackie, c'est que la série n'a pas d'enjeux. Il est vrai que son pilote atypique n'offrait pas la structure familière du "on vous présente la situation, et on la fait voler en éclats pour créer du suspense", qui est la formule traditionnelle pour une immense majorité d'épisode inauguraux. Ici, ce qui perturbe sans doute certains spectateurs, c'est qu'il n'y a pas d'élément perturbateur. Et bien que je conçoive que ça puisse être destabilisant, je ne parviens pas à comprendre que ce soit retenu contre la série.

Ce que Nurse Jackie n'a pas fait avec ses premiers épisodes, c'est créer un suspense. Ce qui à mon sens est très différent de l'absence d'enjeux dont on accuse la série. Jackie est une infirmière versatile, adultère et droguée. Il me semble que, rien qu'avec ça, les enjeux ne manquent pas. Mais on dirait qu'il en faudrait plus encore. Qu'explicitement, quelqu'un sache qu'elle trompe son mari, qu'elle travaille complètement shootée, etc... Si quelqu'un avait par exemple découvert les parties de jambes en l'air de Jackie, là, il y aurait de l'enjeu, il apparaitrait comme par magie. L'explicitation permet de rendre le suspense plus tangible. Mais je trouve au contraire qu'une telle manoeuvre relèverait de l'artifice scénaristique, et ôterait de la subtilité à la série.

Ce que Nurse Jackie ne fait pas, en s'arrangeant pour que seule Jackie ait conscience de ses péchés, c'est donner la facilité qu'offre le jugement d'un tiers. Je soupçonne que le jour où la série tombera dans ce piège, je l'apprécierai beaucoup moins, d'ailleurs (mais peut-être que je parle un peu vite, j'ai deux épisodes de retard à rattraper). Je trouverais dommage qu'on me mette le nez dans les cas de conscience de l'héroïne par le biais de ressorts éculés, alors qu'il suffit de la regarder se battre contre elle-même, et s'accepter elle-même, pour voir tout cela déjà. Les enjeux n'ont pas besoin qu'on les pointe du doigt pour exister à mes yeux, et surtout pas avec des retournements de situation artificiels.

Mais il est vrai que je ne suis pas impartiale dans cette affaire. Depuis toujours, je suis amatrice d'histoires où, techniquement, il ne se passe rien. Où l'on ne sacrifie pas au schéma "intro - acte 1 - élément perturbateur - acte 2 - retournement de situation - acte 3 - épilogue". Où l'on se contente de construire un enclos scénaristique où les personnages peuvent s'ébattre et se révéler à nous sans qu'on les trimbale de péripétie en péripétie. Je n'y peux rien, j'aime les portraits. Les portraits qui se transforment à vue d'oeil et d'eux-mêmes, comme pour Dorian Gray. Seul le temps fait avancer l'histoire, pas les gadgets scénaristiques usés jusqu'à la corde. Exactement comme dans la vie, il n'arrive pas un truc par semaine, mais ça ne nous empêche pas d'évoluer.
Il y a 10 ans, j'évrivais principalement des nouvelles, et une amie m'avait convaincue de faire lire à une critique litéraire de ses connaissances l'une des mes créations. Son verdict : "on ne voit pas où tu voulais en venir".
Nulle part. Tout ce que je cherchais à faire, c'était dérouler le fil de l'existence de mon personnage, le découper sur un petit segment et passer ce dernier à la loupe. En soi, il n'y avait ni début ni fin d'ailleurs. C'étaient juste plusieurs mois dans la vie de mon personnage.

Si je peux aujourd'hui imaginer que ce soit un peu étrange dans le cadre d'une nouvelle, où le format court appelle à plus de conventionnalisme structurel, j'avoue ne toujours pas comprendre que ça pose problème dans le cadre d'une série où, tout justement, on a tout loisir de regarder les personnages grandir et évoluer, sans se soucier d'avoir une date de péremption (ou si peu).

Parce que des enjeux, il y en a toujours, dés qu'un personnage est bien décrit. La seule chose qui varie, c'est si on va vous forcer à vous enquérir de ces fichus "enjeux" à l'aide du scénario. C'est un peu la solution de facilité, quand même. En ce qui me concerne, je n'ai pas besoin de ça devant Nurse Jackie, et j'apprécie que cette série soit suffisamment intelligente et subtile pour me l'épargner.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Nurse Jackie de SeriesLive.

8 juillet 2009

Naked again

C'était une drôle d'expérience que de passer tous ces génériques sur ordinateur. Comme je suis pour le moment en train de rôder ma technique, et d'en tester les limites (plusieurs cassettes m'ont fait le sale coup de ne pas du tout être décemment encodables), je ne cherche pas à ripper un épisode complet, mais plus à jouer avec les options, comprendre les possibilités qui me sont offertes, et puis, me faire plaisir. Vu la taille de ma telephage-o-theque, il vaut mieux commencer avec légèreté de toutes façons. Je ne sais que trop bien que des heures de rip m'attendent, fastidieuses.
Donc, disais-je : encodage de videos. De génériques, pour être précise ; et ce n'est pas anodin.

J'ai commencé tout naturellement avec Une Maman Formidable, il y a quelques temps. Je savais que ce générique faisait partie de mes priorités, et je suis donc allée droit au but. J'ai alors fait ce que j'aime le plus faire au monde pour me détendre : je me suis assise, et j'ai sorti les VHS de la telephage-o-theque une par une, pour en faire des petites piles, puis des grandes piles, puis des piles qui tombent. D'abord les zéros, ensuite les cent, et croissant selon le chiffre des centaines. Un peu de musique dans l'appartement. Le bruit des bobines qui ruent dans leur boîtier noir. Les chats assis sur la petite table blanche, qui me regardent perplexes. Mon rituel.
Une fois que j'ai eu trouvé pluseus cassettes comportant un épisode d'Une Maman Formidable, je suis retournée à mon ordinateur. J'ai pris le magnétoscope su mes genoux. J'ai calé la cassette au bon endroit. J'ai lancé le rip. J'ai sauvegardé la video.
J'ai pleuré. C'était mon premier générique encodé à la main, et surtout, c'était celui-là.

J'ai laissé le goût de l'expérience s'impreigner en moi, pendant quelques jours. J'ai regardé le générique plusieurs fois. Il était à moi. Pas dans le sens où j'avais envie de le garder pour moi, ou que c'était une exclusivité ladytelephagy (bien que ce soit le cas aussi, mais du moment qu'on crédite le blog, on peut la poster partout), non, c'était le mien parce que ça me ramenait à un espoir téléphagique intime, qui étrangement, s'était réalisé après des années.
Puis, je me suis décidée à m'occuper d'autres génériques. Ou plutôt : j'ai réalisé que je n'étais pas obligée de m'arrêter à cette première satisfaction. J'ai donc repris le chemin de la telephage-o-theque, frénétique. Avec une autre technique : je saisissais les cassettes par poignées. Je lisais avidement les titres. Je cherchais des séries bien précises. Celles que je devais encoder absolument. Euphorie !
Et puis, entre deux séris sympathiques mais pas nécessairement vitales, je suis tombée sur LA série. Oh mon Dieu. C'est elle. Oh mon dieu, on y est. Enfin. C'est le moment.

Le magnétoscope est bouillant sur mes genoux. Il râle un peu. Je clique de la main droite pour lancer le processus, tandis que sans vraiment y penser, je tapote de la main gauche l'appareil qui grogne dans mon giron. Allez mon grand, encore une. Juste une. Ne va pas me découper la bande, hein. Juste encore cette fois, après je te laisse tranquille pour la soirée. Je lance la video. Puis l'encodage. Je vérifie le résultat. Oh mon Dieu, c'est bien lui. Mon générique. I gotta relearn the basics that I never learned anyway... c'est ça, c'est exactement ça. Je regarde le générique une fois. Deux fois. Trois fois. Je ris et je pleure.

Après toutes ces années à écumer internet, à surveiller les hauts lieux de cagoulage et les autres, à manifester ma déception, à espérer qu'un autre aura la bonne idée de le faire.
Finalement il m'aura suffit de 75€, d'un magnétoscope grabataire, et de quelques manipulations. C'était finalement si simple.

J'ai considéré le fichier sur mon ordinateur. Son nom. Son poids. Sa durée. J'en ai relancé la lecture. C'est bien lui. Pas de doute. Maintenant, je peux le regarder à volonté, et ça semble si simple. Je l'ai regardé à nouveau. Si je veux, je peux même le regarder en boucle. Et encore. Et encore. Ce tout petit fichier de quelques mégas à peine. Et encore. Pourquoi ça a pris tant de temps ?
Et encore.
Et encore...

5 décembre 2008

Vendu !

Espèce de sale traitre, vendu, fourbe déserteur, félon, sournois Judas ! Et dire que le corps n'est même pas encore froid ! Et que tu ne l'as même pas encore touché du doigt.

T'as pas plutôt un comic/film/téléfilm (rayer la mention inutile) à t'occuper ?! Sans blague, mais c'est indécent d'être une pareille girouette !

Ces auteurs, tous des salopes !!!

Je vous rassure, j'ai un peu plus que ça à vous offrir pour le post du vendredi. Mais le temps manque, mes pauvres amis, le temps manque. Rendez-vous ce soir.

28 janvier 2009

Love and marriage, love and marriage...

Pour moi, ce n'est rien d'autre que de l'inconscience. Déjà, vouloir se marier une fois, ça tient du délire pur et simple ; mais trois fois c'est juste de l'autopunition.

Aussi, je n'ai pas été très étonnée de m'apercevoir que Bill, le personnage principal de Big Love, a l'air un tantinet soucieux. D'accord, il l'a bien cherché sur ce coup... eh, personne ne l'oblige, il me semble ! Mais faut voir ce qu'il subit, quand même, le pauvre pépère : il n'a pas une, il n'a pas deux, il a trois gonzesses à supporter à temps complet. Il les a en permanence sur le râble, mais sans pouvoir coucher avec quand il veut ! C'est pas de la torture, ça ? Voilà qui porterait sur les nerfs des plus inébranlables ordures de la planète. Alors ce pauvre Bill, pensez donc...

Parce que, dans Big Love, on casse allègrement le préjugé, communément répandu, selon lequel les femmes de polygames seraient soumises : c'est elles qui font la loi. Et quand trois nanas sont dans une même pièce (ou ici, un même jardin) et se disputent le même mâle, c'est vraiment pas beau à voir. Et en plus c'est vicelard, ces bestioles : ça fait des plannings pour savoir qui couche quand avec qui, ça se tire dans les pattes, ça se fait des cachotteries, et tout ça avec de la marmaille dans tous les coins, parce que vous savez quoi, autant que le châtiment soit complet.
Oui, dans Big Love, c'est Bill le polygame, et je vois déjà des rangs de féministes enragées se lever le couteau entre les dents, mais c'est définitivement lui la victime du système. Comme antidote à la collectionnite aigüe d'un mâle, ya pas mieux que cette série. Votre mec vous trompe ? Montrez-lui le pilote, ça va le calmer vite fait.

Bon, cela étant posé, Big Love, on en fait tout un foin, gna gna gna c'est une super série, gna gna gna mais lady t'as pas encore regardé comment est-ce possible, mais j'ai pas eu de révélation. D'accord, le pitch est chouette. J'adore voir un mec se faire dévorer tout cru par trois harpies, c'est un de mes fantasmes de célibataire aigrie, mais bon, passée cette satisfaction, je sais pas, je trouve qu'on manque un peu d'inspiration. Arrivée à une dizaine de minutes du pilote, je me suis dit : "ok, on a compris le concept, mais on va quand même pas rester bloqués là-dessus pendant 10 ans, allez, on se bouge, on se bouge, on se bouge !!!", mais non. Non-non. On va bel et bien rester bloqués là-dessus et on va faire comme s'il était captivant de regarder trois gorgones maltraiter un pauvre bougre dont on n'arrive même pas à penser qu'il mérite tant de misères.

Pourtant, euh, pardon, mais la polygamie, c'est quoi en fait ? C'est les calamités d'un mariage multipliées par trois. Donc une fois qu'on a compris ça, bon, basiquement, on a tout compris : Bill a des problèmes sexuels, mais une façon différente de les vivre avec chaque épouse, puisque chacune est différente, et comme elles sont dans des tranches d'âge et issues de milieux différents, de toute évidence chacune va le pousser dans ses retranchements et l'obliger à jouer les caméléons soir après soir, et bon, le pilote dit tout ça très bien, on va pas y passer la nuit ! Comme par hasard il y en a une qui intrigue, une qui est une vraie brêle, et une troisième, vieillissante et un peu control freak. Ah bah là on peut commencer à parler de stéréotypes, pour le coup !

Fort heureusement, comme une lumière dans la nuit, il y a la communauté où vivent les parents de Bill, ainsi que ceux de sa seconde femme, pour mettre un peu de piquant dans l'affaire. On ne peut d'ailleurs pas dire que Bill ait un seul hâvre de paix sur cette planète puisque même quand il retourne là-bas, les ennuis pleuvent... mais au moins c'est un peu plus original que ses tribulations domestiques : son beau-père qui le rackette, son père qu'on cherche à empoisonner, là au moins ya du sport.

Bon, reste que je suis étonnée que les seuls problèmes de Bill soient sexuels : moi j'en serais déjà à projetter de me pendre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Big Love de SeriesLive. Ouais, faudra se contenter d'une seule.

20 mai 2009

Ton moulin, ton moulin...

Avec un peu de persistance, effectivement, je suis un peu plus à même de comprendre que The Tudors revête de l'intérêt.

Sur le principal, néanmoins, je n'ai absolument pas changé d'avis : pas mal de facilités voire de gratuité en font un divertissement sans grande prétention. Sept épisodes plus tard, l'aspect soapeque n'a pas cillé, il est là, fidèle au poste. Cela dit, au moins, les choses sont claires et on sait à quoi s'en tenir.

Mais The Tudors, et je m'en aperçois à présent après avoir passé plus d'épisodes d'observation (soit est-ce cela, soit ai-je cerné enfin la petite nuance qui me maintient malgré tout devant mon écran), ne vaut en fait ni par ses intrigues de cour, ni pour ses histoires de coeur ou de chair, ni pour le côté "téléfilm catastrophe" de l'épidémie de suette du dernier épisode en date, mais bien par son personnage principal, et uniquement lui.

Le Roi Henry VII est en effet le stéréotype du dirigeant trop puissant pour parvenir à ses fins. Il n'est que péché d'orgueil, il ne vit que dans le paraître et, prisonnier de ses passions, il est proprement incapable d'une vision à long terme. Si effectivement il jouit d'un pouvoir immédiat et absolu sur ses sujets, ce dernier est aussi son pire ennemi dans le sens où il l'empêche de s'apercevoir que d'aucuns, dans son entourage, ont la vue moins courte. Ils exploitent donc cette faiblesse en lui, et il leur suffit d'être outrancièrement obséquieux pour en obtenir tout ce qui leur chante, à l'instar évidemment du cardinal Wolsey.

Par-dessus le marché, comme le roi n'a aucun recul sur ses actes ou ceux des autres, il se montre d'une folle inconstance. Ses alliances diplomatiques en sont un bon exemple : il les tisse et les détruit sans vraiment réfléchir, en général suite à un coup de sang et à cause de propos rapportés, si fiant aveuglément à ce qu'on lui dit sans chercher à analyser les choses par lui-même. Et puisqu'il est toujours dans la réaction au lieu de l'action, il se sent obligé de prouver sa puissance là où souvent il lui serait préférable de faire montre de finesse, de stratégie ou juste d'autorité. D'ailleurs invariablement, s'il y a la moindre chance pour que ce jeune coq s'humilie en cherchant à prouver sa force, invariablement, il ne finira que par montrer qu'il est incapable de mesurer sa force et/ou l'ampleur du danger. A tant vivre de son ego, il le met d'ailleurs en péril, puisqu'il ne prouve que sa fougue, ainsi que son tempérament caractériel et sanguin.

Il est terrifié à l'idée de ne rien laisser à la postérité, et par association d'idées, hanté par la perspective de sa propre mort (et plus tard quand même un peu par celle de lady Boleyn), mais il se montre pourtant incapable de bâtir quoi que ce soit, justement à cause de ces travers.

Donc en fin de compte, le choix de cette gravure de mode qu'est Rhys-Meyers, tout en muscles saillants et en yeux habités par la folie, s'avère finalement cohérent. De cette façon, l'homme a l'air superficiel, pour mieux montrer qu'il l'est totalement. Tout torturé qu'il soit, il résonne creux, et cette beauté surfaite et aggressive en est finalement un élément à part entière. Cette apparence tape-à-l'oeil n'est là que pour mieux souligner, finalement, sa totale impuissance. Sa façon de perdre le peu de contrôle qu'il a de lui-même à la moindre contrariété est également révélatrice.

De ce fait, le portrait dépeint (et les éventuelles réflexions que le personnage peut apporter sur le métier de dirigeant, y compris aujourd'hui) donne une saveur insoupçonnée, sitôt qu'on considère toutes les intrigues sous cet angle.

Ainsi, je révise mon jugement : The Tudors est une plutôt bonne série, et ses faiblesses sont compensées par ce portrait sordide mais pertinent des excès et écueils qui guettent les puissants.
Je continue donc ma découverte de la saison 1, et après avoir vu le prix vert collé sur le coffret saison 2 hier, je sens arriver le tour pendable qui me guette. Il ne s'agira jamais de ma série préférée, ni même d'une de mes dix préférées, mais je suis, finalement, plutôt contente de lui avoir donné sa chance. Du moment qu'on sait qu'il ne faut pas s'attendre à des intrigues hors du commun ou à des relations d'une profondeur folle, on reste tout de même en de bonnes mains.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Tudors de SeriesLive.

19 mai 2009

Fichage

Depuis quelques jours, j'essaye de faire le tour dans les séries que j'ai mentionnées et qui n'ont pas de fiche sur SeriesLive. A cet effet j'ai même instauré un tag dont j'espère que je n'aurai bientôt plus l'utilité, le tag [A FICHER]. La liste est longue, et je n'ai certainement pas fini de l'éplucher, mais j'ai déjà envoyé 14 fiches (si je sais toujours compter) à ce brave Eske qui est bien courageux de ne pas encore m'avoir dit "mais tu peux pas envoyer ça à quelqu'un d'autre pour une fois, pitié, j'ai une vie !!!". Chapeau bas à lui pour sa patience.
Et d'ailleurs si vous pensez à des anciens posts qui pourraient tomber sous le coup de ce tag et qui m'auraient échappé, faut pas hésiter à le dire, hein.

Pour être totalement sincère, je serais curieuse de savoir combien de fiches j'ai envoyées depuis que je ne fais plus partie de l'équipe. Vraisemblablement plus d'une vingtaine rien qu'en 2009, mais au-delà, je ne saurais dire.
Non pas que je cherche à me faire réembaucher, à gagner quelque chose (quoique si je gagnais quelques $L pour donner plus de points à Pushing Daisies, ça me ferait plaisir) ou quoi que ce soit (au contraire, si je fais toutes ces fiches en ce moment c'est pour que, lors de ma semaine de congés à compter de lundi, je puisse consacrer du temps à mon propre site), mais je serais curieuse, quand même. De toutes façons on va être clairs, j'ai toujours pensé que le nom du rédacteur d'une fiche série devrait apparaitre quelque part, dans un coin. Ca permettrait d'instaurer une complicité supplémentaire : ah, j'aime bien le style d'Untel, tiens Autretel a encore utilisé sa tournure fétiche, etc... Et puis, give credits where credit is due, en plus. Ll est de toutes façons hors de question que SL instaure ça uniquement pour satisfaire ma curiosité.

L'autre jour j'essayais de retrouver une image qui n'apparaissait plus sur la fiche de la série. J'étais sûre, nom de nom, d'avoir fait la fiche moi-même à l'époque où je faisais partie de l'équipe, je m'en souvenais d'autant plus clairement qu'à l'époque, on en faisait pas de fiche sans avoir les deux images (le logo et le cast) et que j'avais bien galéré pour trouver celle-ci en définition raisonnable ; et en plus je pensais tout garder. J'ai effectivement retrouvé pour 15Mo d'images (ce qui vu la taille des illustrations "de base" sur les fiches représente quand même un petit quelque chose), mais pas celle-là. Heureusement, Eske a pu mettre la main dessus dans les fichiers du site.
Mais du coup je me suis rappelée à quel point j'aimais participer à ce site, y apporter de nouvelles fiches, surtout.

Ah, c'était une sacrée époque, quand Eske, Sirius et moi-même étions en amicale compétition pour faire le plus possible de nouvelles fiches séries ! J'avais intégré le site pour m'occuper des acteurs mais quand j'ai commencé à faire les fiches séries, c'est devenu ma priorité.
Parfois, encore aujourd'hui, quand je mets un lien vers une série en particulier, je relis l'intro et je me dis "tiens, on dirait que c'est moi qui l'ai écrit, ça" (parfois je n'en suis pas certaine, ça date trop). Et ça me fait marrer de me souvenir de toutes les fois où on se battait pour que nos fiches apparaissent dans le cadre de la colonne de gauche, là où étaient affichés les derniers ajouts à la base de données.

Il me souvient aussi être restée levée jusqu'à 7h du mat pour finir mon article sur les Emmy Awards, une année. J'étais crevée, mais on avait été les premiers !!! Ca tient à pas grand'chose parfois... c'qu'on peut être bête quand on est passionné.

Je crois qu'en fait, ce qui me plait dans ce travail de fichage, c'est d'une part qu'il est moins fastidieux que celui de videos de Jmusic (normal puisque je peux faire la grande partie sans avoir la série sous les yeux au moment où j'en parle, il suffit que je l'ai regardée et que j'aie un peu de doc sous le bras... merci à l'imprimante du boulot pour m'aider dans cette tâche sur mon trajet !), et surtout qu'il correspond exactement à ce que je fais ici, c'est-à-dire faire découvrir des séries méconnues voire inconnues. La différence notable, c'est qu'ici, vous répondez, enfin, dans vos bons jours quoi, pis je remarque qu'il y en a qui boudent, alors que sur SL on n'a aucun feedback sur les séries fichées, les gens ne se disent pas (ou le cachent bien) "ah je connais pas ça, je vais voir si je peux regarder", et ne viennent jamais donner leur avis pour les fiches qu'on sort des décombres de l'oubli. N'ont leurs faveurs qu'une poignée qu'ils découvrent d'eux-mêmes, en définitive... C'est, pour autant que je me souvienne, ce qui m'avait découragée à l'époque, et conduite progressivement à quitter l'équipe rédactionnelle.

Mais j'avais envie de partager avec vous cette grande vague de nostalgie, quand même. Dans le fond, d'une façon ou d'une autre, non seulement je ne suis jamais vraiment partie, mais j'y suis toujours revenue, que ce soit sur ce blog ou en continuant d'inonder Eske de fiches à insérer dans la base de données.
Il faut croire que ma passion pour les séries n'a d'égale que mon envie de partager.

25 janvier 2009

Choo Choo Train

En 1982, deux évènements mémorables se sont produits : ma naissance, et celle de la série Ricky ou la Belle Vie. Détail amusant, le premier de ces deux incroyables prodiges s'est déroulé un 25 janvier, et le second pile 9 mois plus tard, le 25 septembre, comme par un étrange mécanisme cosmique. Difficile de dire aujourd'hui lequel des deux phénomènes s'est avéré le plus capital pour la planète, mais le fait est que sans cette fantastique coïncidence, vous ne liriez pas ce post aujourd'hui.

Ricky ou la Belle Vie, tout le monde connaît, mais on va quand même récapituler pour ceux qui, là-bas dans le fond, somnolaient dans les années 80.
Rick(y) Stratton est une sorte de petit Lord Fauntleroy (ah ah) qui découvre qu'il a un père et décide d'aller le voir, espérant qu'il pourra apprendre à le connaître... et que dans la foulée il pourra quitter l'école militaire où sa mère l'a gentillement inscrit pour ne pas le garder dans les pattes après son remariage. Il s'avère en plus que papa est riche, qu'il est super sympa, et qu'il a un immense manoir, ce qui ne gâche rien on est d'accord. Le seul petit bémol, c'est que papa Stratton est d'une immaturité désolante...

Le décor est planté et, à la vue du pilote, il vaut mieux se rendre à l'évidence : il n'y aura pas grand'chose d'autre à dire sur le cadre de cette série relativement simpliste. En fait, à partir de là, tout va se passer dans les charmants dialogues et via le regard bleu de Rick Schroder (j'ose même pas vous dire ce que j'en pensais ya 20 ans de ça).
A l'occasion de cette incroyable journée du 25 janvier qui commence sous vos yeux ébahis, j'ai revu le pilote et je dois dire que globalement, il était plutôt conforme à mon souvenir. La différence majeure était que je l'ai revu en VO, et que ne pas entendre la voix française de Ricky m'a un peu rendue chafouine... j'l'aimais bien cette petite voix.

Ah, si, il y a une autre différence, et celle-là m'a un peu surprise : les sous-entendus sexuels. Alors là, les parents du PTC (troll inside) peuvent dormir sur leurs deux oreilles, parce que quand j'étais petite, je n'avais vraiment pas percuté qu'il y en avait autant ! Et pourtant on ne peut pas dire que c'était si subtil... la scène de phone sex par exemple ! Et TF1 a diffusé ça ? No way.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : on ne découvre pas, 27 ans plus tard, que Ricky ou la Belle Vie était une série subversive et complètement dépravée ! Simplement, je m'en souvenais comme d'une série très inoffensive, complètement tous publics... et je n'avais pas tort, en fait : il y en a pour tous les publics.

Voir Rick Schroder avec, lui aussi, 27 ans de moins (ces acteurs qui vieillissent, c'est honteux, ça devrait être interdit... mais on en reparlera) permet aussi de faire le plein de nostalgie. Pour un gamin de douze ans, il n'est vraiment pas mauvais. Il y a même certains instants où il est même plutôt bluffant, notamment dans sa façon de jouer avec son regard, et de soutenir celui des adultes. Son jeu est même bien plus varié que celui de Joel Higgins, qui joue papa Stratton et qui cabottine vaguement sans trop se fouler (Wikipedia nous apprend que, de tous les acteurs de la série, c'était le plus expérimenté... eh beh, on est revenus de loin !).

Bien que visuellement la série ait un peu vieilli... comme moi, quoi ; oh allez-y, je m'en fiche, je fais partie des rares gonzesses à trouver ça cool de vieillir... eh bien, résultat : on passe un très bon moment, ça ne prête pas à conséquence mais c'est mignon, ça fonctionne encore (je me suis surprise à rire aux éclats une fois ou deux), et ça a un petit goût de revenez-y.
Ouais, comme moi, en effet.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Ricky ou la Belle Vie de SeriesLive.

4 janvier 2009

lady, fille de pub

"L'ADN de-" *-ding ding ding, jingle !*

Vous savez, je ne suis pas du genre à me réjouir de la disparition de la publicité à compter de demain sur la télévision publique. Je trouve que la publicité fait partie de l'industrie de la télé et que l'en évincer c'est s'exposer à rouler sur trois roues au lieux de quatre : sans compter le bruit d'essieu désagréable, la machine est forcément déséquilibrée.

Mais quand je vois comment les chaînes privées sont toujours incapables, après des années, de faire une coupure pub sans charcuter un épisode (comme, ce soir encore, avec New York Unité Spéciale), j'ai quand même un peu envie de sauter de joie sur place à l'idée qu'au moins, ça n'aura plus aucune chance de se produire dans le public. D'un autre côté, ça faisait déjà plusieurs années qu'on n'y découpait plus les fictions pour y intercaler de la pub, alors...

Nan, sans rire, si moi je peux enregistrer mes épisodes parfaitement, en coupant le magnéto pile avant le jingle de début de pub, et pile après celui de fin, pourquoi les mecs de TF1 et M6 n'y arrivent pas à intervalles réguliers ?

5 novembre 2008

T'as-tu testé ?

Puisque je suis téléphage et, pis encore, pilotovore, ce n'était qu'une question de temps avant que je ne teste une nouvelle série, en l'occurence aujourd'hui, Testees.

Et comme chaque fois que je découvre une nouvelle série, avec ses personnages, son ambiance et son style, bref, un nouvel univers, j'ai appris quelque chose. Et qu'ai-je appris aujourd'hui ?
J'ai appris que FX n'a pas encore acquis ce don si particulier qui permet d'acheter de bonnes comédies.
J'ai appris que tout intéressant et/ou marrant que soit le pitch d'une comédie, c'est la réalisation qui fait la différence.
J'ai appris que j'aurais peut-être ri de cette série il y a quelques années, mais que j'ai vieilli.
J'ai appris, et c'est peut-être le plus important, qu'il ne faut pas manger en regardant Testees. Suuuurtout pas.

Mais c'est vrai : même quand on n'aime pas ce qu'on voit, on en retire quelque chose. On se définit autant parce qu'on a aimé regarder que ce que sur quoi on n'a pas accroché.

Je regarde Testees, j'esquisse un sourire sur les 20mn que dure le pilote, repousse mon assiette avec dégoût sur la fin ; et de cette façon, j'ai appris que j'étais de moins en moins amatrice d'humour potache.
C'est un peu comme ces petites voitures téléguidées qui sont censées rouler de façon autonome dans votre appartement, et qui se cognent contre le mur et doivent en déduire qu'elle doivent tourner pour l'éviter... bon, sans se cogner dans le mur, on est d'accord que les petites voitures n'auraient pas su trouver le chemin, pas vrai ? Tout pareil.

C'est même ça qui caractérise le téléphage : le goût de l'expérimentation, de la découverte ; l'élan courageux qui le pousse à regarder toujours plus d'épisodes, toujours plus de séries, c'est cela même le sel de sa vie ! Ah, le bel enthousiasme alors qu'il s'aperçoit que dans sa cagoule est déposé un nouvel épisode dont il ignore quasiment tout ! Ah, l'excitation de le voir déballer son bel épisode, le sourire radieux ! Ah, la douce euphorie quand commencent à apparaitre les premières images !
Et comme dans Testees, ça ne finit pas toujours aussi bien qu'on l'aurait espéré.

Testees est donc une métaphore sur la télévision, et, je le redis, ça finit de façon crade. A méditer avant d'enfiler votre cagoule, donc.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Testees de SeriesLive.

11 décembre 2008

MPAA mal

On dit souvent combien Hollywood est un milieu hypocrite. C'est la loi du milieu qui veut ça : on se tape amicalement dans le dos devant les caméras à un press junket, on applaudit avec un large sourire aux Emmys, et ensuite on vitupère dans le dos les uns des autres. Mais aujourd'hui, on en a une nouvelle preuve flagrante : Dan Glickman se fend de déclarations, à l'occasion d'une quelconque manifestation, à propos du téléchargement. Pourquoi payer plus d'attention à ce qu'il dit qu'aux propos de n'importe quel autre clampin ? Eh bien, ce bon vieux Danny est quand même un peu le président de la MPAA, la Motion Picture Association of America, autrement dit le chasseur de pirates le plus célèbre au monde.

Bon alors, que nous dit Danny aujourd'hui ? "La crise économique rend [le problème du piratage] bien plus sérieux que par le passé".

Danny vient-il de débarquer dans notre réalité ? Pas du tout, il vient juste d'expliciter une donnée du problème du téléchargement qui était jusque là reconnue par tout le monde, sauf l'industrie concernée au premier chef : la question économique. Comme quoi, ce n'est pas simplement une histoire de vilains pirates inconséquents, finalement, le téléchargement a bel et bien des motivations plus profondes...
Je ne vais pas vous parler du prix aberrant des albums (surtout vu la politique absurde de sorties de la plupart des Artistes occidentaux), ce n'est évidemment pas le sujet de ce blog. Je ne vais pas évoquer le problème du prix exorbitant d'UNE place de cinéma (avec laquelle on peut en général se nourrir pendant deux jours), parce que le cinéma, je veux bien faire des efforts mais faut pas abuser non plus. Non, je vais vous parler du prix grotesque d'un coffret DVD de série, en toute logique.
Ou plutôt non, je ne vais pas vous en parler, vous savez comme moi ce que ça coûte : les tarifs en vigueur vont du bras au rein, selon la popularité de la série, le nombre d'épisodes dans la saison et l'éditeur (ainsi que le sens du vent, l'âge du capitaine et le nombre de barreaux de chaise). Signalons quand même un certain nombre d'abus, certes, en diminution, mais quand même bien d'actualité, à l'instar des saisons découpées en deux coffret, chacun vendu au tarif de ce que devrait coûter une saison complète, ou encore la manie de rééditer encore et encore certains "classiques" (j'ai pas dit culte, je suis perchée !) avec un tout petit plus produit qui justifie bizarrement l'ajout de 5€ sur la facture.
Et à côté de ça, le pépère nous sort : "Bah ouais, c'est cher, les gens vont pas avoir les moyens".

Nan mais, attention, hein, je ne critique pas Danny sur ce coup ; il a raison de le dire, on n'aura jamais attendu que plusieurs années que les grands manitous de l'industrie comprennent le problème.
Non, je critique Danny sur autre chose : la méthode. Parce que la continuité logique, pour Danny, qui est un peu mou du bulbe mais peut-on le lui reprocher vu qu'il travaille dans le cinéma, c'est qu'il faut... accrochez-vous au pinceau, il retire l'échelle... PROTEGER LES DROITS DE LA PROPRIETE INTELLECTUELLE. Bah ! C'est évident pourtant, parce que :
- jusque là personne ne s'en était occupé
- si les gens n'achètent pas, c'est forcément leur faute, pas celle de l'industrie concernée
- si les gens n'ont pas les moyens d'acheter, on va les forcer
Tant de cohérence, ça me fascine.

Tout le monde se serre la ceinture, et Chéri Bibi, lui, tout ce qu'il trouve à dire, c'est qu'il va falloir renforcer les dispositifs légaux ! Parce que, oui, baisser les prix, s'adapter au contexte économique, que ce soit bien clair, IL N'EN EST PAS QUESTION ! Nan mais, vous avez cru quoi ? Que manger, payer votre loyer et votre essence, c'était plus important que de regarder des divertissements légalement ? Mais vous vivez dans quel monde, au juste ? N'importe quoi, vous, vraiment... heureusement que Danny a la tête sur les épaules, lui.

Juste pour rire, je vous en remets une louche en complément. Bon, c'est pas tant applicable à la série télé qu'au cinéma, mais ça fait marrer un brin quand même.
Sur les centaines de films américains sortant chaque année sur le marché, "pas plus de 20 sont autorisés dans les cinémas chinois" a indiqué notre comique en herbe. "Ceci alimente le marché noir", qu'il nous dit. Du coup, il préconise que les films américains bénéficient d'un meilleur accès dans les pays du monde les plus peuplés, estimant que cela permettrait aux studios américains d'investir plus d'argent dans l'économie locale. (source : AFP)
Traduction parce que c'est le matin et que tout le monde n'est pas forcément réveillé : "Les sous c'est comme les milk shakes à la fraise : on n'en a jamais assez". Apparemment, Danny Boy n'a pas pensé un seul instant que ça pouvait aider l'industrie du cinéma, cette politique, mais... celle de Chine. Non, il s'en fout Danny, il est de la MPAA pour America, pas pour China ! Hé. Gé. Mo. Nie ! Mo. No. Po. Le ! Enfin, quoi, il faut vous le dire en chinois ?

Bon, allez, je retourne bosser moi. C'est pas le tout, mais si je veux être rentrée suffisamment tôt aujourd'hui, et voir le dernier épisode en date de Pushing Daisies qui, à l'heure qu'il est, m'attend bien au chaud...
Hm ? Moui Danny, je pense à toi, te bile pas, copain. D'ailleurs, on va en reparler, de la crise, t'inquiète...

27 novembre 2008

Comme il est bon de ne pas connaître Pushing Daisies !

Ce soir, oui-oui c'est ce soir, j'ai peut-être oublié de le mentionner lors de mes multiples posts précédents sur la série, Pushing Daisies fait ses débuts sur Canal+. Ce soir, des milliers de gens vont découvrir la série. Vous en faites peut-être partie ?

Pour vous, tout commence ! Tout est à découvrir, tout est devant vous ! Une première saison, toute entière, va vous être délivrée, et vous ne la connaissez pas encore, non, vous n'en savez rien ! Vous ne connaissez pas encore Ned, ni Chuck, ni Emerson, ni Olive, ni Digby, ni Pigby, ni le Piehole, ni tante Lily, ni tante Vivian, ni les marguerites, ni les abeilles, ni les tartes ! Vous n'avez pas encore vu le monde en couleurs !

C'est une saison de 9 épisodes merveilleux qui vous attend, mais, à quelques minutes des premières images, tandis que défilent le dernières publicités, vous en ignorez tout. Tout sera une découverte, tout sera une surprise. Et ce sera une saison à l'issue de laquelle vous saurez qu'une seconde vous attend. Et d'elle non plus vous ne savez rien, d'ailleurs.
Vous n'avez encore rien vu, mais juste après ce dernier jingle, vous allez en prendre plein les yeux ! Et plein le cœur...

Il est 20h45 et vous ne connaissez pas Pushing Daisies.
Comme je vous envie, chers téléspectateurs de Canal + !

25 août 2008

The lady in red

Ce soir c'était le pilote d'Une Nounou d'Enfer.
Encore.
Et encore.
Et ceci en sachant que j'ai le pilote déjà en VHS.
Deux fois.
Et que j'ai évidemment acheté le DVD.
Et que je connais par cœur l'épisode de bout en bout.

Eh bah j'ai quand même trouvé ça drôle.

Je suis une incurable fan, je crois. Mais quelque part c'est réconfortant de retrouver des personnages qu'on aime tant, avec des situations si drôles...
Evidemment, des inédits me feraient plaisir aussi, mais vu que ça n'existe pas, je n'ai aucun mal à me contenter des rediffusions, fussent-elles celles de M6 ou les miennes, régulièrement.

Je ne vous raconte pas à quel point je me suis roulée par terre, ce soir. Certaines choses ne changent jamais... Même si je continue de tomber amoureuse de certains sitcoms avec les années (j'ai prévu des posts à ce sujet pour cette semaine, d'ailleurs), Une Nounou d'Enfer reste un indémodable, toujours efficace. Toujours plein de tendresse, de références, d'humour léger mais pas simplet.
Je ne m'en lasserai tout simplement jamais.

Oich.

23 août 2008

Sarah Connor ?

Il doit certainement y avoir, quelque part, une raison de regarder la série Terminator: The Sarah Connor Chronicles. Mais je ne la connais pas. J'ai déjà eu du mal à trouver une raison d'en regarder le pilote (ce qui fait que j'ai pour ainsi dire attendu la sortie en DVD pour m'y coller), alors toute la série, vous imaginez.
Il faut sans doute avoir le cerveau éteint pour apprécier ce genre de trucs. Ou même ne pas en avoir du tout.

Mais le plus affligeant, c'est de voir que la réalisation est relativement soignée (bien que scolaire et prévisible), que le casting tient la route et qu'en soi, le pilote a fait, de toute évidence, l'objet de beaucoup d'attentions et d'investissement. C'est affligeant, oui, parce que tous ces efforts, ce travail, cet engagement, c'est pour que le résultat soit une bête série d'action qui se répète déjà trois fois elle-même en 45 minutes, ce qui tient quand même de la performance de haute voltige.
Pour vous résumer l'épisode, la structure donne en effet ceci : Sarah et son fils (qui cette fois n'a pas rétréci...) sont quelque part, une machine arrive pour les dégommer, ils s'en sortent, la machine aussi, ils s'en vont ailleurs, la machine les suit pour les dégommer, ils s'en sortent, la machine aussi, ils s'en vont dans le futur...
Et je parie que dans les épisodes suivants, ya une nouvelle machine qui essaye de les dégommer et qu'ils s'en sortent !!!

Bon alors évidemment, je résume, là. Parce que quelque part là-dedans il faudrait ajouter qu'il y a une autre scène de dégommage raté en ouverture (mais ça ne compte qu'à moitié je suppose, puisque c'est dans un rêve), et surtout je suis bien obligée de mentionner l'arrivée de Summer Glau (avec toujours cette vilaine maladie congénitale qui fait qu'elle n'arrive pas à cligner une seule fois des yeux, j'espère que la médecine pourra quelque chose pour elle, un jour, quand même...) quelque part dans cette boucle infernale, ainsi que le fait qu'on a aussi Dean Winters qui se balade dans le coin (Dean qui avait pris un sacré coup de soleil le jour du tournage de la première scène...). Et chaque nouveau choix de carrière d'Owain Yeoman me rend plus sceptique à son égard, aussi ; un coup c'est plutôt honorable, un coup ça donne l'impression que c'est purement alimentaire...

Je crois que s'il y avait une seule phrase à retenir de ce pilote, ce serait... BOOM. Ouais, c'est sans doute la partie des dialogues la plus aboutie, je pense. Ya aussi le KABOOM qui était pas mal, mais, non, résolument, j'ai une préférence pour BOOM.
Ce qui est très exactement le bruit que fait ma tête lorsqu'elle heurte le mur en espérant que j'aie une vilaine amnésie. Je vivais tellement mieux avant de me remplir le cerveau de conneries...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (je vous en veux pas spécialement, mais comme c'est la tradition...) : la fiche BOOM de SeriesLive.

21 juillet 2008

[GAME] Introducing... la Pitchenette !!! (applause)

On va jouer à un jeu. Mais si ; c'est l'été, on joue à des jeux ! La preuve, que vous propose votre magazine télé ? Un supplément jeux, tout juste. Vous voyez bien que c'est de saison. Mais comme par ici on est téléphage (du moins, on essaye), il ne s'agira pas de faire des mots cachés (quoique, j'en ai quelques uns en réserve, cela dit), ni de dénicher un petit baigneur. Non, ce sera un jeu à vocation téléphagique, ou ce ne sera point. Ainsi donc...

Dans cette nouvelle catégorie, intitulée Pitchenette parce que je n'avais pas de meilleure idée, je vous donnerai quelques ingrédients, et à partir de ça vous ferez votre petite cuisine, et vous proposerez le pitch d'une série imaginaire. A vous de vous montrer créatifs, et de proposer un pitch de votre invention !

Et comme le téléphage est un être matérialiste (sinon comment se fait-il qu'on trouve chez lui autant de DVD ?), qui ne fonctionne donc qu'à la récompense, le pitch que je jugerai être le plus alléchant se verra remettre l'un de mes fameux cookies à la myrtille.
Attention, que je ne vous surprenne pas à utiliser tel quel le pitch d'une série existante ! Ou gare ! Vous pouvez faire mieux que ça quand même...
Bon, maintenant que j'ai employé 5 fois le terme "pitch", je suis bien obligée de vous expliquer de quoi il s'agit, ne serait-ce que pour ceux qui ne suivent pas, dans le fond. Un pitch est... oui bon, outre la brioche fourrée... en fait c'est un synopsis, mais qui tient une phrase. Et qu'est-ce qu'un synopsis ? Mais quelle bande d'empotés, Google est votre ami, quand même ! Et ça se prétend téléphage, nan mais laissez-moi rire quoi...

Attention les yeux : comme je suis super motivée cet été, la Pitchenette se tiendra chaque lundi en plus du post hebdomadaire. Et si ça vous plaît, que vous m'ovationnez et que vous me harcelez (en particulier les messieurs), il se pourrait que la Pitchenette survive à l'automne. Mais ça dépendra de vous parce que si je dois faire ça toutes les semaines sans réponse, franchement, ça va pas durer. Si je voulais jouer toute seule, je connais des jeux bien plus exaltants pour ça !
Donc vous avez une semaine pour proposer des Pitchenettes, ça me semble jouable !

Donc, première Pitchenette, voilà les ingrédients, à vous de donner votre recette !
- le personnage principal est un homme
- ça ne se passe pas aux Etats-Unis mais la majorité des personnages sont américains
- c'est soit un drame, soit une dramédie

Lundi prochain, lorsque je décernerai mon premier cookie de Pitchenette, je vous en proposerai également quelques uns de mon cru. D'ailleurs si vous êtes particulièrement en forme, rien ne vous empêche de proposer plusieurs pitchs ! Mais un seul survivra.
Prêt à prouver qu'un téléphage n'a pas forcément échangé la matière grise contre du cola ? GO !

11 juillet 2008

Dictionnaire téléphagique

C'est l'été, vous tombez par hasard sur ce blog et vous n'êtes pas sûr de tout comprendre à l'univers téléphagique. Remarquez moi non plus. Mais je vais quand même essayer de vous donner un coup de main !

AMC : ruée vers l'or.

British (humour) : ensemble de ressorts comiques, hermétiques pour le téléphage français lambda.

Cast : ensemble d'acteurs amenés à prendre plus d'importance que la série elle-même. En France : fonctionnaires contrariés.

Drame : série qui déprime. Par extension, se dit de toute annonce dans la grille de la CW.

Episode : 45 minutes pendant lesquelles le monde n'existe plus.

Française (fiction) : private joke sortant rarement du territoire national.

Générique : intermède musical permettant d'entamer le paquet de chips sans entraver la compréhension de l'intrigue.

HBO : ex-Valhalla.

Inepte : adjectif applicable à 50% de la diffusion télévisuelle.

J.J Abrams : roi Midas de la production pop-corn.

Kelley (David E.) : archétype de l'hyperactif instable.

Londres : capitale de la série américaine.

Moraliste : se dit de toute série n'ayant pas les mêmes opinions que le spectateur.

Network : grand pourvoyeur de séries, mais de qualité inégale.

Original (qualificatif des mots "série", "concept", "scénario", ou parfois "parti pris esthétique") : rarement utilisé, ou alors dans l'expression "rien de très original".

Pilote : statistiquement, le type d'épisodes qu'un téléphage voit le plus dans sa vie. C'est pire encore pour le pilotovore, pour des raisons évidentes.

Qualité (série de) : œuvre ne s'adressant et/ou ne touchant qu'un public restreint.

Rentrée : synonyme de "saturation du disque dur".

Scandaleux : qualificatif attribué (souvent rapidement) à une série masquant l'absence de scénario par la provocation. Voir aussi "Californication".

Téléchargement : mal (nécessaire).

Upper East Side : lieu où se déroulent 90% des séries ayant lieu à New York.

VHS : relique d'une autre ère.

Warner : excellent producteur, très mauvais diffuseur.

X-Files (à la) : disqualifie d'office toute série tentant de mettre en place une mythologie un peu complexe.

Youtube : mal (inutile).

Zapping : action téléphagique consistant à ne passer qu'une seconde par chaîne tout en espérant que l'une d'entre elles s'avère convaincante.

Voilà, maintenant choisissez n'importe quel post de ce blog, ou n'importe quel lien dans la colonne de droite, vous êtes paré !

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