ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

20-09-13

Message personnel

Depuis janvier 2007, ma devise en ces lieux a toujours été de vous promettre un post chaque vendredi. Minimum.
C'est même écrit sur la bannière !

Je m'y suis tenue dans à peu près 90% des cas, bon ok 85%, bon ok 80% vous êtes de la police ?! Quoiqu'il en soit, ça fait beaucoup de vendredis. Et quand j'écris de façon quotidienne, eh bien... le vendredi est le jour "chouchou", avec un article que je mets particulièrement en avant, soit par sentimentalisme, soit parce qu'il se passe un truc important.
Souffrez qu'aujourd'hui soit l'un de ces jours.

Dimanche, je ferai une annonce.
Les personnes suivant le compte Facebook créé pour l'occasion en auront la primeur puis, plus tard, ce sera le cas de ceux me suivant sur Twitter.
Pour avoir l'exclu, il faudra donc m'aimer sur Facebook ! Mais vous pouvez m'aimer dans toutes les positions et sur tous les réseaux sociaux, je ne suis pas bégueule.

Bon, et l'annonce de dimanche, elle porte sur quoi ? Quel est ce grand mystère ? Bah justement... je vous le dirai dimanche.
En attendant, il y a même une pub !

Posté par ladyteruki à 00:01 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

23-04-13

Les séries sont-elles toujours aussi créatives ?

BlogFestivalSeriesMania
Hier, les festivités de la 4e édition de Séries Mania débutaient avec une table ronde au sujet légèrement polémique : "les séries américaines sont-elles toujours créatives ?". Anne-Sophie Dobetzky (réalisatrice de documentaires), Pierre Langlais (Le Mag Séries), Alexandre Letren (Season One), Dominique Montay (Daily Mars) et Léo Soesanto (Les Inrocks) étaient réunis autour de Thomas Destouches (Allociné) pour répondre à cette épineuse question, et quelques autres.
Voici l'essentiel à retenir sur cette discussion d'un peu plus d'une heure trente.
Note : survolez les illustrations de cet article pour plus de détails sur les exemples évoqués par les intervenants.

- Introduction : c'est quoi la créativité ?


Pour Anne-Sophie Dobetzky, "on ne peut pas toujours révolutionner le genre", mais elle estime qu'il existe des fictions bien produites, donc créatives. Léo Soesanto objecte que la télévision est le genre-même du déjà vu : "on a besoin de choses familières à la TV" ; pour lui, aujourd'hui, la créativité se loge dans la déconstruction et les limites qu'on peut repousser, par exemple dans la représentation du sexe ou de la violence. Cependant, "il ne faut pas confrondre la créativité à tout prix et la qualité", c'est l'originalité et l'intelligence du ton qui font la différence. Alexandre Letren approuve et précise que la créativité ne se loge pas nécessairement dans l'inédit : "ce n'est pas ce qui a été déjà fait, mais comment on le fait". Dominique Montay et Pierre Langlais s'accordent à souligner que la qualité n'est pas forcément synonyme de créativité : "ne pas confondre créativité, originalité à tout prix et qualité de ce qu'on nous propose !". Au contraire, "Plus les concepts de séries sont précis, tel que le high concept, plus il est difficile d'être créatif à l'intérieur de celui-ci".

   

- Etat des lieux de la créativité américaine - les networks

Tout le monde autour de la table ronde s'accorde à dire que les cinq grandes chaînes américaines (ABC, CBS, Fox, NBC et The CW) ne sont pas dans une recherche active de l'innovation. Pour Dominique Montay, "les networks se rassurent", comme le font les grands studios de cinéma, en déclinant des recettes dont ils pensent tirer un succès facile et immédiat. Léo Soesanto précise que les networks sont dans le suivisme, et suivent des modes nées sur le câble. C'est le marche-ou-crève qui règne selon Alexandre Letren : "on cherche des formules efficaces tout de suite". Pierre Langlais avance qu'un peu plus de latitude est peut-être accordée aux comédies. Un sondage lancé par Allociné a demandé quelles étaient les séries les plus créatives ; sont mentionnées Community, Fringe, Lost, Last Resort ou encore Chuck : des séries qui, en grande majorité, n'ont justement pas trouvé leur audience, ou ont échappé plusieurs fois à l'annulation.

   

- Etat des lieux de la créativité américaine - le câble

Tout le monde s'accorde sur une chose : le câble va plus loin. Mais pour Dominique Montay, même le câble américain ne prend pas de risque dans ce qu'il montre, il s'adapte. Pierre Langlais précise que le câble a la quasi-exclusivité du feuilletonnant, délaissé par les séries de network, le format feuilletonnant étant un rempart ; Alexandre Letren acquiesce : "si le feuilletonnant n'est pas le seul critère de la créativité, c'est la raison d'être des séries", et ajoute que le câble s'empare de sujets complexes. Pierre Langlais poursuit : c'est aussi là qu'on trouve non pas seulement de la violence ou du sexe, mais aussi simplement des concepts dérangeants, comme le font plus volontiers les séries britanniques. Anne-Sophie Dobetzky objecte que le câble ne doit pas non plus se lancer dans une course au "trash", il faut raconter, pas simplement choquer. "Le câble US est devenu le refuge des genres dédaignés au cinéma, du musical au péplum en passant par le gore", explique Léo Soesanto, mentionnant plusieurs séries de genre qui y ont trouvé le succès, comme Game of Thrones.

   

- Le "syndrome de la photocopie" est-il incompatible avec l'ambition ?

Le "syndrome de la photocopie" (un terme de Thomas Destouches) regroupe toutes sortes de cas dans lesquels les séries ne sont pas basées sur une idée originale. Il en existe plusieurs types, chacun ayant ses spécificités...

...Le remake

Ce sont souvent des séries nées à l'étranger, et reprises aux USA, car leur version d'origine n'y sera jamais diffusée. Pierre Langlais précise que tout l'intérêt est justement de voir comment une histoire sera repris et modifiée. Anne-Sophie Dobetzky évoque le procédé adopté pour reprendre au contraire une vieille série et la remettre au goût du jour : la communication joue notamment un grand rôle, notamment via le transmédia, qui permet aux spectateurs de se réapproprier une série au succès passé. Léo Soesanto précise que ce n'est pas toujours possible : certaines séries appartiennent à une époque et ne peuvent pas en sortir ; beaucoup s'y sont essayées, peu ont réussi à trouver leur public. Mais il faut faire la différence entre une adaptation et un remake, insiste Pierre Langlais ; cependant, dans les deux cas, il est possible de faire quelque chose de réussi.

   

...Le spin-off

Il naît bien souvent d'un personnage qui apparait dans une série, et qui devient le héros de sa propre fiction. Mais cela pose le problème de la qualité : le spin-off peut-il être meilleur que la série qui lui a donné naissance ? Pour les intervenants, cela se juge essentiellement au coup par coup. Léo Soesanto précise que tout dépend du personnage sur lequel repose la série.

   

...Le prequel

Le prequel revient sur la genèse d'une série, et en raconte les origines ; Thomas Destouches précise que les limites sont que, bien-sûr, le spectateur en connaît le dénouement. Mais c'est le cheminement qui a de la valeur, indique Léo Soesanto : "c'est une relecture intéressante, un moyen de revisiter un personnage culte" ; quant à Alexandre Letren, il estime qu'on fait confiance au spectateur pour s'amuser avec la série des références employées.

   

...Le "formatage"

Il s'agit ici de reprendre une recette qui a fait ses preuves, et de la décliner en une nouvelle série. La formule peut même être particulièrement rigide, aussi bien dans la structure de l'épisode lui-même que dans les codes visuels et musicaux, à l'instar de la franchise Law & Order.

   

...L'adaptation

Lorsqu'il existe un matériau d'origine (roman, comic book, etc.), le défi de l'adaptation est à la fois d'utiliser le support initial tout en développant un univers compatible avec les attentes des spectateurs.

   

Le "syndrome de la photocopie" et le monde

...La domination des Etats-Unis

Pourquoi les séries américaines semblent-elles dominer ? Dominique Montay insiste sur les moyens et la présence historique du marché américain dans le panorama ; la quantité de séries permet l'équilibre, ainsi, précise-t'il, parce que les chaînes sont elles aussi nombreuses, et n'hésitent pas à s'adresser à une niche. Pour Anne-Sophie Dobetzky, il faut aussi prendre ne compte les budgets conséquents ; elle mentionne aussi le modèle de fabrication lui-même, notamment le "pool d'auteurs", repris par d'autres pays. Sur une note moins technique, Alexandre Letren s'exclame : "les séries, ils aiment les faire, tout simplement !", et compare avec la France, où l'on estime que la télévision est un art mineur. La situation américaine tend un miroir aux télévisions européennes : Pierre Langlais précise que le nombre d'épisodes inférieur des britanniques, par exemple, ne tente pas les chaînes françaises, ce qui explique que les séries d'outre-Manche investissent moins les écrans français. Alexandre Letren conclut que les Etats-Unis ont su donner au monde l'illusion d'une universalité dans leurs séries.

Sur Allociné, un sondage a montré que 63% des internautes estimait que les séries américaines étaient toujours créatives : un bon chiffre ! Encore heureux, explique Pierre Langlais : si on ne le pense pas, il vaut mieux éteindre la télévision. Lorsque Thomas Destouches qui demande si la télévision américaine vit un âge d'or, les intervenants ont du mal à s'entendre. Certes, explique Léo Soesanto, il y a eu de grandes séries récentes comme Lost ou 24 heures chrono, mais elles n'ont pas trouvé leur successeur, sauf à considérer Revolution ou Once Upon a Time qui en reprennent les codes. Pour Dominique Montay, au contraire, tout n'est qu'évolution ; après tout il faut remonter dans les années 80 pour comprendre comment la télévision américaine est parvenue à un âge d'or.

"Ce n'est plus l'âge d'or, c'est l'âge des pépites", tranche Pierre Langlais qui explique que les records absolus d'audiences ne seront plus réitérés, et que désormais, c'est la façon de découvrir les séries qui a changé. A l'origine, "la télévision est la communion d'un public", objecte Léo Soesanto : quand pour un film, on partage l'expérience pendant 1h30 avec une salle, pour une série, on la partage avec des millions de personnes pendant des semaines. Mais désormais, "les contenus innovent moins, mais les contenants évoluent", ajoute-t'il.

   

...Internet renouvelle-t'il la créativité ?

Les webséries sont-elles l'avenir de l'innovation "télévisuelle" ? Léo Soesanto observe que pour le moment, l'innovation n'est pas vraiment au rendez-vous dans les synergies, entre les séries diffusées à la télévision et leur webisodes sur internet. D'un autre côté, l'avantage d'internet, pour Pierre Langlais, est que la websérie permet à des gens qui n'ont pas de moyens ou de réseau d'exposer leur travail.

...La créativité en France

Dans l'Hexagone, les intervenants sont plutôt d'accord : ce sont Canal+ et arte qui proposent des séries les plus créatives ; Léo Soesanto précise que Canal+ a calqué son modèle sur celui des chaînes du câble US, et que le budget est plus conséquent que sur les autres chaînes françaises. Alexandre Letren souligne qu'OCS est une chaîne à surveiller, mentionnant des séries telles que Lazy Company ou QI, et quelques projets à venir intéressants ; il ne faut pas oublier non plus France 3 avec Un Village français. Il souligne aussi que la mission du service public ne devrait pas être, contrairement à ce qui peut être dit, de contenter tout le monde ; l'exemple de la BBC au Royaume-Uni le démontre bien. Pierre Langlais déplore que TF1, qui en aurait pourtant les moyens comme l'impact auprès du public, n'affiche ni ambition, ni ligne éditoriale claire dans le domaine des séries.

   

...Et ailleurs ? L'exemple de la Scandinavie

L'innovation à la scandinave ? Dominique Montay relativise : le sujet de ces séries n'est pas toujours original, c'est en revanche tout le traitement qui fait la différence. Ces séries reprennent des codes qui ne sont pas révolutionnaires, complète Pierre Langlais, en revanche, les auteurs y ont une grande liberté de ton. On s'y appuie sur un savoir-faire issu du cinéma, explique Léo Soesanto, et on exploite les spécificités locales. Pierre Langlais conclut que ces séries sont excitantes pour le spectateur français, elles ont une forme d'exotisme, nous font voir des choses différentes... et on regarde bien les séries pour ça !
Et la prochaine vague de séries étrangères ? Pourquoi pas en Espagne, par exemple, suggère Léo Soesanto.

...Evidemment, il s'est dit bien d'autres choses ! Mais vous avez là l'essentiel des discussions. Sachez que, si vous avez manqué cette table-ronde, ou si vous souhaitez simplement la revoir, Allociné mettra en ligne sur son site une version montée de sa captation ce vendredi 26 avril.

Posté par ladyteruki à 12:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

04-04-13

Des vis et des boulons

Vous serez de toute évidence devant votre télévision ce soir pour regarder Äkta Människor, dont je vous chante les louanges depuis plus d'un an maintenant donc ce devrait être acquis. M'enfin, si ça va sans dire, ça va quand même mieux en le disant, hein...

J'avais eu la chance d'assister à la conférence de presse organisée par arte autour de Lars Lundström, scénariste de la série, ainsi que l'opportunité d'avoir une courte interview avec lui, mais malheureusement, mon matériel technique m'ayant trahie, le son est absolument inaudible (dans ma version de l'interview, Lars est clairement un goa'uld...) et la retranscription relève de l'impossible. Je suis au moins autant déçue que vous, je vous rassure.
Du coup, rien sur ce blog pour aujourd'hui, si ce n'est un rappel de l'urgence qu'il y a à regarder l'une des meilleures séries de 2012. Et c'était un bon cru, c'est pour vous dire.

EN REVANCHE, et puisque je me l'étais gardé en réserve depuis la fin de mon visionnage, le bilan de la première saison d'Äkta Människor sera publié ici même, à la fin de la diffusion sur arte, donc on n'a pas fini de parler de nos hubots préférés. D'un autre côté, la série a été vendue dans 50 pays, dont la Grande-Bretagne, l'Australie ou encore, fait plus rare et donc d'autant plus intéressant à noter, la Corée ; du coup, je ne me fais pas de soucis pour elle.

AktaManniskor-Diffusion

J'en profite pour annoncer un hiatus indéterminé sur ce blog, et par indéterminé je veux dire quelques semaines à un mois, dans ces eaux-là.
En mon absence, soyez chics, continuez de regarder des séries d'un peu partout et à garder l'esprit ouvert, et quand je reviens, on repapote du succès de la série SON qui pourrait bien devenir la première série turque à être adaptée pour les USA. On se souvient qu'elle était aussi devenue la première série turque diffusée en Europe occidentale, plus précisément en Suède sur SVT, on va donc se repencher sérieusement sur la question.
Et sur plein d'autres trucs. Vraiment, bougez pas, je reviens.

Posté par ladyteruki à 17:00 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

15-03-13

Communiqué officiel de l'Union Intersyndicale des Psychopathes de Télévision

IUPT-LOGO

Los Angeles, 15 mars 2013

Une avancée qui marquera les esprits


L'Union Intersyndicale des Psychopathes de Télévision (UIPT) se félicite du lancement lundi de Bates Motel, et adresse ses remerciements les plus vifs à A&E pour son implication dans notre lutte. Cette initiative ne peut que contribuer à améliorer la visibilité d'une minorité sur le petit écran.

En effet, en dépit des avancées successives de ces dernières années, l'UIPT tient à rappeler qu'à l'heure actuelle, la télévision américaine diffuse plus d'une quinzaine de séries dans lesquels les héros sont montrés comme étant au service de la loi et relativement stables psychologiquement, contre moins d'une demi-douzaine seulement de séries choisissant de suivre des déséquilibrés criminels, généralement sur le câble de surcroît. Parmi les quelques séries contribuant à la réhabilitation de notre communauté, mentionnons Dexter, American Horror Story, et désormais Bates Motel. Cette discrimination n'aide en rien les professionnels et simples amateurs sévissant dans le pays, et en particulier, ne facilite pas la banalisation de leur image aux yeux du grand public, contribuant ainsi à envenimer chaque année les relations de milliers de psychopathes avec leurs victimes potentielles.
Pour rappel, la surreprésentation policière à la télévision a été déclarée "grande cause nationale" par l'UIPT, qui s'engage sur ce terrain pour la 13e année consécutive, année anniversaire s'il en est.

Dans son rapport 2012, l'UIPT relevait que "la traque systématique dont nos pairs font régulièrement l'objet dans la majorité de ces fictions est le symbole de la violence d'une société envers ses propres sociopathes". Ainsi, The Following, dont nous nous réjouissions de l'apparition dans un précédent communiqué, bien que plaçant notre confrère au centre de l'intrigue, montre une fois de plus celui-ci sous un angle peu flatteur. De grands efforts peuvent, et doivent, être fournis par tous afin que ces pratiques disparaissent.
A ce titre, l'UIPT souligne la démarche positive d'A&E et de Bates Motel, qui prend le parti de s'arrêter sur la jeunesse de notre confrère, et non sur sa capture. Un progrès dont l'UIPT se réjouit, espérant qu'il inspirera d'autres fictions.

Enfin, l'UIPT réaffirme sa joie à l'idée de voir débuter prochainement Hannibal, une fiction mettant en vedette l'un de nos plus estimés confrères, dont le lancement sur un network ne pourra que permettre de poursuivre la lutte contre les inégalités que nous déplorons depuis de nombreuses années.

Inspirée par toutes ces initiatives télévisuelles, la présidence de l'UIPT achève d'organiser une "Psycho Pride" courant 2013 ; les dates de nos manifestations, ainsi qu'une liste de blanchisseries parrainant l'évènement, seront rendues publiques dans un prochain communiqué.

On vous tuera tous,
bien cordialement.

Empreinte

 

 

 

 

Red John
Président de l'UIPT

Posté par ladyteruki à 00:12 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

03-03-13

De l'autre côté du Skyped Mirror

Si vous n'avez pas encore vu le dernier épisode de la saison 2 de Black Mirror, et que vous voulez de la compagnie, j'ai la solution pour vous : lancer le fichier de notre #SkypedMirror, et faire illusion. Avec un rien d'imagination, vous aurez peut-être l'impression de partager votre visionnage avec nous, même si vous êtes timide !

BlackMirror Skyped Mirror

Pour rappel, les participants (participantes dans ce cas de figure, en fait : Scarlatiine et Tiadeets, merci à elles) à ce petit visionnage en commun avaient pour instruction de ne pas regarder l'épisode avant de se retrouver ensemble, et de ne pas s'exprimer par écrit, mais uniquement à l'oral, sur le vif.
Je vous laisse donc écouter le résultat, qui évidemment aura plus de sens si vous lancez l'épisode concerné en parallèle.
A noter cependant que je n'avais apparemment pas la même version de l'épisode et que j'ai quelques secondes de décalage sur mes deux camarades.

Posté par ladyteruki à 22:08 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

26-02-13

For the win

Changement de programme. J'étais en train de mettre la dernière touche à mon post à vocation cinématographique du jour, mais là, pardon, j'arrête tout, je repousse la publication, et je diffuse à la place un message d'utilité publique.

LeePaceFTW

Lee Pace vient de signer pour le rôle principal d'un pilote d'AMC, Halt and Catch Fire.

A n'en pas douter, un tag dont je vais user au moins autant que de The Miraculous Year. Surtout si, contrairement à HBO, AMC me fait le plaisir de commander non seulement un épisode pilote, mais aussi une douzaine de petits frères. Punaise, imaginez ça : dans un an ou deux, ça se trouve, on en parlera comme du nouveau Mad Men (ou, connaissant les téléphages, comme de la série qui voudrait être le nouveau Mad Men, on est des coriaces).

Sur ce, je m'en vais piocher dans ma leepaceotheque un film à regarder pour célébrer l'occasion. Bon finalement, la soirée s'achèvera quand même sur un film, à bien y réfléchir ! Enfin, sauf pour vous. Pour vous, rendez-vous demain.

Posté par ladyteruki à 23:55 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

25-02-13

Top ! C'est toi le chat !

Bon. Je suis assez peu friande de chaînes, mais étant donné que je suis aussi fondamentalement supertitieuse, me voilà plus ou moins obligée de donner suite à celle que m'a gentillement transmise amdsrs tout ça se payera cher histoire d'éviter d'être maudite sur 712 générations ou un truc du genre. En conséquence, souffrez qu'aujourd'hui, on parle (un peu) moins de séries.

Ah, mais d'abord, voici les règles du jeu :
- Poster les règles sur le blog
- Répondre aux 11 questions
- Inventer 11 nouvelles questions
- Partager le tag avec 11 personnes en mettant un lien vers leurs blogs et leur annoncer la nouvelle !
Jusque là j'ai bon, vous êtes d'accord ?

1) Ton pire souvenir capillaire
Alors pardon pour la sob story, mais je n'en ai qu'un : quand j'étais ado, ma mère avait acheté une boîte-à-couleur pour que je me fasse un reflet, et j'insiste sur le reflet, auburn. Sur mes cheveux foncés, c'était pas non plus la révolution, hein. Cela dit, ayant toujours secrètement espéré être rousse, j'étais toute contente, et une fois les manipulations faites, je suis descendue avec ma nouvelle parure capillaire dans la salle à manger, où j'ai été accueillie par mon père qui s'est exclamé d'un ton glacial : "t'as vraiment l'air d'une pute". C'était d'autant plus sympa qu'à la base c'était même pas mon idée.

2) Ton dernier fou rire
Vendredi soir. Faut pas me demander le contexte, c'était soirée mojito !

3) Un prof qui a marqué (en bien) ta scolarité
Ma prof d'anglais au lycée, Mme Laferrière. J'adorais son humour pince-sans-rire, j'adorais ses cours, j'adorais tout : elle était géniale. N'était pas non plus désagréable l'impression que j'avais d'être sa favorite, à laquelle elle donnait des exercices sympas à faire en plus, proposait des lectures intéressantes à faire, et avec laquelle elle discutait de plein de trucs après les cours, et ça me motivait d'avoir trouvé une prof qui me maintenait intéressée même si elle avait 30 autres élèves à gérer. Finalement, sous l'influence de l'admiration que je lui vouais, je m'étais plus ou moins convaincue que j'allais étudier l'anglais à la fac, d'ailleurs, parce qu'elle m'avait donné goût comme jamais pour cette langue ; c'est une chose d'avoir des bonnes notes dans une matière, c'en est une autre de vraiment sentir de l'enthousiasme pour ladite matière. Je l'ai croisée plusieurs fois sur Paris, dont une où elle m'a invitée à prendre un pot et où on a médit sur Amélie Poulain, et c'était très agréable de découvrir que même une fois devenue étudiante, et sortie de son orbite (quand on admire un prof, on a tendance à être un peu envoûté), elle était toujours aussi géniale à mes yeux. Par nostalgie, je viens de la googler et je m'aperçois qu'elle a aussi traduit une oeuvre de Tolkien récemment, et je sens bien que j'ai des étoiles dans les yeux de nouveau en pensant à elle (ça gêne un peu pour écrire à l'écran mais je m'arrange). Je me demande encore si son anecdote sur le sang de boeuf était vraie...

4) Un coup de coeur pour une ville ?
Paris sera toujours Paris.

5) C'est quoi pour toi la fin de l'innocence ?
En général ou en particulier ? En général, je dirais que c'est le moment où on commence à réaliser que nos parents sont imparfaits ; mais dans mon cas, ça a attendu une bonne quinzaine d'années, alors en particulier, je dirais que j'ai perdu une bonne partie de mon innocence la première fois où j'ai posé la main sur l'arme à feu de mon père et où j'ai pensé à ce que je pourrais faire ; quoiqu'on pourrait arguer que les raisons qui m'ont poussée à imaginer ce que je pourrais faire sont en fait à l'origine de ma perte d'innocence... Ah t'as voulu poser une question déprimante, te voilà servie !

6) Ce qui peut te faire sortir de tes gonds en public
Si ça a une chance de me faire sortir de me gonds, alors être en public ou non ne fera pas grande différence ! Il faut quand même dire que je suis moins facile à énerver qu'il y a quelques années, donc quand ça tombe, c'est vraiment que ça doit tomber. Le fait qu'il y ait quelques témoins ne change pas grand'chose. J'irai même jusqu'à dire que si j'avais l'impression qu'on profite du fait d'être en public pour m'obliger à me contenir, ça pourrait bien décupler ma colère.

7) Une storyline de série que tu aurais réécrite si tu avais pu
Doctor Who, saison 6 (ainsi que développé ici). C'était pour moi une telle évidence de faire en sorte que ce soient des évènements "naturels", et non surnaturels, qui détournent Amy et Rory du Doctor... ç'aurait eu le même effet que la mort de Joyce dans Buffy ! En tous cas c'est que je me raconte quand je me fais des illusions sur mon écriture. Mais je trouve que l'émotion aurait été bien plus intéressante, aussi bien à court terme (la déchirure entre des personnages de fiction laisse souvent autant de séquelles quand elle se fait sous le coup d'une dispute qu'à cause de faits tragiques inévitables ; j'ai encore en mémoire la dispute entre Will et Grace dans la série du même nom, j'en ai les larmes aux yeux rien que de penser à la brutalité de la chose) qu'à long terme, parce que, tant qu'à poser que le Docteur commence à dépasser les limites, autant lui en faire payer le prix ! Du coup ma storyline perso serait passée par un certain nombre d'épisodes et scènes en commun, mais avec une conclusion toute différente. Il y avait tellement d'ingrédients posant les jalons d'une fin comme celle-ci, qu'en réalité, ce seraient plus des inflexions de la storyline de Moffat et une conclusion différente, qu'une storyline 100% différente. Ce qui rend la réponse d'autant plus triste, quelque part...

8) Scénariste, éclairagiste-accessoiriste, réalisateur, monteur ou acteur ?
Scénariste sans hésitation, mais en espérant pouvoir tâter un peu de tout le reste au moins une fois, pour la beauté de l'expérience. Surtout réalisatrice, parce que ça reste sûrement le plus efficace, j'imagine, pour que le produit fini colle à ce qu'on a écrit. Et comme ma bucket list inclut de présenter un jour Saturday Night Live, il faudrait bien passer par la case actrice !

9) Quel personnage de série voudrais-tu déplacer dans une autre série ?
C'est sûrement l'une des questions les plus bizarres de la création. Chais pas, pour les besoins de l'exercice, on pourrait essayer de mettre l'un des personnages de The Secret Life of the American Teenager dans Oz, ou un truc du genre. 'Stoire de rigoler, quoi.

10) Une fin de série, c'est mieux trop tard avec remords ou trop tôt avec regrets ?
En théorie, le plus tard est toujours le mieux. D'autant que j'estime qu'à partir du moment où une série a dépassé les 10/15 années d'existence, on lui doit un renouvellement systématique jusqu'à la fin de temps ; c'est pas une question de qualité, mais d'institution je trouve la notion d'institution télévisuelle très importante et émouvante, d'ailleurs on en manque en France.
Maintenant, en pratique, il y a des exceptions à cette règle, évidemment, et certaines séries devraient être annulées tôt, point barre. Mais celles auxquelles je pense ne susciteraient pas de regret en ce qui me concerne ; cependant, à peu près toutes les séries ont au moins une personne de par le monde pour les regretter, alors on ne peut pas s'arrêter à ça pour annuler une sombre merde. Raisonnement boiteux qui n'engage que ma conscience, je te l'accorde.

11) On est reçu comment chez toi ?
Assez mal en fait, je suis pas du genre à mettre les petits plats dans les grands. C'est du genre : "ouais, laisse tes godasses là, ah t'as soif ? Bon j'ai ptet un fond de jus d'orange pulpé dans un coin". Alors que chez ma soeur tu croirais être chez Betty Draper. Pour ma défense, je divertis mes invités avec de meilleurs DVD, quand même. Quoique, vu qu'elle m'emprunte les miens...

Bon, le plus dur est fait.

SNL-VousEtesIci

Maintenant, les 11 questions de mon cru. Ne rigolez pas tout de suite : au prochain paragraphe, vous allez peut-être découvrir que vous êtes supposé y répondre.
1) Quelle est la série la plus vieille que tu aies regardée ? (évidemment j'accepte la réponse si tu n'as vu que le pilote)
2) "Le lycée est un champ de bataille pour le coeur"... quelle est la série qui ressemble le plus à l'adolescence telle que tu l'as vécue ?
3) Quelle est la toute première série que tu te souviens avoir regardée, même vaguement, quand tu étais vraiment jeune ?
4) Faut-il protéger les enfants des fictions "dures" ou au contraire leur apprendre progressivement à repousser leur seuil de tolérance ?
5) La faute d'orthographe ou de grammaire que tu sais que tu fais souvent, mais que tu continues de faire quand même.
6) Quelle série, qui en manque dramatiquement, mériterait un générique digne de ce nom, et dans ce cas, à quoi ressemblerait-il ?
7) Si je te demande d'associer une série à une époque de ta vie, de laquelle me parles-tu et pourquoi ?
8) Si tu écrivais ton autobiographie, quelle célébrité enregistrerait la version audiobook ?
9) Quand tu fais une crêpe-party, quels sont les ingrédients dont tu tartines systématiquement tes crêpes ?
10) Cite un film que tu as l'impression d'être la seule personne au monde à aimer.
11) C'est l'apocalypse et Dieu, qui t'a à la bonne, se propose de sauver UNE personne à Hollywood, et une seule. Quelle vie épargnes-tu et pourquoi ?

Pour finir, la liste des heureux veinards qui ont gagné le droit d'y répondre. Je suppose qu'on n'a pas le droit de toucher son père, donc amdsrs échappe à une opération de vengeance mesquine, mais sinon voilà ceux qui ne vont pas y couper : whisperintherain, Toeman, LL, Nelly, Eclair, Elvr_, Sam Marques juste pour l'obliger à résurrectionner son blog, PiperAki, eeeeeet... j'arriverai jamais à 11.

...Rha zut. Presque réussi. Tant pis, je prends la damnation sur 712 générations, je l'ai bien méritée. VOILA pourquoi je fais jamais ces chaînes.

EDIT sur l'idée de lordofnoyze : si vous voulez sauver ma descendance, et que les questions vous tentent, vous pouvez également choisir de répondre en commentaires !

Posté par ladyteruki à 19:45 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

23-02-13

Smashing

Vous aimez Smash ? Alors aujourd'hui, je pense pouvoir vous faire plaisir ! Ou comment s'assurer d'avoir un lectorat de moins de 10 personnes.
En effet, j'ai découpé un certain nombre de performances issues de la série (une immense majorité, à vrai dire), dans le cadre de mon habitude depuis quelques années de conserver des extraits d'épisodes qui me plaisent particulièrement, pour me les repasser ensuite indéfiniment. Et tant qu'à faire, eh bien je les ai partagées avec le #SmashEnsemble. Et tant qu'à faire, je les partage avec vous.
Oh et, tant qu'à faire, je les ai aussi transformées en mp3.

Du coup, en cliquant sur l'image ci-dessous, vous trouverez un tableau regroupant l'intégralité des liens vers les extraits en question, ainsi que leur version mp3 à toutes fins utiles.

Smash-S2

J'ajoute que j'accepte les requêtes, donc s'il manque un passage de la série que vous aimez (et c'est totalement possible), vous m'en touchez un petit mot en commentaires, et c'est avec plaisir que j'ajouterai la performance de votre choix à la liste.

Posté par ladyteruki à 19:54 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

20-02-13

Liquidation de la communauté

Il y a quelques jours, 20minutes sortait un piteux "article" sur le thème "Regarder des séries en couple, un enfer ?". A lire à vos risques et périls, parce que, vraiment, c'est honteux d'appeler ça un article (et ça a dû l'être plus encore à écrire, mais je ne juge pas, on a tous des factures à payer).
Constitué d'anecdotes énoncées par des personnes qui, même de mon point de vue, relèvent de la psychiatrie lourde, ce... texte répertorie les raisons pour lesquelles regarder des séries en commun avec sa moitié n'est pas une sinécure, parce que la natation en verre d'eau est un sport de haut niveau qui n'est pas à la portée de tous.

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, il n'y a rien de plus facile que de rester fidèle à ma nature et mes envies téléphagiques quand je suis en couple. A partir du moment où il est clair que je suis une téléphage et j'ai des besoins, on s'arrange, vraiment. Ça ne mérite même pas que je vous donne des exemples. Alors naturellement, il y a toujours des petits hics de temps à autres (genre l'un de mes copains aimait regarder des trucs pourris ; je reste imperméable au concept de guilty pleasure, alors forcément ça pouvait coincer...), mais globalement, c'est quand même un truc génial que de savoir qu'on a une série à regarder ensemble, et/ou une série à regarder chacun de son côté. Et surtout, pas mal de découvertes mutuelles à faire.
Je le vis un peu comme un test de compatibilité, en fait : ce qui est valable pour les séries le sera pour le reste.

Vous croyez que regarder une série avec son conjoint/sa conjointe est une aventure ? ESSAYEZ DE VOUS EN SEPARER.

Divorce

Premier problème : déterminer qui aura la garde des DVD achetés en commun.
Alors effectivement, pour les séries qu'on regarde chacun de son côté, ce n'est pas un soucis. Mais quand soudain il s'agit de faire des cartons, et qu'on commence à découvrir que, il y a 7 mois et 9 jours, pendant qu'on se baladait main dans la main dans une FNUC, on a eu envie de s'acheter la première saison d'un truc qu'on avait absolument adoré quand on l'avait téléchargé et regardé ensemble, , les choses commencent à dégénérer. Au début, quand on fait encore mine de se la jouer séparation à l'amiable, quelques politesses peuvent être échangées autour de séries qu'on va, d'un geste noble, laisser à son ancienne moitié. Pourtant, à un moment, il faut bien aborder les sujets qui fâchent.
C'est alors que les négociations peuvent commencer, avec plus ou moins de bonne foi de part et d'autre :
"Je l'avais bien aimée cette série...
- Oui enfin, je l'avais aimée plus que toi, quand même.
- Je te demande pardon ? C'était mon idée de télécharger le pilote !
- Ah, alors, c'était mon idée d'aller à la FNUC, si on va par là...!
- Bah bien-sûr, allez !!! Récupère tous les DVD au point où t'en es ! C'est quand, la dernière fois que tu n'as PAS eu l'idée d'aller à la FNUC ?!" D'un autre côté, il marque un point.
S'en suit une discussion où bizarrement vous aimez TOUS LES DVD. Ouais, même celui-là tout pourri, là, acheté sur un coup de tête dans une brocante. Parce que, mais si, en fait elle était drôle cette série, ça vous revient maintenant. Et surtout vous avez de plus en plus de mal avec l'idée que l'autre pourrait garder quelque chose. Quoi que ce soit. C'est intolérable. En cet instant, tout ce que vous avez vu pendant les années 90 dans Cas de divorce a énormément de sens. C'est la seule fois. Plus l'autre veut garder un coffret, plus vous réalisez que vous adorez la série concernée : "MAIS ARRETE TON DELIRE, J'ADORE CETTE MERDE, SANS MOI JAMAIS TU L'AURAIS REGARDEE !".
Résultat des courses, il s'agit bien plus de compter le nombre de coffrets que chacun a dans les bras, que de quoi que ce soit d'autre, et chacun fulmine de son côté de ce que l'autre a obtenu dans les négociations. Alors ouais, j'ai obtenu l'intégrale des 712 saisons de chais plus trop quoi, big deal : lui, il a eu la saison 1 de Star Trek DS9 !

Haha, mais ça c'est rien ! Le pire, c'est quand, quelques semaines plus tard, vous vous apercevez que vous aviez la saison 1 de telle série avant de vous mettre ensemble, mais que vous avez acheté la saison 2 en commun, et que, pendant les âpres discussions de séparation des biens, l'autre a obtenu la saison 2. Et paf, il ne vous reste plus qu'à racheter la saison 2. Et ça, ça énnnerve. Et pendant des semaines, c'est, comme par hasard, le seul truc que vous ayez envie de regarder.
A côté de ça, vous avez toujours dans vos étagères l'intégrale de la série que l'autre aimait, et que vous avez, pour une raison qui échappe à votre compréhension à présent, bataillé pour garder (il faut dire que vous étiez beaucoup moins calme quand s'est déroulée la discussion en question). Vous ne la regarderez jamais, mais au moins, vous l'avez.

Deuxième problème : trois semaines après la séparation, même pas, vous étiez invités tous les deux à aller passer une soirée chez des copains pour un marathon de la série que vous adorez, vous aviez complètement zappé, mais là, on y est, et le jour dit, il faut donc y aller. Le soucis, c'est pas que ça se passe chez des copains (non, en fait il a été plus facile de se diviser les copains que les DVD), aucun risque de vous croiser tous les deux là-bas. Le soucis, en fait, c'est que vous êtes puissamment conscient que vous étiez supposés y aller ensemble. Et surtout que, désormais, dés que vous allez regarder un épisode de la série en question, vous allez penser à votre ex. Donc vous allez à la soirée d'une humeur de chien, et toute la nuit, enfoncé dans les coussins du canapé jusqu'au menton, vous gardez la mâchoire serrée ; vous n'appréciez même pas l'intégrale qui défile sous vos yeux, vous contentez de haïr la terre entière.
Qui vous le rend bien : vous n'êtes plus jamais invité à une nuit-marathon chez ces amis-là.

Plus généralement, la simple mention d'une série dont vous n'avez même que vu le générique ensemble vous arrache le coeur, les tripes, et très franchement, tous les organes internes. Moi par exemple, suite à l'une de mes ruptures, c'était A la Maison Blanche. Putain, j'ai mis des mois à m'y remettre. Chaque fois que je me calais devant un épisode, immédiatement je me rappelais dans quel position on avait regardé ce même épisode quelques mois plus tôt : "est-ce que cette fois-là on était en train de spooner ? Ou bien j'avais ma tête sur sa cuisse ? Ah, le soir de la fusillade, il portait son putain de peignoir que je détestais !"... Et vous avez beau tenter de vous concentrer sur les histoires de Bartlet, tout ce qui importe, en cet instant, c'est que cette saloperie de peignoir que vous aviez en horreur n'est pas calé sous votre tête ; osons le dire, vous avez les facultés de concentration d'un spectateur de Ma famille d'abord. C'est insupportable. A bien des égards.
Alors, c'est fatal, le DVD finit par échouer dans le fond de votre telephage-o-thèque, où il va pourrir jusqu'à ce que vous vous soyez remis de la séparation. Ca peut prendre un peu de temps. Par contre, c'est marrant plus tard de mesurer l'épaisseur de la couche de poussière, et d'essayer de dater au carbone 14 la dernière ouverture du boîtier.

Après, si comme moi vous êtes méchamment atteints de téléphagie, il y a l'autre cas de figure : vous réalisez que vous vous êtes quand même tapé une intégrale d'une série dégueulasse par amour, parce que lui, il l'aimait bien, et que les 5 saisons passées devant les épisodes sont autant d'heures de votre vie qui ne vous seront jamais rendues. Et soudain, la simple existence de la série en question cristallise tous les reproches que vous adressez à votre relation désormais morte et enterrée : ces N années passées avec votre ex sont autant d'heures de votre vie qui ne vous seront jamais rendues ! En fait, les goûts pourris de votre ex sont une raison de plus de l'avoir plaqué (mais si, c'est vous qui l'avez plaqué, mais si). Et vous devenez aigris à la simple mention d'une série que comme par hasard 71,2% de votre timeline sur Twitter considère comme un absolu classique à mentionner à longueur de journée avec nostalgie. Vous n'exagérez presque pas.

Et encore, si vous avez du bol, ça vous fait ce genre de coup pour une série déjà finie, une intégrale que vous vous êtes faite ensemble.
Mais il n'y a rien de pire que de découvrir que, quelque chose comme deux mois après la rupture, la nouvelle saison de la série que vous dévoriez ensemble reprend. En fait, tout d'un coup, vous ne l'aimez plus du tout cette série. Et vous ne la regardez plus du tout non plus. C'est fini, ça vous a tout coupé. Et peu importe que ce soit l'une des séries qui fasse le plus parler d'elle à ce moment-là, c'est foutu.
Ce sans parler des pincements de coeur quand, dans le cadre de vos attributions dans tel ou tel autre projet, vous êtes supposé aborder l'actualité de cette série. Il y a de quoi vous en écoeurer à vie.

...Parce que le coeur du problème, si je puis m'exprimer ainsi, c'est que non seulement on s'investit dans un visionnage de série en tant que téléphage, mais en plus, on y accroche des souvenirs. Pas systématiquement, mais souvent. Pour reprendre mon exemple, je suis capable de me souvenir avec précision des conditions dans lesquelles j'ai découvert Pushing Daisies, comment j'étais assise, la température qu'il faisait... la densité de l'air, pour un peu ! Or, on a tendance à mémoriser encore plus les expériences si on les partage avec quelqu'un qui compte à ce moment-là. Et de ce fait, mon histoire avec de nombreuses séries s'entrelace avec celle que j'ai avec... pas autant d'hommes (faut pas exagérer) mais quand même quelques uns. Et même quand les blessures de la séparation sont loin, encore aujourd'hui, il m'est difficile de ne pas penser à CE type-là en lançant un épisode d'A la Maison Blanche.

Alors, difficile de regarder une série ensemble ? Ha ha ! Je me gausse.

Posté par ladyteruki à 19:22 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-02-13

Moi j'aime pas le pessimisme

Le pessimisme, c'est nul.
Pourtant il faut bien reconnaître qu'on tombe tous dedans de temps à autres. Parfois je fais partie de ceux qui ont simplement parfois du mal à l'admettre (on l'a vu avec la mésaventure Suburgatory). Parfois je me dis au contraire que je suis pessimiste à l'extrême, et/ou sans raison. Les choses ne vont pas si mal, tant qu'on a de quoi regarder des pilotes tous les jours et succomber à un coup de coeur plusieurs fois par mois !

La perception qu'on a de "la saison" est souvent trompeuse ; la saison n'est pas nécessairement nulle juste parce que nous n'en profitons pas autant que nous l'aurions imaginé. Par vagues, depuis le début de la saison 2012-2013, j'ai eu de douloureux passages à vide et d'autres de véritable exaltation. C'est pourtant la même saison !
Il est vrai que la mid-season a été très clémente avec moi, entre The Americans, Monday Mornings, le retour de House of Lies et Smash... mais beaucoup des séries qui constituent mon planning hebdomadaire sont les mêmes qu'au début de la saison ; à l'automne déjà, je regardais Raising Hope, The Neighbors, et j'en passe. Il y a des fluctuations, c'est sûr (The Good Wife est une fois de plus mise en pause ; soyons honnêtes, c'est une série que je préfère regarder en m'enfilant les épisodes par poignées), mais dans le fond, peu de choses ont changé dans mon planning.
Et je ne parle que de la saison en cours de diffusion aux USA, parce que Black Mirror est toujours un délice (d'ailleurs, ma proposition tient toujours), et il y a de quoi faire au Japon. Sans compter que des nouveautés australiennes vont tomber à partir de demain, mais enfin, on n'y est pas, on reparle de tout ça à tête reposée, hein.

Simplement, pour une raison que j'ignore, il suffit d'une annulation (Partners), ou au contraire du visionnage d'un pilote insupportable (on a eu un rude mois de janvier, la preuve par l'exemple avec Banshee), et paf, tout d'un coup, on cède à la négativité.

"Elle est nulle, cette saison", s'exclame-t-on en donnant un coup de pied métaphorique dans notre planning téléphagique, le nez plissé et le regard mauvais. Bon, peut-être après tout... mais avons-nous vraiment une vue suffisamment large de la saison pour pouvoir le dire ? Non. whisper et moi avons un défi consistant à regarder tous les pilotes de la saison américaine (plus les britanniques, les canadiens, les australiens, les français... je lui ai épargné l'Asie, j'ai l'impression d'avoir bien fait !), et nous n'avons même pas une vue suffisamment large de la saison avec tout ça parce que, pour autant que je sache, il n'existe personne qui a regardé tous les pilotes de la saison, et moins encore tous les épisodes. Même pas un nolife comme Truc, là.

Alors du coup, on n'a pas le droit d'être négatifs tant qu'on n'a pas tout vu, voilà ce que je dis !!!

TheAmericans-Flag

...Mais pas ce que je fais.
Ce soir, me morfondant à l'idée qu'il n'y a aucun nouvel épisode de mes marottes du moment, j'ai regardé ce que j'avais à me mettre sous la dent, et j'ai murmuré : "pff, ya rien à regarder... elle est nulle cette saison". Tu parles.
Peut-être que nous avons besoin de penser parfois qu'il n'y a rien de bien à regarder. Ca doit être un réflexe psychologique pour éviter de devenir monomaniaques, je suppose (tout le monde n'est pas forcément pourvu de ce mécanisme cependant).

Pourquoi, en dépit de disques durs qui débordent, de DVD qui s'empilent et de plannings de ministre, trouvons-nous encore le moyen d'accabler cette maudite saison qui a pourtant fait de son mieux pour nous offrir des dizaines de pilotes ? En plus d'être téléphages, nous sommes ingrats. Voilà !

En attendant de retrouver l'inspiration, je vais donc ce soir répondre à une autre interrogation existentielle : peut-on qualifier de marathon le fait de se refaire l'intégrale des 3 épisodes de The Americans diffusés à ce jour ? En ce qui me concerne, j'ai décidé que oui. Comme quoi, elle est franchement chouette, cette saison...

Posté par ladyteruki à 20:14 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]