ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

12-12-10

OMFG

Feuten

Comme je cherche encore les sous-titres (et je ne suis pas certaine d'en trouver, mais je me dis qu'avec un peu de persistance...), je ne vous parlerai pas du pilote de Feuten, la série néerlandaise que j'ai cagoulée ce weekend et regardée en diagonale. Ce qui m'intéressait dans cette série, ce n'était d'ailleurs pas tant de la regarder que d'essayer de comprendre le phénomène qui l'entourait. Et comme apparemment, si je ne m'en charge pas, personne d'autre ne vous en parlera, permettez que j'y consacre ce post, quitte à parler d'une série dont je n'ai regardé le pilote qu'en avance rapide et dont je n'ai lu que des articles traduits à la bite et au couteau. Dommage, j'aurais bien aimé que quelqu'un qui parle le néerlandais s'en charge, mais j'ai personne sous la main, là. C'est un risque à prendre, j'ai envie de dire.

Ce qui m'a fascinée quand j'ai entendu parler de Feuten, c'est avant tout la chaîne qui la diffuse : BNN. Je ne connaissais pas BNN, et au premier abord, j'ai cru que c'était une chaîne pour jeunes comme il y en a plein, comme il y a la CW par exemple. Et c'est le genre de comparaison qui, pour un téléphage, ne met pas spécialement dans de bonnes dispositions. Seulement voilà, appelez ça une déformation professionnelle, du vice, ou une heure de mon weekend à perdre, mais je ne me suis pas arrêtée à pareille description, et j'ai essayé de lire deux ou trois trucs sur le programme de cette chaîne.
Le halo médiatique qui entoure Feuten n'est pas moins polémique que celui qui peut accompagner Gossip Girl. On sent à la lecture des articles, des blogs, des réactions, que la série a déclenché sa propre petite tempête dans un verre d'eau, qu'elle en remue plus d'un, qu'elle suscite la désapprobation. J'ai donc encore creusé, intriguée.

Et c'est comme ça que j'ai découvert que Feuten était une série mettant effectivement des jeunes gens bien faits de leur personne dans une université d'élite. Mais que son propos était bien autre.

C'est là qu'il est enrichissant de chercher à savoir ce qui se passe ailleurs. C'est là que la curiosité téléphagique que j'ai poussée toujours plus loin ces derniers mois me semble la plus utile. C'est quand on se rend compte qu'il existe des choses, ailleurs, et qu'on n'a pas nécessairement besoin de les voir (même si ce serait quand même mieux) pour élargir ses horizons.

Alors je récapitule : Feuten, diffusée sur une chaîne à destination de la jeunesse, avec une réputation au parfum de scandale, et des personnages jeunes et pas spécialement frileux, a tous les éléments pour être une série pour ados choquante parmi tant d'autres. Sur le papier, tous les éléments sont là, sauf quand on connait un détail : Feuten est une série qui consacre ses 8 épisodes au bizutage de ses élèves.

Ce qui choque dans Feuten, ce n'est pas vraiment que des filles enlèvent le haut, ce n'est pas (dixit la bande-annonce) la perspective des quelques histoires de coucheries, c'est qu'on y décrit des pratiques qu'on n'avait pas spécialement envie d'expliciter à la télévision, et qu'on se demande si derrière la dénonciation, il n'y a pas un peu d'apologie, ou bien si c'est l'inverse.
Et moi, je me dis que de savoir qu'il y a des chaînes comme BNN qui osent ça, qui osent utiliser les ingrédients d'une série comme Gossip Girl pour les pervertir et faire quelque chose de polémique, non pas juste pour faire parler de la série (bien que c'est sûr, ça aide), mais bien pour avoir un vrai propos, fût-il outrancier, je trouve ça quand même génial. Je me dis que rien que de le savoir, ça rend l'existence de Gossip Girl (je garde toujours le même exemple pour les besoins de la démonstration, ça permet de ne souiller le blog qu'avec un tag, mais les titres que je pourrais citer ici sont bien plus nombreux) un peu, juste un peu plus supportable. Parce que quelque part, certes, là où j'ai peu de chances de la voir pour le moment, mais quelque part, il y a une série qui ne prend pas son public-cible pour des cons, et fait de la provoc' avec plus d'une idée derrière la tête.

Naturellement, j'aimerais regarder Feuten et comprendre ce qu'il s'y dit, mais à défaut, je suis quand même bien contente de savoir que toutes les chaînes pour ados du monde ne fournissent pas forcément des fictions sur le même modèle. Et qu'accessoirement, pour se le prouver, il est inutile d'aller regarder dans des pays ultra- conservateurs, d'ailleurs.
Je n'ai pas eu le plaisir de regarder vraiment la série, mais savoir qu'elle existe, ça me fait déjà un bien fou.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Feuten de SeriesLive.
Si vous parlez néerlandais et que vous avez envie de vous rendre utile au monde téléphagique, je ne refuse pas des sous-titres vite faits bien faits. Je suis prête à m'engager à vous faire le timing si vous faites la traduction.

Posté par ladyteruki à 19:06 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

11-12-10

A book by its cover

Librarians

Ni vraiment drôle, ni franchement ratée, The Librarians est une bien étrange série. Tous les éléments de la comédie en single camera sont réunis, mais il en ressort quelque chose à mi-chemin entre la maladresse et le mauvais goût qui empêche de vraiment rire.

LE bon point, c'est d'avoir évité le mockumentary tout en conservant l'élément qui sous-tend en général le genre. La caméra suit le fonctionnement d'une bibliothèque municipale, dirigée par un personnage grotesque, une directrice convaincue d'être dans son bon droit mais pourtant en représentation constante, crispée à l'idée de ne pas donner une image parfaite.
Le fait de ne pas être en mode mockumentary ne donne que plus de poids au personnage, qui apparait comme d'autant plus névrosé. C'est donc la directrice de la bibliothèque qui fait tout le travail dans The Librarians, car les autres personnages, au stade du pilote, ne sont pas très développés (bien que l'histoire de l'employée Dawn soit expliquée avec suffisamment de détails pour ne pas avoir l'impression que ce personnage en fauteuil roulant n'est qu'un gadget comique bon marché). Elle est profondément raciste, incroyablement imbue de sa personne, et c'est un petit chef désagréable et condescendant au possible, et le pire, c'est qu'elle en est plus ou moins consciente parce qu'elle maquille ses propos pour avoir l'air polie et serviable. Une hypocrisie qui ne laisse personne dupe mais qui lui donne l'impression de faire illusion.

Le personnage est bon, à défaut d'être drôle. Et c'est certainement pour cela que seules les scènes où on la retrouve valent le coup, les autres protagonistes ayant tendance à ne pas s'imposer et rester assez binaires.

Je l'ai dit, plusieurs éléments du mockumentary se retrouvent dans le pilote de The Librarians, notamment parce que le personnage central interprète un rôle ; sauf qu'au lieu de le faire pour une caméra, il le fait en permanence et pour tout le monde, ce qui conduit assez logiquement à accentuer sa névrose ; la scène d'intro donne finalement une assez bonne idée sur l'état psychologique de ce personnage. Mais du coup, on est dans quelque chose d'un peu humiliant pour ce personnage qui va devoir, ça semble inévitable à ca stade, devoir encore et encore faire des pieds et des mains pour avoir l'air de tout maîtriser quand elle a du mal à se contenir elle-même.

C'est la raison essentielle pour laquelle je ne poursuivrai pas The Librarians, comme je n'ai pas poursuivi The Office qui m'avait fait le même effet : chaque épisode semble voué à reprendre la même structure, en étant dénué d'une histoire suffisamment solide pour faire avaler la pilule. Je peux avoir tort et je suppose que pour durer trois saisons (la saison 3 s'est finie il y a quelques jours), The Librarians a bien du trouver une parade à ce problème, mais voilà, moi ça me bloque.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Librarians de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:17 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

10-12-10

[DL] Ojo por Ojo

Poursuivant avec mon petit cycle hispanique, je suis tombée sur un pilote sans sous-titres qui ne m'attirait pas du tout. De toute façon, si ça me plaisait, je signais pour une telenovela de 130 épisodes... pas vraiment dans l'humeur de ces derniers temps. Mais, l'instinct de la collectionnite aiguë de générique aidant, j'ai quand même voulu lancer l'épisode, et je suis tombée sur le générique qui, franchement, mérite qu'on s'y arrête.

OjoporOjo
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Tout de suite, l'ambiance est posée. Même sans tout comprendre de l'intro, on sent bien l'ambiance historique, l'angoisse du contexte politique, le poids de la condition sociale. La récupération du style "affiche de propagande" est une pure merveille, qui s'accompagne d'un traitement par la couleur parfaitement maîtrisé. C'est géométrique, c'est stylisé, et en même temps c'est diablement efficace. En un mot : j'adore. Ça valait bien le coup de cagouler un pilote que je ne regarderai probablement jamais en entier.

Et pour ceux qui... ah, oui, ya ça aussi.

Posté par ladyteruki à 22:55 - Médicament générique - Permalien [#]

09-12-10

Communauté de pas bien

Ça va, ça va. Je m'y mets. Pas la peine de devenir désagréable. C'est toujours pareil avec les reviews de séries qui franchement m'ennuient : je reporte, je reporte, et puis au final il faut m'engueuler pour que je m'y mette. C'est pas comme quand j'ai de la matière pour faire un truc vraiment méchant, ou au contraire quand j'ai un coup de cœur. Non, quand je m'emmerde, bah j'y peux rien, je traine en chemin.
Ça me rappelle un peu l'époque où j'avais des devoirs à faire. Dieu merci aujourd'hui, j'ai un travail qui me libère de ce genre d-... ah, non, tiens.

Ouais, alors donc, voilà : j'ai fini par regarder le pilote de Community. Encore.
La tonalité de cette intro devrait vous avoir donné une bonne idée de mon ressenti, mais non, je vais en rajouter une couche. Parce que maintenant que je m'y suis mise, à ce post, vous allez avoir droit à la totale. Nan mais.

Community

Rappelez-moi pourquoi j'ai regardé Community, déjà ? Ah oui. Parce que la majorité d'entre vous (mais pas tous, et je dois dire que ça me rassure) me l'aviez recommandé. C'est quand même la base du principe de la rubrique, et disons que globalement, si ya des réactions pour, j'ai tendance à les suivre, partant du principe que si vous avez daigné poster un commentaire, contrairement à vos habitudes (ahem), c'est qu'il doit bien y avoir une raison. Si vous trouvez que c'est un raisonnement pervers c'est très simple, il suffit de commenter sous d'autres posts que ceux de la rubrique La une est à VOUS.

Le problème, c'est que, vous voyez, j'ai vu ce pilote il y a quelques semaines à peine (une fringale de Doctor Who est passée par là avec une intégrale, puis repartie, bref il y a un mois, même pas), et que je l'ai déjà oublié. C'est vraiment symptomatique d'un problème, en ce qui me concerne, parce que je rappelle quand même l'air de rien que je suis capable de vous résumer quasiment scène par scène des pilotes absolument anonymes du genre de The Trouble with Normal des années après, et en n'ayant vu l'épisode concerné qu'une fois (et même de me souvenir d'une tirade ou deux, mais je triche, relire le cahier vert de temps à autres doit quand même aider sur ce dernier point), alors que Community, regardé deux fois depuis sa diffusion, dont une ya un mois, eh bah je suis infoutue de me rappeler de quoi que ce soit.

Si ce n'est ceci : les personnages me font légèrement braire. Le stéréotype m'use juste un tantinet. Il y a légèrement foutage de gueule, et ce n'est même plus tout-à-fait vraiment drôle.
J'essaye d'euphémiser la violence de mon ennui total devant ce recyclage, je sais pas si ça marche, vous me direz.
C'est épuisant de voir, encore et encore, les mêmes choses revenir. Je me souviens d'ailleurs que ma source d'énervement numéro un pendant la rentrée de la saison 2009-2010, c'était justement que ma résistance au stéréotype s'était largement amenuisée, voire atteint un record d'inexistence

Le problème, en fin de compte, c'est que Community revêt tellement peu d'intérêt, semble n'avoir aucune caractéristique particulière, que ça me met de mauvaise humeur de ne rien ressentir devant le pilote.
Je veux bien ressentir de la colère parce que le scénario est bidon, ou les personnages incroyablement outranciers, ou parce que les gags sont miteux. Je l'ai ressenti avant et je le ressentirai encore, je pense, pendant les saisons à venir, chaque fois qu'une série sera franchement médiocre, de la même façon que je ressens cette même colère chaque fois que la CW sort une nouvelle série (c'était gratuit, j'avoue). Mais quand je m'ennuie, c'est encore plus insupportable que quand une série fait insulte à mon intelligence. L'ennui, c'est résolument le pire. Avec les vampires.

Certes, c'est mon ressenti au vu de ce seul pilote, j'en conviens. Mais ne revenons pas sur l'éternel débat des vertus de la patience en téléphagie, il me semble avoir déjà plusieurs fois expliqué mes arguments, qui tiennent finalement en une maxime, à bien y réfléchir : je veux bien persévérer, mais encore faut-il que j'entrevoie du potentiel à le faire. Or, là, nenni. Je veux bien me forcer devant un Doctor Who, l'expérience a prouvé que j'y avais vu des points positifs et que donc ça ne m'a demandé, finalement, qu'un peu d'effort. Mais si je dois me forcer à continuer un peu Community alors que je traine lamentablement les pieds rien que pour en faire un post, et que j'ai toutes les peines du monde à me rappeler d'un seul gag, d'une seule tirade, d'une seule scène (bon, si, ya un moment où ils sont dans la bibliothèque, mais alors ce qu'ils s'y disent et ce qu'ils y font...?), c'est quand même la limite de ma bonne volonté.

Je ne dis pas que Community est une mauvaise série. Je m'en garderais bien, vu que je suis incapable de me souvenir du pilote après l'avoir vu deux fois.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Community de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:57 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

08-12-10

Oy to the internet world

Avant de commencer la revue des pires requêtes ayant mené à ce blog depuis quelques semaines, je voudrais poser une question. Une question qui me semble d'une importance capitale, et qui, si vous y répondez, étendra ma compréhension de l'univers et me permettra de donner du sens à l'absurde. La pièce manquante du puzzle.

Oy

Pourquoi les gens font-ils des requêtes du genre de "skyblog une nounou d'enfer" ?
D'une, le concept même d'un blog sur une série qui s'est achevée voilà plus de 10 ans m'échappe totalement. De deux, la spécificité de la demande me laisse abasourdie : ya des gens qui ne veulent lire que sur un skyblog ? Pourquoi, qu'offre donc cette plateforme de si exceptionnel ? A priori, si la série vous plait, et que vous cherchez un blog, n'importe quelle plateforme devrait convenir. Mieux encore, j'irai jusqu'à dire que ce n'est pas spécialement sur Skyblog que j'irais spontanément chercher un blog à longévité exceptionnelle. Ça doit arriver mais ça n'est certainement pas la norme.
Et pour finir, sur un plan tout-à-fait personnel, je ne conçois pas qu'on cherche un blog sur UNE série. Un site de fan, passe encore, mais un blog ? "Aujourd'hui j'ai regardé le 3x14 pour la 712e fois, c'était bien marrant !". "Je réfléchissais l'autre jour à une relation entre Fran et Maxwell. Ils ne concluront jamais, c'est impossible, on a bien vu ce que ça a donné pour Tony et Angela, jamais la production d'Une Nounou d'Enfer ne ferait la même erreur". "Vous avez remarqué que Fran a refilé ses fringues à Maggie ?" Oui, on a remarqué. On a légèrement eu le temps.

Sérieusement, je veux bien une explication.
Bon allez, passons au nerf de la guerre.

petits pois et connotation sexuelle
Ah. Bon.

série télévisée sur M6 le samedi soir 00h00 3 ou 4 ans ça se passe au lycée et l'héroine a une amie morte qui apparait

C'est HYPER spécifique, quand même. Et sinon c'est Hex et c'est plutôt la came de Naka que la mienne.

episode des anges de la ville
Non seulement je n'étais pas sûre que quelqu'un l'ait vu, mais que quelqu'un s'en souvienne, alors là ça m'en bouche un coin.

corée chirurgie esthétique
Oh bah non, ça se saurait.

kathryn morris bouche / kathryn morris magersüchtig / kathryn morris anorexique
Je comprends pas toujours pas cette obsession. Surtout avec des critères de recherche qui ne renvoient pas l'impression d'une grande admiration...

top des conneries américaine
Non seulement faut les lister, mais faut les classer en plus ?!

teen font une partie de basket nue canalblog
Si c'est du foot, c'est pas la peine, ça m'intéresse pas.
Idem si c'est sur overblog (voir aussi : début de ce post)

WOW SEX ALERTE A MALIBU
Des scènes de sexe, je n'ai aucun souvenir. Mais des camel toe, il y en avait un paquet.

la série scandale à l'amirauté
C'est vraiment de pire en pire.

combien y a t il d applaudissement dans le generique de friend
J'en compte 5, ça veut dire qu'il y a un des Friends qui n'y a pas droit, c'est triste. Je mise sur LeBlanc.

Bon, je vous laisse... juste un dernier petit mot pour vous prévenir que vous n'avez plus qu'une semaine pour voter afin de remporter un cadeau de Noël. Je dis ça, je dis rien. Si en fait, ce que je veux dire, c'est que c'est pas drôle, le post qui pour l'instant est sur le point de gagner fait partie de mes unaired et j'ai rien à enregistrer du coup. Pis je suis pas du genre flemmarde moi, quand je propose de vous offrir un cadeau, c'est pas pour ressortir mes fonds de tiroir, quoi.

Posté par ladyteruki à 23:43 - Tell Me You Google Me - Permalien [#]

07-12-10

La radasse de la méduse

RadassedelaMeduse

Avec mes états d'âmes puis mes changements professionnels en novembre, j'ai l'impression de vous avoir parlé de très peu de dorama de cette saison. C'est pas comme si ceux que j'attendais le plus (Mori no Asagao et Marks no Yama) s'étaient précipités pour être sous-titrés, d'un côté. Mais c'est pas une raison. Je manque à tous mes devoirs. Je m'en vais donc réparer cette erreur en vous parlant ce soir de Nagareboshi.
Oui alors déjà, rien que le titre, on sait qu'on va donner dans la romance. Je sais pas pourquoi mais, vous me parlez d'étoile filante, je pense romance. J'ai sans doute regardé trop de séries asiatiques.

Mais Nagareboshi s'annonçait comme une romance d'un genre un peu à part, plus tragique. Et quand, comme moi, on en a soupé de la romance sirupeuse, et qu'en plus on aime bien les personnages qui souffrent (oui je suis sadique), Nagareboshi revêtait presque de l'intérêt. Songez un peu que l'héroïne principale, interprétée par Aya Ueto qui est quand même la petite fiancée des spectateurs japonais, était rien moins qu'une prostituée ! Une prostituée comme enjeu féminin principal d'une série ? Je dis oui.
En fait j'ai tellement dit oui que je me suis enfilé les deux premiers épisodes l'un à la suite de l'autre.

Et pourtant on nous a encore fourgué du pathos par cagettes entières, jugez plutôt : l'élément déclencheur de l'intrigue, c'est que la petite sœur du personnage masculin, atteinte d'une je sais pas quoi au foie (je m'en fous, en toute sincérité), a besoin d'une greffe. Si, ils ont osé : une gamine malade. Puis pas une pisseuse chiante, non, une gosse adorable, naturellement, pleine de vie et d'entrain, et avec une personnalité d'artiste, des projets d'avenir... n'en jetez plus.
Mais il fallait bien ça pour provoquer l'impossible : faire en sorte qu'un gentil employé de l'aquarium, pas spécialement expansif, décide d'épouser une prostituée dans un mariage arrangé. Pourquoi ? Parce que lui, veut sauver sa frangine et que la putain est potentiellement compatible, et qu'elle, elle a une grosse dette à éponger et que si elle contracte ce mariage, elle a négocié quelques millions de yen. Vous excitez pas, on parle en yen. Jamais on ne parviendrait à les faire se marier sans cette gamine, donc. Car l'idée c'est vraiment, encore une fois, de rapprocher deux personnes que tout oppose, et là, la catin, c'est fort, quand même.

J'ai l'air méchante, là, comme ça, mais attendez. Je suis juste en train de vous dire que Nagareboshi marche sur une corde raide.
La bonne nouvelle, c'est que Nagareboshi a un bon sens de l'équilibre.

Et l'explication tient en un mot : casting. Je suis la première surprise, croyez-le bien, mais il s'avère que le casting est solide ; oui, je parle d'une série avec Aya Ueto dedans. On s'attendrait à une certaine facilité ou, tout du moins, un peu de caricature. La prostipute qui est forcément vulgaire ou désabusée, le mec renfermé qui vit isolé... balancez tout ça aux ordures, Nagareboshi propose des personnages nuancés, grâce à une interprétation moins factice que la moyenne, voire carrément convaincante (un peu de surjeu ponctuel n'ayant jamais tué personne, mais comme c'est vraiment ponctuel, c'est pas grave).
Aya Ueto a beaucoup progressé. J'étais étonnée. En gros, à part dans une scène où elle se fritte avec... je vous dirai pas qui, c'est pas mon genre... elle reste très posée, très mesurée, c'est de la belle ouvrage. Il y a un gros travail sur les regards, sur les attitudes, et quand on l'a vue dans... mon Dieu, à peu près tout, on mesure le chemin parcouru. Ça me donnerait presque des regrets de n'avoir même pas jeté un œil à Juunen Saki mo Kimi ni Koishite, dites donc. Et puis en face, Yutaka Takenouchi, même fichtrement vieilli (diantre !), a du répondant. Sans compter que Yuuka Itaya s'en sort pas mal aussi dans de nombreuses scènes. Bref, il y a du monde qui s'est donné du mal pour éviter à Nagareboshi de verser dans l'ornière et ça fait plaisir.

Du coup, c'est plus touchant qu'il n'y parait, leur histoire. Et je pressens que d'intéressantes questions peuvent encore se poser sur la prostitution, puisqu'après tout, Risa va épouser un homme pour de l'argent, hein...
Car ce n'est pas fait. Non, ils ne sont pas mariés dés le pilote, et ça, j'apprécie. Plutôt que de nous les mettre à la colle pour les faire tomber amoureux vite fait bien fait, oui mais finalement non, ah mais si, là, on prend le temps. Au bout de deux épisodes, les choses se mettent en place lentement, on peaufine le ressenti des personnages, on explore leurs motivations, leurs regrets, et on prépare la réaction de l'entourage. C'est bien vu.

Ah, ça c'est sûr. Nagareboshi n'est pas une révélation. Faut rien exagérer. Mais dans son genre, elle est plutôt pas mal, cette série. Elle sacrifie aux clichés du genre et parvient néanmoins à faire un travail décent sur le plan de la dramatisation. C'était pas gagné, vu le pitch et l'évènement déclencheur, et pourtant, ils l'ont fait, ils ont réussi une série du lundi soir. Un grand bravo à Fuji TV, ça fait quand même 6 mois qu'ils y avaient échoué. Vu que la prochaine série du créneau devrait se dérouler dans un lycée, avec Erika Toda dans le rôle principal, essayons d'en profiter le temps que ça dure...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Nagareboshi de SeriesLive.
Je persiste à penser que Kimi ni Tsuita Uso faisait un meilleur titre...

Posté par ladyteruki à 20:02 - Dorama Chick - Permalien [#]

06-12-10

Color of your soul

C'était il y a moins d'une semaine. Le temps passe vite, quand on s'amuse. Je redécouvrais le pilote d'Untouchable et, cette fois, j'allais au bout, découvrant par la même occasion ce qu'il n'est pas exagéré d'appeler une bonne série (même si vous ne me voyez pas la qualifier non plus d'excellente).
Et voilà, j'ai vu le final de la série il y a quelques minutes, et elle va déjà me manquer. Heureusement pour elle, elle a assuré ses arrières, juste au cas où. Si je peux me permettre, c'est pas avec ces audiences-là qu'elle va revenir de si tôt, mais enfin l'espoir est permis.

Untouchable avait donc démarré comme une série d'enquêtes journalistiques, pour s'achever sur une immense conspiration. Que de chemin parcouru entre la première et la dernière minute de la série ! Je ne consacre pas souvent un post de clôture aux dorama que je regarde de bout en bout, mais vu l'enthousiasme avec lequel j'ai englouti les 9 épisodes en cinq jours, et la réelle bonne surprise que la série a été, je me suis dit qu'Untouchable avait bien mérité un petit message d'adieu, que je vais toutefois prendre la précaution de dénuer de toute forme de spoiler, comme si ça si vous avez envie de vous joindre à moi et de regarder la série, même seulement le pilote, c'est pas moi qui vous aurai empêchés.

ColorandDarkness

Ce qui ne va pas m'empêcher de chanter les louanges de la série, croyez-le bien. Il y a dans son approche quelque chose de très finaud : on commence par quelques épisodes construits sur le modèle du formula show, et puis, quand le spectateur est harponné, on lui fait réaliser qu'il a mis le doigt dans l'engrenage et que désormais, le dorama deviendra feuilletonnant, qu'il le veuille ou non. Le résultat est imparable parce que du coup, si le mystère d'un épisode donné peut être d'intérêt variable, l'intrigue s'est mise en place sans même qu'on y prenne garde et on reste absorbés.

Ça peut surprendre d'entendre dire qu'une série conspirationniste ne montre pas qu'elle est feuilletonnante au premier abord. On a souvent l'impression que l'un et l'autre sont indissociables.
La raison en est simple : il y a une conspiration, mais aucun adepte de la théorie du complot. Personne, et surtout pas le personnage central, ne tombe dans la paranoïa avant... allez, le septième épisode, disons. Les premiers épisodes se déroulent donc avec une ardoise propre, genre : on a découvert une truc franchement pas catholique dans le premier épisode, mais c'est pas pour autant qu'on va commencer à voir le mal partout, et on ne va pas se mettre à suspecter la main de cette dangereuse entité partout où il se passe quelque chose. Quand on a baigné pendant une grande partie de son adolescence dans l'ambiance des X-Files, franchement, c'est incroyablement rafraîchissant, c'est fou, c'est comme voir le genre d'un œil tout neuf. Pas de "trust no one" à l'horizon, au contraire, c'est avec une facilité déconcertante que l'héroïne, Ryouko Narumi, écoute tous ceux qui veulent bien lui parler, comme si elle n'était jamais complètement échaudée par le pipeautage de l'épisode précédent. Non qu'elle soit absolument naïve, car elle se pose les bonnes questions, mais elle regarde tout avec un vrai regard de journaliste : objectif, dans la mesure du possible. Elle ne commence pas à suspecter tout le monde de lui mentir, ce n'est pas la base sur laquelle elle travaille.
Du coup, c'est un bonheur de la voir évoluer à l'écran, aussi gauche et coincée soit-elle, parce que ce qu'elle croit vraiment, c'est qu'à force d'interroger les gens encore et encore, la vérité sortira. Elle a une sorte de foi dans la vérité qui lui fait penser que même ceux qui mentent finiront par tout lui dire si elle insiste suffisamment. Une ténacité qui, elle, est dans la droite lignée de tous ceux qui avant elle ont enquêté sur des conspirations dans des séries.

La série au lieu d'exclure des personnages progressivement pour rétrécir la liste des suspects qui, potentiellement, sont de connivence avec l'entité conspiratrice, soigne en conséquence sa galerie de personnages, pas forcément en appuyant sur le détail et la profondeur des portraits, mais en n'oubliant jamais de mentionner tout le monde, histoire de garder le flou sur qui est, et qui n'est pas, à la recherche de la vérité. Rares, très rares sont les seconds rôles inutiles à l'intrigue, chacun a un rôle à jouer ou presque. Au fur et à mesure, c'est donc un véritable ensemble show qui se dessine, bien que gravitant essentiellement autour de Ryouko, donnant à un grand nombre de personnages l'occasion de dépasser leur stéréotype d'origine, brossé dans le pilote, pour apporter leur contribution aussi infime soit-elle.

Mais le plus frappant, c'est l'énergie avec laquelle Untouchable s'attaque à ce qui semblerait justement intouchable pour un dorama : la politique et les médias. Deux sujets dans lesquels rares sont les séries qui s'y engouffrent, et où l'esprit critique n'est pas un acquis, le légendaire (et presque pas exagéré) respect des Japonais pour les institutions y étant pour quelque chose du côté de la politique, et la gratitude du ventre jouant son rôle pour la question des médias. Mais Untouchable va purement et simplement flageller ces deux pouvoirs de façon répétée, n'hésitant pas à écorner quelques autres honorables et également intouchables institutions telles que la religion ou la justice.
Si la première affaire était centrée sur le monde des médias, je m'attendais à ce que la suivante s'en éloigne. Au contraire, ce dont veut parler Untouchable, c'est justement la manipulation de ces médias, et les épisodes vont tous tirer partie de cette donnée, chacun dans la mesure de ses moyens. La position du Shukan Untouchable, où officie Ryouko, est bien pratique pour lancer la série : c'est un torchon qui vend du scandale avec de jolies filles en couverture, bref une publication peu prise au sérieux, rarement dans la course pour le scoop sérieux. Une position d'outsider. Cette donnée de départ va être complètement pervertie à mesure que Ryouko, qui ne se console pas d'avoir échoué dans un magazine de troisième zone, progresse dans sa découverte de la vérité.

Ce qui transparait aussi, c'est finalement un véritable questionnement sur la liberté de la presse au Japon. On n'y vit pas dans une dictature où la presse serait contrôlée par le gouvernement, ce serait trop facile ; on est avant tout dans un monde où la presse s'est construite grâce au libéralisme, à la concurrence, à l'argent, et c'est justement là que se loge le vice, la faille du système. Les réseaux et l'argent ont fait la presse, ils peuvent aussi la défaire. Ce que, dans sa fiction conspirationniste, Untouchable dit, c'est quelque chose qui n'est qu'exagéré, pas fictif, sur l'état de la presse. Et ça n'a, au final, rien de strictement nippon...

Au bout du compte, Untouchable est plus glaciale qu'il n'y parait, parce qu'en évitant l'atmosphère de paranoia, qui a tendance à rendre le spectateur éminemment méfiant et à le rendre imperméable à certaines manipulations, la série met en place un monde dans lequel on a l'impression d'avoir des certitudes, et où finalement les limites se brouillent entre ce qui est normal et ce qui ne l'est pas. "Gentils" et "méchants" ne sont pas si simples à cerner qu'il n'y parait... même quand ils sont identifiés. Tout est dans l'image qu'ils renvoient, et ils la manipulent tous un peu.

Alors bien-sûr, je ne vous cacherai pas que j'ai été un tantinet déçue par l'épisode final, notamment parce que les quelques petites choses que j'avais devinées (j'avais encore quelques hésitations sur d'autres choses, qui m'ont effectivement surprise), une fois franchement évidentes, sont appuyées à l'envi pendant de longues minutes qui auraient pu être employées à mettre en place un final plus dérangeant sur le fond.
Le final d'Untouchable donne la "solution", la clé de ses énigmes et répond aux questions posées. C'est un avantage non-négligeable quand on est fatigué de se faire balader pendant plusieurs saisons par des séries ayant la même thématique. Mais c'est dommage car sur le fond, il reste une zone de flou, surtout après les révélations terrifiantes de l'avant-dernier épisode sur certains agissements de l'entité que Ryouko veut percer au grand jour.

Je l'ai dit, je le répète une dernière fois : Untouchable n'est pas un chef d'oeuvre. Mais c'est vraiment une bonne série qui parvient à la fois à divertir et, j'espère avoir su vous l'expliquer correctement, à soulever quelques thèmes intéressants.
Dans le fond, je sais d'ailleurs très bien qu'une deuxième saison ne serait pas souhaitable. Mais vous verriez la toute dernière image de la série...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Untouchable de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:21 - Dorama Chick - Permalien [#]

05-12-10

We know (period) drama

Je regarde. Je lis. J'apprends.
Depuis quelques semaines, un mois peut-être, j'essaye de m'intéresser à ce qui se passe au sud. Pas juste un peu, comme ça, en passant, non, en lisant plus d'articles, en écumant plus de sites, en testant plus de pilotes. D'ailleurs l'un d'entre vous m'a envoyé un pilote il y a une éternité, le post viendra, comme celui de Community beaucoup sont en travaux et les journées n'ont que 24 heures. Toutes mes excuses aux plus curieux d'entre vous qui mériteraient que je me magne un peu les fesses. C'est un fait, je n'ai jamais été attirée par la fiction européenne. Mais je fais des efforts, je me pousse, je sais qu'il y a de bonnes surprises partout. Il y a 6 mois de ça, vous m'auriez dit que je tomberais amoureuse d'un pilote de série britannique, polonaise ou brésilienne, je ne vous aurais pas crus, après tout. Alors pourquoi pas l'Espagne ? Je ne bite pas un mot. Et alors ? On peut pas dire que je comprenne mieux les Britanniques, les Polonais ou les Brésiliens ! C'est une question d'insistance. Il suffit de quelques découvertes. Il suffit de découvrir ce qui se passe.

Tenez, depuis que je me suis mise aux séries australiennes... bon, j'en découvre des pénibles. Bogan Pride, je ne recommande pas du tout, par exemple. Mais je lis, je collecte des noms, et petit-à-petit, je tombe sur des merveilles. Elles existaient, il suffisait de les trouver. Rake et surtout The Circuit attestent bien qu'il fallait gratter et ne pas se contenter de ce que je connaissais de la fiction australienne jusque là. Le Royaume-Uni, même chose. Chaque semaine je dévore désormais, en plus du reste de mon alimentation, un Miranda, un Misfits et, si j'ai le temps à tête reposée parce que ça ne se regarde pas dans un train, un Accused. Voyez, je progresse.
(Suivez les tags, ya plein de posts que vous n'avez peut-être pas lus sur ces séries)

Alors, l'Espagne, donc. Pas encore trouvé de pépite. Mais j'ai sorti le grattoir et je n'y vais pas de main morte, surtout depuis que Doctor Who est hors-jeu (j'ai finalement regardé le season finale ce weekend d'ailleurs).
Je commence à surveiller un peu plus mes sources habituelles. Je commence à lire plus de trucs. Et surtout je jette un œil aux audiences, ce qui est en général le signe que j'ai vraiment remonté mes manches.

Et après avoir regardé les pilotes de Aguila Rojas, Hispania et Tierra de Lobos ce weekend, puisqu'il faut bien commencer quelque part, je suis en mesure de dire que... quand il s'agit de faire un divertissement historique grand public (mais pas tous publics), les Espagnols en connaissent un morceau.
Ils sont très forts, ces Espagnols. Car toute série historique espagnole moderne doit impérativement comporter :

- des jolies filles avec des cheveux longs et ondulés

AguilaRojas_Femme Hispania_Femme TierradeLobos_Femme

- des messieurs musclés qui savent se battre

AguilaRojas_Homme Hispania_Homme TierradeLobos_Homme

- une scène sanglante et/ou de torture

AguilaRojas_Sang Hispania_Sang TierradeLobos_Sang

- au moins une scène un peu chaude

AguilaRojas_Sexe Hispania_Sexe TierradeLobos_Sexe

Le contexte historique varie, la qualité varie, la prévisibilité varie, l'intérêt varie. Dieu merci, l'histoire varie, aussi. Mais ça, ce sont des essentiels. Jamais vu des fictions aussi cohérentes entre elles ! Et les scores d'audiences, d'après ce que je lis, sont à l'avenant, ces séries figurent parmi les plus grand succès de ces deux dernières années (toujours d'après ce que je lis, les séries historiques font justement un grand retour sur les écrans espagnols depuis deux ans).
Je ne sais pas (encore) pour le reste, mais pour la série historique, les Espagnols ont une recette qui fonctionne, et ils ne sont pas prêts de la lâcher.

Et sincèrement, c'est peut-être pas ma tasse de thé à la base, mais j'admire quand même l'effort qui est fait pour moderniser le genre tout en perpétuant une certaine tradition de la série historique.
Cole disait dans le podcast il y a quinze jours que les networks américains ne pouvaient pas faire de série historique et qu'aujourd'hui, le public attend un certain élitisme. J'y ai repensé pendant ce weekend espagnol, qui remet sincèrement les pendules à l'heure. Hispania n'a sans doute pas les effets spéciaux de Spartacus (qui a dit "tant mieux" ?), mais elle propose des éléments venus du peplum sans jamais ennuyer. Tierra de Lobos est un western européen fait de sueur et de poussière qui parvient à être glamour. Aguila Rojas est à la fois de l'action-concept et une série d'intrigues de cour.
Vous cherchez des séries historiques qui ne vont pas vous ennuyer ? Direction l'Espagne, mes amis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : les fiches Aguila Rojas, Hispania et Tierra de Lobos de SeriesLive.
PS : Nakayomi, tu VEUX voir au moins Tierra de Lobos, je te jure.

Posté par ladyteruki à 22:57 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

04-12-10

[DL] Laerkevej

Ne me demandez pas, je suis comme vous, je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemble Lærkevej. J'avais lancé le pilote et je suis tombée sur le générique, il m'a plu alors je suis tout de suite venue vous le proposer. Pour ça et parce que j'ai pas fini mon post du jour, tant pis, c'est pas perdu. Donc le programme, ce soir, c'est justement de regarder le pilote et de voir ce que ça vaut. Sans sous-titres pour le moment, mais je désespère pas.

Laerkevej
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Reste qu'à mi-chemin entre les générique de Eureka et Dexter (attention je sens que je mets la barre très haut), ce générique est franchement sympa, j'aime bien les petites touches de "vous croyez que c'est une rue sympa mais attention aux apparences" qui ne sont pas trop appuyées, pas trop vicelardes, juste un tout petit peu dérangeantes. Ça me plaît bien. Faut voir après au-delà du générique, naturellement.
'Parait aussi qu'il y a un acteur de True Blood là-dedans, genre pendant la saison 2, Allan Hyde ; chais pas si ça vous parle, moi comme vous pouvez l'imaginer ça ne me fait ni chaud ni froid, mais bon, si ça peut inciter ne serait-ce qu'une personne de plus à cliquer...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lærkevej de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:44 - Médicament générique - Permalien [#]

03-12-10

Refaire / Défaire

On se plaint des remakes américains... mais, mes pauvres petits, c'est rien, ça. C'est une partie de plaisir, même ! Quand les Américains se piquent de refaire Skins, Being Human (brrrr...), ou commencent à lorgner vers Misfits... mais je dis allez-y. Mais c'est pas grave. Ya pire dans la vie !

Imaginez des Espagnols en train de lancer un remake des Craquantes, par exemple.
Ah, là ça rigole plus. Bah vous avez raison : il faudrait une loi pour interdire le remake de sitcom américain. Là, on est dans la criminalité internationale, là d'accord. Et je comprends mieux pourquoi ça faisait des semaines que j'avais cagoulé le pilote de Las Chicas de Oro sans y toucher. Ça s'appelle l'instinct de conservation. Mais puisque j'en étais à mettre la fiche à jour (j'ai pas fini mais ça commence à avoir de la gueule, si vous voulez y jeter un œil), je me suis dit que, bon, piske j'avais le pilote, hein ?

LasChicasdeOro

Le problème, c'est le "respect" de la série originale. Parce que justement, Las Chicas de Oro est un vrai remake, genre qui a récupéré les scripts des épisodes d'origine et fait un petit gloubiboulga avec les passages qui semblent les plus à propos, genre qui a casté puis relooké les actrices pour qu'elles soient la copie conforme de leurs aînées américaines (à l'exception de Doroti à qui il manque 20 bons centimètres, au bas mot), genre qui a reconstitué les décors presque fidèlement quitte à conserver le goût des années 80 pour les couleurs, genre qui place des rires enregistrés à intervalles réguliers parce que "ça fait sitcom américain". Tout y est, sauf... le cœur.
Je me rappelle mon effroi devant Maia Prekrasnaia Niania, il y a quelques mois. Je ne l'avais pas uniquement mis sur le compte de mon sentimentalisme et mon affection profonde vis-à-vis d'Une Nounou d'Enfer (ne riez pas, le Dieu de la Téléphagie seul sera mon juge !!!). Et étaient à blâmer exactement les mêmes travers.

Car dans le fond, remake ne veut pas dire copie carbone. Et si effectivement on retrouve tous les ingrédients des séries d'origine, le script, le look des personnages et tout... bah, le lien ne se crée pas. Alors je ne dis pas, ça divertit probablement sur le moment (surtout si on a la chance de comprendre l'intégralité des dialogues, je le conçois), et Maia Prekrasnaia Niania a été un beau succès de plusieurs saisons, et Las Chicas de Oro était regardée encore lundi soir dernier par 13,5% des spectateurs espagnols, ce n'est pas exactement un bide. Mais dans le fond, une fois ces séries achevées, ce qui restera dans les mémoires, c'est la série d'origine. Parce qu'elle est très exactement cela dans l'esprit des spectateurs, et surtout, de la production du remake : l'origine. Quoi que fassent les personnages à partir de là, ils ne sont jamais qu'une bouture repiquée.

Sérieusement, est-ce que les productions Russes ou Espagnoles (et je cite ces coupables uniquement parce que j'ai plus de place dans les tags, mais il y en a d'autres et parfois pas bien loin, n'est-ce pas Maguy ?) ne pourraient pas faire l'effort de créer leurs sitcoms pas drôles toutes seules, comme des grandes ? Bien-sûr que ça doit être plus simple à vendre à une chaîne, surtout quand le cahier des charges déjà prêt économise sur plein de choses, dont le travail de développement, mais sincèrement, c'est pas du boulot. C'est vraiment du produit de consommation pur, sans aucune ambition. L'émotion est totalement absente du résultat, même quand nos petites vieilles discutent de leurs expériences sur leur coin de canapé ; c'est déjà bien d'avoir gardé cette partie et pas juste les passages humoristiques, hein. Et on ne fait pas avancer la télévision de son pays en allant pomper celle des autres, pas de façon aussi littérale en tous cas.

Un remake pour défaire ce qui faisait le charme d'une série... c'est triste, franchement. Je suis sûre que par rapport, les remakes des séries dramatiques, même quand ils déçoivent, ne sont pas aussi révoltants.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Las Chicas de Oro de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:23 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]