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ladytelephagy
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9 juillet 2011

[GAME] Comme un pinson

LoveandMarriage
"I love you in a way that's mystical, and eternal, and illegal in 20 states."
(Scott, Roseanne - 8x11 - December Bride)

L'été, c'est la saison des mariages. Pour preuve : l'ami Eclair a convolé juste aujourd'hui ; félicitations à lui et à sa douce.
Aussi quelle meilleure période de l'année que celle-ci pour consacrer un jeu à cette noble institution ?

C'est en voyant cet épisode de la 8e saison Roseanne que je me suis posé la question ; on y assistait à un mariage gay et, l'épisode datant de 1995, j'ai essayé de réfléchir pour voir si j'en voyais un plus ancien.
Mais je ne m'y connais pas vraiment en mariage gay, je vous l'avoue. Cela semble être plus l'apanage des comédies, comme souvent, les comédies sont en avance sur pas mal de propos qu'on se permet moins dans des dramas, ou qu'en tous cas on s'est longtemps moins permis dans des dramas. Or, contrairement aux apparences, je suis peu versée en comédies.

Alors voici un petit jeu qui nous changera du jeu des génériques : une énigme. Dont je n'ai pas la réponse, en fait.
Quel était le premier mariage gay dans une série ?

Pour gagner ce jeu, il vous faudra donc trouver un mariage gay (réellement consacré) ayant eu lieu dans une série, source à l'appui. Vous gagnerez ainsi un de mes célèbres cookies à la myrtille.
Toutefois, j'offre un prix supplémentaire à quiconque m'en trouve dans une série asiatique.

Soyez beaux joueurs ! N'allez pas embêter Google (qui d'ailleurs donne plutôt des réponses sur les séries daytime, or je vous avoue que j'avais plutôt en tête d'aller fouiller dans le primetime), essayez de sortir vos propres références, d'utiliser vos souvenirs, votre DVDthèque, bref, de jouer le jeu.
Pensez donc bien à dater (et lier une capture si vous en avez) le mariage gay télévisé auquel vous faites référence. Trouverez-vous mieux que 1995 ? J'en suis sûre !

"Drew, will you marry me in Vermont, the state that makes New Hampshire nervous ?"
(Nigel Wick, The Drew Carey Show - 6x06 - The Pregnancy Scare)

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22 mai 2011

On ira où tu voudras quand tu voudras

C'est dimanche soir, vous n'avez pas envie d'aller vous pieuter et vous vous cherchez désespérément une excuse pour prolonger le weekend. Bougez pas, j'ai tout ce qu'il faut ; tenez, un article sur la stratégie fiction des chaînes indiennes en ce moment, par exemple ! Comme ça vous pourrez dire que c'est à la fois pour vous cultiver sur un pays étranger, et en même temps, que c'est un sujet de marketing, alors franchement, vous ne pouvez pas aller dormir maintenant.
Donnez-vous bonne conscience, lisez...

Inde_ThinklocalBenationalThink local, be national : mutations de la télévision indienne

Personnellement, le sujet m'a fascinée. C'est représentatif de ce que vit la télévision à l'heure de la mondialisation, finalement ; pourtant tous les pays ne misent pas sur ce genre de choses, ou disons, sûrement pas dans les mêmes proportions. Je veux dire que quand une série américaine se passe à, disons, Memphis, même si elle fait couleur locale, on y trouve plus une sorte de folklore que l'envie d'enraciner son intrigue, ses personnages, ses dialogues et ses problématiques dans la culture locale, et c'est normal, puisque l'Inde est quand même plus fragmentée que les USA. C'est une question de proportions, bien-sûr : les Etats américains ne sont pas interchangeables entre eux, mais ils ont quand même l'avantage de pratiquer la même langue, et de reposer sur des différences culturelles plus souples, découlant probablement de la plus grande mobilité des habitants et du contexte moins rural, qui ont tendance à enterriner les différences.
Mais surtout, je pense que c'est lié directement au caractère des soaps indiens, qui s'intéressent, on l'a déjà dit, à de vrais sujets sociaux. Et vous constaterez que j'ai une vraie admiration vis-à-vis de Balika Vadhu dont j'ai parlé par le passé. On est dans quelque chose de tellement plus en prise avec le réel que la plupart des soaps que nous connaissons (et même que ceux que nous connaissons mal, comme Coronation Street).
Alors au final... bon, d'accord, passer plusieurs heures sur la carte m'a un peu fait braire (j'étais déçue pour certaines régions ; à l'Est, il parait que c'est la concurrence trop forte de chaînes du Bengladesh limitrophe qui rend les productions indiennes encore frileuses, mais comme je n'ai lu ça que dans un seul article, et pas absolument sérieux, c'est une précision à prendre avec prudence), mais au bout du compte c'était fascinant d'entrer dans les coulisses du marché télévisuel indien, et j'espère que vous apprécierez ce voyage, même s'il peut sembler un peu technique de prime abord. Mais bon, ça vous donnera une excuse pour veiller encore un peu !

Et si vraiment vous n'avez aucune envie d'être lundi, j'ai encore un peu de lecture en réserve. En fait, il y a des chances pour que je n'aie pas la place de tagger toutes les séries qui ont été évoquées sur SeriesLive cette semaine.... et je m'en réjouis !
Et encore, yavait même pas de cérémonie de récompenses cette semaine (pas que je sache en tous cas), alors imaginez, un peu. Mais avec les projets, les upfronts, et tout et tout, on ne chôme pas, et ce aux quatre coins de la planète. Pas toujours facile de suivre les news dans les temps, je confesse que certaines mettent parfois quelques jours à arriver sur le site pour des raisons de sources comme de temps, mais franchement, c'est pas comme si vous l'aviez lu ailleurs avant... si ?

Bon alors du coup, j'ai envie de vous dire qu'on va faire le récap' de la semaine, hein, pour ne rien changer. Voici ce qui s'est passé sur Séries du Monde cette semaine :

Lundi YuushaYoshihikotoMaounoShiro_MEA TV Tokyo commande une série de fantasy
C'est un nouveau projet étonnant que la chaîne envisage pour cet été.

BarataFlamejante_MEA Une version brésilienne de Kick-Ass bientôt sur Multishow
La chaîne du satellite a commandé une websérie pour rythmer l'été.
Mardi Piratas_MEA Audiences espagnoles : des pirates en mauvaise posture
Une deuxième semaine bien difficile pour la nouvelle série de Telecinco...
  SaigonoBansan_MEA Petit téléfilm deviendra grande série pour TV Asahi
Ou quand un unitaire se révèle être un backdoor pilot...
Mercredi MinamiShineyo_MEA TBS commande un remake de Minami Shineyo (You're Beautiful)
Les remakes de séries coréennes vont-ils devenir une nouvelle manne pour la télévision japonaise ?
  World En bref : l'actu des télés du monde
Alors, où est-ce qu'on vous emmène cette semaine ?

TheFjallbackaMurders_MEA Camilla Läckberg à Cannes pour promouvoir The Fjällbacka Murders
L'auteur de renommée internationale prend les devants avant même la diffusion en Suède.
Jeudi SeriesPlus Séries+ a le vertige
La chaîne câblée tient-elle son prochain succès ?

HarunaKawaguchi_3 Haruna Kawaguchi passe l'été au Ouran Koukou Host Club
La prochaine saison nippone sera dédiée au travestissement, ou ne sera pas !
Vendredi RadioCanada Upfronts 2011 : Radio-Canada annonce sa programmation 2011-2012
Eh oui, les upfronts, ça se passe aussi au Canada !
  Crownies_MEA ABC1 dévoile les premières images de Crownies et The Slap
Dans les prochains mois, la chaîne publique misera sur ses dramas !

Telemundo Upfronts 2011 : Telemundo annonce sa programmation 2011-2012
Les upfronts en espagnol, ça donne quoi ?

BOSS_MEA2 Audiences japonaises : renaissance
Les séries atteintes par les incontournables vacances de la Golden Week tentent de se remettre de leurs émotions...
Samedi DR Budget record pour la fiction historique danoise 1864
Mais le plus dur reste à faire...
Dimanche CBC CBC commande trois pilotes
Alors que tout le monde annonce ses grilles, la chaîne canadienne fait encore ses courses.
  Cloudstreet_MEA Ce soir en Australie : jamais deux sans toit
L'une des mini-séries les plus attendues de l'année débute dans quelques heures.

Accrochez-vous : on a quadrillé à peu près toute la mappemonde cette semaine. Bon, pas tout-à-fait, soyons honnêtes le continent africain reste le grand absent de mes mises à jour (je refuse pas qu'on me donne des pistes, notez bien), mais enfin c'est quand même pas mal, puisque cette semaine on aura vu : le Brésil, l'Espagne, le Japon, un ptit bout de Corée du Sud, le Canada et pas qu'un peu, l'Italie, l'Inde, les Amériques, la Suède, l'Australie, le Danemark... Jolie promenade !

Cette semaine, la rédactrice a été impressionnée par le succès incroyable de la news sur les audiences espagnoles. Alors, bon, je n'indiquerais pas en toutes lettres "audiences espagnoles", je me dirais que les fans de Pirates des Caraibes ont cliqué par erreur. Mais là ? La news a fait en une journée le nombre de lectures que la plupart des news Séries du Monde font en environ une semaine. Ca me rappelle le succès incroyable de la news sur Xi You Ji (qui d'ailleurs est reportée, potentiellement, à l'été, c'est vrai que j'en ai jamais reparlé), une série chinoise dont j'ai parlé sur un site où d'ordinaire on peut pas dire que ça court les rues, et pareil, les chiffres étaient sidérants dés les premières heures.
Alors du coup, si vous avez envie de plus de news sur l'Espagne, ou plus de news sur les audiences, ou les deux, bah écoutez dites-le, ça me permettra de vous donner ce qui vous fait plaisir. Ce post de récap, il est aussi là pour ça. Et on peut très bien imaginer que les audiences espagnoles, pour reprendre l'exemple, deviennent aussi régulières que peuvent l'être les audiences asiatiques, mettons ; si ça vous dit, moi je peux le faire en tous cas.
Un mot de vous et...
C'est pas comme si vous me le demandiez pour l'Allemagne, mais quelle galère de trouver des news pour les fictions de ce pays !

Bon et puis, pardon, mais à l'heure où vous lisez ces lignes, en fait, je ne suis plus dans les parages. Aussi, je finirai ce post de la semaine sur une insistance particulière à propos de Cloudstreet, certainement LA série australienne qu'il faudra avoir vue ce mois-ci. Personnellement j'ai pleuré devant le trailer, donc comment vous dire ? Là, maintenant, je cagoule, hein, ya pas débat. Ou plutôt, si les choses n'ont pas progressé depuis le moment où j'ai programmé ce post, je suis en ce moment en train d'écumer le net pour trouver le Graal. J'vous tiens au courant, ya des chances pour que vous entendiez reparler de Cloudstreet au moins sur ce blog de toute façon. Mais où il est, nom de nom ?

2 juillet 2011

[DL] Suits

Le deuxième épisode de Suits ne m'a pas autant charmée que le pilote ; j'ai trouvé l'épisode moins pétillant, moins intelligent. En contrepartie, il poursuivait la construction de la relation entre les deux personnages principaux et c'était intéressant sous cet angle, mais disons que ce n'était pas ce pour quoi j'avais signé à la base.
L'autre avantage de cet épisode aura été de pouvoir découvrir le générique de la série. Définitivement un point fort !

Suits
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'aime particulièrement la musique, qui me rappelle quelque chose à mi-chemin entre certains passages de Baby did a bad bad thing de Chris Isaak et les couplets de Some Girls de Rachel Stevens (on a les références occidentales qu'on peut), et je trouve ça plutôt sexy. Visuellement c'est clair qu'on ne tient pas le générique de l'année ni de la décennie (oh, ça peut pas être pire que le générique de Franklin & Bash, on est d'accord hein...), il n'y a pour ainsi dire rien à voir que l'éternel thème de deux couleurs complémentaires qui se mélangent, mais c'est quand même suffisamment bien fait pour qu'on se dise que ce générique, il est quand même classe.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Suits de SeriesLive.

3 avril 2011

[DL] The Borgias

C'est long mais c'est bon. Ou bien c'est bon mais c'est long, j'ai pas encore décidé. En tous cas c'est sûr, ce générique fait partie des très bons du moment. Celui de Camelot se défend pas trop mal aussi, il faut l'admettre. Non, il faut le dire, je nous trouve en veine côté génériques, en ce moment... La musique est exactement là où on l'attend, il n'y a pas de surprise visuelle bluffante non plus, mais en tous cas ça fonctionne de bout en bout.
D'une façon générale, il faut quand même avouer que les séries historiques sont souvent très gâtées de ce côté-là. Je n'arrive pas à penser à une série historique dotée d'un générique de moins de 10 secondes, par exemple, alors que ça doit arriver dans à peu près tous les autres genres. Chais pas, ya une exception à cette règle qui m'échappe, ou bien franchement, les séries historiques ont TOUJOURS un générique de qualité ?

TheBorgias
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Je vous avoue que, après avoir un peu pesté contre le pilote de The Borgias, que j'ai trouvé épouvantablement long, je vais peut-être quand même regarder la suite, au moins le deuxième épisode. Je sais, ça me ressemble pas. Et pour tout vous dire je suis la première surprise. Mais je voudrais voir si c'est ma résistance moindre à un pilote de série historique d'une heure trente qui a été la cause de ma frustration, ou bien si c'est vraiment le contenu, mon problème. Pis bon, ya Lucrezia... charmante créature.
Enfin bon, j'en déciderai probablement au dernier moment, quand le deuxième épisode sera dispo. Mais en tous cas, je confesse me poser la question, ce qui est déjà un bon début.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Borgias de SeriesLive.

3 février 2011

Friendly reminder

Ami téléphage, tu n'es pas sans savoir que la motivation m'a quittée aussi sûrement que la matière grise dans le crâne d'un spectateur de TFHein. Soit. Toi, par contre, tu as encore toute la tienne. Aussi vas-tu, avec la plus grande des motivations, l'enthousiasme de mille hommes et la gourmandise d'une armée d'obèses, te ruer sur ta télé (que TOI tu as laissée branchée) et allumer M6 pour regarder M6.
Ce n'était pas ton intention ? Tu avais failli oublier ? J'veux rien savoir.

Alicia

The Good Wife, comme les tags extatiques de ce blog te le prouveront si tu tiens absolument à te faire spoiler, imprudent ami téléphage, est une excellente série, qui mérite ton attention au moins jusqu'au deuxième épisode, après quoi je t'autorise à aviser. J'admets bien volontiers que le pilote n'est pas le meilleur épisode de la série, mais il n'en est pas moins solide et indispensable.
D'ailleurs, si moi-même je ne l'avais pas déjà vue en VO, je rebrancherais ma télé pour la découvrir ce soir, c'est pour te dire.

Pour ses excellents portraits de femmes (je pourrais devenir lesbienne pour Kalinda...), pour ses intrigues toujours intelligentes, pour son fil rouge savamment élaboré, pour ses pointes d'humour parfaitement fines et ciselées comme en orfèvrerie, pour, enfin, son casting impeccable, The Good Wife est un must-see, et si tu as, arrogant ami téléphage, ignoré tous les avertissements à ce sujet sur les divers sites, blogs et réseaux sociaux toute la journée, permets que j'en remette une couche.
D'autant qu'en téléphagie, je le rappelle, l'ignorance n'est JAMAIS un bienfait.

Kalinda

Il est 20h34, il est donc encore temps de bien faire ; file, va, étourdi ami téléphage, et que je ne te reprenne plus à snober d'excellentes productions lorsqu'elles passent à ta portée. Déjà que c'est pas souvent...

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1 avril 2011

All about Reed

C'est difficile de s'attacher à une série au fil des semaines, pour finalement n'en dire que du mal. Ca ressemble un peu à une trahison. On aimerait pouvoir être positif... après tout, on vient de regarder toute une saison, à rire et parfois pleurer avec les personnages, à guetter chaque semaine les épisodes et à se montrer fidèle, et régulier (une qualité téléphagique par laquelle, qui plus est, je ne brille pas). Alors au final, pourquoi avoir été là, devant ces épisodes, plutôt que devant d'autres ? Il devait bien y avoir une raison mais là tout de suite, elle ne nous apparait pas. On ne peut même pas dire qu'il s'agisse d'une raison honteuse, mais simplement on ne voit pas trop comment défendre l'indéfendable.

Je me retrouve dans cette épineuse et un peu triste situation avec Fairly Legal. Pendant 10 semaines, j'ai été présente aux côtés de Kate, mais à l'heure du bilan, je n'ai pas envie de mentir : il n'y a pas grand'chose dans la série qui ait justifié cela.
A part, précisément, mon attachement.
Si la personnalité pétillante de Kate a instantanément ravi mon coeur, c'est progressivement devenu la seule raison pour laquelle je revenais.

Concrètement, Fairly Legal a tout faux. Le soi-disant fil conducteur de la saison n'est qu'un coup d'épée dans l'eau, une esbrouffe qui se révèle stérile aussi bien dramatiquement que sur le plan de l'évolution de l'histoire ni de l'évolution du personnage de Kate. La relation conflictuelle avec la belle-mère n'évolue pas ; pire, Lauren est un personnage qui s'appauvrit après avoir dans un premier temps montré des signes prometteurs sur ses différentes dimensions. La relation à l'ex-mari Justin piétine et effectue de constants aller-retours, perdant toute crédibilité au passage et ne surprenant ni n'émouvant plus au bout d'un coup de grisou par épisode. Même la mini-histoire amoureuse de Leo n'aboutit pas.
Tout ce qui pourrait apporter à la série richesse et profondeur se montre incapable de tenir sur la longueur. Un comble pour des éléments feuilletonnants !

Le problème n'est pas le ton ultra-léger de la série, il n'est pas nécessaire d'être sombre pour obtenir de bonnes intrigues. Mais il faut du courage, et de la constance, deux qualités qui font cruellement défaut à Fairly Legal, et qu'illustre bien le final de la saison, où les deux dernières scènes sont en décalage total l'une avec l'autre.
Pas de questionnement sur la Justice, les limites de la médiation, ou les implications de certains cas abordés ? Je peux en faire mon deuil. Mais la résistance de la série au test du temps, lorsqu'on accepte de se distancier du plaisir immédiat de la présence de Kate à l'écran, cela j'ai du mal à le pardonner.
On a pu entendre que c'était typique des séries d'USA ; il me semble pourtant que Royal Pains, par exemple, se débrouille bien mieux dans ce domaine. Et que la futilité du propos, surtout, ne devrait pas signifier que l'écriture ne soit pas solide.
Ce qui m'ennuie, ce n'est pas de regarder une série légère, c'est d'avoir l'impression que son élaboration est prise à la légère.

Et pourtant j'ai adoré ces 10 épisodes passés avec Kate Reed. Et j'ai pleuré à chaudes larmes lorsqu'elle s'est pris un revers. Tout au long de l'épisode, j'ai senti monter son épuisement. Mais que, pour un bon mot final, une image de fin rigolote et encore, la série se refuse à assumer les directions prises, me semble impardonnable ! La sympathie et l'empathie ne suffisent pas, non plus que le culte de la personnalité de l'héroïne, pour satisfaire nos besoins téléphagiques primordiaux...

FacingKate
"I'll be back !"
Très franchement, Kate, je ne sais pas encore si j'en ferai autant.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fairly Legal de SeriesLive.

31 janvier 2011

Working girl

Entre l'enregistrement du podcast et le reste de ma vie trépidante, je ne suis même pas sûre d'avoir du temps pour le pilote de Working Class que j'attendais pourtant un peu, sachant que j'ai gardé une certaine nostalgie pour Reba (je sais, je suis probablement la seule) et qu'en plus j'espère secrètement en une B.O. uniquement constituée de country (...je sais, je suis la seule !).

Bon, on le finit cet enregistrement de podcast, oui ?

WorkingClass

10 janvier 2011

L'amour du risque

Pourquoi faire un remake aux USA d'une série tournée en anglais ? La question est récurrente et je ne vous cache pas que dans le prochain SeriesLive Show, à paraitre à une date indéterminée pour cause de problèmes techniques, on s'est demandé pourquoi refaire une série comme Shameless (UK).
Les craintes sont en général les suivantes : l'esprit de la série d'origine va-t-il être dénaturé ?

SansGene

Ah bah rassurez-vous tout de suite, bonnes gens, c'est pas avec Shameless (US) que ça va arriver, c'est bien simple, c'est une copie carbone. Non seulement les acteurs ont en grande partie été castés pour leur ressemblance frappante avec le cast britannique d'origine, mais même les dialogues suivent, quasiment mot pour mot, ceux du pilote d'origine.

Tiens, les voilà, les râleurs. Ceux qui trouvent que dans ce cas yavait pas de raison de tout refaire.
Mais mettez vous à ma place : cette fois, je comprends ce qu'ils disent.

Le remake de Shameless, je suis donc pour. Et comme j'ai découvert le pilote de la série originale il y a quelques semaines (dommage, j'aurais dû écrire mon post à ce moment-là, mais le fin mot de l'histoire c'est que j'ai adoré), le gag, ça va être de regarder les deux séries en parallèle. Je sens que je me prépare une grosse impression de déjà vu, mais aussi une étude comparative intéressante !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Shameless (US) de SeriesLive.

21 décembre 2010

Just a gleempse

Lasses de dépenser tous nos sous, ma sœur et moi avons interrompu notre journée shopping en rentrant chez elle tout en parlant de séries. C'est là qu'elle me dit : "ah, tu sais ce que j'ai depuis hier ? Le jeu Glee sur wii". Huh ? Il y a un jeu video Glee ? Heu, mais faut faire quoi, slalomer entre les lanceurs de slushies dans les couloirs du lycée ?
Bon, je cherchais vraiment la complication : le jeu Glee consiste tout simplement à chanter les titres interprétés dans la série devant un micro en ayant l'air de savoir ce qu'on fait. Le micro étant réglé pour que, s'il y a un son en même temps que les paroles, que ce son soit juste ou dissonant, les points sont tout de même attribués. De sorte que vous êtes en fait encouragé à faire n'importe quoi pourvu de souffler dans le micro. Je sais pas à quoi je m'attendais mais en tous cas c'est franchement bas de gamme.

Mais l'objet de mon post ne sera pas le jeu lui-même, en fait, mais ce qu'il dit de Glee, à son échelle.

Gleempse

En tout, j'ai vu la première saison de Glee 1,5 fois : j'ai vu la première partie en double, dont une pour me rafraîchir la mémoire à peu près lorsque la seconde devait commencer. Pour ce qui est de la saison 2, je me suis arrêtée avant le Rocky Horror Picture Show, ma patience ayant ses limites.
En dépit de ça, quand il s'est agi de choisir ne serait-ce que les chansons, j'étais complètement là en aveugle : "euh, ils l'ont chantée quand ça ? Je vois vraiment pas ce que c'est... Ah c'est pas quand ils vo-... ah bah non".

Le phénomène est devenu immense et pourtant, qu'a-t-il vraiment laissé ? A force de se gorger de popculture et de jouer avec des phénomènes déjà existants, Glee est devenu une sorte d'agglomérateur de trucs qui attirent le regard. Mais n'a rien su laisser, n'a rien su inventer, n'a rien su créer. On regarde Glee parce que c'est sympa, que ça fait de la musique, que ça bouge, qu'il y a des répliques drôles (plus ou moins exprès), et qu'on y voit tout ce qui est populaire par ailleurs. C'est une magnifique vitrine finalement : des comédies musicales à Lady Gaga, tout y passe, tout ce qu'il faut plus ou moins connaître pour ne pas donner l'impression qu'on vit dans une grotte.
Et pourtant la série n'impose jamais vraiment sa griffe, se refuse à apporter un enjeu créatif.

On a dit en riant l'autre jour dans The SeriesLive Show que Glee, ironiquement, n'a pas de générique. C'est finalement assez révélateur de l'état d'esprit de la série : plutôt que d'avoir un générique propre, qui lui confère une identité, elle se contente de piocher un peu partout ce qui lui servira de carburant. Mais tout cela est de l'énergie fossile...

Que laissera Glee derrière elle ?

Oui, je pense déjà à l'après ; j'ai pour ma part la conviction qu'elle n'ira pas au-delà de 3 saisons : la série brûle ses cartouches trop vite, le phénomène est énorme mais à mesure que le succès a pris de l'ampleur, la série s'est essentiellement recentrée sur un public volatil qui passera à autre chose si une série plus opportuniste débarque, et il en débarque toujours une à un moment ou à un autre. A force de recycler, Glee n'a pas su imposer sa marque, et ce sera pire quand arrivera la série de malédictions qui s'annoncent, comme le changement de casting. Le fait de l'assumer très tôt n'implique pas nécessairement que ça prendra. Et on parle, je le répète, d'un public qui préfère se lier aux personnages que les voir tourner (déjà les amateurs d'Urgences ont parfois eu du mal avec le turn-over, alors le public de Glee...).
Pour commencer, qui repensera encore à Glee quand cette série sera finie ? Une autre prendra sa place dans le cœur du public-cible, pour ceux qui n'auront pas simplement grandi et tourné leur regard vers autre chose. En se débarrassant de certains de ses personnages emblématiques, la série se sera transformée en franchise mais aura, aux yeux de ses fans de la première heure, perdu de sa substance (même quand ce n'est pas vrai, c'est ce que la plupart des fans pensent, quelle que soit la série). Les acteurs partis vers d'autres verts pâturages emmèneront souvent leur public avec eux, car le phénomène d'identification est fort (ils sont littéralement les petits outsiders qui réussiront dans le showbiz, et non leurs personnages). Au milieu de tout ça, la série aura continué à reprendre des chansons sans jamais imposer les siennes, sans jamais s'imposer une ligne claire. Sans même d'aller jusqu'à dire que la série aurait pu être une œuvre grandiose et marquante, elle aurait au moins pu camper sur ses positions quand le succès est venu au lieu de se laisser aller à ces guests et ces épisodes spéciaux destinés uniquement à attirer l'attention. Glee ne cherche pas vraiment à garder l'attention qu'elle capte, elle considère essentiellement que c'est un dû. Quand le vent tournera, je repartira...

Que tout cela est triste. Un an après avoir entendu certaines de ces chansons, je ne me souviens déjà plus de rien des épisodes vus avant l'été. Ma sœur à peine plus (et elle les a vus plus récemment). Oui, c'est ça, ça m'a rendue un peu mélancolique de constater que l'un des plus grands succès populaires de ces derniers temps ne laisse pas d'autre trace que les sillons de l'encre dans les rouleaux des comptables de la FOX.

Glee a loupé son occasion d'être une série importante pour se borner à être un phénomène marketing. J'aurais aimé penser qu'on pouvait avoir les deux. C'est ce qui aurait justifié sa longévité.

30 décembre 2010

Mes lecteurs sont comme ça

De la même façon qu'il y a des posts Point Unpleasant, certains jours j'ai envie de faire des posts Very Pleasant. Parce que je vous aime, voilà. Vous êtes terribles. Vous déchirez tout.

Je vous ai remerciés pour Noël mais c'était rien, par rapport au mail que j'ai reçu ce soir, avec une cagoule vers ceci :

StarkRavingMad

Alors, c'est pas de la bombe, les lecteur de ladytelephagy ? A charge de revanche, tiens. Moi je file voir mon pilote. Pis ptet celui d'Episodes, après, si ça m'a mise de bonne humeur.

6 décembre 2010

Color of your soul

C'était il y a moins d'une semaine. Le temps passe vite, quand on s'amuse. Je redécouvrais le pilote d'Untouchable et, cette fois, j'allais au bout, découvrant par la même occasion ce qu'il n'est pas exagéré d'appeler une bonne série (même si vous ne me voyez pas la qualifier non plus d'excellente).
Et voilà, j'ai vu le final de la série il y a quelques minutes, et elle va déjà me manquer. Heureusement pour elle, elle a assuré ses arrières, juste au cas où. Si je peux me permettre, c'est pas avec ces audiences-là qu'elle va revenir de si tôt, mais enfin l'espoir est permis.

Untouchable avait donc démarré comme une série d'enquêtes journalistiques, pour s'achever sur une immense conspiration. Que de chemin parcouru entre la première et la dernière minute de la série ! Je ne consacre pas souvent un post de clôture aux dorama que je regarde de bout en bout, mais vu l'enthousiasme avec lequel j'ai englouti les 9 épisodes en cinq jours, et la réelle bonne surprise que la série a été, je me suis dit qu'Untouchable avait bien mérité un petit message d'adieu, que je vais toutefois prendre la précaution de dénuer de toute forme de spoiler, comme si ça si vous avez envie de vous joindre à moi et de regarder la série, même seulement le pilote, c'est pas moi qui vous aurai empêchés.

ColorandDarkness

Ce qui ne va pas m'empêcher de chanter les louanges de la série, croyez-le bien. Il y a dans son approche quelque chose de très finaud : on commence par quelques épisodes construits sur le modèle du formula show, et puis, quand le spectateur est harponné, on lui fait réaliser qu'il a mis le doigt dans l'engrenage et que désormais, le dorama deviendra feuilletonnant, qu'il le veuille ou non. Le résultat est imparable parce que du coup, si le mystère d'un épisode donné peut être d'intérêt variable, l'intrigue s'est mise en place sans même qu'on y prenne garde et on reste absorbés.

Ça peut surprendre d'entendre dire qu'une série conspirationniste ne montre pas qu'elle est feuilletonnante au premier abord. On a souvent l'impression que l'un et l'autre sont indissociables.
La raison en est simple : il y a une conspiration, mais aucun adepte de la théorie du complot. Personne, et surtout pas le personnage central, ne tombe dans la paranoïa avant... allez, le septième épisode, disons. Les premiers épisodes se déroulent donc avec une ardoise propre, genre : on a découvert une truc franchement pas catholique dans le premier épisode, mais c'est pas pour autant qu'on va commencer à voir le mal partout, et on ne va pas se mettre à suspecter la main de cette dangereuse entité partout où il se passe quelque chose. Quand on a baigné pendant une grande partie de son adolescence dans l'ambiance des X-Files, franchement, c'est incroyablement rafraîchissant, c'est fou, c'est comme voir le genre d'un œil tout neuf. Pas de "trust no one" à l'horizon, au contraire, c'est avec une facilité déconcertante que l'héroïne, Ryouko Narumi, écoute tous ceux qui veulent bien lui parler, comme si elle n'était jamais complètement échaudée par le pipeautage de l'épisode précédent. Non qu'elle soit absolument naïve, car elle se pose les bonnes questions, mais elle regarde tout avec un vrai regard de journaliste : objectif, dans la mesure du possible. Elle ne commence pas à suspecter tout le monde de lui mentir, ce n'est pas la base sur laquelle elle travaille.
Du coup, c'est un bonheur de la voir évoluer à l'écran, aussi gauche et coincée soit-elle, parce que ce qu'elle croit vraiment, c'est qu'à force d'interroger les gens encore et encore, la vérité sortira. Elle a une sorte de foi dans la vérité qui lui fait penser que même ceux qui mentent finiront par tout lui dire si elle insiste suffisamment. Une ténacité qui, elle, est dans la droite lignée de tous ceux qui avant elle ont enquêté sur des conspirations dans des séries.

La série au lieu d'exclure des personnages progressivement pour rétrécir la liste des suspects qui, potentiellement, sont de connivence avec l'entité conspiratrice, soigne en conséquence sa galerie de personnages, pas forcément en appuyant sur le détail et la profondeur des portraits, mais en n'oubliant jamais de mentionner tout le monde, histoire de garder le flou sur qui est, et qui n'est pas, à la recherche de la vérité. Rares, très rares sont les seconds rôles inutiles à l'intrigue, chacun a un rôle à jouer ou presque. Au fur et à mesure, c'est donc un véritable ensemble show qui se dessine, bien que gravitant essentiellement autour de Ryouko, donnant à un grand nombre de personnages l'occasion de dépasser leur stéréotype d'origine, brossé dans le pilote, pour apporter leur contribution aussi infime soit-elle.

Mais le plus frappant, c'est l'énergie avec laquelle Untouchable s'attaque à ce qui semblerait justement intouchable pour un dorama : la politique et les médias. Deux sujets dans lesquels rares sont les séries qui s'y engouffrent, et où l'esprit critique n'est pas un acquis, le légendaire (et presque pas exagéré) respect des Japonais pour les institutions y étant pour quelque chose du côté de la politique, et la gratitude du ventre jouant son rôle pour la question des médias. Mais Untouchable va purement et simplement flageller ces deux pouvoirs de façon répétée, n'hésitant pas à écorner quelques autres honorables et également intouchables institutions telles que la religion ou la justice.
Si la première affaire était centrée sur le monde des médias, je m'attendais à ce que la suivante s'en éloigne. Au contraire, ce dont veut parler Untouchable, c'est justement la manipulation de ces médias, et les épisodes vont tous tirer partie de cette donnée, chacun dans la mesure de ses moyens. La position du Shukan Untouchable, où officie Ryouko, est bien pratique pour lancer la série : c'est un torchon qui vend du scandale avec de jolies filles en couverture, bref une publication peu prise au sérieux, rarement dans la course pour le scoop sérieux. Une position d'outsider. Cette donnée de départ va être complètement pervertie à mesure que Ryouko, qui ne se console pas d'avoir échoué dans un magazine de troisième zone, progresse dans sa découverte de la vérité.

Ce qui transparait aussi, c'est finalement un véritable questionnement sur la liberté de la presse au Japon. On n'y vit pas dans une dictature où la presse serait contrôlée par le gouvernement, ce serait trop facile ; on est avant tout dans un monde où la presse s'est construite grâce au libéralisme, à la concurrence, à l'argent, et c'est justement là que se loge le vice, la faille du système. Les réseaux et l'argent ont fait la presse, ils peuvent aussi la défaire. Ce que, dans sa fiction conspirationniste, Untouchable dit, c'est quelque chose qui n'est qu'exagéré, pas fictif, sur l'état de la presse. Et ça n'a, au final, rien de strictement nippon...

Au bout du compte, Untouchable est plus glaciale qu'il n'y parait, parce qu'en évitant l'atmosphère de paranoia, qui a tendance à rendre le spectateur éminemment méfiant et à le rendre imperméable à certaines manipulations, la série met en place un monde dans lequel on a l'impression d'avoir des certitudes, et où finalement les limites se brouillent entre ce qui est normal et ce qui ne l'est pas. "Gentils" et "méchants" ne sont pas si simples à cerner qu'il n'y parait... même quand ils sont identifiés. Tout est dans l'image qu'ils renvoient, et ils la manipulent tous un peu.

Alors bien-sûr, je ne vous cacherai pas que j'ai été un tantinet déçue par l'épisode final, notamment parce que les quelques petites choses que j'avais devinées (j'avais encore quelques hésitations sur d'autres choses, qui m'ont effectivement surprise), une fois franchement évidentes, sont appuyées à l'envi pendant de longues minutes qui auraient pu être employées à mettre en place un final plus dérangeant sur le fond.
Le final d'Untouchable donne la "solution", la clé de ses énigmes et répond aux questions posées. C'est un avantage non-négligeable quand on est fatigué de se faire balader pendant plusieurs saisons par des séries ayant la même thématique. Mais c'est dommage car sur le fond, il reste une zone de flou, surtout après les révélations terrifiantes de l'avant-dernier épisode sur certains agissements de l'entité que Ryouko veut percer au grand jour.

Je l'ai dit, je le répète une dernière fois : Untouchable n'est pas un chef d'oeuvre. Mais c'est vraiment une bonne série qui parvient à la fois à divertir et, j'espère avoir su vous l'expliquer correctement, à soulever quelques thèmes intéressants.
Dans le fond, je sais d'ailleurs très bien qu'une deuxième saison ne serait pas souhaitable. Mais vous verriez la toute dernière image de la série...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Untouchable de SeriesLive.

5 novembre 2010

Hélas, le clonage de la médiocrité est autorisé, lui...

CloneBaby

Quand une fiction est attendue, on espère pour elle que c'est pour les bonnes raisons : une intrigue incroyable, par exemple, ou un casting épatant, peut-être... L'attrait essentiel de Clone Baby, c'était d'être un thriller de 30mn inaugurant la nouvelle case fiction de TBS. On a déjà vu pu attrayant ! Certes, le thème du clonage pouvait s'avérer intéressant, mais les infos qu'on avait jusque là étaient trop parcellaires pour vraiment se faire une idée.
Tremblez, jeunes gens, car j'ai vu le pilote de Clone Baby hier soir, et je viens vous porter de mauvaises nouvelles : il est nul.

Alors, non, bon, ok, peut-être pas nul. Le terme est sans doute un peu fort. Disons qu'il est franchement mauvais, ça va comme ça ? Trop dur ? Attendez que je vous explique.
Mais en premier lieu, je vais commencer par la bonne nouvelle (oui, au singulier...), qui est que Clone Baby possède une réalisation dans la moyenne supérieure de ce que l'on peut trouver comme séries équivalentes au Japon. Il y a une véritable envie d'apporter du mouvement, du rythme, de la couleur, des angles, et pour ça franchement je dis merci, car il n'est pas rare pour un dorama nippon d'être pris au piège des conventions du genre, ne prenant aucune liberté avec la mise en images. A cet égard, chapeau bas, ce n'est peut-être pas une composition magistrale comme certaines autres séries (regardez Mousou Shimai et apprenez à placer la barre très haut...), mais en tous cas il y a une véritable volonté de faire quelque chose de vivant.

C'était donc la bonne nouvelle. Hélas pour elle, elle se trouve bien isolée, car sont à blâmer, sans ordre particulier de pénibilité : le casting et le jeu des acteurs, les dialogues et, problème non-négligeable, le scénario.

Car le choix de Clone Baby, c'est de nous plonger dans deux mystères parallèles, et c'est là que le bât blesse : il y a d'une part le mystère autour du clonage, et d'autre part l'intrigue "individuelle" du personnage central qui de toute évidence vit la conséquence de ce mystère. Le problème, c'est qu'on ne comprend pas vraiment ce qui se passe autour de ce personnage vu qu'on nous laisse dans le noir sur les deux tableaux : si le contexte du clonage était un peu éclairci, on s'inquièterait du sort de ce pauvre gars parce qu'on saurait à quoi il fait face. Mais là pas du tout, les deux axes baignent tous les deux dans une ambiance de "je te dirai pas avant le final de la série" qui rend les choses pénibles. Et pourtant, c'est pas vraiment que l'intrigue soit complexe, c'est juste qu'il est parfaitement horripilant d'être plongé dans l'ignorance simplement parce que c'est plus pratique pour construire du suspense. La solution de facilité, ce n'est jamais la bonne solution, combien de fois faudra-t-il le répéter ?!

Alors du coup, on s'en fout un peu. Tout ça a l'air trop grossièrement pensé, et c'est d'ailleurs mal amené aussi, avec des scènes qui partent dans tous les sens à intervalles réguliers. A l'instar de ce mystérieux institut dont on ne sait rien mais dont les scénaristes organisent une visite qui se veut pédagogique. Ce serait l'occasion de nous expliquer un peu dans quel univers on tente de nous immerger mais ça devient un futile prétexte à présenter un professeur étrange (et grotesque). Sur le monde du clonage lui-même on ne saura finalement pas grand'chose. A ce personnage risible viennent s'ajouter l'intrigue sirupeuse du personnage central, un étudiant japonais complètement mou (pléonasme) qui met tout l'épisode à comprendre ce qui lui arrive... problème, le scénario met autant de temps, alors que n'importe quel spectateur avec un cerveau fonctionnel a compris. Le suspense est donc artificiel, il ne provoque que frustration. Les personnages pseudo-mystérieux et les quelques plans soi-disant effrayants n'aident pas à améliorer cette impression persistante qu'on a de se faire balader sans autre motif que celui de justifier le format feuilletonnant...

Clone Baby, c'est pas vraiment une déception en ce qui me concerne, mais c'est un avertissement clair : ne pas chercher l'innovation là où elle n'est pas. En l'occurrence, ce n'est pas parce que TBS lance une nouvelle case horaire dédiée aux séries que ça veut dire que le dorama qui l'inaugure va forcément avoir quoi que ce soit de nouveau lui aussi. On est ici dans du bas de gamme, ça n'est pas nouveau, mais c'est toujours aussi rageant de se faire avoir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Clone Baby de SeriesLive.

20 octobre 2010

Envers et contre tout

TheBigC

Peut-on aimer une série dont le personnage principal nous énerve au plus haut point ? Attention, je ne parle pas d'un personnage volontairement irritant, genre celui de Dr House, qu'on cherche à tout crin à nous rendre antipathique (jusqu'au moment stratégique où soudain il va nous apparaitre dans toute sa vulnérabilité, évidemment), mais bien d'un personnage qu'on ne cherche pas à nous présenter comme spécialement détestable, mais avec lequel, vraiment, on a beau essayer, mais on n'accroche pas.

Balayant toutes mes certitudes, The Big C est en train de m'apprendre que, oui, j'ai beau avoir le poil qui se hérisse chaque fois que Cathy fait quelque chose, j'aime toujours énormément la série. Certes un peu moins qu'au moment du pilote, mais c'est bel et bien la faute de son personnage central.

Je ne reproche rien d'autre à la série. Ni les axes qu'elle emprunte, ni les personnages qu'elle décrit, ni le cœur-même de ses intrigues. Les épisodes sont inégaux, certes, il y en a eu des moins bons que la moyenne, je ne le nie pas mais c'est vrai pour beaucoup de séries. Mais mon problème reste Cathy (et certainement pas Laura Linney). Je ne m'attendais pas à m'identifier à elle mais j'ai en tous cas un mal fou à la comprendre. Il me semble parfois que c'est voulu. Qu'on cherche à nous dire qu'on ne peut pas comprendre parce qu'on n'a pas le cancer, nous (la preuve, seule Marlene est dans la confidence).
Des choix incompréhensibles, l'impression que le personnage a complètement arrêté d'essayer de penser avec sa tête, l'accumulation de bêtises de plus ou moins grande importance, l'entêtement à refuser d'avancer sur le parcours de la maladie...

Vraiment, j'ai un mal fou avec Cathy. Je ne comprends simplement pas. Elle a complètement pété une durite, la pauvre femme. C'est aussi pour ça que je pense que c'est voulu. Peut-être que je suis naïve, mais j'ai l'impression que c'est ça le propos. Elle a lâché la rampe, perdu tout contact avec la réalité, elle est dans une phase pendant laquelle sa maladie le lui permet. Quand elle sera rappelée à la dure réalité des choses, elle fera de nouveaux choix, et ils me sembleront certainement plus sensés. Ils manqueront peut-être un peu plus de folie, admettons-le.

Je ne croyais pas cela possible, mais en dépit de la profonde incompréhension qui préside à tout ce que je ressens vis-à-vis de ce personnage, il s'avère que je continue de trouver la série bonne, j'aime les autres personnages, j'aime la façon dont les épisodes se déroulent, j'aime les dialogues... c'est juste avec Cathy que j'ai un problème. Ce qui pourrait sembler gênant vu qu'elle est présente dans chaque scène.

Et pourtant...
J'aime The Big C.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big C de SeriesLive.

26 octobre 2010

Un bluff historique

C'est malheureusement toujours un peu comme ça : le buzz augmente sur une série, j'en entends beaucoup de bien lorsqu'elle sort, les reviews positives se bousculent, et, dans la crainte d'être déçue, je reporte le visionnage du pilote aux calendes grecques. Résultat des courses : quand je m'y mets, je suis déjà archi-convaincue que ça ne va pas être si bien que ça, rapport au fait que tout le monde répète depuis plusieurs semaines que c'est bien.
Chais pas si vous suivez l'truc...
Voilà donc la raison pour laquelle je dis et je redis : arrêtez avec votre promo, votre bouche-à-oreilles, vos posts et tweets dithyrambiques, arrêtez, ça ne marche pas si bien que vous le pensez. Pas avec moi en tous cas. En fait, vous obtenez même l'effet inverse de celui recherché. Vraiment, arrêtez.

Donc quand j'ai fini par me lancer Boardwalk Empire, j'en étais une fois de plus là, consciente que tout le monde trouvait que c'était énorme, et splendide, et incroyable, et Dieu sait quoi d'autre, et consciente aussi que lire tout ça, et entendre parler de la série depuis des mois comme une espèce de bruit de fond, comme un acouphène téléphagique, ça n'allait pas vraiment m'aider à être dans de bonnes dispositions, sachant ma vision forcément influencée par tout ça. Certains jours je voudrais juste être coupée du monde pour découvrir de nouvelles séries.

Mais ceci n'est pas un post sur Boardwalk Empire. Pas vraiment. Il viendra plus tard... s'il vient d'ailleurs. Non, je voudrais ici pointer du doigt ce que je pense être la raison de tout ce fol enthousiasme devant la série et son univers qu'on me présente depuis des lustres comme incroyablement superbe, ou superbement incroyable c'est au choix. Loin d'être doté d'une réalisation originale, Boardwalk Empire a surtout une énorme avantage, et c'est celui-ci :

BluffHistorique

Désormais, le monde téléphagique est changé. Désormais, si une série se pique d'aller se dérouler dans le passé, avec des chapeaux et des belles robes, des femmes bien maquillées et surtout, ah surtout, n'oublions pas les vieilles voitures et les cigarettes, ça y est, elle est marquée du sceau de la réussite.
C'est l'héritage Mad Men.

Ce n'est pas vraiment que nous sommes nostalgiques d'une époque révolue. Pas vraiment. Voulons-nous vraiment d'une société machiste ? Quelques irréductibles zemmouriens, sans doute, mais guère plus. Ce n'est pas de la nostalgie. C'est juste que nous ressentons un grand confort à retourner dans des époques révolues qui s'offriraient à nous dans un luxe de détails parfaitement maîtrisés, des grands évènements historiques à la moindre coupe de cheveux. Nous voulons nous replonger dans une époque qui nous semble, certes, glamour sous un certain angle, grâce au soin infini porté par les stylistes à l'apparence de chaque protagoniste savamment looké, parce qu'elle nous semble rassurante. L'époque est clairement définie par des codes qui lui donnent ses limites, et actuellement, notre époque nous semble tellement floue et insaisissable que nous avons terriblement besoin de connaître les limites du monde.
Le reste n'est que folklore. Nous voulons simplement un monde facile à aborder, et dans lequel nous retrouverions tous les signaux qui nous disent que ce monde est tel qu'il est, sans grande nuance, sans zone grise. Nous voulons nos séries en noir et blanc.

Quand j'étais adolescente, je me suis prise de passion pour la Prohibition. Appelez-ça un transfert si vous voulez. Soudain c'était le monde le plus séduisant possible dans lequel trainer mes rêveries et mon imagination, et je vous fais grâce de toutes les histoires que j'ai alors inventées de façon plus ou moins abouties sur cet univers qui me permettait, oh ironie, d'échapper à ma propre Prohibition.
Mais il y a eu Mad Men. Et il y a maintenant Boardwalk Empire. Et désormais j'ai l'impression que si une série est capable de donner l'impression d'être exacte historiquement (et peu importe qu'elle ne le soit pas), alors elle trouvera son public, elle trouvera le moyen de combler les spectateurs en leur donnant les clés d'un monde ni trop lointain ni trop proche qui les accueillera une heure par semaine.

Faites une série historique, fendez-vous de tous les détails possibles et imaginables pour lui donner un air authentique (réalité historique ou décorateurs et stylistes de génie, vous avez le choix des armes), et vous obtiendrez la promo, le bouche-à-oreilles, les posts et tweets dithyrambiques.

Je suis, définitivement, irrémédiablement, fâchée avec la fiction historique à cet égard. Je n'arrive tout simplement pas à apprécier une série historique simplement parce qu'elle est historique, il me faut bien plus. Peut-être parce que j'aime regarder ce qui se passe dans la zone grise. C'est plus... grisant.

25 octobre 2010

Désolé, on ferme

Devinez ce que j'ai regardé hier. Allez-y, devinez... C'est une série qu'a priori personne ne m'imagine regarder. Vous trouverez jamais. Mais essayez quand même.
Bon, vous donnez votre langue au chat ?
Une série française ! Vous l'aviez pas vue venir celle-là, hein ? Ça doit m'arriver une fois l'an, eh bah voilà, c'était hier.

Nan mais une fois de temps en temps, pour se mettre au niveau, c'est bien nécessaire, quand même. Et puis, après plusieurs incursions dans le domaine britannique (ma bête noire), sur lesquelles je ne manquerai pas de revenir d'ailleurs, je n'en étais plus à une traversée de la Manche près. Pis bon, à Scénaristes en Séries, j'ai vu un peu de fiction française, alors fallait bien que j'en profite tant que je n'étais pas encore trop prise de nausées. Sérieusement les gars, c'était une opportunité comme il n'y en a pas beaucoup dans une carrière téléphagique : j'avais envie de regarder cette série. Fallait pas laisser gâcher...
Donc me voilà devant Maison Close (oui paske j'allais quand même pas regarder une série de TFHein) en me disant que allez hop, tout le monde en parle, en bien comme en mal, je vais quand même y glisser un œil.

La bonne nouvelle c'est que Maison Close n'est pas une mauvaise série. La mauvaise, c'est que ce n'est pas une bonne série non plus.

Parce que ne nous voilons pas la face : c'est avant tout un jeu sur la forme qu'on nous propose ici. Je n'ai rien contre l'esthétisme, bien au contraire. Mais j'attends qu'il s'accompagne d'un propos, qu'il le souligne, quelque chose. Ici, une fois qu'on a compris le pitch (formidablement synthétisé dans le slogan de la série : "les hommes rêvent d'y entrer, elles se battent pour en sortir"), on a plus ou moins fait le tour de la question, quand même. OK, elles sont prisonnières, alors quoi ? Faire toute une série sur l'enfermement dans une maison close ? Je ne suis pas convaincue.
Reste donc pour se divertir un ou deux nichons qui frétillent, et surtout un tas de scènes, de plans et de dialogues pensés pour faire vrai, pour montrer qu'on a fait un truc, pardon pour le jeu de mot, léché... mais quand même un peu creux.

Je ne dis pas que la problématique n'est pas bonne. Ce n'est pas ça mon soucis, même. C'est qu'on a l'impression à en voir ce pilote que la question posée suffit, et qu'elle sert simplement de prétexte à voir s'ébattre les personnages dans les limites imposées par ce sujet de l'enfermement. La petite jouvencelle enfermée par malice et cupidité qui se trouve prise dans le piège qu'elle n'a pas vu venir, la vétérante enfermée par jalousie alors qu'elle pensait avoir une porte sortie après des années de service... Je vois le pilote et j'ai le sentiment d'avoir déjà fait le tour de la question, finalement.

Le pilote n'est pas dans la gratuité. Il y a, bien-sûr, des scènes plus corsées que la moyenne, sans quoi la série perdrait sa crédibilité plus vite que d'autres ne perdent leur virginité. C'était à prévoir. Mais même si les scènes explicites ne sont vraiment pas explicites à moitié, elles restent quand même assez peu nombreuses et s'intègrent relativement bien à l'intrigue, sans chercher à nous montrer du cuissot juste pour le sport. Mais ça, c'est le pilote. Il a une vraie intrigue à montrer. Comment la jalousie de Hortense va briser les espoirs de Véra, comment Rose se trouve prise par les murs du Paradis ; je ne vois pas ce qu'on peut en faire si c'est déjà dit... si ce n'est justement montré du cul pour expliciter le calvaire de l'enfermement de ces femmes (ce qui manque quand même un peu à ce premier épisode).
Du coup, Maison Close semble, à ce stade, tout faire à l'envers. Au lieu de commencer par bien nous présenter les personnages, leur souffrance, leurs problématique, leur lutte vers la sortie, on commence par nous remettre tout ce petit monde dans la maison comme si ces intrigues avaient déjà trouvé leur point final, et on nous laisse penser qu'on va se contenter d'explorer la conséquence de cet enfermement. Un peu comme si les pensionnaires du lupanar avaient attendu la fin du pilote pour en ressentir les effets...

En tant que pilotovore diplômée, je proteste : un pilote doit donner envie ! Ouvrir des portes (pardon), lancer des intrigues, créer du remue-ménage, remuer ce qui dormait jusque là et donner la sensation qu'il y a des développements à venir. Or là c'est tout le contraire, le pilote de Maison Close s'ingénie à nous prouver par a+b que de toute façon, c'est tout vu, les portes sont fermées, on ne peut pas partir. Mais, euh ! C'était votre problématique essentielle et vous la fichez déjà par terre ? Mais que va-t-il donc vous rester ensuite si vous fermez les portes même pour le spectateur ? La crudité de vos scènes ?
C'est totalement contre-productif. L'écueil que vous avez plutôt bien réussi à éviter dans le pilote va devenir votre seule source d'intérêt par la suite ? C'est désolant.

Alors voilà, alors d'accord, eh bah c'est bien : d'un côté on demande au spectateur français de s'intéresser à la fiction française, et de l'autre, on l'envoie paître quand un sujet l'intéresse. C'est pourtant sur cette base qu'il est venu vous voir, non ? J'vous jure, on n'est pas aidés, hein.
Nan mais, finalement, je devrais ptet donner une deuxième chance à Maison Close. En tant que métaphore sur le rapport entre la fiction française et ses spectateurs...

MaisonClose

Et pour ceux qui... ah bah non quoi, je vais pas commencer à faire aussi les fiches des séries françaises, zut à la fin, j'ai une réputation quand même !
EDIT : bon. Je vois ce que c'est. Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Maison Close de SeriesLive.

19 octobre 2010

Enchantez-moi !

Je pioche mes idées dans ma timeline Twitter, je ne vous le cache pas. Mais je crois que c'est une méthode qui en vaut une autre, dans le fond ! Et le problème c'est aussi que je lis La Sorcière, ça joue. Bref j''ai l'impression d'entendre parler de cette série de façon croissante, donc il serait peut-être temps que je m'y (re)mette. Enfin, ça dépendra de vous.

Dois-je (re)regarder Merlin ?

Merlin

Les pour :
- Ce que je devine de l'histoire d'après mes quelques lectures semble assez intéressant, du moins pour ce que j'en perçois, dans le sens où Merlin semble confronté à un destin important, et que son personnage principal semble en permanente souffrance. A vrai dire, ce serait même l'argument numéro un qui fait que j'ai commencé à cagouler le pilote.
- Anthony S. Head (nan mais au moins je suis franche avec vous, quoi...)

Les contre :
- L'accent britannique. Il me faudra de bonnes raisons d'aller au-delà de cet inconvénient majeur, qui est un peu ma kryptonite, comme vous le savez.
- J'avais vu les 2 ou 3 premières minutes du pilotes. Je me souviens essentiellement d'avoir ronflé... Je vois d'après mes tags que j'avais même fait des comparaisons avec le Siqueur. Ouh ça sent pas bon.
- Encore du fantastique... pourquoi tout le monde ne semble parler que de séries fantastiques ? C'est terrible ça quand même.
- Il a une tronche bizarre le héros. Il ressemble vraiment à un elfe chétif pendant toute la série, ou en vrai il en impose, des fois ?
- J'ai l'impression que les spectateurs (devrais-je dire spectatrices ?) de la série ont tendance à shipper à mort. Si c'est encore un truc plein de romances et de machins, je passe.

Comme vous le voyez, je suis loooin d'être conquise d'avance, mais je suis aussi tout-à-fait disposée à faire l'effort de me remettre devant le pilote (et tenir plus que 2 ou 3 minutes, autant que faire se peut) si vous me dites qu'il y a quelque chose pour moi à la clé. Donc maintenant, c'est à VOUS de me convaincre...

EDIT : voir le post sur le pilote ici.

8 octobre 2010

[DL] Call Me Fitz

Je ne peux peut-être pas cagouler en ce moment, mais vous, vous le pouvez toujours, alors profitez-en ! Et puis, il a la grande classe, ce générique, que voulez-vous que je vous dise ? Si je ne l'avais pas déjà, je ferais moi-même entorse à mon régime anti-cagoules pour venir le chaparder, alors...

CallMeFitz
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

La musique, les images... De mon point de vue, le générique de Call Me Fitz ne ressemble à aucun autre ; par contre il me fait penser à la chambre rouge dans Twin Peaks, mais ça fait longtemps que je n'ai pas vu Twin Peaks, et je suis presque sûre que personne n'y mangeait de cerises sur un lit couvert de velours.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Call Me Fitz de SeriesLive.

11 septembre 2010

Nous interrompons votre programme

The CW veut ma mort. Je savais qu'elle voulait ma mort cérébrale, mais là ça dépasse tout. C'est vraiment pas possible. Chaque nouveauté de la chaîne est une nouvelle épreuve. Nan, mais en fait je sais ce qui cloche. Je ne suis pas dans la cible. Je l'ai toujours su mais là, bon, il faut employer les grands moyens.

Je vous présente donc Franck.
Salut !
Franck est mon alter ego masculin. Il aime les grosses voitures, le foot, la bière entre potes, et les belles pépés.
Pas forcément dans cet ordre.
Deux secondes, je termine les présentations. Franck, donc, est tout mon contraire, ce qui signifie qu'il a aimé le pilote de Nikita, dont j'allais vous parler jusqu'à ce que je réalise que ce serait encore un post sanglant.
Catfight ! Catfight !
Ta gueule. Donc, aux fins de dire du bien d'au moins une nouveauté de la CW cette saison, je vais le laisser raconter sa version du visionnage de Nikita. Vas-y mon gars, c'est à toi. Et tâche de ne pas m'embarrasser.

Ouais, alors, d'abord, il faut dire que Maggie Q est une super belle nana. Elle a un petit cul, mais c'est mignon comme tout, tout ça.
J'aurais jamais cru que tu utiliserais le mot mignon dans un post sur Nikita. Mais pardon, continue.
Donc sérieux, c'est un canon. Le petit bikini rouge ? Il ne laissait aucune place à l'imagination, une pure merveille. Sans déconner moi, des séries comme ça, j'en regarderais toute l'année.
Hélas, il semble qu'on soit partis pour que ce soit le cas.
Permets ? Donc, Maggie Q : carrément mon genre. Toute fine, des jambes de folie, presque pas de nichons mais tu t'en fous parce que tout est dans les yeux. Tu sens que c'est une chaude. Et elle fait genre elle est une dure, tu vois, mais en fait tu sens bien qu'elle est fragile au fond. Parce que tu vois, même bien roulée comme elle est... nan sans déconner, le bikini rouge, il faut le voir pour le croire, avec le petit truc à l'arrière pour faire genre ça lui rentre un peu dans l-...
On peut espérer que tu parles de l'histoire ?
Ok, ok ! ...Jalouse ou quoi ? Bref, je voulais dire qu'elle est bien roulée mais qu'elle a bon cœur, comme nana. Tu sens la fille qu'elle est traumatisée parce que son mec il est mort.
Ta grammaire aussi. Continue quand même.
Nan mais ça c'est parce que pour pleinement profiter de cet épisode, faut pas hésiter à se boire une petite bière ou deux. Bien-sûr ça c'est parce qu'on a regardé ensemble, mais si j'avais été tout seul tu peux être sûre que j'aurais voulu avoir mes deux mains de libres parce que put-... Ça va, me regarde pas comme ça ; l'histoire, je sais ! Alors en fait, avant, elle était une tueuse. Et du coup le gouvernement a fait d'elle une tueuse. Mais elle se rebelle et du coup elle tue des gens. Ça te va comme histoire ?
J'aurais pas dit mieux.
Ça m'a un peu rappelé Dollhouse mais sans l'ambiguïté sexuelle, tu vois, elles se contentent de mettre des fringues qui-... oh bordel, on peut leur mettre une capture du bikini rouge ?
Nan.
Oh, pas commode, la taulière, hein... Même pas une petite avec le pantalon super moulant qui-
Nan.
Et la robe à la fin ? Même pas la robe de la fin ?
Tu crois que je t'ai fait venir pour mettre des captures ?
Ok, ok. Bon, donc elle s'est échappée et elle tue plein de mecs. Elle est super forte mais en fait on apprend que c'est normal, ils l'ont entrainée pour ça. Tu le vois parce que ya des scènes pendant le camps d'entrainement de... ah oui, j'ai oublié de dire qu'il y a une autre nana, qui est plus jeune, qui est accusée d'un crime et qui est recrutée. Mais elle est vachement moins chaude. Mais c'est vrai qu'on la voit pas en bik-...
Finis cette phase, et tu n'auras plus jamais besoin de tes deux mains.
...Donc ya un mec qui la recrute, le genre bien sous tout rapport sauf que c'est un enfoiré mais pas trop tu vois, parce qu'il aime bien la bombasse quand même. Et ils essayent tous de la traquer -la bombasse, Maggie Q- et en même temps ils continuent de faire tuer des gens par leurs autres recrues, mais franchement on s'en branle, et puis le rouquin il est nul, il se fait latter en deux secondes, d'ailleurs il était gentil dés le début ça se voyait qu'il avait pas les couilles pour le faire.
Impressionnée par le tour que prend ta review, je décide de fermer les yeux sur la remarque sur le rouquin.
Donc en fait elles sont deux, mais yen a une dehors et une dedans, comme ça tu vois les deux visages de l'organisation, le gouvernement quoi, mais franchement c'est la bombasse qui a le plus d-...
Sérieux ?
...D'intérêt, parce qu'elle parle de son passé et tout, d'ailleurs en fait les 10 ou 15 premières minutes c'est juste ça, elle cause, elle cause, elle raconte sa vie. Des fois en voix off, des fois à un mec dont on laisse entendre qu'il l'a touchée quand elle était ado. Bon en gros, comme les mecs ils voulaient pas nous endormir en nous racontant l'histoire avec des images et tout, bah elle raconte tout elle-même.
C'est une façon de voir...
Et donc après, bon je spoile un peu mais elle tue des mecs, les autres mecs essayent de la tuer mais ils peuvent pas, elle sauve un mec, et on apprend qu'elle a une taupe dans l'organisation. Et que le mec qui recrute les nanas en fait il la niquait avant.
Tiens, j'ai pas vu le même passage ?
Nan mais ils le disent pas comme ça mais tu comprends bien, quoi. Qui voudrait pas se la taper, en plus ?
Hin hin.
Donc euh, bah voilà, qu'est-ce que tu veux que je leur dise de plus, à tes lecteurs ? Une belle nana, de la baston, un peu de mystère... Franchement je vais regarder la suite !
Bizarrement, je n'en doute pas. Tu sais quoi ? Allez, tu l'as bien méritée ta photo pour te rincer l'œil. Ah par contre, Franck, pitié : prends l'ordinateur portable et va t'isoler dans les chiottes ; j'ai mangé. On remercie bien fort Franck pour sa coopération, sans laquelle il n'y aurait pas eu de review sur Nikita. Merci Fr-...
Ah bah, il est déjà parti.

Nikita

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Nikita de SeriesLive.

15 juillet 2010

[DL] Klass: Elu Pärast

C'était une belle journée de découverte téléphagique, pour moi, hier. A l'occasion du bilan du Roma Fiction Fest que j'ai posté hier sur SeriesLive, j'ai pu ficher plusieurs séries, dont Klass: Elu Pärast. Une série estonienne !!! Bon alors, je vais vous rassurer et vous décevoir, mais non, je n'ai pas vu d'épisode de la série. Je n'en suis pas encore à parler estonien (surtout que mes derniers cours de russe datent d'il y a 10 ans). Et je n'étais pas, hélas, au festival (mais j'ai de sérieux regrets quand je vois la variété de séries proposées).
Mais bon, vous me connaissez : moi, sitôt qu'on m'a tendu un pitch intéressant, je me jette sur toutes les infos que je peux trouver. Et en cherchant des infos, je suis tombée sur le générique, je me suis dit que j'allais faire tourner.

Le générique de Klass: Elu Pärast est ambigu dans son message. On n'a pas du tout l'impression d'y voir le générique d'une série sur les traumatismes d'une fusillade dans un lycée. Visuellement, c'est très graphique, et on a plutôt l'impression d'une chronique sur un lycée de banlieue en perdition, et musicalement...

KlassEluParast
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Musicalement, que les choses soient claires, je suis totalement et absolument amoureuse. Mais il y a un côté mécanique dans le thème de Klass: Elu Pärast qui me rappelle plutôt, ne me demandez pas pourquoi, le côté industriel de la ville de Twin Peaks. Je ne sais pas pourquoi mais tout de suite, je m'imagine à la scierie. C'est vraiment étrange comme association d'idées, mais c'est vraiment très prononcé comme évocation.

Bref, avec un générique finalement très évasif sur l'histoire ou les personnages, on en arrive à plein de suggestions sur l'univers dans lequel pourrait se passer la série. Je ne sais pas si Klass: Elu Pärast se passe vraiment dans un lycée un peu mal fréquenté d'une ville industrielle, mais c'est immédiatement l'image qui en ressort. Et finalement, sans faire la moindre référence à la fusillade, on a la sensation d'un univers très dense tout de suite, dés le générique.

J'ajoute qu'en plus, apparemment, chaque épisode de la série s'attarde sur un personnage différent, ici Margus (dont l'interprète a justement été récompensé lors du Roma Fiction Fest). Ça me donne envie de vérifier si les autres génériques trainent quelque part sur la toile... Collectionne-les tous !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (comme vous, et vous là, et moi aussi) : la fiche Klass: Elu Pärast de SeriesLive. Une série estonienne sur SeriesLive, elle est pas belle la vie ?

25 août 2010

Flaque d'eau

Étonnés que j'aie regardé le pilote d'une série co-créée par Will Ferrell (ex-SNL) et interprétée notamment par un rouquin ainsi que Horatio Sanz (ex-SNL) et Chris Parnell (ex-SNL) ? Non, vraiment ? Mais vous vous attendiez à quoi, au juste ?

BigLake

Comment ne pas remarquer la parenté, d'ailleurs ? On a tout bonnement l'impression d'assister à des petits sketches. Tout y est, on s'y croirait. Quelque chose dans le cadrage et dans le montage rappelle également cette origine.

Hélas. Car l'intérêt de SNL (et ce qui fait pardonner les éventuels accrocs), c'est le live. Si Big Lake était en live, ce serait tout-à-fait pardonnable. Mais il y a là un double handicap : d'une part, ce n'est pas en public, et d'autre part c'est enregistré. Et comme chaque fois que des acteurs rodés à l'impro s'essayent à une série scriptée et/ou enregistrée, on perd énormément en énergie et en intérêt. Big Lake pourrait très bien être un sitcom original en live, mais sans ce choix, le reste semble dénué de sens. L'impro, ça ne marche qu'en live, point barre. C'est pas la peine d'essayer, ça ne marche pas.

Oh, Sanz et Parnell s'en tirent relativement bien, mais ça reste tout relatif.

Et surtout ils sont odieusement sous-employés, au profit d'un benêt de service, Chris Gethard, dont on n'arrive pas à être certains qu'il s'agit là d'un rôle de composition. Le problème de rythme semble donc décuplé par l'extrême manque de panache de son personnage principal et son interprète à peine plus vif. Qui a engagé ce mec ? Sérieusement ? Sans lui la série serait drôle, mais là on a l'impression que tout le monde l'attend ("tu vas la dire ta réplique, ducon ?") et que personne ne sait quoi en faire. Fallait-il vraiment, d'ailleurs, ce personnage débile ? Horatio Sanz aurait aussi bien pu driver la série en endossant à la fois le rôle de l'olibrius étrange et de fils penaud revenant à la maison. Surtout que Horatio est tellement lead material maintenant qu'il est baisable. Si-si. Les autres personnages de la famille, d'ailleurs, sont tellement hauts en couleur que c'en est encore plus douloureux.

Pas sûr que Big Lake ait le temps de se reprendre avant son inévitable annulation (le contraire serait surprenant), mais pourtant j'aurais envie de lui laisser le bénéfice du doute.
Mais pas au point de regarder la suite, essentiellement à cause de la question du rythme.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Big Lake de... tiens, je sais ce que je fais ce soir, moi.

4 août 2010

Ravale ton litre de larmes

Il y a quelques années, tout le monde y allait de sa petite larme de commisération devant 1 Rittoru no Namida. "Mais oui mais aussi", expliquiez-vous en reniflant, "tu te rends compte, Aya va mourir et elle ne connaîtra peut-être jamais l'amour ! Et elle est si brave dans la maladie !". Et c'est vrai que c'était beau, tout ça. Aya qui vaillamment s'acharnait à ne pas perdre le sourire et à rester une gentille petite fille modèle, qui va briser tous les cœurs quand elle partira parce qu'elle aura été si douce et si gentille jusqu'au bout. Oh, elle pleure une fois ou deux, bien-sûr, mais globalement, qu'elle est noble, cette Aya !

Bon, on va redevenir sérieux une seconde : vous, si vous n'aviez même pas 20 ans et que vous appreniez que vous allez casser votre pipe dans les mois qui viennent, touché par une maladie dégénérative qui progressivement va vous diminuer, et qu'on vous obligeait quand même à aller faire des visites médicales tous les quatre matins, vous seriez tous sourires ? Oh vraiment, en pleine crise d'adolescence ?

Voilà, pour ceux qui n'avaient pas accroché à cette approche de 1 Rittoru no Namida, un brin idéaliste (mais peut-on faire autrement lorsque c'est adapté d'une histoire vraie à partir du journal intime d'une adolescente qui est vraiment décédée ?), bougez pas, voilà Mioka.

Mioka_1

Oh, on retrouve dans Mioka un certain nombre d'éléments de la série sus-citée, ça c'est sûr, vous aurez tout votre content de parents désespérés mais qui veulent faire bonne figure, de docteur dévoué au patient qui va chercher des solutions même s'il ne peut pas faire avancer la médecine tout seul, et de jeune homme qui n'avait rien demandé mais qui va se retrouver pris dans l'histoire, parce qu'épris de la jeune fille. On n'a pas renversé le schéma, on a gardé tous ces éléments-là.

Ceux qu'on a virés, c'est tous les indices qui pouvaient mettre le spectateur dans un état de transe admirative. Mioka ne suscite pas l'admiration. Elle a mauvaise réputation, mauvais caractère, se fritte avec ses parents, ne se pointe pas aux rendez-vous médicaux, pique les petits copains des autres, balance des torgnoles quand on la cherche, etc... C'est une sale gosse.

Mais vous savez quoi ? Si, alors que je n'avais pas encore fini mes études, on m'avait annoncé que ma vie était finie, je n'aurais pas spécialement été d'humeur charmante, moi non plus. Je ne me serais pas pointée en yukata de coton au festival d'été, j'aurais mis une jupette toute courte, et j'aurais dit "fuck". Si on n'a plus que quelques mois devant soi, c'est pas pour la jouer parfaite petite adolescente et récolter des bons points. C'est pas un concours de la plus irréprochable ; l'égoïsme est de mise, il est totalement compréhensible dans ce contexte.
Aya était un personnage écrit pour laisser une image positive derrière elle, Mioka est un personnage écrit pour vivre le présent avant de partir. Ça fait franchement plaisir.

Mioka_2

Je suis toute disposée à y aller d'une larmouchette, peut-être deux, quand viendra le moment, quand Mioka va devenir très très triste parce que son héroïne aura perdu ses moyens et sera réduite à l'état de loque devant les yeux de son bien-aimé, mais si ça peut se faire sans redite ni complaisance, j'aime autant.
Un seul 1 Rittoru no Namida, c'est très bien comme ça, et c'est une bonne nouvelle que Mioka se positionne autrement.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mioka de SeriesLive.

14 août 2010

[GAME] Method acting

Avant d'en finir définitivement avec cette série, je voudrais vous proposer un petit jeu sur JOKER. Le principe ? Décortiquer le jeu de Masato Sakai, son acteur principal. Car avouons-le : déjà qu'au naturel il a un drôle de truc qui se passe au niveau des lèvres, mais il en rajoute, en plus, l'animal.
Sa technique ? A mon avis, il essaye d'imaginer qu'il y a une odeur déplaisante dans la pièce, et selon l'odeur, il change d'expression. Je ne vois que ça. Allez, illustration.

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C'est là que vous entrez en piste. Maintenant, à vous d'imaginer la nature des odeurs qu'il tente d'exprimer : poisson pas frais, œuf pourri, string de Paris Hilton, litière, égouts, cadavre en décomposition... Les jeux sont ouverts. Vous avez carte blanche !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche JOKER de SeriesLive.

25 juillet 2010

[DL] JOKER

Mes craintes vis-à-vis de Joker: Yurusarezaru Sousakan (c'est un peu agaçant cette manie du sous-titre chez les séries japonaises...) commencent à s'envoler lorsque je vois ce générique. Les chances qu'il s'agisse d'une série bas de gamme diminuent à mesure que le générique progresse. L'univers est sombre, adulte, angoissant...

JOKER
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'ajoute que le choix musical est plutôt courageux. On est dans quelque chose de métissé entre rap, musique hispano (ça faisait longtemps que je n'avais pas aimé une chanson de RIP SLYME à ce point ; c'est bien simple, on dirait du Dragon Ash tellement c'est bon ; je sais, pour vous, je parle japonais, là...), qui s'accorde autant avec les extraits qu'avec les plans plus contemplatifs du générique. D'ailleurs, entre les vols de corbeaux et les prises de vue urbaines voire industrielles, le générique est globalement plutôt bon. Franchement, je commence presque à avoir hâte...
Oui enfin, prudence. On se souvent que le générique de Tokyo DOGS était bon, lui aussi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche JOKER de SeriesLive.

25 juillet 2010

[DL] Persons Unknown

Je vais être honnête avec vous, si les possibilités, dans le pilote de Persons Unknown, semblaient ouvertes, et que j'avais effectivement décidé de voir la suite pendant quelques temps encore, en revanche je ne me suis vraiment pas pressée. Je n'ai regardé les 2e et 3e épisodes que cette semaine. C'est dire si j'y vais doucement. C'est vrai aussi que j'ai plein d'autres trucs sur ma liste, mais quand même.

PersonsUnknown
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Rien d'extravagant dans la conception du générique de Persons Unknown. Ça me rappelle un peu le concept du générique de Lost : surtout, ne pas risquer de dire quoi que ce soit pour ne pas démystifier l'histoire. Mais avec un générique de plus de 5 secondes, faut pas pousser non plus.
Il y a des éléments qu'on connaît, et vraiment juste eux : les rues désertes de la bourgade où les "otages" ont atterri, l'hôtel au couloirs vides et oppressants, les caméras. L'accent est mis sur celles-ci, de toute évidence, ce qui renforce, mais à peine, l'impression qu'on a un enjeu différent de celui développé dans Lost (parce que, je le répète, les recettes sont quand même diablement les mêmes à part ça). On n'est pas plus avancés. Mais c'est le principe, apparemment, et du coup, le générique s'inscrit bien dans la façon de voir de la série. C'est juste qu'on voudrait que ça s'active un peu, tout ça, quand même...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Persons Unknown de SeriesLive.

5 septembre 2010

[DL] Jeonwoo

Allez, vous n'avez pas démérité, c'était sur la ligne, mais vous avez réussi le challenge du jeu des génériques. Et ça fait plaisir que l'édition internationale de ce jeu fonctionne aussi, je vous sens curieux, ça me plaît, j'vous ai à la bonne. Alors voilà une nationalité qui n'a pas été représentée dans le jeu ce weekend : la Corée du Sud.

Je n'ai pas encore parlé de la série ici (bien que j'aie tenté un truc sur SeriesLive, hélas ça n'a pas paru motiver les commentaires, en dépit d'un nombre de lectures très correct), mais j'ai bien l'intention de le faire sitôt que j'aurai le temps de souffler un chouilla. Jeonwoo est l'une des deux séries prenant pour contexte la guerre de Corée, cet été. J'avoue n'avoir trouvé le temps d'en tester aucune des deux, comme ça ya pas de jaloux, mais a priori j'ai une nette préférence pour celle-ci.

Jeonwoo
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Le générique confirme la réputation de "Band of Brothers coréen" que la série s'était attirée avant même d'être à l'antenne. Grosso-modo, si vous avez vu la bande-annonce, vous avez vu l'essentiel de ce générique, moins l'effet sur le titre et les plaques qui se baladent partout. Ya vraiment pas de quoi hurler au plagiat, mais la parenté reste forte. Quelque part, c'est tant mieux, non ? Ça donne envie même à ceux qui ne sont a priori pas attirés par une fiction coréenne, mais qui aiment les séries de guerre. Enfin, j'espère. Vous me direz.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Jeonwoo de SeriesLive.

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