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ladytelephagy
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4 avril 2013

Des vis et des boulons

Vous serez de toute évidence devant votre télévision ce soir pour regarder Äkta Människor, dont je vous chante les louanges depuis plus d'un an maintenant donc ce devrait être acquis. M'enfin, si ça va sans dire, ça va quand même mieux en le disant, hein...

J'avais eu la chance d'assister à la conférence de presse organisée par arte autour de Lars Lundström, scénariste de la série, ainsi que l'opportunité d'avoir une courte interview avec lui, mais malheureusement, mon matériel technique m'ayant trahie, le son est absolument inaudible (dans ma version de l'interview, Lars est clairement un goa'uld...) et la retranscription relève de l'impossible. Je suis au moins autant déçue que vous, je vous rassure.
Du coup, rien sur ce blog pour aujourd'hui, si ce n'est un rappel de l'urgence qu'il y a à regarder l'une des meilleures séries de 2012. Et c'était un bon cru, c'est pour vous dire.

EN REVANCHE, et puisque je me l'étais gardé en réserve depuis la fin de mon visionnage, le bilan de la première saison d'Äkta Människor sera publié ici même, à la fin de la diffusion sur arte, donc on n'a pas fini de parler de nos hubots préférés. D'un autre côté, la série a été vendue dans 50 pays, dont la Grande-Bretagne, l'Australie ou encore, fait plus rare et donc d'autant plus intéressant à noter, la Corée ; du coup, je ne me fais pas de soucis pour elle.

AktaManniskor-Diffusion

J'en profite pour annoncer un hiatus indéterminé sur ce blog, et par indéterminé je veux dire quelques semaines à un mois, dans ces eaux-là.
En mon absence, soyez chics, continuez de regarder des séries d'un peu partout et à garder l'esprit ouvert, et quand je reviens, on repapote du succès de la série SON qui pourrait bien devenir la première série turque à être adaptée pour les USA. On se souvient qu'elle était aussi devenue la première série turque diffusée en Europe occidentale, plus précisément en Suède sur SVT, on va donc se repencher sérieusement sur la question.
Et sur plein d'autres trucs. Vraiment, bougez pas, je reviens.

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3 mars 2013

De l'autre côté du Skyped Mirror

Si vous n'avez pas encore vu le dernier épisode de la saison 2 de Black Mirror, et que vous voulez de la compagnie, j'ai la solution pour vous : lancer le fichier de notre #SkypedMirror, et faire illusion. Avec un rien d'imagination, vous aurez peut-être l'impression de partager votre visionnage avec nous, même si vous êtes timide !

BlackMirror Skyped Mirror

Pour rappel, les participants (participantes dans ce cas de figure, en fait : Scarlatiine et Tiadeets, merci à elles) à ce petit visionnage en commun avaient pour instruction de ne pas regarder l'épisode avant de se retrouver ensemble, et de ne pas s'exprimer par écrit, mais uniquement à l'oral, sur le vif.
Je vous laisse donc écouter le résultat, qui évidemment aura plus de sens si vous lancez l'épisode concerné en parallèle.
A noter cependant que je n'avais apparemment pas la même version de l'épisode et que j'ai quelques secondes de décalage sur mes deux camarades.

2 mars 2013

In the mood for something else

On est d'accord que j'ai un biais... ou un problème, appelez-le comme vous voulez, je suis pas susceptible. D'accord, disons que j'ai un problème, donc, et qu'en toute franchise il devient un peu handicapant par moments : les histoires d'amour commencent à me pomper sérieusement l'air. Bon ok, c'est pas honnête pour moi de dire "commencent" parce que ça n'a rien de nouveau. Mais pendant longtemps c'était circonscrit aux comédies romantiques pur jus (typiquement, les romcoms sud-coréennes), et là je sens que je bascule dans une phase où je me braque dés qu'il y a une histoire d'amour au premier plan.
Ou au second. Bref, ne pinaillons pas.
Donc c'est vrai, les choses empirent un peu. Mais laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Parce que je me sens cernée.

Inthemoodforsomethingelse

Imaginons que vous n'aimiez pas... la science-fiction, mettons. Ça arrive aux meilleurs d'entre nous, après tout pourquoi pas. Eh bien rien de plus facile : vous évitez tout ce qui se passe dans l'espace et/ou dans le futur, et vous parvenez à éviter 90% de ce qui se fait en matière de science-fiction. Simple, net, précis. Efficace.
Ou alors disons qu'un sujet qui vous braque, c'est le boulot. Pour une raison X ou Y, qui vous concerne, si ça parle de quelque chose de professionnel, ça vous irrite. Bon, admettons. Là encore, il suffit d'éviter les "workplace comedies" et généralement ça se passe plutôt bien. En se concentrant sur des films qui se passent en famille, ou qui s'intéressent à un couple, ou encore un road movie, c'est facilement évité.

Maintenant mettez-vous à ma place et essayez d'imaginer ne pas avoir envie de regarder ce qui parle d'amour. Juste un instant. Juste pour deux heures, après on se dépêche de revenir dans la norme, promis ! Et essayez de penser à un film qui n'en propose pas, rien, aucune histoire d'amour. Eh bien je vous dis bonne chance, parce que j'ai un mal de chien à en trouver.
Ce devrait être jouable, et ça l'est sans doute pour quelqu'un qui a une meilleure culture cinématographique que moi (depuis que j'ai repris mon challenge, je complexe plus que jamais sur mon absence de culture cinématographique), mais pour moi, c'est mission impossible. A chaque fois, il faut qu'à la fin du film, l'un des héros tombe dans les bras d'un autre des héros. Imparable.

Alors ça peut être fait d'une façon élégante, ou au contraire prévisible au possible ; ça peut être émouvant, ou drôle, ou rien de tout ça ; ça peut servir le film ou juste aider à lui donner une conclusion plus positive. Quelle que soit la façon de jouer cette carte, dans le fond, ce qui m'importe, c'est qu'elle est jouée systématiquement.

Oh, mais que voilà, un paragraphe à spoilers !
Tenez, je fondais quelques espoirs sur Safety Not Guaranteed, par exemple, ou Lucky. Avec des sujets tels que ceux qui avaient été choisis, les chances pour que les héroïnes respectives tombent amoureuses étaient quasi-inexistantes ! Eh bien non, rien à faire. Alors j'en arrive au point, à force d'accumulation, d'être encore plus ulcérée et de rouler encore plus des yeux quand, patatras, un film que je regardais a ENCORE une romance dedans, alors que je le regardais plus ou moins parce que je pensais qu'il avait envie de dire autre chose, voire même toute autre chose dans le cas de Bad Teacher.

Cannell-Celibataire

Grand Dieu, non, Stephen ! On ne voudrait pas qu'une telle chose arrive. Qu'une femme traverse un film de deux heures (DEUX HEURES !) et parvienne à être encore célibataire à la fin ? Putain, ça fait flipper comme concept. Un mec passe encore, mais une femme ? Ah non, on change de sujet, ça me fiche bien trop les jetons.

Comprenons-nous bien, je n'ai pas de souci avec le fait de tomber sur une romance dans un film qui est une romance ou une comédie romantique. Quand ça tombe dans ce genre de films, je l'ai bien cherché, après tout. Et à vrai dire depuis que j'ai repris mon challenge, j'ai l'impression d'être aussi dans une quête, espérant tomber sur la romance qui ne me semblera pas trop convenue et cliché (pour l'instant le mieux que j'ai trouvé est The Five-Year Engagement, mais je n'abandonne pas ma mission si vite).
Mais dans un film d'un tout autre genre, j'espère une fois de temps en temps n'avoir pas à en passer par là. Juste avoir des personnages qui, non pas évitent l'amour, mais simplement ont autre chose à l'esprit. Parce qu'une fois de temps ça arrive, quand même, dans la vie.

Cannell-CelibataireNon

Ah. Bon. Pardon. Non mais, au temps pour moi, j'ai cru.

Bon, mettons que j'ai pris mon cas pour une généralité, je le ferai plus. Mais en tous cas, moi, je n'y pense pas tous les jours. Je ne pense pas tout le temps, dans tout ce que je fais, que peut-être je vais trouver quelqu'un. Sans parler de passer ma vie avec et tout le tralala ; je veux dire, juste embrasser quelqu'un, passer la nuit avec, ou quelques jours de folle passion, ça ne me préoccupe pas spécialement dans la vie, et je peux passer plusieurs jours dans me demander si ça va se produire, et quand, et comment, et si ça ne se produit pas pourquoi, ce qui cloche chez moi et ce que je devrais changer pour que ça se produise.
Oui, plusieurs jours d'affilée ! C'est déjà arrivé !
Alors ça parait dingue mais j'aimerais passer deux heures à continuer de penser comme ça, certains jours. Parce que ça m'intéresse pas d'avoir ça à l'esprit au moins une fois par jour, chaque jour. Ni même tous les deux jours. Une fois par semaine c'est déjà beaucoup, en fait, je trouve.
Il y a plein d'autres choses dans ma vie ! Le boulot, les projets, les sorties, la créativité, la curiosité... Et il y a plein d'autres gens dans ma vie ! Des collègues, des partenaires pour les projets, des amis, ma soeur, mon chat, mon autre chat, des fois les deux chats en même temps... vous voyez ce que je veux dire ? Trouver quelqu'un à qui explorer les cavités buccales ou autres n'est qu'un des aspects de ma vie, parmi beaucoup d'autres, et le fait de trouver systématiquement comme conclusion d'un film qu'à la fin, oui, ils s'aiment et ils se battent à coups de langues, c'est perturbant parce que... parce que c'est systématique, voilà. C'est l'alpha et l'omega de tout film, ce n'est pas celui de mon existence, et en toute franchise je suis un peu triste pour ceux dont c'est l'alpha et l'omega de l'existence, s'ils existent. Je doute qu'ils existent. J'espère que non.

Et j'en viens à me demander si ya pas une espèce de pression à absolument se mettre en couple qui transparait à travers ces films.
Il y a des films qui parlent de choses passagères, d'autres d'amours éternels, il y a toutes les nuances entre les deux... mais le célibat, non. Quand un film finit avec le héros qui est célibataire, c'est qu'il a un problème.
L'image que ça me renvoie c'est que, si j'ai regardé le film pendant deux heures et qu'à la fin des deux heures, je suis célibataire, j'ai un problème, et de façon plus large, si à la fin de ma journée, je suis célibataire, j'ai un problème. Je ne le ressens pas comme un problème personnellement, je pense pouvoir composer, à mon âge, avec cette réalité qui est qu'il y a des jours où je finis célibataire, mais ces films semblent vouloir dire que j'ai tort, quelque part. Je commence à me dire que c'est ce que la multitude de films qui instaure systématiquement une conclusion romantique à son intrigue veut que je pense : que je devrais penser que j'ai un problème. Que j'aurais dû me demander pourquoi je ne suis pas avec quelqu'un, là, maintenant : "si même une stagiaire amorphe, un tueur en série et une pétasse vénale trouvent chaussure à leur pied... c'est qu'il y a un truc, lady, tu ne penses pas ?". Un peu de la même façon que les magazines féminins rappellent à des millions de femmes chaque semaine que si elles ne correspondent pas aux critères de beauté en vigueur, elles n'ont aucune valeur, il semble qu'il soit difficile pour un personnage d'avoir de la valeur si elle n'a pas été reconnue par une personne du sexe opposé (la plupart des films étant encore quand même bien hétérocentrés). Et ça se répond, d'ailleurs : répondre aux critères de beauté en vigueur permet d'éviter, oh comble de l'horreur, de ne pas avoir attiré le sexe opposé aujourd'hui ; et personne ne veut ça, n'est-ce pas ? Hollywood est obsédé par les histoires d'amour, c'est fou. Et c'est peut-être aussi ce qui me semble être le plus hypocrite à son sujet.

Quelque part, je sens bien que je sur-réagis. Mais c'est l'accumulation, vous comprenez.
Je comprends qu'un film ait eu envie de finir sur une note "positive" (si on décide qu'être célibataire est inférieur à être en couple, du moins). Je comprends que tel autre film ait décidé que c'était la meilleure façon de faire aboutir son intrigue. Mais mis bout à bout, ça fait beaucoup de films où la finalité semble toujours être la même, encore et toujours.
J'ai besoin d'alternatives. J'ai besoin de penser que si on va enquêter sur un mec qui dit avoir construit une machine à remonter dans le temps, on se concentre sur la supposée machine à remonter dans le temps. J'ai besoin que deux copains tentent de payer leur loyer en tournant un porno et qu'on joue autour du porno, de leurs soucis d'argent et de leurs personnalités marginales. Peut-on envisager juste une fois de combattre des robots venus de l'espace sans que la bimbo tombe amoureuse du looser, juste une fois, pour voir (si ça peut rassurer Michael Bay, ça ne l'empêche pas de mettre une mini-jupe, hein). Juste une fois. Vraiment, juste une.

Alors après, vous allez me dire que des films de ce genre existent. Et vous allez me donner des titres (j'espère ; me laissez pas comme ça !).
Peut-être que vous allez me dire que dans les films d'horreur, ou les trucs gore à la Saw, ça se trouve plus facilement. Et je vous répondrai qu'étant une trouillarde, je ne peux pas regarder ces films, et on sera bien avancés. Je dis pas que c'est facile. Mais je trouve qu'à partir du moment où il faut se creuser autant la tête pour trouver un film qui n'emploie pas cet axe, c'est quand même qu'il y a anguille sous roche.
Et non, ceci n'est pas une métaphore... vous aussi vous êtes obsédés ou quoi ? Décidément je suis cernée.

24 avril 2013

Le voyage intérieur

BlogFestivalSeriesManiaQui n'a pas rêvé d'un jour tout changer ? Quand on habite dans un pays où les températures l'hiver sont glaciales, la tentation est grande de jouer les tournesols, et de suivre le soleil. Alors, direction la Thaïlande, où tout est possible !
Tout, vraiment ? C'est la question que pose 30° i Februari, série suédoise en 10 épisodes, dont les deux premiers ont été proposés hier après-midi aux festivaliers, sous le titre 30° in February. On y suit le parcours de personnages en proie à des remises en questions, et qui espèrent trouver leurs réponses sous le soleil chaleureux d'un pays exotique. Mais évidemment, ce n'est pas si facile.

30degrees

30° i Februari fonctionne comme une série-chorale, où les personnages font leurs expériences sans se croiser, ou presque : chacun a son propre fardeau à porter.
Ainsi Kajsa, une architecte et une mère célibataire qui, sous le poids du stress, fait un AVC. Souffrant de séquelles invalidantes, elle décide d'emmener ses deux filles loin, très loin : tout recommencer ailleurs, si possible en plus simple, et en plus reposant ; sa relation proche avec sa fille aînée, Joy, une adolescente intuitive, et la tendresse qu'elle a pour sa cadette, Wilda, bercent une bonne partie de l'épisode. Outre ce trio, la série met également en scène un couple, Bengt et Majlis, retraités ; handicapé, cloué à son fauteuil roulant, Bengt, d'entrée de jeu, se pose comme le personnage le plus désagréable de la série, et n'a de cesse d'humilier sa vaillante épouse qui pensait bien faire en le surprenant avec un voyage au soleil. Mais sous les palmiers thaïlandais, Majlis va découvrir l'insoupçonné : elle existe ! L'occasion de se découvrir une faim de vivre que les invectives de Bengt ne peuvent plus faire taire. Quant à Glenn, cet homme fort conscient de n'être pas très agréable à l'oeil, il souffre cruellement de la solitude ; il suffit d'une conversation avec une inconnue sur internet pour qu'il se décide à la rejoindre à l'autre bout de la planète. Enfin, Chan, Thaïlandais exilé depuis plusieurs années en Suède, se décide à rentrer au pays et à recoller les morceaux d'une vie privée qu'il a laissée se briser, notamment en renouant avec son fils, Pang.

Cette galerie de portraits (à laquelle s'en ajoutent d'autres sur lesquels il vaut mieux tenir le secret pour le moment) crée une mosaïque de vécus. Toute la mission de 30° i Februari sera de nous immerger dans les sensations et ressentis de chacun. Outre une écriture pleine de tact, c'est sur une réalisation basée sur le sensoriel que la série repose : les couleurs, les sons, les odeurs, le toucher... voilà chaque scène devenue concrète pour le spectateur. Qu'il s'agisse de sentir le sable fin couler entre les doigts ou la douceur de l'eau salée caresser la peau, 30° i Februari se fait forte de nous dire que le rêve thaïlandais est, littéralement, à portée de main.

Mais le rêve thaïlandais ne fait pas tout. Le pays n'a pas pour vocation d'apaiser les blessures ; mais il offre un cadre enchanteur qui permet de tout mettre à plat, d'aller de l'avant. Progressivement, Majlis va s'éveiller à elle-même, et prendre conscience de la façon dont son mari la (mal)traite. Glenn va tester les limites de sa course désespérée vers le mariage et la paternité. Chan va apprendre qu'on ne revient pas chez soi après des années d'absence sans y avoir laissé une plaie béante. Joy va comprendre que, neige ou soleil, sa mère n'a pas changé, quitte à se surmener et se mettre en danger...
30° i Februari est un drama dans ce que le genre offre de plus pur, de plus émouvant, de plus humain. Derrière les décors colorés des plages, hôtels ou bars à hotesses de Thaïlande, il y a la volonté de présenter au spectateur des personnages lancés dans une quête intérieure qui les transcendera. C'est, en définitive, le plus beau des voyages, non ?

Seulement deux épisodes sur dix ont pu être découverts par les curieux hier. Espérons que la projection de Séries Mania créera des vocations chez les diffuseurs : 30° in February en vaut largement la peine.

23 février 2013

Smashing

Vous aimez Smash ? Alors aujourd'hui, je pense pouvoir vous faire plaisir ! Ou comment s'assurer d'avoir un lectorat de moins de 10 personnes.
En effet, j'ai découpé un certain nombre de performances issues de la série (une immense majorité, à vrai dire), dans le cadre de mon habitude depuis quelques années de conserver des extraits d'épisodes qui me plaisent particulièrement, pour me les repasser ensuite indéfiniment. Et tant qu'à faire, eh bien je les ai partagées avec le #SmashEnsemble. Et tant qu'à faire, je les partage avec vous.
Oh et, tant qu'à faire, je les ai aussi transformées en mp3.

Du coup, en cliquant sur l'image ci-dessous, vous trouverez un tableau regroupant l'intégralité des liens vers les extraits en question, ainsi que leur version mp3 à toutes fins utiles.

Smash-S2

J'ajoute que j'accepte les requêtes, donc s'il manque un passage de la série que vous aimez (et c'est totalement possible), vous m'en touchez un petit mot en commentaires, et c'est avec plaisir que j'ajouterai la performance de votre choix à la liste.

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20 janvier 2013

Maillon faible

Chose promise, chose due ! Vous avez été 5 à manifester votre intérêt pour le pilote d'Intersexions, il n'en fallait pas plus pour que je vous propose le pilote (avec sous-titres anglais, comme de juste).
Puisque j'ai déjà abondamment reviewé ce pilote dans un post précédent (que vous pouvez relire, et commenter, en cliquant ici), ce soir on va la faire simple. Tout ce que vous avez à faire, c'est suivre l'image ci-dessous qui vous conduira vers le lien adéquat ; pas besoin de se farcir ma littérature pour ce soir.

Intersexions-PilotCaptureSee also : miroir sur Uploaded.

...Et, tiens, bah, vous n'avez qu'à considérer que c'est un cadeau de Noël en retard. Vous avez été gâtés-pourris cette année, ma parole !

Alors maintenant, je vous préviens : je VEUX votre avis sur l'épisode ! C'est quand même votre première série sud-africaine, je veux connaître vos impressions !

29 juin 2011

[DL] Single Ladies

Régulièrement, j'essaye de vous parler de bonnes séries que vous n'avez pas vues, et qui pourtant en valent le coup.
Aujourd'hui n'est pas l'un de ces jours.

Pourquoi j'ai continué de regarder Single Ladies ? Pour des raisons simples, et énoncées précédemment, que c'est kitchissime, nunuche au possible... mais ça brille et c'est joli. J'ai jamais prétendu ne pas être une nana, hein. Et en toute franchise, j'adore le personnage de Keisha, quand je ne me moque pas de celui de Val. Donc voilà, ça va très vite à cerner, hein.

SingleLadies
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais il s'avère que justement, à peu près tout ça (sans le charme explosif de Keisha... mon Dieu, son interprète a plus de 40 ans, je le crois volontiers de Stacey Dash, talée comme une vieille pomme botoxée, mais pour LisaRaye McCoy ça m'a fait comme un choc quand même) se retrouve dans le générique, et que j'étais d'humeur à vous l'uploader, surtout que ça fait deux mois, eh oui deux mois, que je ne vous avais offert aucun générique. Je voudrais pas me rouiller, vous comprenez.

Donc en gros, si vous n'aimez pas les trucs de gonzesses avec des dialogues téléphonés de bout en bout (c'est beau comme du Harlequin) et des situations rococo à souhait, mais avec de belles femmes surlookées de façon glamour, passez votre chemin, sinon, tentez Single Ladies, c'est vraiment pas ça qui va vous préoccuper pendant des heures.
Single Ladies, ça brille et c'est joli, et je vous avoue que je suis pas habituée à me régaler de trucs comme ça, mais voilà, les faits sont têtus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Single Ladies de SeriesLive.

22 juillet 2011

[DL] Exes & Ohs

Parce qu'après je vais oublier : sachant que la première saison fait 6 épisodes et que je pense quand même pas que j'irai jusqu'à regarder la seconde, si je ne vous parle pas du générique de la série Exes & Ohs maintenant, je ne le ferai jamais.

Or, je vous le disais l'autre jour, c'est un générique qui me plait. Qui, même, a une telle efficacité sur moi, que je me surprends à le fredonner depuis quelques jours, de temps à autres, ou bien au point de me le passer deux ou trois fois d'affilée. J'ai même sincèrement vu arriver une étrange expérience : je regardais un épisode, le générique s'est lancé, et j'ai fait retour rapide pour regarder le générique une deuxième fois.

Et pourtant, concrètement, de vous à moi, le générique, c'est quoi ? C'est une musique pop-rock bateau, un fond gris, les actrices, et des petits zigouigouis pour faire du mouvement et expliciter les X et les O. Sans compter que tout ça ne dure que 20 secondes.
Et. C'est. Tout.

ExesandOhs
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Alors à quoi ça tient ? Ca tient primo au fait que je suis foutue d'avoir des girl crushes sur des actrices comme Marnie Alton (hot damn ! Elle est rousse, elle a de jolis yeux clairs, elle arbore un sourire ravageur... je suis supposée résister comment ?), et que ça peut me tenir pendant quelques jours encore. Et puis il y a le fait qu'en gros, les filles ont un énorme capital sympathie, en particulier Marnie, Angela, dans une moindre mesure Michelle, et même un peu Heather et ses cheveux badass ; comme vous le voyez c'est surtout Megan (et sa tronche de Rosie O'Donnell) qui ne m'envoie pas plus d'ondes positives que ça.
En fait rien que pour le petit clin d'oeil d'Angela, par exemple, je trouve ce générique chaleureux, spontané, et frais. Et ça me plait. C'est tout con pourtant. Mais voilà : ça marche.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Exes & Ohs de SeriesLive.

8 janvier 2011

Family Reunion

Et nous y voilà, 2011 marquant, comme prévu, le retour des Walkers. Ce qui est bien c'est que, n'ayant pas vu la série depuis des lustres (je me suis arrêtée après quelques épisodes de la saison 3), j'ai quasiment le sentiment de redécouvrir la série, tout en ayant le confort de déjà la connaître.
Visiblement, j'ai bien choisi mon timing puisque je me souviens du prénom de tout le monde (ne riez pas, ça me demande vraiment beaucoup de temps d'assimiler les noms des personnages lorsque je commence une nouvelle série), mais que je ne me souviens pas des intrigues dans le détail, ce qui me permet de ne pas me spoiler moi-même. Ce qui serait quand même sacrément nul, vous ne trouvez pas ?

FamilyReunion

Ainsi me revoilà en famille, une autre famille fantasmée comme je les ai toujours aimées.
C'est ma science-fiction rien qu'à moi. Une porte vers un monde qui continuera de me fasciner quoi qu'il arrive, quelle que soit la forme qu'il prend : la famille. Ses engueulades où la vérité sort soudain par torrents, ses instants de grâce et de sincérité, souvent plus silencieux que les disputes, les dîners à rallonge où dix conversations se croisent, les membres de la famille qui s'ajoutent avec le temps... tout ce que je n'arriverai jamais à voir dans la vie réelle, je viens le chercher chez les Walkers.

Pourtant, je refais tout le chemin depuis le début, et certaines choses me déçoivent. Le temps a passé et certainement, j'ai idéalisé certaines choses dans la série. Je ne sais pas si c'est mon mal de crâne, mais je n'avais jamais réalisé à quel point la musique pouvait être omniprésente, voire lourde, dans ces premiers épisodes vus cette semaine. Et la musique, en plus d'accompagner chaque scène en permanence, n'est pas toujours exactement en osmose avec les scènes, elle semble parfois surjouer l'ambiance, quand il ne lui arrive pas ponctuellement de tout simplement mettre à côté. Je ne m'en rappelais pas comme ça. C'est assez énervant parce que ça me donne l'impression qu'on cherche à me tenir occupée avec des babioles musicales quand je voudrais me plonger dans la série à cœur perdu. J'apprécierais volontiers plus de retenue dans l'accompagnement musical, mais peut-être que ça se tasse au bout de quelques épisodes ?

Ça ne m'arrête pourtant pas, d'ailleurs j'ai bientôt fini le premier DVD de mon coffret de la première saison (ce qui vu mon emploi du temps cette semaine est tout de même une belle performance). Les retrouvailles priment sur le reste. Toute série a ses inconvénients, je suppose, surtout au démarrage, j'avais simplement oublié.
C'est un peu plus tiède que prévu, en fait. Mais c'est quand même un plaisir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Brothers & Sisters de SeriesLive.

10 décembre 2010

[DL] Ojo por Ojo

Poursuivant avec mon petit cycle hispanique, je suis tombée sur un pilote sans sous-titres qui ne m'attirait pas du tout. De toute façon, si ça me plaisait, je signais pour une telenovela de 130 épisodes... pas vraiment dans l'humeur de ces derniers temps. Mais, l'instinct de la collectionnite aiguë de générique aidant, j'ai quand même voulu lancer l'épisode, et je suis tombée sur le générique qui, franchement, mérite qu'on s'y arrête.

OjoporOjo
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Tout de suite, l'ambiance est posée. Même sans tout comprendre de l'intro, on sent bien l'ambiance historique, l'angoisse du contexte politique, le poids de la condition sociale. La récupération du style "affiche de propagande" est une pure merveille, qui s'accompagne d'un traitement par la couleur parfaitement maîtrisé. C'est géométrique, c'est stylisé, et en même temps c'est diablement efficace. En un mot : j'adore. Ça valait bien le coup de cagouler un pilote que je ne regarderai probablement jamais en entier.

Et pour ceux qui... ah, oui, ya ça aussi.

25 janvier 2011

Une minute pour vous dire

Il y a des séries qui marquent à un tel point qu'on est presque surpris de ne pas en parler tous les jours. Des séries qui font battre votre cœur plus sûrement que le sang dans vos artères. Des séries dont le simple nom suffit à émouvoir.
Des années après, la seule évocation de Pushing Daisies me rend à la fois guillerette, nostalgique, rêveuse et terriblement amère.

Alors, puisque ce soir, NRJ12 a décidé de diffuser la série pour mon anniversaire, et qu'en plus cela a permis à Pushing Daisies de devenir un trending topic sur Twitter (preuve que, quand même, hein...), je me suis dit que j'allais faire un effort, sortir de mon humeur téléphagique maussade de ces derniers jours, et vous offrir une petite liste de 5 choses que jamais, non, jamais je ne vous ai dites sur Pushing Daisies. Pas même après tout ce temps à vous en parler si régulièrement avec des trémolos dans la voix.

ThingsImissaboutyou

5 - Je juge les gens (entre autres) à l'aune de ce qu'ils pensent de la série.

4 - Le fond d'écran de mon ordinateur ET de mon portable sont issus de la série. Je n'en ai pas changé depuis l'annulation.

3 - J'ai le générique au format video dans mon BlackBerry. Les deux versions. Oui, de 10 secondes chacune.

2 - J'ai plusieurs extraits de la série en permanence dans mon portable, au format audio. Dont la scène entière dans laquelle Olive fait deviner à Ned le secret de Lily Charles...

1 - Je n'ai jamais vu le tout dernier épisode de la série : pas le cœur.

Il y a des séries comme ça...

18 février 2012

[#Ozmarathon] 4x10, the increasingly poor decisions of Tim McManus

Je comprends mal ce qui s'est passé, là. Notre Ozmarathon nous avait laissés sur une excellente impression quant au démarrage de la seconde partie de la saison 4. Et voilà que quelques jours plus tard, c'est n'importe quoi.
Mes amis, j'espère que vous consommez plus que tous les Homeboys réunis, parce qu'aujourd'hui, il faut ne pas avoir l'esprit trop clair pour comprendre les décisions de Tim McManus.

Ozmarathon_4x10

Laissez-moi donc reprendre une par une les âneries qu'il nous a pondues dans l'épisode du jour.

Ozmarathon_4x10_1

Dorénavant, les prisonniers regarderont des videos éducatives. De force.
On le sait, McManus a toujours été un pédagogue avant tout. Instaurer un programme pour que les prisonniers reprennent leurs études et apprennent à lire, par exemple, avec été l'une de ses grandes quêtes. Mais il y a deux problèmes : quel est le bénéfice quand il s'agit de forcer les prisonniers à regarder des videos éducatives, et, surtout, comment les videos en question ont-elles été choisies ? "La vie est comme une maison", vraiment ?
Pourquoi ça ne peut pas bien finir : parce que déjà que quand on fait du cas par cas, on n'arrive à rien (voir aussi : Kenny Wangler), alors si en plus on leur sort des conneries pendant 30mn dont ils vont simplement se moquer, les prisonniers ne vont pas vraiment aller en s'améliorant. Bien joué, McManus.

Ozmarathon_4x10_2

Dorénavant, les prisonniers qui ne seront pas sages seront enfermés dans une cage au beau milieu d'Em City.
On le sait, McManus a toujours été un pédagogue avant tout... Alors quelqu'un peut m'expliquer d'où lui vient l'idée de génie de mettre une cage, oui, une cage, au beau milieu du quartier le plus violent de tout Oswald ? L'idée est ici, attention, le concept intellectuel vole très haut, de non pas envoyer les prisonniers au trou, mais de bien montrer à tous leurs congénères qu'ils se sont mal comportés en les exposant. Je concède à McManus qu'il faut faire de la place au trou maintenant que Miguel Alvarez est revenu : il partagera probablement à nouveau son temps entre l'isolement, l'hôpital et le cachot, reprenant ses bonnes vieilles habitudes. Reste qu'on voit mal ce que l'initiative va apporter.
Pourquoi ça ne peut pas bien finir : parce qu'une CAGE est au beau milieu du quartier le plus violent de la prison. Le risque de lynchage n'a pas effleuré McManus ?! Oh, et, au fait, ça ne peut pas bien finir parce que les officiers de la prison n'appliquent pas la nouvelle directive. Par exemple, Ryan O'Riley finira au trou. Bien joué, McManus.

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Et si on essayait d'emballer Gloria ?
Quand il était jeune, innocent et tout et tout, McManus avait tenté de se placer auprès de Gloria. Lorsque celle-ci revient de ses vacances prolongées, il lui saute immédiatement dessus et lui propose de dîner, naturellement en tout bien tout honneur.
Pourquoi ça ne peut pas bien finir : parce que Gloria revient de vacances qu'elle a prises suite à son viol. Bien joué, McManus.

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Et si on essayait d'emballer quelqu'un d'autre ? (n'importe qui)
Visiblement ça frétille dans le caleçon de Timmy, parce que sitôt un puissant râteau pris avec Gloria, McManus commence à faire du gringue à la jeune femme qui vient s'occuper des immigrés chinois (on va y revenir, soyez-en sûrs). Il lui propose donc évidemment de dîner, parce que, je cite "oh a tous les deux besoin de manger". Quel tombeur.
Pourquoi ça ne peut pas bien finir : parce que rappelons que chaque fois que Tim a voulu concrétiser avec quelqu'un qu'il avait rencontré au boulot, CA A mal fini. Est-il besoin de rappeler comment Claire l'a poursuivi pour harcèlement sexuel ?! Et vu qu'en plus, là, il y a un véritable enjeu professionnel (bien plus qu'il n'y en a jamais eu avec ses précédentes conquêtes), eh bien encore une fois, l'entrejambe de Tim risque de faire des dégâts. Bien joué, McManus.

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Et si on installait des immigrés totalement innocents à Em City ?
Sans nul doute la décision la plus brillante de cet épisode. On apprend en effet qu'un cargo contenant des immigrés illégaux chinois a échoué sur le sol américain et qu'en attendant de déterminer le statut juridique de ces personnes, plusieurs bâtiments de l'Etat accueilleront des immigrés. Un contingent est, naturellement, envoyé à Oswald, faute de place ailleurs. Je concède que sur celle-ci, les torts sont partagés avec Glynn, mais attendez un peu de voir ce que nos deux génies nous ont pondu : on va héberger les immigrés à Em City. Oui. Le quartier le plus dangereux de la prison. On va mettre des lits superposés en plein milieu de l'espace commun, et attendre de voir. Une solution logique aurait été de vider une autre unité, l'unité B par exemple (puisqu'on ne parle que de celle-là dans la série), d'installer les prisonniers ensemble, d'instaurer éventuellement un lockdown pour éviter le chaos, et de mettre les immigrés chinois dans l'unité ainsi vidée. Mais avouez que cela aurait été trop logique. Une autre solution logique aurait été d'installer des lits dans la bibliothèque ou le gymnase. Il suffisait alors de restreindre l'accès aux prisonniers à ces salles pendant une courte période de temps. Mais avouez que là c'était plus marrant du tout tellement c'était cohérent.
Pourquoi ça ne peut pas bien finir : parce qu'on a livré des poules aux renards. Soyons clairs, ces prisonniers ne sont rien d'autre que jetés en pâture aux pires criminels de la prison. Ils sont supposés se mélanger à eux alors que très peu parlent la même langue. Ma question c'est plutôt de savoir pourquoi ça pourrait bien finir, parce que je n'en sais rien du tout !!! Et la meilleure preuve, c'est quand même que dés leur arrivée, il y a un mort. Sans déconner, on l'avait pas vue venir, celle-là ! Bien joué, McManus.

Soyons justes. Notons que quelques autres personnes prennent de très contestables décisions elles aussi pendant cet épisode, et mentionnons notamment :
- Tobias Beecher qui a subitement très envie de rendre Chris Keller jaloux et envisage de se taper l'un de ses amis qui vient d'arriver à Em City. Juste comme ça. Parce que Keller est tellement inoffensif que, eh, qu'est-ce qui peut bien arriver de toute façon ?!
- Gloria Nathan qui décide de revenir à Oswald juste après avoir réalisé qu'elle était amoureuse de Ryan O'Riley. Juste comme ça. Pour voir si elle peut résister à la tentation.
- Kareem Saïd qui se fait un ennemi avec un ancien Homeboy. Juste comme ça. Parce qu'il le sent pas.
- Leo Glynn qui, le jour-même où sa femme le met dehors, embauche une jolie et très divertissante créature comme secrétaire. Juste comme ça. Parce qu'il a besoin d'une présence féminine qui le fasse rire (je déconne pas, ça faisait partie de ses critères, il fallait qu'elle soit "intelligente, drôle, diplomate et sans peur").
- Floria Mills qui, effectivement, est sans peur, parce que pour son premier jour à bosser dans une prison, elle trouve ça fun de mettre une jolie tenue rouge et de parader à la cafeteria en pleine heure de pointe. Juste comme ça. Parce qu'elle a un épatant sens de l'humour.
- Vern Schillinger qui s'en remet à un évangéliste qui a décidé en arrivant à Oswald qu'il allait sauver son âme. Juste comme ça. Parce que faire confiance à un mec qui sort de nulle part et qui peut manipuler les gens sous couvert de religion, ça n'éveille aucune méfiance chez Vern, voyez.

Nan mais allez, les mecs, avouez : vous êtes tous de gros masochistes, en fait ?
Et plus sérieusement, je soupçonne les scénaristes d'y aller un peu fort sur l'herbe, quand même. Et là, ça a l'air de me faire rire, mais en vrai, je m'inquiète un peu.

18 février 2011

[DL] Portlandia

Ça fait 10 jours que je suis en boucle sur les épisodes de Portlandia. Je mange Portlandia (un épisode par repas, oui il y a beaucoup de rediffs), je dors Portlandia (avec le générique comme berceuse), je chante Portlandia (je me suis découpé la première scène du pilote !). Inutile de préciser que l'annonce de son renouvellement ne pouvait que m'enchanter.
Alors évidemment, vous n'alliez pas y couper non plus dans ces conditions, et me voilà débarquant avec le générique de ce qui est probablement la série la plus originale du moment, ce que j'avance, vous le devinez, de façon totalement objective.

Portlandia
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

A la fois quelconque au dernier degré et absolu d'exotisme, le générique de Portlandia offre une carte postale étrange, faite des lieux qu'on a l'impression de connaître par coeur mais qui semblent aussi receler une personnalité cachée, qui s'exprime dans les quelques portraits rapides qui se succèdent. A la fois pavillonnaire et industrielle, la ville de Portland semble déjà pleine de bizarreries sans grande excentricité, un peu comme les bobos finalement assez consensuels que la série s'ingénie à dépeindre. Et cette musique... Allez, je m'en remets un coup.
Et comme je suis pas chienne, demain, un autre post, bien plus fourni, sur Portlandia. Parce que ouais, c'est un post chaque vendredi. MINIMUM.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Portlandia de SeriesLive.

29 avril 2011

[DL] Game of Thrones

Obsédée par la série. Obsédée par le générique.
Parfois on me trouve un peu expéditive quand je décide au bout de 5mn d'un pilote que la série n'est pas faite pour moi. Alors je ne serais pas étonnée qu'on me taxe d'un peu rapide lorsque je déclare que je suis totalement sous le charme de Game of Thrones au bout de deux épisodes à peine. Avec cette série, je retrouve le plaisir téléphagique rare de retenir mon souffle entre deux semaines. Quelque chose me dit, mais je peux me tromper, que cette sensation de plaisir et d'attente intenses n'est pas prête de se tarir. C'est l'un de mes coups de coeur du mois d'avril, sans aucun doute possible.

GameofThrones
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C'est aussi ça que symbolise ce générique que j'écoute en boucle. Pas uniquement parce que la musique est parfaite ou parce que c'est très esthétique, pas seulement parce que je trouve l'idée incroyable ou parce que c'est pédagogique, non, parce qu'un générique, c'est parfois aussi un symbole, tout simplement, un étendard, un blason qu'on porte pour dire qu'on pense à la série même entre deux épisodes. Il y a, même quand le générique est une merveille (et je défie quiconque de déclarer que celui-ci n'est pas une perle), une forte charge émotionnelle, voilà tout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Game of Thrones de SeriesLive.

19 avril 2011

[DL] Durham County

Le genre de générique qu'on n'oublie pas. Durham County est malsain, morbide et glaçant (et n'avait pas besoin d'acheter les droits au Danemark pour en avoir l'idée...). C'est plein de lumière et pourtant on étouffe. C'est une expérience en soi. Pas des plus agréables, je vous l'accorde, mais une expérience. Et je mets au défi quiconque de réussir à réprimer un frisson devant ce thème lancinant. Ne parlons même pas de réussir à se l'ôter de la tête ensuite.

DurhamCounty
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Une expérience presque dénuée de couleur (le presque a son importance), aussi, et qu'on ne fait qu'avec un seul personnage, tous les autres humains étant méconnaissables, anonymes, irréels. On entre dans la tête du détective Sweeney et, à ses côtés, on déguste les bizarreries, les obscénités et les horreurs, dont on comprend bien qu'elles sont venues de la tête des autres pour entrer dans la sienne. C'est le pire des cauchemars : la nature humaine.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (je dis ça, j'ai toujours pas regardé, mais bon, au moins j'ai lu la fiche) : la fiche Durham County de SeriesLive.

15 octobre 2010

[DL] Hanchou

Je vous en parlais en début de semaine et, en mon absence, je vous propose de découvrir le générique de la saison 1 de Hanchou, histoire que vous voyez un peu de quoi on cause. C'est très basique, hein, je ne vous le cache pas. Un générique comme on en faisait dans les années 90 aux États-Unis (oui, dans les années 90 on trouvait des génériques aux États-Unis...), en gros, avec juste quelques petits bidouillages modernes pour que ça fasse dynamique et propre... rien d'excitant, en définitive.

Hanchou_saison1
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Sauf que. Sauf que je sais pas, je l'aime bien. Je trouve pas le thème franchement inoubliable (trop aigu pour moi), visuellement on n'a pas inventé le fil à couper le sushi, mais rien à faire, je le trouve accrocheur, ce générique. Et ce, en dépit de l'air totalement abruti de Sasaki Kuranosuke...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hanchou de SeriesLive.

30 janvier 2011

[DL] Fairly Legal

La série commence à me plaire de plus en plus (on aura donc l'occasion d'en reparler), et aussi bien dans le train que calmement à la maison, j'en apprécie bien des aspects. Mais le générique, je dois le dire, me laisse un peu circonspecte.
Parce que dans le fond, on comprend bien l'intention : montrer que Kate parcourt la ville juchée sur ses talons, trottinant le téléphone rivé à l'oreille... on essaye de créer un gimmick, avec une petite référence au Magicien d'Oz dans la foulée...

FairlyLegal
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...Mais rien à faire, ça ne fonctionne pas. Principalement parce que le générique est trop court, en fait. Mais aussi parce que son montage n'est pas assez rapide. Et pour finir, il ne fait qu'effleurer cette thématique sans vraiment l'exploiter totalement. Alors de ce qui aurait pu être un générique potable, on obtient un truc franchement moyen. Ajoutez à cela un côté esthétique lui aussi bâclé (c'est pas tant les couleurs que les halos de lumière dans tous les sens) et une chanson sans intérêt, et vous comprenez mieux ma déception.
Pourquoi c'est si difficile de faire de bons génériques pour les séries que j'apprécie ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fairly Legal de SeriesLive. Pas spécialement en bon état, d'ailleurs...

16 janvier 2011

[DL] Maison Close

Oui, un troisième générique de série française, c'est vraiment le weekend de toutes les expérimentations, sur ce blog ! Pas de panique, je vous rassure, l'endroit reviendra bientôt à une activité normale, mais pendant que je suis occupée, je me suis dit que ce petit weekend à thème serait un changement bienvenu. Et puis c'est d'ailleurs assez rare que j'aie des génériques français sous la main, surtout de mon plein gré, alors ça durera difficilement plus de toute façon...

Si je n'ai pas forcément raffolé du pilote, et que je ne me suis pas spécialement sentie encouragée à poursuivre l'expérience, en revanche je trouve le générique de Maison Close plutôt réussi. Il y a quelque chose très HBO-like dans la démarche, et aussi bien musicalement que visuellement, on tient certainement l'un des meilleurs génériques français que j'aie vu ces dernières années. Mais comme je le disais, en fin de compte, je n'en ai pas vu beaucoup.

MaisonClose
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Il y a juste une chose dans ce générique qui me chiffonne, et c'est quelque chose que je reprocherais à la plupart des génériques français que je connais : l'affichage des noms. La police est moche, elle est mal placée et vous nique les plus beaux plans, et puis surtout, le titre à la fin, c'est juste la police Canal+ (bien-sûr j'exagère mais pas de beaucoup), c'est vraiment pas possible de détruire autant l'ambiance qu'avec ces lettres toutes banales et toutes moches en plein milieu de l'écran. J'ai cru comprendre que les mecs étaient obligés de mettre certaines mentions (le nom de la prod, l'année...) alors bon, admettons, mais le reste, c'est pas possible, faut faire mieux que ça.

Je réalise qu'en fait de séries françaises, le weekend a aussi largement consisté à évoquer des séries en rapport avec la marchandisation du sexe, quand même. Hm.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Maison Close de SeriesLive.

4 octobre 2010

Ça c'est fait

Bon, on commence à souffler. A élaguer un peu la liste. La majeure partie du troupeau est passée, en tous cas. C'est à la fois une nouvelle triste et un soulagement : plus de pilotes. Heureusement que le reste de la planète a la ferme intention de nous fournir des pilotes tout au long de l'année (le mois d'octobre s'annonce rythmé côté Japon, voyez donc le Pilot Watch ci-contre !) sans quoi ce serait franchement déprimant.

Mais du coup, c'est l'occasion pour faire un petit point sur les orientations que semble prendre la saison pour moi ; j'ai bien dit "semble". Qu'est-ce que je vais regarder ? Qu'est-ce que je ne vais certainement pas regarder ? Et, plus important : pourquoi ?

- Les retours
Le season premiere de Life Unexpected m'a découragée ; j'ai même pas le cœur à regarder la suite alors que franchement, la première saison avait du charme. Si c'est pas malheureux de voir ça... je ne sais pas si je vais continuer, sincèrement. Je crois que la série se tire dans le pied avec ses choix de débuts de saison.
Du côté de Parenthood ce n'est pas non plus le fol enthousiasme qui domine, mais en même temps ça n'a jamais été le cas. Je me suis enfilé les derniers épisodes de la saison cet été à la faveur de quelques heures perdues, parce que je n'avais même pas suivi la saison régulièrement, alors c'est vous dire. D'un côté, ça veut dire que je ne suis pas déçue, mais je ne suis pas plus convaincue. Je vais regarder comme je l'ai fait pendant la saison dernière : lorsque je n'ai rien de mieux à faire.
Pour les élans de téléphagie ravie, il faut se tourner vers The Good Wife. Le season premiere m'a requinquée ! Tout l'enthousiasme qui avait eu du mal à naître (le pilote était moyen) et qui s'était éteint cet été est revenu comme jamais ! Ça se voit bien aux tags, d'ailleurs...
Je ne sais pas quoi faire pour Glee. Ce qui s'est passé en un an avec cette série est terrifiant : de "peu mieux faire mais il y a de la matière", on est passé à "a décidé de ne rien foutre en classe et s'en vante, en plus".
Côté comédie pure, 30 Rock est à mon avis fidèle à elle-même, c'est à dire ni parfaitement drôle ni à jeter. Mon problème avec cette série (et Tina Fey) s'est beaucoup atténué après l'intégrale que je me suis enfilée ce printemps, ce ne sera jamais ma série préférée, mais enfin, ça se laisse regarder. The Big Bang Theory vieillit par contre épouvantablement mal : non seulement je la regardais pour le principe, mais en plus je la trouve de moins en moins drôle. Comparativement, la saison 2 me semble hilarante par rapport à ce que je vois depuis un an. J'en peux plus de faire des efforts pour suivre un peu ce que les autres regardent ; je faisais des efforts parce que sinon je ne regardais rien de façon régulière qui soit populaire, mais là, c'est juste plus possible. Ça me pèse atrocement, vous n'avez pas idée. Couperet.

- Les nouveautés
Oui, je vais regarder The Event. Et oui, j'ai changé d'avis depuis le post sur le pilote ; je me suis un peu forcée à regarder le deuxième épisode, sans grande motivation mais pour être sûre que ce n'était pas que la forme qui m'énervait. Ça s'atténue dans le 2e épisode, cette histoire de va et viens dans le temps, mais du coup le remplissage pour retarder le moment où les intrigues vont prendre corps est plus voyant (c'est un problème typique avec les séries de conspiration et approchant). Pour autant, j'attends encore un peu, mais quand, pendant un épisode, je me dis "franchement, regarder une série juste pour surveiller à quel moment je vais arrêter de soupirer d'agacement, c'est pas vraiment bon signe", je comprends bien que je me bats contre un moulin à vent. Beaucoup de vent.
Moi qui n'aime pas les séries d'action et suis en overdose de policiers, je me suis bien marrée devant Hawaii Five-0. L'explication est en deux temps : d'une part, beaucoup d'humour (et deux personnages qui pour une fois, ne font pas semblant de ne pas se sentir, même si bien-sûr ils vont progressivement sympathiser), et d'autre part, je regardais ça en mangeant donc en divisant mon attention par deux (soit d'un côté l'écran, de l'autre la beauté du sashimi au saumon luisant dans la lumière du soir). C'est pas dit que je continue, mais j'hésiterai probablement au prochain épisode quand même un peu...
The Defenders : doit encore confirmer son orientation. L'affaire du deuxième épisode était banale, et les personnages moins couillus dans leur façon de la défendre. C'était un peu du gâchis de mon point de vue, quand la série aurait justement pu profiter mieux son contexte original. Le 3e épisode sera définitif.
Beaucoup plus enthousiaste sur Mike & Molly qu'au moment du pilote, par contre, et Better With You montre également un certain potentiel (bien qu'encore incapable de l'exploiter tout-à-fait) : deux comédies qui ne feront de peine à personne si elles devaient disparaitre, mais qui se laissent regarder. Je troque donc Mike & Molly contre The Big Bang Theory. Ça vaut, non ?
Outsourced... je ne sais pas. D'un côté c'est parfois une série qui m'apparait comme raciste, mais c'est aussi parfois très drôle. Plus embarrassant : parfois c'est les deux. Une comédie repose, par essence, sur le stéréotype, et finalement, avec ses personnages majoritairement étrangers, on a l'occasion d'épuiser plusieurs stéréotypes indiens, donc quelque part ça a du sens. Et puis, si vous aviez vu Gutur Gu, vous verriez que même les Indiens n'hésitent pas à sauter à pieds joints dans le stéréotype si ça peut faire rire, alors... bon, je vais laisser mon costume gris d'Occidentale qui a peur de ne pas être politiquement correcte au placard, et je vais juste profiter du voyage. Outsourced est vraiment drôle, quand elle s'y met. Et le deuxième épisode s'est même débarrassé de l'Australienne blonde ! Je ne sais pas si ça va durer mais elle était tellement inutile que ça vaut bien une marque d'encouragement.
Mais surtout, mon coup de cœur cette saison, c'est Raising Hope. C'est terrible parce que j'ai vu les deux premiers épisodes plusieurs fois chacun, et franchement il n'y a déjà pas assez d'épisode pour me satisfaire. C'est presque le genre de série que je préfèrerais découvrir rétroactivement pour me goinfre d'épisodes et me faire une intégrale en 24 ou 48h. Pouce levés.

Boardwalk

Je n'ai pas cité d'autre série ? Ça veut probablement dire qu'elle ne m'a pas suffisamment marquée pour que je lui fasse de la place dans mon planning (à l'exception de Boardwalk Empire, pas encore osé le voir, et Undercover, pas tellement envie). Mais il y a ici pas mal de séries en sursis, et ce que je regarde aujourd'hui peut changer lorsque commencera la saison japonaise et que je vais vouloir faire de la place. Mes heures de téléphagie n'étant pas illimitées, ça fera certainement un nouveau tri...

5 septembre 2010

[DL] Huge

On avait presqu'oublié ce que c'était que de se laisser aller en toute simplicité à s'attacher à des personnages humains, pour ne pas dire universels. J'ai peut-être la mémoire courte, vous me direz, mais l'impression a été persistante cet été tandis que je fondais devant Huge, une série dont l'authenticité se fait rare de nos jours.

Huge
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Du coup, le générique n'est peut-être pas absolument marquant, mais avec sa formule de journal de bord rempli de souvenirs, il nous servira à nous rappeler, pendant les gris mois d'hiver et/ou quand la série sera définitivement annulée, combien il a été touchant de partager ces quelques semaines avec des adolescents qui, au moins en-dedans, ressemblaient plus à des adolescents que ceux de n'importe quelle autre série du moment.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Huge de SeriesLive.

18 décembre 2010

[DL] Agony

Pour que vous deveniez hyper performants au prochain blind test, je commence à préparer vos munitions !
En fait, c'est surtout que je trouve le générique d'Agony absolument adorable, avec sa petite mélodie rétro, légère et pourtant un peu mélancolique, et ce en dépit de son look franchement dépassé. Mais un bon générique peut aussi ne l'être que par ce qu'il évoque, dans le fond.

Agony
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D'ailleurs, je trouve que regarder les génériques de séries qu'on ne connaît pas, ou juste de nom, ça ouvre l'appétit, en quelque sorte. On se met à imaginer à quoi la série ressemble, et des fois on tombe effectivement à côté, mais ça donne quand même envie de se lancer plus facilement dans l'inconnu. Plutôt que de diffuser des trailers, les séries tentant de capter mon attention avant d'être diffusées feraient bien mieux de montrer leur générique. Ce serait plus alléchant, ça installerait immédiatement leur identité dans la tête du spectateur, et en prime ça les forcerait à faire un effort, au lieu de nous fourguer un panneau de 10 secondes.

Reste quand même qu'Agony, ce n'est pas le générique du siècle, mais d'une part c'est un sitcom britannique, donc double effort de mon côté, et puis surtout, d'autre part, ça reste une découverte originale pour tous ceux qui manquent cruellement de culture.

Et pour ceux qui... bah voilà, c'est ce que je voulais dire.

29 décembre 2010

1000 mots

Est arrivé, comme il le devait, le jour où j'ai dû tricoter mes cagoules de Doctor Who. C'est toujours une période un peu triste quand une série m'a régalée pendant des semaines et que j'en suis arrivée au stade de l'archivage. Mais il le faut, c'est le cycle de la téléphagie, afin de faire de la place à la série suivante. Celle qui me régalera avant d'à son tour être archivée.

Pourtant, chaque fois c'est un casse-tête. Si je cherche demain un épisode en particulier, disons, au hasard, The Doctor Dances (mais vraiment au hasard hein=, comment je fais ? La plupart du temps, je suis justement infichue de me souvenir du titre d'un épisode. Sur toute une série ? Quatre, cinq titres d'épisodes, maximum. Les plus marquants, certes, mais pas forcément les seuls que je voudrais retrouver lors d'une envie de revisionnage ponctuel, ou à des fins de contagion (ma sœur rei a vu le pilote de Doctor Who et n'a pas aimé ; je ne peux pas la blâmer, par contre ce que je peux c'est lui faire voir des épisodes meilleurs...). Donc noter les titres des épisodes scrupuleusement, ça ne fera pas avancer le schmilblick, pas du tout, pour une utilisation future. Il reste donc la numérotation, avec laquelle je suis un peu plus à l'aise dans le cas des intégrales notamment (parce que quand les épisodes sont appelés par leur nom, va savoir qui va où dans la chronologie ?), mais qui ne résout pas le pas le plus épineux des problèmes lorsqu'il est question d'archivage de cagoules.

Je veux bien-sûr parler du fameux : "ah, si je regardais l'épisode avec le scarabée, là ?".
Les fans qui, le Dieu de la Téléphagie les bénisse, ont un guide d'épisodes dans la tête, auront immédiatement reconnu Turn Left. Moi, je dois tricher et aller lire le titre de l'épisode à la fin du générique. Je rappelle quand même que dans le cas précis de Doctor Who, ça peut à la limite marcher, mais pour toutes les séries américaines dont les épisodes ne comportent, nulle part, ni avant, ni après le générique, le nom de l'épisode noir sur blanc, vous avouerez que c'est pas pratique.

Il y aurait bien une solution. Un excellent moyen mnémotechnique pour se souvenir du thème d'un épisode facilement. L'association "quote/screencap". Et moi si franchement je pouvais carrément mettre ça sur mes cagoules archivées, ce serait super. Seulement voilà, on n'a pas la technologie pour qu'un DVD contenant toute une saison puisse faire figurer sur sa rondelle, a fortiori de façon lisible, l'intégralité des vignettes qui me seraient utiles.

Alors, même si je ne conçois pas ces étiquettes pour le moment, je me suis amusée tout de même à en bricoler vite fait quelques unes pour vous expliquer ce que j'entends par association "quote/screencap". La méthode est simple : dudit épisode, je tire une citation et une image qui me semblent chacune représentatives de l'épisode (il n'est donc pas nécessaire, voire pas productif, de prendre la capture au moment où la citation est extraite), qui me permettent de l'identifier immédiatement et faire le lien avec ce que j'ai ressenti pour cet épisode. Le lien affectif déclenchant immédiatement la mémoire, ça suffit.
Voici donc quelques vignettes, bricolées pour quelques uns de mes épisodes préférés.

SadisHappy

Ineedmoredayslikethis

IneverlandonSundays

andthatwordis

Franchement, ça c'est un guide d'épisodes que je comprends.
PS : je crois que je suis encore dans ma phase Doctor Who, je me suis revu les épisodes de la 2e capture hier, et celui de la 1e ce soir. Merde alors, ça passe pas cette phase. Surtout quand je revois les premières saisons. En fait c'est vraiment Eleven qui m'a foutu le moral à plat, sans lui je serais encore amoureuse du Docteur comme au premier jour...

On pourrait presqu'en faire un jeu, dites donc. Bon, si vous avez saisi le principe et que vous voulez essayer, n'hésitez pas à poster une capture en commentaire (genre avec un lien vers un hébergeur genre Imageshack), et si ça vous plait, on avisera.

1 septembre 2010

Il n'y a pas que le bol qui m'écoeure

Vous avez déjà vu une série raciste ? Attention, hein, vraiment raciste. Je ne parle pas d'une série au ton exagérément patriotique : certes, on ne se sent pas toujours des atomes crochus avec une telle série, mais elle n'est pas raciste pour autant, c'est juste que vous n'êtes pas dans son public-cible. Non, je vous parle d'une série vraiment raciste.

Ce serait trop facile si je vous parlais d'une série qui revendiquerait violemment qu'on brutalise des étrangers, ou incitant au rejet de l'autre. Non, pas un racisme aussi évident, ni aussi spectaculaire.
Vraiment, j'insiste, une série raciste dans le sens le plus banal du terme, un petit racisme ordinaire de derrière les fagots, camouflés sous une bonne dose de sourires et de politesses, le racisme d'une série qui le fait probablement même sans penser à mal, limite avec l'impression d'être tolérante et ouverte.

J'ai vu une série raciste il y a quelques semaines. Désolée de ne pas vous en avoir parlé plus tôt, j'ai préféré d'autres priorités.

Quand je l'ai vue, je n'ai même pas été furieuse. Je n'ai même pas jugé utile de couper avant la fin du pilote. Je n'ai même pas été vraiment offusquée.
Mais quelque part, l'expérience était quand même intéressante. Déjà, parce que la série était raciste, entre autres, envers moi, chose d'autant plus rare qu'il s'avère que je suis blanche et agnostique. Et puis, parce que les manifestations de ce racisme ne m'étaient pas nouvelles, j'en avais déjà entendu parler. Enfin, parce que ce racisme s'exprimait dans un contexte culturel qui n'est pas vraiment sensible.
Si la série dont je vous parle était venue d'Afrique noire, ou d'un pays arabe, nul doute qu'une ribambelle de questions de plus ou moins bon aloi auraient accompagné son visionnage, lequel se serait immédiatement lié avec certaines problématiques actuelles que le gouvernement français a à cœur de ne pas nous faire oublier (je manie bien l'euphémisme, qu'en dites-vous ?). Mais là, j'ai pu voir une série raciste sans que, finalement, aucun lien ne se tisse avec les sujets qui font débat dans notre beau pays.

Le racisme de cette série, je l'ai dit, était dirigé contre moi (bien que probablement de façon bien involontaire), mais n'avait aucun moyen de me toucher personnellement. Je suis consciente de ma chance, car je me demande souvent ce que ressentent certains spectateurs devant la façon qu'ont certaines séries d'aborder certains sujets (pourrais-je être plus vague ?).

Imaginez une série où le personnage principal est une jeune femme moderne, au caractère bien trempé, indépendant, habillée à la dernière mode. Elle pourrait se fondre sans problème dans la masse si elle venait à se promener sous nos latitudes. Mais elle est ici chez elle, donc la question ne se posera pas. Notre héroïne veut enseigner et, par un curieux concours de circonstances, elle se retrouver à enseigner sa langue natale à des étrangers.
Au vu du pilote, on peut raisonnablement deviner que la structure de la série sera la suivante : elle va aider l'un de ses élèves à se fondre dans la société, bien qu'il y soit étranger.

Très vite, il apparait que son premier élève, engagé en outre à temps partiel dans un petit restaurant, a un besoin urgent en vocabulaire culinaires. Elle s'en aperçoit en le voyant se faire engueuler par son patron, en cuisine. Jusque là, admettons que tout va bien. Le langage du patron n'est pas tellement des plus nuancés : il reproche à l'employé étranger de ne rien comprendre et, dans ce qui semble être une furieuse envie de se défouler, lui fait remarquer qu'en plus il est incapable de faire la vaisselle correctement. Mais vu qu'il était en colère, je ne me suis pas tellement formalisée. C'est ensuite que ça s'est corsé. Quand notre héroïne emmène l'étranger/commis de cuisine dans un restaurant, où le chef de l'établissement lui apprend (ainsi qu'au reste de la classe) quelques mots particulièrement précis pour se débrouiller en cuisine. Et alors que tout le monde profite pleinement de la leçon, l'héroïne ajoute que notre étranger n'a plus qu'à faire la vaisselle.

La quoi ?! Je pense qu'il faut que je me le repasse, ce passage !

"Qu'est-ce que c'est que ça ?
- Tiens ! Lave-le !
- Pas question !
- On te traite comme un moins que rien parce que tu es étranger, alors lave !
...
- Allez, un peu d'huile de coude ! Et rince après avoir lavé ! Rince jusque dans les coins !"
(et encore, je vous épargne la musique puante des violons en plastique)

Ah oui, donc c'est bien ça. Il est étranger, DONC il faut lui apprendre à laver un bol correctement. Et effectivement, son patron est impressionné, il n'a jamais vu un étranger laver un bol correctement. Il fait un clin d'oeil à notre héroïne, oui, il est satisfait, ça c'est un bol lavé comme il faut, merci de lui avoir appris !!!
Vraisemblablement, un étranger qui ne sait pas s'exprimer est forcément incapable de faire quoi que ce soit d'autre.

Et à bien y regarder, tout l'épisode consiste à infantiliser les 9 étrangers venus suivre des cours (c'est leur faute aussi, ils prennent des cours comme des enfants), alors qu'ils sont largement adultes (l'un d'entre eux est un homme d'affaires...). Ou quand l'ignorance linguistique est considérée comme de l'ignorance tout court.

Mais heureusement, cette série est japonaise, et je me suis depuis longtemps faite à l'idée que les Japonais ont un rapport aux étrangers qui n'est pas absolument un modèle que j'aimerais suivre. Rien de nouveau, rien de choquant.
Nihonjin no Shiranai Nihongo (car c'est de cette série qu'il s'agissait) est juste à déconseiller vivement à tous ceux qui ont envie de garder du Japon une image idéalisée et parfaite. Grand bien vous fasse. Mais si vous y allez, pensez surtout à rincer les bols jusque dans les coins.

nihonjin

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Nihonjin no Shiranai Nihongo de SeriesLive.

30 novembre 2010

Gone are the days

Avec la fin du mois de novembre s'achève une ère. C'est triste, mais c'est comme ça, on n'y peut rien. Il aurait bien fallu que ça arrive un jour, après tout.
Mais mes doigts engourdis par le froid ont finalement lâché prise. C'est bien-sûr une figure de style, je suis quasiment immunisée contre le froid.

Je me rappelle quand tout a commencé, et il parait difficile de croire que ça s'est passé voilà environ trois semaines, quand je suis tombée amoureuse d'un masque à gaz. Et grâce à lui, d'un professionnel de la santé venu de la contrée la plus exotique au monde à mes yeux.

L'orgie qui a suivi a été proprement pantagruélique : des épisodes par poignées pleines, dévorés comme s'ils sortaient d'une corne d'abondance télévisuelle, me sentant comme protégée par la perspective d'avoir 5 saisons à découvrir, convaincue que la source ne se tarirait pas de si tôt. Ah, le bonheur ! Une fois que j'ai admis que je ne comprendrais pas toutes les syllabes (fichu accent), une fois que j'ai accepté de signer pour du "monster of the week" (fût-il de qualité), une fois que j'ai apprivoisé l'agaçante blonde (que j'ai même fini par pleurer)... alors c'est devenu un torrent de délices, une fontaine de merveilles. Ripaille téléphagique à volonté pour lady, jamais vraiment rassasiée.
Ce n'était pas facile d'accompagner les changements, comme souvent lorsque le cœur s'en mêle, mais vous pouvez être sûrs que je n'ai pas laissé ma part au chien même quand il a fallu tourner la page.

Et puis, il y a eu les changements de trop. Ou peut-être les mauvais choix. Ça m'a pris un peu plus de 2 saisons à m'habituer à quelqu'un et le voilà parti, pour de bon, me faisant réaliser qu'il était parfaitement à sa place.

Me voilà en bout de course : plus que trois épisodes de la saison 5, et, pour être sincère, plus tellement envie de les regarder. J'ai été vraiment déçue par certaines décisions de la nouvelle mouture, du générique au choix de l'acteur principal, du design des Daleks aux changements du Tardis, des détails aux données les plus importantes, je suis déçue. Si on ne me rend pas mon Docteur, si on ne me rend pas Ten non plus, alors qu'on passe à Twelve, je vous en conjure. Là, je n'en peux plus.
Ironiquement j'ai rarement autant aimé un companion que depuis qu'Amy est arrivée ("did you shush me ?!"), mais c'est absolument intolérable pour moi de continuer.

Alors je préfère rester sur une bonne impression (merci Vincent) et arrêter les frais avant de ne briser la magie d'un mois qui a été placé, jusqu'à la semaine dernière, sous le signe de la découverte la plus effrénée et la plus délicieuse depuis longtemps.
Docteur, c'était beau le temps que ça a duré mais arrêtons là, et restons amis, voulez-vous ?

Gonearethedays

Novembre 2010, c'était le mois de Doctor Who. Et ça finit... maintenant.

2 novembre 2010

Volte-face

Un nouveau look pour une nouvelle vie : si FACE MAKER passait sur M6, je vois bien ce titre. J'ai bien dit "si". Oh, ça va hein.
Car plus qu'une intrigue sur la chirurgie esthétique, ou même sur son chirurgien, FACE MAKER est avant tout une série qui s'intéresse aux conséquences de l'apparence en général.

En dépit de son titre, FACE MAKER ne s'intéresse (en tous cas au stade du pilote) que modérément à son personnage central, l'énigmatique chirurgien, le Docteur Kirishima, le fameux face maker. Et si ce n'était le générique, d'ailleurs, on n'en saurait quasiment rien (du coup c'est même limite dommage de raconter l'histoire du personnage si c'est pour ne le faire que dans le générique), de ce bon Docteur Moreau.
C'est en fait pas si mal car le héros, ce n'est pas lui : il n'est que le moyen. Celui qui, par son étrange don d'échanger les visages, fournit les éléments qui donneront vie à l'intrigue. D'une certaine façon, l'opération de chirurgie qu'il pratique, et qui consiste à prendre le visage de quelqu'un pour donner celui de quelqu'un d'autre, est presque une figure de style, une métaphore qui permet de lancer des postulats à étudier. Ce qui intéresse FACE MAKER, ce n'est pas le thriller, c'est de jouer avec une idée.

FACEMAKER

Le premier épisode est donc dédié à une jeune femme pas forcément gracieuse mais follement éprise d'un petit enfoiré qui la traite comme une sous-merde et la rejette. Décidée à tout changer pour lui, elle tente donc de se faire opérer pour changer totalement de visage, mais voilà, problème : personne n'accepte, car la chirurgie esthétique a des limites éthiques. Jusqu'à ce que l'assistante du chirurgien Kirishima l'aiguille vers le laboratoire secret de celui-ci, où elle pourra littéralement trouver un nouveau visage (parmi un choix de plusieurs dizaines...). Et le plus fort, c'est que ça ne lui coûtera rien : tout ce qu'elle a besoin de faire en échange, c'est faire don de son ancien visage. Belle opération, si je puis m'exprimer ainsi.

Passe un mois, la cicatrisation s'est faite et la jeune fille peut se lancer dans la vie avec son nouveau visage, sous le nom de Reimi. Et c'est là que FACE MAKER dévoile ses intentions, avec un long passage pendant lequel notre héroïne découvre ce que c'est que d'être jolie. Il y a une véritable (re)découverte du regard de l'autre dans ces petites scènes, avec une jeune femme terrifiée que les gens voient qu'elle a été opérée, ou complètement incapable de réaliser que les autres la voient comme jolie, alors que le monde entier semble lui faire des courbettes. L'univers a l'air d'être à ses pieds alors qu'elle était jusque là invisible. Le contraste entre le regard qu'elle porte sur elle-même et le regard que les autres portent sur elle sous sa nouvelle apparence fonctionne du tonnerre, on a la sensation d'être dans sa tête (dans laquelle rien n'a changé, après tout). C'est légèrement exagéré mais parfaitement efficace.
Car ce nouveau pouvoir qu'elle se découvre, qui lui permet d'avoir une grande emprise notamment sur les hommes, va lui faire perdre la tête. Alors qu'au départ elle pensait se rapprocher du jeune homme dont elle était éprise pour se faire aimer de lui, la voilà qui commence à réaliser qu'elle peut faire plus : elle peut se venger du mal qu'il lui a fait lorsqu'il l'a rejetée.

C'est là qu'intervient l'intrigue financière de l'épisode, pendant laquelle on en découvre de plus en plus sur le type en question. Ce n'est pas vraiment un enfoiré, c'est simplement un faible rongé par l'envie de briller. Finalement il n'est pas différent d'elle, il cherche à se faire passer pour ce qu'il n'est pas : son signe extérieur de réussite à elle, c'est la beauté, son signe extérieur de réussite à lui, c'est la grande vie. Pour cela, il raquette de l'argent aux femmes paumées de son entourage, joue, etc... Il s'engage dans une relation avec cette inconnue, Reimi, et comme elle est belle, il devient fou d'elle et veut lui offrir le meilleur, c'est-à-dire le plus cher, chose dont Reimi, soudain aveuglée par le désir de vengeance, se nourrit.

Je ne vous raconte pas la fin mais au bout du compte, FACE MAKER est plus une fable sur les apparences et leur influence néfaste sur nous, qu'un conte fantastique sur des visages qu'on peut échanger. Les éléments empruntés au thriller fantastiques ne sont que des outils pour dépeindre des portraits de personnages qui, ironiquement, s'enlaidissent plus qu'autre chose. Et les dernières minutes du pilote ont de quoi surprendre, avec un twist parfaitement maitrisé (loin des retournements de situation qu'on voit parfois arriver à des kilomètres) et l'absence de morale de la part du chirurgien, qui a donné une bonne leçon mais ne se sent pas obligé d'en faire des tonnes.

Ce n'est pas forcément pour les raisons qu'on imaginait au départ, mais FACE MAKER est absolument saisissant. Sa réalisation légèrement convenue est largement compensée par son très bon scénario et son propos sévère sur la déliquescence d'une société qui se résume aux apparences. Par rapport à son pitch, la série a, elle aussi, fait volte-face... pour mon plus grand bonheur. Voilà donc l'une des séries que je vais suivre cette saison !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche FACE MAKER de SeriesLive.

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