ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

16-09-10

Top 10 des conneries que tu aurais pu garder pour toi

Comme ce soir je suis un tout petit peu de mauvais poil, plutôt que de m'escrimer (pour le quatrième jour consécutif) à vous parler de Terriers, qui me met dans la curieuse position où d'avoir envie de dire du bien mais sans savoir quoi, je vous propose un florilège des 10 phrases qu'on m'a sorties sur la télévision et/ou la téléphagie, et qui me hérissent toujours le poil comme si c'était la première fois que je les entendais.
Naturellement, ceci n'a aucun rapport avec le fait que j'aie eu ma mère récemment au téléphone.

HulkPasContent

10 - Mais tu l'as pas regardé la semaine dernière ?

9 - C'est toujours la même chose, hein, t'as vu un épisode, tu les as tous vus.

8 - Tu regardes toujours tes trucs ?

7 - Qu'est-ce que ça va t'apporter dans la vie ?!

6 - J'ai vu la même chose en film, au moins on connaissait la fin.

5 - Oh moi tu sais, depuis que j'ai vu Dallas, j'ai fait le tour de ces histoires de séries.

4 - C'est tellement violent/vulgaire/débile, les séries américaines, je sais pas comment tu fais pour regarder ça.

3 - Tu regardes des séries japonaises ? Ah ouais, genre quoi... Dragonball ?

2 - Ce serait moins abrutissant de lire un bouquin.

1 - Quand on voit les conneries qui passent à la télé, je me demande comment tu n'es pas devenue totalement crétine depuis le temps.

Ah évidemment : dans l'idéal, il faudrait le ton. Le ton sur lequel ces phrases sont dites y est pour beaucoup dans la répulsion qu'inspirent ces phrases au du téléphage (sans quoi une ou deux méritent une réponse, d'ailleurs), mais croyez-moi, personne ici n'a d'intérêt à ce que je me lance dans un post On Air aujourd'hui. Non, imaginez vous-mêmes, ce sera mieux...

Alors bien-sûr, il y en a d'autres, mais celles-ci sont mes "préférées". Celles qui me donnent des pulsions de violence, vous voyez ? Si. Je suis sûre que vous voyez. Alors n'hésitez pas à compléter avec votre propre classement des phrases assassines qui vous mettent à l'envers, dans les commentaires ; ça nous fera du bien à tous, j'en suis sûre.

Posté par ladyteruki à 22:21 - Point Unpleasant - Permalien [#]

09-09-10

Ô rage, ô désespoir, ô jeunesse ennemie

La seule raison pour laquelle The CW s'est mise à lancer ses séries avant tout le monde (ou presque), j'en suis convaincue, c'est pour nous plonger dans le plus profond désespoir. La saison commence, on est euphoriques parce que tout semble possible, et vlam ! Nos espoirs sont réduits en bouillie comme s'ils étaient de la cervelle de spectateur de TFHein. Comment voulez-vous ne pas sombrer dans la dépression après ça ? Comment garder encore espoir en la télévision moderne ? Comment ne pas être convaincu qu'il n'y a plus rien à espérer et que l'horizon téléphagique se couvre de noirs nuages qui obscurcissent le ciel à jamais ?
Hm. C'est trop ?

Nan mais comprenez-moi : j'ai littéralement pleuré devant Hellcats. Littéralement.
Il y a deux scènes devant lesquelles j'ai même eu l'impression de pleurer des larmes de sang tant c'était douloureux. C'est tellement nul qu'on se dit que c'est forcément du second degré. Et il y a eu, subrepticement, quelques secondes pendant lesquelles je me suis dit : "ah non, mais ça va, ils n'y croient pas vraiment". J'avais besoin de le croire, vous comprenez ?
Mais au final, tout est tellement stupide, tellement facile, tellement décérébré, tellement... oh mon Dieu, tellement The CW. En pire.

Hellcats

Vous savez, avec Life Unexpected, je m'étais dit que peut-être, juste peut-être, la chaîne avait compris qu'elle n'était pas obligée de faire dans l'affligeante nullité en permanence. Que montrer des jeunes filles bien roulées en train de se trémousser et de faire des effets de chevelure, ça avait fait son temps. Que franchement, les personnages inconsistants (elle se moque des cheerleaders mais elle va donner le meilleur d'elle-même dans la seconde qui suit, elle se fritte avec la petite capitaine et ensuite devient sa meilleure amie...), les acteurs au talent abyssal (mais Gail O'Grady a stocké le sien dans ses nouvelles pommettes alors tout va bien), les scénarios remplis d'excuses (ça alors je suis nue dans les douches mixtes, bien-sûr la méchante a entendu quel était mon point faible...), les scènes interminables de remuage de popotins (sans échauffement, sans entrainement, plus miraculeux que quand les petits de Glee chantent juste sans jamais répéter)... que tout ça, franchement, on en avait fait le tour.
Sérieusement, j'ai honte pour les adolescents à qui on fait regarder ces conneries. Ça provoque la même réaction d'indignation et de colère que l'an dernier devant The Beautiful Life, voire même, pire, parce qu'à côté, The Beautiful Life n'était pas aussi gratuite, c'était presque du Walt Disney à côté des plans sur les fesses qui remuent !

Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je... J'arrive plus à penser. Je viens de me taper le pilote de Hellcats, au nom du ciel !
Le salut de ma journée dépendra de Terriers. C'est dire si parfois, téléphagiquement, la vie tient à peu de choses.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hellcats de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:37 - Review vers le futur - Permalien [#]

08-09-10

The beginning is a very delicate time

Septembre. Enfin ! Septembre, le mois des pilotes par excellence, bien que, soyons honnêtes, désormais, avec les démarrages tardifs, les démarrages avancés, la mid-season, la saison d'été, et bien-sûr les cycles asiatiques... en fin de compte, des pilotes, il y en a toute l'année. Mais quoi qu'on en dise, Septembre reste un mois lié à l'arrivée de nombreux pilotes, le symbole d'une période où, en tant que téléphage, je me sens comme une gamine dans une confiserie (et tout pareil, je me régale de gourmandises sans payer... ah bon vous faisiez pas ça, vous ? Euh, moi non plus). Il y a des cadeaux toute l'année, mais c'est en Septembre que ça compte le plus.
Pour une pilotovore, Septembre, c'est Noël avant Noël. En mieux parce qu'à Noël, ya quasiment pas de pilotes (c'est pour ça que chaque année je noie ma déception dans des litres de vin chaud...).

Septembre est donc le moment idéal pour ressortir ma panoplie de pilotovre, et prêcher pour ma paroisse.

Parce que dans le fond, pourquoi j'aime autant les pilotes ? Pourquoi pas les épisodes de Noël, tiens ? Ou pourquoi pas les finals ? Qu'est-ce qui m'attire tant ?
Un pilote, avant même de commencer, c'est une promesse. Mais une promesse qui a déjà un grand nombre de chances de n'être pas tenue. Il y a tout un univers à installer, des personnages à nous rendre sympathiques (ou antipathiques) rapidement, des histoires avec lesquelles nous harponner ! Toutes les raisons qui font que la série a vu le jour, le pilote doit les délivrer, mais sans trop en dire non plus. Le défi d'un pilote, ce n'est pas d'être parfait, c'est de montrer suffisamment de potentiel pour nous accrocher de façon à ce qu'on revienne la semaine suivante ! J'aime les pilotes pour la variété de tons, de sujets, de personnages, qui peuvent être proposés, je guette avec excitation les petits détails qui me feront revenir. Je veux qu'on me séduise téléphagiquement.
Quand commence le pilote, tout est possible.

Mais l'exercice est risqué. Beaucoup de séries comptent sur le long terme pour nous intéresser. Je ne suis pas partisane de cette méthode, qui à mes yeux est plus un attrape-nigauds qu'autre chose ; si une série doit capter l'attention du public, c'est au démarrage. L'amélioration et le développement sur le long terme ne doivent pas faire oublier que le téléphage n'a pas à se coltiner des heures de scènes d'installation lentes et pénibles simplement parce qu'une série se construit sur la durée ; sacro-sainte excuse qui nous force la main pour pardonner des errances souvent usantes. Mon crédo, c'est que si tu n'es pas capable de me montrer que tu as du potentiel dés le pilote, alors c'est pas la peine. Je ne demande pas un sans-faute dés le lancement, je dis juste qu'on vit dans un monde où il y a potentiellement suffisamment de choses à voir comme ça, sans qu'en plus on perde son temps en priant pour que les choses s'arrangent au bout de 4 saisons.

Le pilote, c'est donc cet instant où la tension est à son maximum. Tout est à découvrir, parfois avec des attentes positives ou négatives, et c'est comme s'il y avait un défi à relever, et qu'on allait assister à un exploit... ou non. La série va-t-elle tenir son pari ? Méritera-t-elle son créneau horaire, qui aurait pu être occupé par une autre, annulée pendant la saison précédente ? Va-t-elle nous prouver que son existence est justifiée ? A chaque fois, on part de zéro, tout est à faire, et le pilote, c'est le roulement de tambour.

On sait bien qu'il y aura des déceptions, on sait bien qu'il y aura des minutes de notre vie qu'on perdra à jamais pour des pilotes nullissimes, on sait bien qu'une proportion d'entre nous va clamer à qui voudra l'entendre que la saison est pourrie... mais on se lance dans une nouvelle saison parce qu'on espère secrètement que l'une de ces séries, ou plusieurs, si on a de la chance, vont bouleverser notre univers et nous renverser !
Oui, on sera critiques, on sera méchants, on sera impatients, on sera exigeants. C'est ce qui fait qu'il y a de bons pilotes : sans un public attentif à la qualité de ce qu'on lui donne, pas de série attentive à donner de la qualité. C'est le deal. C'est pour ça que c'est risqué.

En ce moment, pour rigoler, j'essaye de calculer le nombre précis de pilotes que j'ai regardé pendant les saisons précédentes, et je dois dire que je suis très mécontente de mes résultats. On y reviendra quand j'aurai fini mes comptes d'apothicaire, mais finalement, je ne regarde pas tous les pilotes chaque année, et c'est probablement ce que je tente d'enrayer en me coupant volontairement des trailers et autres promotions, pour n'aborder aucun pilote avec des idées préconçues, et donc tous les aborder. Car avouons-le, il y a des pilotes que je n'aborde pas parce que je sais que ce sera trop pour moi. L'an dernier, il y a eu The Vampire Diaries comme ça, par exemple.
Et ce soir, c'est le coup d'envoi, avec Hellcats. The CW nous fait sa rentrée anticipée, celle qui dit que les navets de la saison vont passer et qu'ensuite, on pourra se lancer dans la découverte de cette nouvelle saison plus sereinement.
Ah, ça y est, je commence... Pourquoi s'imposer des barrières ? Ce soir, après tout, il y a aussi le lancement de Terriers.

Non, vous savez quoi ? J'aime trop les pilotes pour en laisser un seul passer. Cette année, le défi, c'est de ne faire l'impasse sur aucun ! Sauf s'il y a des vampires.

BringontheShows

Posté par ladyteruki à 12:57 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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