ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

06-10-11

Evidemment

AmericanHorrorStory

Ryan, je  crois que ça y est. Tu as trouvé. Toute ta carrière te destinait à créer un jour American Horror Story. C'est l'accomplissement de tout ce qui a toujours semblé plus ou moins s'exprimer dans ce que tu as fait jusqu'à aujourd'hui. Ryan Murphy, je crois que tu t'es trouvé.
Le monde adolescent, le goût du trash, le sang, le sexe, l'impression quasi-constante de nausée parce que tu tiens à aborder des sujets sales, mais à le faire en collant au plus près de tous les poncifs du genre... finalement, comment n'as-tu pas créé une série d'horreur plus tôt ? C'est à se demander pourquoi ça t'a pris tant de temps. La narration efficace, terriblement grand public parce que totalement balisée par le genre, se mêle parfaitement (pour la première fois) aux sujets choisis, forcément dérangeants, et ça, c'est tout toi.

En regardant American Horror Story, j'ai l'impression pour la première fois de saisir comment fonctionne Ryan Murphy quand il pense pour une série, de la même façon que j'ai senti si facilement, il y a bien des années, comment fonctionnait, par exemple, David E. Kelley. C'est comme une sorte de clé dont je viendrais d'apprendre à me servir pour entrer dans sa tête. On ne peut pas dire que ce que je vois une fois la porte poussée soit particulièrement séduisant, mais en tous cas, c'est là, ça y est, j'ai l'impression de mieux comprendre.

L'obsession de Murphy pour le sexe se retrouve bien dans le pilote, avec pour le moment (on sait tous que ça ne saurait durer) un certain équilibre entre le mauvais goût et le moins mauvais. Son regard sur la violence de l'adolescence et plus particulièrement la violence des relations entre adolescents se retrouve. Sa façon angoissée de considérer le couple à la fois comme une fin en soi et comme la fin de soi, aussi. Tout a l'air subitement clair, c'est incroyable.

Et à côté de ça, American Horror Story fait absolument tout ce qu'on attend d'une fiction de ce genre. Personnellement je n'ai jamais raffolé de l'horreur, de l'épouvante ni même du thriller, donc ça ne me divertit probablement pas autant que d'autres plus experts (ou peut-être que de plus experts que moi trouveront au contraire à redire, d'ailleurs, parce qu'ils ont matière à comparer), mais j'ai l'impression que le pilote de la série coche toutes les cases, comme une évidence glauque qui ferait que mon cerveau considèrerait comme normal de trouver ces éléments dans cette série. Les scènes qui font peur sont résolument pensées pour faire peur, il n'y a pas d'évoque. Celles qui ne sont pas conçues pour jouer sur le frisson sont également sans équivoque, d'ailleurs, à l'instar de la scène de "viol consenti" qui sait clairement ce qu'elle montre et à quelles fins.
Manquant parfois de subtilité, parce que c'est une série qui répond aux codes du genre, et parce que c'est une série de Murphy, le pilote d'American Horror Story propose des personnages assez simplistes, unidimensionnels, mais tous cassés à l'intérieur. Des jouets que Murphy casse avant de nous les offrir, parce que dans sa tête ça ne sert à rien de nous proposer des personnages attachants pour les détruire ensuite en jouant, autant tout de suite nous montrer leurs corps scarifiés, leurs âmes dégueulasses, leurs névroses obsédantes... J'aime bien son honnêteté, parce que je sais qu'ensuite il ne reculera de toute façon devant aucune forme d'écoeurante surenchère, alors autant ne pas me demander d'aimer les personnages.

Ce qui me plait, c'est aussi que, même de façon encore embrouillée, un grand nombre des éléments des promos successives semblent avoir du sens rapidement. Ces promos avaient un but, et pas seulement celui de nous donner envie de voir la série ou de retranscrire son ambiance ; ce n'était pas juste un bon coup marketing, ou une promo bien pensée, mais un réel aperçu de ce qui nous attend.
D'ailleurs, le mystère n'est pas si présent que ça pendant le pilote et, lorsqu'arrive la fin de l'épisode, les zones d'ombre sont finalement assez rares. Tout ce qu'on veut, c'est savoir comment les choses se passent à partir de là, pas comprendre des informations cryptiques et distillées au compte-goutte, puisqu'il n'y en a pas vraiment. Certes la mythologie d'American Horror Story s'annonce comme pleine de surprises et de révélations, mais on ne devrait pas passer notre temps à courir derrière les explications (ce qu'on appelle également le syndrome X-Files), parce que finalement, le mystère sur le passé est assez peu présent comparé aux enjeux futurs.

En-dehors des personnages tous repoussants pour une raison ou une autre, il reste aussi le thème de la peur. Et plusieurs fois au cours du pilote, le mot sera lâché, souvent sous forme de question (et en général je murmurais "mais arrête de dire à la maison de quoi tu as peur !"), et vous savez quoi ? Personne n'a peur de gros monstres moches et carnassiers, en fait. Ce dont les personnages ont peur, c'est de choses bien réelles, le rejet, la solitude, toutes ces choses qui nous arrivent plus souvent que d'atroces meurtres sanglants dans une cave.
C'est, si vous vous souvenez, le genre de peur que je préfère m'infliger quand je suis devant l'écran.

Dans cet espèce d'exhibitionnisme qui lui est cher et qui semble soudainement si évident, Ryan Murphy sous a fourni une série qui ne surprend pas vraiment, ni sur la forme ni sur le fond, mais qui parvient à être très différente de ce que l'on a déjà vu, pourtant. Il y a les monstres avec de grosses dents (ok, j'avoue, j'ai intérieurement pissé dans mon froc quand j'ai vu les dents, normal), il y a les monstres avec de beaux yeux bleus et un visage léonin, et on verra les horreurs qu'ils s'apprêtent à perpétrer l'un comme l'autre sans le moindre faux-semblant, mais avec l'envie de nous écoeurer le plus possible de tout au passage.
Tout ce que j'ai dénigré pendant des années à travers Nip/Tuck semble subitement prendre du sens avec American Horror Story. Tout semble évident, maintenant. Et je crois que j'aborderai justement American Horror Story avec plus de sérénité, maintenant que je comprends comment Murphy pratique et pourquoi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche American Horror Story de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:37 - Review vers le futur - Permalien [#]

10-06-10

[DL] Pretty Little Liars

En ces temps de disette, en matière de génériques, on se contente de pas grand'chose (les mauvaises langues diront que c'est vrai des séries elles-mêmes). Je pense que c'est ce qui explique le petit sifflement surpris et ravi que j'ai poussé devant Pretty Little Liars : je ne me suis pas forcément dit que c'était un bon générique, je me suis juste dit que c'était un générique. Eh, on fait avec ce qu'on a.
Franchement je n'en attendais pas tant ; d'ailleurs c'est étrange comme on peut parfois être convaincu par avance que telle ou telle série ne va pas se donner le mal de fournir un générique, je me demande d'où ça peut venir ? Comme si certaines séries étaient d'office considérées comme "trop mauvaises" ou "pas assez gentilles avec les téléphages" pour avoir un générique (hélas il faut admettre qu'on est rarement détrompés). Je crois que cette famine de génériques a une mauvaise influence sur moi, je suis la seule ?

PrettyLittleLiars
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Plus long, ce serait un peu chiant, mais en même temps cette petite ritournelle vous reste épouvantablement bien en tête, et une version plus longue aurait eu le mérite de rendre la rendre encore plus difficile à oublier. Concernant le côté esthétique, c'est en revanche un sans faute vu les 20 malheureuses secondes que dure la video ; on a l'impression d'un croisement entre Six Feet Under et Nip/Tuck, tout en présentant le thème de la série (le secret), fallait réussir à placer tout ça en si peu de temps !
En gros, pour une série comme celle-là, et pour une durée comme celle-là, c'est un bon générique... tout est relatif. Pas sûre que j'y repense dans quelques années comme à un classique, mais à défaut de mieux, ça me fera jusqu'à la fin de la semaine, ce qui n'est déjà pas si mal.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pretty Little Liars de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 00:28 - Médicament générique - Permalien [#]

06-04-10

BFF

En regardant Harold & Maude il y a quelques jours (vous ne trouverez pas ce film dans le pourtant toujours actif Secret Diary of a Cinephile parce que je l'avais déjà vu), je me faisais la réflexion que, dans les fictions, il était quand même assez rare que deux personnages n'ayant pas grand'chose en commun soient amis.
Ou plutôt : c'est devenu assez rare.

J'ai souvenir de quantité de séries reposant sur le concept de "personnages-que-tout-oppose-mais-qui-sont-quand-même-amis", Amicalement Votre étant l'exemple qui tombe sous le sens, et son générique servant même de tutorial aux scénaristes qui ne sauraient s'y prendre. Mais avec le temps, il y en a eu de moins en moins, des séries comme ça, après que tant de séries des décennies 80 et 90 aient tant misé sur ce thème.
Nan mais de toutes façons je ne pensais même pas vraiment au buddies, mais vraiment à des amitiés fortes et profondes, où l'on fait plus que vivre des aventures côte à côte ; des amitiés où l'on se livre, où l'on partage, où l'on parle autant que l'on écoute, où l'on se blesse aussi parfois. La différence entre le bon copain et l'ami, quoi !

Parmi les amitiés sincères qui me viennent à l'esprit, Carrie et Miranda dans Sex & the City, par exemple. Oh, bien-sûr, elles n'ont pas le même tempérament, ça va de soi. Mais ce sont toutes les deux des new-yorkaises du même âge, célibataires, au niveau de vie élevé, et sortant très régulièrement dans des bars et des clubs. Leur style de vie est finalement exactement le même si on omet la période post-naissance de Brady. Avant ça, sur l'essentiel les concernant, c'est-à-dire les choses superficielles puisque ce sont deux femmes superficielles, elles ont tout en commun.

BFF

Ou alors, prenez Jackie et Eleanor dans Nurse Jackie. Là c'est l'inverse : elles ont un style de vie certes différent, mais outre leur tranche d'âge et le fait qu'elles travaillent au même endroit (ce qui n'est quand même pas rien comme point commun), elles partagent de toute évidence exactement la même vision des choses, et notamment les mêmes valeurs morales. On peut dire qu'elles se sont trouvées, ces deux-là ! On n'imaginerait pas Jackie se confiant avec la même aisance à Zoey qu'au Dr O'Hara, ça tombe sous le sens, et la meilleure preuve c'est que ce n'est pas le cas. D'ailleurs son amitié avec Momo et maintenant Thor ne fonctionne pas sur le même mode, Momo ayant appris assez tard la situation amoureuse de Jackie. Sur l'essentiel les concernant, c'est-à-dire plutôt les valeurs morales et le besoin de n'être pas jugées, elles ont tout en commun.

Des gens qui ont donc beaucoup plus en commun qu'ils n'ont de différences.

Pourtant, si vous me permettez un instant de babillage personnel, dans ma vraie vie, celle que j'ai quand je ne relis pas un post après avoir travaillé jusqu'à 21h30, pourtant donc, mes amis véritables sont très, très différents de moi. L'un des amis auxquels je sais pouvoir tout dire est beaucoup plus jeune que moi, ne travaille pas encore, est loin d'avoir la même mentalité et a un style de vie franchement éloigné du mien. Une autre a, pour le coup, quelques décennies de plus que moi et si, professionnellement, nous avons des choses en commun, sur la mentalité, les valeurs morales et le style de vie, c'est le jour et la nuit. Et je crois bien que je les compte parmi mes amis justement grâce à ça.
Je ne voudrais pas d'une autre moi-même pour amie. C'est de la triche ! Je sais déjà ce que je pense, je n'ai pas besoin d'une autre moi-même pour me donner raison en permanence !

Ce que je veux dire, c'est que j'ai l'impression d'un resserrement de la cellule privée chez les personnages de séries. Comme si avant, tout le monde pouvait être ami avec tout le monde et se livrer à des gens n'ayant rien en commun, par exemple parce qu'on prend sa mousse tous les soirs dans le même bar (je pense par exemple à Cheers), et qu'en revanche aujourd'hui, on ne montrait que des personnages qui restent entre soi.

L'autre est progressivement éliminé de l'horizon personnel. Ou alors c'est un ami de façade, comme Christan Troy et Sean McNamara dans Nip/Tuck, qui sont partenaires au travail mais qui, concrètement, dans la vie, n'ont d'amis que le nom. C'est bien simple, ces deux mecs passent le plus clair de leur temps en opposition (souvent violente), que ce soit sur la gestion de leur cabinet médical ou sur le plan de la vie privée (pour les deux saisons que j'ai regardées en tous cas, ptet qu'ensuite ils font enfin la paix). Il y a toujours quelque chose qui les sépare, qui casse leur soi-disant lien d'amitié dont on ne voit jamais la couleur : la femme de l'un, le fils de l'autre, la maîtresse des deux... Ces deux types sont-ils amis ? Uniquement pour les besoins du scénario, pour augmenter l'enjeu de leurs querelles, mais dans les fais, pas vraiment...

Ah et en parlant de mecs, pourquoi les Men of a Certain Age ne peuvent-ils partager leur ressenti qu'entre eux ? Je les adore, mais sérieusement, à quoi ça rime ce petit clan ? Bien-sûr il y a le fait qu'ils se connaissent depuis toujours. Mais cela traduit aussi une démarche bien curieuse de se refermer sur ce qu'on connait déjà... sur ce qu'on a toujours connu. C'est peut-être rassurant mais ce n'est franchement pas un comportement très ouvert à l'autre. Ils ont des problèmes de cinquantenaires ? Et alors, les femmes aussi. Il y a des femmes qui aiment la randonnées, aussi, d'ailleurs. Pourquoi dans Men of a Certain Age, les femmes sont-elles l'autre, pourquoi n'ont-ils pas une vieille amie de lycée qui aurait ses propres problèmes au lieu d'en être la source ?

On se retrouve entre soi, on cherche l'approbation de ses pairs, surtout pas trop de remise en question ! On ne va quand même pas se mettre à tester sa tolérance à la différence, non plus ?

Je comprends bien que chaque personnage d'une série correspond à une partie du public qu'il vise, et qu'on ne cherche pas à faire du TFHein qui plairait à toutes les générations. Mais entre nous soit dit, Sex & the City n'aurait pas connu une telle popularité si seules les new-yorkaises de 35 ans avaient regardé la série...

Des gens très différents existent, et trouvent le moyen d'être amis. Des gens très différents existent, et trouvent le moyen d'aimer la même série.
Et des fois, ils font les deux en même temps, et regardent une même série entre amis. Alors ?

Posté par ladyteruki à 23:03 - Série de valeurs - Permalien [#]

30-01-10

Chirurgie esthétique sans frontière

Quand je pense que, lorsque j'ai ouvert ce blog, je me vantais d'être une téléphage sectaire, sur le mode "hors des séries américaines, point de salut"... et aujourd'hui j'explore des contrées inexplorées à l'instar de la fiction coréenne...
...je me dis qu'il est bon de vieillir.

Car oui, voici une nouvelle série coréenne à découvrir, et nous allons en profiter pour dépoussiérer la rubrique La preuve par trois, un bonheur n'arrivant jamais seul. Vous savez bien que je ne suis pas du genre à garder mes découvertes pour moi...
Au programme du jour, ce que j'ai envie de qualifier de Nip/Tuck coréen. Attention, publicité mensongère inside. Allez, venez par là, que je vous explique pourquoi la série de FX et et Before & After Seonghyeongoekwa n'ont pas tant que ça en commun.

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En fait, si, évidemment. Outre le fait qu'elles parlent toutes les deux de cabinets de chirurgie esthétique, Nip/Tuck et Before & After ont des choses en commun. J'imagine que, comme les Japonais et leur culture du panachage, Before & After est la preuve que les Coréens savent adapter sans polycopier ce qu'ils voient à l'étranger. Ainsi, le pilote s'ouvre sur une scène assez trash, mais en même temps pas gratuite, sur un nez qu'on remodèle. Mais le pilote installe aussi une dynamique au sein du cabinet, avec deux hommes radicalement différents pour le faire tourner, et une femme entre eux. Mais je vous assure, les comparaisons s'arrêtent là et, en fait, sont quasiment théoriques. Les personnages prennent de l'épaisseur à mesure que l'épisode avance, loin des caricatures de leurs collègues amerloques : celui qui souhaite soigner les pauvres aux frais de la clinique est-il tout blanc ? On est loin de ce prêchi-prêcha de Sean McNamara en tous cas.

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Une autre différence réside dans l'enjeu féminin principal de la série. Comment ne pas trouver l'héroïne craquante ? Franchement je ne me lasse pas des minois qui en ce moment rayonnent dans les médias coréens. Si vous avez l'occasion d'aller jeter un œil aux groupes féminins du Pays des Matins calmes (y jeter une oreille peut également être une bonne idée dans la foulée), vous verrez que les yeux de biche y pétillent de malice, les corps tout en illusion d'optique semblent longilignes, l'énergie douce et élégante irradie. C'est un vrai plaisir, et la craquante So Yi Hyun ne fait pas exception à la règle. D'ailleurs, à la limite, je trouve qu'elle n'est pas assez présente ; il faut vraiment que les épisodes ultérieurs lui fassent plus de place. Je présume que ce sera le cas, et je m'en réjouis à l'avance, d'autant qu'elle apporte une légèreté bienvenue aux histoires qui se déroulent au cabinet.

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Finalement, Before & After apparait comme bien plus douée que son homologue américaine pour dénoncer les dérives de la chirurgie esthétique. Déjà parce qu'elle utilise la chirurgie pour dénoncer d'autres choses, comme le star system ou plus simplement l'économie qui s'est développée autour des actes de chirurgie esthétique : le quartier où se situe le cabinet est truffé de concurrents, on y crée des "modes", c'est un véritable microcosme. Miami, à côté ? Une bande de clowns ! Mais Before & After a aussi le bon goût de pointer du doigt de façon subtile, par touches peu appuyées mais régulières. Le pilote balaie ces sujets, et les laisse à l'appréciation du spectateur. La scène de fin pendant laquelle la starlette confesse face caméra que les rumeurs de chirurgie lui font de la peine, pendant que ses chirurgiens la regardent à la télé, ne juge pas. Elle donne juste les pistes vers une réflexion allant plus loin que le seul divertissement.

Quand je prends la précaution de dire que les "canons de réussite médiatique" en Corée me plaisent plus que ceux du Japon, c'est parce que je me rends bien compte de certaines réalités que, à travers Before & After, je vois explicitées. En soi, il y a de grandes chances pour que par exemple So Yi Hyun ait elle-même subi quelques opérations pour aboutir à ce fameux canon de beauté en vogue en Corée, ce qui serait, à n'en pas douter, d'une ironie suprême. C'est la raison pour laquelle les Coréennes célèbres semblent toutes sortir du même moule. Et c'est en cela que Before & After atteint un objectif de mise en abime assez incroyable sans beaucoup sembler insister.

Before & After offre donc plusieurs degrés d'intérêt : chirurgie, intrigues internes au cabinet, comédie romantique, critique de la société... il y a vraiment de quoi se régaler à tous les étages. Avec en plus une B.O. très référencée qui participe grandement au plaisir du visionnage.
Laissez tomber Nip/Tuck (sauf si comme moi, vous l'avez fait il y a plusieurs années déjà) et ses 95% de scènes gratuites, et basculez du côté coréen de la force !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Before and After Seonghyeongoekwa de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 09:37 - La preuve par trois - Permalien [#]

14-06-09

Give credit where credit is due

Je vous propose souvent des génériques, certains de qualité, d'autres moins, certains recherchés, certains bêtes à manger du foin, bref. Aujourd'hui, je suis tombée complètement par hasard (ou plutôt par le genre de hasard qui fait qu'on clique sur un sujet et qu'on se met à lire tout ce qui traine) sur le site de DIGITAL KITCHEN. Un nom qui ne parle pas nécessairement au premier abord mais dés que je vais vous expliquer de quoi il retourne, la lumière va jaillir, vous allez voir.
DIGITAL KITCHEN est une agence qui s'occupe de développer des génériques.

J'ai toujours pensé instinctivement que ce n'était pas la production d'une série qui s'occupait du générique. Principalement dans le cas des bons génériques qui vont avec de mauvaises séries, et vice versa. Tenez, prenez Point Pleasant : très bon générique, mais rien à voir avec la qualité de la série. C'est donc bien que son concepteur ne travaillait pas sur le show. Cela semblait donc évident pour certaines séries, mais je ne m'étais jamais piquée de le vérifier. Et puis là, par hasard vous disais-je, je suis tombée sur le site de DIGITAL KITCHEN qui effectivement produit (entre autres) des génériques. Et leur palmarès a de quoi faire baver n'importe quel téléphage, jugez plutôt quelques uns de leurs accomplissements :

Dexter_generique_580   GhostWhisperer   TrueBlood_580   SixFeetUnder

Eh ouais, quand même. Sans compter aussi The Company (comment n'ai-je pas pensé à proposer ce générique plus tôt), Rescue Me, Nip/Tuck ou encore House. Que du bon, quoi.
Alors, devinez quoi ? Se donner du mal pour un générique, c'est payant : à l'exception de Rescue Me et True Blood (mais pour ce dernier, dans un mois on aura les nominations des Emmys et ce sera la 1e année d'elligibilité de la série, attendons de voir), tous ces génériques ont reçu au moins une nomination aux Emmy Awards, et plusieurs ont été récompensées d'un trophée.
Comme quoi, avec tous leurs génériques de 10 secondes, un grand nombre de séries du moment n'ont rien compris aux multiples bienfaits d'une mise en bouche digne de ce nom ; on ne fabrique pas simplement une jolie video, on ne se crée pas juste une identité : on marque les esprits.

C'est peut-être l'influence de Teruki Paradise sur mon esprit malade, avec ses videos en format court à la pelle, mais je trouve qu'il serait intéressant qu'on puisse trouver sur un site quelconque (au hasard... SeriesLive ?) une indication plus systématique quant à ceux qui sont derrière nos génériques préférés. C'est quand même drôlement intéressant de constater qu'il y a des gens qui ont autant d'excellence dans ce domaine que le studio DIGITAL KITCHEN, non ? Et puis, pourquoi pas, ça vaudrait aussi bien pour l'aspect video qu'audio, d'ailleurs. Tenez, vous saviez par exemple que le compositeur du générique de 30 Rock était le mari de Tina Fey ?

Merde alors, on dirait presqu'un post éducatif. Vite, vite, une video pour compenser... Ah, je sais : oh, le joli making-of ! Ouf, l'espace d'un instant, j'ai failli être sérieuse.

Posté par ladyteruki à 19:28 - Médicament générique - Permalien [#]

29-05-09

Privé de télé

Ce midi, pour une fois, j'étais devant ma télé. C'est cool d'être en vacances, me disais-je. Et puis je suis tombée sur ce sujet de L'Edition Spéciale de Canal+, un petit sujet de quelques minutes, trois fois rien, avec une chroniqueuse qui lit sa fiche et deux interviews de trois phrases (en tout, pas chacune) sur un sujet... "de plus en plus d'enfants de 10 ans ou moins regardent des séries télé pour adultes".
Ah, ce bon vieux troll, ça faisait longtemps !

Et la journaliste de commencer par des chiffres de Médiamétrie (et comme ici, on est pas des trolls, on va pas entrer dans le débat de la pertinence des chiffres Médiamétrie... c'est juste que, filez-moi un appareil à audimat, et vous allez voir comme je vais vous les torcher moi, les audiences) :
- pour une quelconque soirée NCIS, on avait enregistré sur 3 millions de spectateurs que 100 000 étaient des enfants de moins de 10 ans (il s'agissait apparemment d'un braquage du service de médecine légale qui poussait le vieux pépé à déballer les intestins d'un mort pour en sortir de la cocaïne)
- pour une autre quelconque soirée Les Experts, sur 8,5 millions de spectateurs, 314 000 étaient des enfants de moins de 10 ans et, au 2e épisode, ils étaient 266 000 à aller jusqu'au bout de la soirée, sachant que ça finit à 22h20 et qu'en plus ya de rediffs le dimanche après-midi.
Moi je fais que citer, hein. D'ailleurs elle aussi, jusque là. Certes, on passait deux photos des scènes de NCIS en question (je sais pas si c'est représentatif, j'ai pas regardé l'épisode, mais il y avait d'une part un mec qui brandissait un flingue, et de l'autre un truc vaguement rouge et gluant pour montrer les entrailles), mais ça se cantonnait à ça, et je me suis dit que, jusque là, bon, on restait intellectuellement honnêtes, dans l'ensemble. J'ai même entendu la phrase "à 22h20 les enfants devraient être couchés", ce qui avait quelque chose de sensé.

C'est alors que le mot a été lâché. "Accro". Les enfants sont "accros" à ces séries. Alors là, j'ai su qu'on n'allait pas être copines, la journaliste et moi. Parce qu'être accro, pardon, mais je sais ce que c'est. C'est d'ailleurs ce qui occupe largement les 3/4 de ces colonnes : parler de mon addiction et ses manifestations. Ça a toujours été mon crédo, si vous vous souvenez de mon premier post. Alors être accro aux séries américaines, on ne me fera pas la leçon dessus.
Et donc là je m'insurge, ou du moins je commence à m'échauffer. Si on veut partir du principe qu'on fait du journalisme, déjà, il y a un problème de méthode : le fait qu'un mouflet de moins de 10 ans regarde un épisode, ou deux, jusqu'à la fin, ce n'est pas de l'addiction. Rien dans les chiffres donnés ne permettait d'employer ce terme, donc. Une partie importante, certes, de la population des moins de 10 ans, certes, regarde ces séries qui ne leur sont pas adressées, certes. Jusque là on est d'accord. Mais parler d'addiction ? Ça me fait mal au derrière, ou alors faut étayer un peu.

Arrive l'argument d'autorité, le psy. Ah, les psys. Je les aime de tout mon coeur (ne vous ai-je pas fait l'apologie de Huff à plusieurs reprises ?), hein, mais les psys dans les sujets de ce type, on les connait. Première chose : les propos rapportés : apparemment, les conséquences sur les enfants sont que, d'une part, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir entrer dans la police scientifique (ce qui comme chacun sait est absolument terrifiant, un enfant qui veut entrer dans la police, c'est complètement à contre-courant de notre bonne culture française, ça !!!) (PS : quand je vois Grissom j'ai plutôt envie que ce soit la police qui entre... j'ai dit ça à voix haute ?!), et plus inquiétant encore, les enfants sont de plus en plus "angoissés" et ont "peur d'être assassinés ou enlevés". Sans compter qu'en plus ils deviennent violents (oh le beau troll, c'est quoi ça, le point Godwin de la télévision non ?).
Voilà ensuite un pédopsychiatre qui se pique de redire la même chose en une phrase, histoire d'apporter du crédit à cette connerie, si, j'ai dit un gros mot, et j'assume. D'un autre côté je serais étonnée qu'un enfant de 10 ans soit arrivé aussi loin dans ce texte, si jamais l'un d'entre eux, hautement imprudent, se risquait sur ce blog quasiment sans image.

A ce stade mes cheveux se sont dressés sur mon crâne un à un, et je suis prise d'une violente crise d'urticaire. Oui parce que, vous savez, quand ils regardent le journal avec les parents, ils n'entendent pas du tout parler de Marc Dutroux (la mode est un peu passée, il est vrai) ou de la disparition de Maddie ; ils ne voient jamais les alarmes Alerte Enlèvement avec leur sirènes pas du tout effrayantes, et les parents, c'est bien connu, eux non plus ne réagissent pas à tout ça, et ne les incitent pas à plus de prudence. C'est forcément la faute des séries et uniquement elles.

Au moment où je commençais à me rendre sur des sites de vente en ligne pour acheter un fusil à pompe à l'étranger et en occas' (et pourtant je ne regarde ni NCIS ni Les Experts Khartoum, allez comprendre), une parole plus sage s'est faite entendre : c'est parce que ces séries sont binaires. Il y a le gentil, le méchant, et à la fin on sait bien qui c'est qui gagne.
Et là je tiens à remercier la journaliste pour avoir dit exactement ce que j'en pense, c'est juste qu'il aurait fallu aller jusqu'au bout du raisonnement : ces séries-là sont de la fumisterie ! C'est du divertissement de bas étage, c'est bien gaulé, à la rigueur (je parle des Experts, évidemment ; on ne me fera jamais admettre une chose pareille quant à NCIS, même sous la menace d'une arme). Eh oui, ces séries-là, c'est de la merde ! Bon non, pas de la merde, mais elles sont cons. Ya des séries pour adultes qu'un enfant de moins de 10 ans peut regarder, et limite c'est peut-être même une chose qu'il faut encourager, mais celles-là, devinez quoi : elles ne passent pas en prime time !
En fait il y avait erreur dans la formulation du sujet, puisque ces séries ne sont pas pour adultes mais pour ados et très jeunes adultes, et ça fait une grosse différence ! Toutes ces séries popcorn ne sont PAS des séries pour adultes (ou seulement s'ils ont encore l'âge mental d'un ado de 17 ans).

Je passe sur un autre détail qui m'a chauffé les oreilles, quand les propositions de solution incluaient, tenez-vous bien, qu'on fassez des séries pour adultes qui n'intéressent pas les enfants, et les découragent des séries pour adultes. On leur dit qu'elles existent mais que la plupart des chaînes décident de ne pas les diffuser ? On leur dit que c'est pas ça qui les découragera vu que des enfants regardent aussi Nip/Tuck ?

Par contre je vais m'arrêter sur une autre intervention, celle du journaliste du Monde, Hervé Kempf, qui a une proposition très intelligente : que l'écoloe propose des stages sans télé ! Qu'on explique aux gens que quand on éteint la télé, on peut "discuter, jouer, et même ne rien faire", et que c'est bien. Bon, évidemment c'est bien aussi d'éteindre la télé (sinon quand est-ce qu'on va sur internet ?), mais ce n'est évidemment pas la solution !
Mais faut être le roi des cons, quand même, là... On vit dans un monde de médias. Il ne faut pas en priver les enfants en espérant qu'ils s'en détourneront ou, plus irréaliste encore, que comme par magie, ils vont prendre du recul par rapport à elle. C'est même tout le contraire : il faut les éduquer aux milliers d'informations médiatiques que les enfants reçoivent (et reçoivent de plus en plus, qui plus est), leur donner les outils pour apprendre à gérer leur consommation médiatique.

J'ai toujours dit que la télé, c'était le royaume du libre arbitre. Avec une télécommande en main, on a le moyen d'expliciter ses décisions : si telle chose ne me plaît pas, je zappe, si telle chose ne me correspond pas, je zappe, si telle chose ne répond pas à mon besoin, je zappe. La télécommande, c'est une forme de pouvoir. Rien ne vous oblige à vous abrutir devant un programme débile, parce que vous avez une télécommande (et un bouton ON/OFF, aussi). Ceux qui usent de ce type d'argument font des proies faciles à la connerie télévisuelle, ils subissent. Une télécommande, c'est tout le contraire.
Donc quand on a une télécommande, on apprend à s'en servir. On a des parents pour ça, d'ailleurs. Et des éducateurs si on leur donnait les moyens de prendre le temps de décortiquer les médias avec leurs élèves (mais ils manquent déjà de moyens pour tout le reste, alors bon). Ce n'est pas en privant un gamin de télé pendant 10 jours qu'on lui apprend à avoir de meilleures exigences télévisuelle (et si ya bien un truc que je sais d'expérience, c'est que priver un gosse de télé ne fait que l'en rapprocher), c'est en lui expliquant qu'il a ce pouvoir suprême. Le problème commence par le fait que beaucoup d'adultes ne se servent même pas eux-mêmes de ce pouvoir.

Là, évidemment, obligée, je brandis mon expérience personnelle comme un étendard et je m'insurge : la première série que je me souvienne avoir regardée, c'était L'Enfer du Devoir. A la rigueur, ex aequo avec V, La Belle et la Bête et MacGyver, si on veut chipoter. Pas des séries absolument réjouissantes sur le papier. En suivant les tags sous ce post, vous vous apercevrez par exemple que dés le pilote de La Belle et la Bête, l'héroïne se fait défigurer. Et les plus anciens d'entre vous se souviendront des polémiques autour de MacGyver, qui était super dangereux et subversif parce que les jeunes essayaient de l'imiter et de créer des bombes artisanales, et que tout le monde était ultra-choqué. Quant aux deux autres, rappelons que c'étaient chacune à leur façon des séries de guerre.

Je regardais tout ça, et il ne m'en est resté aucune séquelle. Euh, bref. Non, je veux simplement dire que je ne suis pas plus endommagée par ces séries-là que je ne l'ai été par mon expérience de la vie. Pas de traumatisme, en tous cas. Et j'avais entre 10 et 12 ans, confirmation apportée par ma matriarche à l'instant par téléphone, oui je vérifie mes sources, moa. Est-ce que je suis hantée par l'idée de sauter dans une explosion, terrifiée à l'idée de me faire charcuter dans une rue sombre, ou encore angoissée par la perspective de tirer sur le fil d'une mine planquée dans la végétation ? Non.

Et pourquoi ? C'est là que c'est intéressant, c'est là tout l'objet de mon post : parce que ma mère était là. Elle regardait avec moi, et elle m'expliquait. Elle analysait avec moi le contexte historique de L'Enfer du Devoir, elle me donnait les références qui me manquaient pour comprendre les parallèles avec la résistance devant V, elle m'apprenait aussi, et c'est au moins aussi important, la différence entre fiction et réalité, pourquoi avec un chewing gum, du liquide vaisselle et un trombone, je n'aurais pas pu faire de bombe, et que de toutes façons ça ne servait à rien d'essayer. J'ai peut-être pas eu l'éducation dont je rêvais sur d'autres aspects de ma vie, mais télévisuellement, ma mère, elle a assuré. Elle ne m'a pas dit que ce n'était pas de mon âge (ça aurait pourtant suffit vu qu'il n'y avait qu'une seule télé à la maison et qu'elle était dûment gardée), elle m'a ouverte sur le monde et sur le monde télévisuel, m'a appris à faire relativement la part des choses, m'a donné du recul.
Tous ces gens qui se gargarisent de "les chaînes pour enfants/bébés, c'est odieux, on laisse la télé servir de nourrice", ils me cassent les pieds, voilà. Déjà parce qu'il faudrait se décider : soit les programmes pour les enfants c'est pas bien, soit les programmes pour adultes qu'on laisse les enfants regarder c'est pas bien. A un moment il faut choisir. Et surtout, ce n'est pas parce qu'on met les enfants devant la télé qu'il faut les y laisser seuls. Il faut les accompagner.

Je revendique que la télévision m'a éduquée sur de nombreux aspects, m'a ouverte au monde (tout ironique que ça puisse paraître), m'a permis de sortir de chez moi plus qu'on ne pouvait l'imaginer, m'a permis de voir à quoi ressemblait la vie ailleurs, et ce par le biais plus accessible de la fiction notamment. Je revendique avoir moi aussi grandi dans une boîte en carton découpée de façon à regarder la télé quand mon père n'était pas là. Je revendique mon addiction aux séries. Rien de tout cela n'est antithétique et rien de tout cela n'est honteux. A condition qu'on ait la bonne éducation pour ça.

Mon conseil : quand vous regardez L'Emission Spéciale de Canal+ avec vos enfants, expliquez-leur ça.
Et ensuite mettez-leur un bon DVD de Pushing Daisies, comme ça tout le monde tombe d'accord.

PS : je vois que SeriesLive en a également fait un article, tiens.

Posté par ladyteruki à 14:15 - Point Unpleasant - Permalien [#]

27-09-08

[DL] Nip/Tuck

Oui, Nip/Tuck, bien-sûr Nip/Tuck, quelle série mérite mieux que celle-là le qualificatif "trash", tout en ayant l'un des génériques les plus malins de son temps ?

NipTuck
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Eh oui, j'ai dit que la série était trash, pas forcément le générique. Celui-ci est en fait une fichue publicité mensongère, puisqu'il est bon. Il est subtil, intelligent, sobre, intrigant... Pas de cul gratuit, pas de surenchère charcutière, rien. Ah, ils doivent être sacrément déçus ceux qui pensent qu'un générique reflète forcément sa série !
En fait j'aime tellement ce générique que j'hésite à cagouler un épisode en DVDrip pour découper proprement cette séquence ! C'est dire !

Et pour ceux qui manquent cruellement de cul-ture : la fiche Nip/Tuck de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:35 - Médicament générique - Permalien [#]

26-09-08

[GAME] Devinez, c'est gagné !

Vous n'êtes pas sans savoir que dans mon chez moi informatique, c'est le branle-bas de combat depuis plusieurs semaines et que je tente d'y organiser le chaos, notamment du côté des génériques que j'essaye de rassembler quand tout plein d'entre eux sont dispersés un peu partout. Du coup je retombe sur plein de merveilles, plus ou moins insoupçonnées, et je me suis dit que j'allais faire tourner !

Alors je vous propose un petit jeu en ce premier weekend d'automne... Je vous invite à deviner "les meilleurs génériques des pires séries". En gros, il s'agit d'essayer de trouver les séries que je déteste, parfois même avec acharnement, mais dont j'adore le générique. Et chaque fois que vous en trouvez un, je l'uploade ; vous avez une semaine pour essayer d'en trouver un maximum ; vendredi prochain, je vous donnerai les titres que vous n'avez pas trouvé, mais c'en sera fini pour les videos.
Ça vous tente ?

Bon, je ne vous laisse pas comme ça, hein, je vais vous donner des indices pour chaque série concernée. Mais essayez aussi de lire un peu par-ci par-là, de voir quelles séries je n'aime pas d'ordinaire, tout ça... ça peut aider, même si je ne dis pas pour autant que toutes les séries ont déjà été mentionnées sur ce blog par le passé.

1 - Une série soapesque > General Hospital
2 - Une série au titre botanique > One Tree Hill
3 - Une série d'hôpital très inhospitalière > Kingdom Hospital
4 - Une série Raimi > Cleopatra 2525
5 - Une série I see dead people > Ghost Whisperer
6 - Une série dans l'univers des comics > Birds of Prey
7 - Une série des 80s en milieu riche > Dallas
8 - Une série avec Richard Burgi > Point Pleasant
9 - Une série au pied des montagnes > Everwood
10 - Une série trash > Nip/Tuck

Evidemment, aucun de ces génériques n'a déjà été ajouté au flacon. Donc pas de True Blood, pas d'Angela's Eyes, pas de Secret Life of the Machin Bidule, non, rien de tout ça. Mais je me suis arrangée pour qu'elles soient toutes relativement connues, je suis pas garce à ce point !
Et en plus, vous avez droit à une question (et une seule) pour chacune, vous pouvez les poser ci-dessous... indiquez simplement son numéro, ok ?

Allez, tentez votre chance, ya du générique en bonne (parfois très bonne) qualité à la clé !

Posté par ladyteruki à 21:09 - Games On - Permalien [#]