ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

10-05-12

Angleecismes

Rha, la déceptiooooooooooon ! J'espérais trouver dans la saison japonaise du printemps une série parfaite, mêlant comédie musicale et Yuuki Amami (si, absolument, Yuuki Amami est un genre à elle seule, parfaitement), et je me retrouve avec... une version japonaise de Glee.
Mais avec Yuuki Amami. Hm. Bon. Tout n'est pas perdu.

KaerunoOujosama

Et d'ailleurs Kaeru no Oujosama n'essaie même pas de maquiller le crime : on va y parler d'un choeur en pleine déchéance, avec très peu de membres qui tous sont des losers en puissance, et qui tentent tant bien que mal de former un ensemble solide.

La nuance qu'apporte Kaeru no Oujosama, qui reste une dramédie nippone avant toute chose, c'est qu'on ajoute un enjeu supplémentaire, plus social : le choeur de losers n'est pas là pour reporter une bête compétition, ce serait trop simple ; non, il a pour tâche de prouver que la salle de concert de Yume ("rêve", admirez la subtilité), une petite ville à l'abandon, ne devrait pas être détruit afin de construire une station de traitement des déchets à la place. Oui, c'est un tout petit peu ridicule, mais pas plus que Glee, hein.

Pour cela, l'ancienne directrice musicale de l'endroit appelle Mio Kurasaka à la rescousse... ou plutôt l'attire sous un faux prétexte. Mio, qui parce qu'elle a fait partie de l'ensemble dans une représentation d'A Chorus Line, s'imagine qu'elle est une star de Broadway, se prend pour une personne importante ; alors qu'en réalité son agent l'a envoyée à Yume pour s'en débarrasser, car à 40 ans et alors qu'elle n'a jamais vraiment connu la gloire, elle est devenue impossible à caster à Broadway. Mais ça, Mio n'en a pas vraiment conscience.
Yuuki Amami campe donc avec Mio une pseudo-célébrité excessivement sûre d'elle-même, un peu méprisante pour ce petit patelin bien éloigné de ses ambitions américaines, mais qui cependant est bien obligée de prêter main forte à son ancienne directrice parce que celle-ci lui a prêté de l'argent lorsqu'elle a démarré sa carrière. Le problème c'est que, comme Mio n'a pas vraiment d'autre boulot à l'horizon, elle ne peut rembourser cet argent dans l'immédiat ; la perspective de coacher la chorale de Yume à l'oeil pendant un mois lui permettrait donc d'éponger sa dette sans perdre la face. Une façon élégante de mener Mio par le bout du nez, donc, et ça marche : Mio commence à prendre en charge la chorale, non sans constater que celle-ci, même en recrutant un peu, n'est qu'une belle brochette de femmes aux foyers et autres reliquats d'une société provinciale qu'elle tient déjà assez peu en estime.

Comme presque toujours dans une série japonaise ayant ce genre de configuration, les membres de la chorale sont interprétées de façon caricaturale par une pléiade d'actrices (et un acteur) manquant dramatiquement de subtilité, de charisme et même de sympathie tant le jeu du cast est épouvantable. Celle qui va s'opposer le plus souvent à Mio, Chuuko (qui est accessoirement fille du maire le plus sexiste et rétrograde de l'histoire de la télévision), a un profil de première de la classe, austère et jamais contente, qui lui aussi relève de la caricature, mais qui au moins ne dépend pas de ressorts comiques pitoyables comme certaines autres membres de la chorale. On peut également mentionner Mahiru, une jeune fille timide (elle est incarnée par une idol, Yuuko Ooshima, déjà vue dans Majisuka Gakuen) qui évidemment est très optimiste, positive et travailleuse, et qui naturellement va se révéler grâce à l'expérience au sein de la chorale. Bref, rien que l'on n'ait déjà vu cent fois en pareilles circonstances dans une dizaine de dorama passés.
Dans tout ça, Yuuki Amami, avec un personnage éminemment antipathique (même quand elle est supposée faire preuve de bons sentiments !), a bien du mal à sauver les meubles. Elle a plus de subtilité que toutes les autres actrices de la distribution réunies, mais son personnage est insupportable quoi qu'elle fasse. Les dialogues l'ont en plus affublée d'anglicismes permanents, l'habituel cliché supposé prouver qu'elle a vécu aux States, qui lui font émailler son discours de termes qui, bien que prononcés correctement (c'est déjà ça), n'apportent rien.

A l'instar de Glee, la chorale dirigée tant bien que mal par Mio (plutôt mal que bien pour être honnête, on se demande d'où lui viennent ses techniques d'apprentissage !) va décider de s'éloigner des chansons typiques de chorales, pour mieux adopter des chansons plus populaires. Le pilote nous propose une interprétation d'une chanson de folk, mais d'après le trailer, il faut s'attendre à des titres plus pop par la suite, sans pour autant être de haut profil comme ça peut l'être pour Glee. Le principe ici n'est pas d'essayer de faire une série à buzz comme la consoeur américaine de Kaeru no Oujosama, mais simplement de faire une divertissement grand public. Peut-être que dans le fond il aurait mieux valu, en fait. Une comédie musicale pourrie avec un cast miteux qui interprète des hits de Jmusic, c'est toujours mieux qu'une comédie musicale pourrie avec un cast miteux qui chante des chansons méconnues, non ? Mais pas de beaucoup, je vous l'accorde.

Alors au final, il n'y a pas grand'chose pour donner de la valeur à Kaeru no Oujosama, où la pauvre Yuuki Amami ne peut pas accomplir de miracle. Mais au moins elle essaye, c'est déjà bien gentil de sa part, de donner un peu de coeur à l'ouvrage bien maladroit qui, parti d'une idée de copie officieuse, et en s'appuyant sur une structure usée jusqu'à la corde à la télévision japonaise, ne parvient à rien apporter, même pas sur un plan humain.

Ah, et si vous voulez une dernière preuve de l'inspiration américaine de Kaeru no Oujosama... La série a son propre Kurt Hummel !

Kuruto Humeru

Le problème, c'est que si j'ai arrêté Glee, il y a une bonne raison. Certes, Glee n'a pas Yuuki Amami au générique. C'est LE gros atout de la série japonaise sur son modèle américain. Mais sur le reste ? Euh, difficile de trouver des raisons de regarder Kaeru no Oujosama. Et la meilleure preuve, c'est que ce post n'en contient pas une seule.

Posté par ladyteruki à 11:32 - Dorama Chick - Permalien [#]

16-04-11

D'façon j'aime pas les surprises

Avec la saison japonaise sur le pas de notre porte (plusieurs dorama ont déjà commencé, beaucoup ont prévus de faire de même dans les prochains jours), il était plus que temps que je vous glisse un mot sur les séries les plus attendues de la saison, parce que d'abord c'est la tradition, et parce qu'ensuite, cette saison, ce classement fait plaisir à voir.

Jugez plutôt :

1 - JIN (saison 2)
2 - BOSS (saison 2)
3 - Hagane no Onna (saison 2)
4 - Rebound
5 - Shiawase ni Narou yo
6 - Umareru
7 - Koukousei Restaurant
8 - Majisuka Gakuen (saison 2)
9 - Inu wo Kau to iu Koto
10 - Good Life

Bon alors, je vous l'accorde, ce classement n'est pas 100% le mien, c'est clair, on en est même loin... mais regardez-moi ce trio de tête !
J'ai l'air surprise ? Ah, c'est une erreur : je voulais simplement montrer que je suis ravie. Mais naturellement, l'impatience des spectateurs nippons autour des retours de JIN ou BOSS n'a rien de surprenante. Rappelons que pour JIN, ce sont les spectateurs eux-mêmes qui l'ont réclamée ! Ah, c'est pas cette saison qu'on va se plaindre de l'invasion des séries renouvelées, ça vous pouvez me croire...

JINisback
Quand même, ça met du baume au coeur. Ah, si seulement il existait un endroit où suivre ensuite les audiences de ces séries !
Restez à l'affût...

Posté par ladyteruki à 08:31 - Dorama Chick - Permalien [#]

26-03-11

Passe le message à ton voisin

En des temps immémoriaux, vous n'êtiez pas encore internautes, peut-être même n'aviez-vous encore jamais cliqué sur une souris, il existait un truc qui s'appelait "tagger" (orthographe incertaine). Cela consistait à répondre à un questionnaire donné puis proposer aux petits copains d'en faire autant. La réaction en chaîne qui en découlait permettait à plusieurs blogueurs, bien que ne s'exprimant pas sur le même support, de tous répondre aux mêmes questions. Accessoirement, ce mème avant la lettre avait tendance à meubler le contenu des blogs d'une même sphère.
C'est ce petit goût d'antan, cette madeleine de Proust numérique, que je retrouve alors que l'ami Eclair m'a taggée, après l'avoir lui-même été. C'est donc de bonne grâce et même avec une dose de nostalgie que je me plie à l'exercice...

1 / Depuis quand regardes-tu des dramas ? Quel a été ton 1er drama ? Comment as-tu découvert les dramas ?

C'était début 2006 ; à l'époque je tenais un site sur la Jmusic du nom de Teruki Paradise (Paix à son âme), sur lequel une petite communauté francophone se réunissait via les forums United Paradise. Ah, les souvenirs ! Bref comme on s'en doute, plusieurs de mes compagnons étaient coutumiers des séries japonaises (et/ou coréennes), et il n'a pas fallu bien longtemps avant qu'on m'encourage à m'y essayer. Mais c'était voué à se produire, si ça ne s'était pas fait comme ça, il y aurait eu un autre vecteur : passionnée de popculture japonaise, passionnée de séries... ces deux passions se serait forcément retrouvées tôt ou tard. Malheureusement, mon souvenir est plus flou lorsqu'il s'agit de se rappeler du titre de la toute première série que j'ai vue. C'était, au choix, 1 Rittoru no Namida, Orange Days ou... Attention Please (ah ouais tout de suite c'est moins glorieux...). Ca se trouve je m'en souvenais quand j'en ai parlé les premières fois sur ce blog, il y aura donc certainement plus de détails via les tags...

OrangeDays
2 / Si tu ne devais garder qu’un drama, lequel ce serait et pourquoi ?

Ha ha ha, ne regarder qu'un dorama, genre c'est possible ! Ca ne correspondrait probablement pas à ma consommation téléphagique : le format court et fermé de la plupart des séries asiatiques (saisons courtes, pas de renouvellement...) fait que je ne pourrais pas en garder qu'un. Ce serait de la torture. Il m'en faut au contraire plus, toujours plus.
Mais, disons... bon... allez, pour la forme, s'il devait n'y en avoir qu'un... Argh, non, c'est juste pas possible de choisir ! Il y a les raisons sentimentales (Orange Days, Lunch no Joou, Ruri no Shima), les raisons téléphagiques (MotherMousou Shimai, Atami no Sousakan), et les raisons brumeuses mais non moins valables (Kamisama, Mou Sukoshi Dake). Pour toutes ces séries et tant d'autres, l'exclusion de ma liste est impossible. Désolée, je suis incapable de ne choisir qu'un dorama. Peut-être justement parce que je regarde des dorama précisement pour la diversité...

MousouShimai
3 / Si tu devais nommer un drama à éviter absolument, lequel ce serait et pourquoi ?

Là encore la liste est longue, mais déjà j'arrive un peu plus à faire du tri. Disons que les premiers titres qui me viennent feront office de pires élèves de la classe, et tant pis pour tous les autres dorama contre lesquels il faudrait prendre le temps de vous mettre en garde. Mentionnons donc, entre autres : Majisuka Gakuen, Kaibutsu-kun, Shinira Bulriwoon Sanai... Mais je pense vous avertir assez régulièrement du danger qui vous guette avec certains navets, alors restez dans le coin pour ne pas vous faire avoir.

KaibutsuKun
4 / Quel est le drama que tu n’as pas encore vu et qui te tente énormément et pourquoi ?

C'est un problème qui étrangement me touche assez peu, je crois réussir à regarder à peu près tout ce que je veux... Enfin, dans une certaine mesure. Disons que, à part s'ils ne sont pas sous-titrés naturellement, j'arrive à trouver le temps de regarder tous les pilotes des dorama qui m'intéressent. Le soucis, c'est de ne pas trouver ce temps pour suivre la série même quand le pilote m'a plu. Exemple concret : j'ai adoré le pilote de CHANGE, mais impossible de me caler les fesses une heure pour voir le deuxième épisode. Et pourtant j'en crève d'envie, mais voilà : il y a toujours plein d'autres pilotes qui passent. Au final, et c'est pire encore pour les dorama que pour les séries américaines d'ailleurs, j'ai tendance à reporter le visionnage de la suite en me disant que de toute façon il y a peu d'épisodes, donc ça ira vite. Et là, CHANGE, pour reprendre l'exemple, ça fait depuis décembre/janvier que je reporte. C'est le drame de ma vie de téléphage, mais c'est comme ça.

CHANGE
5 / Quel est le drama qui ne te tente absolument pas et pourquoi ?

Un jour, un jour promis je me bloquerai du temps pour tenter le pilote d'un truc comme Nobuta wo Produce, mais rien à faire, pour le moment, ça passe pas. Il faudra certainement la jouer style Orange Mécanique ce jour-là. Je ne suis pas dans la cible et c'est, vue de loin, typiquement la série qui n'a rien pour me plaire. Après effectivement, c'est vu de loin, justement, donc je m'en fais peut-être une fausse idée. Mais je ne me sens pas concernée par une série qui se passe dans un lycée. Ni au Japon ni ailleurs, en fait. C'est un contentieux de genre qui dépasse largement le problème Nobuta wo Produce, mais enfin, un jour, faudra bien combler cette lacune, quand même.

NobutawoProduce
6 / Tes acteurs et actrices préférées ?

Je fais relativement peu attention au cast d'une série. En fait, c'est plus une exception qu'une règle, quand je me réjouis de la présence de quelqu'un au générique. Pour Miki Maya, Yuuki Amami (qui n'a pas le droit de pleurer), Asami Mizukawa et la sublime Michiko Kichise, par exemple, ça a un semblant d'intérêt, et encore. Disons que je me réjouis de les voir mais... bon bah, elles sont là c'est bien, elles sont pas là c'est pas grave. Je ne regarde pas une série parce que ces actrices sont au générique, d'ailleurs (toujours pas tenté Hagane no Onna, par exemple, et pourtant la saison 2 arrive au printemps), mais j'avoue qu'une série qui les engage a tout de suite gagné quelques points de karma supplémentaire avec moi. En gros, si un jour Yuuki Amami et Miki Maya tournent dans la même série (attendez je fais une pause, j'essaye de me rappeler si ça s'est déjà produit...?!), ça ne signifiera pas que je la regarderai forcément (tout dépendra du pitch), mais si je la regarde, je trouverai plein de raisons plus ou moins valables pour ne pas la déprécier.
Etrangement, du côté des hommes, je me tamponne sévèrement le coquillard de qui qui y est et qui qui y est pas. Ca doit encore avoir un rapport avec l'identification, tout ça.

YuukiAmami
7 / Ton meilleur souvenir drama ?

Je sais pas si c'est le meilleur, mais c'est l'un des plus émus. Par contre attention, spoiler inside.
Je venais de commencer les dorama, ça faisait moins de trois mois et j'avais déjà vu deux ou trois titres, et me voilà à démarer Ruri no Shima et Lunch no Joou. C'est à cette période que ma grand'mère a été admise à l'hôpital, et comme c'était compliqué et que je ne pouvais pas aller la voir, j'essayais de tromper mon inquiétude en me goinfrant d'épisodes de ces deux séries. Et puis, le 8 mars, elle est décédée. J'étais effondrée. Quelques jours plus tard, j'ai repris les visionnages. Et, pour ces deux séries, l'épisode suivant... comportait le décès d'un personnage. Jamais je n'ai eu le coeur brisé comme ça par un épisode, de toute ma vie. Mais c'est aussi, je pense, comme ça que j'ai entamé le travail de deuil, finalement, en affrontant le sujet au lieu de l'éviter.
Ce n'est pas forcément un "bon" souvenir, mais c'est un souvenir téléphagique intime, de ceux qui, je pense, comptent le plus en termes de séries, et je pense qu'aucune série américaine que je regardais à ce moment-là n'aurait pu me toucher de cette façon. La meilleure preuve c'est que 5 ans plus tard, je me souviens de ces deux séries et de l'impact qu'ont eu ces intrigues sur moi, mais que je suis infichue de vous dire quelle série américaine je regardais à la même époque.

RurinoShima
8 / Qu’est ce que tu dirais à une personne qui ne regarde pas de dramas pour la convaincre d’en regarder ?

Que c'est DIFFERENT. C'est à la fois l'avantage et l'inconvénient. J'entends très souvent des téléphages, dire qu'on tourne en rond, que les chaînes US passent leur temps à recycler de vieilles idées ou des recettes qui marchent. Je conteste ce diagnostic (en général il résulte surtout d'un manque de connaissance de ce qui passe aux USA pour se focaliser uniquement sur les séries les plus populaires du moment et/ou les annonces de projets, souvent peu alléchants sur le papier), mais il est ce qu'il est. A cela je réponds : vous voulez changer d'air ? Il y a des choses différentes en Asie (et ailleurs, mais ce n'est pas l'objet de ce post...!). C'est une formidable façon de continuer de regarder des séries sans tomber sur tout ce qu'on connait déjà via les séries américaines, britanniques, françaises...
Dans les dorama, ce qui prime, c'est le personnage et son ressenti. C'est différent des séries occidentales parce qu'on y prévilégie l'intrigue, les rebondissements, ou les effets de style... Bien-sûr, dans un sens comme dans l'autre, les généralités sont pièges, mais grosso-modo, l'Asie, c'est une télévision à ressentir. Et, alors que depuis 10 ans on nous sert des séries majoritairement tournées vers le cérébral, l'intellectuel (résolution d'enquêtes, interrogatoires, etc...) via les séries policières notamment, bref, depuis 10 ans qu'il y a une approche essentiellement "cerveau gauche" de la fiction, je trouve que ça fait du bien de se laisser aller à quelque chose qui se rapproche de l'émotion pure.
Les dorama, ce n'est pas pour tout le monde, et il y en a qui n'accrocheront pas. Il y en a beaucoup, à dire vrai. Mais c'est une façon de diversifier son menu téléphagique qui permet de se rafraîchir les idées et d'aborder les choses avec un regard, sinon neuf, au moins ressourcé.
Regarder des séries asiatiques, ça demande du temps parce qu'il faut prendre de nouveaux repères, et apprendre ce qui convient et ce qui ne convient pas à chacun. Moi j'ai mis beaucoup de temps à y venir parce que je voulais éviter les amourettes et/ou les trucs lycéens, je croyais que toutes les séries asiatiques c'était ça. Il y en a, c'est sûr (et j'ai envie de dire qu'il y a plus d'amourettes en Corée du Sud, d'ailleurs, ce qui explique ma préférence pour le Japon où les thèmes me semblent plus divers), mais il n'y a pas que ça, simplement il faut dépasser le cliché, chercher, se laisser recommander des trucs et se laisser le temps de se documenter. C'est comme pour plein de choses : si vous voulez être exigeants, il faut vous en donner le temps.

AtaminoSousakanForever
Voilà, j'ai assez papoté ! Je passe le relai à Nakayomi, qui va certainement nous parler lui aussi de Sailor Moon, et à Nephthys, parce que c'est cool d'avoir l'avis d'une petite nouvelle dans le domaine.

Posté par ladyteruki à 17:53 - Dorama Chick - Permalien [#]

25-02-10

Dorama chicks

Si vous êtes un tant soit peu attentif à l'univers de la pop culture japonaise, vous savez qu'il y existe un phénomène relativement typique : les idols. Je dis "relativement" car il s'est étendu, dans une moindre mesure et avec des variations locales, à d'autres pays asiatiques.
Et si ça ne vous dit rien, asseyez-vous, je vous explique.

Les idols sont des jeunes filles (bon, il en existe un pendant masculin, mais enfin ne nous dispersons pas) qui sont encore dans l'adolescence, voire même juste avant, et sont recrutées au nom d'une qualité et une seule : elles sont mignonnes. Alors, non, bon, quand je dis mignonnes, je ne dis pas nécessairement qu'elles ont une jolie frimousse (ce n'est pas systématique et vous allez voir pourquoi), mais plutôt qu'elles sont mignonnes comme dans la phrase "oooooh, que ce petit chien est mignon !". Voilà : ce genre de mignonnerie. Vers 12-13 ans en moyenne, les petites sont donc recrutées sur ce critère typiquement japonais, et à partir de là, l'idée est de propulser vers la célébrité des filles qui pourraient aussi bien être votre voisine ou votre petite sœur. Euh non, pas petite sœur, n'exagérons rien.
Une fois embrigadées (le plus souvent au sein de groupes uniquement constitués d'idols), les filles sont un peu formées à la danse et au chant, mais pas trop, surtout ! Malheureux ! Puisque tout le principe, c'est que les idols entretiennent une impression de spontanéité et d'innocence (j'ai dit "impression", parce que ça n'empêche pas que les gamines passent systématiquement par des relookeurs et des chirurgiens, notamment pour la sacro-sainte opération de débridage). Il faut qu'elles gardent une attitude authentique de "girl next door", un peu faillible si possible ; genre elle est jolie mais un peu raide quand elle danse, elle a de l'énergie à revendre mais chante faux, etc... Comme ça les fans peuvent lui souhaiter de s'améliorer, ça ajoute une dimension affective.

Le phénomène des idols, s'il connaît des hauts et des bas, repose sur une industrie bien rodée lancée depuis les années 60 au Japon. Par là. S'est développée autour de cette petite recette toute une économie : les filles sortent un single, puis deux, puis trois, puis un album (l'industrie musicale japonaise étant du genre "3 strikes and you're in"), elle se produisent en live un peu partout, elles parcourent l'archipel pour des évènements style serrage de main (l'équivalent de la dédicace, les mains moites de 300 fans en plus), on les voit endosser des marques dans des campagnes publicitaires, elles sortent des photobooks (recueil de photos de plus ou moins bon goût selon le bon vouloir de la prod) et des photos qu'on peut acheter à l'unité dans des boutiques spécialisées, elles chantent le générique d'une émission ou d'une série animée, elles sont invitées dans des émissions de divertissement ou musicales... jusqu'à ce qu'elles obtiennent leur propre émission télé où, contractuellement, elles font les fofolles et interprètent une de leur chanson chaque semaine.
Vous voyez où je veux en venir ?

Les AKB48 sont un des récents groupes d'idols à cartonner au Japon. Elles sont passées par toutes ces étapes et se sont montrées tout-à-fait rentables, mais voilà, leur producteur voulait absolument du marbre pour la piscine de sa villa en Toscane. Les petites AKB48 ont donc hérité, début janvier 2010, de leur propre série, Majisuka Gakuen.
Nous y voilà donc.

MajisukaGakuen

Vous avez toutes les cartes en main pour comprendre qu'il n'y avait rien à en attendre... et pourtant c'est quand même décevant, par le fait d'on ne sait quel miracle.

Le concept repose sur le principe que les AKB48, au nombre de... 48 (ne riez pas, ça n'a pas toujours été le cas !), doivent toutes apparaitre à l'écran. Oui, une série reposant uniquement sur le principe de montrer un maximum de personnages en 12 épisodes, ça existe, et si ça vous fiche les jetons c'est que vous avez tout compris.
Majisuka Gakuen propose pour cela de suivre les aventures d'un collège pour filles qui vont toutes en cours au même endroit mais y consacrent le plus clair de leur temps à se fritter entre clans.

Si vous relisez attentivement ma petite présentation du système des idols, vous remarquerez que, si les filles sont un peu coachées sur le plan de la danse et du chant, en revanche je n'ai absolument pas évoqué une quelconque formation à la comédie. C'est à dessein. Et, oui, je suis consciente que plus vous avancez dans ce post, moins vous vous sentez encouragé à regarder la série...
Puisque tout le concept des idols repose sur la fraîcheur du produit (d'ailleurs dés qu'une idol commence a être trop formatée, et à plus forte raison si elle atteint l'âge canonique de 18 ans, elle se fait virer comme une malpropre et remplacer par une autre ado plus novice et on recommence tout), l'idée c'est que c'est carrément censé faire partie de leur charme. Certaines se défendent à peu près (statistiquement parlant, elles ne pouvaient pas être toutes nulles, quand même), mais la norme, c'est un apparent amateurisme.
Rien de très surprenant, donc, à ce que les performances du cast de Majisuka Gakuen soient... comment le dire gentillement ? Disons... primesautières ?

Ce qui choque, du coup, c'est plutôt l'indigence du scénario et des dialogues. Alors, bon, les Japonais ne se sont jamais spécialement distingués par leur talent pour les dialogues mémorables, mais pour le scénario, il n'y a vraiment aucune excuse.

Bon bah voilà, comme ça, c'est fait, j'ai parlé de Majisuka Gakuen. Vu le nombre de requêtes menant à mon blog ces dernières semaines, je pense qu'il va y avoir des déçus parmi vous, mais tant pis. Et encore, estimez-vous heureux, j'aurais pu le faire dans la catégorie La preuve par trois avec des captures immondes.
Et puis écoutez, merde alors, c'est pas ma faute à moi si les séries les plus pourries de la saison sont sous-titrées en premier.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Majisuka Gakuen de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:43 - Dorama Chick - Permalien [#]

20-02-10

Ma, à table !

En général, quand je veux consacrer un post à une série, à plus forte raison si elle est récente, je commence à écrire après avoir vu le pilote. Mais dans le cas de Pasta, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais comme par hasard j'ai tout de suite enfilé le deuxième épisode dans la foulée. C'est vraiment bizarre. Je me demande si ça présente un quelconque rapport avec ça :

Pasta_1

Tiens, on dirait que je bave. Peu importe. C'est certainement une coïncidence.
La saison hivernale japonaise n'est peut-être pas des plus excitantes pour le moment (et encore, vous ne savez pas tout, j'ai voulu regarder le pilote de Majisuka Gakuen... priez pour que je ne vous en fasse jamais un post La preuve par trois. Priez très fort), mais les Coréens, eux, ne déçoivent pas. Je n'étais pas spécialement partie pour regarder cette série tout de suite, mais il s'avère que la toujours bien inspirée Livia de My Tele is Rich, en faisant mention de Pasta et sans même que je ne lise son post, a su me convaincre. Bon effectivement, il ne me fallait pas grand'chose, mais les faits sont là.

Pasta est donc une série sur la cuisine, et faisant partie des 12 personnes dans le monde qui étaient tombées amoureuses de Kitchen Confidential, on peut considérer que la partie était jouée d'avance. Pensez donc : un restaurant immense, une cuisine en constante effervescence...
Vous ne vous rendez pas bien compte, je crois : le pilote s'ouvre sur une scène de 5minutes intégralement consacrée au travail en cuisines en plein coup de feu... eh bah j'étais tout-à-fait partante pour que la totalité du pilote se déroule intégralement de la sorte. Si un jour, quelqu'un me propose tout un épisode avec juste ça, des professionnels qui œuvrent aux fourneaux sans s'adresser la parole pour autre chose que les instructions de rigueur, pendant une heure, je suis absolument partante. J'adore cette impression que donne la première scène de sentir la décharge d'adrénaline, l'exigence de qualité, le défi d'avoir presqu'une dizaine de personnes qui travaillent au coude à coude et qui font preuve d'une aisance et d'une fluidité exceptionnelles. On me propose de regarder 10 cuistots remuer des pâtes dans des poêles pendant une heure, je signe de suite. Subjuguée.

Bon alors, dans Pasta, il y a quand même des intrigues personnelles, des rebondissements et des... pfff, moi j'aurais préféré des pâtes pendant une heure. Ah non mais c'est loin d'être mauvais, hein ! C'est juste que je préfère les pâtes. J'ai pas des origines italiennes pour rien, je suppose.
L'intrigue repose sur le fait que la direction du restaurant La Sfera, où se déroule la série, a décidé de virer le chef actuel pour le remplacer par un petit connard arrogant, le type-même de bonhomme qu'on imagine réussir dans la gastronomie, même si c'est au prix de multiples dépressions parmi le personnel des restaurants où il fait carrière.

Autour de cet élément, on greffe donc une histoire de rêve qu'il faut absolument réaliser (serait-on dans une série asiatique ?), un ou deux triangles amoureux (conformément à la loi), et quelques rébellions parmi le personnel, histoire de ne pas se reposer sur ses lauriers.
Là comme ça, ça n'a pas l'air, mais tout cela est quand même bien divertissant.

Mais plus que l'histoire ou les personnages, c'est le traitement qui fait la différence. Il règne dans Pasta une ambiance électrisante mais également capable de donner une impression de proximité. Chaque personnage principal montre assez vite qu'il est plus que ce que le pitch veut laisser penser, ainsi Kyung Seo n'est-elle pas une jeune cuisinière idéaliste aux grands yeux de Bambi, mais aussi une adolescente mal dégrossie, boudeuse et obstinée, ou le nouveau chef n'est-il pas complètement antipathique, mais au contraire carrément charmant quand il s'y met (c'est juste qu'il ne s'y met pas souvent).

Esclandres et crises de nerfs, clients capricieux et personnel au tempérament explosif, Pasta promet un divertissement rythmé sur le thème de la cuisine. Une série particulièrement alléchante qui...

Pasta_2

Qu'est-ce que je fais à écrire sur ce blog, moi ? Il est l'heure de manger !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pasta de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

20-01-10

La première camisole de l'année, ça se fête !

Aussi difficile que ce soit à croire, et je sais combien vous allez tomber des nues... la rubrique Tell Me You Google Me n'avait pas vu la lumière depuis janvier 2009. Et personne ne me dit rien ? Mais si on ne peut même plus compter sur son lectorat pour se faire tirer les oreilles, on ne peut plus compter sur rien !!!
M'bref.
Voilà donc le palmarès depuis le début de l'année...

- Dorama Powa !
Eh bah je vais vous dire, ça fait plaisir. Enfin en tous cas l'intention y est, et c'est déjà pas mal. Parmi les requêtes, on note (et j'irai jusqu'à dire que c'est proportionnel avec l'augmentation de posts dans ce sens ces derniers mois) pas mal de demandes portant sur des séries japonaises. Sauf que ça ne pouvait évidemment pas se faire sans casse...
city hall drama (ça commence à dater, mais soit)
futatsu no spica (c'est marrant, c'est avec cette série pourtant moyenne que tout a recommencé pour moi cet été)
Akakabu Kenji Kyoto-hen drama (je vois qu'il y en a qui sont renseignés)
-Ichi rittoru no namida (le signe moins a probablement un sens qui m'échappe)
real clothes drama spoiler (c'est pas pour l'épaisseur de l'intrigue que vous risquez grand'chose)
Majisuka Gakuen (les fans des AKB48 sortent du bois)
serie like Shimokita glory days (ah pardon, en fait je voulais le mettre dans le paragraphe suivant)

- The internet is for porn
...Enfin, c'est en tous cas ce que bien des internautes semblent croire. Les hormones démangent en toutes saisons, et la meilleure preuve en est le défilé de recherches suivantes :
sm femme offerte au chien (voilà, merci, maintenant il ne me reste plus qu'à me pendre)
teens voyeurs (on est à la limite de la légalité, là)
extrai de scene de nue integrale au cinema (c'est ça oui, faisons mine de croire que c'est pour se documenter sur le cinéma)
cougars suceuses (je me méfierais quand même des dents à votre place, les félins on ne peut jamais prédire ce qu'ils vont faire...)
déesse fait un strip-tease (désolée, le vigile à l'entrée du Mont Olympe trouve que vous n'avez pas suivi le dress code : toge et pouvoirs mythologiques de rigueur)
stop célibat (un nouveau panneau routier ?)
miley cirus nus. (déjà qu'il ne reste pas grand'chose à l'imagination...)

- Ils sont parmi nous, ils sont téléphages, et ils ont un plan
Là, enfin, ça fait sens. On parle séries. Je me sens plus en confiance. D'accord, ce ne sont pas forcément les séries pour lesquelles on trouve beaucoup de posts (mais plutôt quelques tags, glissés comme ça, dans la conversation), mais enfin, bon, quand même, il y a un net progrès.
quels series de vampire regarder ? (sans déc', c'est à moi que vous l'demandez ?)
M6 diffuse rome (il n'est pas interdit de rêver)
lincoln heights sitcom (moi aussi j'ai mis beaucoup de temps à comprendre ce qu'était un sitcom, l'héritage AB Prod sans doute)
regarder vampire diaries (non, non)
maison superbe galactica caprica (ah oui, je vois tout-à-fait de laquelle vous parlez, et si vous connaissez un agent immobilier...)
est-ce que albert ingalls est mort de sa leucémie (le doute subsiste, à vous d'en décider selon votre degré de sadisme)
la serie ou un homme peut faire revenir les morts (hélas, l'homme ne peut pas faire revenir la série d'entre les morts)
qui a composé le générique de the mentalist (oh, de l'humour, j'aime !!!)

- On ne sait toujours pas si on habite dans la même dimension...
Nan, mais vraiment. L'idée même de faire ce genre de requêtes apparait comme tirée d'une série de science-fiction, pour moi. Quels sont les êtres qui ont ce genre de préoccupations, et qui cherchent sur Google la réponse à leurs questions les plus tordues ? Pire encore, pourquoi les moteurs de recherche les dirigent-ils sur moi, ces aliens ?!
surcils ideal homme (ce n'est pas l'épaisseur des sourcils qui compte etc...)
Je veux parler icarly (parler français serait pas mal pour commencer)
you gougle (infirmièèèèèèère !!!)
filme beite maloone (on lui dira, on lui dira)
je vous avouerai (le suspense de cette requête est in-sou-te-na-bleuh)
un homme dit je vais finir par tomber amoureux (j'aime bien la façon que cette formulation a de sonner comme une menace)
jeu virtuelle de deviner a lequel je pense (double challenge parce qu'il faut aussi comprendre l'intitulé)

Eh beh punaise, quand on voit ce qu'on voit, et qu'on lit ce qu'on lit, on se dit qu'on aurait pu être mentalement bien plus atteint.

Allez, pour la route, le Top Cagoule de la première quinzaine de janvier, avec les requêtes portant sur le téléch-... ahem, l'achat légal de DVD. Mais si.
- La Famille Green
- Hero Corp
- Wolf Lake
- The War Next Door
La plupart font quand même plaisir, je trouve. Et pour The War Next Door, sachez que je suis totalement d'accord, l'absence de... DVD pour cette série relève du crime contre l'humanité.

Posté par ladyteruki à 07:11 - Tell Me You Google Me - Permalien [#]

01-01-10

Avanti !

Pour ce premier post de l'année (un vendredi, en plus... moi je dis c'est un signe), je vous propose de fourbir vos armes en l'honneur de la nouvelle saison nippone, qui commence dans quelques jours, à peine à 10 000 km de chez nous (même pas ; autant dire une bagatelle).

Rappelons pour commencer qu'une âme bien intentionnée a répertorié pour vous les nouveautés de la saison automnale, a compilé les audiences, bref, n'a pas chômé, et vous a offert tout ça sur un plateau il y a quelques jours, sur SeriesLive :

2009_Automne
Dorama Panorama - Collection Automne 2009

Mais ça, c'était en 2009. En tant que téléphages, nous devons à notre condition de nous projeter toujours dans l'avenir (= dans le prochain épisode), et c'est donc assez naturel qu'on se préoccupe de la saison de l'hiver 2010 au Japon, avec une liste (pour le moment non-exhaustive) des séries à venir, et pour lesquelles vous trouverez bientôt des fiches sur SeriesLive, quand ce n'est pas déjà le cas (héhé), suivies, ça va de soi, de quelques posts de présentation comme ceux auxquels je vous ai habitués ces derniers mois, sitôt que les diffusions (et les sous-titrages) auront commencé...

853 - TV Asahi
L'histoire : Le détective Shinnosuke Kamo a deux combats à mener : d'une part, celui de tout policier, contre le crime et l'injustice... et l'autre, plus vicieux, contre la bureaucratie sclérosée de son administration.
Observations : avec un acteur d'Aibou, par un auteur ayant travaillé sur Aibou, sur la chaîne d'Aibou...
Fiche SL : 853

Akakabu Kenji Kyoto-hen - TBS
L'histoire :
Un procureur doit mener l'accusation dans un procès relatif à une affaire où rien ne se passe comme il faudrait...
Observations : Si comme le laisse penser la promo, la série mélange drame et humour, tout en ménageant assez de temps au tribunal et pas juste sur le terrain, ça peut s'avérer intéressant.
Fiche SL : Akakabu Kenji Kyoto-hen

Angel Bank - TV Asahi
L'histoire : Après 9 ans d'enseignement dans un lycée difficile, Mamako décide de changer sa vie du tout au tout, et pour cela, elle rencontre un conseiller spécialisé dans la réorientation professionnelle, et en devient un elle-même.
Observations : J'imagine assez bien une série uniquement constituée de stand-alone avec un tel pitch.
Fiche SL : Angel Bank

Bloody Monday (saison 2) - TBS
L'histoire : L'agence THIRD-i, dépêchée par la sûreté nationale, fait appel à un jeune hacker, surnommé Falcon, afin qu'il tente de les aider à déjouer les plans d'une organisation terroriste prévoyant de rayer Tokyo de la carte.
Observations : j'avais vu le pilote il y a quelques semaines, j'en ai encore des crampes à l'estomac.
Fiche SL : Bloody Monday

Code Blue (saison 2) - Fuji TV
L'histoire : Quatre étudiants en médecine intègrent le programme "Doctor Heli", un système récemment mis en place qui permet aux médecin de se déplacer par hélicoptère et donc d'intervenir directement sur les lieux d'un drame.
Observations : Après avoir vu le pilote, j'annonce officiellement que ce sera sans moi.
Fiche SL : Code Blue

Hanchou (saison 2) - TBS
L'histoire : Harajuku est un quartier de Tokyo particulièrement animé, fréquenté par de nombreux jeunes la nuit ou le weekend. Les détectives du commissariat de ce quartier ne manquent donc pas d'occupations, et notamment Tsuyoshi Azumi, qui supervise le département des affaires criminelles.
Observations : N'ayant pas vu la première saison, je pense que ce sera un prérequis si je veux me frotter à la série, non ? Z'en pensez quoi ?
Fiche SL : Hanchou

Hidarime Tantei EYE - NTV
L'histoire : Après une greffe de la cornée à l'œil gauche, un jeune garçon commence à expérimenter d'étranges visions, toutes en relations avec la mort de son frère dans d'étranges circonstances.
Observations : J'aurais pu regarder le téléfilm qui est à l'origine de cette série, mais j'étais 10 ans trop vieille, alors...
Fiche SL : Hidarime Tantei EYE

Indigo no Yoru - Fuji TV
L'histoire :
Le même jour, une femme perd son job et voit son petit ami disparaître. Elle accepte donc un travail en tant que manager dans un host club, dont les charmants membres vont devenir détectives à leurs moments perdus.
Observations : Strike ! Problème de travail, jeunes gens séduisants et enquêtes policières... Fuji TV a décroché le gros lot.
Fiche SL : à venir

Kimitachi ni Asu wa Nai - NHK
L'histoire : En ces temps de crise, nombreuses sont les entreprises qui essayent de diminuer leurs effectifs afin de ne pas sombrer. La tâche de Shinsuke Murakami est de conduire des entretiens avec les employés afin qu'ils décident d'eux-mêmes de quitter leur entreprise.
Observations : L'une des nombreuses séries à vocation professionnelle de la saison. La NHK ne fait pas dans le ludique (c'est pas Hung et son ton mi-figue mi-raisin) mais ça peut valoir le coup d'œil.
Fiche SL : Kimitachi ni Asu wa Nai

Kinoshita Buchou to Boku - NTV

L'histoire : Tout jeune employé d'une agence de publicité, Koshi Bokumoto est assigné dans l'un des pires départements qui soit, auprès de Konosuke Kinoshita, un chef totalement irresponsable.
Observations : Je ne comprends pas bien l'intérêt d'un tel pitch, sinon prouver que la comédie ne va pas reposer sur grand'chose. Rien que le jeu de mot du titre est pénible.
Fiche SL : Kinoshita Buchou to Boku

Magerarenai Onna - NTV
L'histoire : A 33 ans, Saki a raté l'examen du Barreau par dix fois déjà... on pourrait imaginer qu'elle a compris le message, mais pensez-vous ! En préparant le prochain examen, cette jeune femme au tempérament bien trempé travaille donc en tant que clerc dans un cabinet juridique.
Observations : Au cabinet juridique, je dis oui. Au personnage féminin et les intrigues que je sens poindre, je dis non, pitié, je pense que la télespectatrice japonaise en a assez bouffé.
Fiche SL : Magerarenai Onna

Majisuka Gakuen - TV Tokyo
L'histoire :
Les tribulations d'une bande de jeunes délinquantes dans un lycée.
Observations : Il faut quand même savoir que la seule raison pour laquelle cette série a vu le jour, est la promotion du groupe d'idoles AKB48 qui figure au grand complet (en tous cas ça y ressemble) dans ce dorama. D'où la brièveté du pitch. D'façons, les séries de TV Tokyo, on les connait, hein...
Fiche SL : à venir

Massugu na Otoko - Fuji TV
L'histoire :
Que faire quand on est l'homme le plus honnête de la terre ? Eh bien, pourquoi ne pas remettre dans le droit chemin une jeune femme qui est tout le contraire ?
Observations : Ah, je me disais, aussi ! Je trouvais bizarre qu'il n'y ait pas encore de comédie purement romantique cette saison !
Fiche SL : Massugu na Otoko

Nakanai to Kimeta Hi - Fuji TV
L'histoire : A peine diplômée, Miki Kakuta vient de trouver un travail dans une importante société... mais ce qui semblait être une merveilleuse opportunité va bientôt se transformer en cauchemar.
Observations : Ils ont pas la fritte, les Japonais, au boulot, en ce moment...
Fiche SL : Nakanai to Kimeta Hi

Ryoumaden - NHK
L'histoire : La vie d'un personnage-clé de l'histoire japonaise, Ryouma Sakamoto, né dans une famille de marchands de basse extraction, et qui va créer la marine japonaise.
Observations : Ah, désolée, j'ai un mot du médecin. En plus j'ai pas mal vu Ryouma dans JIN alors bon, je crains l'overdose. Donc non.
Fiche SL : Ryoumaden

Sakuya Konohana - NHK
L'histoire : Une jeune fille découvre la vie à la cour du shogun après s'être distinguée lors d'un concours de hyakunin isshu, un jeu mêlant cartes et poésie.
Observations : J'ai déjà du mal avec les séries historiques de mon continent, alors... par contre j'aime bien le concept du jeu !
Fiche SL : à venir

Salaryman Kintarou (saison 2) - TV Asahi
L'histoire : Ancien biker, Kintarou s'est retiré de ce monde violent pour devenir "salaryman", soit employé de bureau. Mais ce n'est pas toujours facile...
Observations : Je n'ai jamais été attirée par cette histoire, mais force est de constater qu'on me pousse un peu à m'y mettre...
Fiche SL : Salaryman Kintarou

Shinsengumi PEACE MAKER - TBS
L'histoire : Pour venger ses parents, Tetsunosuke, 15 ans, décide d'intégrer les Shinsengumi, des samurais légendaires, mais pour cela, il doit devenir un démon.
Observations : Pas très enchantée par le pitch, mais si les premier retours garantissent quelque chose de suffisamment sombre et pas trop teenager, j'accepterai de changer d'avis.
Fiche SL : à venir

Shukumei 1969-2010 - TV Asahi
L'histoire : Le fils d'une famille d'industriels puissants envisage d'entrer en politique, et découvre que ses choix dans le domaine privé seront déterminants dans la poursuite de sa carrière.
Observations : L'histoire me rappelle un peu Karei ni Naru Ichizoku, donc je me laisserai probablement tenter.
Fiche SL : Shukumei 1969-2010

 Tokujou Kabachi!! - TBS
L'histoire : Katsuhiro Tamura travaille dans un office notarial, où il emploie la loi pour venir au secours des plus faibles, mais il se trouve souvent en opposition avec sa collègue Misuzu Sumiyoshi.
Observations : Parait que c'est un spin-off. Pas au courant. On verra. (ouais, je suis aussi enthousiaste que ça)
Fiche SL : à venir

Tomehane! - NHK
L'histoire : Yukari Oe s'est prise de passion pour la calligraphie, mais le club de son école menace de fermer.
Observations : M'est avis que j'ai dépassé l'âge limite pour m'intéresser à ce genre d'histoires.
Fiche SL : à venir

Yamato Nadeshiko Shichi Henge - TBS
L'histoire : Sunako est une jeune fille discrète et effacée, au grand regret dans sa tante. Celle-ci, propriétaire des logements occupés par 4 jeunes gens, leur propose de les loger gratuitement s'ils acceptent d'aider sa nièce à prendre confiance en elle.
Observations : J'ai toujours pas vu Nobuta wo Produce mais ça me rappelle quand même vachement la description qu'on m'en a faite. Des confirmations ? Le site web semble par contre indiquer un univers plus... gothique.
Fiche SL : Yamato Nadeshiko Shichi Henge

Voilà, c'est tout pour le moment ! Avouez que j'ai bien bossé, quand même. J'ai l'impression qu'il y a une nette tendance vers les séries se déroulant dans le monde du travail, et personnellement j'aime bien, ça nous change des teenageries. Mais globalement tout le monde devrait y trouver son compte.
Quant aux copies de JIN que j'évoquais dans l'article sur SeriesLive, je pense qu'il ne faut pas les attendre avant, au minimum, le printemps, voire l'été... le temps que les chaînes lancent leurs projets. Mais je n'en démords pas, je suis sûre qu'il va y avoir une foule de projets similaires dans une ou deux saisons.

Et vous, qu'est-ce qui vous tente ?

Posté par ladyteruki à 22:03 - Dorama Chick - Permalien [#]


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