ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

13-11-11

Souriez, vous êtes gentils

Comme aujourd'hui, en France, il parait que c'est la journée de la gentillesse (eh bah si ça a les mêmes effets que la journée de la femme, on n'est pas encore rendus), il est de mon devoir patriotique de me plier à la lubie du jour et de ne pas me montrer désagréable.

Vous le savez, il m'arrive, quand une série m'a donné l'impression d'être vraiment pathétiquement merdique, de ne pas hésiter à le dire sur ce blog, en des termes plus ou moins crus, selon mon humeur, et en maintenant un semblant d'équilibre entre le besoin impérieux de vous mettre en garde et l'envie de mettre la série en charpille avec humour.
Mais tout cela n'est pas très gentil, n'est-ce pas ? Aujourd'hui ne sera donc pas l'une de ces journées.

En conséquence, voici une liste de séries sur lesquelles je ne vais pas écrire aujourd'hui, afin de pouvoir rester gentille.
Bones
Frasier
Gossip Girl
Legend of the Seeker
Life's too short
NCIS

The L Word
Tout le monde aime Raymond
Whitn-... Question 2 Hop-hop-hop ! Je sens qu'on dérape, là. Si je dois être gentille, le simple fait d'établir cette liste n'est pas très très gentil, et limite, même, méchant, on peut le dire. Si, on peut. Donc non, pas de liste.
Je vais essayer d'être gentille pour de vrai. Donc je vais trouver des choses gentilles à dire sur l'une de ces séries. Tiens, en voilà une bonne idée.

Ce que j'apprécie dans Gossip Girl, c'est la profondeur des intrigues et le fait que les personnages renvoient aux adolescents qui les regardent une image intelligente et constructive de cette période de leur vie.
Oui enfin c'est pas la journée du mensonge, non plus. Attendez, donnez-moi encore une chance, je suis sûre que je peux y arriver.
Ce que je trouve de bien dans Tout le monde aime Raymond, c'est que la série s'est arrêt-... nan vous avez raison, je sais pas le faire.

Bon bah écoutez, je suis désolée. Pour la journée de la gentillesse, ici, on est fermés.
On se retrouve demain.

SorryWereClosed

Posté par ladyteruki à 19:21 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

09-11-11

Nauseated

Pas de méprise. J'apprécie toujours autant Enlightened. Le trajet d'Amy est long, fastidieux, et je l'apprécie justement pour ça, ainsi que pour la contradiction entre ce qu'Amy voudrait accomplir, le discours qu'elle tient, et les résultats concrets. C'est une quête intérieure qui ne se résoud pas comme par miracle et j'apprécie de voir ça.

Ce qui me dérange juste un peu, au bout de 5 épisodes soit à mi-parcours, c'est l'habitude qu'ont pris les épisodes de montrer au moins une fois Amy se faire humilier, quel qu'en soit son degré de conscience. Ca arrive à chaque épisode. Et ça me plonge à chaque fois dans un énorme inconfort.
Cette sensation de malaise n'est pas sans me rappeler ce que j'ai pu ressentir devant The Comeback, une "comédie" de triste mémoire en ces lieux. Outre le fait que la forme du mockumentary ne me fait quasiment jamais rire, je me rappelle très nettement m'être sentie nauséeuse après que chaque, absolument chaque épisode nous plonge Valerie dans une situation non seulement embarrassante, mais humiliante, le mockumentary accentuant la sensation désagréable de voyeurisme. J'ai pourtant donné sa chance à cette série en regardant sept ou peut-être huit épisodes (ça commence à dater), ce qui pour moi est un absolu record du nombre de "secondes chances" que je puisse donner à une série qui dés le pilote m'avait plongée dans l'embarras. J'ai essayé de m'intéresser à Valerie, j'avais envie de pouvoir penser qu'une série avec Lisa Kudrow me plairait, j'étais contente de retrouver ce bon vieux Damian Young que j'aimerai jusqu'à la fin de ma vie uniquement pour son rôle dans The War Next Door, mais pas une fois je n'ai réussi à trouver The Comeback drôle. Quand j'ai finalement lâché la série, écoeurée au dernier degré, je ressentais physiquement un malaise devant l'obstination maladive du personnage à se lancer tête baissée dans une situation qui allait forcément l'humilier.
C'est, l'air de rien et sans exagérer, l'une de mes pires expériences de téléphagies et l'un de mes plus mauvais souvenirs devant une série (et pourtant j'ai regardé le pilote du Siqueur).

Et plus jamais je n'ai réussi à trouver Kudrow drôle, c'était fini ; j'ai commencé à voir Valerie Cherish systématiquement à sa place.

Si je développe autant sur The Comeback, et mon mini-traumatisme sur cette série, c'est avant tout pour vous expliquer combien l'humiliation d'un personnage, à plus forte raison si elle est répétée d'un épisode à l'autre, m'indispose terriblement. Ca me plonge dans un dégoût à la fois du personnage, de la série, et de moi-même, pour accepter de regarder ne serait-ce qu'une seconde de plus. C'est certainement la raison pour laquelle je n'arrive pas à regarder de la télé réalité en le prenant comme un guilty pleasure scripté, je vois l'humiliation avant tout et ça me dégoûte instantanément.
Et du coup, voir le personnage d'Amy dans Enlightened passer par des situations similaires, c'est une expérience affreuse.

Fort heureusement, si The Comeback reposait essentiellement sur ces situations d'humiliation, Enlightened n'en fait pas une fin en soi. C'est ce qui me permet de continuer d'apprécier la série, même quand je sens arriver la scène où inexorablement mon estomac va se retourner et où je vais avoir furieusement envie de tout arrêter. On sent que ça fait partie du parcours d'Amy, quand ces scènes ETAIENT le parcours de Valerie. Je suis contente de la nuance, elle me convient.

Humiliating
Car bien-sûr, la rédemption que cherche Amy ne peut pas se faire facilement. Elle est obligée d'apprendre "the hard way", et ce ne sont pas des leçons qu'on apprend vite. Cette partie-là est sensée et je m'y accroche.
Mais je pense que les douleurs pourraient s'exprimer autrement. Plutôt que de s'engueuler avec son ex devant un public médusé, Amy pourrait se prendre la même claque en privé, et revenir sur terre quant à sa relation avec Levi tout aussi durement. Mais systématiquement, la scène revient, et vraiment c'est peu dire que de qualifier d'inconfortable l'état dans lequel je me trouve quand je vois qu'encore une fois, le sourire de Laura Dern va se faner en un rictus ignoble sous le coup de la surprise et la mortification.
Je pourrais littéralement supplier Mike White de ne plus me faire des coups comme ça à chaque fois.

On n'apprend pas ses leçons uniquement par l'humiliation, mais aussi par la souffrance, la colère et l'abandon. Des choses qu'on trouve dans Enlightened, en plus, c'est le plus fou. Mais certains spectateurs parmi nous, même si je suis consciente que nous sommes probablement moins nombreux qu'il y a une décennie, ne veut pas voir son personnage se faire humilier chaque semaine.

Maintenant si vous le permettez, il faut vraiment que j'aille m'allonger, parce que ça y est, j'ai l'estomac qui se retourne.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Enlightened de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:49 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

02-11-11

L'effet Grimm

On ne dira jamais assez les dommages que peuvent faire les contes de fées sur l'inconscient de nos enfants. Tenez, regardez les histoires de princes charmants : les gamines en bouffent pendant leurs tendres années, se déguisent en princesses, croient à "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", et au final, confrontées à la réalité des relations amoureuses modernes, cherchent un idéal masculin qu'elles ne trouveront jamais. Ou, autre exemple, prenez ces petits garçons à qui on raconte des histoires de grand méchant loup, ils se replient sur eux-mêmes, vivent dans leur monde intérieur, et un beau jour ils grandissent et écrivent le scénario de Grimm.
On ne dira jamais assez les dommages que peuvent faire les contes de fées.

Non que Grimm soit une mauvaise série, non, foncièrement je n'ai rien à lui reprocher, le pilote ne m'a pas déplu. Mais il y a quand même de nombreux "mais".

Grimm

Mais... j'ai eu pendant tout le pilote l'impression d'assister à une version masculine de Lost Girl, sans les petites phrases "badass" à la con. Au juste je n'arrive pas à dire c'est un compliment ou non, mais il y a de fortes chances pour que non, quand même. Sans compter que Grimm donne une fois de plus dans la série policière qui fait semblant de ne pas être une série policière, mais pas trop parce que, hein, on veut que les gens regardent. On était prévenus, je suppose, de cette caractéristique de la série, mais ça ne la rend pas sympathique pour autant, principalement parce que c'est mal fait. En fait l'idée de s'intéresser à des criminels comme s'ils étaient, au propre autant qu'au figuré, des monstres, est intéressante, mais ça reste assez grossier dans la réalisation et ça n'apporte pas vraiment de réflexion nouvelle. Le surnaturel prend pas mal le dessus, fut-il mal réalisé.

Mais... si l'idée de conférer une ambiance particulière, à la fois colorée et macabre, à la série, part d'un bon sentiment, n'oublions pas que l'Enfer en est pavé et que ça peut vite donner une image saturée de couleurs, genre Les Experts dans les mauvais jours, limite Siqueur. Ca devient vite assez grossier, comme peut l'être l'utilisation des effets spéciaux pour dépeindre les monstres qui redeviennent humain, avec une qualité de SFX à laquelle on n'avait plus assisté depuis Charmed.

Mais... rarement un personnage central aura été aussi dénué de charisme. On s'est plaints de l'héroïne de The Playboy Club, mais franchement, il y a pire. La tête d'ahuri permanente du héros, son incapacité à comprendre rapidement ce qui se passe autour de lui alors que le spectateur a vite saisi la situation (mais le spectateur triche, il a déjà vu ladite situation des dizaines de fois), tout ça donne vite une impression pâteuse de héros qui est là parce qu'il fallait un héros, mais qu'on n'a pas su, ou pas voulu écrire. Mais enfin, s'il est le prince qui combat de dragons, que vous faut-il de plus après tout ? De la personnalité ? Pour quoi faire...

Mais... tout le monde a vu arriver à 10km le coup de la tante qui allait être incapable de parler pile quand le héros aurait le plus besoin d'aide. Tout le monde sentait bien que ce ne serait pas aussi simple que passer le flambeau d'une génération à une autre. Pourtant c'est ça qui serait original, que le héros ait le temps d'apprendre avec son aînée, plutôt que d'être plongé dans l'inconnu artificiellement (wow, maladie en phase terminale + coma, mais ils vont nous tuer des petits chatons aussi, ou...?).

Mais, mais, mais... Hm. En fait vous savez quoi ? Ptet que le pilote de Grimm ne m'a pas plu du tout.
Le grand talent de cet épisode, c'est d'avoir réussi à ne pas me déplaire de façon trop évidente.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Grimm de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:29 - Review vers le futur - Permalien [#]

21-04-11

Regard d'outsider

C’est un peu comme si tous les blogs que je fréquente connaissaient Game of Thrones avant que la série ne pointe son nez. Quant à moi, c’est plutôt la même situation que pour le comic de The Walking Dead : si je n’ignorais pas que l’histoire soit antérieure à la série, je n’avais pour autant pas lu le support original. Et pour tout vous dire, je n’ai pas de regret, car là encore, comme pour The Walking Dead, ce n’est pas mon genre de lecture, de par l’univers comme le format. Il faut dire que la fantasy, moi, c’est pas ma tasse de thé, si cela était encore à démontrer après mon post sur le Siqueur (je pourrais vous mettre un lien, mais vous êtes grands, hein, vous savez utiliser les tags).
D’ailleurs, si mes camarades La Sorcière et Livia ont hésité avant de regarder le pilote de Game of Thrones, craignant que l’adaptation télévisée ne soit pas à la hauteur de l’œuvre originale, de mon côté, j’ai hésité pour d’autres raisons : une allergie assez profonde au genre. Obstacle d’autant plus difficile à contourner, quelque part. Mais j’ai fini par me lancer, en ne sachant rien d’autre de la saga que ce que j’en avais vu sur les quelques affiches promotionnelles de la série, me disant que si je refuse de voir un pilote sortant autant des sentiers battus, je n’ai plus le droit de me plaindre à chaque saison des séries fades (et souvent policières) qui semblent tourner en rond. Mais la méfiance était là.

La première scène m’a laissée… de glace. Pas de problème avec la réalisation, évidemment, mais avec cette forêt enneigée, cette ambiance morne et ces quelques soldats perdus en territoire ennemi, je n’ai pas eu l’impression de voir quelque chose de bien différent. Je ne sais pas à quoi je m’attendais mais de toute évidence, pas à ça. D’ailleurs, que cette scène finisse sur une variante moyennageuse des zombies n’était pas fait pour aider (je le jure, mes comparaisons avec The Walking Dead s’arrêteront là).

Fort heureusement, c’est là qu’est intervenu le générique, et là je peux vous dire que, si la première scène ne m’avait pas conquise, toute ma mauvaise humeur s’est envolée dans l’instant. Quelle merveille ! Même si ces mécanismes font plus penser à du steampunk que de la fantasy, tout ça est du plus bel effet, et pédagogique par-dessus le marché, ce qui ne nuit pas parce que, croyez-moi, quand on aborde l’histoire sans rien en savoir, on ne crache pas au moins sur une petite carte.
Car la question se posait, naturellement, de savoir si j’avais besoin d’être initiée pour comprendre la série. Je m’étais refusée à lire la pourtant copieuse documentation fournie chez La Sorcière, parce que, je ne sais pas comment l’appeler autrement, mais j’ai cette espèce d’orgueil téléphagique, qui prétend que si je suis obligée de potasser de la documentation pour comprendre une série, c’est que la série est mal gaulée et puis c’est tout. Mais je partais nécessairement avec un handicap tout de même. Et si la pédagogie se borne, en définitive, à cette carte du générique, pendant ce pilote, il faut quand même admettre qu’elle est très éclairante. La position géographique des personnages (et Dieu merci, leurs couleurs de cheveux) suffisent à permettre de mémoriser la dynamique de chaque famille.

AutumnfotheWinterthatsComing
Mais je l’ai dit, la pédagogie sur l’univers de la série est ultra-rare dans ce premier épisode. Ça ne me choque pas de ne pas retenir tous les noms des personnages : c’est quelque chose que je suis infoutue de faire pour n’importe quelle série avant deux à trois épisodes, de toute façon, donc c’est pas le soucis. Par contre, ne pas réussir à distinguer certains personnages (ici plus particulièrement l’aîné de… la famille rousse, et son demi-frère le bâtard), c’est déjà plus gênant. Et puis, dans le fond, pas mal de visages secondaires sont passés trop vite (je n’ai, en gros, retenu que celui du frère du… père de la famille rousse) (il est vraiment trop tôt, ya pas moyen) (nan mais par contre, vraiment, merci pour le code couleur, les mecs).
Après, ce qui me laisse pantoise, c’est d’expliquer si peu l’univers. Comment les deux gamins aux cheveux de nacre se sont-ils retrouvés de l’autre côté de la Narrow Sea et pourquoi ? J’ai eu du mal à adhérer à la soif de vengeance et de reconquête du frérot sans avoir cette information. Ce qui est d’autant plus gênant que le frérot en question est excessif (mignonnette petite phrase sur sa sœur qui peut bien passer dans un gang bang, il s’en tape, l’essentiel c’est de récupérer le trône), et donc qu’il faudrait au moins connaître la raison de son amertume pour comprendre un peu ce qui se joue chez lui. Bien-sûr, ça peut être expliqué ensuite et j’ai envie de dire qu’il y aurait intérêt, mais quand même, quelques éléments basiques de compréhension manquent. Pour résumer, le méchant est bien trop méchant, et si la seule chose qui donne du relief à son personnage, c’est qu’il soit blond, ça fait peu (parce que j’ai bien conscience que d’habitude le méchant est brun et le gentil blond, mais casser ce seul stéréotype ne suffit pas). Donc là, on tombe dans quelque chose d’un peu manichéen, de la même façon que la famille rousse, ce sont les super gentils qui vivent au creux des robustes montagnes dans une grande, large et saine famille où on s’aime tous (pourvu d’être du même sang). Bon alors moi, j’aime les roux, vous le savez, mais pour autant je ne pense pas que le choses doivent nous apparaître si caricaturales d’entrée de jeu, ce n’est pas vraiment partir d’un bon pied.
En fait, on sent bien que la série a une énorme mythologie à présenter et qu’elle va s’ingénier à le faire très lentement, en distillant des éléments. Ce qui est probablement le signe que pour pouvoir détailler un peu le passé, l’intrigue sur les évènements à venir va arriver de façon très lente, je suppose. Parce que faire les deux en même temps et au même rythme, ça va être difficile, vraisemblablement.

Alors attention. Là je sens que je cours le risque de me faire lyncher, "t’as aucune patience", machin, bon, je le répète : je devine bien que tout ça va s’étoffer ensuite, et prendre du rythme probablement aussi. Mais normalement, l’épaisseur d’un personnage n’attend pas le nombre des épisodes, j’ai envie de dire.

Et en fait justement si. J’ai de la patience. Car je ne me suis pas laissée démonter. Vous voyez comme vous êtes mauvaises langues ? Car malgré tous ces défauts pas vraiment affriolants, progressivement, on est pris dans l’épisode, on commence à développer une certaine fascination pour certains personnages (la… euh, fille là, et le euh… lui, vous savez ?), et même si ça reste assez superficiel puisqu’on en sait très peu sur eux et leur background, on a progressivement envie de les suivre, même quand on a du mal à suivre.

Globalement, certaines choses se devinent, mais deviner n’est pas assez. Et finalement, on peut considérer que si j’ai envie d’en savoir beaucoup plus, c’est bon signe.

Hot
En fait, je suis sortie de ce visionnage avec le regret terrible de ne pas avoir attendu plus pour regarder Game of Thrones. Parce qu'une heure, c’était en fait très court, et c’est typiquement le genre de séries qui gagne à être dévorée plusieurs épisodes à la suite, pour compenser le rythme auquel les choses avancent (ou pas), et les mystères encore trop épais autour de plein d’éléments de mythologie.
Oui, au final, et ça n’était pourtant pas acquis, Game of Thrones m’a plu, m’a captivée, m’a envoûtée. Le fait qu’il y ait peu d’éléments magiques a joué, c’est sûr, car je ne suis pas certaine que j’aurais autant accroché si de tels artifices étaient apparus dés le début (mais je pense deviner que ce sera le cas ensuite).

Mais c’est essentiellement l’attachement à certains personnages qui fonctionne, et qui donne envie de rester. Le potentiel est là, dans ces caractères forts et pourtant touchants. Il faut maintenant l’exploiter et développer l’histoire pour que le fil se déroule de façon plus fluide. C'est à cette condition que je finirai la saison.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Game of Thrones de SeriesLive.
Que je n'ai pas faite moi-même, ça fait du bien, pour changer.

Posté par ladyteruki à 21:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

19-10-10

Enchantez-moi !

Je pioche mes idées dans ma timeline Twitter, je ne vous le cache pas. Mais je crois que c'est une méthode qui en vaut une autre, dans le fond ! Et le problème c'est aussi que je lis La Sorcière, ça joue. Bref j''ai l'impression d'entendre parler de cette série de façon croissante, donc il serait peut-être temps que je m'y (re)mette. Enfin, ça dépendra de vous.

Dois-je (re)regarder Merlin ?

Merlin

Les pour :
- Ce que je devine de l'histoire d'après mes quelques lectures semble assez intéressant, du moins pour ce que j'en perçois, dans le sens où Merlin semble confronté à un destin important, et que son personnage principal semble en permanente souffrance. A vrai dire, ce serait même l'argument numéro un qui fait que j'ai commencé à cagouler le pilote.
- Anthony S. Head (nan mais au moins je suis franche avec vous, quoi...)

Les contre :
- L'accent britannique. Il me faudra de bonnes raisons d'aller au-delà de cet inconvénient majeur, qui est un peu ma kryptonite, comme vous le savez.
- J'avais vu les 2 ou 3 premières minutes du pilotes. Je me souviens essentiellement d'avoir ronflé... Je vois d'après mes tags que j'avais même fait des comparaisons avec le Siqueur. Ouh ça sent pas bon.
- Encore du fantastique... pourquoi tout le monde ne semble parler que de séries fantastiques ? C'est terrible ça quand même.
- Il a une tronche bizarre le héros. Il ressemble vraiment à un elfe chétif pendant toute la série, ou en vrai il en impose, des fois ?
- J'ai l'impression que les spectateurs (devrais-je dire spectatrices ?) de la série ont tendance à shipper à mort. Si c'est encore un truc plein de romances et de machins, je passe.

Comme vous le voyez, je suis loooin d'être conquise d'avance, mais je suis aussi tout-à-fait disposée à faire l'effort de me remettre devant le pilote (et tenir plus que 2 ou 3 minutes, autant que faire se peut) si vous me dites qu'il y a quelque chose pour moi à la clé. Donc maintenant, c'est à VOUS de me convaincre...

EDIT : voir le post sur le pilote ici.

Posté par ladyteruki à 00:03 - La une est à VOUS - Permalien [#]

16-04-09

Krod, Warrior Prince

Quand j'ai découvert Krod Mandroon, j'ai immédiatement pensé à Nakayomi. Quand il va voir ça, il va devenir fou. C'est comme Xena, mais sans lesbiennes (ya un gay, ça compense ?). Le reste : tout pareil.

Je ne sais plus si je vous ai dit, mais bon, Xena, une fois de temps en temps, passe encore. Mais de là à suivre plusieurs épisodes, et à plus forte raison sur plusieurs saisons... non. Juste non. Ce n'est pas assez ma tasse de thé.
Donc j'ai regardé le pilote de Krod Mandroon, oui. Et, brave bête (et surtout parce qu'après une rude journée de boulot j'avais pas le courage de regarder autre chose), j'ai aussi regardé le second.
Bon bah mon verdict reste inchangé : je vois très bien Naka suivre cette série, mais moi, pas.

Les trucs fantastiques, on a déjà établi avec le Siqueur que de toutes façons, j'étais pas tellement amateur. C'est vrai que là, l'humour, ça pourrait aider a priori, sauf que c'est vraiment de l'humour lourd et un peu facile, de la comédie "familiale" en quelque sorte, du moins s'il n'y avait pas de connotations sexuelles (ai-je déjà mentionné Xena ?), bref, pas exactement mon genre d'humour. Comme le savent tous les amateurs de rillettes : nous n'avons pas les mêmes valeurs. Ca veut pas dire que la série n'est pas bien... ça veut pas non plus dire qu'elle est extra mais que j'ai de la merde dans les yeux... c'est potable, quoi.

Et je me dis qu'à la rigueur, je préfère voir à la télé une débilité assumée telle que celle-ci, plutôt qu'une qui s'ignore mais persiste quand même (deux saisons de East Bound and Down, le monde a définitivement basculé dans le chaos) à se faire croire qu'elle est drôle. C'est pas très fin, c'est pas très original, mais bon, ça pourrait être largement pire.

Nan ça y est, c'est tout, vous pouvez disposer. Rien de plus à dire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Krod Mandoon and the Flaming Sword of Fire de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:59 - Review vers le futur - Permalien [#]

24-11-08

La pelote de laine de l'Enfeeeer !

Ma capacité de cagoulage n'est plus à démontrer, mais de temps à autres, surtout maintenant que je le peux, je me fais des pelotes de laine à partir de ce que j'ai cagoulé, histoire de faire place nette dans mon chez moi informatique. Normal, puisque je ne saurais effacer quoi que ce soit sans ce préalable. Jusque là tout va bien.
Je me suis donc dit que j'allais investir dans un nouveau logiciel pour ce faire, et voici ce que très adorablement il en résulte...

ahbahbien

Plus de 21h pour une seule pelote de laine. Et c'était pas fini quand j'ai pris cette capture.

Garder le Siqueur ? Je m'en souviendrai.

Posté par ladyteruki à 10:57 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

12-11-08

J'ai un mot du médecin

Il fait noir. Oh mon Dieu, tout est noir ! J'ai ouvert les yeux et il fait toujours noir ! A l'aide ! Je suis aveugle !!!
En tant que téléphage (et de surcroît avec des oreilles aussi paresseuses que les ovaires de Miranda Hobbes... j'aurais pas dû faire ce test de BuddyTV), c'est mon pire cauchemar, évidemment.

Alors, lorsque mon amie l'ophtalmo m'a gentillement cloué les yeux avec de l'acide (elle dit que c'est pour faire un fond de l'oeil, mais je ne suis pas dupe !), me rendant aveugle pour quelques temps, la panique s'est forcément emparée de moi. "C'est temporaire", qu'elle disait ; et moi, inquiète, je répétais : "Temporaire comment ? Ok nan mais ça fait combien, en épisodes ? Bon, disons qu'on compte en comédies, combien ? Dites, combien ? Un épisode, deux ? Plus ? Combien ?" Elle m'a renvoyée chez moi avec une tape sur l'épaule (mais je suis aveugle, au nom du ciel, ne me relâchez pas dans la rue comme ça, j'ai tout un pâté de maison à contourner !) et un petit sourire... oh je ne l'ai pas vu, le sourire, mais il s'entendait et il était narquois. "Tout va bien aller...". Merci mais ça ne répond pas à ma question.
Ma vue a baissé. Je me rapproche du jour où je devrai me contenter de la radio, comme les vieux. Ah nan, pas ça, ils ne font plus de série à la radio... Si ? Non, je pense que ça n'existe plus. Faudra que je me renseigne, quand même. Pour plus tard. Ou moins tard que je ne le pense. Oh mon Dieu je deviens aveugle !

Je suis rentrée tant bien que mal chez moi, ait laissé mes chaussures dans l'entrée en trébuchant dessus, ait piétiné un chat ou deux (quelle est votre excuse à vous les matous, vous qui pouvez même voir la nuit ?!), me suis allongée toute habillée sur mon lit trouvé en tâtonnant, et les mains jointes sur le ventre, et j'ai attendu que le plafond retrouve sa couleur initiale, passant du noir au blanc. Ou disons qu'il devait l'être il y a 10 ans.
Et j'ai réfléchi.

Ce qui fait l'intérêt d'une série télé par rapport à un feuilleton radio, ce n'est pas simplement de voir, oh les jolis filtres des Experts du Siqueur, oh les décors qui arrachent la cornée de Hidden Palms, oh les formes affriolantes de Shemar Moore (bah, quoi ?). Non, ça va bien plus loin, évidemment.
C'est même au-delà du ravissement sans nom qu'est Pushing Daisies à chaque instant.
C'est bien plus que tout cela. Qui est pourtant déjà pas mal, je vous l'accorde.

C'est voir tout le langage non-verbal, ce qui à mon sens distingue l'acteur-fonctionnaire de l'acteur-artiste.
C'est voir les personnages grandir, vieillir, évoluer.
C'est voir un interprète apprivoiser son personnage. Un styliste en affiner l'apparence, la faire évoluer.

C'est voir la différence d'un demi-millimètre à peine qui réside dans l'oeil d'un acteur qui nuance sa peur en terreur, ou sa colère en rage, ou son amour en passion.

Perdre mes yeux, c'est perdre les yeux de ces centaines de gens qui ont affiné, peaufiné, chaque personnage, pour lui donner sa substance actuelle !

Passant progressivement du noir au gris, puis du gris au presque blanc, les doigts enlacés sur le ventre, je songeais à tout ce que je perdrais si j'étais aveugle. Quand la lumière est réapparue, j'ai foncé chez l'opticien avec ma belle ordonnance, et j'ai supplié pour qu'on me donne le nec plus ultra des lunettes ! Peu importe le prix, j'ai un rein dont je n'ai pas usage de toutes façons...
Je suis allée chercher ma nouvelle paire d'yeux quelques jours plus tard. Je suis rentrée chez moi, éblouie. J'ai allumé l'écran. J'ai retrouvé mes séries.

Ou bien ?
Subitement, j'ai remarqué une ride au coin du regard de Fran Drescher. Une dent légèrement sortie de l'axe, cachée derrière la lèvre inférieure taquine de Lee Pace. Un grain de beauté insoupçonné sur le visage de Christina Applegate. Vous voyez ? Mon regard a déjà changé.

Orgie d'images ! J'ai de nouveaux yeux et je compte bien m'en servir pour tout regarder à nouveau ! Vérifier ce que j'ai raté ! Les détails à côté desquels je suis passée ! Les nuances que je n'ai pas saisies au premier regard !
Et puis, mon ophtalmo me l'a bien dit : "Vous ne pouvez rien faire pour empêcher votre vue de baisser, c'est normal (ç'aurait même dû se produire au moment de l'adolescence). Alors profitez de vos yeux tant que vous les avez".

Eh, si ce sont les ordres du médecin...

Posté par ladyteruki à 17:36 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

02-11-08

Le jeune bouseux, le vieux sorcier, l'épée magique, tout ça

Combien y a-t-il de chances pour qu'une série de fantasy soit réellement originale ? Une sur cent, grand max ; plutôt même une sur mille en fait. C'est toujours le même tralala : on prend un bouseux de base, on lui fait découvrir un Destin héroïque, on le flanque de quelques comparses aux capacités complémentaires, si possible avec un love interest dans le lot, on saupoudre d'un peu de magie et on ajoute toute une panoplie d'armures et d'armes étincelantes, ptet même en incluant deux ou trois créatures magiques...
Bon ça va, hein, moi aussi je connais mes classiques. Tu parles d'une affaire. Qu'un Merlin ne me surprenne pas, c'est normal, mais qu'un Legend of the Seeker énumère un par un tous les poncifs du genre, c'est hyper lassant.
Au début je voulais faire un post La preuve par trois, mais ensuite je me suis aperçue que j'avais bien mieux à faire de ma bande passante, surtout pour un pilote de cette taille, et d'ailleurs vous aussi, alors laissons les choses comme ça ; si vraiment vous avez besoin de cagouler en ce moment, allez donc faire un tour sur le post d'hier, plutôt. Cependant, les captures étant déjà faites, je les ai laissées dans mon post final quand même. Mais ne vous étonnez pas qu'il manque un petit quelque chose en fin de post, quoi...

Allez, c'est qu'un mauvais moment à passer, courage.

LegendoftheSeeker___1
Tout commence alors que la toujours aussi jolie Elsa (ah bon, c'est pas la chanteuse ? Ah, au temps pour moi) gambade gaiement à cheval à travers bois, avec sa frangine. Elles semblent jouer à chat avec des vilains messieurs, et c'est la frangine qui perd. Ah, s'il-vous-plaît un peu de tenue, essayez au moins de réprimer votre bâillement. Alors Elsa décide d'aller vers un mur d'eau verte... certainement en cure thermale, je pense. J'ai pas tout compris mais toujours est-il qu'elle se la joue Moïse, sépare les mystérieuses eaux vertes en deux et se retrouve... euh, bah ailleurs. C'est là que l'attend son Destin... et euh en fait son Destin, c'est d'aller apprendre son propre Destin à un avorton local qui s'éclate à couper du bois pour faire des zoulis ponts. En même temps ya pas de sot métier me direz-vous. C'était ça ou garçon de ferme de toutes façons ; et puis page, c'était déjà pris.

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Bon alors évidemment, le jeune gredin, que par commodité je vais appeler Moustique parce qu'il a vraiment le physique de l'emploi, et que je n'ai aucunement l'intention de me fatiguer à retenir son nom, va découvrir que d'une part il est une sorte d'élu (la Tueuse, mais en plus viril, si vous voulez... encore que), mais aussi que d'autre part il a gagné une épée en inox à une tombola, et aussi la panoplie habituelle des parents adoptifs qui meurent brutalement dans des circonstances qui nous le mettent en pétard. Et pendant que vous réprimez un bâillement, il a aussi le temps de se fritter avec son frère d'adoption qui savait qu'il n'était pas son frère même quand il était son frère. Ça devient un peu Dallas mais bon. Ce qui est bien c'est que Moustique a vraiment hérité de tout l'attirail du héros de fantasy lambda : il est con comme la lune mais fait illusion, il passe son temps à s'énerver après tout le monde (crise d'adolescence et Destinée valeureuse font rarement bon ménage), il est super impulsif et il n'oublie pas de reluquer le décolleté d'Elsa, qu'en même temps elle a fort charnu alors pourquoi se priver, c'est vrai. Réprimez encore un bâillement, on est presque au bout.

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Il faudra à peu près une heure à Elsa pour s'apercevoir que Moustique a quelque chose dans le pantalon. Pour ça il faudra qu'il sauve la vie à quelques locaux ainsi qu'à elle-même, pour s'entendre dire à plusieurs reprises qu'il est le Siqueur sur un ton épaté, car Elsa est très impressionnable. J'ai pas trop compris de quoi il s'agissait mais tout le monde a l'air de trouver ça très important. Alors d'accord. Tant mieux pour lui, après tout. Ya aussi une grosse baston aux abords du centre thermal, avec des mecs qui sont pas contents parce que le Siqueur a un bouquin qui les intéresse (alors que vu leur tronches on n'aurait jamais pensé qu'ils sauraient lire, comme quoi les préjugés c'est vraiment trompeur). Mais on l'a vu plus haut, Moustique est en pleine crise d'adolescence, donc pas très prêteur, il flanque le bouquin au feu sans vérifier s'il y a une fiche de bibliothèque dedans ni rien, et il bastonne tout le monde, c'est rien, tout va bien, c'est les hormones. Là-dessus arrive le vieux pouilleux de service qui fait office à la fois de mentor et de nudiste (je vous en ai pas parlé parce qu'il aurait fallu faire une capture mais il est là depuis le début de l'histoire, enfin pas vraiment, des fois il est aussi un peu dans le coaltar, il a pas toléré la chaleur de la cure thermale, un truc comme ça, oh eh, ne m'embêtez pas avec les détails voulez-vous ?), bref tout est bien qui finit bien, ou plutôt qui commence mal parce que ni Moustique ni Elsa n'ont clamsé, et apparemment il va falloir tenir pendant toute la série avec ces deux grands couillons. Et là, on se dit que finalement, Les Experts ont trouvé leur maître en matière d'abus sur les lumières et les couleurs... Puis là, bon, c'est à peu près la fin, si, ya bien un vilain méchant de service qui fait son numéro après mais bon, on a compris l'idée, quoi.

Voilà, c'était vraiment très intéressant.
Finalement je ne sais pas pourquoi je vous ai écrit une intro si pessimiste. Quand on prend du recul, on s'aperçoit que Legend of the Seeker, c'est quand même une pure histoire avec une demi-portion qui va en cure thermale avec sa copine chanteuse et son grand-père naturiste. On voit pas ça tous les jours à la télé...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Legend of the Seeker de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:53 - Review vers le futur - Permalien [#]


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