ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

03-12-12

Tout plaquer

Qui n'a pas connu des moments de doute ? Des moments où l'avenir semblait incertain, où aucune décision ne semblait être la bonne, et où chaque route, (jusqu'au plus infime chemin de traverse) semblait bouchée. Il y a eu des moments où, comme chacun, j'ai eu envie de tout plaquer. De fermer boutique et de partir recommencer ailleurs. Je ne sais pas, moi, aller élever des chèvres dans le Larzac ? Même si j'ai horreur de la nature et que j'ai du mal à survivre dans une connexion internet décente, sans compter que je suis incapable de situer le Larzac sur une carte, mais quand bien même : qui n'a pas au moins une fois songé à aller refaire sa vie dans le Larzac ? D'ailleurs si on m'avait donné l'option, ou si on m'avait dit que c'était la dernière option parce que le reste était sans espoir, je suis sûre que je serais partie avec la conviction de pouvoir y vivre un nouveau commencement ; parce que quand on est au bout du bout, on trouve de l'espoir n'importe où, même auprès de chèvres dans le Larzac.
Certains jours, pendant les périodes les plus sombres, je rentrais chez moi tête nue sous la pluie, et j'espérais qu'elle ruisselle sur moi et me lave de tous les doutes et de toutes les peurs ; mais il n'existe pas de telle pluie. Tout ce que j'en ai retiré, c'est des bronchites.

Même quand on pense avoir mis sa vie en ordre, et que les choses vont plutôt bien, on reste sensible à ce moment, je pense. Il reste ancré en soi ; on se rappelle toujours de l'endroit où on n'a pas pied. Et il n'y a pas d'âge pour les incertitudes.

C'est de tout cela dont parle Osozaki no Himawari. La série, avec le don qui est celui des séries japonaises, nous ramène là où on n'a pas pied ; mais nous rappelle aussi qu'on ne croit jamais si fort en l'espoir d'un avenir meilleur que dans ces moments-là, et que le coeur est prêt à s'ouvrir tout grand au moindre petit bonheur et à l'avaler tout cru  on ne sait jamais, ce sera peut-être la dernière bouchée avant longtemps.

OsozakinoHimawari-580

Osozaki no Himawari n'a rien inventé ; ni dans ses personnages, ni dans ses thèmes. Mais ce qu'elle fait, elle le fait remarquablement bien, et avec le supplément d'âme qu'on est en droit d'attendre d'une série qui a choisi de nous emmener loin, loin du bord, loin de là où on a pied. On a besoin qu'elle ne soit pas surprenante parce qu'on sent rapidement qu'elle va être émouvante, ô combien, et qu'on a besoin de lui faire un peu confiance quand même ; c'est dans son degré minimal d'originalité qu'on tire la confiance nécessaire à suivre son pilote sur les routes cahoteuses de Shimanto.

Shimanto, c'est cette petite ville de province où Joutarou et Kahori débarquent un beau jour.
Joutarou vient de perdre son boulot d'intérimaire dans une entreprise tokyoite ; on lui avait dit qu'il aurait peut-être un poste en CDI, mais avec la crise, les postes en CDI, on ne les donne pas, on les supprime... Joutarou avait bien espéré revenir chez ses parents, mais son frère l'a pris de vitesse, alors comme le compte en banque commence à donner des signes alarmants de faiblesse, il faut bien passer du plan B au plan C... Va pour le plan C, comme campagne, et plus précisément Shimanto, donc, là où la vie est moins chère. Là où, d'ailleurs, on cherche désespérément à recruter pour des petits boulots peu qualifiés, parce que les zones rurales se désertifient, les commerces ferment, les jeunes fuient, et ne restent que des petits vieux qui ont besoin de tout et surtout de compagnie. Mais le coin a l'air chouette, sur les photos ; il aura un véhicule, une petite maison planquée sous les arbres, et le samedi, il pourra peut-être aller faire du kayak dans la rivière, alors comment Joutarou pourrait-il ne pas tenter le coup ? Shimanto, c'est son Larzac. C'est le pays de Cocagne.
Kahori est dans le même avion que lui. Puis dans le même train. Puis le même train régional. Mais Shimanto, ce n'est pas son Larzac. C'est là où elle n'a pas pied. Kahori se destinait à travailler sur la recherche sur le cancer, peut-être à intégrer le programme de jummelage d'une grande université américaine, mais Kahori, son directeur de recherches lui a gentillement dit que des diplomés de son niveau, il y en avait des tas. Elle n'irait pas très loin. Alors voilà, tout ça pour ça. Mais c'est quand il lui a suggéré d'aller jouer les médecins de campagne dans son village natal qu'il lui a donné le coup de grâce. La voilà à présent, faisant contre mauvaise fortune mauvais coeur, de retour à Shimanto, le trou paumé qu'elle a voulu plaquer pour l'avenir, et qui l'a tirée par le pied pour la ramener en arrière. Shimanto, là où elle a laissé sa famille et notamment sa charmante grande soeur qui a un gentil mari et deux jolies petites filles, mais qui n'a même jamais posé le pied en ville... C'était pas la vie qu'elle voulait, Kahori, mais voilà, il y a des choix qu'on ne vous autorise simplement pas à faire.
Et voilà, après une saine période d'exposition, Osozaki no Himawari à cheval sur deux thèmes, le retour à la terre et le retour au bercail, l'un porteur d'espoir, l'autre qui signe de la fin du chemin, avec le spectateur qui hésite entre l'optimisme un peu forcé de Joutarou et le pessimisme un brin de mauvaise foi de Kahori.

Est-ce que la vie à Shimanto est si terrible ? Certes pas. Certains y ont vécu toute leur vie et ne s'en portent pas plus mal ; plein de petits vieux y vivent leurs dernières années dans la verdure et ils n'ont pas l'air malheureux.
La petite maison planquée sous les arbres et la petite fourgonnette ont pourtant du mal à dissimuler la déception que représente la nouvelle vie de Joutarou. La vie est peut-être moins chère que dans la capitale, mais elle n'est pour autant pas une partie de plaisir ; il faut sans cesse qu'il sourie, qu'il soit aimable en toute circonstance, serviable à tout instant, qu'il contente tout le monde : n'est-ce pas la meilleure façon de ne pas se contenter soi-même ? Alors dans un moment d'abandon, Joutarou arrête de sourire, d'être aimable, d'être serviable, de contenter qui que ce soit, il va s'enfermer dans sa petite maison planquée sous les arbres... et il ne se le pardonnera probablement jamais. Kahori, elle, qui ne voulait pas être médecin pour soigner les gens, découvre aussi, progressivement, qu'elle ne sait pas comment être médecin pour soigner les gens. Elle va, à son tour, être mise face à ses limites.

Nos deux héros, et plusieurs jeunes locaux de Shimanto, vont découvrir qu'il n'y a pas d'ailleurs, il n'y a pas de pays de Cocagne, pas plus qu'il n'y a de Larzac, pas vraiment. Il y a soi, partout où on va ; on ne peut y échapper. La pluie ne nettoie pas de ça. Il va falloir faire face, accepter le changement, accepter de prendre une voie qui semble sans issue, surtout si c'est un minuscule chemin de traverse au milieu des herbes hautes, et prendre les choses comme elles viennent, au jour le jour. Réapprendre à avoir pied.
Avec son ensemble show porté par deux personnages au parcours à la fois si différent et tellement similaire, Osozaki no Himawari ne promet pas que tout va aller bien, son pilote le prouve. Mais elle promet en revanche, comme en son temps des séries comme Last Friends ou Orange Days, que quelque soit le doute qui vous éreinte, quelque soit l'angoisse des lendemains qui déchantent, et que la décision soit la vôtre ou non, vous pouvez trouver quelques raisons de sourire de temps à autre. Trouver le bonheur dans la résignation, le temps de réapprendre à faire des choix ; exister humblement le temps de guérir des plaies infligées par le monde.
Osozaki no Himawari vous emmène non pas à Shimanto, mais là où, derrière les déceptions modernes, se cache la personne en vous qui saura grignoter quelques gourmandises de vie, en attendant que l'appétit revienne.
...Seigneur ! Ca faisait longtemps que je n'avais plus ressenti ça devant une série. Depuis Buzz Aldrin !

Posté par ladyteruki à 23:07 - Dorama Chick - Permalien [#]

27-04-10

Il faudra pourtant bien cracher le morceau

Allez, j'ai pitié de vous. Pour changer des séries coréennes... direction le Japon ! En cette rentrée, quelques nouveautés avaient réussi à plus ou moins capter mon attention (le point capital de cette phrase étant "plus ou moins"), mais les sous-titrages sortant dans l'ordre qui les arrange et non selon mes propres priorités, aussi exaspérant et stupide que cela puisse sembler d'ailleurs, me voilà donc à parler de la saison printanière japonaise en commençant par Sunao ni Narenakute.
Qui, de "pas prioritaire du tout" est passé, avec une petite affiche bien sentie et un contexte favorable, à "tiens au fait vivement que". Ce sont des choses qui arrivent.

Sunao_Title

Sunao ni Narenakute, c'est, pour ceux qui ont échappé aux news de SeriesLive à ce sujet (mais pourquoi Ducros il se décarcasse, eh ?) une série s'appuyant sur le concept de Twitter.

Attention : pas sur un compte Twitter en particulier. Non. Sur Twitter dans sa globalité. C'est la différence avec Shit my Dad says, le projet de Denny Crane. De... enfin, vous m'avez comprise. Et là, on retient tous notre souffle en nous disant : "bordel, c'est pas possible d'être opportuniste comme ça, je vois même pas comment on peut tirer une série du concept de Twitter". Je suis et je relance d'un "sans compter que Densha Otoko est passé devant". Comment une série peut-elle retranscrire aussi finement que Densha Otoko la façon dont un microcosme virtuel fonctionne et réagit sur internet, avec mise en scène créative et maîtrise du fond du sujet ? Sincèrement, on voit mal comment on peut mieux faire.

C'est là, donc, qu'arrive Sunao ni Narenakute, et que dans un premier temps, la série répond à ce défi de façon brillante : elle l'évite. Complètement. Voyez, c'était pas la peine de se tracasser pour si peu ! Les premières minutes du pilote sont vite expédiées avec une présentation sommaire de Twitter laissant penser, grosso-modo, qu'il s'agit d'une sorte de chat mondial fort commode où on raconte sa petite vie. Ce qui n'est quand même pas l'exacte vérité, non plus, et les utilisateurs le savent bien. Ces quelques minutes (et son ignoble petit panneau pédagogique, voir capture ci-dessous) ont valeur de postulat de départ et il faut le dire, sur le coup, ça déçoit un peu de voir que la série se donne si peu de mal pour exploiter son média.

Sunao_Twitterintro

Ce n'est pas tout-à-fait vrai. Le pilote ne commence pas précisément sur cette explication de Twitter. Il commence (ph non, là vraiment ça n'arrange rien à notre affaire) par un flashforward. Je DETESTE les flashforward en début de pilote. Parfois c'est intelligent, parfois c'est joli, parfois c'est pratique, mais même dans ces cas-là, et ils ne sont pas la majorité, les flashforwards dés le début d'un pilote, c'est surtout le truc qui te casse toute envie de regarder la suite, parce que tu connais la putain de fin. Quel est l'abruti qui le premier a cru intelligent de commencer une série sur un spoiler, que je lui fasse la peau ? C'est débile, les flashforwards dés le début. Attendez au moins que quelques scènes d'exposition soient passées, au minimum, merde ! Ah que ça m'agace.

Donc reprenons. D'abord un flasforward. Ensuite un cours très accéléré et simplifié sur Twitter. Sunao ni Narenakute commençait sous de bien mauvais auspices, il faut le dire. Et encore, je ne vous ai pas dit à quel point le flashforward rappelait celui de Last Friends. Ce qui provoque chez moi un certain agacement aussi parce que quand je regarde le pilote d'une série inédite, j'ai la mauvais manie de l'espérer être inédit. C'est un tort que j'ai, je m'en rends bien compte.
Le dossier à charge s'alourdit et pendant ce temps-là, on ne sait toujours pas ce qu'on fait là.

Les protagonistes s'envoient des tweets (qui concrètement ressemblent plus à des mails de groupe qu'à autre chose vu qu'ils font comme s'ils n'étaient que 5 à pouvoir les lire, mais passons, passons), et vient l'irrémédiable moment, typique dans les séries asiatiques, où se produit une coïncidence grosse comme une maison, en fait, deux, même, où deux personnages dont on SAIT qu'ils sont aussi amis sur Twitter se querellent, alors qu'en plus on SAIT qu'ils sont voués à vivre une intrigue amoureuse ; et là on se dit "mais pourquoi, pourquoi, pourquoi je n'ai pas accepté d'aller raboter la corne des pieds de tante Michèle plutôt que de regarder ce pilote ?!". Avec du gel au menthol badigeonné sous le nez, c'est presque supportable, pourtant, alors : pourquoi ?

Eh bien parce que ces insupportables clichés durent, grosso-modo, une dizaine d'odieuses minutes, et qu'ensuite ça s'arrange. Je sais, ça semble inespéré. C'est pourtant vrai. La parenté de Last Friends prend finalement le dessus pour dresser le portrait de personnes ayant chacune leur souffrance personnelle. Et lorsque les 5 personnages décident de se rencontrer IRL, on comprend aussi, enfin, l'importance de Twitter dans l'intrigue.

C'est que, voyez-vous, nos 5 amis se rencontrent et semblent être des jeunes gens tout-à-fait normaux et fréquentables, mais en réalité, chacun a une blessure à cacher. Certains annoncent rapidement la couleur au spectateur, qui choisit de s'identifier ou non. Le 5e est plus trouble et on n'est pas certain, à l'issue du pilote, d'avoir compris ce qui clochait précisément chez lui.
Attention au spoiler après la virgule, car l'un des personnages est prof débutante mais incapable de s'adapter à son métier et manque de confiance en elle dans tous les domaines de la vie, un autre, d'origine étrangère, se fait passer pour un docteur auprès de ses followers mais est en fait un larbin sans cesse humilié, une troisième craint d'être enceinte et (est-ce lié ?) se scarifie, et un quatrième est ultra-séduisant, harcelé sexuellement au travail, mais absolument incapable d'avoir une érection. On parle donc de problèmes qui, globalement, dépassent le stade de la simple amourette qui tourne mal.

Et c'est donc là que le shaker Last Friends + Twitter fait son effet. D'un côté, on a la promesse d'une exploration sombre et sans (trop) de concession de maux réels et concrets (il y avait le questionnement sur la transsexualité dans Last Friends, il y a les problèmes érectiles dans Sunao ni Narenakute, tout ça part du même besoin de parler de sexualité, chose déjà peu courante si on omet les séries coquines de TV Tokyo, et en plus d'en parler sans donner l'impression que c'est magique et romantique et simple...), et en même temps, on a un drame qui se joue sur le problème des faux-semblants.

Chaque protagoniste a eu la possibilité, via Twitter puis grâce à la rencontre IRL, de dresser un portrait de lui "bien sous tous rapports". Ah, tu es médecin, génial ! Ah, tu es photographe, cool ! Oh, tu es une jolie fille prête à aller à l'hôtel le premier soir, sympa ! J'exagère à peine. Mais chacun va découvrir qu'en quittant le domaine purement virtuel, en liant des amitiés dépassant ces quelques échanges sur les réseaux sociaux, il va devoir soit continuer à mentir (et le faire avec d'autant plus d'efforts que la vérité sera plus difficile à camoufler), soit devoir se dévoiler.

Ce n'est pas Twitter, c'est tout internet qui soudain est au cœur du débat. La personnalité que vous vous inventez, parfois exprès en mentant sur votre métier en vous prétendant Docteur (et en prenant ce pseudo), parfois inconsciemment en ayant l'air d'un photographe bohème sans penser à mentionner d'autres facteurs de votre vie privée, n'est pas un masque qu'on peut garder longtemps sitôt qu'on franchit le pas et qu'on passe à la "vraie vie". Le mensonge comme moyen de se faire des amis, mais aussi comme meilleur moyen de les perdre. Maintenir les apparences n'est plus envisageable passé le cap de la rencontre "en vrai", c'est inéluctable.

Dans Sunao ni Narenakute, chacun a ses noirs petits secrets, ses angoisses profondes et sa triste solitude, et de toute évidence, il ne sera pas possible de les cacher aux 4 autres bien longtemps. Pour cela, il aurait fallu rester derrière l'écran. Mais du jour où la rencontre se produit, la suite des évènements ne leur appartient plus.

Sunao ni Narenakute, c'est donc après une heure de tâtonnements et de scènes parfois un peu courues d'avance, un drame profondément humain comme les Japonais savent les faire, avec en toile de fond, une question sur notre rapport à la société aujourd'hui dans le contexte des réseaux sociaux. Comment à la fois cultiver un réseau de connaissances avec qui partager des choses intimes sans risquer de dévoiler ce qu'on ne veut pas dire ?

En se découvrant les uns les autres, les protagonistes de Sunao ni Narenakute, comme l'indique le flashforward, ne sont pourtant pas certains d'être soulagés de leurs souffrances. Et finalement, un peu laborieusement, le pilote définit les grands axes de ses interrogations sur le désespoir de la jeunesse d'aujourd'hui. Ce n'est pas aussi bluffant que le pilote de Last Friends, dont la parenté est évidente pour bien des raisons (le cast n'étant pas des moindres, et si Juri Ueno s'est transformée, Eita n'a pas su pour le moment couper les ponts), mais ça reste un bon pilote.
Ça ne fait donc jamais qu'une série de plus à regarder en ce moment. Je n'en était plus à ça près, de toutes façons.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Sunao ni Narenakute de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:33 - Dorama Chick - Permalien [#]

18-03-10

Ready ?

Ce que j'aime avec les Japonais, c'est que dés qu'on commence à se lasser de la saison, genre on a vu toutes les nouveautés (ou plutôt, correction : toutes les nouveautés qui nous intéressaient à peu près, et il suffit de remonter parmi les posts de Dorama Chick pour mesure l'ampleur des dégâts cet hiver... les seules vraiment critiques positives de la saison vont aux séries coréennes !), eh bah hop, arrive déjà une nouvelle saison, avec de nouveaux projets !

Alors me revoilà, moi aussi, avec mon petit récapitulatif des nouveautés à attendre ce printemps, sachant qu'évidemment, un bilan de la saison d'hiver (que je vais m'efforcer de rendre le moins amer possible, souhaitez-moi bonne chance) vous sera bientôt proposé sur SeriesLive.

'Zêtes prêts ? Allez, ne perdons pas de temps, yen a une tripotée.

- Chase (NHK)
L'histoire : le meilleur inspecteur des impôts du Japon s'oppose à un expert en évasion fiscale dans une lutte dont l'enjeu se monte à (excusez du peu) 600 milliards de yen.
Observations : alors ça c'est du pitch qui roxe du poney ! Si seulement ça ne me rappelait pas Tokujou Kabachi!!...
> A partir du samedi 17 Avril

- Dousoukai (TV Asahi)
L'histoire : quatre femmes de 45 ans aux parcours très différents se retrouvent à l'occasion d'une réunion d'anciens élèves.
Observations : chaque fois qu'une nouvelle série sur des femmes apparait, elles prennent 5 ans, c'est fou.
> Le jeudi à partir du mois d'Avril

- Gegege no Nyoubou (NHK)
L'histoire : le quotidien d'un couple dont le mari est mangaka, du point de vue de son épouse.
Observations : idée plaisante pour cette petite série matinale à destination de la fameuse ménagère.
> En semaine à partir du 29 Mars

- Joutei Kaoruko (TV Asahi)
L'histoire : une jeune femme qui n'a jamais connu sa mère suit les pas de celle-ci et devient elle aussi hôtesse dans un club de nuit.
Observations : nouveau créneau horaire pour les séries sur TV Asahi, par contre, le pitch en rappelle un autre, à raison puisque c'est inspiré d'un manga du même auteur que celui qui avait conduit à la création de Jouou sur TV Tokyo.
> Le dimanche à partir du mois d'Avril

- Kaibutsu-kun (NTV)
L'histoire : Kaibutsu doit devenir un jour le roi d'un royaume lointain ; à titre de formation, il est envoyé avec ses amis Dracula, Franken et Wolfman dans le monde des humains.
Observations : ça me fait penser à un sketch de SNL, ça... sans le cast de SNL.
> A partir du samedi 17 Avril

- Keibuho Yabe Kenzou (Fuji TV)
L'histoire : les enquêtes d'un chef de service de la police particulièrement antipathique.
Observations : apparemment, la poule au pot est aussi un plat national japonais.
> A partir du jeudi 22 Avril (voir la fiche SL)

- Keishichou Shissounin Sousaka (TV Asahi)
L'histoire : un détective dont la fille a disparu a quitté la police pour se spécialiser dans la recherche de personnes disparues.
Observations : si je ne connaissais pas mieux les Japonais, je croirais que c'est un vilain remake de FBI Portés Disparus. Mais ils n'oseraient pas, dites, hein ?
> Le vendredi à partir du mois d'Avril

- Mattsugu (NHK)
L'histoire : une nouvelle série historique pour la NHK.
Observations : comme toutes les séries historiques du dimanche sur la NHK, à plus forte raison avec un acteur/chanteur populaire, on va parler des excellentes audiences nippones mais éviter soigneusement de regarder en Occident.
> Le dimanche à partir du mois d'Avril

- Mother (NTV)
L'histoire : une jeune femme devenue institutrice après avoir longtemps été soutien de famille se prend d'affection pour une petite fille brutalisée par son beau-père.
Observations : hyper casse-gueule. Ça peut être soit très niais, soit très poignant. Plus probablement un peu des deux.
> A partir du mercredi 14 Avril

- Omiyasan (TV Asahi)
L'histoire : un policier résout des affaires comme personne.
Observations : ah, tiens, ya encore du poulet. Septième saison, quand même...
> Le jeudi à partir du mois d'Avril (voir la fiche SL)

- Pandora (WOWOW)
L'histoire : une scientifique met au point un maïs à la croissance rapide, pouvant limiter une crise alimentaire internationale... mais derrière toute invention providentielle peut se cacher une calamité.
Observations : la saison 1 est sur ma liste des choses à dévorer voracement, mais j'ai pas encore eu le temps. Je vais un peu me botter les fesses, du coup.
> A partir du lundi 6 avril (voir la fiche SL)

- Pro Golfer Hana (NTV)
L'histoire : une jeune femme devient une golfeuse professionnelle du jour au lendemain.
Observations : c'est vrai ça, le golf, c'était du jamais vu dans les séries sportives. Euh... Japonaises, je veux dire.
> A partir du jeudi 8 Avril

- Rikon Doukyo (NHK)

L'histoire : un couple qui vient de divorcer recommence à vivre ensemble.
Observations : c'est dommage que cette histoire de divorce soit apparemment amenée à n'être qu'un prétexte, ç'aurait été une idée intéressante aussi de vivre ce divorce de l'intérieur. Évidemment, c'était pas le même ton.
> A partir du mardi 11 Mai

- Rinjou (TV Asahi)

L'histoire : un flic qui a la particularité de... ouais bon bah, un flic, quoi.
Observations : la saison 2 parviendra-t-elle à faire d'aussi bonnes audiences que la saison 1 ? 'Tain ya même pu de suspense...
> A partir du mercredi 7 Avril (voir la fiche SL)

- Shinzanmono (TBS)
L'histoire : après un meurtre dans un quartier de Tokyo, la liste des suspects semble aussi longue que la liste des résidents du quartier... un expert en psychologie tente de démêler les fils de cette enquête.
Observations : ya moyen d'en faire quelque chose de bien, pour changer. Enfin, non, pas pour changer, mais c'est jouable.
> A partir du dimanche 18 Avril

- Shoufu to Shukujo (TBS)
L'histoire : dans les années 30, une femme pauvre découvre qu'elle est le portrait craché d'une femme riche ; lorsque cette dernière décède, elle prend sa place.
Observations : vu qu'il s'agira d'une série diffusée l'après-midi en quotidienne, je n'en attends pas grand'chose...
> En semaine à partir du 5 Avril

- Sunao ni Narenakute (Fuji TV)
L'histoire : cinq jeunes gens se rencontrent via Twitter et se lient d'une amitié véritable.
Observations : moi j'me méfie toujours quand le pitch d'une série ressemble un peu trop à celui d'une autre que j'ai aimée (ici, Last Friends). Surtout quand le cast aussi présente de curieuses similitudes.
> A partir du jeudi 22 Avril (voir la fiche SL)

- Team Batista no Eikou (Fuji TV)

L'histoire : retour de la Team Batista pour une saison 2 qui, d'après ce que je comprends, va plutôt s'intéresser aux enquêteurs médicaux qu'aux éventuels problèmes de la Team Batista elle-même.
Observations : j'ai eu du mal rien qu'avec le pilote, c'est pas pour me taper la saison 2.
> A partir du lundi 6 Avril (voir la fiche SL)

- TROUBLEMAN (TV Tokyo)
L'histoire : un jeune homme se trouve empêtré en permanence dans les problèmes de son entourage
Observations : de la petite comédie apparemment pas bien méchante, dans une case horaire où le niveau intellectuel n'a jamais volé bien haut
> A partir du vendredi 9 Avril

- Tumbling (TBS)
L'histoire : un jeune voyou se trouve embarqué dans la quête du club de GRS de son lycée qui cherche à parvenir à exister au milieu de tous les clubs sportifs plus prestigieux.
Observations : oh bah dis donc, ça c'est intéressant alors, un voyou qui fait de la gym ! Ne manquez pas, pendant la prochaine saison, le boucher qui fait du trapèze, et l'automne prochain, le toiletteur pour chiens qui fait du roller. Pis attendez, vous avez pas vu la photo de promo.
> A partir du samedi 17 Avril

- Yankee-kun to Megane-chan (TBS)
L'histoire : le pire cancre de la classe et la déléguée émérite découvrent qu'ils ont plus en commun qu'ils ne l'imaginaient
Observations : j'ai du mal à comprendre s'il va s'agir d'une bête comédie adolescente ou de... ah non, en fait, je vois que ça comme possibilité.
> A partir du vendredi 23 Avril

- Youkame no Semi (NHK)
L'histoire : une femme qui entretient une relation avec un homme mariée est contrainte à avorter, mais l'épouse légitime tombe enceinte. La maîtresse finit par enlever l'enfant.
Observations : c'est avec une série inspirée de 75% des téléfilms de Lifetime que NHK espère faire de l'audience ?!
> A partir du mardi 30 Mars

- Zettai Reido (Fuji TV)

L'histoire : une jeune femme flic fait ses débuts dans la police et entre en fonctions au sein de la toute nouvellement formé, où on résout des affaires anciennes.
Observations : si même la chaîne avoue que c'est inspiré de Cold Case, moi j'ai rien à y redire. En plus, Aya Ueto mange vachement plus que Kathryn Morris. Bon disons, un petit peu plus, en tous cas.
> A partir du lundi 10 Mai (voir la fiche SL)

Il y a aussi le projet de série avec Takuya Kimura, qui n'a pas encore de nom, donc bon...

Allez, pour le "plaisir des yeux", voici la photo de promo pour Tumbling, parce qu'un bon rire vaut un bon bifteck, et vous avez vu le prix de la viande de boucherie de nos jours ?

Tumbling

Comme vous dites.

Bon alors, je sais, je sais. Là comme ça, j'ai pas l'air très positive. Il faut dire que la saison hivernale n'a pas été réjouissante, et que bon, les policiers, je sature. Mais il peut se cacher une ou deux bonnes surprises dans le lot, et je place notamment quelques espoirs dans Chase et Mother, dans deux registres différents naturellement.

En tous cas, je trouve qu'à deux semaines du mois d'Avril, peu de séries ont déjà des dates de lancement, et les sites officiels sont particulièrement peu riches en informations (quand ils existent ; mais forcément, si les mecs n'ont même pas encore choisi un nom pour la série avec KimuTaku...). J'ai voulu commencer quelques fiches pour SeriesLive et, comme vous le voyez, c'est pas Byzance, alors que  c'était plutôt les proportions inverses pour la saison hivernale.

Bon alors, nonobstant : et vous, qu'est-ce qui vous parle dans tout ça ? En essayant de ne pas vous laisser influencer par mon ton un tant soit peu moqueur...?

Posté par ladyteruki à 12:46 - Dorama Chick - Permalien [#]

31-08-09

Combat glacial du Bien contre le Mal

Le thème du Bien contre le Mal, mais le Bien n'est pas si Bien et le Mal c'est pas si Mal, c'est vieux comme le monde.

Alors imaginez à présent vous retrouver devant une série au thème si galvaudé, en sachant que les deux rôles principaux sont interprétés par des chanteurs issus de boysbands, et vous avez un aperçu relativement fidèle de mon appréhension à regarder Orthros no Inu. Et au final, c'est pas que j'en aie pensé du bien, ni du mal, c'est que je me suis ennuyée de bout en bout.
Mais avant d'aller plus loin, je sens que d'aucuns parmi vous ont des lacunes en mythologie, alors reprenons.

Orthros

Orthros est en effet un chien mythologique (reproduit avec les moyens du bord ci-dessus, ça m'évite d'aller copier des images sur Google) avec deux têtes, et qui s'est fait mettre sa race par Hercule. Du coup, sous-entendre que le personnage mauvais qui peut faire le Bien, et le personnage gentil qui peut faire le Mal, sont les deux visages d'une même bête, semble prometteur, c'est une variation un peu plus originale que d'essayer bêtement de mettre le Bien et le Mal face à face.

Mais pour en arriver là, il faut se raconter l'histoire dans sa tête au lieu d'essayer de regarder le pilote, parce que tout y est épouvantablement poussif, et que ce thème n'est pas installé ni exploité.

A commencer par ces imbroglios policiers qui n'intéressent personne et pourtant prennent un temps fou. J'adore l'actrice qui joue la fliquette, je lui trouvais un charme fou dans Last Friends, mais son rôle de gourdasse placée entre deux personnages soi-disant charismatiques (et dans ce contexte, l'adjectif charismatique se traduit par des cheveux devant les yeux et un regard torve) qui comprend tout avec 10mn de retard a de quoi rendre fou. Une ado est morte, une autre est dans le coma (et si les dorama sont un tant soit peu représentatifs de la vie au Japon, je pense pouvoir dire que tous les Japonais tombent dans le coma à un moment ou un autre de leur vie, une vraie épidémie), et on n'en a, pardonnez mon langage, strictement rien à branler. On n'est pas venus pour ça mais parce qu'il y a potentiellement une histoire fantastique (au sens de "avec du surnaturel", pas qualitativement parlant), et on aimerait bien qu'à un moment il se passe des trucs.
Sans compter avec le lourd sous-entendu sur les capacités de l'un des bonshommes à guérir les malades, et ça alors la fille de l'enquêtrice est malade, c'est fou les coïncidences dans la vie, on aurait fait exprès qu'on n'aurait pas pu.

Seule la confrontation entre les deux hommes à la fin de l'épisode prend un semblant de saveur, j'ai bien dit un semblant. On peut avoir quelque espoir de développement des personnages (celui qui peut tuer mais a une conscience pourrait laisser tomber sa conscience) mais à voir l'interprétation, ça n'est pas plus excitant que ça.

J'ai eu un peu l'impression de regarder une sorte de Supernatural japonais, avec deux beaux gosses pour rameuter les minettes, deux-trois trucs un peu fantastiques histoire de dire (j'ai remarqué que dés qu'on brandit la carte du fantastique, c'est plus facile de se faire pardonner les autres lacunes de la série), et puis on va dire que ça suffit.
Et parce qu'il y a une justice dans la vie, même en matière de business, la série Orthros no Inu a commencé fin juillet et depuis lors, ses audiences sont en baisse constante. Et ça, ya pas de doute, c'est Bien.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Orthros on Inu de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

22-08-09

Dorama craze

Rappelons qu'à partir de lundi commence l'étape japonaise du Tour du Monde des Séries, sur SeriesLive, et que dans cette optique, j'ai envoyé de nombreuses fiches nippones à Eske (même si toutes n'ont pas eu le temps d'être publiées), qui auront la "préférence nationale", c'est-à-dire que les points attribués par les votants compteront double.

ERRATUM : l'étape japonaise, c'est dimanche ! Votez nombreux !

Du coup je ne résiste pas à l'envie de vous remettre l'intégralité des séries dont j'ai parlé dans ces colonnes, avec tags, liens, et tout le bazar, pour que vous n'hésitiez pas à donner quelques points bien mérités à ces séries. Le Tour du Monde des Séries, ça sert aussi à ça !

Aishiteru ~Kaiyou~  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Bokura no Yuuki (tags ladytelephagy / fiche SL)

Futatsu no Spica (tags ladytelephagy / fiche SL)

Hokaben  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Innocent Love  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Joou no Kyoushitsu  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Kamisama, Mou Sukoshi Dake  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Last Friends  (tags ladytelephagy / fiche SL)

LIAR GAME  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Lunch no Joou  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Maid Deka (tags ladytelephagy / fiche SL)

Orange Days  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Ruri no Shima  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Seigi no Mikata  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Shigeshoushi (tags ladytelephagy / fiche SL)

The Quiz Show  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Yakou no Kaidan  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Pour le moment, il n'y a pas d'autre dorama qui soit fiché ET dont j'aie parlé ici, mais sachez bien que j'y travaille, Eske en a quelques uns en réserve tandis que je continue de préparer des fiches à mesure que j'en découvre, de sorte que l'an prochain, il y ait plus de choix si cet évènement se renouvelle !
Et d'une façon générale, c'est quand même bien sympa de faire découvrir des choses... personnellement je ne m'en lasse pas.

Donc voilà, maintenant vous n'avez plus d'excuse : vous avez le weekend pour faire vos recherches, le règlement est là, après, il suffit de jouer là ! Et si vous jouez au Quizz de SeriesLive, vous gagnez des points supplémentaires pour voter, donc voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire de votre journée de samedi.

Posté par ladyteruki à 11:22 - Dorama Chick - Permalien [#]


16-08-09

[DL] 14 Sai no Haha

Mon marathon 14 Sai no Haha s'est terminé hier soir, entre deux réinstallations des Sims (ou disons plutôt 4 en fait, mais passons). Un marathon qui en fait n'en était pas un puisqu'il n'avait rien de prémédité, et que je ne pensais sincèrement pas finir la série aussi vite. En fait, à ma grande surprise, ce dorama a complètement pris le pas sur le suivi d'autres séries que je me décidais à regarder en intégralité au début de la semaine (Aishiteru ~Kaiyou~ où l'on retrouve l'une des actrices, et Kaze no Garden), avant que dans un sprint final, 14 Sai no Haha ne coiffe tout le monde au poteau...

Alors je me suis dit que je n'allais pas couper les ponts et comme ça... c'est d'ailleurs le plus difficile avec les dorama, les adieux... et que j'allais finir la semaine  avec un petit générique, parce que personnellement je trouve qu'il est réussi, et pourtant. Non, c'est vraiment ça le qualificatif : "réussi, et pourtant".

14SainoHaha
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Parce que de vous à moi, côté réalisation, on ne s'est pas beaucoup foulé. Mais ça marche à fond. Je me rappelle avoir entr'aperçu un extrait de ce générique il y a des lustres lorsque Shirushi (la chanson-titre) est sortie en single, dans une émission japonaise, je vous passe les détails vous n'êtes pas venus pour ça (sinon je vous lirais aussi commenter sur TP). Déjà à l'époque je m'étais dit "oh dites donc, ça vous attrape le cœur comme un rien, cette video", mais la déception était venue du pénible clip censé promouvoir la sortie du CD. La chanson n'étant même pas marquante (a contrario de celle de Last Friends, avec qui je trouve, ce générique partage son univers à mon sens), j'ai mis un mouchoir dessus et puis c'est tout ; le même groupe avait d'ailleurs produit un titre bien plus attrayant (quoiqu'à peine plus joyeux, et avec une video pas tellement plus ébouriffante) pour Orange Days, du nom de Sign (si le cœur vous en dit).

Mais voir aujourd'hui la version longue de ce générique, franchement, me rappelle à quel point mon cœur est captif de ces images. Je suis abasourdie par l'élégance qui s'en dégage, la façon dont tous les personnages sont représentés et mis sur un pied d'égalité (et tous terriblement beaux). Nan franchement, heureusement qu'ils raccourcissent le générique à mesure que la série progresse, sinon j'en serais encore au pilote.

Rappelons que le générique de début d'une série japonaise est coupé par l'annonce des sponsors, et que ça casse toujours un peu le générique, hélas. Mais cette annonce du sponsor a aussi lieu en cours d'épisode, et c'est ainsi que vers la fin de la série, on trouve ce très rapide encart... bah voilà c'est cadeau.

14SainoHaha_interlude
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche 14 Sai no Haha de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:32 - Médicament générique - Permalien [#]

11-08-09

Mademoiselle est servie

Dans quelques semaines se tiendront mes réjouissances télévisuelles préférées, les Emmys. Qui dit Emmys, dit d'une part qu'on est en septembre et donc que les pilotes pleuvent, et d'autre part qu'une nouvelle cérémonie va se dérouler, et comme vous le savez j'en suis friande.
Il n'aura pas échappé à la sagacité des plus attentifs d'entre vous qu'actuellement, nous sommes en août. Et qui dit août dit peu de pilotes, et pas de cérémonie de remise de prix. La déprime totale, quoi. Mais heureusement, avec un peu de curiosité, on arrive à tout dans la vie, et me voilà donc à éplucher la liste des Television Drama Academy Awards, l'équivalent des Emmys au Japon.

Je dis "équivalent", mais ce n'est pas tout-à-fait vrai. Les Emmys sont la grand-messe annuelle de la télévision américaine, tandis que les TDAA sont remis... quatre fois par an. Vous avez bien lu. En même temps c'est logique, parce que si vous vous en souvenez, je vous ai déjà expliqué qu'il y a quatre saisons télévisuelles par an au Japon, les séries n'excédant pas la douzaine d'épisodes, et ne se prolongeant presque jamais au-delà d'une saison, on arrive à... je vois que ça mouline, je vais vous épargner des calculs : trois mois de diffusion par série. Il y a donc les séries d'été, d'automne, d'hiver et de printemps. Donc vu l'afflux de séries à chaque saison, la cérémonie annuelle, ça ne le faisait pas trop, et puis finalement, c'est cohérent d'organiser une remise de récompenses par saison, non ? Les Television Drama Academy Awards sont donc organisés quatre fois l'an, ce qui fait qu'en 15 ans d'existence, il y a déjà eu 61 cérémonies. Quand un téléphage s'ennuie, il peut toujours se pencher sur les résultats de ces awards, ça l'occupe ! C'est précisément ce que j'ai fait ce weekend, en fait : j'ai consulté la liste des cérémonies passées. Et de la même façon que, quand viennent les Emmys, on se dit "ah bon, eux ils ont eu 712 récompenses ? Je vais ptet jeter un œil, quand même", eh bien j'ai été faire mon marché.

Que l'été dernier, Last Friends ait rafflé à son tour 712 récompenses, comme une espèce de A la Maison Blanche nippon ("et l'awards de la série qui a tous les awards pour la 5e année consécutive est..."), je ne suis pas surprise, et si vous n'avez pas encore vu Last Friends, ne lambinez pas sur ce post, vous avez une dérogation pour en arrêter la lecture et filer vous cultiver. Qu'au printemps, ce soit Mei-chan no Shitsuji, ça m'a laissée un peu plus perplexe. Mais bon, tant qu'on a pas vu, on n'a pas le droit de râler. Pour m'assurer que je pouvais continuer à râler, j'ai donc vu.
J'en ai d'ailleurs encore la rétine irritée.

Mei-chan no Shitsuji (le majordome de Mei), c'est l'histoire d'une ado qui se découvre subitement un héritage incroyable et qui se voit envoyée en pension complète dans la plus prestigieuse des écoles pour filles blindées de thune du Japon. Dans cet internat, chaque étudiante a un majordome intégralement à son service, qui lui sert aussi d'homme de compagnie, de garde du corps, et plus si affinités, et Mei ne fait pas exception à la règle, elle a effectivement un majordome, qui n'a pas oublié d'être hyper charmant, toujours poli, et puis relativement mignon du moins pour les critères en vigueur sur l'Archipel. Ce serait bête de gâcher.
Sauf que comme Mei a été éduquée dans un milieu qu'on pourrait qualifier de modeste (je vous épargne les détails), elle n'est pas trop dans son élément et les autres étudiantes ne vont pas se priver pour le lui faire sentir.

Et tout ça avec des effets visuels à couper le souffle. Principalement parce que vous mourir étouffé semble être un doux apaisement.

MeichannoShitsuji_1 MeichannoShitsuji_2 MeichannoShitsuji_3 MeichannoShitsuji_4

Lumières, roses dans tous les sens, et cet horrible effet de halo qui fait saigner des yeux. L'abomination est totale. Si après avoir regardé des saisons des Experts Funafuti, vous n'êtes pas encore aveugle, ça ne devrait plus trop tarder.

A l'époque où je m'intéressais un peu au monde de l'animation, je lisais pas mal de choses sur Utena, et je dois dire que Mei-chan no Shitsuji présente des similarités confondantes avec cette série sur le papier : pensionnat de jeunes filles ultra-riches, pseudo-complots ourdis dans l'ombre, fleurs dans tous les coins, et love story impossible... Je n'ai jamais vu Utena mais j'ai l'impression que c'est tout comme à présent.

Je réprime donc à grand'peine un soupir, et tourne vite fait la page Mei-chan no Shitsuji. Inutile de s'attarder.
Donc au prochain épisode, on se demandera combien ça coûte d'acheter l'award de meilleure série...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mei-chan no Shitsuji de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

28-06-09

[DL] Innocent Love

Peut-être aussi que si j'ai été encline à rapprocher Innocent Love de Last Friends, c'est à cause de ce générique. Tons froids, métaphore des relations, résumé de la personnalité de chacun en un mot, et surtout, interprétation du générique par Utada Hikaru, sont autant d'éléments que partagent les deux séries.

InnocentLove
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Deux minutes de générique... on voit pas ça très souvent, pas vrai ? Pourtant ça n'est pas long du tout, je trouve très agréable d'avoir ce petit clip, surtout que pour le pilote, il n'intervient que 12 minutes après le début de l'épisode, donc ça aère plus qu'autre chose. Ah et, désolée pour la coupure un peu sèche, mais après il y a l'écran publicitaire...

Oui, en fait, c'est ça : à ce stade on a dépassé le générique pour offrir carrément un petit clip au spectateur. Je trouve ça super. D'ailleurs quand j'aime vraiment un générique, je me dis souvent que je voudrais en trouver une version longue sur un coffret DVD, ce serait super agréable de voir tout ce qui a été coupé au montage par pure commodité mais qui avait tout de même été tourné pour la série. Si un jour je crée une série, je le ferai, vous pouvez en être surs : un générique de 5mn en bonus sur le DVD !!!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Innocent Love de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:17 - Médicament générique - Permalien [#]

Prisoner of Life

Ne faites pas les étonnés : vous avez tous pu constater que ces derniers temps, par dépit téléphagique, je me tournais vers la fiction japonaise. Ça me passera, ne vous inquiétez pas. Par exemple cette semaine je vais essayer de me bloquer une soirée pour Vituality, à tête reposée. Je vous avoue que je me sens aussi encouragée par les fiches nippones postées au compte-goutte par Eske sur SeriesLive, et qui me poussent à me replonger dans ces séries régulièrement. Bref, voilà un nouveau post Dorama Chick camouflé dans la rubrique La peuve par trois, c'est la période qui veut ça, voilà tout.

Sauf qu'aujourd'hui, c'est un peu différent. Aujourd'hui, j'ai reçu un méchant coup. Regardez, j'ai la lèvre fendue. Les yeux rouges. Les jambes flageolantes. Ah oui, aujourd'hui, je me la suis prise de plein fouet, la série. Je suis un peu dans le même état qu'après avoir découvert Last Friends. Oui, vos yeux s'allument, ils ont raison.
Allez, faites pas cette tête, je vous emmène...

InnocentLove___1
Quand on a lu le résumé "officiel" de la série avant de la regarder, on commence le pilote avec les soucils froncés. En effet, il s'agit de l'histoire d'une jeune fille, Kanon, qui a perdu ses deux parents dans un incendie il y a 6 ans, le soir de Noël, et qui est avec son frère la seule survivante du drame. Déjà, ça semble bien sirupeux, ça (surtout qu'on apprend bien vite que la famille est chrétienne, donc choisir Noël ne peut pas être innocent de la part des scénaristes). Qu'on apprenne que le frère est en taule parce qu'il serait le meurtrier des parents n'aide même pas un peu... Mais fort heureusement, l'incendie est très bien décrit (presqu'aussi bien qu'un autre dont on a déjà parlé). On sent dés ces images une grande force, en dépit de la gamine un rien hystérique qui joue Kanon enfant. Images chaotiques, chœurs religieux, et excellent montage nous décident bien vite quant au fait qu'Innocent Love a du potentiel. Lequel se développe ensuite avec beaucoup de finesse, lorsqu'on découvre donc Kanon, 6 ans plus tard, en train d'essayer d'aller de l'avant. Problème : son frère étant en prison pour meurtre, la société lui donne du fil à retordre pour qu'elle-même refasse sa vie. C'est comme si elle était aussi coupable que son aîné. C'est particulièrement dur à porter, et le début de l'épisode le démontre à la perfection.

InnocentLove___2
D'ailleurs, à partir du moment où Maki Horikita, qui interprète Kanon, prend le relai, c'est juste magique. Elle parvient à dégager une candeur, une innocence, une envie de vivre, et un épuisement, qui sont tour à tour palpables sans qu'elle n'en fasse des tonnes. Toute en retenue, elle va donc nous montrer combien Kanon met d'énergie à "s'intégrer", trouver un travail, être souriante, alors que, bon, il faut le dire, le monde entier lui tire une tronche pas possible dés qu'on apprend son histoire (et il y a toujours quelqu'un pour jaser). Mais elle a le cœur pur, Kanon, on l'a dit. Et elle fait l'impossible pour essayer de survivre (parce que quand on perd son boulot à cause de ça, c'est bien de survie qu'il s'agit), d'être toujours gentille, d'être une sœur aimante aussi (on sent que ça lui pèse mais elle visite tout de même régulièrement son frère en prison), bref, de ne pas laisser le monde gagner. Pourtant Kanon, je vous rassure (ça m'a fait peur aussi), n'est pas un ange de perfection, puisqu'elle a développé un étrange fétiche pour les photos de gens heureux. Elle prend des gens en photo à leur insu, et même chaparde les photos des autres à l'occasion. Son motif est compréhensible, mais ça n'en est pas moins un peu déviant, comme comportement...

InnocentLove___3
L'abattement règne dans la vie de Kanon, donc. A un moment, on a presqu'envie de lui suggérer de se flinguer tant ça semble sans issue, son histoire. Elle a beau déménager, changer de nom, etc... rien n'y fait. On n'y croit plus, et certainement qu'elle non plus. Si elle n'était pas armée d'aussi bonnes intentions pour affronter son Enfer personnel, on en viendrait à lui souhaiter de disparaitre de la surface de la terre, à la pov'petiote. Mais comme le suggère le titre de la série, Innocent Love, oui, il va aussi être question d'amour. Et en l'occurrence, Kanon, qui semble avancer un peu plus dans le froid à mesure que le pilote progresse, va enfin trouver quelque chose qui lui fait chaud au cœur : l'existence d'un homme. Juste le fait qu'il existe lui suffit. Ce qui est très typique d'elle, c'est qu'elle l'a vu une fois, a été touchée par sa chaleur, mais ne cherche pas à le revoir, d'une part parce qu'elle a bien autre chose à gérer, et surtout d'autre part, parce qu'on l'imagine trop pure pour embarquer quelqu'un dans sa galère. Mais il lui faut se rendre à l'évidence : cet homme qui a l'air de déborder de joie de vivre (eh oui, juste l'air, mais elle ignore pour le moment qu'il a sa propre croix à porter), elle ne peut l'éviter. On imagine aisément (aidés du générique, particulièrement serviable sur ce point) comment les choses vont évoluer à la fois dans la beauté et dans la douleur, pour l'un comme pour l'autre.

Bref, Innocent Love est une histoire sur le poids du passé, dont on ne peut se dégager tout-à-fait, et le désir de chacun de trouver une vie meilleure où la solitude pèserait moins. Le genre de thème, surtout porté avec autant de douceur et de délicatesse, qui ne peut que me conquérir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Innocent Love de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 22:13 - La preuve par trois - Permalien [#]

22-06-09

New Friends

Oyez, oyez ! Eske (que mille DVD lui soient offerts en sacrifice) a pu mettre en ligne une partie des fiches nippones que j'avais envoyées il y a quelques temps. Dans la prochaine salve, vous trouverez également des séries dont je n'ai pas parlé mais dont le post est actuellement en travaux, d'ailleurs...

Mais pour le moment :
- Bokura no Yuuki
- Hokaben
- Joou no Kyoushitsu
- Last Friends

N'hésitez pas à leur payer une visite, et d'en profiter pour aller relire les tags associés, car il s'agit de séries dont j'ai déjà parlé par le passé. Je crois me rappeler que Last Friends avait fait une adepte, n'hésitez pas à tenter votre chance avec l'une ou l'autre de ces séries !

Après le succès de Lunch no Joou (prochainement fiché aussi), je vais essayer d'espacer un peu moins les posts sur les séries nippones, comme vous avez pu le voir tout à l'heure avec Yakou no Kaidan... que d'ailleurs je dois envoyer à Eske dans un avenir proche. Le pauvre, il n'en verra jamais le bout.

Posté par ladyteruki à 22:30 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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