ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

30-09-10

In memoriam

L'air de rien, Lone Star, c'est fini, mais ça n'empêche pas de repenser à ce que signifie cette annulation, en général bien-sûr, mais aussi dans le cas particulier de chaque téléphage. Car chacun y réagit différemment, comme à toute annulation, mais de façon exacerbée vu les circonstances. Même ceux qui s'en foutent ont l'air d'y mettre plus d'entrain qu'à l'ordinaire !

Alors que j'avais l'impression d'avoir fait le point, d'avoir pris de la distance hier, et d'être "passée à autre chose", je suis tombée sur le post de Fabien, sur Critictoo. Sur certains points, je le comprends, bien que ne partageant de toute évidence pas son avis ; et sur certains je comprends la logique, à plus forte raison parce que moi-même je ne suis pas partisane de laisser des plombes à une série pour s'améliorer ! Mais il ya un point qui m'a quand même relancée dans mes réflexions post-annulation de Lone Star :

Memories

Bah écoute, moi, au moins, et certainement pas que. Et je ne me considère vraiment pas comme ayant de la mémoire (ne me demandez pas ce que j'ai mangé hier ; si, en fait ça c'est facile parce que je mange toujours la même chose. Ptet que c'est parce que j'ai oublié que j'en ai déjà mangé la veille ? Bref.), je considère simplement que c'est pas parce qu'une série est annulée qu'elle doit pour autant être oubliée.
Alors oui, ces séries citées n'ont pas eu le succès (vraiment pas !) de certaines autres annulées également. Et ne le méritaient pas forcément de toute façon (comme le souligne l'adjectif accolé à Do Not Disturb). Et alors ? On n'est pas des poissons rouges ! On n'est pas forcés d'oublier une série simplement parce qu'elle n'a pas fait ses preuves, quelle qu'en ait été la raison. Et je suis à peu près sûre qu'on peut trouver pour chacune des gens qui ont aimé (j'ai au moins un nom à l'esprit pour Viva Laughlin...).

Je me rappelle d'Emily Reasons Why Not. J'avais vu le pilote vite fait, il ne m'avait guère convaincue, je n'aime pas Heather Graham en plus, mais je me souviens l'avoir vu, bien-sûr. Il y a un ou deux ans j'ai eu envie de le revoir, pour comparer (mes fameux revisionnages). Je ne sais plus pourquoi le projet n'a pas vraiment abouti, mais finalement ça ne s'est pas fait. Toujours est-il que, voilà un peu plus d'un an, j'ai utilisé le titre de cette série pour nommer l'une de mes catégories. C'est une histoire téléphagique parmi des millions d'autres, car cette série n'a pas compté pour moi. Mais comment oublier ? Ce sont 20 minutes de ma vie, vous avez 20 minutes de votre vie que vous avez effacées de votre mémoire, vous ? Je ne dis pas que je suis capable de dire quel jour j'ai regardé le pilote de cette série, et je ne suis pas capable de vous fredonner la chanson du générique (à la réflexion il n'y en avait probablement même pas), mais enfin, je me souviens l'avoir vue.

Puisqu'on parle de générique, oui, je me souviens de Happy Hour. Sur mon disque dur qui est passé de vie à trépas par une nuit d'avril que je n'oublierai jamais, j'avais le générique et je l'écoutais régulièrement, d'abord parce qu'il faisait partie de ma playlist de génériques, et ensuite parce qu'il était plutôt classe. Aujourd'hui je ne l'ai plus, mais tant pis. Et pourtant je ne suis même pas sûre d'avoir vu le pilote, pour le coup. Je me souvenais de Wonderland avant même de l'avoir vue, par son générique saisissant de beauté, par exemple.
Car c'est assez incroyable : on n'a pas besoin d'avoir vu une série pour la connaître au moins un peu.

Pendant des années, j'entendais parler de Firefly. La série a été annulée en 2002 dans des conditions sur lesquelles je ne suis même pas certaine qu'il soit nécessaire de rappeler tant la culture téléphage les porte comme une cicatrice ; il y a des séries qu'en tant que conscience collective, nous avons continué à faire vivre. Firefly était-elle une bonne série ? Quand j'ai fini par la découvrir en 2005 ou 2006, je vais vous dire : elle n'était pas aussi bonne que ce qu'on m'en avait dit. Mais elle avait du potentiel, il lui aurait fallu du temps pour s'améliorer, avant de pouvoir devenir une excellente série. Alors, la critique ne fait pas le succès d'une série ? Certes, mais quand je vous parle de Firefly, vous savez de quoi je cause. Et très sincèrement, si la série n'avait pas été de Whedon, aujourd'hui elle figurerait parmi la liste des oubliées-parmi-tant-d'autres de Fabien.

Nous entretenons le souvenir de certaines séries et pas d'autres. Les sites d'information et les blogs en sont en grande partie responsables : cela commence dés la rédaction de news. Personne ne vous parle de certaines séries au point que vous n'êtes même pas sûrs qu'elles soient encore à l'antenne, mais d'autres, on fera des news tous les quatre matins ; problème constaté à plusieurs occasions pour des séries à longévité équivalente... Peu de news sur Medium, apparue la même année que Bones ou le revival de Doctor Who. Drop Dead Diva, on n'en parle que quand elle est renouvelée, on se tamponne le coquillard de ses guests ou ses audiences (je ne sais même pas si ce dernier point a de l'intérêt, je me contente de constater), quand n'importe qui est capable de vous parler de Flash Forward quand il s'agit de faire des parallèles avec The Event.
Nous avons une mémoire sélective, mais elle est aussi largement dirigée par les médias téléphagiques que nous consultons. Je suis prête à parier que les lecteurs réguliers de ladytelephagy ont entendu parler de certaines séries que Fabien jugerait tout-à-fait oubliables. Et elles le sont sans doute. Pour autant quand je vous parle de Rude Awakening, vous finissez par vous en souvenir (le contraire serait un comble :P ), et le post d'hier, avec ses tags et ses liens, prouve que j'ai parlé de plusieurs des séries qui ont été les premières à être annulées. Les lecteurs de Critictoo voient aussi défiler des noms de séries annulées pour lesquelles je n'ai qu'un souvenir vague, d'ailleurs.
Si ceux qui écrivent sur les sites spécialisés sur les séries ne font pas l'effort de la culture téléphagique, s'ils se contentent de jouer les blogs à review de luxe, que font-ils ? Ils consomment et éventuellement poussent à la consommation, c'est tout. C'est tellement dommage ! Et je sais que l'équipe de Critictoo veut souvent faire bien plus, alors pourquoi diminuer Lone Star au seul prétexte qu'elle est annulée et que ça veut bien dire qu'il faut aller de l'avant ? Nous ne le faisons pas toujours, et quand nous le faisons, ce n'est d'ailleurs pas toujours pour les bonnes raisons.

Qui se souviendra de Gravity dans quelques années ? Moi. Peut-être juste moi. Pendant que mon voisin se souviendra de Dante's Cove et qu'un autre gardera la nostalgie de la poignée d'épisodes de Studio 60 on the Sunset Strip. Cela n'ôte ni n'ajoute rien aux qualités de ces séries. Mais c'est plus sincère d'admettre que l'affectif joue son rôle dans notre effort de mémoire, en plus du conditionnement de certains sites et/ou rédacteurs qui choisissent également leurs sujets à l'affectif ou selon des paramètres moins louables. Je préfèrerais que Fabien explique honnêtement que la série ne l'a pas conquis et qu'il ne va pas la pleurer. Ça me semblerait moins contradictoire avec la mission-même du site sur lequel il passe une énergie considérable à parler même de séries qui semblent oubliables à d'autres.

Quand je lis ça, j'ai pas envie de tourner la page sur quoi que ce soit. Quand je lis ça, j'ai envie de parler de séries oubliées. Peut-être même créer une rubrique, tiens ! Aujourd'hui, tiens, je sais pas... si on parlait de 3 Lbs. ? Qui se souvient de 3 Lbs. ? Pas grand'monde.
C'est pas une raison.

3LBS

Posté par ladyteruki à 16:47 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

23-06-09

[DL] Cœurs Rebelles

D'ordinaire, je ne suis pas du tout amateur de rassemblements en tous genre, qu'il s'agisse de fan de Jmusic, de séries, ou de quoi que ce soit d'autre qui touche à mes centres d'intérêt. A part aller se taper dans le dos en se réconfortant de façon implicite sur nos goûts respectifs ("toi aussi tu aimes une série méconnue qui fait qu'on te regarde bizarrement quand tu en parles aux fêtes de famille ? Viens mon coupin, moi aussi"), ça ne sert pas à grand'chose pour les fans, en définitive. Pour les entreprises du secteur c'est par contre la fête du slip parce que tout le monde veut son goodies ultra-collector à 712 000 exemplaires ou son poster à 25€, histoire de marquer le coup. Sans compter qu'on en a pour un an à se raconter qui est venu costumé comment ou qui a bégayé devant son idole pendant une séance de dédicace. Ca reste ma position, entendons-nous bien. Et je continuerai de laisser les autres y aller en prenant grand soin de ne pas m'y pointer (dans le cas de la Jmusic, j'envoie par exemple ma frangine en milieu hostile à ma place, et elle rédige des live reports au péril de sa santé mentale pendant que je préserve soigneusement la mienne ou ce qu'il en reste).
Bref.

Mais cette année, c'est différent. C'est différent parce que COMICON, les enfants. Et si vous avez un brin de culture téléphagique, vous aurez fait le rapport entre le COMICON et le titre de ce post, qui est aussi le titre de la série, comme le monde est bien fait, c'est fou, on dirait que c'est pensé !

HigherGround
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Donc je serai au COMICON, totalement incognito, histoire d'aller faire des courbettes à la très jolie Kandyse McClure et, ce qui ne risque pas de gâcher ma journée, à Jamie Bamber aussi s'il traine dans les parages. Du coup tant qu'à payer l'entrée, je paierai également de ma personne et me présenterai à au moins un concert ce jour-là à JAPAN EXPO.

On ne s'y verra pas, mais vous saurez que je suis là, quelque part dans les couloirs, avec la chanson de Coeurs Rebelles en tête. Probablement la larmouchette à l'œil... Il faut dire qu'en optant pour cette chanson enragée, la production a fait le bon choix, et que du coup, ça reste bien en tête, quand même.

Et puis regardez-moi ce palmarès, plus de la moitié de ces petits bonhommes sont devenus des pièces intégrantes de la pop culture : AJ Cook brille maintenant dans Criminal Minds, Jewel Staite a intégré l'écurie Whedon pour Firefly et a aussi pointé son nez dans Stargate Atlantis, Kandyse McClure a officié dans Battlestar Galactica et Hayden Christensen a carrément joué dans Star Wars (ça vaut ce que ça vaut niveau interprétation, mais franchement on ne peut pas dire que tout ce petit monde n'ait pas fait son chemin). L'idée qu'un tel vivier ait existé dans un show (complètement méconnu en France, une seule diffusion le mercredi, pas vrai TFHein, je ne me trompe pas ?), ça me donne des frissons.
Voilà, ça c'est dit. Kandyse, on se voit dans quelques jours... J'aurais aimé te faire dédicacer un coffret DVD de Coeurs Rebelles, mais tant pis, ce sera Battlestar Galactica à la place. Tu n'es sur aucune cover de coffret, je fais comment, moi ?!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Cœurs Rebelles de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:03 - Médicament générique - Permalien [#]

19-01-09

[GAME] Cookie à tous les étages

Distribution de cookies à la myrtille !!! Qui n'a pas eu le sien ? Ah, j'en vois dans le fond, là... oui-oui, approchez... bien. Alors, ça c'est pour le record de vitesse sur un sans-faute pour le précédent jeu des illustres inconnus... voilà ; et ça c'est pour avoir fait toute la filmographie de Neil Patrick Harris et avoir trouvé la petite devinette d'hier... et voilà.

cookieroyal_jerome               cookie_Hughette

Ah, désolée, c'étaient mes derniers cookies, et je vois que certains d'entre vous n'ont rien eu. Le temps que j'en fasse une nouvelle fournée, voici un nouveau jeu des illustres inconnus...

Le thème du jour est : les reconnaissez-vous hors-contexte ? Look différent, années qui ont passé, pas de décor facile à identifier, etc...

Round7_1 Round7_2 Round7_3
Sean Maher
(Firefly /
Dore Dead Diva)
Shana Moakler
(Pacific Blue)
Ryan Reynolds
(Un toit pour trois,
L'Odyssée imaginaire)

J'ajoute que j'ai amélioré les possibilités de s'inscrire au flux de ce blog, là bas, en bas à droite, dans la colonne. Non seulement un bitonniau a remplacé le simple texte qui s'y trouvait avant, mais en plus, désormais vous pouvez vous abonner, soit pour suivre à la seconde près les posts de votre serviteur, soit pour être au courant des commentaires déposés par mes chers visiteurs, c'est-à-dire vous.
Avec ça, ça va être difficile d'arriver trop tard pour pouvoir jouer...

Posté par ladyteruki à 16:55 - Games On - Permalien [#]

24-11-08

Le cinéma, ce Piemaker

Depuis l'annulation de Pushing Daisies, on voit un peu partout fleurir... non pas des marguerites, mais des espoirs. Espoir d'un comic mettant fin à la série (c'est mieux que rien mais personnellement je sais que ce changement de média me bloquera), mais aussi espoir d'un film final.
Aujourd'hui, on annonce que c'est au tour de The Riches de se conclure par un film.
Mentionnons tant qu'on y est la sortie prochaine du film de Dead Like Me, les projets sur Arrested Development (je l'avais déjà oubliée cette série-là pourtant) et Veronica Mars (il parait), les rumeurs sur LOST (mais qu'on les achève !), ainsi que les sursauts du macchabée Stargate qui se rêve en... Star Trek, dont tout justement la sortie d'un nouveau film approche (et qui à première vue ressemble à beaucoup de choses, sauf à un film de Star Trek ; voir les posts sur le sujet pour voir que je n'en pense pas forcément que c'est une mauvaise chose, d'ailleurs).

Dites-moi, qu'est-ce qu'ils ont, tous, là, avec leurs films ?

Vous connaissez ma réticence envers ce format long, dont justement je parlais il y a peu. L'inconvénient principal, c'est à mes yeux la problématique du cumul de la longueur et de la brièveté : il faut rester deux heures sur son fauteuil, mais l'histoire doit tenir en seulement deux heures. Du coup, ça change tout. Peut-être même plus encore que pour une version en comic, finalement. Parce qu'alors toute la structure est à inventer ! Et puis évidemment, il faut prendre en compte tout un tas de choses : être cohérent pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers de la série et qui vont quand même venir (les chieurs), donner le quota attendu de retournements de situation, d'action, de frissons, etc... Car disons-le, la plupart des films issus d'une série sont conçus comme des blockbusters, et non comme des films originaux et plus personnels (je vais pas parler de film d'auteur, non plus, mais on se comprend). Bref, le film, rien à voir. Du coup, c'est la porte ouverte à toutes les déceptions, et elles ne sont pas rares pour le téléphage, avouons-le, surtout que le poids de l'attente joue souvent son rôle.

Evidemment, je ressens une certaine jouissance à me dire que le cinéma semble héberger maintenant les restes de la télévision, récupérant les miettes de la gloire passée de séries qui ont quand même eu un succès suffisant pour justifier l'investissement financier dans un ultime film, donc jouissant d'une certaine aura, mais qui restent un rebut de l'industrie télévisuelle. C'est en moi la téléphage engagée qui se dit ça...
Mais une autre voix dit aussi (c'est en moi la téléphage schizophrène qui se dit ça) : pourquoi justement le cinéma donne-t-il leur chance à des projets qui sont souvent frappé du sceau de l'échec ? Car c'est quand même souvent ça, l'histoire derrière le film faisant suite à une série. On fait un film parce qu'on s'est fait court-circuiter, et qu'on n'a pas eu le temps de raconter tout ce qu'on avait à dire ; s'il venait à se faire, le film de Pushing Daisies serait probablement de cet ordre, par exemple. Et donc finalement, le cinéma semble être en berne côté créativité, en récupérant ce que la télévision a jeté pour diverses raisons (la télé est un enfant capricieux qui jette facilement ses jouets à la première humeur), mais par contre, côté liberté, finalement le cinéma aurait encore pas mal de choses à offrir, peut-être plus qu'à la télévision.

Je vous avoue que je me demande quand même comment on peut lancer le financement d'un tel projet. Je sais pas, imaginez : vous êtes Joss Whedon, vous n'avez plus aucune série à l'antenne, et vous cherchez à financer le film d'un projet (avec effets spéciaux en plus !) qui n'a même pas duré une saison ? Car Firefly est l'exemple même des séries pour lesquelles on se demande comment le miracle du cinéma a pu se produire (même s'il a effectivement pris son temps).
J'essaye de me figurer Bryan Fuller (enfin, après Dead Like Me, il doit être rôdé, le pauvre... à quand un film Wonderfalls pour boucler la boucle ?) en train de présenter son projet devant une tablée de producteurs impossibles à dérider : "Bon alors c'est une série bien onéreuse, pas très rentable, qui a été annulée après deux saisons toutes deux très courtes, audiences catastrophiques, acteurs impossibles à remplacer, et euh... voilà, c'est tout. Vous me faites un chèque ? Parce que sinon je prends aussi les cartes de crédit, les bons au porteur, et les rouleaux de pièces de 10 cents, hein". Hmmmouais.

On a souvent envie de parler des autres genres de films basés sur les séries : ah la gloire de Sex & the City, ah la renaissance du cultissime (sic) X-Files, ah la belle longévité des Simpsons... C'est facile pour ceux-là. Je ne me fais même pas de soucis pour eux ! L'opération est vouée à la rentabilité (et ça entraine d'autres types d'inconvénients de type fan-milking).

Mais pour tous ces projets de la dernière chance, tous ces revivals touchés du doigt du Piemaker (First touch, movie. Second touch, dead. Again. Forever.), j'ai quand même un pincement au cœur. On sent bien que c'est pour finir ce qui a été commencé, contenter les derniers fans enragés (ce sont les pires), mais au final, ça pose des questions, quand même.
Et au final, j'avoue que j'ai rarement l'envie d'aller les voir, ces films.

Posté par ladyteruki à 18:34 - Point Unpleasant - Permalien [#]

26-02-07

Vahiné c'est gonflé !

J'ouvre cette rubrique (dont j'ignore pour le moment à quel point elle sera régulière) avec le pilote de Cleopatra 2525, puisqu'il s'agit du dernier épisode en date que j'aie pu capturer.
Voici donc les 3 captures que j'ai décidé de retenir sur ce pilote.

Cleopatra2525_pilot_1
Je suis désolée, mais le déhanché de Victoria Pratt est simplement risible. Au moins, dans Mutant X, il y avait un chorégraphe pour essayer de ne pas la laisser se rendre ridicule à ce point. Comment a-t-elle pu penser que le recul de son arme serait répercuté sur son bassin ? C'est idiot ! Ou alors peut-être croyait-elle donner ainsi l'impression d'un effort pour tirer ? On dirait plutôt que le bas et le haut de son corps sont indépendants. Et comment ce plan a-t-il passé le stade du montage ? Pour moi c'est le genre de scène qui veut tout de suite tout dire à propos de la qualité de la série.

Cleopatra2525_pilot_2
Entrée en scène de Jennifer Sky ! Qui dans le fond n'est pas une mauvaise actrice, surtout si on compte le nombre de mimiques et expressions faciales dont elle est capable. Bon allez, je l'avoue, elle a une bonne bouille. Son jeu est mois rigide que celui de ses deux copines, en plus : entre Gina Torres, qui joue avec un balai dans le fondement (sur l'air de "c'est un boulot purement alimentaire et je ne trompe personne à ce sujet"), et Victoria Pratt qui compte une palette de très exactement trois expressions ; les moues de Jennifer Sky font quand même du bien.

Cleopatra2525_pilot_3
Pauvre Gina Torres qui, de toute évidence, n'a pas les mêmes attributs que ses deux collègues, et qui se retrouve avec un bustier trompe-couillon qui en réalité ne trompe personne. C'est marrant, dans Firefly elle n'avait pas l'air d'avoir à se soucier de ça... Il faut dire qu'avec les deux porte-obus que sont Victoria et Jennifer, ya du monde au balcon ! J'aime bien aussi cette scène parce que c'est genre "merde, il ne reste qu'une minute pour boucler l'intrigue !", alors vite fait on va faire en sorte que Cleopatra ait des états d'âme, et que Sarge ait un coeur. La pauvre Hel, comme d'hab', est l'avatar des scénaristes pour essayer de diriger un peu le scenario. Bref c'est bien bidon. On a complètement oublié la fameuse voix qui dicte à Hel ce qu'elle doit faire, on ne sait pas trop ce à quoi va servir l'arme capturée en début d'épisode, rien. Comment le médecin touffu n'a-t-il pas encore été évoqué (techniquement Cleo est encore sa possession), on se le demande. Je sais, son maquillage était pourri, mais quand même. Cette scène finale est donc le summum du n'importe quoi !

J'avoue que pour cette première fois, j'ai dû mettre de côté deux autres captures qui valaient vraiment le coup que j'en parle, mais c'est justement le but du jeu d'être sélective, si possible partiale et de mauvaise foi, et de ne souligner que 3 scènes d'un épisode donné. Me d'mande ce qu'il y aura au menu la prochaine fois ?

Ah, et au fait pendant que j'y pense, pour ceux qui manquent cruellement de culture (même si dans cette série, ya pas trop de ture) : la fiche Cleopatra 2525 de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 00:57 - La preuve par trois - Permalien [#]

24-02-07

In the yeeeeeeear twenty-five twenty-five

Je ne pense pas que Cleopatra 2525 soit conçue comme une série comique. Encore que. Toujours est-il que ça n'empêche pas d'être pliée de rire devant pareille bêtise. Pourtant, on pourrait se dire qu'ayant vu quelques Hercule, à peu près autant de Xena, et même, ya des siècles, un Jack of All Trades, j'étais parée à la forme toute particulière que revêtent les séries de Sam Raimi. Eh bah non ! Ou plutôt : on a beau s'y préparer, quand le moment vient, on est quand même démuni.

Cleopatra 2525 reprend une partie des éléments qui avaient marché avec Xena, d'ailleurs : les héroïnes sont des femmes (cette fois, elles sont trois), et à la vue du pilote, on peut se dire qu'il suffirait de pas grand'chose pour instaurer une intrigue entre deux d'entre elles, peut-être même les trois, allons-y carrément. Les fringues sont à peu de choses près dans le même esprit, il n'y a que les matières qui changent et avec quelques accessoires futuristes en sus parce que, notons-le : Cleopatra 2525 est, de ces quatre séries, la seule qui ne se déroule pas à un âge antique. Bien qu'on retrouve les mêmes codes... et bien-sûr la même réalisation. Il y a de l'action, les hommes sont soit serviles, soit inifiment belliqueux, et bien-sûr, un quota de plaisanteries par acte.

A noter : ce ne sont pas ces plaisanteries contractuelles qui font rire. Non, c'est l'accumulation d'une réalisation déplorable (quand on est dans l'antiquité, ça passe, mais dans le futur, ça fait tâche) et d'une qualité de jeu qui donne à penser que la direction d'acteur n'est pas le plus gros du travail opéré sur la série. Ne parlons pas des effets spéciaux qui ont vieilli plus vite que ceux de certaines séries plus anciennes, sinon on en a pour des heures. Si avec ça, vous ne trouvez pas, sinon à vous poiler, au moins à sourire d'une rictus dédaigneux, c'est probablement que vous êtes trop coutumier de Sam Raimi et sa vision toute particulière du divertissement de télévision.

Parce que c'est bien de ça qu'il s'agit, dans le fond, de divertissement. En dépit de la trame scénaristique (il en fallait bien une, et on s'arrange pour qu'elle soit la plus simpliste possible, quasiment un prétexte), on a surtout là une série pas prise de tête, parée pour vous faire passer les 20 minutes les moins compliquées à comprendre possible, avec une moyenne d'une scène d'action toutes les deux minutes environ. Ce qui est beaucoup. Pourtant je n'ai rien contre les divertissements à la base, notez bien, j'en regarde un certain nombre moi-même à mes heures (on parle quand même de quelqu'un qui vient d'enchaîner sur la seconde saison de Reba et encense Une Nounou d'Enfer avec ferveur depuis une décennie, mes standards en terme de divertissement ne sont donc pas si élevés) mais il faut reconnaître que ce genre convient assez mal aux séries futuristes en général. Alors oui, on passe un bon moment (la moitié étant consacrée à se moquer du jeu de scène de Victoria Blatte, toujours si subtile) mais, sur le même principe (trois belles nanas, un contexte futuriste et de la baston régulièrement), on peut par exemple citer Birds of Prey, bien plus efficace, et surtout exigeant de son casting un peu plus que des mouvements de bassin ou de torse. Qu'une série ait vécu plus longtemps que l'autre reste un mystère pour moi.

Il faut quand même noter que le casting en question s'est illustré ensuite dans des rôles à la mesure de son talent : Victoria Prout a dégoté un rôle de composition dans Mutant X (ou on sent bien qu'elle a travaillé ses mimiques félines... et euh, c'est tout), on se souvient principalement de Jennifer Sky pour avoir officié dans le pilote de Fastlane, dans du Charmed et surtout dans un épisode de la première saison de Boomtown (en tant que... danseuse érotique aussi, et vu son CV actuel, c'est sans doute encore ce qu'elle fait pour gagner sa vie), et enfin Gina Torres n'est autre que la fière combattante qui se tient aux côtés de Malcolm Reynolds dans Firefly (là aussi, on sent le rôle de composition) ce qui lui a ouvert les portes d'une apparitions dans Angel (elle jouait aussi les terreurs, mais pas de démonstration exagérée de muscles cette fois) lorsque la luciole en question s'est éteinte, et qui depuis s'est tapé l'incruste dans un grand nombre de séries (24, The Shield, ALIAS...). On constate que c'est celle qui a le jeu le moins risible qui s'en est le mieux sortie. Comme quoi ya bel et bien une justice, même à Hollywood. Et puis finalement, Gina nous démontre quoi avec toutes ses apparitions ? Qu'il n'y a pas de mauvais acteur : il n'y a que des mauvais rôles, et des metteurs en scène de merde. Nan, ok, ya aussi des acteurs pitoyables, mais l'écriture et la direction n'arrangent rien.

Je sens que je vais discrètement planquer mon épisode de Cleopatra 2525, ptet même le jeter, je sais pas, parce que d'ici à ce que mon homme se pique de vouloir le regarder, ya pas loin. Et franchement, je ne voudrais pas interrompre sa consommation de Mutant X. D'ailleurs plus j'y pense, plus ces séries vont bien ensemble et se complètent à merveille.
O_o
Ok, c'est dit, je brûle mon exemplaire du pilote. Pas de blagues.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (culture, culture... un bien grand mot) : la fiche Cleopatra 2525 de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 15:57 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

17-01-07

Grosse Poisse

Peut-on réellement apprécier l'humour de Grosse Pointe sans :
- savoir que le créateur en est Darren Star
- savoir que ce dernier a travaillé sur Beverly Hills et Melrose Place
- avoir vu un seul épisode de l'une ou l'autre de ces deux séries ?
Bon, le verdict tendrait à être, selon mon homme : "plutôt oui mais sans plus". Avec un sourire qui signifie quelque chose comme : "une fois ça va, j'ai même franchement ri à deux reprises, mais passons à autre chose".

Dommage, car le pilote est sans doute un des meilleurs épisodes de tout le show. Mais quand dans la même semaine (et on n'est que mercredi matin) on a déjà tenté un Rude Awakening, les deux premiers épisodes d'Action!, et deux Firefly, n'est-on pas forcé de revoir à la hausse ses standards en termes d'humour ?
Bah quand même un peu, si.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Grosse Pointe de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 02:59 - Contagion - Permalien [#]

15-01-07

[DL] Firefly

Comment parler de la série sans mentionner le générique ? C'est lui qui a entretenu, pendant plusieurs années, mon envie de découvrir Firefly, en dépit du délai qu'il m'a fallu attendre (et cette fois je n'ai hélas pas été la seule) pour découvrir le pilote.

Un peu d'action, un mélange incongru de western et de SF qui attire tout de suite l'attention, et un thème musical hors-norme : c'est la promesse de ce générique extrêmement bien conçu !

Firefly_generique
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (on se demande comment ça peut arriver en deux posts consécutifs) : la fiche Firefly de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:10 - Médicament générique - Permalien [#]

Take my love, take my land, take me where I cannot stand...

Bon sang ça fait du bien ! Ca faisait un peu plus d'un an que je n'avais pas regardé d'épisode de Firefly, et revoir le pilote était une bouffée d'air frais...!

Toutefois, ce pilote est à l'image de la série, et de ce qui selon moi l'a torpillée : l'épisode va beaucoup trop vite, se bornant à une façon superficielle d'aborder les choses et notamment l'univers de la série, pourtant conçu, ça se sent, de façon complexe. C'est quand même plutôt emmerdant pour un pilote, justement ! Là où Farscape avait par exemple très bien réussir à inclure son propre vocabulaire, Firefly se vautre complètement, avec deux phrases en langue étrangère totalement plaquées, et deux mots arrivés d'on ne sait où, qui trouvent, de surcroît, assez peu d'explication dans le contexte où ils sont prononcés. On nous balance aussi quelques noms techniques avec très peu d'explication, et même si on comprend visuellement à quoi, par exemple, correspond la base du vilain méchant pas gentil de notre affaire, on sent confusément une sorte de hâte fort regrettable.

Joss Whedon savait-il que ses épisodes lui étaient comptés ? On peut se le demander. Certainement que ce pilote a été conçu initialement pour durer plus de 45mn. Les éllipse temporelles ne sont pas tellement le problème : c'est surtout cet empressement à monter vite à bord des aventures du vaisseau sans laisser le temps de s'installer dans l'univers de la série.
Imaginez un peu l'incongruité de l'enchaînement : dans la première scène, Malcolm & co se frittent avec des locaux à cause de la fête de l'indépendance. Au programme : action, bonnes répliques, et démonstration de force. Là-dessus, générique, et hop ! On passe à notre doc et sa frangine River qui parlent d'une Académie dont on ignore tout, mais qui ont un tel naturel à en parler, sans aucune forme d'explication, qu'on a tôt fait de se demander si on n'a pas loupé un épisode ! Non-non, c'est normal, il a fallu faire des coupes... hélas on ne sort pas tellement de cette façon de fonctionner jusqu'à la fin du pilote. On comprend évidemment un certain nombre de choses sans se faire tenir la main, et il est évident que certaines explications/révélations appartiennent aux épisodes à venir, mais Firefly reste le type-même de pilote qui aurait supporté de prendre un peu plus son temps.

Quand je pense qu'après avoir boulotté la série lors de sa diffusion sur Serieclub, je ne me suis même pas donné la peine de regarder le film... faudra quand même que je me bouge un jour.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Firefly de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:02 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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