ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

16-04-11

D'façon j'aime pas les surprises

Avec la saison japonaise sur le pas de notre porte (plusieurs dorama ont déjà commencé, beaucoup ont prévus de faire de même dans les prochains jours), il était plus que temps que je vous glisse un mot sur les séries les plus attendues de la saison, parce que d'abord c'est la tradition, et parce qu'ensuite, cette saison, ce classement fait plaisir à voir.

Jugez plutôt :

1 - JIN (saison 2)
2 - BOSS (saison 2)
3 - Hagane no Onna (saison 2)
4 - Rebound
5 - Shiawase ni Narou yo
6 - Umareru
7 - Koukousei Restaurant
8 - Majisuka Gakuen (saison 2)
9 - Inu wo Kau to iu Koto
10 - Good Life

Bon alors, je vous l'accorde, ce classement n'est pas 100% le mien, c'est clair, on en est même loin... mais regardez-moi ce trio de tête !
J'ai l'air surprise ? Ah, c'est une erreur : je voulais simplement montrer que je suis ravie. Mais naturellement, l'impatience des spectateurs nippons autour des retours de JIN ou BOSS n'a rien de surprenante. Rappelons que pour JIN, ce sont les spectateurs eux-mêmes qui l'ont réclamée ! Ah, c'est pas cette saison qu'on va se plaindre de l'invasion des séries renouvelées, ça vous pouvez me croire...

JINisback
Quand même, ça met du baume au coeur. Ah, si seulement il existait un endroit où suivre ensuite les audiences de ces séries !
Restez à l'affût...

Posté par ladyteruki à 08:31 - Dorama Chick - Permalien [#]

01-04-11

C'est pas une petite catastrophe qui va nous arrêter...

Aux Etats-Unis, une malheureuse petite grève de scénaristes est capable de mettre à mal toute l'industrie pendant un ou deux ans, minimum. Bande d'amateurs ! En dépit de plusieurs centaines de séismes et répliques de séismes, d'un tsunami et d'une menace nucléaire, la télévision japonaise ne s'est pas arrêtée, ou presque pas ! J'exagère, mais à peine. La meilleure preuve, c'est le nombre de séries nippones prêtes à démarrer en ce mois d'avril...

Allez, on est partis pour un tour d'horizon de ce que la saison printannière japonaise nous réserve. Pourvu que ce soit meilleur que l'hiver, quand même. Mais, au pire, les Japonais ont une bonne excuse, EUX.

En quotidienne


-  Ohisama (NHK)
L'histoire : Une jeune femme qui a survécu à la Seconde Guerre Mondiale, et fait preuve d'un incroyable optimisme, construit lentement sa vie et devient institutrice.
L'avis : Ca fait des mois et des mois que ce asadora est prévu, mais vu les circonstances je sens que c'est un peu un coup de poker de lancer une telle série. A surveiller.
>  Du lundi au samedi à 8h depuis le 28 Mars

Lundi


- Hanchou - saison 4 (TBS)
L'histoire : On imagine mal TBS tuer la poule aux oeufs d'or ! La série policière/dramatique (mais si, souvenez vous !) entame donc sa quatrième saison...
L'avis : ...et à part pour ajouter le générique à ma collection, c'est même pas la peine d'y penser.
>  Le lundi à 20h à partir du 11 Avril

- Shiawase ni Narou yo (Fuji TV)
L'histoire : Un entremetteur professionnel tombe amoureux de sa magnifique et mystérieuse cliente alors qu'il est supposé lui dénicher un mari potentiel.
L'avis : Oh bah ça alors, un triangle amoureux dans la romance du lundi soir de Fuji TV, tu parles d'une surprise.
>  Le lundi à 21h à partir d'Avril

Mardi


-  Namae wo Nakushita Megami (Fuji TV)
L'histoire : Après s'être consacrée à sa carrière, gérant son foyer de loin, une mère de famille est victime des licenciements dus à la crise économique et devient brutalement femme au foyer. Sous la pression des parents d'élèves autour d'elle, elle tente de se fondre dans la masse et finit par pousser son fils à entrer dans la course aux concours d'entrée dans les meilleures écoles.
L'avis : C'est typiquement le sujet qui soit peut être bon, s'il est traité avec intelligence, soit franchement navrant, si... bah, dans la majorité des cas, en fait.
>  Le mardi à 21h à partir d'Avril

-  Tantei X Kara no Chousenjou! - saison 3 (NHK)
L'histoire : Un enquêteur tente de résoudre des crimes.
L'avis : Là comme ça, ça a pas l'air sexy. Et ça ne l'est pas. Mais l'originalité, c'est que la série est interactive et que les spectateurs peuvent suggérer des suspects. Les deux premières saisons datent de 2009.
>  Le mardi à 22h depuis le 22 Mars dernier

-  Madonna Verde (NHK)
L'histoire : Une femme accepte de devenir la mère porteuse du bébé de sa fille, une trentenaire devenue stérile suite à une maladie. Malheureusement, le secret est difficile à garder...
L'avis : On sait qu'on peut compter sur NHK pour parler de sujets pas franchement glamour, et ça fait plaisir. Espérons simplement que le traitement sera à la hauteur sans nous faire sombrer dans le sommeil.
>  Le mardi à 22h à partir du 12 Avril

-  Good Life (Fuji TV)
L'histoire : Un journaliste carriériste pense que sa vie familiale est sous contrôle, jusqu'à ce que sa femme décide de le quitter. Il se retrouve seul avec son fils et, alors qu'il pense pouvoir gérer la chose, apprend que le petit a une leucémie.
L'avis : Du pathos, yen a un peu plus, je vous le laisse ? Je crois que le seul truc que pourrait inventer Good Life pour être encore plus larmoyant, c'est si un chaton pouvait mourir dans les bras du gamin. Un soir où il pleut, si possible.
>  Le mardi à 22h à partir du 19 Avril

-  Muscle Girl (TBS)
L'histoire : Héritant du club de lutte féminine familial, une jeune femme découvre que l'affaire périclite. Mais le club a peut-être une chance de survivre grâce à l'arrivée d'un lutteur coréen...
L'avis : Des fois j'écris des pitches et j'en crois pas mes propres yeux.
>  Le mardi à 00h55 à partir du 19 Avril

Mercredi


-  Iryuu Sousa (TBS)
L'histoire : Deux jeunes inspeteurs sont nouvellement mutés au sein d'une équipe d'experts légistes.
L'avis : Bruckheimer aurait-il franchisé les CSI jusqu'à Tokyo ? Réponse à la mi-avril.
>  Le mercredi à 21h à partir du 13 Avril

-  Kazoku Hotei (TV Asahi)
L'histoire : Apparemment il s'agirait d'une série judiciaire se tenant dans un tribunal familial.
L'avis : Je vois pas trop d'infos sur cette série à l'heure actuelle, donc j'ai pas trop les détails.
>  Le mercredi à 22h à partir du 27 Avril

-  Rebound (NTV)
L'histoire : La fille de deux restaurateurs, ayant abusé des bonnes choses dans son enfance, s'est astreinte à un régime draconnien où les pâtisseries, notamment, sont interdites. Elle devient donc svelte et éditrice d'un magazine de mode. Manque de chance, son métier lui fait rencontrer l'un des plus grands pâtissiers du pays, et elle replonge dans le glucose.
L'avis : C'est un peu comme si NTV avait commandé un Rude Awakening politiquement correct. Je prefère le voir comme ça, disons. En fait non, je suis pas sûre de vouloir le voir tout court.
>  Le mercredi à 22h à partir d'Avril

Jeudi


-  Omiyasan - saison 8 (TV Asahi)
L'histoire : Policier implacable, blah blah blah, enquêtes insolubles, gna gna gna...
L'avis : Qui n'a pas eu sa dose de poulet ?
>  Le jeudi à 20h à partir du 28 Avril

-  Hagane no Onna - saison 2 (TV Asahi)
L'histoire : Les difficultés professionnelles et personnelles d'une enseignante confrontée à un cas difficile au sein de sa classe.
L'avis : Ce qui signifie que, oui, on pourra voir Michiko Kichise dans deux séries l'une à la suite de l'autre le jeudi (mais pas sur la même chaîne), because attention les yeux, vlà Fuji TV...
>  Le jeudi à 21h à partir du 21 Avril

-  BOSS - saison 2 (Fuji TV)
L'histoire : Alors qu'on pensait le département dissous, l'équipe de bras cassés d'Eriko Osawa revient pour de nouvelles enquêtes.
L'avis : Hiiiiiiiii ! Ils sont de retour ! Pardon, je, euh... pardon. Nan mais comprenez-moi. Il y a de quoi.
>  Le jeudi à 22h à partir du 14 Avril

-  Shitsuren Hoken (NTV)
L'histoire : Professeur le jour, et expert en assurances la nuit. Mais pas n'importe quelle assurance : pour 1 million de yen, les clients que notre expert audite s'assurent contre la peine de coeur.
L'avis : Bon, je vais pas tirer à vue sur ce pitch... original, alors que d'un autre côté je condamne les fournées de flicaille qu'on nous sert, ce serait de mauvaise foi.
>  Le jeudi à 23h58 à partir du 7 Avril

Vendredi


-  Umareru (TBS)
L'histoire : L'aînée d'une famille de 4 enfants doit revoir sa vision de la famille lorsque leur cinquantenaire de mère tombe enceinte, et que cette nouvelle réveille de vieux secrets de famille.
L'avis : Ca doit être la version japonaise de la mode du cougar, je suppose, ces cinquantenaires qui tombent enceintes. Faut voir ce que ça peut donner, il y aura bien au moins une de ces séries pour atteindre son objectif...
>  Le vendredi à 22h à partir du 7 Avril

- Inu wo Kau to Iu Koto (TV Asahi)
L'histoire : Ou comment une famille déchirée par les problèmes de chômage, d'argent et de rêves abandonnés, retrouve progressivement la foi lorsque l'un des enfants recueille un chien perdu.
L'avis : Autant ça peut être sirupeux au point d'être déconseillé par l'Union française pour la santé bucco-dentaire, autant ça peut aussi être une petite production humble et tendre. C'est un peu le coup de poker.
>  Le vendredi à 23h15 à partir d'Avril

- Shima Shima (TBS)
L'histoire : Suite à un divorce difficile, une femme frappée d'insomnie a l'idée de mettre en place un service d'escort, où de beaux jeunes hommes viennent tenir compagnie à des femmes pour qu'elles s'endorment. Au contact de leurs clientes, ces hommes vont progressivement mieux comprendre les femmes en général, voire eux-mêmes...
L'avis : Une idée aussi tordue que touchante. Mais non je dis pas ça parce que je suis insomniaque de nature. Chut, taisez-vous.
>  Le vendredi à 00h35 à partir du 22 Avril

Samedi


- Shinsengumi Keppuroku (NHK)
L'histoire : L'arrivée des navires occidentaux au Japon, après 300 ans de fermeture, commence à transformer la société nippone traditionnelle. Mais un groupe de combattants reste fidèle au shogun...
L'avis : Un joli ptit remake d'une série qui date de... 1998. Ah bah ça valait vraiment le coup, tiens.
>  Le samedi à 18h45 à partir du 3 Avril

- Koukousei Restaurant (NTV)
L'histoire : Un chef expérimenté s'essaye pour la première fois à la pédagogie, alors qu'il forme pour des étudiants dans une école de cuisine locale.
L'avis : Oh moi vous savez hein, dés qu'une série parle de bouffe, je l'aime. C'est pour ainsi dire mathématique.
>  Le samedi à 21h à partir du 23 Avril

Dimanche


- JIN - saison 2 (TBS)
L'histoire : Le docteur Jin Minakata est de retour dans une nouvelle saison faite de médecine et de voyage dans le temps.
L'avis : Enfin, nous y voilà ! La deuxième saison d'une des séries les plus sympas de ces dernières années (et avec un final à la con ; rapport ou coincidence ?) débarque enfin sur les écrans nippons.
>  Le dimanche à 21h à partir du 17 Avril

- Marumo no Okite (Fuji TV)
L'histoire : Un quarantenaire, célibataire endurci, prend en charge les deux enfants de ses amis lorsque ces derniers décèdent. Mais plus que ces nouvelles responsabilités, il doit faire face au chien de la famille, un Schnauzer... qui parle ! Et qui lui fait savoir quand il s'y prend mal pour éduquer les deux enfants...
L'avis : Ha ha ha, et ils ont programmé ce truc à la Wilfred face à JIN ! Les fous.
>  Le dimanche à 21h à partir d'Avril

-  CO Ishoku Coordinator (WOWOW)
L'histoire : Le combat de deux responsables médicaux chargés d'organiser les transplantations, confrontés aux demandes des familles et aux complications imposées par une loi qui limite leur champs d'action.
L'avis : C'est du sujet tel qu'on l'attend d'une série de WOWOW, du solide, de l'intelligent, avec une pointe de questionnement sur la politique et la société. Donc évidemment ça sera sous-titré dans 6 mois, si on a de la chance.
>  Le dimanche à 22h depuis le 27 Mars

-  Asuko March! (WOWOW)
L'histoire : Après avoir raté ses examens d'entrée dans les meilleures écoles, une jeune lycéenne atterrit dans un établissement technique, où il n'y a que 3 filles dans tout l'établissement, et où elle est la seule fille de sa classe. Parviendra-t-elle à s'intégrer ?
L'avis : Zavez qu'à voir, je savais même pas qu'il y avait des lycées techniques (ou équivalents) au Japon. Encore une opportunité d'en apprendre plus sur le système scolaire nippon, même si très franchement, l'attrait du pitch ne va pas au-delà ce menu détail.
>  Le dimanche à 23h à partir du 24 Avril

Naturellement, Gou poursuit également sa diffusion avec un deuxième volet (sur quatre), le dimanche soir sur la NHK.
A ma connaissance, la seule série à avoir douillé en cette rentrée printannière est la deuxième saison de Challenged, qui devait commencer fin mars et s'est vue reporter aux calendes grecques, cependant j'ignore en fait si ça date du séisme ou d'avant, je manque d'infos. En même temps, Challenged était quand même franchement dispensable, alors c'est pas tragique. Franchement, un instit aveugle... nan mais ça va quoi, Good Life va nous offrir tout ce qu'il faut de ce côté-là de toute façon.

Bon, mais parlons plutôt de ce qui compte vraiment...

BOSS_leretour
Donc ! Outre le retour de la vengeance pour quelques grosses pointures comme BOSS et JIN (la vache, c'est du lourd !), on assiste quand même à de jolies petites nouveautés, notamment grâce à la NHK et WOWOW qui ne déméritent pas et restent fidèles à leur réputation. Franchement, ça me fait bien plus envie que la saison du trimestre précédent, tout ça.
En ce qui me concerne, sont à garder à l'oeil : Madonna Verde, Namae wo Nakushita Megami et CO Ishoku Coordinator, et, dans une moindre mesure, Umareru, Shima Shima (avec une grosse appréhension cependant) et Koukousei Restaurant. Plus peut-être quelques autres pilotes si je suis de bonne humeur et que les sous-titres suivent.

Ah, ça requinque de savoir qu'il va y avoir deux ou trois bonnes choses à se mettre sous la dent...

 

Posté par ladyteruki à 00:12 - Dorama Chick - Permalien [#]

11-10-10

Une histoire de série policière sans intrigue policière...

Ah. Voilà ENFIN un avantage à ma cure d'amaigrissement hadopienne : forcée de fouiller dans mes cagoules, je me retrouve à regarder des épisodes depuis trop longtemps reportés. A l'instar de Hanchou, dont je vous parle depuis je ne sais combien de temps, et que j'avais pris le soin de cagouler et d'oublier quasi-simultanément pour cause d'allergie au poulet... Bon, bah ça y est, c'est fait, j'ai vu le pilote. De la première saison et tout. Ah ouais nan mais, l'air de rien, on en trouve des choses dans ces cagoules !

Hanchou_Pilot

Bon alors, vu l'intro de ce post, vous vous doutez que ce n'est pas non plus l'admiration qui domine. Déjà parce que Hanchou est super classique, dans son genre : plus basique pour une série policière japonaise, je ne vois pas. Il y a tous les éléments de base, tout ce qui en fait un produit grand public. C'est un peu Les Experts de la télévision policière (le côté scientifique en moins). L'équipe d'enquêteurs avec la psycho-rigide, le gentil petit gars (certainement un petit nouveau, en tous cas le plus jeune), le comic relief... et bien-sûr le chef qui est toujours à mi-chemin entre l'humour et le sérieux, ce mélange parfait de professionnalisme et de clownerie légère qui n'existe vraiment que dans les séries japonaises.
C'est un peu lassant parce que ça donne un peu l'impression d'avoir déjà vu cent fois ce cocktail, les personnages ne brillant pas par leur originalité (bien au contraire), l'enquête n'étant pas plus captivante non plus...

...En tous cas c'est vrai sur la forme. Mais dans ce pilote, il y a tout de même quelque chose qui ressort et qui impressionne le spectateur : l'un des portraits, celui d'une suspecte. Et je soupçonne que, si l'enquête est si banale, limite chiante, c'est parce que peut-être, juste peut-être, ce n'est pas le but du jeu que de jouer les bons policiers qui cherchent à démasquer leur coupable. En fait plus j'y pense et moins ça semble être l'objectif de Hanchou.

L'épisode est pourtant construit comme un wudunit, avec une séquence typique montrant le crime, c'est-à-dire la victime tombant à terre, laissant choir son sac à main, dans lequel quelqu'un se saisit quelques secondes plus tard, furtivement, du portefeuille, bien que la femme reste allongée au sol avec tous ses bijoux. Vol qui a mal tourné ? I think not.
Il ne faut pas longtemps à Hanchou pour nous présenter son coupable désigné : une vieille dame dangereusement armée d'un mégaphone qui hurle depuis sa fenêtre des rappels polis à sa voisine sur la nécessité de se réveiller ou sortir les poubelles pendant des heures... la voisine étant la victime. Son comportement d'emmerdeuse patentée (mais polie !) fait d'elle une cible évidente pour quiconque cherche un "méchant" dans le voisinage. Et justement, c'est le cas : la voisine au haut-parleur est immédiatement interrogée et suspectée par la police, car si elle faisait preuve d'autant d'agressivité passive, elle est forcément coupable.

Naturellement, notre hanchou (le chef de section, si vous voulez) a un doute. Et la suite va consister en une observation, un peu futile en apparence et carrément lourde dans son déroulement, de ce personnage et ses troubles. Notre vieille voisine grincheuse est en fait totalement brisée par la solitude ; chaque dialogue, chaque interrogatoire s'emploie à explorer sa souffrance, ses regrets, son amertume, sa lassitude. De ce côté-là, le pilote de Hanchou est incroyablement touchant, et s'attaque à un sujet d'autant plus sensible dans un Japon vieillissant mais à la jeunesse de plus en plus individualiste. Notre voisine antipathique se transforme sous nos yeux en victime ordinaire de la vie. J'ai aimé que, lorsqu'on évoque le cas de son fils qui ne vient plus la voir, on ne cherche pas à nous sortir une justification : ils sont fâchés, il ne vient plus, voilà tout. Pas d'angélisme, pas de scénario à dormir debout, les faits juste les faits : elle est seule. Ce n'est ni sa faute ni celle de son fils, ou un peu des deux : les lignes sont troubles et c'est tant mieux. Lorsqu'elle évoque l'homme avec lequel elle a vécu, un bon rien qui a vécu a ses crochets sans se cacher de n'être là que pour l'argent, et qui est mort d'un cancer en lui demandant simplement d'être là pour lui (cruauté suprême !), elle est parfaitement lucide sur l'accord tacite de cette relation, là encore, pas d'utopique aveuglement. C'est ce qui rend le portrait, tout en détails, d'autant plus déchirant. Le désespoir est à son comble lorsqu'elle supplie (et je ne dis pas demande, non, elle supplie quasiment à genoux) d'être envoyée dans le couloir de la mort pour que tout ça s'arrête.
Sur cet angle-là, Hanchou est incroyablement fort. Ce n'est donc pas tant une série policière au sens strict du terme, qu'une série dramatique utilisant des enquêtes comme prétexte à étudier la société japonaise, une personne à la fois. C'est ce que j'aime dans Law & Order SVU par exemple. A priori ce serait donc un bon point.

Mais la forme est épuisante. Et ça, c'est vraiment difficilement surmontable. Je me désintéresse totalement des personnes qui travaillent dans l'équipe, à vrai dire je n'ai même aucun intérêt pour le hanchou qui est du genre "personnage principal omniscient à l'humour discret", fréquent dans les séries japonaises et surtout les policières, et qui m'exaspère. Il y a aussi une galerie de personnages secondaires qui viennent juste rallonger la durée de l'épisode (le chef du hanchou, son ami dans un autre service, la jolie journaliste...), qui ont dix secondes de présence dans l'épisode, et surtout, zéro utilité. C'est contractuel, et c'est chiant de voir la série presque se forcer à ces petits instants légers pour ne pas perdre la majeure partie de son public. J'ignore si la concession est consciente, mais elle est atroce à regarder parce qu'elle gâche absolument tous les bons points de l'épisode.

Alors forcément, sur la question de la forme, je préfère BOSS. Et du coup je la recommanderais plus facilement à des personnes peu ou pas habituées aux séries japonaises, bien plus que Hanchou qui est vraiment un produit taillé pour un public nippon et relativement peu regardant. La série n'est pas mauvaise, mais elle n'est pas bonne non plus. C'est son drame à elle.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hanchou de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:43 - Dorama Chick - Permalien [#]

28-08-10

Oui-oui, ça va, moi aussi j'ai vu Dr House

GMOdoreDoctor

TBS n'a pas réussi à obtenir les droits de Dr House (ravis par NTV) et on sent que ça frustre beaucoup la chaîne, parce qu'elle a tout simplement décidé de sortir sa propre version de la série.
Je caricature mais, oh, à peine. Vraiment, si peu.

Alors bien-sûr, il ne s'agit pas tant d'une copie conforme que d'une démarche destinée à nipponiser la série.
Jugez par vous-mêmes : la musique, la dynamique, les dialogues, les personnages... pas la peine de chercher bien loin pour trouver là la marque des dorama du même genre. Mais au final, même si l'on n'assiste pas à un diagnostic différentiel, avec liste des symptômes sur le tableau et tout, et que les personnages sont différents, on tombe quand même pas loin de ce que la fameuse série américaine peut proposer.

C'est exactement le genre de séries que j'ai envie de recommander à ceux qui ne connaissent pas les séries japonaises, et à la fois d'ardemment déconseiller.
Exactement pour les raisons évoquées ci-dessus.

Parce que si, sur un plan médical, on est effectivement dans un pur Dr House-like (avec l'apparemment inévitable structure en "j'ai le diagnostic ! / mais c'est pas le bon / ah si ça y est / mais les tests le contredisent / enfin la bonne solution !"), en revanche, le ton et le personnage principal sont des clichés ambulants de ce que la fiction japonaise ne fait pas, vraiment pas, de mieux.

Parce que figurez-vous que le Gregory House japonais est en fait... un danseur. Oui, la médecine de haut niveau, c'était son plan de secours. Donc au lieu d'avaler des comprimés, il danse. Non je déconne pas, est-ce que je me suis déjà moquée de vous ? Il danse. Et par-dessus le marché, notre danseur est entouré de bras cassés (à côté, les mecs de BOSS sont des génies), ce qui fait qu'il est en plus le seul à avoir une quelconque valeur pour faire avancer l'intrigue médicale. Comme beaucoup de personnages centraux de séries japonaises "légères" (je n'ose utiliser le terme "comique" tant il est difficile de déterminer si c'est volontaire), il est de surcroît épouvantablement surjoué, et le scénario comme la réalisation en font des tonnes.
Non, vous conseiller GM ~Odore Doctor, c'est inconcevable dans ces conditions.

D'façon ça fait des posts et des posts que j'essaye de vous parler du haut du panier nippon, de sortir des stéréotypes sur la fiction japonaise et de vous montrer qu'on y trouve des perles, alors c'est pas pour recommander cette plaisanterie.
En fait, à choisir, je ne me la recommanderais même pas à moi-même ! Mais bon, le mal est fait...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche GM ~ Odore Doctor de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 10:43 - Dorama Chick - Permalien [#]

06-08-10

En barres !

Depuis le premier jour, du moment où j'ai lu la première news sur la série, j'ai su que je voudrais regarder GOLD.
Oh, ça a commencé pour des raisons médiocres, ça je vous l'accorde, puisqu'au commencement était mon attachement à Yuuki Amami, une des trois ou peut-être quatre actrices asiatiques que je suis réellement contente de retrouver à l'écran, les autres font ce qu'elles veulent, ça me laisse de marbre (il faut dire qu'à la base je suis peu attachée aux acteurs, ils vivent leur vie, je ne suis pas leur carrière de bien près... en Occident ça ne concerne pas tellement plus de monde qu'au Japon, il faut bien le dire ; 80% de mon énergie en la matière étant dédiée à Lee Pace, qui m'impressionne ou du moins, m'impressionnait jusqu'à ce qu'il soit question qu'il intègre le cast de Twilight en tant que vampire à paillettes, ce qui forcément ne m'impressionne plus du tout, voire même me plonge dans un état de dépression avancé, mais bref, je m'égare, d'façon c'est pas encore signé c't'affaire, il reste de l'espoir).
J'en étais où ? Oui, Yuuki Amami. Je peux vous composer un sonnet épique sur Yuuki Amami, franchement. J'adOOOre Yuuki Amami. C'est mon idole. Pas tout-à-fait, mais vous me comprenez. Donc quand on m'annonce une série avec Yuuki Amami, je signe un chèque en blanc, je n'ai jamais été déçue, et si vous en doutez, je vous invite à suivre les tags, allez, au pif, pour BOSS, Around 40 ou Enka no Joou, c'est de l'or en barre et en plus vous devriez trouver les génériques dans la foulée, comme ça vous n'aurez pas fait cette épuisante manœuvre pour rien.

Mais le temps passant, et après avoir digéré le fait qu'après m'être tapée une série policière à cause de Yuuki Amami (mais je n'ai aucun regret, BOSS était très sympa) j'allais également me farcir une série sportive, j'ai réalisé que GOLD possédait un énorme potentiel. Ce post avait mal commencé, mais vous allez voir qu'il mène quelque part, en effet, puisque voici mon post sur le pilote de GOLD !

GOLDenbarre

La bonne nouvelle c'est que naturellement, GOLD est bien plus qu'une série sportive, c'est une série qui utilise le sport comme élément de son intrigue, et c'est sensiblement différent.
Quel est donc, dans ce cas, allez-vous me demander, le sujet de GOLD ?

L'eugénisme.

A la louche, les 20 premières minutes du pilote sont consacrées à poser des constats sociologiques, et exposer les conclusions qu'en tire le personnage principal, l'altière Yuuri Saotome (interprétée par la non moins altière Yuuki Amami). Et c'est là que le sujet est incroyablement plus poussé qu'on ne l'imaginerait de prime abord en lisant que Mme Saotome veut que ses enfants obtiennent une médaille d'or aux prochains Jeux Olympiques.
En fait, au départ, je vous l'avoue, je m'étais dit que côté timing, GOLD tombait un peu mal : d'ordinaire, quand on veut qu'une série capitalise sur l'enthousiasme des dits Jeux Olympiques, on s'arrange pour que la série en question soit diffusée juste avant ou pendant les JO, or, là, GOLD est carrément hors saison. Eh bien ça s'inscrit totalement dans la démarche de la série, puisqu'on ne veut pas juste parler de l'engouement pour le sport, mais bien de l'effort fait bien en amont pour y parvenir.

Alors voilà ce qui se passe : ces 20 premières minutes sont constituées de plusieurs monologues sur l'éducation. Un constat qui fait frémir par ce qu'il sous-entend de rigueur et d'éducation "à l'ancienne" où l'affectif n'a qu'une place modérée et où ce qui compte, c'est de pousser l'enfant à devenir un être qui participe à la société, qui lui est utile et qui lui permet de fonctionner. Je vois des (futurs-)parents dans le fond qui froncent les sourcils, je vous rassure, ça ne fait pas l'unanimité dans la série non plus. Force est tous cas de constater que le mode de pensée dominant derrière les choix éducatifs de Yuuri est celui-là : il faut entrainer les enfants très jeunes à être de bons éléments de la société, leur inculquer les fondements très tôt et ne pas se laisser ramollir par les bons sentiments ou l'éventualité que l'enfant soit fragile. Elle a effectivement éduqué ses enfants comme ça, simplement elle, c'est dans le sport. Et ceux qui ne veulent pas éduquer leurs enfants pour en faire des rouages fluides de la société, eh bien ils sont en train d'éduquer de futurs ratés ou même de futurs criminels.
Oui le propos est outrancier, et je soupçonne qu'il le soit aussi pour une société conservatrice comme celle du Japon. Il va d'ailleurs être nuancé par la suite.

C'est donc principalement de l'eugénisme par l'éducation que propose Yuuri Saotome, thèse qui sera accréditée par un dialogue avec un homme important à bien des égards, un peu plus tard, qui confirme qu'effectivement, il faut éduquer pour viser l'excellence, et ne pas éduquer en prenant en compte les plus faibles du lot. Le propos est dur, et violent, c'est surtout une condamnation sans appel de la politique publique d'éducation de la dernière décennie (au moins) pendant laquelle on a vu fleurir des monster children, et des monster parents soumis au bon vouloir de leur progéniture. En filigrane, ce qui se dit est cinglant.

GOLD sera donc avant tout, plus qu'une histoire de médailles, ou même une histoire d'excellence, une histoire d'éducation. On le sent bien lorsque Yuuri est face à son propre père : elle-même ne fait déjà que reproduire un schéma qui lui a été inculqué, selon lequel il n'y a de place que pour l'excellence, quel que soit le prix.

Et justement, ce qui fait tout l'intérêt de GOLD, et évite à la série d'être juste un amas puant de glorifications du "bon Japonais" travailleur et intégré à la société, c'est quand même bien que la série étudie aussi le prix à payer. De toute évidence, l'addition est élevée pour les enfants de Yuuri.
L'aîné, Kou, est docile et se plie aux règles, travaille avec acharnement, quitte à ce que sa vie personnelle soit gâchée ; Ren, le second fils, se voit destiné au même chemin ; Akira, la fille, sacrifie tout sur l'autel de son ambition, et en plus pour les mauvaises raisons. Quant au plus jeune, Tomo, sa santé fragile fait de lui à la fois un privilégié et un exclu. Tous voient bien qu'ils passent à côté de quelque chose, et ils font le sacrifice sciemment. Du moins, jusqu'à ce que Ren jette l'éponge, devenant immédiatement un paria, et soit envoyé vivre avec son père.

Parce que oui, il est où le père des enfants ? Eh bien, c'est un pauvre type, un raté de la pire espèce et, aux yeux de Yuuri, un modèle de ce qu'il ne faut pas faire, elle ne le garde dans l'entourage des enfants quasiment que pour ça. En effet, ils sont séparés, mais pour des raisons entre autres d'image publique, Yuuri ne divorce pas. C'est quand il est fait mention dudit père qu'on comprend que l'eugénisme pourrait avoir commencé bien avant l'éducation : lui aussi sportif de haut niveau, il avait obtenu une médaille d'or et affirme (à ce stade je ne sais pas si on peut le croire) que Yuuri ne l'a épousé que pour ça, pour faire de vaillants petits sportifs avec ses gènes. Je ne suis pas convaincue mais ça s'inscrit en tous cas dans le discours général.

Mais justement, le prix à payer, c'est ça aussi : Yuuri qui est une femme absolument meurtrie au dernier degré (et Amami lui donne très rapidement beaucoup de relief). Son mari est un bon à rien méprisé par tous (mais à un moment, elle semble quand même avoir un minimum de respect pour lui, ce qui me fait dire que cette histoire de gènes n'est quand même pas l'absolue vérité), et surtout, son défunt grand frère est celui qui lui a volé sa vie. C'était lui qui aurait dû prendre la tête de l'empire Saotome, et non elle. C'était lui le sportif de haut niveau. Mais il est mort (les circonstances de sa mort sont encore floues à ce stade pour moi), et la voilà à faire des enfants et à les entrainer pour devenir des champions... quelque part, Yuuri est victime du système auquel elle participe à présent. Elle refuse même de vivre sa vie de femme tant qu'au moins un des enfants n'aura pas ramené une médaille... c'est de la folie furieuse, et on n'est pas loin d'être d'accord quand Ren parle de lavage de cerveau et d'endoctrinement.

Les sujets abordés par GOLD sont donc foisonnants, et... on en est qu'au stade du pilote !

Mais GOLD n'oublie pas pour autant qu'elle est diffusée sur une grande chaîne. On n'est pas sur WOWOW, ni même sur la NHK. Alors, pour ne pas perdre de vue ses racines, la série mise aussi sur un rythme et un format typiques, avec des moments de comédie, un chouilla de romance et un personnage innocent comme l'agneau qui vient de naître pour nous permettre d'entrer dans cet univers. En cela, GOLD parvient à la fois à matérialiser les attentes d'un public exigeant, et de plaire potentiellement à quiconque aime bien ne pas être trop bouleversé dans ses habitudes.

Mélange détonnant s'il en est, GOLD est, pour le moment mais c'est bien parti pour durer, mon coup de cœur de la saison. Je le savais avant de poser les yeux dessus, je le devinais en voyant le générique, maintenant c'est sûr, on tient une perle.

Reste à voir comment la série fera l'affront à son public de s'achever avant les Jeux Olympiques. Plusieurs possibilités : soit on va épuiser le sujet dans les trois mois, soit on va jouer avec les flash forwards, soit on va tout simplement nous préparer à l'idée qu'une suite pourrait être proposée en 2012. Dans tous les cas, ce sera résolument quelque chose à suivre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche GOLD de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:54 - Dorama Chick - Permalien [#]


25-07-10

[DL] GOLD

Nan mais ça va, je tiens bon. J'ai juste une terrible envie de regarder GOLD, mais à part ça, ça va. Les sous-titres vont forcément sortir à un moment, pas vrai ? Donc voilà, j'attends. Et ça me rend pas du tout nerveuse, absolument pas ! Je ne passe pas quinze fois par jour devant le pilote que j'ai cagoulé en me disant que je pourrais essayer de voir si je comprends sans les sous-titres, pour finalement me raviser et attendre. Et je n'ai pas passé tout le pilote en vitesse rapide tout en fermant les yeux pour parvenir au générique. Mais non.

GOLD
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

En plus, ce générique confirme mes espoirs sur l'intérêt de GOLD, et sur sa thématique de la mère exigeante qui attend trop de ses enfants ; il y a toute une enfilade de scènes que je trouve potentiellement puissantes, et qui, au milieu de toutes les autres sur la compétition et l'esprit olympique, forment un contexte solide et attirant.
Très attirant !

Pis je trouve marrant le choix de la chanson, aussi. Vous ça ne vous frappe peut-être pas, mais GOLD, série avec Yuuki Amami, a un générique interprété par Superfly. Tout comme BOSS, série avec Yuuki Amami, avait un générique interprété par Superfly ! D'accord, la chanson est ici moins percutante, mais globalement c'est quand même du bon.
Rha punaise, mais ils attendent quoi pour la sous-titrer, cette série ? Je sais bien, les audiences baissent à vue d'œil, mais c'est quand même une série avec Yuuki Amami dans le rôle principal, quoi !!!

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche GOLD de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 12:54 - Médicament générique - Permalien [#]

20-06-10

Taïaut !

Aha ! La voilà, la saison estivale nippone ! Après une saison printanière convaincante... bon, disons globalement convaincante... ça donnerait presque envie que la saison se finisse plus vite. Voui voui voui, yaura un bilan sur SeriesLive, z'inquiétez pas. Mais non, par contre il faudra encore attendre entre 10 à 15 avant le coup d'envoi de la saison. Alors, pour tuer le temps, on est partis pour le traditionnel point sur les nouveautés qui débarquent.

- Ashita no Hikari wo Tsukame (Fuji TV)
L'histoire : Une adolescente apprend que sa mère trompe son père, et tente de surmonter cette épreuve.
Observations : On ne s'attend pas vraiment à des merveilles venant d'une série quotidienne...
Du lundi au vendredi à 13h30, à partir du 5 Juillet.

- Atami no Sousakan (TV Asahi)
L'histoire : Alors qu'on pensait 4 adolescentes disparues dans un accident de bus depuis trois an, l'une d'entre elles réapparait mystérieusement. L'inspecteur Kenzou Hoshizaki se rend donc dans leur petite ville d'apparence tranquille, pour étudier ce fait nouveau dans l'affaire de leur disparition.
Observations : Chais pas, ya que moi qui ai l'impression que c'est "Shinzanmono rencontre Pretty Little Liars" ?!
Le vendredi à 23h15, à partir de Juillet.
> Fiche SL

- Chance (NHK)
L'histoire : Une femme qui avait tout perdu, aidée de ses deux meilleurs amis, se met en tête de monter une écurie et de faire participer son cheval Chance à des courses hippiques.
Observations : Je crois bien que la série sportive dans le monde hippique, c'est inédit, mais d'un autre côté je sais pas si c'est une bonne nouvelle.
Le dimanche à 21h, à partir du 28 Août.

- Doyoubi wa Living de (WOWOW)
L'histoire : Hm, euh, c't'à dire, eh bah, en fait...
Observations : Impossible d'en savoir plus quant au pitch, c'est une torture quand on connaît un tant soit peu la chaîne.
Le samedi à 12h, à partir du 3 Juillet.

- Gakepucchi no Eri (TV Asahi)
L'histoire : Ayant grandi dans une famille pauvre, où régnait la violence, on pourrait penser qu'Eri serait quelqu'un de négatif, au lieu de ça elle ne désire rien tant que devenir mangaka et se lance dans cette carrière avec enthousiasme, en dépit des nombreux inconvénients comme le manque d'argent.
Observations : Si c'est sombre et qu'on parle un peu de la vie sans le sou, c'est bien. Si c'est encore une fable sur la façon dont on peut parvenir à réaliser son rêve même quand on revient de loi, franchement c'est du gâchis, ça sert à rien.
Le vendredi à 21h, à partir du 9 Juillet.
> Fiche SL

- GM - Odore Doctor (TBS)
L'histoire : Médecin de génie, le Dr Hideo Gotou est capable de résoudre des mystères médicaux en écoutant les patients, mais aussi en étudiant leur entourage et leur environnement.
Observations : Dr House, sors de ce corps !
Le dimanche à 21h, à partir du 18 Juillet.
> Fiche SL

- GOLD (Fuji TV)
L'histoire : Une mère menant sa carrière dans le monde du sport et de la beauté a entrainé ses enfants depuis leur plus jeune âge pour qu'ils deviennent médaillés d'or en natation.
Observations : Ya du potentiel pour un truc sympa... pareil, si c'est pas une série de plus sur la façon dont on peut réaliser ses rêves (ou ceux de sa maman).
Le jeudi à 22h, à partir du 8 Juillet.
> Fiche SL

- HAMMER SESSION! (TBS)
L'histoire : Un escroc échappe à la police, et prend l'identité d'un professeur afin de se mettre au vert quelques temps. Il emploie ses techniques sur les élèves afin de les aider à affronter leurs problèmes.
Observations : Cette obsession pour les profs qui n'auraient pas dû être profs mais qui font de meilleurs profs que les profs doit cesser.
Le samedi à 20h, à partir du 10 Juillet.
> Fiche SL

- Hanchou - saison 3 (TBS)
L'histoire : La vie d'un commissariat et notamment les affaires criminelles dans un quartier animé de Tokyo.
Observations : Troisième saison en quoi ? Deux ans ? Faudrait ptet que je jette un œil quand même. J'ai le pilote, mais moi, la flicaille...
Le lundi à 20h, à partir du 5 Juillet.
> Fiche SL

- Hotaru no Hikari - saison 2 (NTV)
L'histoire : Une jeune fille qui jusque là n'a jamais eu beaucoup d'intérêt pour les relations amoureuses et vit en célibataire brouillonne commence à envisager de se marier. Mais avec qui et comment y parvenir ?
Observations : J'avais entendu parler de la série mais j'étais moyennement motivée. C'est malin, cette fois je vais vraiment devoir m'y mettre.
Le mercredi à 22h, à partir du 7 Juillet.
> Fiche SL

- Joker (Fuji TV)
L'histoire : Un policier qui a toujours été une crème devient, par un brutal changement de personnalité, un enquêteur exécrable à la moralité ambiguë.
Observations : Une façon intéressante de parler du difficile métier de policier et de ses problèmes moraux, je crains néanmoins qu'on se retrouve avec un truc moins épatant que ça n'en a l'air. Quitte ou double.
Le mardi à 21h, à partir du 13 Juillet.

- Kasouken no Onna - saison 10 (TV Asahi)
L'histoire : Les affaires d'une médecin légiste qui doit lutter contre le sexisme de sa profession.
Observations : Jamais vu. Principalement parce que j'ai pas spécialement repéré de cagoule. Mais ça me plairait bien, pis ça permettrait des comparaisons intéressantes...
Le jeudi à 20h, à partir du 8 Juillet.

- Keishichou Keizoku Sousahan (TV Asahi)
L'histoire : Manami Kishi est une enquêtrice qui, après un accident de parcours pendant lequel elle avait quasiment abandonné la police, se trouve grâce à ses compétences placée à la tête de la nouvellement créée section des affaires non-classées.
Observations : La vache, deux séries policières l'une à la suite de l'autre à partir du 22 Juillet, dont l'une est un remake de BOSS, TV Asahi se prend pour CBS ou quoi ?!
Le jeudi à 21h, à partir du 22 Juillet.
> Fiche SL

- Keishichou Sousa Ikka 9 Gakkari - saison 5 (TV Asahi)
L'histoire : Des enquêtes policières, un enquêteur atypique, une équipe gnagnagna...
Observations : On connait la chanson.
Le mercredi à 21h, à partir du 30 Juin.
> Fiche SL

- Mioka (NTV)
L'histoire : Un jeune étudiant tombe amoureux d'une jeune fille extravertie, mais atteinte d'une maladie dégénérative.
Observations : Ah tiens, des gens qui mettent une saison à mourir, ça faisait longtemps.
Le samedi à 21h, à partir du 10 Juillet.
> Fiche SL

- Moteki (TV Tokyo)
L'histoire : "Moteki" est un terme désignant une période pendant laquelle on est brusquement attirant pour plein de monde. C'est la phase que s'apprête à vivre un jeune étudiant qui jusque là n'avait pas eu de chance en amour.
Observations : Gloire à TV Tokyo pour ses séries coquines ! Avouez, ça nous change des flics, non ?
Le vendredi à 00h15, à partir du 16 Juillet.

- Moyashimon (Fuji TV)
L'histoire : Un jeune homme qui a le pouvoir étrange de communiquer avec les bactéries commence ses études d'ingénieur agronome.
Observations : Le mec a "le pouvoir étrange de communiquer avec les bactéries", tout est dit.
Le jeudi à 00h45, à partir du 8 Juillet.
> Fiche SL

- Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku (Fuji TV)
L'histoire : Le fils d'un acteur, lui-même acteur de seconde zone vivant très mal cette filiation, tombe amoureux d'une mystérieuse inconnue.
Observations : Ah bordel, pourtant ça commençait bien.
Le lundi à 21h, à partir de Juillet.
> Fiche SL

- Nihonjin no Shiranai Nihongo (NTV)
L'histoire : Vendeuse dotée d'un grand sens de la mode, une jeune femme a toujours rêvé d'enseigner et commence à donner des cours de Japonais à des étrangers.
Observations : Ami gaijin, prépare-toi, le portrait de l'étudiant Occidental risque de ne pas être triste !
Le jeudi à 00h, à partir du 15 Juillet.

- Tenshi no Wakemae (NHK)
L'histoire : Lorsque son fiancé s'enfuit avec ses économies, une jeune femme se retrouve sans rien mais réalise qu'elle a l'opportunité de changer sa vie.
Observations : J'ai failli être médisante, mais on nous promet qu'il y aura beaucoup de bouffe, alors euh... bon, on verra !
Le jeudi à 22h, à partir du 6 Juillet.
> Fiche SL

- Tetsu no Hone (NHK)
L'histoire : L'employé d'une compagnie de construction est impliqué dans des marchés truqués, mais lorsqu'il apprend que cette pratique a un lien avec la mort de son père, il se retrouve face à un dilemme : tout faire pour la survie de sa boîte, ou faire passer la Justice d'abord ?
Observations : NHK, je crois en toi, même avec un acteur pourri dans le rôle principal (Teppei Koike). Punaise, ça pourrait aussi bien être un pitch de WOWOW, ce truc.
Le samedi à 21h, à partir du 3 Juillet.
> Fiche SL

- Tofu Shimai (WOWOW)
L'histoire : Des triplées aux caractères très différents partagent le même appartement ; leur quiétude est bientôt troublée par un inconnu qui les observait jusque là dans l'ombre.
Observations : Pour être honnête, je ne suis pas sûre de ce pitch ; des fois on lit que la série porte sur le quotidien des sœurs, des fois qu'il va y avoir un bouleversement par cet homme... Pour une mini-série de 5 épisodes, les deux semblent bizarres. Dans tous les cas, les trois sœurs sont interprétées par la même actrice qui joue sur des registres différents (une version normale, une de type documentaire, l'autre animée), l'expérimentation doit valoir le coup d'œil.
Le samedi à 00h, à partir du 31 Juillet.
> Fiche SL

- Toubou Bengoshi (Fuji TV)
L'histoire : Un avocat est accusé de plusieurs graves délits, et prend la fuite. Sur son chemin, il utilise ses compétences en droit pour aider les gens qu'il rencontre, et tente de savoir qui a cherché à le piéger.
Observations : L'histoire est bateau, mais des fugitifs, dans les fictions japonaises, ça court pas non plus les rues. Donc, à voir.
Le mardi à 22h, à partir du 6 Juillet.

- Unubore Deka (TBS)
L'histoire : Les enquêtes surréalistes d'un flic obsédé par le mariage qui propose aux criminelles qu'il démasque soit de l'épouser, soit d'aller en prison.
Observations : Surréaliste n'est pas un vain mot, comme vous le voyez. Mais ça peut être marrant, notamment de voir un Japonais obsédé par le mariage, pour changer des Japonaises.
Le vendredi à 22h, à partir du 9 Juillet.
> Fiche SL

Je promets pas que ce soit exhaustif mais je pense qu'il y a quand même de quoi se faire une idée. Encore et toujours un bataillon de flics, quelques remakes qui ne disent pas leur nom, et deux ou trois idées valables. Je sens NHK en grande forme (dommage que les audiences soient pourries même quand c'est le cas), et WOWOW m'a tout l'air d'avoir un sérieux problème de com' (ou une baisse de régime, je sais pas ce qui est pire). Son projet de Tofu Shimai m'a l'air capillo-tracté, mais enfin au moins c'est original.

TofuShimai

Par contre on dirait qu'il y a moins de saloperies pour ados, comme pour la saison dernière. Vous savez, les trucs totalement ahuris qu'on trouve vers la fin de la semaine, avec genre des princes du royaume des monstres ou bien des comédies lycéennes décérébrées (suivez mon regard). Putain, ce que j'aime les vacances !!!

En ce qui me concerne, sont à surveiller : GOLD (essentiellement pour Yuuki Amami), Joker, Tenshi no Wakemae (là au contraire, c'est en dépit de la présence d'Arisa Mizuki et uniquement pour la bouffe), Tetsu no Hone (le cœur plein d'espoir), Tofu Shimai (pour son côté expérimental) et Toubou Bengoshi.
Pis bon bah, comme tout le monde, Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku, c'est le créneau qui veut ça.

Ya des trucs qui vous tentent ?

Posté par ladyteruki à 22:36 - Dorama Chick - Permalien [#]

11-05-10

Something always brings me back to you

En ordre de bataille : d'un côté ceux qui regardent des séries japonaises, de l'autre ceux qui regardent des séries américaines ! On ne se mélange pas, ou le moins possible ; il suffit de regarder à quoi ressemble la blogosphère téléphagique pour s'en apercevoir : rares sont les téléphages disposant à la fois d'un blog et d'un sens de la curiosité les poussant vers autre chose que les séries anglo-saxonnes.
J'ai dit rares, pas inexistants. Dans le registre "touche à tout", on trouve essentiellement Livia de My Tele is Rich, et Tite Souris de Luminophore. De temps à autres, Nakayomi de Naka no Montages risque un post par-ci par-là, également, mais son blog ayant de toutes façons une nature touche à tout (puisqu'on y trouve de la musique, de l'animation... et même des torses imberbes), ce n'est qu'une corde de plus à son arc. J'en oublie peut-être, et je m'en excuse sincèrement, mais ce sont les principaux que je vois, là comme ça, de tête, les réguliers, les coureurs de fond, les courageux.

Bref, surtout, ne mélangeons pas les torchons et les serviettes : un téléphage ne saurait regarder des deux côtés de la route. Sous peine de passer pour un ovni et, la curiosité ne faisant pas recette comme on le disait hier, de voir ses stats divisés par deux ou trois (et c'est un risque que très peu acceptent de prendre). Enfin bref, j'ai tout un post Point Unpleasant sur le sujet, ne me lancez pas.

Une fois de temps en temps, je me suis risquée à des comparaisons dans la rubrique Dorama Chick, mais vraiment très rarement. Je crois que c'est essentiellement arrivé dans le cas de séries policières comme MR. BRAIN ou BOSS, que j'ai, telle que je me connais et de mémoire, comparées aux Experts et tutti quanti. N'hésitez pas à vérifier pour moi en cliquant sur les tags adéquats au bas de ce post.
C'était en général pour souligner que les séries en question étaient abordables pour les spectateurs habitués aux séries américaines citées, car elles avaient été y piocher quelques idées, au minimum. Oh oui, minimum dans les cas qui me viennent à l'esprit.

Mais, et dans l'autre sens ?
Ok, ne me faites pas dire ce que je ne chercherais à faire croire à personne même si cette personne était sous l'emprise de substance illicites particulièrement efficaces. Je ne vais pas tenter de vous faire gober que les Américains copient des séries japonaises. Coréennes, non plus. Pas encore disons. Cette maladie du remake américain de fictions asiatiques se borne pour le moment au cinéma (plus ou moins avec bonheur, souvent moins, cf. Possession), mais si vous y tenez on en reparle éventuellement dans quelques années quand la hallyu wave aura encore évolué, dans un sens ou dans l'autre.
Alors non, je ne suis pas en train de prétendre qu'il existe des séries américaines copiant les séries asiatiques, que ce soit clair.

Mais quand on regarde des deux côtés de la route téléphagique, on s'aperçoit que certaines séries finissent tout de même par avoir quelques liens de parenté éloignés, et sans doute involontaires.

Oh, évidemment, l'amateur de séries asiatiques aura du mal à l'admettre, parce que s'il regarde des séries asiatiques, c'est parce qu'il pense ne pas pouvoir trouver ailleurs ce qu'il y déniche (et pour certains, c'est aussi une forme de snobbisme, hélas, sur l'air de "moi je regarde des séries super underground que personne connaît !", bah fais tourner au lieu de faire le malin, à quoi ça sert d'être le seul à les regarder si elles sont si bien ?).

Je connais bien ça, pourtant ; parfois, j'ai le besoin de passer plusieurs jours juste sur des séries japonaises ou coréennes, et ensuite c'est l'inverse, je repasse aux States. Le seul truc que je ne fais pas, ce sont les séries britanniques, et encore c'est juste un problème d'accent (il fallait essayer de placer vos séries british quand j'étais sourde et que je me raccrochais aux sous-titres, vous avez mal joué votre coup, tant pis, mauvais timing de votre part...).
Et je ne saurais dire pourquoi ce besoin se fait sentir, je ne saurais décrire ce qui fait que l'expérience est différente. Je me suis enfilé les épisodes de BOSS avec un appétit incroyable, quand j'ai découvert la série, et pourtant vous ne m'avez pas vue tenter de revoir les Experts pour autant. Au final, je suis bien incapable de dire pourquoi j'accroche sur l'un et pas du tout sur l'autre, et je mets ça sur le compte de mon propre snobbisme ; après tout je ne suis pas nécessairement au-dessus de la mêlée, hein.

Ce soir, j'ai regardé le troisième épisode de Gravity (mais oui mais je n'ai pas eu le temps ce weekend, et la chanson de fin d'épisode est souvent si bonne que je préférais avoir mon audition pour le faire, et puis mon chien a mangé ma cagoule et... mais pourquoi je me justifie, moi ?!) et, coupons court au débat, oui j'adore toujours autant la série que lorsque je vous ai parlé du pilote.

CarlaGlick

"Mais devant l'épisode, j'ai commencé à me dire que ce qui me plaisait dans Gravity, c'était son côté un peu différent d'exister, un peu hors de la norme.
- Ah oui, lady ? Allons plus loin, elle se trouve où, cette différence ?
- Eh bien, je ne sais pas, j'ai l'impression que la série, dans sa réalisation, son jeu et ses retournements de situation, était parfois un peu maladroite, et pourtant tellement touchante...
- Il y avait un côté sincère ?
- Oui, voilà, sincère. Et en même temps un peu exagéré.
- C'est ça que tu aimes dans les séries japonaises ?
- Ce que j'aime le plus dans les séries japonaises, c'est leur façon d'aborder le drame humain avec intelligence et réalisme, tout en gardant un grain de folie un peu surréaliste, avec ses chassés-croisés, ses coïncidences et ses histoires dont on sait où elles mènent ; oui, on peut dire ça.
- Tu sais où l'histoire de Gravity mène ?
- Je pense le savoir. Et je pense ne pas non plus avoir 15 saisons devant moi pour le découvrir, j'ai le sentiment que Gravity a un parfum d'éphémère que les séries japonaises ont par essence.
- Et un côté surréaliste aussi ?
- Oh mince, bah oui alors ! Entre la façon dont les deux personnages principaux semblent destinés à s'aimer sans s'en rendre compte tout de suite, et le personnage de Carla, qui aurait aussi bien pu être interprétée par une actrice japonaise...!"
Je pense que j'ai mis le doigt dessus.
Wow, ça m'a fait du bien d'en parler avec moi, je devrais faire ça plus souvent.

Oui, Gravity me semble être le cousin new-yorkais de certaines (pas toutes, évidemment) séries japonaises, et je crois que c'est la raison pour laquelle ses brefs instants de déséquilibre, quand on ne sait pas trop si la série va basculer dans le vide ou rester les pieds sur terre, je peux les pardonner plus facilement que la plupart des téléphages uniquement habitués aux séries américaines. C'est que je ne les vois pas comme des inconvénients, mais comme des particularités faisant partie de sa personnalité. C'est que je les regarde avec tendresse et que je les laisse me toucher au lieu de les voir comme des failles dans la réalisation, l'interprétation ou la narration.
Les séries asiatiques, ça rend peut-être plus ouvert d'esprit même quand on regarde une série américaine, en fait...

Ça vous est déjà arrivé de penser à une série asiatique en regardant une série américaine ? De faire des comparaisons entre les deux ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gravity de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:19 - Review vers le futur - Permalien [#]

19-04-10

[GAME] tvHarmony

Si comme moi, vous adorez les génériques, au point de les cagouler régulièrement (comme, par exemple, disons, eh bien, au pif... sur ce blog même) et/ou d'en découper dans les épisodes des nouvelles séries que vous regardez... eh bien peut-être aussi que, comme moi, vous aimez à vous en faire une petite playlist, l'air de rien.
Moi, je fais ça avec les videos, parce que j'aime bien en avoir autant pour les yeux que pour les oreilles ; mais c'est votre droit le plus strict de vous contenter des versions audio pour le faire.

Mais avec le post d'hier sur le générique de Justified, j'ai repensé à ces playlists. Celui de Justified, pour reprendre l'exemple, est parfait dans une playlist où on trouverait aussi True Blood (je l'ai mentionné hier) mais aussi Sons of Anarchy. Peut-être éventuellement K-Ville. Je regrette beaucoup de n'avoir pas le générique de la série Les deux font la loi en video, déjà parce que c'est un des génériques que j'aime le plus au monde depuis toute petite, et ensuite parce qu'il irait très bien avec aussi.

Alors je vais vous proposer un petit jeu de génériques qui change du pain quotidien (qui n'est pas si quotidien, c'est vrai que j'ai un peu délaissé les jeux ces derniers temps).

Je vous propose des génériques (qui, de façon très pratique, sont déjà disponibles sur ce blog, pour le bonheur ET de vos yeux, ET de vos oreilles), à vous de me dire avec quels autres génériques ils iraient bien dans une playlist téléphagique. Une sorte d'agence matrimoniale pour génériques, si vous voulez.
Et pour ce qui concerne les âmes sœurs des génériques que vous allez suggérer, vous pouvez vraiment proposer de tout, aussi bien des génériques présents dans le flacon que d'autres qui n'y seraient pas [encore]. L'idée c'est d'essayer de constituer des mini-playlists de génériques qui iraient bien ensemble, à votre avis, principalement sur un plan musical, ou éventuellement au sens plus large de l'ambiance générale qui s'en dégage.

Voilà donc les génériques solitaires qui attendent que vous leur trouviez d'autres génériques de leur espèce. A votre bon cœur...

Generiques_BOSS_250   BOSS
Tendance : un générique énergique, un peu rock, avec une voix féminine qui ne s'embarrasse pas forcément de lyrics...
Si la version longue vous intéresse, vous pouvez regarder par là, ya une cagoule qui traine au milieu des bugs.
Generiques_GirlmoreGirls_250   Gilmore Girls
Tendance : ambiance douce et tendre, duo de voix féminines, lyrics bon enfant...
Generiques_SixFeetUnder_250   Six Feet Under
Tendance : ambiance morbide (forcément) mais pas dénuée de rythme, titre entièrement instrumental...

Allez, à vous de leur trouver quelques compagnons dans une playlist de génériques ! Vous pouvez aussi compléter celle que j'ai mentionnée plus haut sur Justified.

Les génériques que vous mentionnerez, et qui n'apparaissent pas dans le flacon actuellement peuvent ou peuvent ne pas y apparaitre, suite à votre participation à ce jeu. Qui peut vraiment dire ?

Posté par ladyteruki à 13:26 - Games On - Permalien [#]

25-12-09

Dites 33

Joyeux Noël à tous ! Est-ce que vous avez été sages cette année ? Non ? Alors voici votre récompense ! Le retour de la rubrique La preuve par trois, qui s'était un peu fait oublier ces derniers temps.
Ce que je vous propose aujourd'hui, ce n'est rien de moins que le pilote de le succès télévisuel de cet automne !

Je vois à votre air circonspect que vous émettez quelques doutes : "je vois pas ce que ça a d'extraordinaire, tout le monde l'a vu", voire, pour les plus cyniques, "ah bon il y a eu un succès télévisuel cet automne ?". Évidemment il y a une mention en petits caractères : je vais vous offrir le pilote du succès télévisuel de cet automne... au Japon. Et lui, je suis sûre que vous ne l'avez pas encore vu.
Votre cadeau de Noël, cette année, c'est donc le pilote de JIN, série à la fois médicale, historique et fantastique (si-si) qui a déchiré les audiences jusqu'à son final la semaine dernière, et qui raconte l'histoire d'un neurochirurgien qui se retrouve envoyé près de deux siècles en arrière.

JIN___1
Les 20 premières minutes du pilote sont consacrées à raconter "la vie d'avant" de Jin Minakata, un chirurgien qui a priori, est très estimé par ses patients, mais qui a perdu toute confiance en lui après avoir pratiqué, sur sa jeune fiancée, une opération  qui l'a laissée dans un état légumineux. Ce ne sont pas forcément les minutes les plus passionnantes du pilote, mais elles sont plus que nécessaires pour comprendre à la fois le background de Jin, et les problématiques que la série va aborder avec l'angle médical de ses intrigues. Son mérite est aussi et surtout de ne pas tout de suite passer au cœur de l'histoire, c'est-à-dire le retour dans le passé, afin de lui éviter d'avoir l'air d'un gadget. Le temps passé sur les histoires de Jin dans le présent est vital, c'est le moins qu'on puisse dire, car il donne les fondements de la mythologie de la série. Car à l'inverse d'un grand nombre de séries japonaises (et je suis la première à le reconnaître), JIN construit son récit, son univers, ses questionnements. Comment Jin se retrouve dans le passé ? On ne sait pas, mais en tous cas ce n'est ni un hasard ni un prétexte, c'est une problématique à part entière et ce premier épisode en pose les bases avec application.

JIN___2
Seconde étape du pilote, l'arrivée de Jin dans cet univers du passé. Je tire au passage mon chapeau à toutes les petites interrogations de Jin sur l'endroit où il a atterri, il met en effet beaucoup de temps à réaliser ce qui lui arrive et c'est une preuve du sérieux des auteurs de la série, conscients de l'improbabilité de leur pitch, qui donnent l'occasion à leur personnage principal à la fois d'être pris dans le tourbillon des évènements, et de garder à l'esprit les interrogations qui semblent naturelles en pareilles circonstances. Mais surtout, cette seconde partie du pilote développe l'aspect médical de la série. Avec comme principale préoccupation de montrer dans quelles conditions la médecine se pratiquait à l'époque, et comment Jin, bien que plus que qualifié pour accomplir des miracles dans ce contexte, a bien du mal à pratiquer. Le problème est double : d'une part sur un plan pratique, évidemment, et surtout pour faire admettre aux "locaux" que ce qu'il fait, c'est de la médecine. La stupeur et l'incompréhension dominent chez ses interlocuteurs, et là encore, c'est extraordinairement bien montré. Le personnage de Saki Tachibana se détache bien vite par sa curiosité très positive : elle fait preuve d'un esprit très ouvert, et cherche non seulement à comprendre mais aussi à apprendre. Elle semble discerner assez vite que ce que pratique Jin, bien qu'au-delà de sa compréhension, est important. Loin de dépeindre les gens de l'époque comme des ignorants, JIN prouve donc qu'il s'agit bien de montrer que les connaissances ne sont pas aussi avancées, mais que plusieurs ne vont demander qu'à apprendre (un trait dont on devine, à la fin du pilote, qu'il ne sera pas exclusif à Saki, mais que les connaissances médicales de Jin vont être un véritable enjeu intellectuel pour toute une communauté de personnages).

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Jouant de plus en plus sur le contraste historique, JIN s'aventure, dans la troisième partie de son pilote, dans l'exploration véritable de ses thèmes, lançant au passage des intrigues futures. Notre chirurgien tente en effet de comprendre comment il peut revenir à son époque, mais il réalise aussi que la moindre de ses actions peut avoir des conséquences d'autant plus lourdes. Interagir avec des personnages historiques, notamment, ne peut pas être innocent... Des milliers de choses semblent se mettre en place : comment la communauté médicale (ou s'estimant telle) va réagir suite à l'arrivée de Jin, comment ce dernier va essayer de comprendre ce qui lui arrive, notamment en s'apercevant qu'autour de lui, plusieurs des visages connus du futurs sont présents sous d'autres identités... le pilote a, à ce stade, rempli toute sa fonction et plus encore. Prouvant que JIN va être bien plus qu'une série médicale, mais aussi une série dramatique, une série historique, et une série fantastique où, contrairement à très souvent, les éléments fantastiques vont être de véritables interrogations, et pas juste un accessoire pour explorer des situations incongrues.

Malgré ses maladresses de mise en scène (car elles existent, ne nous trompons pas), JIN promet avec ce pilote de remplir toutes les conditions pour être une fiction très complète, et complexe. Si je ne m'explique toujours pas le succès de séries comme Buzzer Beat, je comprends en revanche, totalement, que le public japonais se soit enthousiasmé pour JIN. La série parvient, sans jamais copier les séries occidentales (et malgré toute la sympathie que j'ai pour ces séries, des BOSS et des MR. BRAIN ne peuvent pas en dire autant), à se construire une mythologie solide, à placer les ingrédients nécessaires à la construction de thèmes denses, et variés, et à poser des personnages loin d'être caricaturaux. A cet égard, je dois dire que Takao Osawa, que je n'avais encore jamais vu à l'œuvre dans un rôle important, est excellent dans son interprétation, et dépasse (et de loin) les attentes que semblent formuler le script à son égard.
Alors, si vous ne devez avoir vu qu'un seul pilote nippon cette saison, j'ai envie de dire que ce devrait absolument être celui de JIN. Et comme en plus, il est malpoli de refuser un cadeau...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche JIN de SeriesLive.
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Gloire aux posts qu'on peut programmer à l'avance !

Posté par ladyteruki à 12:00 - La preuve par trois - Permalien [#]


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