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ladytelephagy
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capitu
29 novembre 2010

[DL] Afinal, o Que Querem as Mulheres?

A la demande générale (de 2 personnes, mais comme en ce moment, côté commentaires, vous êtes gelés...), voici le générique de la série brésilienne Afinal, o Que Querem as Mulheres. Je vous le dis tout net : comparé à ceux de Capitu ou A Pedra do Reino, franchement, c'est décevant. Si. Si, quand même. Mais si, comparez par vous-mêmes.

Afinal
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ce qui me déçoit, soyons clair, ce n'est pas vraiment le générique en lui-même. Il est bien fichu. Une fois encore, on joue sur le découpage, les couleurs, les matières... c'est très bien sur le papier (c'est le cas de le dire). Mais dans le fond, contrairement aux autres séries que j'ai citées, on est dans quelque chose de tellement éloigné de l'univers de la série que c'en devient décevant.
Vous me direz ce que vous en pensez (surtout que vous l'avez demandé, héhé), mais franchement, quand on a vu la série, comme j'ai suffisamment insisté, je crois, pour que vous le fassiez, on a du mal à concevoir que ce soit ce générique qui va avec cette série...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Afinal, o Que Querem as Mulheres? de SeriesLive.

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13 novembre 2010

C'est Luiz que j'aime

Ce n'est pas sans émotion que je poste le tout premier post de la rubrique Review vers le futur consacré à une série brésilienne. Suivre une série de ce pays dans les heures suivant sa diffusion, c'est une première pour moi et donc pour ce blog. Et le fait de ne pas parler un traitre mot de portugais joue son rôle, je ne vous le cache pas.
Mais que ne ferait-on pas au nom de Luiz ? Et au nom de Michel...
Bon, attendez, je vous explique.

Il y a quelques mois, vous vous souvenez sans doute que mon cœur battait la chamade pour Capitu, l'une de ces découvertes inespérées que je n'aurais jamais faites sans les articles hebdomadaires sur les séries du monde, qui ont occupé mon été. Rien qu'à cause de ça, ça valait vraiment le coup : tout un tas de séries dont je n'aurais jamais eu vent de la simple existence, et qui soudain ont été là, à portée de cagoule. Une merveille. Et Capitu était, ça ne se discute même pas, l'une des perles parmi les perles.
Comme j'en ai juste un peu parlé à l'époque, la charmante amy a eu vent de ma découverte, qu'elle avait faite bien avoir moi (la cachottière), et il nous est arrivé une fois ou deux de parler de séries brésiliennes, ce qui relève très franchement du miracle : sérieusement, quelles étaient les chances ? Voici quelques jours, amy attire mon attention sur la diffusion d'une nouvelle série brésilienne. J'avoue que des news, j'en trouve pour la majeure partie de l'Amérique du Sud... mais pour le Brésil, que dalle (si vous connaissez de bons sites, je prends, cela dit), et que je n'étais pas du tout au courant que Luiz Fernando Carvalho, le réalisateur de Capitu avait un nouveau projet.
En temps normal, le réalisateur d'un épisode, je m'en fous comme de l'an quarante ou disons, ça reste une donnée assez vague pour moi. Mais dans le cas de Capitu, c'était une nouvelle énorme, car ce qui est bluffant dans Capitu, c'est la claque monumentale qu'on se prend quand on regarde la série, truffée de beautés et de merveilles et de trouvailles. Pour vous donner une idée (au cas où, malgré mon insistance, vous n'ayez toujours pas regardé le moindre épisode de la série depuis que je vous ai tannés avec), imaginez la série la plus bluffante visuellement que vous ayez jamais vue... triplez puis doublez puis mettez au carré. Voilà, eh bien dites-vous que c'est ce à quoi ressemble Capitu dans un mauvais jour.

Le nouveau projet n'avait pas spécialement une histoire tentante, mais, bon, limite on s'en fout, car n'importe quelle histoire peut devenir une merveille entre des mains expertes. Et justement, c'est là que j'en viens à Michel, l'incroyable interprète du personnage principal de Capitu, et co-auteur (ainsi qu'interprète) de cette nouvelle série intitulée Afinal, o Que Querem as Mulheres?, qui semble accepter de se faire traduire par "finalement, que veulent les femmes ?" (j'ai mentionné que le sujet ne m'intéressait pas des masses ?). Second argument de poids, donc. Mais évidemment il ne s'est pas agi pour moi de me contenter de fondre intérieurement en larmes devant la bande-annonce de la série. Le lendemain, ni une ni deux, je fonce chercher une cagoule, je remonte la piste du moindre fil qui traine, je tricote à en perdre haleine, et me voilà, triomphalement, avec une cagoule de Afinal, o Que Querem as Mulheres? entre les mains.

Ça c'était la genèse. Car qu'en est-il au final de ce pilote dont je n'ai pas compris le traitre mot (du moins, pas au sens où l'on entend le mot "comprendre" au premier abord). Eh bien, désolée de couper court à toute forme de suspense, mais...
PUTAIN. C'EST BEAU. Question 7
Il fallait que ce soit dit et vu que le vocabulaire a tendance à manquer dans ce genre de circonstances, j'aime autant vous dire que vous n'aurez guère mieux, mais j'en suis sûre, vous me le pardonnerez en voyant les quelques captures que je vous ai mis de côté, nan vraiment c'est cadeau, ça fait plaisir. Et dites-vous que ce n'est rien comparé au résultat final.

Mulheres_1 Mulheres_2 Mulheres_3 Mulheres_4 Mulheres_5
La 3e me fait penser à Don't Look Back...

On sent, c'est vraiment fou, la patte du réalisateur derrière cette nouvelle série. Je ne le connais que de Capitu mais tout sonne comme une évidence quand on regarde les plans, les couleurs, l'utilisation de la musique, du mouvement, des angles, de l'imaginaire, des techniques, des couleurs je l'ai déjà dit mais c'est suprêmement important, des cadres, du montage, de la musique, pareil je me répète mais il le faut, bref, je le reconnais, c'est Luiz, et Luiz je l'aime, c'est mon héros.

Là où Capitu était un hommage puissant à l'opéra, au théâtre, et à tous les arts vivants en général, Afinal, o Que Querem as Mulheres?, dans sa grande générosité, pioche plutôt dans des arts plus calmes comme la littérature et la peinture (surtout la peinture) pour trouver son univers. Les couleurs sont, du coup, vraiment primordiales, et les tons pastels et/ou fluos sont là pour nous emmener dans un univers pop et pourtant onirique, un monde fait de couleurs acidulées, de vêtements extravagants, et de traits de peinture fulgurants. Vous pensez que Mad Men est un travail stylistique superbe ? Alors venez voir Afinal, o Que Querem as Mulheres?, vous allez aimer. Si vous yeux ne demandent qu'à se régaler, offrez-leur un festin qu'ils n'oublieront pas.

A côté de l'exercice de style absolument fou, il y a évidemment l'histoire. Et elle est beaucoup moins linéaire que le pitch ne le laissait présager, jonglant avec la courbe du temps, et se saisissant de toutes les occasions pour montrer des images à la fois poétiques et sexy. Car Afinal, o Que Querem as Mulheres?, ce n'est pas la série que vous allez regarder avec les enfants, il s'en dégage une sensualité qui ponctuellement se concrétise, là, comme ça, sans prévenir, avec des jeux de regards, des couleurs qui caressent la peau et une caméra qui s'étourdit de l'ivresse des jeux de l'amour. J'ai mentionné que c'était sublime ? Je sais plus.

Bref, à ce stade, je compte sur vous pour lancer votre moteur de recherche favori (sérieusement, ça n'a pas été si difficile et vous devriez le trouver en moins de 10 clics, le défi est lancé) pour aller chercher confirmation que votre univers était gris et triste avant de découvrir le monde de Luiz. Je vais être honnête avec vous : si vous ne le faites pas, je ne vous considèrerai pas comme des téléphages dignes de mon estime. Si moi, qui n'ai jamais parlé le moindre mot de portugais, ou d'espagnol, ou même d'italien ou n'importe quelle langue du sud, j'ai regardé l'épisode, sérieusement, vous pouvez le faire aussi. On capte l'essentiel grâce à une foule de mots transparents et, en toute sincérité, quand on ne saisit pas les détails, on s'en fout, parce que l'expérience est quand même sidérante de beauté.

Allez voir Luiz. Vous verrez, on ne lui résiste pas.
J'attends vos réactions.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Afinal, o Que Querem as Mulheres? de SeriesLive.

5 septembre 2010

[DL] Mandrake

On voit ceux qui suivent. J'avais effectivement vanté les mérites du pilote de Mandrake, mais quand on découvre deux pilotes la même semaine, et que l'un des deux s'appelle Capitu, forcément... Pour autant, la série brésilienne Mandrake ne démérite pas (et j'ajoute que la VF n'est pas si mal, comparée à la plupart des autres doublages de séries sud-américaines) et quand j'aurai un peu plus de temps, il faudra vraisemblablement que je me penche sur son cas.

Mandrake
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

L'atmosphère de ce générique est absolument parfaite. Graphiquement je vous accorde que ce n'est pas la panacée, mais au moins c'est agréable à l'œil, cet univers nocturne avec ses caractères rouges et langoureux. Et surtout, ah, surtout, quelle musique ! Comment ne pas penser à l'univers du film noir et à tout son imaginaire sensuel et pervers à la fois ? Mandrake annonce finalement assez bien la couleur. Et colle bien à la peau de son personnage éponyme au charme pas tout-à-fait fréquentable...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mandrake de SeriesLive.

3 septembre 2010

[DL] Capitu

D'abord et avant tout, je m'excuse très humblement pour la qualité de ce générique sur un plan purement technique. Ça me navre au moins autant que vous mais enfin, c'est le mieux que j'ai trouvé en rapport taille/qualité d'image. En fait, ça me plonge dans un désarroi dont vous n'avez pas idée car je crains que ces petits désagréments vous empêchent de profiter clairement du génie du générique...

Capitu
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Alliant une fois de plus l'originalité créatrice à un talent inouï pour remettre au goût du jour des techniques visuelles classiques, Capitu est dotée d'un générique vivant, dynamique, foisonnant, incroyablement dense, et instantanément magique. D'une beauté affolante, et pourtant, en n'employant qu'une technique faite de papiers déchirés (réellement ; ce n'est pas un effet ajouté à l'ordinateur), Capitu marque sa différence d'emblée.
J'ajoute que les dernières secondes du générique changent d'un épisode à l'autre, ce qui en fait quasiment une curiosité à elle seule. Ah, je pourrais parler de Capitu pendant des heures. Dommage que je n'en aie pas le temps (j'ai déjà du mal à en trouver pour finir la série...).

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Capitu de SeriesLive.

3 septembre 2010

[GAME] Voyage, voyage

Beaucoup d'entre vous êtes en train de rentrer de vacances, et vous avez l'impression, peut-être, que les ensoleillées journées de voyages exotiques sont derrière vous. Difficile d'être plus éloigné de la vérité. Le temps que nous avons passé ensemble sur ce blog, à parler de séries de tous horizons, ne vous a donc rien appris ?!
La téléphagie, c'est déjà voyager !

Bon, je vois ce que c'est. Vous avez besoin d'un petit peu de soleil, vous. Ça tombe bien, ya du générique à gagner !
Ça fait un mois que le dernier jeu des génériques a eu lieu et ma besace déborde déjà de nouvelles trouvailles. C'est tout juste si j'ai le temps de mettre en ligne les posts rédigés, en ce moment, alors uploader des videos... donc voilà, j'ai tout fait d'un coup ce dimanche, 10 uploads en rafale, et maintenant, ces 10 génériques peuvent être vôtres.

Alors, pour ceux dans le fond qui ont eu une insolation pendant leurs vacances et qui ont oublié comment on joue, je rappelle que le jeu des génériques, traditionnellement, propose de deviner le titre de 10 séries dont le générique, j'insiste, n'a JAMAIS été posté sur ce blog ; ce qui veut dire que si vous avez une idée de réponse, et que la série se trouve déjà dans le flacon, c'est que vous avez mis à côté. Les génériques ici présents peuvent venir de n'importe quel pays, absolument n'importe lequel... pourvu que la série ait déjà été mentionnée sur ce blog. Pour s'en assurer, il y a une liste des tags fort utile, et un petit CTRL+F devrait en tirer tous les avantages. Sinon, sachez que ces séries ont toutes été évoquées ces trois derniers mois, donc au pire...
Chaque fois que vous postez dans un commentaire une réponse exacte, vous avez droit au générique correspondant.

Bonus ! Si vous trouvez les 10 génériques avant dimanche 20h00, je vous proposerai un 11e générique en prime ! Bon, pas de panique, la dernière fois vous n'avez pas réussi à trouver les 10 génériques dans les délais impartis pour gagner le bonus, et personne n'en est mort. M'enfin, vous avez loupé, je ne vous dis que ça...

Ça y est ? Tout le monde est en pleine possession de ses moyens ? Fort bien.
On est donc partis, voilà les 10 titres de séries à trouver :
1 - Une série que j'aime d'amour > The Big C
2 - Une série qui était plutôt attendue > Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku
3 - Une série qui m'a chamboulée > Capitu
4 - Une série qui ne sert qu'une moitié de pathos > Mioka
5 - Une série dont les téléphages pourraient parler, quand même > Underbelly
6 - Une série bien moite > Mandrake
7 - Une série qui est un gros coup de cœur > Huge
8 - Une série que j'ai enfin finie de cagouler > Lockie Leonard
9 - Une  série qui a un bon générique, et rien d'autre > Memphis Beat
10 - Une série que je ne verrai pas tout de suite, mais c'est prévu > The Good Guys

11 - Bonus !!! Félicitations à tous ! > Jeonwoo

Comme j'ai pitié de vous, voilà la répartition des pays : 4 séries américaines, 2 séries australiennes, 2 séries brésiliennes, et 2 séries japonaises. Mais si, mais si allons.

Maintenant, à vous de jouer ! Montrez-moi que vous avez fait preuve de curiosité, et que vous avez retenu quelques petites choses dans tout ce qui s'est dit ces derniers temps. Eh, sinon, à quoi ça sert que lady se décarcasse, té !

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24 août 2010

Gardez votre calme et tout se passera bien

Le truc que je ne fais jamais : un post pour faire le bilan de ce que je fais en ce moment. Mais là, bon, faut que je me pose et que je prenne un peu de recul, quand même. Eh, après tout, la rubrique s'appelle 3615 My (So-Called) Life, non ?

LockieLeonard

La bonne nouvelle, c'est que l'article de la semaine progresse bien. Cette semaine, c'est même un plaisir parce que l'histoire télévisuelle du pays se prête à des trucs franchement sympa, il faut juste trouver l'équilibre pour ne pas oublier aussi de donner des infos intéressantes sur le contexte. Mais dans l'ensemble, c'est l'éclate.
La mauvaise nouvelle par contre, c'est que j'ai l'impression de fatiguer un peu. Voilà deux mois que je tiens ce rythme à raison d'un article par semaine, et il est vrai que je me le suis imposé moi-même et que personne ne m'a rien demandé, mais le défi est intéressant et, sérieusement, c'est très excitant à faire, comme marathon de découverte. En tant que pilotovore curieuse, c'est l'éclate absolue. Mais je n'ai pas non plus beaucoup soufflé et j'ai peur que ça commence à se ressentir. L'article sur l'Argentine, il y a 10 jours, montrait déjà des signes de relâchement, et je ne voudrais pas que ces articles soient bâclés ou soient ennuyeux à lire.
Il faut dire que non seulement je brasse des centaines de pages de lecture (ça pourrait être plus encore si ma FNUC parvenait à commander les livres que je lui demande...), mais je découvre aussi un maximum de pilotes, histoire de savoir de quoi je parle, et je grignote des extraits çà et là sur le Mal (dont je ne me suis jamais tant servie). La tâche chaque semaine est titanesque, et le temps manque un peu quand en plus on a eu un coup de cœur la semaine précédente, Capitu dans ce cas précis, et qu'on a un peu envie de continuer ce qu'on a commencé ; ou qu'on a des pilotes qui débarquent et réclament une place dans l'emploi du temps, comme c'est le cas de The Big C.
Et je n'ai toujours pas fait de place dans mon planning pour Jeonwoo et Nae Yeojachinguneun Gumiho !
Et puis, ma méthode n'est pas forcément parfaite. Connaissant mon planning pour les semaines à venir, je lance aussi des cagoules pour les pays que je sais visiter bientôt, histoire d'avoir le temps de récupérer les épisodes. Ce qui fait que parfois, mue par la curiosité, je les regarde un peu en avance.
D'ailleurs, en corollaire de ce problème, il y a le fait que certains épisodes n'arrivent pas suffisamment vite : j'ai enfin fini de cagouler les pilotes de Packed to the Rafters et Lockie Leonard, alors que j'ai passé l'Australie il y a une éternité (ou en tous cas ça y ressemble).
Il y a aussi ce fichu coffret Wallander qui est maintenant dans ma telephage-o-thèque et que je n'ai pas encore ouvert, c'est épouvantablement frustrant.
Cet été, j'avais aussi des projets téléphagiques, déjà plusieurs fois repoussés, et sans compter la saison américaine qui arrive (plein de pilotes, plein de posts To be continued...), et puis le bilan de la saison japonaise et la nouvelle saison automnale qui suivra...

Pffiu.

...Vous savez le pire ? Ça me panique, mais j'adore ça.
On croit toujours qu'on ne pourra pas être un téléphage plus dingue qu'on ne l'est déjà, et finalement...

23 août 2010

[DL] Offspring

De quoi ? Qu'est-ce que c'est que ce bazar ? Pourquoi le pilote d'Offspring commence par un trailer du genre "dans les épisodes précédents" ? Et pourquoi ça va si vite alors qu'on n'a même pas vraiment compris la situation de départ ? Nan mais, vous savez quoi, c'est pas possible : soit l'épisode que j'ai cagoulé ne porte pas le bon numéro, soit ya un truc qui manque (un backdoor pilot, peut-être ?). Parce que là c'est juste pas clair du tout pour moi.

Offspring
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Déjà j'ai un mal fou avec l'accent australien, si en plus je dois jouer aux devinettes quand je commence une série, ça va pas aller. Non, franchement, merde. J'arrive à voir les épisodes de Capitu dans l'ordre, et c'est la misère pour une série australienne ? Mais dans quel monde on vit là ? Bon, au moins le générique est sympa. Mais franchement, j'ai aussi un peu Kat Stewart en overdose. Ils ont combien d'actrices en Australie, en fait ? Cinq, et les autres se sont toutes barrées aux USA ?

Et pour ceux qui manquent de... ah, faut encore que je m'en occupe, de ça. Ouais bah pas avant d'avoir compris l'histoire.
Ce post vous a été offert par l'association des téléphages de mauvais poil.

22 août 2010

Perdu dans ses souvenirs...

Quelle est la part de réalité de nos souvenirs ? Des bribes de réalité oubliée s'y sont-elles cachés ?

Capitu_1

Si la série Capitu porte le nom d'une protagoniste, son héros reste Bento, le vieillard courbé par le poids des ans qui partage ses souvenirs, l'œil hagard et humide, la lèvre tremblotante. Ce clown triste tente de se souvenir... la belle histoire qu'il a vécue avec Capitu n'a-t-elle existé que dans sa tête ? Son fils est-il réellement son fils ? A l'automne de sa vie, rongé par le doute, le remords et les regrets, Bento nous fait entrer dans le théâtre de sa vie...

C'est donc l'histoire de Bento et Capitu, qui sont tombés amoureux dans leur prime jeunesse. Mais la mère de Bento, qui a eu toutes les peines du monde à enfanter, a promis l'âme de son fils à Dieu : il deviendra prêtre ! Bento est envoyé au séminaire, loin de celle qui le fascine tant... Éloignés, les deux tourtereaux finissent pourtant par se retrouver et se marier. Un happy end ? Non, le début de la tragédie.

Bento sera-t-il capable, simplement en revenant sur le passé, de trouver une issue au doute qui l'assaille ? La paternité de celui qu'il a toujours cru être son fils, Ezechiel, sera-t-elle éclaircie par le simple effort de mémoire que Bento fait devant nous ? Nous prenant à témoin, il implore notre aide... mais on ne peut probablement rien pour lui.

Capitu_2

Capitu ne renie pas ses origines : la littérature et le théâtre.

Tout au long de la série, Bento griffonne à la plume ses souvenirs, comme pour mieux les saisir, comme pour leur donner plus de réalité. Mais en fait, il a conscience qu'ils lui échappent. L'émotion prend le pas sur le factuel. Encre encore luisante et mots qui crissent contre le papier... Bento capture désespérément l'insaisissable. Mais Bento ne se contente pas, surtout pas, d'être une voix off. Il promène sa carcasse décharnée et recroquevillée parmi les décors des scènes qu'il a jadis vécues, enfant, jeune homme... Maître de cérémonie d'une pièce qui ne joue que dans sa tête, et dont nous sommes les spectateurs privilégiés.

L'unité de lieu, les jeux de lumière... les costumes d'opéra de ses personnages : Capitu n'a pas honte de devoir sa forme au théâtre, au contraire, elle lui rend honneur, nous rappelle que nous sommes dans un monde fantasmé, pas tout-à-fait réel, pas tout-à-fait fictif.
Mais plus que cela, Capitu est un foisonnement de couleurs, de sons, de lumières, n'hésitant pas à mélanger les images d'archives, des découpages, des idées graphiques insensées et des plans directement inspirés du spectacle vivant dans toute sa forme, plantée au milieu d'un univers étrange fait de maquillages extravagants, d'appareils désuets et de robes corsetées. Irréel et pourtant émouvant à chaque seconde grâce à son frêle narrateur, Capitu est une claque pour moi, je ne vous le cache pas.
Et pourtant, je ne parle pas un traitre mot de Portugais, alors, allez savoir, peut-être suis-je totalement à côté de la plaque ?

Pour en juger par vous-mêmes, voici un extrait du premier épisode, lorsque Bento commence à rappeler les premiers souvenirs qu'il a de Capitu, et qu'elle l'entraîne sur le chemin du passé. Passage dépourvu de dialogue, vous dépouillant par la même occasion de toute raison de refuser de le regarder...

Capitu_IfIwasyoung

Je vais être sincère avec vous : s'il y a 10 personnes qui commentent ce post (ou plus), ça va finir en La preuve par trois.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Capitu de SeriesLive.

22 août 2010

L'œil et le bon

Oeil_1

Producteur, producteur exécutif, réalisateur, showrunner... tout ces mots ne me parlaient pas du tout, il y a 15 ans, lorsque j'ai commencé à regarder les séries, et non plus à me contenter de les voir. Alors, quelle que soit la personne qui se cache derrière la magie d'une série réalisée avec une certaine recherche esthétique, je disais qu'il y avait "un œil derrière la caméra". Depuis, je connais un peu mieux la définition de ces titres parfois ronflants, mais cette expression reste la plus évocatrice d'une réelle identité visuelle.

Les séries desquelles ont peut dire qu'il y a un œil derrière la caméra sont rares, en définitive. La plupart du temps on reste dans une mise en images sommaire, scolaire, quelque chose de classique. Certaines séries se font une spécialité d'avoir l'air absolument passe-partout. Oh, je ne dis pas que c'est le cas de toutes. Je dis que c'est le cas de beaucoup.

Une série avec de bons éclairages, une réalisation maîtrisée et une identité immédiatement reconnaissable à l'œil nu, c'est ce qu'on trouve en général dans le haut du panier. Il y en a pas mal, mais comme ça demande plus de travail, plus de moyen, plus de temps, ce n'est pas ce qu'il y a de plus courant. Comme vous le savez, je me suis remise à Mad Men, et si je reconnais bien volontiers qu'il y a une certaine recherche esthétique, celle-ci passe plus par les recherches du département stylisme que par la réalisation, qui reste très simple. Ce n'est pas un reproche. Mad Men a beaucoup d'autres qualités après tout.

Mais je compare régulièrement la recherche faite autour de la série avec celle exécutée autour d'un sketch de SNL avec January Jones. Conçu pour renvoyer à Mad Men, sur la forme, il est infiniment plus abouti dans la recherche des couleurs, du grain. Personnellement je ne pourrais probablement pas prendre Mad Men au sérieux, avec les thèmes sombres qui semblent se profiler (faut qu'on en reparle d'ailleurs), si la série employait le même chemin esthétique que ce sketch. Mais dans l'absolu, l'un est plus travaillé que l'autre, c'est évident.
Faudra que je vous le mette, un jour, ce sketch, d'ailleurs. Même pour moi qui n'apprécie pas January Jones (et ce bien avant qu'elle ne se pique de s'approprier Jason Sudeikis... ce qui évidemment n'arrange pas son cas), c'est une perle.

Alors, plus rare, il y a les séries dont instinctivement je dis qu'il y a un œil derrière la caméra. Celles où la recherche est poussée, aboutie, travaillée. Il y en a une poignée. Une poignée qui vont au-delà de ce qui est raisonnable d'exiger d'une série de 10 ou 20 heures. Chacune dans son style accomplit quelque chose qu'on ne croirait possible qu'au cinéma. A tort.
Des séries comme Carnivàle, Pushing Daisies, Mousou Shimai... et Capitu.

Sans avoir trouvé le moindre sous-titre, me voilà à regarder le deuxième épisode.
Je crois que je suis amoureuse.

Il faut vraiment que je vous raconte.

22 août 2010

Telephage from Ipanema

Dans le tour du monde de cet été, il y a des pays qui me plaisent un peu plus que d'autres. A ma grande surprise, les pays qui me plaisent le plus ne sont pas ceux sur lesquels j'aurais misé ma télécommande, pourtant, mais les faits sont là. Israël, naturellement, a été une grosse claque, parce qu'il s'y passe plein de choses et que la fiction y semble aussi diversifiée qu'en Occident (ce n'est pas pour rien que les USA viennent de plus en plus y piocher, d'ailleurs les gars, l'adaptation de Hatufim, ça avance oui ou non ?). J'ai aimé le peu que j'ai pu voir de l'Afrique du Sud, sur un autre registre d'ailleurs, et j'espère pouvoir en découvrir plus quand j'aurai un peu plus de temps, une fois ce tour du monde terminé, même si, avec le planning qui est prévu, ce n'est pas pour tout de suite. Et puis, là, cette semaine, grosse claque dans la gueule avec le Brésil.

Et là on peut dire que je ne m'y attendais pas, probablement parce que comme tout le monde j'imagine (sauf quelques téléphages déjà cultivés, qui se sont dans ce cas bien gardés de partager leurs trouvailles...), pour moi, Brésil = telenovela.
Ce n'est évidemment pas faux. Mais c'est tellement plus.

Le Brésil est un pays qui semble décidé à ne rien faire comme ailleurs : les chaînes publiques sont arrivées tard, très tard ; la première chaîne du pays a aujourd'hui disparu ; la chaîne la plus puissante n'est pas la plus ancienne ; le câble et le satellite restent très minoritaires... Tout ça et plus encore, c'est dans l'article de la semaine, bien évidemment.

Bresil_CopacabanaTV
O televisor redentor : la télévision brésilienne pour les nuls

Au-delà de ça, le dynamisme de la télévision brésilienne a de quoi en clouer plus d'un sur son sofa. Parce que non content d'être un énorme exportateur de fictions, le Brésil est aussi en pleine effervescence en matière de création. Le renouvellement, il est là. Vous cherchez un endroit où les séries explorent l'inconnu ? Sans nul doute, le Brésil.

Le suave Mandrake, par exemple, est un petit bijou moite et sombre. On a l'impression de revivre les meilleurs polars du monde, à la fois sordide et sensuel, baignant dans une musique onctueuse et avec un personnage désabusé à souhait (dommage que le doublage soit à la ramasse ; je commence à suspecter qu'il y ait des langues plus difficiles à doubler que d'autres, parce que ça semble récurrent pour tout ce qui concerne l'Amérique latine, quand même...).
Mon coup de cœur de la semaine reste quand même Capitu. Loin des productions à la chaîne de telenovelas filmées au mètre qu'on se figure provenir du Brésil, c'est une merveille où la recherche esthétique et poétique arrache des soupirs émerveillés régulièrement. Encore une fois, le manque de sous-titres ou au pire, de doublage, nous prive de bien des trésors...

Bon sang, même à raison de deux posts par jour sur ce blog, je n'arrive pas à trouver le temps de vous parler de tout, c'est terrible. Ces séries méritent plus qu'un paragraphe chacune.

Enfin voilà, une semaine de plus à explorer la télévision étrangère et découvrir ce qui se cache au-delà du cliché. Moi qui pensais que la tournée latine n'allait pas être la plus captivante ! Moi qui craignais l'ennui ! Moi qui pensais même que c'était un moment à passer en attendant les pays suivants !
Où je vous emmène la semaine prochaine, à votre avis ? Il n'y a qu'une seule personne qui connaisse mon programme...

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