ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

09-12-12

Serious business

En matière d'espionnage, j'ai réalisé un peu plus tôt cette semaine que je ne connaissais pas mes classiques. En revanche, une série les connait : Karei Naru Spy, une comédie d'espionnage qui va s'amuser à en référencer un maximum. Cela ne m'a pas empêchée de regarder également le pilote de Get Smart ce weekend (ce qui d'ailleurs fut fort utile pour repérer certaines références), mais ce soir, je vous propose surtout de parler de cette comédie d'espionnage nippone.

Il faut dire qu'il y a de quoi faire : le plantureux pilote de Karei Naru Spy dure la bagatelle de 1h32 ! C'est assez rare au Japon, et très franchement, ça n'en méritait pas tant vu la teneur dudit pilote. J'ai cru plusieurs fois que j'allais lâcher l'affaire, en toute franchise, car le format habituel de 55mn suffirait amplement pour raconter cette histoire, même à titre introductif (j'irais même jusqu'à préconiser 25mn pour les épisodes suivants si c'est pour faire ça...). Par-dessus le marché, l'épisode que j'avais trouvé avec hardsubs était très mal sous-titrés (décalage sur la fin empiré par des phrases simplement non-traduites) ; bon, peut-être que j'aurais pu vérifier qu'une version plus récente ne traînait pas sur un coin d'internet (j'avais cagoulé cet épisode depuis que j'avais fait sa fiche sur SeriesLive !), mais à ce stade ma patience s'était largement émoussée.

KareiNaruSpy

De quoi parle Karei Naru Spy, donc ? Eh bien d'un escroc de haut vol qui est supposé purger une peine de 30 ans, mais qui est temporairement libéré par le Premier ministre lui-même, qui pense avoir besoin de lui au sein de la SIA, l'organisation de contre-espionnage qu'il a mise en place afin de lutter contre le terrorisme. Cet escroc, qui répond au nom de Kyousuku Yoroi, alias le Caméléon (rien à voir avec Jarod, vous allez le voir), accepte le deal en pensant pouvoir en profiter pour s'échapper, mais évidemment, cela ne va pas être si simple.
Yoroi intègre donc l'unité secrète de la SIA, dirigée par un certain Kiriyama (un type assez mystérieux, et qui se tape son assistante Josephine à laquelle d'ailleurs il fait valider ses décisions), aux côtés d'une certaine Dorothy, une espionne expérimentée qui ne voit pas d'un oeil ravi l'arrivée de cet escroc qui ne connaît pas le métier et, pire encore, qui n'a aucune éthique. L'équipe comporte également Kenichi Kurusu, un collègue un peu balourd mais pas méchant, et Dr Elise, une savante qui invente toutes sortes de gadgets à utilité variable (et qui les facture aux espions, accessoirement). L'ennemi principal de la SIA s'appelle Mr. Takumi, c'est une sorte de génie du mal richissime et mégalo (et présentant une frappante ressemblance avec un dictateur tristement célèbre) qui embauche des criminels divers et variés afin d'affaiblir le Gouvernement nippon par tous les moyens possibles.
La première affaire de Yoroi va l'emmener à Tokyo, alors qu'un dangereux terroriste répondant au nom de Bomber K, embauché par Mr. Takumi, semble bien décidé à faire sauter le Parlement à l'aide d'un bus scolaire piégé, à bord duquel se trouve rien moins que la petite-fille du Premier ministre. A charge pour Yoroi et Dorothy de monter à bord et de tenter d'empêcher la bombe d'exploser.

Vous voyez ce que j'ai fait ? J'ai résumé le pilote de Karei Naru Spy en trois paragraphes. J'aurais aimé que le scénariste, Ryouichi Kimizuka pour ne pas le citer, puisse en faire autant.

Expliquer tout cela (et certes, quelques détails de plus) en 1h32 relève de la folie douce. On se retrouve avec des séquences épouvantablement longues, et donc dépourvues de toute efficacité, alors que ce n'est pas comme si l'histoire était complexe... Enfin je sais pas, moi, on compare à ALIAS où l'héroïne joue les agents doubles voire triples, là d'accord, on peut admettre que l'exposition dure une heure et demie, mais dans le cas présent, quelle en est la justification ?
Certes, il y a quelques petits détails que j'ai laissés de côté, notamment sur une journaliste travaillant dans un tabloid quelconque (ils ont quoi les scénaristes nippons avec les tabloids à la con ?) qui va progressivement vouloir enquêter sur l'existence de la SIA et qui, comble du hasard, est également la fille du couple qui loue une chambre à Yoroi, mais même Kimizuka s'en fiche royalement et l'introduit maladroitement au bout d'une bonne demi-heure d'épisode. Mais même en rajoutant cette phrase, on n'atteint pas une heure et demie de programme.
Alors qu'est-ce qui reste ? Il reste pas mal de scènes de rien. Des séquences pendant lesquelles Yoroi et Dorothy vont s'affoler à la recherche de la petite-fille du Premier ministre, par exemple, ou bien une très, très longue séquence à bord du bus, dont on finit par espérer qu'il va sauter parce que sinon ça risque d'être moi qui pète un câble !!!

C'est très dommage parce qu'à côté de ça, Karei Naru Spy a de bonnes idées, principalement dans le registre comique.
Les références à de nombreuses séries et de nombreux films prouvent par exemple que Kimizuka connaît bien ses classiques (bien mieux que moi, je le disais), et se fait un plaisir d'en mentionner plein. La séquence dans le bus, par exemple, est très largement inspirée par Speed, évidemment (avec quelques petits twists ridicules supplémentaires, genre "si les élèves à bord du bus atteignent le même nombre de décibels que des colibris pendant la saison des amours, le bus explose", en plus de la limite de vitesse). On retrouve aussi, comme je vous le disais, plusieurs références très directes à Get Smart ; mentionnons par exemple la fameuse chaussure-téléphone (tellement fameuse que même avant d'avoir vu le pilote, je l'aurais repérée celle-là), ou encore les multiples étapes avant d'arriver dans le QG de la SIA, détournées de façon absolument hilarantes.
Le look de la série, également, joue à plusieurs reprises sur des références plus implicites et généralistes, comme par exemple le côté très sixties des bureaux et du personnel de la SIA, ou l'amour de Dorothy pour les tenues colorées un peu ridicules et rétro. Les années 60 ayant été l'apogée des films et séries d'espionnage, notamment aux USA, ces références colorées jouent comme autant de rappels assez efficaces des grands classiques du genre.
Plus original, parmi les autres références, on trouve aussi tout un tas de titres de films et de séries littéralement logés dans le décor du quartier général de la SIA, comme le montre la capture ci-dessous. Sur un pallier de porte ou un coin du bureau, se logent donc toutes sortes de références explicites au monde des espions de fiction, et je trouve ça plutôt sympa d'évoquer discrètement (aucun personnage n'y jette ne serait-ce qu'un oeil, et les mentionne moins encore), et pourtant sans détour, ces sortes de parrains célèbres de la série.

KareiNaruSpy-Reference

L'humour de Karei Naru Spy s'exprime donc à travers ces références, mais aussi avec plein de petits détails sympathiques utilisant les clichés des fictions d'espionnage pour mieux les détourner. Quand Yoroi est libéré de prison pour intégrer la SIA, Kiriyama le dépose devant son logement de fonction, et on assiste à un dialogue assez habituel : "Je suppose que c'est une suite dans un hôtel. Assurez-vous qu'ils préparent le champagne", lance Yoroi, blasé. "Ca vous plaira", aquiesce Kiriyama, imperturbable, ajoutant : "c'est une suite avec vue sur l'océan" avant que la voiture ne s'arrête. Yoroi descend... et découvre que l'endroit est un restaurant décrépi d'un quartier un peu pourri avec quelques chambres d'hôte disponibles, avec vue sur... le canal du fleuve du coin. Evidemment, la voiture de Kiriyama est déjà loin (et sur le siège arrière, il fait probablement cette tête-là).

Pour servir au mieux son ton absurde et décalé, Karei Naru Spy a fait appel à Tomoya Nagase, un acteur un peu en sous-régime si on compare à Unobore Deka (où, il faut le dire, il avait un bien meilleur script sur lequel s'appuyer), mais passé maître dans l'art d'incarner des personnages capables de vivre dans un monde totalement absurde et de s'en tirer avec une dignité quasiment intacte.
Yoroi, le héros de Karei Naru Spy, a en effet une sorte de super pouvoir : s'il est si bon escroc, c'est parce qu'il a un pendentif qui l'inspire pour prendre l'identité qu'il souhaite et manipuler les gens autour de lui. Ce pouvoir se manifeste chaque fois qu'il attrape son pendentif, aussi sûrement que s'il s'agissait d'un prisme lunaire.
On apprendra pendant le pilote que ce pendentif est la dernière chose que lui a donnée sa mère avant qu'elle ne l'abandonne, et que c'est la dernière fois que quelqu'un l'a émotionnellement atteint (un background pas franchement original, mais qui fonctionne dans le délire ambiant). Cela va d'ailleurs obliger Dorothy à s'interroger sur la capacité de Yoroi à ressentir quoi que ce soit, ce qui veut dire, on le devine sans peine pendant ce pilote, qu'une idylle va probablement se nouer entre eux ; cela implique, et c'est plus dramatique, que chaque épisode va contractuellement obliger Yoroi à avancer sur le terrain de ses émotions, et à prouver qu'il a quand même un coeur, dans le fond. Mais bon, c'est pas comme si Karei Naru Spy aspirait à avoir beaucoup de crédibilité de toute façon.

Au vu de ces éléments, évidemment, Karei Naru Spy n'est pas la série du siècle, mais on pourrait imaginer qu'elle est regardable. Comme je le disais, elle le serait si le premier épisode n'était pas si épouvantablement long.

Beaucoup d'incohérences rallongent passablement l'action sans aucune raison, et là où la série pourrait décider de les souligner a posteriori sur le ton de l'humour, elle ne le fait pas, ce qui laisse penser qu'on se fait trimbaler plutôt qu'autre chose. Par exemple, pourquoi se donner autant de mal pour localiser la petite fille du Premier ministre, alors que le Premier ministre est l'employeur direct de la SIA ? Il a probablement la possibilité de mettre en place une surveillance rapprochée pour la jeune fille sans que Yoroi et Dorothy n'aient à l'identifier à l'aide d'une simple photo parmi un car rempli de lycéens ! Peut-être aussi que si la SIA décide d'assurer la sécurité de cette adolescente à l'occasion d'un voyage de scolaire de plusieurs jours, elle pourrait faire l'effort de scanner le bus à la recherche d'une bombe avant que la classe ne soit montée à bord, pas pendant ? D'autant que dés le départ, la SIA sait pertinemment que leur ennemi s'appelle Bomber K...
Ces gros trous dans le scénario agacent et jouent inutilement les prolongations, car on en tire des rebondissements sans intérêt. Il aurait vraiment fallu faire preuve de second degré et admettre que la SIA peut aussi se planter (après tout, il est admis dés le début de l'épisode que la SIA n'est pas parfaitement au point, c'est même la raison de l'embauche de Yoroi !). C'est ce qui rend Karei Naru Spy si indigeste sur la fin, et lui fait énormément de tort.

Car au final, si c'est par ses pointes d'humour et surtout ses références à d'autres séries qu'une fiction vaut la peine d'être vue... autant regarder les autres séries, non ?
Si. Alors dans le prochain post, on parlera de Get Smart...

Posté par ladyteruki à 23:11 - Dorama Chick - Permalien [#]

10-08-10

Double standard

Depuis que j'ai commencé à m'intéresser à la culture nippone, pleinement consciente que j'étais déjà largement imprégnée de culture américaine, j'ai toujours pensé que ces deux passions, l'une en Amérique et l'autre en Asie, reflétaient deux parties de ma personnalité qui avaient besoin à part égale de s'exprimer et se divertir. Il y a eu de nombreuses phases de ma vie en déséquilibre entre les deux, mais je pense que quoi qu'il arrive, même quand j'opère une bascule, je reviens toujours à ce besoin d'avoir un peu de chaque monde.

Mais non seulement ces deux parties de ma personnalité ont des envies différentes, notamment en termes de fiction puisque je vais me borner à ce sujet dans ces colonnes, mais elles ont aussi des échelles de valeur différentes.

Du coup, même si c'est bien involontaire, je me retrouve à ne pas traiter de la même façon une série japonaise d'une série américaine, pour reprendre les deux nationalités que je côtoie le plus souvent. Alors, pour illustrer cette schizophrénie téléphagique, voici donc un petit comparatif des réactions variables que je peux avoir devant des évènements pourtant similaires sur le papier. Un post dans lequel, à n'en pas douter, vous serez au moins, ohlà, trois, ou peut-être quatre à vous reconnaître... cette dichotomie n'existant certainement pas dans les mêmes proportions quand on se contente de séries américaines et britanniques, par exemple.

Duelles_Casting

Au Japon, c'est en ce moment la période des projets (période redoutable s'il en est, où je crains toujours de faire des news sur SL de peur qu'elles soient fusillées sur place), et en Corée, la période des projets, c'est pour ainsi dire toute l'année. Alors des annonces de castings, c'est tous les quatre matins, en gros. Je disais récemment que les actrices japonaises m'indiffèrent souvent, et ce n'est pas différent pour leurs homologues masculins, ou pour le même population de l'autre côté de la Mer du Japon. En gros, en-dehors de Yuuki Amami (GOLD), Miki Maya (actuellement dans Mioka), Michiko Kichise (Mousou Shimai, que peut-être certains d'entre vous ont vu... l'appel est lancé) et, oh, yen a peut-être une quatrième mais là j'ai pas de nom en tête, je me bats l'œil de façon mortelle de savoir qui a décroché un rôle ici ou là. On peut bien caster qui on veut, ça ne fait pas grande différence pour moi en amont. Attention, je ne dis pas que les acteurs japonais se valent, ni qu'ils sont interchangeables, ou quoi que ce soit. Simplement en général, je juge plutôt sur pièce. Je ne me réjouis pas à l'avance. Savoir qu'untel a décroché un rôle, bon, ça ne provoque pas chez moi un torrent de pensée, même pas un "nan, mais elle est nulle, pourquoi elle ?". En Corée, je suis bien obligée d'avouer que c'est pire, parce que non seulement je ne retiens pas leurs noms mais je dépense beaucoup d'énergie à oublier les visages aussi (le passage quasi-systématique au scalpel aidant). Je fais un bloquage total sur les noms coréens de toute façon, et j'ai décidé de ne pas livrer cette bataille, je triche : je vais voir les fiches à chaque fois pour savoir qui a joué dans quoi. Vraiment, les castings des séries asiatiques peuvent difficilement m'être plus indifférents. A contrario, j'ai presque toujours une opinion sur tel ou tel acteur qui est annoncé dans une série (bien que les news casting pour une simple apparition en guest aient tendance à m'agacer), parce que je me souviens de leur parcours probablement. Mais bon, ça s'explique peut-être aussi par une question d'ancienneté, 15 ans dans la fiction américaine contre un peu moins de 5 dans la fiction asiatique, on en reparle dans quelques années, ça aura peut-être évolué.

Duelles_Renouvellement

C'est pas la taille qui compte, c'est le temps pendant lequel on peut s'en servir. Mais il s'avère que le nombre d'une saison, pour une série américaine, me semble souvent devoir tendre vers le maximum. En fait, je considère qu'au-delà d'une dizaine de saisons, une chaîne doit à une série de continuer à la renouveler quoi qu'il arrive (sauf dans le cas des Experts Buenos Aires, mais on reparle de ça dans un post ultérieur). A partir d'une certaine durée, le renouvellement d'une institution sonne comme une évidence, ça ne devrait même pas se discuter. A l'inverse, une série asiatique qui joue les prolongations, c'est toujours un peu suspect, même si ce n'est que pour quelques épisodes. Concrètement, demain on m'annonce une saison 2 pour Aishiteru ~Kaiyou~, je pense que je fais salement la tronche. Fort heureusement, les séries asiatiques que je préfère se prêtent peu aux renouvellements. Exception faite du cas IRIS et Athena, je jugerai devant l'écran, on verra bien...

Duelles_Poulet

Si d'une façon générale, et comme je le disais hier, les séries policières m'insupportent au plus haut point, de sorte que je vomis tout ce qui porte un badge de près ou de loin (et avec le temps, cette overdose s'applique également aux marshalls et autres agents du FBI), en revanche, en Asie, je parviens quand même à regarder quelques séries sans trop sourciller. Comparativement, ça me demande 3 fois moins de volonté de me mettre devant le pilote d'Unubore Deka que devant celui de The Good Guys. Je passe peut-être à côté de quelque chose mais ça me semble tellement plus vite gavant en Occident. C'est peut-être parce que, si la proportion de flicaille est élevée dans les deux camps, elle reste cependant stable en Asie où on n'en fait pas des orgies, alors qu'en Occident, si CBS s'écoutait, je suis sûre qu'il y en aurait encore plus chaque saison alors qu'on ne parvient même pas à se débarrasser de celles qui sont à l'antenne ; il y a un vrai problème de contrôle de la population de volaille sur les écrans américains. Mais pour être honnête, je n'ai même pas encore vu de série policière coréenne. C'est pour tout ça que j'accueille les séries policières asiatiques avec plus de clémence. Même si ça ne veut pas dire que je me les tape toutes, évidemment (toujours pas vu Hanchou par exemple).

Duelles_Generique

Une série japonaise fait un générique ? Je suis contente. Je le découpe. Parfois j'en tombe amoureuse (récemment, celui de Joker, suivez l'tag, m'a beaucoup plu, par exemple). Mais s'il n'y en a pas, je ne vais pas me rendre malade pour si peu. En revanche, qu'une série américaine daigne proposer un truc de 10 secondes, et la foudre va s'abattre sur elle. Mes voisins m'entendent régulièrement m'écrier avec colère "et le générique ? non, il est en option le générique ?" et autres récriminations rageuses. Une série asiatique avec un générique, c'est bien, une série américaine avec un générique, c'est indispensable.
Deux poids, deux mesures.

Il y en a probablement d'autres, que j'oublie ou que je n'ai pas expérimentés. Et vous, amis amateurs de séries asiatiques, expérimentez-vous ce genre de réaction à double vitesse, et dans quels cas ?

Posté par ladyteruki à 06:47 - Dorama Chick - Permalien [#]

07-08-10

Sexy boy

En même temps, c'était assez prévisible : Unubore Deka n'était pas une série faite pour moi. Mais quand je peux regarder un pilote, ce genre de choses ne m'arrête pas, vous le savez, et me voilà devant les aventures du détective Unubore avec un léger a priori. Mais devant quand même.

UnuboreDeka

Dans la collection "on ne voit ça que dans un dorama", Unubore Deka est une comédie policière de plutôt bonne facture, pour autant qu'on aime les comédies ET les séries policières. On y découvre un personnage totalement excentrique qui a complètement pété un câble suite à une déception amoureuse, et qui depuis, est absolument obsédé par l'idée de se marier.
Et je dis : parfait. Pour une fois que ce n'est pas un personnage féminin qui est obsédé par le mariage, ça nous fait des vacances.

Mais le détective Unubore va plus loin : il est aussi absolument sûr de vivre une romance avec chaque femme qu'il croise. Et quand je dis "croise", c'est vraiment parce qu'il compte 3 secondes et considère qu'il y a coup de foudre mutuel. Il a tout un tas de règles en tête qui sont autant d'indicateurs de son soi-disant succès : si elle sourit, c'est qu'elle m'aime ; si elle me jette un coup d'œil avant de sortir du magasin, c'est qu'elle m'aime, etc...

Ce qui au départ était proprement inimaginable, c'est qu'Unubore va en rencontrer d'autres comme lui ! Il va s'apercevoir qu'il existe un groupe appelé Unubore4 ("unubore" signifiant quelque chose du genre imbu de sa personne), constitué de pseudo-tombeurs absolument certains d'avoir un pouvoir énorme sur la gent féminine, comme lui. Tous se retrouvent dans un bar, et notre Unubore va intégrer ce groupe bien étrange.
Et c'est certainement là qu'Unubore Deka est brillante, dans son association de losers qui s'ignorent, convaincus d'être des bourreaux des cœurs, avec à leur tête un pseudo-gourou qui passe son temps libre (il en a visiblement beaucoup) à les conforter dans leur délire. Les meilleures scènes sont là, quand les discussions entre mecs sont tournées en ridicule parce que nous, spectateurs, nous savons bien qu'Unubore rêve éveillé, et qu'il y a peu de chances pour que ses compagnons aient plus de succès que lui. En plus, c'est aussi pendant ces scènes que le rythme est le mieux maîtrisé, et, chose assez rare dans les séries japonaises, les dialogues sont vraiment bons.

Les enquêtes policières sont, du coup, carrément des prétextes. La série ne s'en cache pas et j'aime mieux ça que de faire semblant. Dés son entrée en scène, on a immédiatement deviné qui était le coupable du meurtre de ce premier épisode, il faut simplement trois plombes à tout le monde pour connecter les points, surtout à Unubore qui est totalement aveuglé par son obsession pour la romance.

Bourré de petits détails hilarants sur laquelle la série n'appuie même pas (à l'instar du cadavre qui m'a tout l'air d'un gag récurrent en devenir, à condition d'avoir repéré le truc), et très, très aidée par le jeu de Tomoya Nagase, en très grande forme et capable de débiter avec le plus grand stoïcisme des répliques à se tordre de rire, mais aussi de parvenir à être touchant à certains moments (notamment sur la fin de l'épisode), Unubore Deka est, dans son genre, réussie.

Le problème, c'est que ce n'est pas mon genre.
Eh oui, voilà le soucis : c'est que j'ai atteint un stade à partir duquel les séries policières, je sature. Je l'ai atteint un soir de 2005 en regardant un épisodes des Experts Perth, c'est vous dire à quel point Unubore Deka arrive tard. Qui plus est, je suis rarement attirée par les comédies nippones (bien que celle-ci fasse sans doute partie des plus sympathiques que j'ai vues, mais derrière Seigi no Mikata qui reste difficilement détrônable). Mais je reconnais qu'Unubore Deka a un grand potentiel...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Unubore Deka de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:05 - Dorama Chick - Permalien [#]

13-07-10

The time is now

En retard, en retard... je suis encore en retard... les jours passent et il n'y a pas assez de temps, ni pour écrire tous les posts que j'ai en tête, ni même pour les poster quand j'ai le temps de les écrire. Qui a dit que l'été était une période pendant laquelle on se la coule douce ?

Bref, je voulais quand même partager avec vous le traditionnel post sur les séries japonaises les plus attendues de l'été (disons, selon ORICON), bien que la saison ait commencé depuis une bonne et large semaine. Vaut mieux tard que jamais, m'enfin quand même, mes confuses.

1 - Hotaru no Hikari (saison 2)
2 - GOLD
3 - Unubore Deka
4 - Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku
5 - Mioka
6 - Hanchou (saison 3)
7 - Joker Yurusarezaru Sousakan
8 - HAMMER SESSION!
9 - Toubou Bengoshi
10 - Nihonjin no Shiranai Nihongo

Je vous avoue que si je suis moins enthousiaste que pour la saison passée (un projet peut-il m'attirer plus que Mother ?), je reste néanmoins assez satisfaite de ce classement, qui laisse quand même une part très raisonnable à des fictions adultes, au lieu de saloperies du genre de Kaibutsu-kun (nan mais, je sais que je m'acharne sur cette calamité, mais regardez le pilote avant de vous récrier). J'ai une confiance limitée dans un certain nombre de projets (Unubore Deka m'a l'air d'un gros cas de quitte ou double, par exemple), mais ça m'a l'air quand même d'être potentiellement une saison honorable en perspective.

GOLD

Bon, si, je confesse avoir cagoulé le pilote de GOLD avant même que le premier sous-titre ne sorte, histoire d'être prête quand le premier softsub sera dispo (si quelqu'un se décide à la sous-titrer dans une langue que je pratique), mais c'est uniquement une conséquence du pouvoir que Yuuki Amami a sur moi.
Voilà, la saison peut commencer, je suis parée. Presque. En tous cas, prête pour GOLD. A toi, Yuuki. Quand tu veux.

Posté par ladyteruki à 15:32 - Dorama Chick - Permalien [#]

20-06-10

Taïaut !

Aha ! La voilà, la saison estivale nippone ! Après une saison printanière convaincante... bon, disons globalement convaincante... ça donnerait presque envie que la saison se finisse plus vite. Voui voui voui, yaura un bilan sur SeriesLive, z'inquiétez pas. Mais non, par contre il faudra encore attendre entre 10 à 15 avant le coup d'envoi de la saison. Alors, pour tuer le temps, on est partis pour le traditionnel point sur les nouveautés qui débarquent.

- Ashita no Hikari wo Tsukame (Fuji TV)
L'histoire : Une adolescente apprend que sa mère trompe son père, et tente de surmonter cette épreuve.
Observations : On ne s'attend pas vraiment à des merveilles venant d'une série quotidienne...
Du lundi au vendredi à 13h30, à partir du 5 Juillet.

- Atami no Sousakan (TV Asahi)
L'histoire : Alors qu'on pensait 4 adolescentes disparues dans un accident de bus depuis trois an, l'une d'entre elles réapparait mystérieusement. L'inspecteur Kenzou Hoshizaki se rend donc dans leur petite ville d'apparence tranquille, pour étudier ce fait nouveau dans l'affaire de leur disparition.
Observations : Chais pas, ya que moi qui ai l'impression que c'est "Shinzanmono rencontre Pretty Little Liars" ?!
Le vendredi à 23h15, à partir de Juillet.
> Fiche SL

- Chance (NHK)
L'histoire : Une femme qui avait tout perdu, aidée de ses deux meilleurs amis, se met en tête de monter une écurie et de faire participer son cheval Chance à des courses hippiques.
Observations : Je crois bien que la série sportive dans le monde hippique, c'est inédit, mais d'un autre côté je sais pas si c'est une bonne nouvelle.
Le dimanche à 21h, à partir du 28 Août.

- Doyoubi wa Living de (WOWOW)
L'histoire : Hm, euh, c't'à dire, eh bah, en fait...
Observations : Impossible d'en savoir plus quant au pitch, c'est une torture quand on connaît un tant soit peu la chaîne.
Le samedi à 12h, à partir du 3 Juillet.

- Gakepucchi no Eri (TV Asahi)
L'histoire : Ayant grandi dans une famille pauvre, où régnait la violence, on pourrait penser qu'Eri serait quelqu'un de négatif, au lieu de ça elle ne désire rien tant que devenir mangaka et se lance dans cette carrière avec enthousiasme, en dépit des nombreux inconvénients comme le manque d'argent.
Observations : Si c'est sombre et qu'on parle un peu de la vie sans le sou, c'est bien. Si c'est encore une fable sur la façon dont on peut parvenir à réaliser son rêve même quand on revient de loi, franchement c'est du gâchis, ça sert à rien.
Le vendredi à 21h, à partir du 9 Juillet.
> Fiche SL

- GM - Odore Doctor (TBS)
L'histoire : Médecin de génie, le Dr Hideo Gotou est capable de résoudre des mystères médicaux en écoutant les patients, mais aussi en étudiant leur entourage et leur environnement.
Observations : Dr House, sors de ce corps !
Le dimanche à 21h, à partir du 18 Juillet.
> Fiche SL

- GOLD (Fuji TV)
L'histoire : Une mère menant sa carrière dans le monde du sport et de la beauté a entrainé ses enfants depuis leur plus jeune âge pour qu'ils deviennent médaillés d'or en natation.
Observations : Ya du potentiel pour un truc sympa... pareil, si c'est pas une série de plus sur la façon dont on peut réaliser ses rêves (ou ceux de sa maman).
Le jeudi à 22h, à partir du 8 Juillet.
> Fiche SL

- HAMMER SESSION! (TBS)
L'histoire : Un escroc échappe à la police, et prend l'identité d'un professeur afin de se mettre au vert quelques temps. Il emploie ses techniques sur les élèves afin de les aider à affronter leurs problèmes.
Observations : Cette obsession pour les profs qui n'auraient pas dû être profs mais qui font de meilleurs profs que les profs doit cesser.
Le samedi à 20h, à partir du 10 Juillet.
> Fiche SL

- Hanchou - saison 3 (TBS)
L'histoire : La vie d'un commissariat et notamment les affaires criminelles dans un quartier animé de Tokyo.
Observations : Troisième saison en quoi ? Deux ans ? Faudrait ptet que je jette un œil quand même. J'ai le pilote, mais moi, la flicaille...
Le lundi à 20h, à partir du 5 Juillet.
> Fiche SL

- Hotaru no Hikari - saison 2 (NTV)
L'histoire : Une jeune fille qui jusque là n'a jamais eu beaucoup d'intérêt pour les relations amoureuses et vit en célibataire brouillonne commence à envisager de se marier. Mais avec qui et comment y parvenir ?
Observations : J'avais entendu parler de la série mais j'étais moyennement motivée. C'est malin, cette fois je vais vraiment devoir m'y mettre.
Le mercredi à 22h, à partir du 7 Juillet.
> Fiche SL

- Joker (Fuji TV)
L'histoire : Un policier qui a toujours été une crème devient, par un brutal changement de personnalité, un enquêteur exécrable à la moralité ambiguë.
Observations : Une façon intéressante de parler du difficile métier de policier et de ses problèmes moraux, je crains néanmoins qu'on se retrouve avec un truc moins épatant que ça n'en a l'air. Quitte ou double.
Le mardi à 21h, à partir du 13 Juillet.

- Kasouken no Onna - saison 10 (TV Asahi)
L'histoire : Les affaires d'une médecin légiste qui doit lutter contre le sexisme de sa profession.
Observations : Jamais vu. Principalement parce que j'ai pas spécialement repéré de cagoule. Mais ça me plairait bien, pis ça permettrait des comparaisons intéressantes...
Le jeudi à 20h, à partir du 8 Juillet.

- Keishichou Keizoku Sousahan (TV Asahi)
L'histoire : Manami Kishi est une enquêtrice qui, après un accident de parcours pendant lequel elle avait quasiment abandonné la police, se trouve grâce à ses compétences placée à la tête de la nouvellement créée section des affaires non-classées.
Observations : La vache, deux séries policières l'une à la suite de l'autre à partir du 22 Juillet, dont l'une est un remake de BOSS, TV Asahi se prend pour CBS ou quoi ?!
Le jeudi à 21h, à partir du 22 Juillet.
> Fiche SL

- Keishichou Sousa Ikka 9 Gakkari - saison 5 (TV Asahi)
L'histoire : Des enquêtes policières, un enquêteur atypique, une équipe gnagnagna...
Observations : On connait la chanson.
Le mercredi à 21h, à partir du 30 Juin.
> Fiche SL

- Mioka (NTV)
L'histoire : Un jeune étudiant tombe amoureux d'une jeune fille extravertie, mais atteinte d'une maladie dégénérative.
Observations : Ah tiens, des gens qui mettent une saison à mourir, ça faisait longtemps.
Le samedi à 21h, à partir du 10 Juillet.
> Fiche SL

- Moteki (TV Tokyo)
L'histoire : "Moteki" est un terme désignant une période pendant laquelle on est brusquement attirant pour plein de monde. C'est la phase que s'apprête à vivre un jeune étudiant qui jusque là n'avait pas eu de chance en amour.
Observations : Gloire à TV Tokyo pour ses séries coquines ! Avouez, ça nous change des flics, non ?
Le vendredi à 00h15, à partir du 16 Juillet.

- Moyashimon (Fuji TV)
L'histoire : Un jeune homme qui a le pouvoir étrange de communiquer avec les bactéries commence ses études d'ingénieur agronome.
Observations : Le mec a "le pouvoir étrange de communiquer avec les bactéries", tout est dit.
Le jeudi à 00h45, à partir du 8 Juillet.
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- Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku (Fuji TV)
L'histoire : Le fils d'un acteur, lui-même acteur de seconde zone vivant très mal cette filiation, tombe amoureux d'une mystérieuse inconnue.
Observations : Ah bordel, pourtant ça commençait bien.
Le lundi à 21h, à partir de Juillet.
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- Nihonjin no Shiranai Nihongo (NTV)
L'histoire : Vendeuse dotée d'un grand sens de la mode, une jeune femme a toujours rêvé d'enseigner et commence à donner des cours de Japonais à des étrangers.
Observations : Ami gaijin, prépare-toi, le portrait de l'étudiant Occidental risque de ne pas être triste !
Le jeudi à 00h, à partir du 15 Juillet.

- Tenshi no Wakemae (NHK)
L'histoire : Lorsque son fiancé s'enfuit avec ses économies, une jeune femme se retrouve sans rien mais réalise qu'elle a l'opportunité de changer sa vie.
Observations : J'ai failli être médisante, mais on nous promet qu'il y aura beaucoup de bouffe, alors euh... bon, on verra !
Le jeudi à 22h, à partir du 6 Juillet.
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- Tetsu no Hone (NHK)
L'histoire : L'employé d'une compagnie de construction est impliqué dans des marchés truqués, mais lorsqu'il apprend que cette pratique a un lien avec la mort de son père, il se retrouve face à un dilemme : tout faire pour la survie de sa boîte, ou faire passer la Justice d'abord ?
Observations : NHK, je crois en toi, même avec un acteur pourri dans le rôle principal (Teppei Koike). Punaise, ça pourrait aussi bien être un pitch de WOWOW, ce truc.
Le samedi à 21h, à partir du 3 Juillet.
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- Tofu Shimai (WOWOW)
L'histoire : Des triplées aux caractères très différents partagent le même appartement ; leur quiétude est bientôt troublée par un inconnu qui les observait jusque là dans l'ombre.
Observations : Pour être honnête, je ne suis pas sûre de ce pitch ; des fois on lit que la série porte sur le quotidien des sœurs, des fois qu'il va y avoir un bouleversement par cet homme... Pour une mini-série de 5 épisodes, les deux semblent bizarres. Dans tous les cas, les trois sœurs sont interprétées par la même actrice qui joue sur des registres différents (une version normale, une de type documentaire, l'autre animée), l'expérimentation doit valoir le coup d'œil.
Le samedi à 00h, à partir du 31 Juillet.
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- Toubou Bengoshi (Fuji TV)
L'histoire : Un avocat est accusé de plusieurs graves délits, et prend la fuite. Sur son chemin, il utilise ses compétences en droit pour aider les gens qu'il rencontre, et tente de savoir qui a cherché à le piéger.
Observations : L'histoire est bateau, mais des fugitifs, dans les fictions japonaises, ça court pas non plus les rues. Donc, à voir.
Le mardi à 22h, à partir du 6 Juillet.

- Unubore Deka (TBS)
L'histoire : Les enquêtes surréalistes d'un flic obsédé par le mariage qui propose aux criminelles qu'il démasque soit de l'épouser, soit d'aller en prison.
Observations : Surréaliste n'est pas un vain mot, comme vous le voyez. Mais ça peut être marrant, notamment de voir un Japonais obsédé par le mariage, pour changer des Japonaises.
Le vendredi à 22h, à partir du 9 Juillet.
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Je promets pas que ce soit exhaustif mais je pense qu'il y a quand même de quoi se faire une idée. Encore et toujours un bataillon de flics, quelques remakes qui ne disent pas leur nom, et deux ou trois idées valables. Je sens NHK en grande forme (dommage que les audiences soient pourries même quand c'est le cas), et WOWOW m'a tout l'air d'avoir un sérieux problème de com' (ou une baisse de régime, je sais pas ce qui est pire). Son projet de Tofu Shimai m'a l'air capillo-tracté, mais enfin au moins c'est original.

TofuShimai

Par contre on dirait qu'il y a moins de saloperies pour ados, comme pour la saison dernière. Vous savez, les trucs totalement ahuris qu'on trouve vers la fin de la semaine, avec genre des princes du royaume des monstres ou bien des comédies lycéennes décérébrées (suivez mon regard). Putain, ce que j'aime les vacances !!!

En ce qui me concerne, sont à surveiller : GOLD (essentiellement pour Yuuki Amami), Joker, Tenshi no Wakemae (là au contraire, c'est en dépit de la présence d'Arisa Mizuki et uniquement pour la bouffe), Tetsu no Hone (le cœur plein d'espoir), Tofu Shimai (pour son côté expérimental) et Toubou Bengoshi.
Pis bon bah, comme tout le monde, Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku, c'est le créneau qui veut ça.

Ya des trucs qui vous tentent ?

Posté par ladyteruki à 22:36 - Dorama Chick - Permalien [#]


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