ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

29-09-11

Le petit dinosaure et le wall-e des merveilles

TerraNova

Quand j'étais petite, Spielberg, c'était un nom qui en jetait. Ca évoquait de grandes productions intelligentes mais sans être rébarbatives, de grands films devenus des classiques (même si je n'en avais pas vu la plupart), et un goût certain pour les effets spéciaux qui ont l'air naturels (par opposition à ce que peut évoquer le nom de Michael Bay). Du bon divertissement.
Quand j'étais adolescente, Spielberg, c'était un nom qui inspirait le plus grand respect. C'était Band of Brothers. C'était la grâce et le chaos tout à la fois. C'était la marque de l'excellence. Et dans une moindre mesure, il n'y a pas si longtemps, cette excellence se retrouvait dans The Pacific.
En 2011, Spielberg est un nom creux.

Quand il est associé à une série, on dirait qu'il n'y a plus rien à en attendre. Bien-sûr, quand son nom est associé à un projet, ce n'est pas toujours au même titre, objectivement je le sais bien, mais normalement on s'attendrait à ce qu'il cherche à produire quelque chose d'aussi bon que s'il le réalisait lui-même, parce qu'il a une réputation à maintenir. Mais non. Après Falling Skies, voilà Terra Nova. Et les mots me manquent pour vous exprimer combien je suis déçue par quelqu'un en qui j'avais confiance.

Ce qui s'est passé, c'est que déjà, j'ai adoré l'univers du début du pilote. Je n'étais même pas certaine de voir de quel monde les humains de Terra Nova arriveraient, et j'ai découvert un endroit noyé dans le chaos, certes caricatural en ces temps où plus personne ne recule devant des scénarios catastrophe pour le futur de notre planète, mais définitivement porteur de sujets que j'aimerais un jour voir une série aborder (PS : il est question d'adapter à nouveau du Asimov pour le cinéma ; les enfants, c'est pour la télévision qu'il faut l'envisager !). Rien que la question de minimiser la population de toute la planète est intéressante (rappelez-vous, j'ai déjà évoqué des sujets similaires), ce serait captivant plutôt que d'en faire un vulgaire prétexte qui sera balayé au bout de quelques minutes de pilote. Mais bon, pendant ce temps je me dis qu'il n'y a toujours pas de série qui fasse ce que j'écris avant que qui que ce soit ne le lise, alors c'est tout bon pour moi dans le fond.
Enfin voilà, grosse déception finalement parce que l'univers de Terra Nova qui m'a plu, c'est celui que les personnages quittent. Mais d'ici à ce qu'une chaîne ait le courage de ne pas forcément tomber dans le message d'espoir sur l'avenir, et de nous montrer une série d'anticipation où on soit dans la merde et où, plutôt que de fuir les problèmes, il faille les gérer, c'est pas demain la veille.

L'autre gros problème de ce pilote, c'est que chaque fois qu'il y est question de dinosaures, on a l'impression que le script de la scène a été pompé dans le premier Jurassic Park (j'ai même pas vu les suivants), accouchement du triceratops en moins, mais patience, c'est une série après tout. Les gentils herbivores à qui on donne à manger, le vilain carnassier qui s'attaque aux gens dans la voiture, c'est INSUPPORTABLE. Et la promo qui disait qu'on n'avait jamais rien vu de pareil, eh bah, manquent pas de toupet les marketeux de la FOX.
C'est tellement vu et revu que moi, la scène de la bagnole (la scène inteeeeeeerminable de la bagnole, devrais-je dire), je l'ai regardée en mangeant et vous pouvez-me croire, pas un instant je n'ai eu la fourchette en suspens. Terra Nova, la première série d'action et de suspense avec laquelle les cardiaques ne risquent rien ! C'est pas avec des scènes qu'on a l'impression de connaître par coeur qu'on va se mettre en émois...

Les gens qui avaient regardé les promos de Terra Nova et suivi le projet semblaient surtout craindre un côté trop gentillet, trop familial. C'est vrai qu'il y a deux personnages franchement chiants (les deux filles : l'une parce qu'elle n'est là qu'à titre de prétexte, on l'a dit, et l'autre parce que son super-cerveau n'aura de l'intérêt que plus tard dans la série, je le sens bien comme ça, et qu'en attendant il va falloir se la taper quand même), mais tout à fait entre nous, s'il y avait une meilleure alchimie dans le cast, à commencer par les parents, ça ne serait pas tellement un problème. Mais comme de toute façon leur dynamique est vite balayée d'un revers de la main derrière des histoires clichés (voir aussi : adolescent récalcitrant), on n'aura pas le temps d'apprécier le fait que cette famille est unique et qu'il y a une bonne raison de la suivre.
On va vite découvrir que les personnages ne cherchent pas à sortir de la caricature, aucun. C'est vrai pour notre petite famille et pour les autres. C'est assez assomant, dans l'ensemble. Et du coup la série n'est pas vraiment gentillette, pas autant que les personnes dont j'avais lu les réactions semblaient le craindre, mais ça reste très unidimensionnel. Evidemment, ce n'est qu'un pilote (il faudrait mettre ce disclaimer chaque fois qu'on parle d'un pilote même si ça devrait tomber sous le sens), cela dit on a vite le sentiment que la série ne se cherche pas du tout de ce côté-là, de la même façon que le ton de Falling Skies était très similaire et n'a jamais eu l'envie ensuite d'aller vers quelque chose de plus complexe et développé. Il faudra vraisemblablement en faire notre deuil : il n'y a guère de place pour la nuance dans les personnages qui peuplent ces séries.

Parce qu'il faut bien vivre, Terra Nova introduit rapidement une petite mythologie avec les Sixers, ce groupe dissident qui ne va pas manquer de venir foutre le bordel du côté de Terra Nova, et ce dés le pilote. Le problème ce n'est pas que cette mythologie soit introduite dés le pilote (surtout vu qu'il a une durée double), c'est qu'elle soit aussi développée pendant la seconde partie alors qu'on méritait un meilleur traitement. Les spectateurs étaient en droit d'avoir leur content d'installation, de visites, et pourquoi pas, d'initiation avec les filles quand elle vont à la journée d'orientation (mais les scénaristes eux-mêmes reconnaissent que ce sont des boulets vu qu'à chaque fois qu'il se passe quelque chose, elles ne sont pas dans le coup), pour comprendre comment fonctionne Terra Nova, comment les gens y vivent, comment la colonie fait pour s'agrandir, etc... D'ailleurs un truc tout bête mais, est-ce réellement une colonie ? Je n'ai pas bien compris leurs objectifs : les gens qui sont envoyés dans le passé, ils sont supposés faire quoi ? Se multiplier ou pas ? Comment ils espèrent faire venir les milliards d'autres êtres humains à ce rythme ? EN 7 ans, il n'y a eu que 10 missions ? Mais euh, je sais pas, ça les panique pas un peu ?

Bon et tant qu'on en est à poser des questions... J'ai compris l'histoire des timestreams (même si la réponse à cette question a tardé à être explicitée), mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi avoir choisi de revenir 65 millions d'années en arrière. Je veux dire, oh, les mecs, vous le saviez qu'il y avait des dinosaures à l'époque, non ? Vous pouviez pas préférer les origines de l'Homme, tout simplement, une fois que les grands lézards avaient débarrassé le plancher ? C'était quand même plus tranquilou.
Réflexion faite, ça a peut-être été dit à un moment où je finissais mes pâtes, absorbée dans la contemplation de ma sauce à la tomate faite maison. C'était tellement captivant, ce pilote...

Enfin bon, pour le moment, je ne suis pas convaincue par cette fable écologique avec des morceaux de gros monstres dentu dedans (un peu comme si Jurassic Park s'était invité chez Wall-e), mais un peu à la façon de Falling Skies, j'ai envie de voir ce que ça va donner parce qu'il peut y avoir un ou deux thèmes intéressants s'ils sont biens développés (ils ne le seront pas, et ce sera tant pis pour moi, mais je DOIS le vérifier par moi-même). Ce ne sont pas forcément les aspects que je redoutais le plus qui se sont avérés plombants, mais plutôt l'impression que derrière les moyens colossaux, il n'y a pas beaucoup d'âme. Encore et toujours le même problème des mecs qui, parce qu'ils ont plein de fric pour s'en donner à coeur joie sur la forme (et je le leur concède, pour l'instant ça a plutôt de la gueule), pensent qu'ils sont dispensés de construire quelque chose de vraiment puissant sur le fond.
Je conçois qu'on donne dans le "grand public", mais il fut un temps où il n'était pas impossible de proposer plusieurs niveaux de lecture pour que tout le monde ait son content. C'est aujourd'hui devenu rare, et les deux séries accolées au nom de Spielberg cette année l'ont prouvé.
En 2012 viendra l'heure de Smash. Avec un peu de bol, il va se resaisir. Mais si, vous allez voir. Il faut y croire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Terra Nova de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:00 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-09-10

C'qu'il faut pas faire, quand même...

Eh bah voilà, ça devait arriver : à force de cagouler à tours de bras, on a fait peur aux éditeurs et aux diffuseurs. Maintenant, ils sont tellement inquiets à l'idée de ne pas réussir à fourguer une came qu'on se serait déjà procurée ailleurs, qu'ils en arrivent à des extrémités telles que... le mensonge ? Naaaan, appelons ça plutôt l'énergie du désespoir.

Pièce à conviction : la pub de Koba Films pour le DVD de Flashpoint. Série d'action n°1 aux États-Unis ? Mouais. D'une part je conteste le chiffre, d'autre part je rappelle que Flashpoint est une série canadienne (avec 15 nominations aux Gemini Awards de cette année, soit dit en passant pour culture perso).
Mais bon, il y aura long à dire sur le Canada quand viendra le jour de son article sur SeriesLive (car il viendra, soyez-en sûrs).

Toujours est-il que proclamer une série n°1, c'est toujours un peu le gag qui fait pas rire.
Je fais toujours la comparaison avec les chanteurs américains ou français dont on proclame (ça se produit peut-être moins qu'avant, ou bien j'ai juste rompu toute relation diplomatique avec la musique occidentale, voire les deux) qu'ils sont n°1 au Japon. Si vous voulez, on peut aller comparer le Top Oricon de vente de singles (ou albums, for that matter) avec les chiffre avancés. Je m'étais amusée à le faire une fois ou deux, d'ailleurs, et admirablement, le "n°1 au Japon" était en fait "l'artiste occidental n°1 au Japon, mais bon 30e quand même dans le top général" ; dans un classement où désormais les ventes en dizaines de milliers sont la règle, crise de la vente de support physique oblige, convenez que ça ne signifie plus grand'chose.
C'est bon, c'est bon, j'arrête de parler de Jmusic, ne vous inquiétez pas. Ça me manque juste un peu, voilà tout.

Sur la même lancée, essayons de réfléchir aux audiences des séries d'action, et voyons si Flashpoint (série canadienne mais également diffusée aux USA sur CBS) fait mieux ou pire que, par exemple, au pif, NCIS: LA. Là encore, patatras.

Ils pensent donc qu'on n'a pas les ressources pour vérifier leurs dires, tous ces gens-là qui nous pondent des slogans choc ? Sérieusement, je serais curieuse de savoir si cette accroche change vraiment quelque chose dans le comportement des acheteurs. Le DVD de Flashpoint se vendrait-il moins avec un "la meilleure série canadienne du moment" ? (quoi, vous arrivez à m'en citer une autre de mémoire, là, de suite, sans consulter le lien sur les Geminis ?) Au moins ce serait subjectif, donc éloigné de tout mensonge. Euh, pardon : de tout acte désespéré.

Pub_Flashpoint

Tant que j'en suis à parler de publicité pour une série, je voudrais revenir sur la pub de Canal+ pour The Pacific...

"Vous n'en reviendrez pas. Eux non plus". Je suis la seule à trouver qu'il y a surenchère ?
La raison principale de ma réprobation, c'est que franchement, vendre une série de guerre en appuyant sur le fait que tous les personnages vont crever, c'est quand même une vision de la série de guerre qui fait frissonner. Ho, hé, Canal+, on ne va pas voir une version filmée d'un shoot'em up là ! Mais qu'est-ce que c'est que cette mentalité ? C'est la guerre, ya des armes et des bombes et des ennemis, alors on est là pour tenir le score, c'est ça ? Mais enfin, c'est vraiment comme ça que vous voulez vendre une série de guerre ? Vous l'avez regardée ?! Je l'ai regardée (bon, seulement trois épisodes, certes, m'enfin je pense que ça donnait une petite idée du propos quand même), et franchement je n'en étais pas à faire des soustractions parmi les personnages ! C'était bien plus que ça, et ce serait quand même plus honnête (et plus digne de ce que vous essayez de faire passer pour votre ligne éditoriale en matière de séries) de dire qu'on va y voir un peu plus que du sang qui gicle et des mecs qui clamsent dans la boue.
Pourquoi appâter les gens par le mensonge, encore une fois ? Rha, oui, c'est vrai, pardon, appâter les gens par le désespoir, j'oubliais.
J'ajoute une deuxième raison à mon haut le cœur devant cette affiche, c'est que ce slogan-là, ça passe parce que c'est des soldats américains. Collez ce slogan sur, je sais pas, moi, la promo d'un DVD pour Holocaust, mettons, et on va bien voir les réactions. Que je sache, on parle d'êtres humains dans les deux cas...

Mais par les temps qui courent, on ferait tout et n'importe quoi pour vendre une série. Surtout n'importe quoi, visiblement.

Posté par ladyteruki à 22:38 - Point Unpleasant - Permalien [#]

23-03-10

[DL] The Pacific

Difficile de ne pas penser à Band of Brothers devant ce générique, quand même. Difficile parce que, d'abord sur un plan musical, il faut bien admettre que c'est bonnet blanc et blanc bonnet (j'ai juste beaucoup plus de mal à fredonner le générique de The Pacific que celui de Band of Brothers, sans doute parce que ce dernier comportait quelques chœurs pour accompagner la mélodie).

ThePacific
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ah, et puis évidemment, le fait que l'un utilise la photographie et l'autre le dessin pour offrir des portraits en noir et blanc (ou presque) ne peut pas éveiller quelques vagues réminiscences, au minimum. Le ralenti, l'alternance de plans larges de scènes d'action et de gros plans statiques de nos héros... Le résultat est certes réussi, mais il semble aussi un peu trop facilement garanti.

Prise de risque : zéro.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Pacific de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:42 - Médicament générique - Permalien [#]

L'ennemi sans visage

Il m'a fallu 15 à 20 minutes, au bas mot, pour faire taire cette petite voix qui dans ma tête, pendant le pilote de The Pacific, répétait en boucle "Band of Brothers, Band of Brothers, Band of Brothers"... et comment la faire taire plus vite, en effet, quand tout dans la production de cette nouvelle mini-série persiste à répéter les mêmes ingrédients : les témoignages de vétérans, la musique, le générique... les codes sont intégralement repris.
Dans un premier temps, c'est d'ailleurs assez gênant. D'où cette petite voix lancinante impossible à réduire au silence. Peut-être aurait-il tout simplement fallu assumer le côté spin-off de la chose ? D'autant qu'il est difficile d'oublier l'excellence de l'illustre aîné...

The Pacific met du temps à prendre ses marques et à s'en différencier. Le tournant est pris au moment du débarquement... Alors que le découragement du spectateur est à son comble, enfin, l'épisode offre un retournement inattendu et coupe le cordon. Nous y voilà enfin, il fallait attendre que les Marines aient posé le pied sur leur île du Pacifique.

ThePacific_pilot1

Et quelle île. Contrairement à Band of Brothers qui n'hésitait pas à frapper d'un grand coup avec une ambiance propre aux séries de guerre assez tôt dans le pilote, ici, The Pacific entretient une atmosphère oppressante pour les personnages (et donc pour le spectateur)...
L'ennemi est tout près, mais il semble aussi trop loin. Aucun contact. Un rendez-vous manqué avec l'action. Puis un autre. Et à chaque fois, la perte des rares repères qu'on peut avoir quand on est en guerre à des milliers de kilomètres de chez soi. Même quand ils se battent à quelques kilomètres de la côte, ils semblent invisibles, ces fichus Japs. On craint de les voir partout mais ils ne sont en fait nulle part. On voudrait apercevoir leur éclaireur, mais ce n'est que le vent dans les arbres.

Et quels arbres. The Pacific, c'est aussi, de façon totalement inattendue, une ode contemplative à la nature des îles du Pacifique. Ce qui remplace les filtres incroyables de Band of Brothers, c'est cette fascination authentique pour la verdure environnante. Plusieurs fois, les soldats se trouvent absorbés dans les images un peu hypnotiques que forment les arbres se balançant doucement dans le vent las qu'on imagine tiède et moite. Le tableau ne saurait être complet sans quelques cris d'animaux et d'oiseaux.
La nature semble pure, comme jamais touchée par l'homme, et c'est ce qui rend le voyage si angoissant, car cette nature en apparence vierge amplifie le sentiment de s'aventurer dans l'inconnu. C'est aussi ce qui rend les quelques images d'horreur, fugaces, comme les quelques soldats exécutés en plein milieu de la forêt. On a retrouvé le paradis perdu, et il faut pourtant s'attendre à subir la violence humaine à tout instant.
C'est l'une des grandes forces du pilote de The Pacific, sa plus belle preuve d'éloquence. C'est presque dommage de l'avoir bêtement explicité ensuite dans la lettre.

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L'explosion de violence sur la fin de l'épisode n'en devient, du coup, que plus terrible.
Jusque là, l'ennemi, c'étaient des injures raciales, des appareils, des ombres furtives qu'on pensait voir entre deux branches. Autant dire un ennemi sans visage. Pendant la scène de combat, aucun corps à corps, tout se fait à distance, chaque camps canardant l'autre au mieux en espérant éviter le combat.

Et puis vient cet homme, ce Japonais. C'est le premier dont on voit le visage. Et ce visage est marqué par la démission. Ce visage dit qu'il y en a marre de ces conneries. Ce visage est celui d'un humain complètement désemparé. C'est là que The Pacific sacrifie à ce qui est le passage obligé de toute série de guerre, l'instant suprême de doute, et le fait avec talent et poigne.

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La marge de manœuvre de cette mini-série, pour se distinguer réellement de celles qui l'ont précédée, est assez réduite. Mais même sans ça (et au vu de ce pilote, il n'est pas dit qu'on doive s'en passer), The Pacific est la promesse d'une fiction de guerre rondement menée, intelligente et tonitruante à la fois. Une série de guerre comme on les aime, quoi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Pacific de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:37 - Review vers le futur - Permalien [#]


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