ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-10-12

Par élimination

Devinez qui s'est lancé un défi avec whisperintherain sur les pilotes de la saison ? ...Bah, comment vous avez su ? Place cette fois à un pilote sorti sur la toile quelques jours avant son lancement sur NBC, avec Chicago Fire.
Vous trouverez, évidemment, au bas de ce post, un lien vers le blog de whisper, qui sera complété sitôt que ce dernier aura publié sa review. L'occasion de comparer nos points de vue...

ChicagoFire

1996. C'est en 1996 que FOX avait lancé L.A. Firefighters, une série s'intéressant à des... pompiers de Los Angeles (on voit ceux qui suivent). On ne va pas se mentir : j'ai dû faire des recherches, je ne me souvenais plus du titre. En fait je ne me souvenais plus de grand'chose. Simplement, la série avait ensuite été diffusée par TFHein et c'est alors que je l'avais vue. Enfin, "série", c'est vite dit, vu le nombre d'épisodes tournés, mais je me souviens clairement de Christine Elise en pompier.
Pourquoi j'ai mémorisé Christine Elise ? Bah dans les années 90, tout le monde connaissait Christine Elise parce qu'elle se tapait Jason Priestley, voilà tout, c'est aussi simple que ça. Mais je trouvais que le rôle allait bien à cette nana aux airs de gros dur. Dans le milieu viril des pompiers, elle faisait illusion (un personnage qu'on retrouverait quelques années plus tard sous le nom d'Alex Taylor, à bien y réfléchir). Impossible de me souvenir de la teneur des épisodes, par contre je me revois, en train de grignoter devant un épisode ou deux. J'ai l'impression que c'était pendant les vacances d'été mais je n'en suis même pas certaine. Vraiment, il ne m'en est resté que Christine Elise, et peut-être un autre personnage féminin, plus vaguement.
En réalité, L.A. Firefighters n'apportait pas grand'chose sur la table, et son annulation prématurée était plutôt une évidence vu le peu d'empreinte que son contenu a laissé sur moi (et certainement la poignée d'autres personnes qui l'ont regardée à l'époque).

Il faut dire qu'à ce moment-là, j'étais prête à regarder tout et n'importe quoi pourvu de simplement pouvoir me mettre devant une série ou deux. J'ai regardé Pacific Blue assez assidument à peu près à la même période, par exemple, mais c'est un autre sujet, pour la confession honteuse d'un autre jour. Cela dit, ces séries répondaient un peu à la même intention : offrir du mouvement et du bruit, du spectacle et de l'action, pendant trois quarts d'heure, sans vraiment chercher la complication, ou approfondir cette histoire de "scénario" dont il se disait qu'on en trouvait dans d'autres séries.
Dans les années 90, on avait énormément de séries de ce genre, pas franchement futées, et TFHein se faisait un plaisir de les diffuser. A côté, les Experts, c'est du HBO ; vous vous rendez pas compte de ce que c'était que de regarder TFHein dans les années 90, la jeunesse téléphagique d'aujourd'hui ne connait pas sa chance.

A bien y réfléchir, des séries s'intéressant à une brigade de pompiers, il n'y en a pas eu des centaines, de toute façon. Autant les flics, ça ya pas de problème (quoique, la mode de suivre un commissariat entier n'a pas vraiment survécu à la fin des années 90 non plus... le cuisant échec de NYC 22 en est la preuve), autant les pompiers...
Mais c'est vrai que dans la dynamique d'alors, une série dramatique sur les pompiers, ça ne se concevait pas. Une série dramatique sur la police, oui, c'était envisageable. Mais sur les pompiers, ça impliquait nécessairement une série d'action. Il faudrait attendre Rescue Me pour innover dans le domaine.

2001. Ca par contre, pas de problème, je m'en souviens très clairement. Le pilote de New York 911 compte parmi mes plus intenses souvenirs de téléphagie. Mais vous allez me dire : dans New York 911, certes, on voyait des pompiers (surtout au début) mais aussi des ambulanciers et des flics, encore eux. Finalement la série mangeait à tous les râteliers. C'est peut-être justement pour ça : parce que rester centré sur les pompiers semble toujours être voué à ne présenter que des séries d'action. J'ai progressivement abandonné la série (c'est cruel à dire mais plus il y avait de poulet, plus je faisais une allergie) mais il me semble même qu'à un moment on avait aussi droit à des médecin du service des urgences.
Toujours est-il que l'ambiance dans une caserne de pompiers, j'avais eu le temps de connaitre : New York 911 était truffée de scènes de la vie quotidienne, dans une bonne ambiance de groupe où on regardait des matches ensemble et où on dînait entre deux interventions dans la cuisine de la caserne. C'était une ambiance de fraternité, un peu virile mais pas à l'excès, tout-à-fait ce que j'aime sur la façon dont tant de séries nous montrent les amitiés masculines. Il y avait des moments de friction mais, avant tout, c'étaient des conséquences de la vie en commun, en permanence les uns sur les autres, et c'était quelque chose de fort, cet esprit de cohésion, c'était vibrant.

Mais la plus grande qualité de New York 911, c'était sa capacité à nous faire trembler devant le danger. Beaucoup de séries mettent leurs protagonistes en danger de mort, mais la plupart du temps, les spectateurs sont plus que conscients que ce risque est cosmétique, et que les héros sont à peu de choses près invincibles (sinon il n'y a pas de série). Mais New York 911 capturait quelque chose de rare, le sentiment de risque. C'est justement ce qui m'avait rivée à mon écran devant ce fameux pilote, l'impression terrible de sentir la montée d'adrénaline, inhérente au "genre" comme on l'a dit, mais aussi de prendre le pouls de personnages qui risquent vraiment leur vie pour avoir transporté une civière ou éteint un feu. Et qui, à travers les risques physiques qu'ils encouraient au quotidien dans leur travail, couraient aussi un risque de blessure psychologique, de traumatisme. Leur vision du monde s'en trouvait altérée. Un personnage de New York 911, et à plus forte raison un pompier, n'était jamais un naïf. Mais malgré les séquelles d'interventions parfois réellement terrifiantes, ces mêmes personnages étaient capables de tout de même déconner dans la cuisine de la caserne. Rien n'était anodin, mais rien n'était jamais totalement insurmontable. Ce qui m'avait touché avec New York 911, dés le pilote, était le même genre de raisons qui font que j'aime les séries sur les flics en uniforme ou les militaires : un fragile équilibre entre la peur et l'assurance, la capacité de s'adapter à une vie passée dans la gestion des errances des autres, et une certaine gravité masquée sous un esprit de corps.

Une série sur une caserne de pompiers, quand c'est bien fait, ça fait vibrer. Sinon ça ressemble simplement à une campagne de recrutement, un peu dans le genre de Paramedicos en ce moment au Mexique.

Hm, je n'ai pas beaucoup parlé de Chicago Fire dans cette review. Mais est-ce réellement nécessaire, quand tout est déjà dit...?

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 19:33 - Review vers le futur - Permalien [#]

03-12-10

Laisse-moi rester femme

C'est souvent que j'admets n'avoir pas spécialement des goûts de gonzesse. Le simple emploi du terme "gonzesse" indique d'ailleurs bien ma disposition d'esprit vis-à-vis d'une certaine catégorie de séries qui me semblent totalement hors de ma zone d'intérêt, en première ligne desquelles on trouve les romances (ce qui explique que jamais je ne vous parlerai d'autant de séries coréennes que de séries japonaises, par exemple), les teenageries glamour avec plein de vêtements dedans (sans rire, vu de l'extérieur, le phénomène Gossip Girl semble plus une équation racolage + défilé de mode qu'autre chose) et ainsi de suite. Malgré mes cheveux longs, mes ongles laqués et, bien-sûr, ma carte d'identité, rien dans mes goûts téléphagiques n'indique que je sois de sexe féminin.

Alors, m'étais-je dit, c'est sans doute que je suis plus du genre à apprécier les séries masculines.
Lors de l'enregistrement de ce dernier SeriesLive Show en date, j'ai réalisé mon erreur. Avoir regardé Oz avec passion, avoir englouti trois saisons de Rescue Me en quelques semaines (oui, je m'en tiens aux DVD...) et autre goût prononcé pour les amitiés viriles à la Men of a Certain Age (merde on est vendredi, j'avais oublié...), ne fait pas de moi quelqu'un qui a des goûts de mec.

La preuve : j'étais totalement hors du coup ! Sons of Anarchy, 24, The Shield... je n'ai jamais dépassé 5 épisodes sur ces séries. Non parce qu'elles ne me plaisaient pas mais parce qu'elles ne me plaisaient pas assez.

TheSeriesLiveShow_MEA
The SeriesLive Show - 1x05 : Bad blood

Alors, j'ai posé quelques questions, et j'ai écouté. C'est plaisant aussi d'écouter, même quand on est censé animer le débat. Mes camarades du SeriesLive Show étaient tellement enthousiastes sur ces séries qu'ils animaient d'ailleurs très bien la conversation, même quand elle partait dans tous les sens. Dans le fond, je n'aime pas forcément regarder les "séries de mecs", mais j'aime bien en entendre discuter tout ce petit monde. Même quand les débats ne volent pas haut, même quand on a un peu l'impression que ces messieurs vont se mesurer dans les toilettes à la fin du débat, c'est vraiment agréable de sentir une telle énergie.

Des amateurs de séries qui parlent des séries qu'ils aiment... un podcast ne devrait-il pas toujours être comme ça ?

Posté par ladyteruki à 22:54 - Entre potes (cast) - Permalien [#]

23-05-10

Rituels

C'est tellement ridicule que j'hésite à en faire un post ; mais je me demandais si j'étais la seule à avoir une sorte de rituels devant certains génériques ?

L'une des raisons pour lesquelles on aime qu'une série qu'on regarde ait un générique (ou un truc équivalent qui fasse illusion pendant une dizaine de secondes), c'est parce que c'est en quelque sorte le comble du comble téléphagique : regarder une série, de par sa récurrence semaine après semaine sur nos écrans, crée un lien affectif, et retrouver un générique semaine après semaine renforce ce lien affectif. C'est encore plus familier que les personnages, parce que les personnages ne font pas la même chose d'un épisode à un autre, alors que le générique est le même (sauf cas particulier comme Weeds).

Le moment du générique, c'est le moment où l'on est certain d'être là où on devrait être, le cérémonial de retrouvailles par excellence. Ça et, quand on a de la chance, de la musique sympa et de jolies images. Le générique d'une série, c'est cet instant de communion avec l'univers que vous êtes venu chercher, le moment où la téléphagie s'exprime pleinement, le sentiment à la fois de confort (c'est ma série !) et d'excitation (que réserve ce nouvel épisode ?) à son maximum.

Et donc, personnellement, devant certains d'entre eux, j'ai tendance à développer des petits rituels, que j'aime la série ou non, c'est plutôt la force de l'habitude couplée avec un thème musical qui s'y prête plus ou moins. Par exemple :
- applaudir pendant le générique de Friends
- taper des mains pendant le générique de Fraggle Rock ou Green Acres
- lancer "bang" à la fin du générique de The Big Bang Theory
- scander "come on, come on" pendant le générique de Rescue Me
- et, depuis quelques jours, claquer des doigts à la fin du générique de 30 Rock
Ce qui en soi n'est pas dramatique pour beaucoup vu que la série est finie, sauf que j'ai une playlist de génériques que je joue régulièrement...

Il ne s'agit pas de chanter le générique en chœur (comme je le fais par exemple pour Une Nounou d'Enfer ; il faut quelques années de pratique pour parvenir à ce résultat, ne le faites pas sans la présence d'un adulte pour vous superviser), y compris quand il n'a pas de paroles (je ne vous raconte pas le nombre de fois où j'ai fait des vocalises plus ou moins tolérables devant Invasion Planète Terre, Battlestar Galactica ou The Tudors...) mais d'avoir un petit signal que je fais sans même m'en rendre compte, épisode après épisode, toujours au même moment et sans raison apparente.

Plus généralement, il m'est arrivé très souvent de m'apercevoir que, pendant que défile le générique que, pour des raisons évidentes, jamais je n'aurais l'idée de regarder en avance rapide, je fais la même moue qu'un personnage, ou le même geste, de façon synchronisée. Je faisais ça déjà quand je regardais MacGyver étant gamine, alors ça ne pouvait pas s'arranger...

C'est que le générique est tellement devenu un rituel qu'on connait sur le bout des doigts, et la playlist n'aide pas évidemment, qu'on finit par se l'approprier totalement. Et que, d'une certaine façon, ces petites habitudes ridicules (que je ne fais presque pas lorsque je ne regarde pas les séries concernées en compagnie d'autres spectateurs... hélas pour ma dignité, j'ai dit "presque") nous permettent de reconnecter les liens qui s'étaient légèrement distendus entre deux épisodes.
Le générique, c'est vraiment un cérémonial à part entière, et pas juste une video qui permet à la série de tout de suite donner le ton sur son univers, ou une carte de visite. C'est l'équivalent téléphagique de "eh, comment tu vas, je suis trop content(e) de te retrouver !".

Alors, juste pour savoir si je dois me faire enfermer, je suis la seule à avoir ces petits rituels, ou pas ?

RituelsPaiens
Je viens de réaliser que je n'ai jamais posté ce générique. Stupeur.

Posté par ladyteruki à 23:12 - Médicament générique - Permalien [#]

24-02-10

Ma came

"Je suis un alcoolique. Je ne prends pas qu'un seul verre. D'ailleurs, je ne comprends pas qu'on puisse prendre qu'un seul verre, je ne comprends pas qu'on puisse laisser un demi-verre de vin sur la table, je ne comprends pas qu'on puisse dire "merci, ça suffit"... Comment peut-on se lasser d'une telle sensation ? Comment ne pas avoir envie de la ressentir plus longtemps ? Moi mon esprit ne fonctionne pas comme ça."
(Leo McGarry, A la Maison Blanche - 3x10 : Bartlet pour l'Amérique)

Bon, je vais être franche avec vous, je viens tout juste de découvrir l'existence des PRISM Awards, via la news du site Le plus en séries. Et encore, même là c'est un hasard, puisque je ne lis jamais ce site d'ordinaire (vu que je ne pratique pas les sites qui ne proposent que des news). Pourtant, le sujet me captive, mais enfin force est de constater que ce n'est pas l'award le plus discuté sur les sites et blogs consacrés aux séries. En tous cas, c'est comme ça que j'ai appris qu'il y avait d'autres personnes que moi qui trouvaient qu'on ne parlait jamais assez de personnages au comportement addictif. Vous voulez qu'on recompte le nombre de fois où je vous ai parlé de Rude Awakening ? Voilà, CQFD.

RudeAwakening

Pour ceux qui, comme moi pour le coup, manquent cruellement de culture, voilà un bref topo : les PRISM Awards sont remis aux œuvres traitant de la consommation abusive de substances comme l'alcool, les drogues, le tabac, les médicaments... Ce qui, en gros, constitue le cast de ma série idéale, si vous voulez. Il n'y a pas que les séries qui peuvent être récompensées, mais comme je suis téléphage avant tout (bien que je fasse des expériences), je vais faire comme si.

Donc comme toujours dans ces cas-là, j'ai fait un peu de lecture, histoire de rattraper mon retard, et je dois reconnaître que bien des séries récompensées font déjà depuis longtemps partie de mon tableau de chasse. Alors je vous ai préparé un petit florilège de mes vainqueurs préférés...

1997 - Winner
Une Maman Formidable - 4x12 : Un Noël mouvementé
Je ne pense pas avoir vu cet épisode mais il faut quand même dire que la série n'a jamais reculé devant les thématiques sur la boisson. Rappelons qu'à la base, l'héroïne Grace est une ancienne alcoolique, qui a cessé de boire quand elle s'est séparée de son ex-mari, qui la battait sous l'effet de la boisson. Oui, c'est un sitcom, pourquoi cette question ?

2001 - PRISM Commandation
Rude Awakening - 3x02 : Putain de soirée
L'absence de cette série dans le palmarès des PRISM Awards aurait été un scandale. Et pour avoir vu cet épisode, plusieurs fois qui plus est, je peux vous garantir que ça méritait franchement de gagner un trophée. Voir Billie s'engueuler avec son miroir dans la salle de bains, alors qu'un type l'attend dans la chambre pour s'envoyer en l'air afin de pouvoir gagner sa dope, franchement, tout le monde n'aurait pas osé. Faudrait que je me le revoie, cet épisode, puisqu'on en parle.
Titus - 2x19 : L'intruse
C'est pas forcément le meilleur épisode de la série. Et je pense qu'il y en a d'autres qui valent au moins autant sur cette thématique que ce petit épisode avec une ado mal embouchée. Je pense notamment à l'épisode d'intervention, au cours duquel la famille Titus tente d'aider le patriarche... à se remettre à boire. L'effet de cynisme fonctionnait bien mieux.

2002 - Winner
The Division - 1x22 : Dérive
Je n'ai pas encore abordé cette série ici (il faut dire que sa réputation discrète et ses diffusions rares n'aident pas), mais il y a bien des choses que j'avais aimée dans The Division, et notamment le personnage de Jinny, alcoolique notoire qui mettait régulièrement sa carrière voire sa vie en péril à cause de son addiction. Le personnage était un peu une Billie Frank sans l'humour, très touchante mais en même temps beaucoup moins facile à prendre en affection, ce qui est quand même vrai de la plupart des alcooliques, disons-le.

2005 - Meilleur arc - Winner
Jack & Bobby - La rentrée / Le discours de minuit / Frères ennemis
Ah bah, en voilà une autre de série méconnue et hélas trop peu traitée y compris dans ces colonnes. En plus, ça irait vite de se la refaire, cette série, je vais y repenser sérieusement, tiens. Il faut dire que tout un axe tournait autour du fait que la mère de Jack et Bobby avait du mal à se passer de son herbe, chose que même son fils adolescent ne vivait pas aussi bien qu'on le croit. Ce n'était pas tant la qualité d'écriture de cet axe que la prestation de Christine Lahti qui impressionnait beaucoup. Non mais vraiment, plus j'y pense plus je me dis que je vais ptet me refaire une cure de Jack & Bobby.
Le Protecteur - Hallucinations / Amende honorable
Avant The Mentalist, il y avait Le Protecteur. L'acteur principal était tout aussi bon à baffer, mais au moins ça s'expliquait par le scénario, puisque Nick Fallin était pris la main dans le sac de dope dés le pilote, et ce petit avocat riche se trouvait à prendre en charge des affaires pro bono pour le service de l'enfance de la ville. Je me souviens avoir dévoré cette série sur TF1, et avoir eu plusieurs fois des envies de meurtre à cause de ce crétin de Nick, complètement apathique. Mais le fait est que du coup, son addiction était un acte fondateur de la série et de nombreuses intrigues personnelles.

2006 - Meilleur arc - Winner
Reba - Help Wanted / Hello, my name is Cheyenne / Where there's smoke / Best lil'l haunted house in Texas
Outre plusieurs mentions, la série a remporté en 2006 une victoire méritée. L'axe de l'alcoolisme est d'autant plus impressionnant que Reba est un sitcom familial qui très souvent (même si pas toujours) se cantonne au politiquement correct, avec des intrigues classiques et un dénouement où tout est bien qui finit bien. Et là, Cheyenne qui devient alcoolique, vlan. C'est du lourd. Et si au début, la série a réagi par l'humour, au final le traitement a bien mérité cette récompense.

2008 - Meilleur arc - Nomination
Rescue Me - Coups de blues / Les héros du 11 Septembre / Amende honorable / Dieux et fantômes / Un match, une vie
Il est difficile de parler d'alcoolisme sans mentionner Rescue Me ! Je n'ai pas encore vu ces épisodes (mais maintenant que j'ai le DVD ça ne devrait plus tarder) mais je ne doute pas, s'ils sont dans la même veine que ce que j'ai déjà vu, qu'ils retranscrivent des problématiques sur l'alcoolisme de façon très honnête.

2009 - Meilleure performance dans un drama - Winner
The Cleaner - Benjamin Bratt
Sincèrement, je suis déçue. The Cleaner, bien qu'ayant parfois reculé devant l'obstacle, a quand même le mérite d'avoir fondé une série toute entière sur le principe de l'addiction et de la façon dont on peut s'en libérer. Ou tout du moins essayer. L'effort est colossal, même si légèrement opportuniste venant d'une chaîne qui diffuse en parallèle de la real tv sur le même sujet. En tous cas ça méritait plus qu'un simple coup de chapeau à Bratt. Pour 2010, The Cleaner n'est nommé que pour un épisode (cf. Le plus en séries). C'est pas normal non plus...

TheCleaner

Vous aurez noté que pour une ou deux récompenses attribuées ("winner"), les PRISM Awards soulignent aussi d'autres efforts ("PRISM commandation"), moindres mais notables tout de même, et régulièrement on trouve des séries comme Les Anges du Bonheur ou Promised Land dans ces citations, ce qui n'étonnera que ceux qui n'ont pas encore lu mon plaidoyer pour réhabiliter ces deux séries, dont pour une fois on va se rappeler l'existence. Urgences a également été de nombreuses fois cité par les PRISM Awards, à raison puisqu'entre les patients et les intrigues de Carter ou Abby, on peut dire que la série a su explorer cette thématique plusieurs fois, avec le talent qui était le sien.
Récemment, j'ai eu envie de redonner sa chance à Saving Grace qui m'avait déçue, mais bon, le temps passe et parfois on change d'avis, ou simplement on est plus réceptif. Vais ptet m'occuper de revoir ce pilote quand j'aurai fini ma rétrospective Jack & Bobby...?

Mais globalement, les séries qui abordent plus spécifiquement ces problèmes d'addiction sont souvent en bonne place parmi mes préférences. En fait, je crois que si je suis sensible à ce sujet, c'est essentiellement parce que je m'y retrouve ; d'une addict des séries aux addicts de séries, il n'y a pas loin, après tout...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (comme moi avant de me pencher sur le sujet) : la liste des gagnants des PRISM Awards.

Posté par ladyteruki à 00:07 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

03-02-10

Born again téléphage

Ah, ça, il faut le dire, j'ai été gâtée ces dernières semaines ! Noël et mon anniversaire étant séparés d'un mois tout juste, c'est en général le cas, mais là, je crois que j'ai battu des records... en partie parce que j'ai pris le parti de m'offrir des cadeaux de Noël et d'anniversaire moi-même (je vais quand même pas compter sur mes parents pour le faire !), en partie parce que mes amis m'ont vraiment choyée.
Et par mes amis, je veux dire vous. Là, vous. Oui vous. Voilà. Eh bah : merci. Je m'en remets pas ; vraiment.

Parce que du coup, il s'est passé un truc. Du moment où j'ai posé les coffrets dans ma Telephage-o-thèque, quelque chose s'est libéré en moi. En faisant l'acquisition, en deux mois, de la fin de Life, de la dernière saison disponible en DVD de Rescue Me... et d'une autre dont on va reparler très bientôt (oh que oui !), j'ai cessé d'attendre la suite de séries qui sont chères à mon cœur depuis un bout de temps. Puisque je les avais !

Vous le savez, 2009 a pour moi essentiellement été une année de deuil. Il a fallu laisser partir des séries auxquelles je n'étais prête à faire mes adieux, et c'était douloureux de faire une croix dessus. Ce sont les aléas de la téléphagie. Je ne suis d'ailleurs pas encore totalement remise, mais le fait d'avoir ces DVD a comme fait céder le barrage psychologique dans lequel je m'étais un peu enfermée. Je peux désormais aller de l'avant. Ces séries annulées trop prématurément à mon goût restent chères à mon coeur, sans aucun doute possible, mais un cap a été franchi, et plus rien ne me retient pour m'adonner avec passion à des séries qui, elles, sont bien en vie (pour l'instant...).

Et par voie de conséquence, j'ai commencé à penser aux séries que je compte acheter en DVD dés qu'elles seront disponibles en zone 2. Un signe qui ne trompe pas : je n'ai jamais cherché à graver les épisodes cagoulés. Mais là, c'est un pas supplémentaire, j'anticipe avec excitation leur sortie dans nos contrées (ou celles environnantes qui auraient la bonne idée de sortir les coffrets au plus vite). Je suis prête à commencer de nouvelles séries en DVD.

Voici donc les séries dont j'attends la sortie en zone 2 :

DVDzone2_UnitedStatesofTara   United States of Tara

Depuis la diffusion de la 1e saison, j'ai déjà regardé chaque épisode deux fois. Et je ne vous cache pas qu'un troisième round est plus qu'envisageable à l'approche de la saison 2 ! Je ne parviens pas à considérer la série comme une comédie. C'est plutôt un drame avec des situations rocambolesques, et ça me plait, ça met vraiment les personnages au défi. Or justement, malgré les rebondissements improbables (Kate et Brie qui s'offrent une balade impromptue, Charmaine et ses nichons de l'impossible, l'incendie de la cabane dans le jardin...), les personnages sont incroyablement réalistes et proches de nous. J'aime ce mélange.
DVDzone2_NurseJackie   Nurse Jackie

Avec Nurse Jackie, ce n'était pas gagné d'avance. Et pourtant, dés le pilote, la série su me faire oublier tout ce que je détestais chez Eddie Falco, pour n'en garder que le meilleur. Nurse Jackie est une série atypique, en cela qu'elle ne cherche pas à se trouver une narration efficace. On est quasiment dans la chronique de la vie quotidienne, il ne se passe pas forcément grand'chose de spécial, on laisse les personnages s'étirer et se mettre à l'aise, c'est extraordinairement apaisant comme rythme. Sans que jamais ce ne soit ennuyeux. Et puis, les contradictions de Jackie renvoient à quelque chose de tellement plus humain que la plupart des séries du moment...
DVDzone2_BetterOffTed   Better Off Ted

Pour quelqu'un qui a du mal avec les sitcoms, Better Off Ted apparait comme le phare dans la nuit des comédies du moment. Son sujet, son casting, ses dialogues, sa réalisation... tout est simplement impeccable. C'était un coup de coeur le premier jour, c'en est toujours un aujourd'hui. Le problème, c'est que dés que la série n'est plus devant mes yeux (comme très souvent dans le cadre de ce que je considère comme des comédies), je l'oublie. Un DVD me servirait de noeud à mon mouchoir...
DVDzone2_Glee   Glee

Ce n'est pas pour son scénario qu'on regarde Glee, mais pour son cast très sympathique et pour son ambiance pleine de bonne humeur. Je réserve naturellement mon jugement pour la seconde partie de la saison, mais la première partie ici présente m'apparait comme un must-have ! La force de cette série, ce n'est pas de flirter avec les cimes, mais de nous offrir un divertissement où chacun peut trouver son compte, et se régaler de musiques en tous genres. Pas la série la plus intellectuelle du lot, mais certainement celle que je suis sûre de rentabiliser une fois en DVD tant il est impossible de se lasser des numéros musicaux.
DVDzone2_Southland   Southland

Du drame, du vrai, qui fait mal. Avec Southland, je peux céder à mes penchants masochistes les plus sombres, j'ai l'impression que je ne serai jamais déçue. D'autant que vous le savez, j'ai toujours un faible pour les policiers en uniforme, les vrais perdants d'une décennie télévisuelle dédiée aux enquêtes mais pas aux policiers de terrain. La réalisation fait beaucoup en ce sens, pour donner une impression de proximité à la fois rassurante et angoissante. Et puis, en plus, cette première saison est vite regardée. On peut se faire ça en un weekend, c'est parfait pour un investissement en DVD.

Vous remarquerez que toutes ces séries n'ont actuellement qu'une saison, mais sont assurées d'une deuxième (Better Off Ted étant l'exception, puisqu'elle a déjà une seconde saison et n'est pas du tout assurée d'une troisième). Je suis prête à m'engager dans de nouvelles séries. C'est vraiment positif !

Je peux donc, en attendant que ces DVD sortent, profiter paisiblement de mes coffrets nouvellement acquis (merci merci merci !), et me réjouir devant ces séries que j'aime... mais en même temps, je ne suis plus en train de bloquer dessus.
2010, l'année de la résilience téléphagique ?

Posté par ladyteruki à 13:14 - Opération COLLECTION - Permalien [#]


29-01-10

Du sang et des larmes

Pour rendre une fiction historique accessible, il vous faut :
- plein de beaux jeunes hommes
- 10kg de muscles à chaque bras
- des costumes bien tape-à-l'œil
- un budget décor d'une somme indécente
- surtout pas trop de tissus
- quelques visages connus au second plan

Après Rome et The Tudors, on n'arrête pas le progrès, voici que Starz lance Spartacus: Blood and Sand. Entre parenthèses voilà une chaîne qu'il faut vraiment surveiller du coin de l'œil, qui semble mettre les bouchées doubles depuis quelques temps, bien qu'avec des effets très variables.
Si vous pensiez que déjà The Tudors usait un peu de facilité pour appâter le chaland, vous n'avez sans doute rien vu. La promesse que fait Spartacus, c'est vraiment les jeux du cirque version télé : un réjouissement populaire le plus primal possible, avec des pectoraux où que le regard se pose, des jeunes gens qui transpirent très beaucoup, et des histoires de coucheries. Pour faire plus sérieux, on aura sans doute quelques références à l'histoire antique, enfin, tant que ça ne gêne pas trop aux entournures, bref, c'est très basique.

Je m'émouvais que certains genres soient moribonds à la télévision. Le péplum semble bomber le torse ces dernières années au contraire (sans doute pour suivre son vague revival au cinéma). Je ne sais pas encore si c'est une bonne nouvelle mais comme pour tout courant prenant de l'ampleur, on va assister aussi bien à la création de bonnes choses (Rome) que de plus triviales (Spartacus), et il faudra faire le tri. Mais si j'ajoute aussi la mini-série Empire, je trouve que le genre a quand même une présence régulière dans les grilles, même si c'est à court terme.

D'une façon plus générale, cela encourage les fictions historiques à sortir des stéréotypes guindés des décennies précédentes, pour s'essayer à plus de modernité dans le ton. Parfois ça donne un résultat un peu trop "tout public" au goût de certains, mais on sent que le genre fait des efforts. Ses auteurs se donnent du mal pour ne pas juste refaire un vieux truc avec des acteurs d'aujourd'hui. En fait, outre-Atlantique, on parvient à faire ce qu'Un Village Français n'a pas réussi à accomplir : revisiter une période dont on a l'impression que l'industrie audiovisuelle a fait le tour cent fois, avec un ton personnel.
Alors évidemment, il y a à prendre et à jeter, mais au moins on a quand même des opportunités, c'est plus que pour bien d'autres genres.

Personnellement, cette façon un peu fanservice d'envisager le péplum, ça ne me dit rien sur le papier. Évidemment, il faudra voir ce que ça donne. Mais une fois de plus, l'originalité vient du câble, alors que pourtant on ne peut pas dire que les moyens y soient pharaoniques. Enfin, romains, pour le coup. Et pourtant, tout ça a forcément un coût supérieur à la plupart des fictions lambda pouvant être tournées à peu près n'importe où et dans n'importe quelles fringues, pour commencer. Et puis, ne serait-ce qu'en huiles de massage pour faire saillir les muscles, ça doit coûter bonbon. Mais le câble ne s'en laisse pas compter, et nous propose du choix. Sur les networks, c'est steak frites ou salade. Sur le câble, le menu est complet (et le steak est  garanti pur muscle, donc).

Alors, j'ai vraiment essayé. Je voulais vraiment donner sa chance à Spartacus: Blood and Sand, je le jure. Hélas cent fois hélas, le post que vous êtes en train de lire ne concernera que les 12 premières minutes du pilote, conformément à l'adage téléphagique qui dit que la curiosité s'arrête là où commence le masochisme.
Spartacus: Blood and Sand m'a agacée. Pire, il m'a déçue, puisque j'avais essayé d'en attendre un petit quelque chose. Comme quoi, il faut toujours croire en son instinct.

Des 12 premières minutes de Spartacus, voilà donc la review...

Spartacucul

Tout commence par un combat dans une arène, auquel celui qui sera le héros de notre aventure assiste depuis les souterrains de l'arène. On sait que c'est le héros parce qu'il a l'air tout chafouin et tristoune. Il n'a donc de ce spectacle que la version audio, et sincèrement, il ne perd pas au change. Le combat qui fait rage est en effet un festival d'effets de ralenti, d'éclaboussures ajoutées numériquement, et de décors qui, de façon ostensible, n'existent pas.
Ah, quelqu'un a un nouvel ordinateur avec lequel jouer !

Dans ses catacombes, notre bonhomme nous fait une scène d'angoisse : il vient de réaliser qu'il joue dans un navet. On le comprend. On compatit.
Et ça va empirer très vite.

Flashback : notre pauvre ange de robuste douceur aux yeux bleus (syndrome The Listener, quasiment) se souvient des jours heureux, au pays, du temps béni où il déclarait la guerre aux barbares plus moches et plus sales que lui (c'est dire). A l'époque il pouvait se taper sa femme quand il le voulait, ah c'était le bon temps, surtout qu'elle était un peu la femme idéale : toujours partante pour le sexe, dotée d'un certain sens de l'initiative... mais pas trop de caractère non plus. Et une cuisse ferme comme tout - mais on y reviendra.

Notre barbare s'apprête donc à aller guerroyer, et je crois que le summum du cliché a été atteint lorsque, après qu'une nuit de folle passion ait été consommée en guise de torrides adieux (j'ai tiré cette phrase d'un Harlequin), il va trouver son épouse au petit matin sur une colline voisine, parce qu'elle est anxieuse à propos de la guerre.
Vu que d'une part, on a déjà vu le petit barbare aux yeux tendres dans l'arène (saloperie de flashback, serais-tu devenu l'ennemi juré de tous les pilotes qui se respectent ?!), et que d'autre part, on sait pertinemment que sinon il n'y a pas d'histoire, il semble assez évident que notre chevelu héros ne va pas rentrer au bercail de si tôt. Son destin est scellé lorsqu'il noue un ruban crasseux autour de la cuisse impeccablement photoshoppée de sa mie afin qu'elle garde toujours sur elle l'odeur de son rustre de mari (ô joie, rappelons qu'on est en 400 avant l'invention du savon).

Mais si cette scène est aussi atroce, ce n'est pas seulement en raison de sa mièvrerie over the top, mais aussi à cause du décor lui-même. Tourné sur fond vert (ou bleu, on s'en fout), il est la preuve insolent que, non, tout le monde ne peut pas accomplir des miracles avec un petit budget. Écoutez, c'est bien simple : le décor flotte. Je ne sais pas pour vous mais j'en avais le mal de mer. C'est extrêmement contrariant parce qu'au bout de quelques secondes de nausée, on ne voit plus que ça. Un problème qui, bien que récurrent dans les quelques minutes que j'ai regardées, est des plus criants dans cette scène.

Mes phalanges enfoncées dans la souris, j'ai réprimé l'envie de tout arrêter à ce moment.
Rétrospectivement, j'aurais sans doute mieux fait.

Arrive donc une scène de baston, diantre, c'est déjà la deuxième en moins de 10 minutes, avec plein de slow motion qui gicle de partout, un vrai carnage ! A la suite de quoi on se retrouve, tenez-vous bien, avec une troisième scène de baston, largement moins épique je vous l'accorde, où notre barbare aux yeux bleus défend l'honneur de sa femme (comme il a été mentionné plus tôt par ses soins que les femmes de son village se faisaient régulièrement violer, il ne doit pas en rester grand'chose, mais bon).

Et c'est là que la conclusion s'est imposée à moi. Spartacus: Blood and Sand a été écrite pendant la grève des scénaristes ; par des geeks, d'après ce que je me suis laissé dire.
J'ai donc arrêté les frais, stoppé le pilote, et fait quelque chose qui ne s'était pas produit depuis Tokyo DOGS : j'ai décidé de laisser tomber définitivement. Et puis j'ai lancé un épisode de Rescue Me, et tout de suite, ça allait mieux.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (bof, culture, culture...) : la fiche Spartacus: Blood and Sand de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:03 - Review vers le futur - Permalien [#]

14-01-10

[GAME] Cast from tomorrow

Régulièrement (mais pas encore au point d'en faire un rendez-vous hebdomadaire), je me promène sur la page d'IMDb qui présente les profils d'acteurs peu ou pas connus, en général en début de carrière et/ou abonné aux rôles s'intitulant "guy at the bar #2" ou "girl in jeans".
Cette page s'intitule la Fresh Faces Gallery, et je la trouve toujours très divertissante.

Pourquoi ? Parce que quand je la parcours, en général je me cantonne aux photos et aux noms, et j'essaye de deviner qui a le plus de chance de faire carrière par la suite. Car, ne nous faisons pas de fausse idée, parmi ces fresh faces, la plupart vont rester à pourir dans l'anonymat. Alors, qui a le potentiel pour devenir quelqu'un ?
Je ne dis pas qu'il s'agit du prochain acteur bankable sur qui on fera n'importe quel film avec la garantie de récolter un joli pactole, non, juste quelqu'un qu'on verra au générique d'un film ou d'une série à la renommée honorable, bref, quelqu'un qui sortira du cercle vicieux du rôle principal dans une production canadienne de seconde zone où tous les personnages ont le prénom de leur interprète. Quelqu'un qui va réussir à percer un peu, quoi.
Je crois que cette fascination pour la Fresh Faces Gallery s'est renforcée depuis que j'ai vu A Chorus Line, d'ailleurs.

Déjà, quand une actrice asiatique décide de travailler sous le nom de Tam Nguyen, j'estime qu'elle accepte d'avoir 25% de chances en moins de réussir dans la poursuite de sa carrière. Le B.A.BA c'est quand même d'avoir un nom qui se retient, si possible avec un visage qui se retient aussi, histoire de ne pas avoir un visage qui crie "figuration forever". Après effectivement, le talent entre en jeu, mais quand un directeur de casting voit passer un nombre impensable de candidats, et au moins autant de resumes, je pense que ça compte quand même quand on est capable d'attirer l'attention dés la première mention de votre existence.
Et personnellement j'aurai toujours le regret de ne jamais avoir pu assister à un casting, c'est le genre de trucs que vraiment, j'aimerais pouvoir tenter une fois au moins dans ma vie, par pure curiosité (un peu sadique probablement). Si vous êtes directeur de casting, que vous me lisez, et que vous cherchez une secrétaire, une préposée au café, ou même quelqu'un pour trier des CV d'acteurs dans l'ordre alphabétique de leur ville de naissance, contactez-moi.
Bref.

Pour que je me sente moins seule dans mon délire, je vous propose donc un nouveau jeu.
Déjà parce qu'il n'y a pas encore eu de jeu en 2010 (et cela me semble, déjà, une excellente raison). Mais aussi parce que je m'ennuie un peu des autres jeux (et qu'à la faveur de la perte de mon ancien ordinateur, je n'ai pas vraiment eu l'opportunité de faire l'acquisition de génériques récemment, trop occupée que je suis à essayer de cagouler les données mortes au combat juste après Noël).

Bref, on est partis ! Certains d'entre vous m'ayant fait remarquer qu'ils aimaient bien jouer, j'attends une participation massive à ce post, donc...

L'idée, c'est donc de choisir des acteurs de la Fresh Face Gallery de la semaine, et de leur trouver un rôle qui pourrait leur permettre de quitter leur emploi de serveur chez Taco Bell.
Allez, je vous fais une première salve, pour l'exemple. 'Zoubliez pas le lien vers la fiche de la personne, surtout.

AnyaKuntz
Ania Kuntz pourrait jouer Tara à 20 ans dans un flashback de United States of Tara. Pour voir les premières années du mariage avec Max par exemple.

ChrisBurnett
Chris Burnett pourrait jouer dans un sitcom familial où il serait un père complètement dépassé par sa marmaille (disons, La Guerre à la Maison, mais en mieux).

TanyaClarke
Tanya Clarke pourrait jouer dans une série sur un bonhomme un peu torturé, et serait son ex-femme (genre un croisement de Life et Rescue Me).

L'idée, c'est de ne surtout pas essayer de chercher à cerner le profil de la personne, par exemple en consultant sa filmo, mais juste de se dire "toi, avec ta gueule, je te vois bien faire ça". Ca se trouve, l'acteurs en question est archi-nul, ou vous allez mettre un trentenaire dans un rôle d'ado, ou vous allez caser un humoriste dans un rôle dramatique, ou autre ; j'veux pas le savoir.
Vous n'êtes pas obligés de choisir uniquement des rôles de télévision, mais c'est juste plus pratique pour que je sois capable de suivre la conversation.

Et celui qui aura proposé la Fresh Face qui me semblera la mieux trouvée (originalité de l'idée, relation entre la gueule de l'acteur et le rôle suggéré, etc...) gagne un bon vieux cookie à la myrtille !

Posté par ladyteruki à 17:57 - Games On - Permalien [#]

04-01-10

[DL] Rescue Me

Ma dernière marotte : écouter le générique de Rescue Me en scandant "come on ! come on !" à tue-tête, le poing levé et le headbang en cadance. En boucle.

RescueMe
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Il faut dire qu'il émane de ce générique exactement ce qu'il ressort du visionnage de la série : une impression de proximité et de douleur mêlées. Regarder Rescue Me, c'est passer la soirée entre potes, en se tapent des bières, en avalant une pizza dégoulinante de fromage, et en échangeant des plaisanteries grasses, mais en confiant aussi, entre deux rires, les plus noirs secrets qui nous hantent.
J'attaque la saison 2 le weekend prochain.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rescue Me de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:28 - Médicament générique - Permalien [#]

03-01-10

Diapositives de mes vacances

Ces dix derniers jours, comme pas mal de monde, j'ai pu prendre quelques congés, et alors que je vais reprendre le travail mardi, j'ai voulu faire un petit bilan de ma téléphagie pendant ce temps libre, et je vous ai même ramené des photos...

Il faut reconnaître qu'il s'est passé quelque chose d'étrange pendant cette période : j'ai regardé des films. Pas UN film, ça, ce serait encore dans le domaine du plausible, non, PLUSIEURS ! Pour quelqu'un qui n'arrive pas à tenir assise pour tout un film d'1h30 d'ordinaire, c'est quand même incroyable.
Ça a commencé assez bêtement quand mon ordinateur est mort (RIP), et que j'ai dû procéder à des installations et des réinstallations et des tas de choses barbares sur mon nouveau PC. J'ai lancé un film qui trainait par là, pour patienter le temps d'une installation dont la durée était prévue pour environ deux heures. Et c'est comme ça que j'ai regardé Garden State.

GardenState

Et puis, une fois l'ordinateur fonctionnel, je ne me suis pas arrêtée là. Puisque j'étais lancée... alors il y a eu Là-Haut (deux fois), Madagascar, puis Wall-E.

WallE

Et là j'ai bifurqué et, de l'animation, je suis passée à la science-fiction avec The Island.

TheIsland

Pendant que I, Robot arrivait, j'ai fait un détour par V for Vendetta, et aujourd'hui, il y a donc eu I, Robot et Bicentennial Man. Pas mal, en 6 jours, pour quelqu'un qui ne regarde pas de films d'ordinaire !

IRobot

Hm, je me demande sur lequel de ces films je pourrais faire un post Comme au cinéma...

Ah, je me suis aussi revu A Chorus Line, évidemment, pour la, je ne sais pas, 15e ou 16e fois depuis que je l'ai découvert fin novembre ?

Line

Que tout le monde se rassure, je n'ai pas négligé les séries pour autant, puisque j'ai profité de cette période pour me faire une intégrale de la première saison de Rescue Me (je me suis offert la saison 2, d'ailleurs, donc l'incendie est loin d'être éteint).

RescueHim

Quelques pilotes japonais, comme celui de Team Batista no Eikou.

TeamBatistanoEikou

Une remise à niveau sur la saison 1 de Southland.

Southland

Pas mal épisodes de Scrubs mais dans un beau désordre (la diffusion sur M6 plus quelques épisodes de mon coffret saison 1 flambant neuf, merci père Noël).

Scrubs

Sans compter la suite de Men of a Certain Age et de Better Off Ted, évidemment.

BetterOffTed

...Si-si, j'ai eu le temps de réveillonner et tout, aussi improbable que ça puisse paraitre.
Je tiens donc une forme phénoménale en ce moment, et je suis motivée pour varier un peu plus mon régime téléphagique, en incorporant quelques films à mon alimentation. D'ailleurs comptez sur moi pour me ruer dans les salles obscures pour Nine qui cumule les caractéristiques alléchantes à mes yeux en ce moment : film, comédie musicale...

Nine

Comme vous le voyez, j'ai passé d'excellentes vacances, et 2010 commence fort !!!
Alors, et vous, qu'est-ce que vous avez vu récemment... télé et ciné confondus ?

Posté par ladyteruki à 21:58 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

14-06-09

Give credit where credit is due

Je vous propose souvent des génériques, certains de qualité, d'autres moins, certains recherchés, certains bêtes à manger du foin, bref. Aujourd'hui, je suis tombée complètement par hasard (ou plutôt par le genre de hasard qui fait qu'on clique sur un sujet et qu'on se met à lire tout ce qui traine) sur le site de DIGITAL KITCHEN. Un nom qui ne parle pas nécessairement au premier abord mais dés que je vais vous expliquer de quoi il retourne, la lumière va jaillir, vous allez voir.
DIGITAL KITCHEN est une agence qui s'occupe de développer des génériques.

J'ai toujours pensé instinctivement que ce n'était pas la production d'une série qui s'occupait du générique. Principalement dans le cas des bons génériques qui vont avec de mauvaises séries, et vice versa. Tenez, prenez Point Pleasant : très bon générique, mais rien à voir avec la qualité de la série. C'est donc bien que son concepteur ne travaillait pas sur le show. Cela semblait donc évident pour certaines séries, mais je ne m'étais jamais piquée de le vérifier. Et puis là, par hasard vous disais-je, je suis tombée sur le site de DIGITAL KITCHEN qui effectivement produit (entre autres) des génériques. Et leur palmarès a de quoi faire baver n'importe quel téléphage, jugez plutôt quelques uns de leurs accomplissements :

Dexter_generique_580   GhostWhisperer   TrueBlood_580   SixFeetUnder

Eh ouais, quand même. Sans compter aussi The Company (comment n'ai-je pas pensé à proposer ce générique plus tôt), Rescue Me, Nip/Tuck ou encore House. Que du bon, quoi.
Alors, devinez quoi ? Se donner du mal pour un générique, c'est payant : à l'exception de Rescue Me et True Blood (mais pour ce dernier, dans un mois on aura les nominations des Emmys et ce sera la 1e année d'elligibilité de la série, attendons de voir), tous ces génériques ont reçu au moins une nomination aux Emmy Awards, et plusieurs ont été récompensées d'un trophée.
Comme quoi, avec tous leurs génériques de 10 secondes, un grand nombre de séries du moment n'ont rien compris aux multiples bienfaits d'une mise en bouche digne de ce nom ; on ne fabrique pas simplement une jolie video, on ne se crée pas juste une identité : on marque les esprits.

C'est peut-être l'influence de Teruki Paradise sur mon esprit malade, avec ses videos en format court à la pelle, mais je trouve qu'il serait intéressant qu'on puisse trouver sur un site quelconque (au hasard... SeriesLive ?) une indication plus systématique quant à ceux qui sont derrière nos génériques préférés. C'est quand même drôlement intéressant de constater qu'il y a des gens qui ont autant d'excellence dans ce domaine que le studio DIGITAL KITCHEN, non ? Et puis, pourquoi pas, ça vaudrait aussi bien pour l'aspect video qu'audio, d'ailleurs. Tenez, vous saviez par exemple que le compositeur du générique de 30 Rock était le mari de Tina Fey ?

Merde alors, on dirait presqu'un post éducatif. Vite, vite, une video pour compenser... Ah, je sais : oh, le joli making-of ! Ouf, l'espace d'un instant, j'ai failli être sérieuse.

Posté par ladyteruki à 19:28 - Médicament générique - Permalien [#]


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