ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

17-11-12

Back where we left off

C'est un exercice bien périlleux que de tenter de revenir sur le devant de la scène avec un nouveau sitcom, après en avoir eu un premier qui ait connu le succès. Fran Drescher ou Reba McEntire le savent bien, qui ont tenté par tous les moyens de revenir sous les projecteurs (et parfois, ça a exigé du temps et de la patience) et de retrouver la formule qui avait fait leur gloire télévisée.

C'est en fait si difficile, qu'une fois que ces "anciennes gloires du sitcom" retrouvent un projet, la tentation est grande de multiplier les références à leur succès initial.
On peut le voir avec Happily Divorced, qui consacre énormément de temps aux clins d'oeil, sous toutes les formes possibles. C'est, étrangement, ce qui fait que Happily Divorced est plus agréable à regarder que Living with Fran, d'ailleurs : le nombre d'allusions et de guests est vertigineux, tandis que Living with Fran avait préféré ne faire appel à la grande famille d'Une Nounou d'Enfer qu'à titre affectueux, plus comme une façon de profiter de l'occasion pour rebosser entre vieux amis, que comme une technique visant à faire appel à la nostalgie des spectateurs.
On ne me fera pas croire que Renee Taylor se pointe dans un rôle extrêmement proche de celui de Sylvia Fine au cours de plusieurs épisodes de Happily Divorced pour une autre raison que faire des appels du pied aux nostalgiques d'Une Nounou d'Enfer, par exemple. C'est impossible à avaler, tout simplement parce que les répliques se déchaînent à chaque apparition pour souligner la parenté avec la série "originale". Le but est avoué.
Après tout, on est sur TV Land ; le simple fait d'offrir à des vieilles gloires du sitcom la possibilité de lancer une nouvelle série est une façon totalement assumée de faire du neuf avec du vieux.

Paradoxalement, ce n'est pas déplaisant. On pourrait blâmer Happily Divorced pour cette façon décomplexée de faire appel à un succès passé pour créer un succès actuel, on pourrait l'accuser de manquer d'originalité, mais c'est très précisément ce que l'on cherche, en réalité, quand on regarde une série avec Fran Drescher. Alors cette façon de faire appel à la mémoire du spectateur, en dépit des apparences paresseuses que cela peut avoir pour quelqu'un d'extérieur à tout cela, ça fonctionne incroyablement bien.

Jusque là, Malibu Country semblait éviter cette technique. Il était pourtant clair que les méthodes de création de la série étaient les mêmes : l'actrice qui reprend un personnage similaire, répondant d'ailleurs au même nom (c'est rarement un signe trompeur), et qui produit la série qui signe son retour...
Mais les références de Malibu Country à Reba étaient absentes des deux premiers épisodes, ce qui était même assez surprenant. La série jouait sur les références à la carrière de Reba McEntire, puisque son héroïne est également chanteuse de country, et ça s'arrêtait là.

Malibu

...Jusqu'au 3e épisode, diffusé hier. Comme souvent, les dialogues ont commencé à tirer partie des gimmicks inhérents à Reba ; parmi les coupables généralement désignés, et c'était déjà le cas dans Reba, on trouve la couleur de cheveux de l'actrice/chanteuse, son accent de l'Oklahoma bien profond, ou son caractère un peu, hm, rigide. Ici c'était l'accent.
Quand soudain, vient une réplique sur le fait que "chewing ice" avec l'accent donne l'impression de dire "chewing ass".

Mes yeux ont roulé sur la table. Vous savez d'où elle vient cette réplique ? Du making-off de la 5e saison Reba ! Meta !

Et finalement il semble qu'on ne puisse y échapper. Malibu Country n'a pas besoin de ces références pour faire des scores décents, et probablement que la série ne compte pas dessus pour attirer son public, mais il semble inévitable de faire référence à un sitcom passé pour donner un supplément d'âme à l'actuel. Dans le cas qui nous occupe, il ne s'agit pas d'appâter les spectateurs avec cela, parce qu'il faut vraiment avoir été totalement mordu de Reba (au point d'avoir vu les making-off, quand même) pour saisir cette référence. Mais malgré tout, impossible de faire sans.

Comme je le disais, ce n'est pas désagréable. Quelles que soient les raisons pour faire appel aux souvenirs (qu'on présume émus) des spectateurs, que ce soit pour créer artificiellement un attrait vers la série, ou juste pour entretenir une forme de connivence, ces pratiques fonctionnent. Elles ne fonctionnent à vrai dire que dans cette configuration : la star de sitcom qui revient dans un nouveau sitcom. C'est inconcevable dans les dramas, et décrédibilisant au possible. Mais ça fonctionne, et en tant que spectatrice, j'admire qu'une série soit capable d'établir ce genre de relations avec le public, sans complexe ni faux-semblant.

Dans le fond, nous regardons ces séries parce que nous avons vu les précédentes, parce que nous aimons leur interprète principale, parce que nous voulons avoir l'illusion de suivre des histoires se déroulant dans le même univers, même si les situations ont changé. Nous voulons l'illusion d'une unité dans l'univers de ces séries.
A vrai dire, c'est aussi la raison pour laquelle je regardais Partners ; je regrette que cette dernière n'ait pas plus ostensiblement tiré partie de ses points communs avec Will & Grace. C'est peut-être étrangement ce qui l'aurait sauvée : assumer sa parenté.

Posté par ladyteruki à 23:55 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

03-11-12

You can take the girl out of the country...

On est très officiellement en novembre, ce qui veut dire que le plus gros des pilotes américains est derrière nous... jusqu'à la mid-season, en tous cas. Ca va nous laisser le temps, à whisperintherain et moi, de revenir sur les pilotes qu'on n'a pas eu le temps d'aborder dans le cadre de notre défi. Mais curieusement, il y en a un pour lequel je n'ai pas eu besoin de tableau Excel pour me souvenir de le regarder...

MalibuCountry

Bon alors, on est tous conscients que ce post ne comportera pas la plus petite once d'objectivité, n'est-ce pas ? On sait tous que j'adore Reba McEntire, que j'ai vu Reba deux ou trois fois en intégralité (et le pilote au moins le double), et que je suis capable de mettre tout esprit critique de côté quand l'affectif s'en mêle ? Qu'en plus j'adore la country music ? On le sait tous, hein, j'ai pas besoin de vous le rappeler ? Bien.
Non parce que ce pourraient être des informations que vous souhaiteriez garder en tête en lisant la review qui va suivre. Pour vous éviter la crise d'apoplexie. Pour vous retenir de me lyncher.
Mais je m'en fous. C'est un tel plaisir de retrouver Reba ! De retrouver son accent délicieux et son caractère de cochon ! Et sa crinière rousse ! Ce qui ne gâche rien.

Il y a quelques bonnes idées, en plus, pour accompagner ce retour : le personnage du jeune voisin qui aurait pu être la caution gay mais qui se retrouve à lécher la glotte de la fille de Reba avant la fin du pilote, la grand'mère (Lily Tomlin, dont la présence est précieuse) qui se découvre fort opportunément un état anxieux nécessitant la prescription de marijuana, ou encore la belle voisine (Sara Rue, méconnaissable pour ceux qui ont vu Popular ou même Eastwick) qui est peut-être un peu allumée, mais pas totalement stupide... et dont Reba pourrait bien apprendre quelque chose, en dépit de ce qu'elle pense. J'ai hâte de voir ce que cette amitié contre nature va donner, même si j'ai ma petite idée sur ce que je peux en attendre.

Avec Malibu Country, on est en effet très clairement en terrain connu, et ce pas uniquement parce que le talent d'actrice de Reba consiste à interpréter toujours le même personnage avec la même carapace et la même façon de juger son entourage.
Certaines thématiques ont la vie dure, qu'on connaissait déjà de Reba : le divorce, les enfants, la volonté d'aller de l'avant... Certains personnages rappellent aussi un peu leurs équivalents de Reba : Cash est aussi peu futé que Van (je souhaite au premier de devenir aussi hilarant que le second), et Kim est un parfait faire-valoir comme l'était Barbra Jean (là encore, on ne peut qu'espérer que les deux personnages se vaillent). D'autres choses promettent un peu plus que la simple redite, à l'instar de l'assistant du producteur, qui offre d'ailleurs l'une des meilleures scènes du pilote. Seul le personnage de la fille, pour l'instant, est un peu difficile à situer... mais il a clairement des atouts prometteurs.

Le pilote de Malibu Country n'est pas, soyons quand même honnête, l'épisode inaugural annonçant la meilleure série de la saison.
Mais dans une saison qui compte si peu de franches réussites, ça fait plaisir, un peu comme avec Partners, de retrouver une formule qui fonctionne, à défaut de surprendre. Une fiction "confortable" à regarder une fois par semaine, ça fait aussi du bien... surtout si c'est sur fond de country.
Tiens d'ailleurs, j'ai pas encore regardé le Nashville de cette semaine, c'est parfait, je sens bien arriver le combo Nashville + Malibu Country chaque weekend.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 22:37 - Review vers le futur - Permalien [#]

01-04-12

In good faith

GCB

Imaginez un monde où on retrouve des accents du Sud de l'Amérique, de la musique country et une actrice de Pushing Daisies. Ca fait beaucoup d'arguments en faveur de GCB !
Pour autant, il ne faut pas croire que j'étais d'emblée acquise à la série. Le thème soapesque proche de Desperate Housewives, avec toutes ces femmes riches, belles sous condition d'avoir le bon éclairage, et ayant bien trop de temps libre pour rester honnêtes bien longtemps, avait tout pour me repousser. J'ai d'ailleurs lâché Desperate Housewives assez vite, parce que je trouvais ça stérile et que j'étais proprement incapable de m'intéresser longtemps aux retournements de situation factices. Sans parler des personnages légèrement hystériques.

Après tout, on trouve des accents du Sud en bien d'autres endroits y compris dans des séries (mon préféré est et reste celui de Reba, le plus prononcé que j'aie jamais entendu à la télévision), j'ai de la musique country à ma disposition sans m'infliger une mauvaise fiction, et quant à l'actrice de Pushing Daisies eh bien, comme le prouve mon Piemarathon, je peux la retrouver dans Pushing Daisies quand je veux.
Ok GCB, il va donc falloir faire mieux que ça.

Hélas les choses se sont bien mal engagées lorsque Leslie Bibb a commencé à... je ne sais pas trop ce qu'elle faisait, mais je n'oserais pas appeler ça jouer la comédie. Donc juste pour être sûre, euh, petite vérification : confirmez-moi un truc, elle est actrice, pas vrai ? Elle était mauvaise comme ça, dans Urgences ? Dans Popular ? Chais pas, c'est la doubleuse qui lui sauvait la mise ou bien ? En tous cas ça pose question.
Et c'est d'autant plus embarrassant qu'elle est supposée être l'héroïne de la série et qu'elle occupe l'écran une grande, très grande partie du temps. Vraiment j'en étais gênée pour elle.

GCBiches

Heureusement, pour compenser la vacuité de la prestation de Bibb, elle a face à elle des gens qui font tout le charme de la série. C'est par cette panoplie de personnages d'importance variable, mais toujours savoureux, que GCB remplit son contrat de divertissement qui fonctionne plutôt que de punition collective.
Évidemment, Kristin Chenoweth est en grande forme. Elle l'est toujours plus ou moins mais la place qu'on lui laisse pour s'épanouir est variable (dans Glee par exemple, elle pouvait chanter mais pas vraiment donner le meilleur d'elle-même dans d'autres domaines). Ici elle est en TRES grande forme, et elle est, en réalité, la force motrice de ce pilote. Carlene me rappelle un peu Dallas, dans Suburgatory, mais en version peste patentée... et pourtant diablement attachante, parce que même insupportable, la Cheno est une crème, c'est dans son ADN.

Le mérite ne lui en revient pas exclusivement, pourtant. Très vite, la venimeuse Cricket, l'embarrassante Sharon (interprétée par dont j'admire déjà l'accent depuis Rodney ; ce qui admettons-le est certainement la seule chose à admirer dans cette comédie pathétique) et Heather la fausse-peste, vont prouver qu'elle sont plus que des faire-valoir pour Carlene, et vont apporter chacune des scènes très sympathiques à ce pilote, même si elles sont moins en verve. Mais au-delà de ça, même les petits rôles fonctionnent pour le moment très bien : Blake le mari qui mène une double-vie, Ripp, celui qui forme un fantastique tandem avec Carlene, ou encore, dans une moindre mesure certes, la mère d'Amanda (j'avoue que je m'attendais à ce qu'elle soit plus haute en couleur, mais ce n'est que le pilote).
On a la vraie sensation de découvrir toute une société, un microcosme gangrené par les apparences, et c'était nécessaire ; il faut vraiment que ça continue comme ça. Comme Suburgatory a essayé d'en décortiquer les mécanismes, il est d'ailleurs très futé de la part de GCB de ne pas trop chercher à expliciter de côté-là des choses et de nous laisser l'observer sans appuyer dessus ; la réalisation et les stylistes se chargent de ce boulot sans que le scénario ne s'apesantisse sur la démonstration de force, et c'est bien joué, cela évite l'impression de déjà vu.

D'ailleurs, plutôt que de parler uniquement de riches oisifs comme peuvent le faire Desperate Housewives et Suburgatory, GCB a l'excellente idée, bien qu'évidemment elle lui ait causé pas mal de tort aux États-Unis (c'est d'ailleurs surprenant d'apprendre que la Pologne, pays chrétien s'il en est, fait par exemple partie des premiers pays à en avoir acheté les droits ; la série y est diffusée depuis la mi-mars !), d'orienter sa critique vers la contradiction entre les valeurs chrétiennes et leur non-application par les horribles pestes de la clique de Carlene.
Le sujet est abordé au travers de tout un champs lexical très efficace, et de nombreuses références bibliques utilisées avec malice parsèment l'épisode. Je n'ai pas eu l'impression que c'était très offensant, mais c'est vrai que d'une part, je suis athée, et que d'autre part, le simple fait de montrer des teignes en indiquant clairement quelle est leur religion peut, je le comprends, défriser ceux qui voudraient renvoyer une image immaculée de leur communauté. Ce ne sera pas pour cette fois, mais je crois que les égratignures sont suffisamment superficielles pour que cela ne porte pas préjudice à la série sur le long terme, on se rend vite compte que c'est fait en toute bonne foi, sans méchanceté, mais quand même pour souligner une certaine hypocrisie qui existe, il faut l'admettre. Et puis, le personnage le plus explicite quant à cette thématique, Carlene, est interprété par une Chenoweth que je crois foncièrement incapable de blasphème. A l'instar de Suburgatory qui veut rire sans cruauté, je pense que GCB a su trouver le ton qu'il fallait pour servir son propos sans tomber dans la caricature agressive.

GCBack

Plusieurs scènes de cet épisode inaugural sont plutôt sympathiques, surtout à mesure qu'Amanda commence à se rebiffer (du coup sur la fin, même si son jeu n'est pas franchement génial, au moins elle a de la répartie), ce qui laisse augurer du meilleur pour la suite.
Là où GCB pèche encore un peu, c'est sur ses dialogues, qui manquent encore un peu de mordant sur la longueur, se concentrant sur quelques passages-clés (en général en présence de Kristin Chenoweth mais pas uniquement). Il faudra vraiment que la série accentue la causticité de ses répliques, et pousse son concept le plus loin possible. Il s'agit de mettre tout en oeuvre pour montrer des personnages aussi malveillants que possible : c'est sa planche de salut. Sans cela, la série aura l'air de faire dans la provoc en toc.

Car vous l'aurez compris, je me suis quand même bien amusée devant le pilote de GCB, avec, en bonus, des accents géniaux (pour une native de Chicago, Marisol Nichols se débrouille d'ailleurs plutôt bien !), de la musique country en pagaille, et une actrice de Pushing Daisies.
C'est bizarre, parce que c'est pas du tout mon anniversaire.

Posté par ladyteruki à 13:24 - Review vers le futur - Permalien [#]

16-11-11

Rev-eries

Du plus loin que je me souvienne, je crois que j'ai toujours aimé les comédies en single camera.
Je n'ai strictement rien contre le sitcom, comme le prouveront les nombreux tags de ce blog rappelant les intégrales de Will & Grace, Roseanne, Reba, Les Craquantes, ou encore Three's company, ainsi que, naturellement, le culte que je voue au sol que foule Fran Drescher depuis bientôt 20 ans (mais en années-Fran ça n'en fait que 5).

Le problème qu'on rencontre de façon croissante depuis quelques années, c'est qu'entre une comédie en single camera et une dramédie, on ne fait plus trop la différence. C'est le reproche qui est adressé chaque fois qu'une série comme Nurse Jackie se pique d'être nommée/récompensée dans la catégorie comédies ; en réalité l'explication est historique (la dramédie est un genre qui n'a que 15 ou 20 ans maximum, et qui tire sa forme de la comédie en single camera). Et pour le coup, moi, ça ne me dérange pas, principalement parce que les histoires de genres sont quand même faites pour couper les cheveux en quatre. Qu'une série soit une dramédie, ou une comédie en single camera un peu trop sérieuse par moments, l'essentiel est le plaisir du visionnage qu'on en tire.
Je crois que c'est vraiment le genre télévisuel qui peut me réconcilier avec absolument tout.

...Même avec la Grande-Bretagne, dont vous n'êtes pas sans savoir que les accents me rebutent depuis de nombreuses années (mais depuis Threesome, je commence à trouver un certain charme aux particularités écossaises ou irlandaises, et j'ai un faible pour le parler de Christopher Eccleston, version Accused par exemple, alors qui sait, un jour peut-être je guérirai). Cet après-midi, j'ai tenté Rev., tout simplement parce que j'avais remarqué que la fiche manquait sur SeriesLive et que dans la foulée, j'ai regardé le pilote, ça ne mange pas de pain.
Vu la longueur des saisons, je me tâte un peu pour la suite, maintenant, pour tout vous dire.

Rev-eries
Rev., alors qu'elle est vendue comme une comédie, est pourtant assez sérieuse, et relève plus de la dramédie. Entre les déboires financiers et les doutes, le personnage principal ne se marre pas et nous, pas tellement non plus, mais il en émane une certaine légèreté tout de même. Plus incroyable, les personnages les plus outranciers, comme Mrs. Onyeka, sont les moins appréciables alors qu'ils sont résolument les plus orientés vers la comédie.

Mais en réalité, l'idée n'est pas de rire.

Le plus surprenant c'est que, quand on regarde une dramédie comme celle-ci, ou comme Nurse Jackie, The Big C, Wilfred ou Enlightened, on ressent un côté extrêmement "positif". On ne rit peut-être pas en réalité, mais à l'intérieur... comment vous dire ? Moi par exemple, j'ai l'impression d'avoir le cerveau qui sourit. Je ne le manifeste pas extérieurement mais je sens bien que ce n'est pas un drame que je regarde. Peut-être parce que c'est une façon farfelue de parler d'un thème qui ne ferait pas rire à la base, peut-être parce que le ton des personnages est détaché ou sarcastique, peut-être parce que les intrigues ne sont pas réalistes, peut-être parce que l'attachement émotionnel est provoqué plus ouvertement... je ne saurais pas l'expliciter précisément, mais en tous cas, il n'y a aucune chance pour que je confonde une dramédie avec un drama, même si elle ne me fait pas rire.

Du coup, peut-être que les reproches adressées aux dramédies-qui-ressemblent-trop-à-des-dramas viennent de ce que les spectateurs qui les formulent sont dans une logique de tout ou rien : si je n'ai pas ri, c'est que ce n'était pas une comédie. Donc que c'était un drama.
Rev. n'était pas une comédie, clairement pas. Mais ce n'était pas non plus un drama. Dans cette zone vraiment très très grise de la dramédie, elle avait simplement tout ce qu'il fallait pour être une bonne dramédie.
On va être honnêtes, je disais un peu plus haut que j'hésitais à regarder la suite. Bon, le choix me semble déjà fait, en réalité...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rev. de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:15 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

05-07-11

Là où il y a de la gêne...

Puisqu'on en est aux confidences, j'ai toujours eu du mal avec le concept de guilty pleasure, c'est incompréhensible pour moi. Parce que de deux choses l'une : soit on pense que la série est une merde, et on arrête, soit en fait elle a des avantages, même peu nombreux, et la traiter de guilty pleasure est une façon de se couvrir aux yeux du reste de la communauté téléphagique, ou de soi-même si on a vraiment des problèmes d'estime de soi, mais démontre une bonne dose de malhonnêteté intellectuelle.

Aussi, quand je vous dis que je regarde Singles Ladies, il ne me vient pas naturellement l'idée d'y accoler le terme de "guilty pleasure", parce que mon plaisir n'est pas coupable, il est juste inférieur à d'autres que je peux ressentir devant des séries qui me rendent véritablement accro. Le jour où Single Ladies ne m'apportera plus cette fenêtre glamour sur le monde black d'Atlanta, je partirai sans me retourner, on aura passé du bon temps ensemble mais on n'avait pas d'attache, rien ne nous retient. Je ne suis pas obligée de regarder une série, alors si je la regarde, je lui dois (ainsi qu'à moi-même, en fait) d'admettre que c'est parce qu'elle a des bons côtés, même si ceux-ci ne flattent pas forcément mon ego. Mais on parle de quelqu'un qui idolâtre Une Nounou d'Enfer ou Reba depuis des années, alors mon ego...

SingleLadies-Bandeau

Ainsi, j'ai été faible, j'ai re-regardé le pilote de The No. 1 Ladies' Detective Agency suite à une conversation sur Twitter, et j'ai eu un véritable orgasme téléphagique devant la beauté, l'optimisme et l'énergie qui s'en dégagent. Alors à côté de ça, évidemment, je sais que tout est relatif, et que je n'apprécie pas Single Ladies pour être la meilleure série au monde, ce n'est pas parce que je regarde une série que forcément je pense qu'elle a les atouts pour me faire grimper aux rideaux, mais pour ses modestes (et rares) qualités, énoncées précédemment et que vous découvrirez en suivant les tags (mais qu'on peut résumer en un nom : LisaRaye McCoy).
Et surtout j'admets que quand je la regarde, je baisse le niveau de mes exigences, mais pour autant, je ne regarde pas uniquement pour me moquer en la qualifiant plus tard, devant les copines qui me racontent leurs nuits torrides devant Game of Thrones, de guilty pleasure. Il n'y a aucune forme de culpabilité dans ma démarche, et je peux aussi avoir du Game of Thrones tout une nuit si je veux. Et je ne laisse pas ma part au chien, vous pouvez me croire, j'ai dû voir l'épisode de la couronne d'or une dizaine de fois.

On se rappelle tous la première fois qu'on a eu du plaisir devant une série, on se rappelle tous du premier orgasme téléphagique.
Pour moi, la toute première fois, c'était devant Chicago Hope, mes pieds se sont dérobés sous moi, je me suis assise sur la table basse du salon, agripée à l'ignoble napperon en dentelle de mes parents, le nez à 20cm à peine de l'écran cathodique, le souffle court et les yeux humides, et j'ai compris que ce qui s'était cassé en moi à la mort d'Alan Birch était le début de quelque chose. Ce n'était qu'un prélude à la sensation incomparable du premier orgasme téléphagique, des années plus tard, quand je me suis littéralement retrouvée à bout de souffle devant le pilote de New York 911 et son injection brute d'arénaline (que j'ai cherché ensuite à retrouver dans les épisodes suivants et n'ai jamais vraiment su ressentir à nouveau).

Mais quand il n'y a pas d'orgasme téléphagique, quand le plaisir est si faible qu'il nous rappelle un bisou d'amoureux de maternelle, pour autant, devons-nous nous arroger le droit de diminuer la série ? Nous boudons un plaisir moindre et simple par péché d'orgueil, voilà tout.

On sait tous qu'il y a une palette de nuances incroyables dans le plaisir, qui va du bon petit épisode honnête, à la saison qui transcende votre existence et ne vous fait plus rien regarder comme avant (d'ailleurs c'est décidé, dés que j'ai fini Roseanne, je me commande le DVD et me refais une intégrale de SPACE 2063 ; rien que de mentionner la série dans un de mes tweets récemment, j'ai eu un coup de nostalgie terrible). Il y a de la place pour tout et je ne suis pas sûre de vouloir vivre dans un monde où je ne me délecterais que du second cas.

SpaceAboveandBeyond-Bandeau

Alors je ne comprends pas l'emploi du terme guilty pleasure.

Surtout qu'entre nous, tout dépend des circonstances. J'ai pris l'habitude de regarder Single Ladies avec un petit cocktail de ma confection fleurant bon la fraise, et j'apprécie la série pour l'impression qu'elle me donne, une fois par semaine, de me comporter selon mon genre, à m'irradier l'oeil de dorures, de clinquant, de jolies robes, et de nanas parfaitement bien roulées (hm, c'est ptet pas entièrement selon mon genre, à la réflexion). Je ne vais pas la dénigrer pour ça. Le jour où j'ai honte, j'arrête, voilà tout.

Alors si quelqu'un arrive à m'expliquer l'intérêt d'un guilty pleasure, c'est-à-dire un truc dont on pense sincèrement qu'il est nul, mais qu'on regarde quand même, je veux bien qu'on m'explique. C'est comme tirer un mauvais coup pour pouvoir s'en plaindre après alors qu'on n'avait qu'à rentrer avec un type plus doué ou un lapin à 6 vitesses : je ne comprendrai jamais.

Posté par ladyteruki à 22:45 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


31-01-11

Working girl

Entre l'enregistrement du podcast et le reste de ma vie trépidante, je ne suis même pas sûre d'avoir du temps pour le pilote de Working Class que j'attendais pourtant un peu, sachant que j'ai gardé une certaine nostalgie pour Reba (je sais, je suis probablement la seule) et qu'en plus j'espère secrètement en une B.O. uniquement constituée de country (...je sais, je suis la seule !).

Bon, on le finit cet enregistrement de podcast, oui ?

WorkingClass

Posté par ladyteruki à 23:16 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

30-10-10

Sur la piste

Surlapiste

Depuis quelques mois, j'aime la façon dont de plus en plus de rencontres téléphagiques se font. J'ai toujours dit que ce qui me plaisait probablement le moins sur SeriesLive, c'était le newsmaking. J'ai toujours été plus motivée pour le fichage que le newsmaking. Mais, consciente que les fiches restent invisibles s'il n'y pas de news, je m'y suis mise et depuis je fais de mon mieux. J'ai ce rituel depuis quelques mois d'aller chercher des news sur tous les continents (certaines sont plus faciles à trouver et/ou à comprendre, mais je tente d'aller voir toutes ma liste de sources au moins un jour sur deux), et j'ai réalisé que ça m'ouvrait en fait énormément d'horizons.
Pour découvrir une série, je connaissais depuis longtemps le bouche à oreilles, la lecture religieuse d'articles et d'ouvrages téléphagiques, ou encore simplement la surveillance des news écrites par d'autres. Je réalise depuis quelques temps qu'il y a un canal par lequel j'apprends l'existence de séries qui n'apparaissent pas par ces moyens habituels, et c'est le fait de m'acharner à chercher des news pour SeriesLive.

C'est souvent le cas avec les news portant sur des récompenses, j'ai remarqué, parce qu'il y a plein de séries à mentionner.
Évidemment la question ne se poserait pas si je faisais une news sur les Emmy Awards, où toutes les séries sont déjà dans la base de SeriesLive. Pour des récompenses étrangères, les fiches sont très souvent à faire. Et du coup, au lieu de simplement ajouter un lien dans la news, me voilà à faire des recherches afin de faire une fiche. Une fiche que je n'aurais sans doute pas faite sans la news. Vous voyez où je veux en venir ?

Le nombre de découvertes que je peux faire de cette façon, c'est incroyable. C'est presque l'idéal : au lieu de céder à la fièvre pilotovore d'une rentrée, ou aux sirènes de la promotion à coups de gourdins, je tombe tout simplement amoureuse d'un pitch. Comme ce devrait finalement toujours être le cas.

Car hélas, on ne voit pas toujours les séries qu'on fiche. C'est la loi du genre : ne serait-ce qu'à l'approche d'une rentrée, on fiche les séries avant que qui que ce soit ne les ait vues. Le pitch, c'est souvent tout ce qu'on a, avec une ou deux photos de promos à mesure que la date approche. Quand je fichais des séries américaines sur SeriesLive, j'en ai fiché pas mal que je n'avais jamais vues, au rythme des annonces de grilles ou, au contraire, pour les compléter. L'exemple qui me fait toujours sourire, c'est Reba, que j'ai fichée des années avant de la voir. Mais il y en a eu des tonnes ! Heureusement qu'on peut ensuite les éditer, les compléter, les corriger, pour leur permettre d'approcher au plus près la vérité une fois qu'on les a vues. Mais parfois, on ne peut même pas les voir et là, c'est du travail de recherche, de lecture, de traduction. C'est ce que j'aime dans le fichage : chercher l'exhaustivité (en étant sûr de ne jamais l'atteindre) et s'offrir du coup une cure téléphagique pleine d'enrichissements...
C'est encore plus vrai avec les séries étrangères évidemment, car il faut compter sur la disponibilité et/ou les sous-titrages, et certaines séries ne sont tout simplement jamais sous-titrées. J'en profite pour glisser un mot à tous ceux qui sont bilingues en danois, en polonais, en russe, en arabe, en portugais, en espagnol... mettez-vous au sous-titrage, pour le bien commun ! Faites tourner ! Ne gardez pas pour vous ce que vous comprenez ! Mais je digresse...

Alors quand je tombe sur un pitch qui me fait intérieurement fondre en larmes parce que l'idée est tout simplement parfaite à mes yeux, je me lance dans le fichage, et je pars ensuite en quête d'une cagoule, s'il le faut je cherche aussi les sous-titres, j'ameute les gens sur Twitter si nécessaire, et je passe des heures à cliquer partout où je peux... Parce que, vous comprenez, quand vous tombez sur une série qui s'est bien cachée mais dont vous avez le sentiment qu'elle vous correspondrait tout-à-fait... vous n'avez pas le droit de faire comme si vous en étiez toujours au point où vous ignoriez son existence.
Une fois qu'on sait qu'une bonne série existe, là-dehors, on ne peut plus faire marche arrière.

...Et c'est comme ça qu'a commencé mon histoire avec The Circuit.

Posté par ladyteruki à 22:14 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

25-09-10

C'est pas très joli-joli-joli de me prendre par les sentiments

Combien de téléphages ont vu le pilote de Committed ? Ouais, ça fait pas lourd. Et combien parmi eux ont regardé l'intégrale de Committed ? Mouais, je m'en doutais un peu. Bon, je vais encore une fois parler dans le vide mais...
N'est-ce pas la chose la plus géniale au monde quand deux acteurs qui jouaient un couple dans une série il y a quelques années, se retrouvent dans une autre pour jouer un couple aussi ?! Retrouver Jennifer Finnigan (que personnellement j'aime bien) et Josh Cooke ensemble dans Better With You a énormément joué dans ma réaction face à ce pilote. Ajoutez à cela la présence de Joanna Garcia (Reba, Privileged...) et j'étais nécessairement aux anges. C'est comme retrouver une bande de potes !
Accessoirement c'est drôle pour Kurt Fuller et Josh Cooke aussi mais comme je n'ai vu que le pilote de Big Day, on va se contenter des petits caractères...

Betterwithyou

Et malgré les années, personne n'a changé : le jeu est le même, l'intérêt de la série est le même. Je vous adore, les mecs, mais vous pourriez pas faire de meilleurs choix de carrière ? Je sais bien, vous n'êtes pas exactement le plus incroyable trio d'acteurs de la Création, mais j'aurais aimé me réjouir de ce pilote pour d'autres raisons que de voir Jennifer et Josh ensemble, ou les scènes en Jennifer et Joanna (je réalise que ça fait trois "J" tout d'un coup...).

Better With You vaut principalement pour la fraîcheur de son cast, enthousiaste et dynamique. On parle de gens qui ont des années de télévision derrière eux (et pas seulement ce trio, d'ailleurs) et qui savent ce qu'ils font. Peut-être un peu trop, mais bon.
Oui, c'est peut-être ça le problème de Better With You : tout y est si lisse, si policé, si parfaitement à sa place. Le pilote manque de fantaisie, essentiellement dans sa réalisation.

Car si on y réfléchit bien, l'idée n'est pas mauvaise. Éculée, mais pas mauvaise : comparer la vie de 3 couples qui en sont à un stade différent de leur vie commune, et qui font tous partie de la même famille, ce qui donne autant d'occasions de faire se percuter ces trois univers. Et les choix de ces couples sont originaux. J'ai énormément aimé le couple formé par Jennifer et Josh qui ont fait le "choix parfaitement valide" de ne pas se marier malgré des années de vie commune. Mais les parents, que la crise a énormément décoincés, sont pas mal non plus dans leur genre.
Mais le modèle du sitcom (qui à mon sens est dépassé pour 90% des pitches comiques d'aujourd'hui, je suis désolée mais la comédie en single camera a depuis plusieurs années prouvé les limites de ce genre) gâche complètement cette radiographie qui pourrait être pétillante. Elle ne l'est pas, parce que les personnages ont leur quota de blagues à sortir, au lieu d'être simplement drôles et loufoques, sans la pression de devoir satisfaire à un quota de rires dont l'authenticité me semble propre à être remise en doute.

La relation entre les deux sœurs et entre les deux beaux-frères, est prometteuse, mais tout ça est tellement convenu sur la forme qu'il faudrait une excellente raison pour s'aventurer tout de même dans la poursuite de cette série qui...
...Une raison comme les 3J ?
Uh-oh.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Better With You de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

29-06-10

A Big Hunk o' Love

Avant de commencer à cracher mon venin sur un pilote (est-ce que c'est aussi bon pour vous que ça l'est pour moi ?), je voudrais ouvrir ce post sur une déclaration solennelle : j'aime le Sud des États-Unis, son image, son folklore (ses folklores), sa musique (ses musiques), et plus que tout, son accent. Ses accents.
Sans déconner, sans ça, jamais je n'aurais tenu jusqu'au bout de cette saloperie de Brokeback Mountain. Et souvent, quand je regarde une série où quelqu'un a un accent du Sud à couper au couteau, je me repasse des petites séquences et j'essaye de prononcer de la même façon (pourquoi vous croyez que ça me prend autant de temps de finir les Craquantes ? comment vous pensez que j'ai vu certains épisodes de Reba trois fois ? mais vous débarquez ou quoi ?).
Alors, sérieusement, le Sud ? A fond.

Du coup, croyez-moi, quand une série se passe dans le Sud, non seulement je la regarde attentivement, mais j'ouvre les écoutilles.

MemphisBeat

Mais voilà mon problème depuis quelques temps : je trouve un peu trop facilement mon compte. Rien que ces derniers mois, entre Justified et Treme, j'avais l'impression qu'on avait un peu fait le tour du coup du "eh, toi qui habites dans le Sud, t'en as marre que toutes les séries se passent à NYC ou LA ? Bouge pas, j'ai un truc pour toi !".

Plus encore, j'ai l'impression que ça devient une sorte de mode sur le câble de se la jouer "provincial", si je puis m'exprimer ainsi, et de chercher à faire couleur locale... sans rien d'autre en support. Et là, avec Memphis Beat, on est en plein dedans. On nous sort tout un tas de références et de détails qui disent "hello, on est bien à Memphis", mais la question qui me brûle les lèvres, c'est...
...Pourquoi on y est, exactement ?

Qu'apporte Memphis, Tennessee, à l'intrigue, au juste ? Ou aux personnages ?
Ah, pardon, le personnage est très attaché à Memphis, ah d'accord. Par opposition à ceux qui sont attachés au Kentucky ou à la Louisiane, vous voyez, parce que ça change TOUT. Si le mec il est fier d'être né dans le Tennessee, ça fait vraiment une grosse différence. Pourquoi ? Mais parce que c'est le Tennessee et pas l'Alabama, vous suivez ou bien ?

Donc on en fait des tonnes sur Elvis, on fait des jolies prises de vue, on en rajoute sur les filtres de couleur, on met de la poussière partout, on met de la bonne musique, on fait transpirer les personnages, on met des tas de figurants en costume d'Elvis, on cite Memphis toutes les trois phrases, on mentionne Elvis...
Si jamais vous n'avez pas vu le TITRE de la série, on sait jamais, au moins vous êtes certain de situer l'action.

Tout ça est très intéressant mais, et je me rends bien compte que je me répète, à quoi ça sert ?!

Le câble est en train de nous réinventer le concept de la carte postale, et c'est une idée qui vaudra toujours plus que tous les remakes du monde, mais on parle de séries, là. On est en droit d'attendre du fond, et pas que de la forme.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Memphis Beat de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 06:49 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-04-10

Revisions

Depuis l'année dernière, et son mois de janvier qui a apporté son lot de retentatives téléphagiques (j'ai alors regardé les pilotes de plusieurs séries que je craignais d'avoir jugées trop vite), j'ai pris l'habitude, pourvu d'avoir un peu de temps pour le faire, de donner leur chance à d'autres séries. Avec toujours dans l'idée que, peut-être, quelque chose m'avait échappé la première fois. Tenez, finalement : quand j'ai fini par donner à Big Love un peu plus de temps et d'attention, ça a payé. Partant du principe que, bon, on sait pas, ça peut se produire avec une autre série, je poursuis, dans la limite des stocks de temps disponible, ces réexplorations.

C'est comme ça qu'il y a quelques jours, je me suis remis le pilote de Psych. Psych que j'appelle Psych et pas Enquêteur malgré lui, déjà parce que j'essaye quand même d'éviter le ridicule de temps à autres, et surtout parce qu'avant que TFHein ne déshonore la série avec ce titre abject, j'avais déjà vu le pilote et le nom de la série était resté en VO.

Justement, ça me revient... je l'avais vu avec mon homme de l'époque et ma frangine, ce fameux pilote. On était tous les trois sur le lit (rapport au fait que nous n'avions pas de canapé dans notre studio, histoire de pouvoir y circuler) et on avait regardé ça dans le noir, en silence, et en VO. Je me rappelle qu'il y avait une chaleur moite dans la pièce, qu'on était agglutinés devant l'écran de l'ordi, et qu'on n'avait pas trop discuté pendant l'épisode.
Ma soeur rei, qui n'est pas tellement une adepte des séries qu'on regarde sans sous-titres (ce qui est ma façon diplomatique de dire qu'elle n'en bite pas un mot) semblait comprendre quand même pas mal de choses, et ne posait pas tellement de questions comme elle le fait d'ordinaire (exemple : rei devant le pilote de Reba, avec la VO + l'accent, c'est la garantie de s'interrompre toutes les deux secondes pour traduire ce qui vient de se dire).
Après quoi, si je me souviens bien, on avait tous convenu que c'était sympa mais sans plus.

Ensuite, hormi une ou deux fois où j'étais tombée dessus sur TFHein et avais regardé quelques minutes avec un vague amusement, je n'y étais plus revenue. Concrètement, je pense pouvoir avancer sans me tromper que, à part ce pilote, je n'ai vu aucun autre épisode de la série en entier. Finalement, c'est un peu la même histoire que celle qui est arrivée à Chuck (quoique je pense avoir regardé un ou deux épisodes de Chuck complets ; mais guère plus).

Psych

Voilà exactement une série qui entre dans les critères de mes retentatives, donc. Elle n'est pas mauvaise, elle n'est pas excellente, elle a eu le malheur d'être au milieu et, peut-être, avec le temps, mon opinion à son sujet pourrait-elle changer. Ça s'est déjà vu après tout !

Alors me revoilà, 4 saisons plus tard quand même, à me remettre devant le pilote histoire de voir. Parce que finalement c'est uniquement de ça qu'il est question.

Je ne me rappelais pas avoir autant ri la première fois, et c'est sans doute la bonne nouvelle, finalement. C'est vrai que ça fait plaisir, une fois de temps en temps, qu'un flic ne se prenne pas au sérieux comme CSI Pocahontas, CSI Marsupilami et CSI Ratigan. On dépasse le stade de la comédie policière à la Monk pour aller vers un personnage franchement humoristique. Je le répète, c'est un plaisir.

Alors, effectivement, le pilote était mieux que dans mon souvenir. Si je retombe sur un épisode, à l'occasion, je ne zapperai peut-être pas, cette fois. Mais quand j'essaye de m'imaginer en train de regarder toute une saison... ça reste quand même une série policière, construite vraisemblablement sur des enquêtes indépendantes, et dont les ressorts me semblent assez évidents : il y aura toujours quelqu'un pour suspecter Shawn de ne pas être crédible, mais il finira toujours par résoudre l'affaire... Je ne me sens pas de taille à affronter ça épisode après épisode, même en tenant compte des répliques drôles qui ne manqueraient pas de les ponctuer.
Bon, si, peut-être un épisode ici, ou là, si jamais je m'ennuie dans mon planning téléphagique. Mais ça n'ira jamais plus loin.

Verdict : Psych réhabilitée...
Mais je vais quand même la laisser où elle est.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Psych de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:19 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


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