ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

03-05-13

There's gotta be more to Life

C'est le retour des reviews de pilote, cette grande entreprise dans laquelle je me suis lancée cette saison avec whisperintherain... Après quelques semaines, bon d'accord mois de pause, me revoilà donc à reprendre progressivement la consommation de pilote que j'avais, un temps, mise de côté. Dans le cas de Rectify, c'était sous l'influence de Pierre Langlais qui, à l'occasion de Séries Mania, avait chanté les louanges de la série, qu'il a eu l'heur de voir en intégralité avant sa diffusion ; souvenez-vous, je l'évoquais dans le compte-rendu de la table ronde Allociné. Mais du même coup, c'était un challenge : entendre quelqu'un dire tant de bien d'une série, ça peut fausser la vision qu'on en a au moment de la commencer...

TheresGottaBeMoreToLife

Qu'on se rassure vite : parfois, les déclarations d'amour dithyrambiques sont fondées.

Impossible de ne pas tomber sous le charme de Rectify : c'est tout ce que j'avais adoré chez Life (et j'avais adoré Life, souvenez-vous, c'était il y a des lustres), sans ce que je n'avais pas trop aimé chez Life (car il y en avait un peu pour l'allergique au policier que je suis). On est dans le même thème de la reconstruction, un thème qui m'a toujours séduite et qui est ici, de surcroît, traité avec énormément d'intelligence. Le sujet s'y prête, en toute sincérité.

Lorsque Daniel Holden est innocenté par un test ADN, il a déjà passé 19 ans dans le couloir de la mort, attendant une exécution décidée suite à sa condamnation pour le viol et le meurtre de sa petite amie. Sa sortie est, évidemment, une affaire médiatique, aussi bien pour les opposants à la peine de mort que sur la "simple" affaire du meurtre, qui du coup n'est pas résolue. Mais le pilote de Rectify s'intéresse, en définitive, assez peu à cette partie de son univers, bien qu'il ne fasse pas l'erreur de la mettre totalement de côté (ce qui donnera une scène glaçante en fin de pilote).
Ce qui intéresse cet épisode inaugural, c'est surtout de vivre cette expérience aux côtés de Daniel ; des minutes précédant sa libération, à ses premières heures de liberté, nous allons suivre son retour à la vie civile. Et bien que, en tâche de fond, on puisse noter les conséquences du regard des autres sur sa situation, c'est avant tout son vécu, et celui de sa famille, qui vont occuper la majeure partie de l'épisode. Daniel est en effet entouré, même après ces deux décennies d'enfermement, et malgré les difficultés que ça a pu, ou peut encore, présenter pour ses proches ; ainsi, sa soeur Amantha est sa plus fervente supportrice, et, on le devine, une complice de toujours ; Janet, sa mère, a eu le coeur brisé à bien des égards, mais son amour pour son fils semble intact. Les choses sont plus compliquées avec son beau-père (maman s'est en effet remariée) et le fils de celui-ci, et dans une moindre mesure, le fils qu'a eu sa mère avec son second époux. Mais globalement, Daniel est plutôt bien accueilli parmi les siens pour ce premier jour de liberté.

Alors où est l'intérêt, me direz-vous ? Il n'est pas dans une dramatisation à outrance, ou la création d'enjeux extravagants, mais le simple pari que nous pouvons nous glisser dans les chaussures de Daniel, et vivre cette libération avec lui, comme une expérience intime et sensorielle que nous ferions totalement nôtre.

Rectify accomplit cela sans passer par une multitude de flashbacks : au contraire, il commencera à en apparaître seulement une fois que le spectateur sera bien rôdé ; il ne s'agit pas de se servir des souvenirs de Daniel pour expliquer ce par quoi il est passé dans les moments difficiles, mais au contraire, d'employer les flashbacks comme des îlots de calmes et de douceur, principe que je trouve noble et dont beaucoup de scénaristes gagneraient à tirer des leçons. Pas de violence carcérale, pas de traumatismes sur l'enfermement... Chaque fois que Rectify montre la vie de Daniel dans le couloir de la mort, il en ressortirait presque quelque chose de positif, de serein.
Pour autant cela ne signifie pas que Daniel n'est pas abîmé : c'est même tout l'intérêt de ce premier épisode et, à mes yeux, des promesse que fait la série avec lui. Mais par une opération dont le secret est aussi bien gardé qu'un tour de magicien, le scénariste Ray McKinnon parvient à ne jamais tomber dans une explicitation banale, pour ne pas dire triviale, du traumatisme vécu par Daniel, tout en poussant le spectateur à l'imaginer de lui-même. Ce qui fait la force de Rectify, c'est sa puissance évocatrice : quand par exemple un gardien propose à notre amnistié de l'aider à nouer sa cravate avant de retrouver sa famille (et la liberté), Daniel pose sur lui un regard silencieux, et presque indéchiffrable, mais qu'on interprète comme lourd de sous-entendus et de souvenirs sur la façon dont les gardiens (y compris peut-être ce gardien) ont pu le traiter pendant presque 20 années en tant que condamné à mort pour viol et meurtre d'une adolescente. Difficile pour le spectateur de ne pas faire le lien, chaque fois, entre l'avant et l'après de cette libération, et cela, sans que jamais l'épisode ne s'y attarde ni ne l'explicite. Cela aide énormément à entrer dans la tête du héros, et paradoxalement, moins il communique, plus il est possible de le faire. Où commence l'écriture fine de Rectify et où finit le simple transfert ? Difficile à déterminer pendant ce premier épisode, mais le simple fait qu'il subsiste un flou quant à cette frontière, dit combien la série, dans ce premier épisode, démontre sa finesse et son intelligence.
Reste qu'avec son art du non-dit, Rectify opère un vrai coup de maître, et s'arroge l'attention indivisible du spectateur, qui se retrouve captif du moindre regard que porte Daniel sur les choses et les gens pour prendre la mesure de ce que vit cet homme. Considérez l'ironie de la chose...

Pas à pas, Daniel se réapproprie le quotidien (comme Charlie Crews, il va se reconnaître quelques soucis avec la technologie, par exemple), mais sans, là encore, sans appuyer sur les évidences avec trop d'empressement. Ce n'est pas juste le décalage de 2 décennies avec le reste du monde que Rectify veut pointer du doigt. La sortie de prison de Daniel, sa très belle relation à Amantha (je n'avais jamais vu Abigail Spencer comme ça, après c'est vrai que j'avais vu Angela's Eyes... forcément), ce qui se tisse avec son jeune demi-frère... il y a de très beaux instants dans ce pilote, empreints à la fois d'une grande douleur et d'une grande douceur. Je soupçonne que ce soient les plus belles promesses de ce premier épisode pour l'avenir.

Le seul défaut de Rectify est peut-être logé dans ses dialogues. Rien d'insurmontable je vous rassure tout de suite, mais ils paraissent parfois trop écrits, trop littéraires ; l'exemple le plus marquant est la déclaration de Daniel à la presse au moment de sa sortie, un peu verbeuse. On peut se dire (surtout rétroactivement, à mesure que l'épisode progresse) que cela fait partie intégrante de la façon dont Daniel a vécu son expérience en prison, mais il reste un petit arrière-goût tout de même, comme si, par contraste avec l'élégance de ses scènes les moins loquaces, les dialogues soutenaient mal la comparaison. Mais comme je le disais, ce n'est pas insurmontable, et ce n'est pas gravé dans le marbre non plus, et peut tout-à-fait évoluer avec les épisodes (retranscrivant, alors, peut-être, pourquoi pas la façon dont la vie quotidienne redevient progressivement plus naturelle pour son héros). Et si Rectify finit par tourner son seul défaut en qualité, alors là, je ne réponds plus de rien !

Résultat ? Eh bien résultat, je suis conquise. A ce niveau-là, j'ai presque eu l'impression d'enfiler du sur-mesure, aussi sûrement que si un tailleurs avait cousu la série sur mes attentes de téléphage.
Et maintenant, vous allez me dire : "mais après un post si dythirambique, comment ne pas avoir nous aussi une vision faussée de Rectify ?", et c'est de bonne guerre, mais à cela une seule solution : testez, et vous saurez. Mais je doute que Rectify puisse déplaire.

Challenge20122013

Ah, et vous savez, quand je vous ai dit que je repassais à un rythme hebdomadaire ? Oui. Bon. Ca voulait dire : "à un rythme hebdomadaire. Minimum"...

Posté par ladyteruki à 23:27 - Review vers le futur - Permalien [#]

30-12-12

Mon cher cancre

Le plan, ce soir, était de vous parler de Jack & Bobby. D'admettre que, bon, voir toute la saison/série avant la fin de l'année, c'était peut-être un peu ambitieux, hein, héhé, voilà voilà... mais que c'est chouette d'enfin regarder ce marathon, parce qu'il y a plein de choses que j'avais oubliées.
Bon bah finalement je sais pas pourquoi je voulais vous en faire tout un post, voilà, en deux phrases c'est résumé. Next.

Mais quelque chose s'est produit sur ma timeline Twitter qui m'a empêchée de vous en parler.
CECI.

Et ça m'a rappelé combien Partners me manquait. Ce qui est idiot parce que je le savais déjà, et que c'est le genre de crève-coeur qui ne trouve aucune sorte d'intérêt à être rappelé au bon souvenir du téléphage. Mais enfin, on en est là : Partners me manque.
Je ne sais pas, au juste, pourquoi je m'en étonne. Outsourced me manque encore. Better With You me manque encore. Committed me manque encore. Au nom du ciel, The War Next Door me manque encore certains jours ! Vous le voyez, ça n'a rien de nouveau (ni d'exhaustif). Plein de séries me manquent avec les années. J'en trouve de nouvelles pour me plaire, j'ai cette chance (tout le monde ne l'a pas, et il s'est déjà vu que quelques téléphages passéistes vivent uniquement sur leurs réserves d'épisodes d'une poignée de séries fétiches en trouvant que plus rien n'est aussi bon... eh bien c'est pas prêt de m'arriver, je pense !), mais les autres me manquent aussi.

Le plus fou, c'est que dans cette liste, on trouve beaucoup, si ce n'est une majorité, de comédies. Pour moi qui, il y a quelques années encore, avais du mal avec les comédies, je trouve ça plutôt rassurant ; mais il faut quand même admettre que la majorité de ces comédies, je les ai aimées et elles me manquent principalement parce qu'elles me renvoyaient une impression de tendresse et de chaleur, pas nécessairement pour leur hilarité (vous commencez à comprendre ce qui leur a coûté la vie !). Ce sont simplement des univers où je me sentais bien, accueillie par des personnages adorables et fantasques, et ça suffisait.

Evidemment, il y a des séries autrement plus grandes, d'un point de vue objectif, qui ont été annulées et dont la disparition est regrettable, voire même triste, même si souvent elle arrive à un moment où, objectivement, il valait mieux arrêter en pleine gloire voire même une saison juste après. On pourrait en citer plein. Les tops divers et variés des plus grandes séries en comportent généralement pas mal, par exemple. Et quand la EmCrew va finir le Ozmarathon quelque part début 2013, mon premier réflexe sera probablement, dans un post, de vous citer Oz comme l'une de ces grandes séries dont j'aurais aimé qu'elles durent plus longtemps. Il faut dire aussi que j'aime pas finir une série ; ça explique plein de choses, n'est-ce pas ?
Il y a des séries autrement plus capitales dans l'histoire de ma téléphagie, qui ont été annulées elles aussi, et me laissent une douleur bien plus sourde ; Pushing Daisies ou Life, par exemple, comptent parmi les séries parties trop vite, et dont l'absence est bien plus difficile à avaler, parce que non seulement je les aimais, mais elles étaient bonnes, punaise, et ça, pardonnez-moi l'expression, mais ça fout la rage.

Mais parmi ce qu'il est généralement admis d'appeler les "petites merdes", les séries sans avenir qui peuplent à chaque saison les grilles, alors qu'on sait, au fond de soi, qu'elles seront les premiers fusibles à sauter quelque part pendant l'automne (ou au mois de janvier, si elles ont les honneurs de la mid-season, c'est-à-dire qu'elles remplacent déjà un autre fusible et que le disjoncteur donne des signes de faiblesses), il y a de véritables perles qui me rendent toute émue rien qu'à penser à elles, avec une petite larme de joie dans un oeil de retrouver les "vieux" copains, et une larme de peine dans l'autre d'avoir dû s'en séparer si vite, comme quand Delphine a ressorti le générique de Partners.
Pas parce qu'elles étaient meilleures que les séries qui ont survécu (quoique, tout est relatif si on le rapporte à la longévité de Two and a Half Men...), mais parce qu'elles étaient quand même fichtrement sympa et chaleureuses et confortables et... Ouais, accueillantes ; c'est le mot.

Au juste, j'ai beau y réfléchir, je ne trouve rien qui explique pourquoi je sois surprise d'être toujours peinée par l'annulation de Partners, parce qu'effectivement chaque année, il y a toujours une ou deux séries de ce genre pour me donner une petite estocade à mon coeur de téléphage et me rappeler qu'aucune annulation d'une série qu'on regarde n'est vraiment anodine, quand bien même on sait objectivement que ce n'est pas une série d'une qualité inouïe et qu'elle est condamnée à plus ou moins court terme vu les critiques et/ou les audiences. Je devrais le savoir, donc. Mais rien à faire, ça me prend par surprise. Peut-être parce qu'on se fait souvent une très haute idée de nos préférences téléphagiques, ou parce qu'on croit qu'on ne se laissera plus avoir.
Sauf qu'on peut pas lutter contre le fait qu'on s'attache parfois à des séries que le reste de la planète persiste à qualifier de "petites merdes", et encore moins lutter contre le fait qu'une fois de temps en temps, bah ça va nous flanquer un coup au moral que de se rappeler qu'avant, on regardait la série, mais que maintenant on peut plus, que la face du monde n'en est pas changée mais que ça aurait donné une saveure toute différente à un mardi soir ou un samedi après-midi... et c'est déjà pas si mal !

Partners-0Pour l'occasion j'ai pas trouvé de gif du générique de Partners, alors je vous en ai fait un, voilà !

Alors qu'une nouvelle année nous regarde avec défi dans les yeux, l'air de dire "t'as même pas idée des séries que tu vas découvrir cette année", j'aimerais dire que symboliquement, je vais laisser ma petite larmouchette pour Partners en 2012, mais je n'ai toujours pas laissé celle pour Outsourced en 2010, par exemple, alors, bon.
Et dans un an, deux ans, trois ans, il y aura une autre série totalement inoffensive qui m'aura charmée tout pareil, et je vais la regretter tout pareil, en me disant que c'est pas facile d'en faire le deuil, parce que dans le fond, je ne l'ai toujours pas fait pour Partners non plus.
On peut donc en conclure que tout ça est la faute du non-renouvellement de The War Next Door.

Mais se dire que quoi qu'on regarde, n'importe quelle série au monde, absolument chacune, a au moins une personne qui la regrette, a aussi quelque chose d'assez, comment dire ? Téléphagiquement poétique. Vous ne trouvez pas ?

...Bon alors, c'est à vous maintenant : quelle "petite merde" regrettez-vous du plus profond de votre coeur de téléphage ?

Posté par ladyteruki à 22:58 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

23-12-10

Dreaming I was dreaming

Il y a des matins où on n'a pas envie de se réveiller. Des matins où on est si bien à rêver, qu'on veut ne plus se reconnecter avec le réel, plus jamais. Rester dans le monde bizarre et enivrant des rêves irréalisables mais pourtant tellement réalistes.
Ce matin était l'un de ces matins. J'aurais fait n'importe quoi pour rester dans mon rêve.

Cette nuit, j'ai rêvé que je regardais des épisodes de Doctor Who inédits.

Mais attention, pas n'importe quels épisodes inédits. Des inédits de la première saison. Un jour, quelqu'un postait une info sur Twitter selon laquelle des épisodes avaient été tournés mais jugés, pour une raison x ou y, inaptes à être diffusés. Et puis, de la même façon que je suis désormais capable de dénicher le pilote de Hatufim sur un forum israélien, j'avais réussi à mettre la main dessus, parce que j'ai depuis cet été +5 en compétence "cagoulage de l'impossible". Et quand mon téléphone a sonné, j'étais en train de paisiblement regarder ces épisodes inédits, un milkshake à la fraise à la main.

Ça ne vous le fait jamais, ça ? Espérer le cœur battant que vous allez dénicher des inédits... d'une saison depuis longtemps achevée ? Ou d'une série achevée ?
Vous avez beau savoir que ça n'arrivera pas, vous avez quand même cette sorte d'espoir qu'un jour, votre vœu sera exaucé. Vous n'en êtes même pas à essayer d'imaginer ce qui s'y passerait, ce n'est pas comme quand on commence à caresser le projet d'une fan fiction, non, c'est vraiment un trésor perdu qui soudain remonterait à la surface. Un vrai inédit, qui pourrait vous surprendre tout en ayant le confort de porter sur une saison/série pourtant achevée. Soudain, sur mon écran, des épisodes de Nine. Pas une 6e saison où on trouverait une excuse pour faire revenir le personnage (ce qui semble hautement improbable dans ce cas précis, mais éventuellement faisable pour d'autres séries), pas d'épisode à flashback, non, juste des inédits de l'ancienne saison. Puisqu'on doit faire avec Eleven, maintenant, bon bah admettons (même si je milite activement pour un passage à Twelve...), mais qu'on m'offre le luxe de n'avoir pas fait le tour de Nine.

Je crois que c'est pour cette raison, paradoxalement peut-être, que je n'ai jamais fini la 3e saison de Brothers & Sisters, étrangement. Je m'étais toujours dit que j'attendrais la fin 2010 et/ou le début 2011 pour me remettre à la série. Parce que quand je me suis enfilé 2 saisons et demies, à l'époque, j'étais tellement enchantée que je voulais que ce sentiment dure toujours, cette période où j'adorais la série. Je pressentais bien que si je continuais à la dévorer à ce rythme, je tomberais sur un os : diffusion interrompue (pour cause de hiatus), épisodes diffusés hebdomadairement (ce qui gênait ma consommation marathon en une semaine par saison), etc... Et là, je vois arriver 2011 et je commence déjà à me faire une joie. Oh, je vais pas reprendre la série où je l'ai laissée, bien-sûr, non, je vais me refaire les deux premières saisons, puis attaquer la troisième, et découvrir des inédits à la pelle, goulûment, comme s'ils avaient été cachés pendant tout ce temps et que je mettais enfin la main dessus. Et là, je suis partie pour une nouvelle orgie. L'idée me plaît, c'est vraiment séduisant de voir se rapprocher la date dans le calendrier et de savoir que je vais m'en envoyer des tonnes derrière la cravate. Ça va être un délice. Pas d'attente, pas de privation, juste le plaisir de me lâcher et de trouver des inédits bien que les choses aient avancé.
En tous cas je m'en fais une fête et j'aimerais pouvoir me dire que je vais dénicher de "vieux inédits" pour d'autres séries que celle-ci. Fêter des retrouvailles avec une série/saison dont je sais qu'elle n'a plus cours, mais qui est logée exactement où je le souhaite sur la courbe de croissance de mon histoire avec la série.

Il n'y a pas d'inédit de la première saison de Doctor Who. Il n'y a pas d'inédit de Pushing Daisies. Il n'y a pas d'inédit de Life. Il n'y a pas d'inédit d'Une Nounou d'Enfer (même pas de Living with Fran... et il est trop tôt pour Happily Divorced).
Il y a des matins où on n'a pas envie de se réveiller. Des matins où on est si bien à rêver, qu'on veut ne plus se reconnecter avec le réel, plus jamais.

ThePartingofWays

Posté par ladyteruki à 23:02 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

26-02-10

Au coin !

Nul n'est parfait. Toute téléphage que je sois, pire : toute pilotovore que je sois, en 2004, je n'ai pas bien fait mes devoirs. Cette saison-là, j'ai effectivement regardé les pilotes de Bones (hélaaas), Criminal Minds ou My name is Earl. Et pourtant, je n'ai aucun souvenir d'avoir regardé le pilote de Teachers.
Contrairement aux autres séries que je viens de citer, inutile de chercher Teachers dans les grilles récentes, car elle n'a pas eu autant de chance, et a été annulée au bout de 6 épisodes.

Si vous croyez que c'est ça qui m'arrête...!
Eh, vous savez ce qu'on va faire ? Un post La preuve par trois, voilà ce qu'on va faire. Parce que je ne dois pas être la seule à avoir zappé cette série, à mon avis...

Teachers___1
Si Teachers a toutes les apparences d'un sitcom classique... c'est parce que c'est très exactement ce dont il s'agit. La scène d'ouverture annonçait un univers complètement décalé et loufoque, mais sitôt le générique fini, ça devient plus sage et plus classique. Le personnage principal, Jeff, se présente avant tout comme un petit rigolo qui passe le plus clair de son temps à tenter d'impressionner Alice, la prof britannique sur laquelle il a des vues. L'épisode consacre une bonne partie de ses scènes à le montrer en train de faire la roue devant elle, à se faire repousser, et aller en rire avec son meilleur copain.

Teachers___2
Et juste avant qu'on ne commence à se dire que c'est un peu lassant, cette histoire, un élément perturbateur est introduit : une plantureuse prof remplaçante débarque pour la journée, interprétée par la belle Sarah Shahi (pré-Life). Et on sent immédiatement une bien plus intéressante alchimie entre les deux acteurs, bien que la dynamique avec son personnage commence par être la même qu'avec Alice : il se fait rejeter. Mais le dialogue dans le bureau de Jeff est plein de mordant et rappelle que la série peut avoir aussi de très bons côtés.

Teachers___3
Teachers a choisi son camps, finalement : il s'agira d'une comédie romantique avant d'être une comédie sur la vie de prof. Ce contexte professionnel, qui au vu du titre de la série pouvait sembler en être l'ingrédient principal, n'est en fait utilisé qu'afin d'opérer un rebondissement de dernière minute sur la personnalité de Jeff, et finalement il ne s'agit que d'un prétexte à lancer cet espèce de triangle amoureux. Ce n'est d'ailleurs pas nécessairement un mal : le petit coup de théâtre atteint parfaitement son objectif, on ne l'a que modérément senti venir. La galipette autour de la façon qu'a Jeff d'exercer son métier n'est qu'une façon de revenir au sujet principal : will they or won't they ? Teachers étoffe son genre, mais ne perd pas de vue qu'il va être question avant tout d'une romance, et pas une satire de la vie d'enseignant.

Parmi les scènes que j'aurais envie de mentionner, il y a le coup du blouson, les explications brumeuses sur le thé chaud, et la réplique finale, dont l'effet est soigneusement préparé. Mais je n'en parlerai pas puisque, comme vous le savez, la règle c'est que dans un post La preuve par trois, je ne parle que de trois passages, et pas un de plus. Donc tant pis, vous ne saurez pas que ces moments valent le coup aussi.

Avec son grand bain de comédie romantique et ses quelques fulgurances hilarantes, Teachers a fait un choix net, mais qui ne plaira pas à tout le monde. Ce n'est pas ce qu'on vient chercher instinctivement dans une série qui s'appelle Teachers et dont le générique (faites-moi penser à vous découper le générique) est au contraire si focalisé sur l'univers scolaire. Quelques moments bien barrés montraient qu'il y avait tout de même du potentiel pour être drôle, mais sans que ce soit le principal.
Teachers aurait certainement mieux fonctionné en Asie qu'aux États-Unis, à bien y réfléchir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Teachers de SeriesLive.
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Posté par ladyteruki à 23:05 - La preuve par trois - Permalien [#]

03-02-10

Born again téléphage

Ah, ça, il faut le dire, j'ai été gâtée ces dernières semaines ! Noël et mon anniversaire étant séparés d'un mois tout juste, c'est en général le cas, mais là, je crois que j'ai battu des records... en partie parce que j'ai pris le parti de m'offrir des cadeaux de Noël et d'anniversaire moi-même (je vais quand même pas compter sur mes parents pour le faire !), en partie parce que mes amis m'ont vraiment choyée.
Et par mes amis, je veux dire vous. Là, vous. Oui vous. Voilà. Eh bah : merci. Je m'en remets pas ; vraiment.

Parce que du coup, il s'est passé un truc. Du moment où j'ai posé les coffrets dans ma Telephage-o-thèque, quelque chose s'est libéré en moi. En faisant l'acquisition, en deux mois, de la fin de Life, de la dernière saison disponible en DVD de Rescue Me... et d'une autre dont on va reparler très bientôt (oh que oui !), j'ai cessé d'attendre la suite de séries qui sont chères à mon cœur depuis un bout de temps. Puisque je les avais !

Vous le savez, 2009 a pour moi essentiellement été une année de deuil. Il a fallu laisser partir des séries auxquelles je n'étais prête à faire mes adieux, et c'était douloureux de faire une croix dessus. Ce sont les aléas de la téléphagie. Je ne suis d'ailleurs pas encore totalement remise, mais le fait d'avoir ces DVD a comme fait céder le barrage psychologique dans lequel je m'étais un peu enfermée. Je peux désormais aller de l'avant. Ces séries annulées trop prématurément à mon goût restent chères à mon coeur, sans aucun doute possible, mais un cap a été franchi, et plus rien ne me retient pour m'adonner avec passion à des séries qui, elles, sont bien en vie (pour l'instant...).

Et par voie de conséquence, j'ai commencé à penser aux séries que je compte acheter en DVD dés qu'elles seront disponibles en zone 2. Un signe qui ne trompe pas : je n'ai jamais cherché à graver les épisodes cagoulés. Mais là, c'est un pas supplémentaire, j'anticipe avec excitation leur sortie dans nos contrées (ou celles environnantes qui auraient la bonne idée de sortir les coffrets au plus vite). Je suis prête à commencer de nouvelles séries en DVD.

Voici donc les séries dont j'attends la sortie en zone 2 :

DVDzone2_UnitedStatesofTara   United States of Tara

Depuis la diffusion de la 1e saison, j'ai déjà regardé chaque épisode deux fois. Et je ne vous cache pas qu'un troisième round est plus qu'envisageable à l'approche de la saison 2 ! Je ne parviens pas à considérer la série comme une comédie. C'est plutôt un drame avec des situations rocambolesques, et ça me plait, ça met vraiment les personnages au défi. Or justement, malgré les rebondissements improbables (Kate et Brie qui s'offrent une balade impromptue, Charmaine et ses nichons de l'impossible, l'incendie de la cabane dans le jardin...), les personnages sont incroyablement réalistes et proches de nous. J'aime ce mélange.
DVDzone2_NurseJackie   Nurse Jackie

Avec Nurse Jackie, ce n'était pas gagné d'avance. Et pourtant, dés le pilote, la série su me faire oublier tout ce que je détestais chez Eddie Falco, pour n'en garder que le meilleur. Nurse Jackie est une série atypique, en cela qu'elle ne cherche pas à se trouver une narration efficace. On est quasiment dans la chronique de la vie quotidienne, il ne se passe pas forcément grand'chose de spécial, on laisse les personnages s'étirer et se mettre à l'aise, c'est extraordinairement apaisant comme rythme. Sans que jamais ce ne soit ennuyeux. Et puis, les contradictions de Jackie renvoient à quelque chose de tellement plus humain que la plupart des séries du moment...
DVDzone2_BetterOffTed   Better Off Ted

Pour quelqu'un qui a du mal avec les sitcoms, Better Off Ted apparait comme le phare dans la nuit des comédies du moment. Son sujet, son casting, ses dialogues, sa réalisation... tout est simplement impeccable. C'était un coup de coeur le premier jour, c'en est toujours un aujourd'hui. Le problème, c'est que dés que la série n'est plus devant mes yeux (comme très souvent dans le cadre de ce que je considère comme des comédies), je l'oublie. Un DVD me servirait de noeud à mon mouchoir...
DVDzone2_Glee   Glee

Ce n'est pas pour son scénario qu'on regarde Glee, mais pour son cast très sympathique et pour son ambiance pleine de bonne humeur. Je réserve naturellement mon jugement pour la seconde partie de la saison, mais la première partie ici présente m'apparait comme un must-have ! La force de cette série, ce n'est pas de flirter avec les cimes, mais de nous offrir un divertissement où chacun peut trouver son compte, et se régaler de musiques en tous genres. Pas la série la plus intellectuelle du lot, mais certainement celle que je suis sûre de rentabiliser une fois en DVD tant il est impossible de se lasser des numéros musicaux.
DVDzone2_Southland   Southland

Du drame, du vrai, qui fait mal. Avec Southland, je peux céder à mes penchants masochistes les plus sombres, j'ai l'impression que je ne serai jamais déçue. D'autant que vous le savez, j'ai toujours un faible pour les policiers en uniforme, les vrais perdants d'une décennie télévisuelle dédiée aux enquêtes mais pas aux policiers de terrain. La réalisation fait beaucoup en ce sens, pour donner une impression de proximité à la fois rassurante et angoissante. Et puis, en plus, cette première saison est vite regardée. On peut se faire ça en un weekend, c'est parfait pour un investissement en DVD.

Vous remarquerez que toutes ces séries n'ont actuellement qu'une saison, mais sont assurées d'une deuxième (Better Off Ted étant l'exception, puisqu'elle a déjà une seconde saison et n'est pas du tout assurée d'une troisième). Je suis prête à m'engager dans de nouvelles séries. C'est vraiment positif !

Je peux donc, en attendant que ces DVD sortent, profiter paisiblement de mes coffrets nouvellement acquis (merci merci merci !), et me réjouir devant ces séries que j'aime... mais en même temps, je ne suis plus en train de bloquer dessus.
2010, l'année de la résilience téléphagique ?

Posté par ladyteruki à 13:14 - Opération COLLECTION - Permalien [#]


14-01-10

[GAME] Cast from tomorrow

Régulièrement (mais pas encore au point d'en faire un rendez-vous hebdomadaire), je me promène sur la page d'IMDb qui présente les profils d'acteurs peu ou pas connus, en général en début de carrière et/ou abonné aux rôles s'intitulant "guy at the bar #2" ou "girl in jeans".
Cette page s'intitule la Fresh Faces Gallery, et je la trouve toujours très divertissante.

Pourquoi ? Parce que quand je la parcours, en général je me cantonne aux photos et aux noms, et j'essaye de deviner qui a le plus de chance de faire carrière par la suite. Car, ne nous faisons pas de fausse idée, parmi ces fresh faces, la plupart vont rester à pourir dans l'anonymat. Alors, qui a le potentiel pour devenir quelqu'un ?
Je ne dis pas qu'il s'agit du prochain acteur bankable sur qui on fera n'importe quel film avec la garantie de récolter un joli pactole, non, juste quelqu'un qu'on verra au générique d'un film ou d'une série à la renommée honorable, bref, quelqu'un qui sortira du cercle vicieux du rôle principal dans une production canadienne de seconde zone où tous les personnages ont le prénom de leur interprète. Quelqu'un qui va réussir à percer un peu, quoi.
Je crois que cette fascination pour la Fresh Faces Gallery s'est renforcée depuis que j'ai vu A Chorus Line, d'ailleurs.

Déjà, quand une actrice asiatique décide de travailler sous le nom de Tam Nguyen, j'estime qu'elle accepte d'avoir 25% de chances en moins de réussir dans la poursuite de sa carrière. Le B.A.BA c'est quand même d'avoir un nom qui se retient, si possible avec un visage qui se retient aussi, histoire de ne pas avoir un visage qui crie "figuration forever". Après effectivement, le talent entre en jeu, mais quand un directeur de casting voit passer un nombre impensable de candidats, et au moins autant de resumes, je pense que ça compte quand même quand on est capable d'attirer l'attention dés la première mention de votre existence.
Et personnellement j'aurai toujours le regret de ne jamais avoir pu assister à un casting, c'est le genre de trucs que vraiment, j'aimerais pouvoir tenter une fois au moins dans ma vie, par pure curiosité (un peu sadique probablement). Si vous êtes directeur de casting, que vous me lisez, et que vous cherchez une secrétaire, une préposée au café, ou même quelqu'un pour trier des CV d'acteurs dans l'ordre alphabétique de leur ville de naissance, contactez-moi.
Bref.

Pour que je me sente moins seule dans mon délire, je vous propose donc un nouveau jeu.
Déjà parce qu'il n'y a pas encore eu de jeu en 2010 (et cela me semble, déjà, une excellente raison). Mais aussi parce que je m'ennuie un peu des autres jeux (et qu'à la faveur de la perte de mon ancien ordinateur, je n'ai pas vraiment eu l'opportunité de faire l'acquisition de génériques récemment, trop occupée que je suis à essayer de cagouler les données mortes au combat juste après Noël).

Bref, on est partis ! Certains d'entre vous m'ayant fait remarquer qu'ils aimaient bien jouer, j'attends une participation massive à ce post, donc...

L'idée, c'est donc de choisir des acteurs de la Fresh Face Gallery de la semaine, et de leur trouver un rôle qui pourrait leur permettre de quitter leur emploi de serveur chez Taco Bell.
Allez, je vous fais une première salve, pour l'exemple. 'Zoubliez pas le lien vers la fiche de la personne, surtout.

AnyaKuntz
Ania Kuntz pourrait jouer Tara à 20 ans dans un flashback de United States of Tara. Pour voir les premières années du mariage avec Max par exemple.

ChrisBurnett
Chris Burnett pourrait jouer dans un sitcom familial où il serait un père complètement dépassé par sa marmaille (disons, La Guerre à la Maison, mais en mieux).

TanyaClarke
Tanya Clarke pourrait jouer dans une série sur un bonhomme un peu torturé, et serait son ex-femme (genre un croisement de Life et Rescue Me).

L'idée, c'est de ne surtout pas essayer de chercher à cerner le profil de la personne, par exemple en consultant sa filmo, mais juste de se dire "toi, avec ta gueule, je te vois bien faire ça". Ca se trouve, l'acteurs en question est archi-nul, ou vous allez mettre un trentenaire dans un rôle d'ado, ou vous allez caser un humoriste dans un rôle dramatique, ou autre ; j'veux pas le savoir.
Vous n'êtes pas obligés de choisir uniquement des rôles de télévision, mais c'est juste plus pratique pour que je sois capable de suivre la conversation.

Et celui qui aura proposé la Fresh Face qui me semblera la mieux trouvée (originalité de l'idée, relation entre la gueule de l'acteur et le rôle suggéré, etc...) gagne un bon vieux cookie à la myrtille !

Posté par ladyteruki à 17:57 - Games On - Permalien [#]

18-12-09

Un peu de matérialisme (c'est de saison)

Là, comme ça, tout de suite, je sais : ça peut paraître étrange. Mais je vous rassure, j'ai une excellente raison pour avoir mis à jour la page Diagnostic COLLECTION. Deux, même. C'est dire.

La première c'est que franchement il y manquait pas mal de choses. Faut dire aussi que la première chose que je fais en rentrant de la FNUC, c'est déballer mon précieux, pas aller chercher une image de la cover pour la mettre dans l'album. Nan mais ho.

Et la seconde c'est que, ça ne vous aura pas échappé, mais Noël est dans quelques jours. Rappelons qu'évidemment, toutes les dispositions ont été prises il y a bien longtemps pour que cette année encore, ce soit une fête inoubliable... mais ça n'empêche nullement de faire une petite mise au point numérique, histoire que, disons, si quelqu'un de bien intentionné, à quelques jours du D-day, se pique de venir chercher l'inspiration dans ces colonnes, il puisse trouver une liste exhaustive de ce que j'ai. Un indice : tout ce que je n'ai pas ce trouve sur la liste de Noël. Bon, presque tout, on l'a déjà dit : de certaines séries on peut faire l'économie.
Je sais pas pour vous mais je trouve ça clair.

De toutes façons, puisque de saison 2 de Pushing Daisies il n'y a point dans nos contrées, autant se l'avouer : je ne suis que modérément enthousiaste pour ce que je pourrais éventuellement trouver sous le sapin cette année. Il n'y a que ça qui me ferait plaisir, mais l'ampleur du complot est telle que cette année, le coffret zone 2 n'existe même pas.
Cela dit, parmi mes acquisitions récentes, il y a eu Life (dont, comme vous le savez, j'ai également du mal à me séparer), et il y avait quelque chose de presque douloureux dans le fait d'acheter la saison 2 en sachant qu'il n'y aurait plus rien à attendre derrière. Je la regarde d'ailleurs au ralenti parce que ça me pèse de me dire que cette fois, c'est fini.

Et puis, il y a l'espoir. L'espoir qui vient d'un autre achat récent (une semaine, tout juste !), la première partie de la série coréenne Damo. Sur ce coup-là c'est vraiment un coup de poker, parce que si j'ai entendu parler de la série, j'avais résolu d'attendre de l'avoir en DVD avant de la regarder (au prix que ça coûte, en même temps, vaut mieux que le plaisir de la découverte soit inclus dans le coffret...!). Eh bah voilà, c'est fait. Et je dois dire que, posséder les DVD d'une série asiatique par un autre moyen que le cagoulage, ça a quand même grave de la gueule. Je suis moins portée sur la Corée que sur le Japon, certes, je ne suis que modérément fan de séries historiques, certes, mais enfin, il y a une part de moi qui s'est sentie militante au moment de l'achat ! Si mes 50 et quelques euros (les 7 épisodes, oui-oui) peuvent participer à convaincre les distributeurs que ça peut être éventuellement rentable, alors c'est déjà ça. Si la série est bien c'est évidemment encore mieux. Mais enfin, finalement, cet achat, d'une façon plus générale, symbolise assez bien mon engagement envers la fiction asiatique en 2009. Ça faisait longtemps que je tournais autour du pot, quelque part, c'est comme si ça rendait la chose officielle. On reparle de Damo bientôt de toutes façons...

Damo

Enfin, il faut quand même le dire, cette petite mise à jour met en condition pour la semaine prochaine, où, à la même heure, je serai normalement en train de savourer un nouveau DVD... lequel ? Eh bien on en reparlera à ce moment-là, mais les paris sont ouverts !!! A votre avis ?

Posté par ladyteruki à 22:55 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

19-09-09

Endless sorrow

Un regard en arrière alors que la nouvelle saison démarre : qu'aura été pour moi la saison 2008-2009 ? Le mot-clé a résolument été : "adieux".

Alors que je m'enflammais sincèrement pour des séries qui, pour la première fois depuis des années, au-delà du simple divertissement, avaient su me toucher profondément, j'ai dû subir leurs annulations successives. Pushing Daisies, Life... Ce n'est pas tant le déchirement sur le moment qui permet de prendre la mesure de l'attachement, que la persistance dans le temps de la douleur.
Mais ces séries ont-elles pour autant fait leur entrée au Panthéon de mes préférées ?

Ce qui qualifie une série préférée pour le titre en question est souvent flou. Sur le moment, bien-sûr, on adore, mais c'est le temps qui décide réellement de ce statut. Les indices relevés sur le vif ne sont pas suffisants pour conclure.
Quand une série est annulée, c'est souvent dans un brouhaha de glapissements d'horreur ("naaaan ! j'adorais cette série, c'était la meilleure de tout l'univers !"), mais combien de ces téléphagiques orphelins ressentiront un manque à quelques saisons de là ? Il semble parfois même que sur certains, l'annonce de l'annulation ait des vertus érogènes, et qu'une série annulée dans la fleur de l'âge devienne de facto une série préférée. Combien sont-ils sur les forums à trainer leur misère... jusqu'à ce qu'une nouvelle série reprenne le titre à la rentrée suivante et que tout soit oublié ?

Toutes les séries que j'ai regardées assidûment n'ont pas nécessairement mérite le titre de "séries préférées", puisqu'on en parle. et parfois, je n'ai pas pu être assidue, mais ça ne m'a pas empêché de sentir très précisément que la série, sans hésitation possible, en était. Je n'ai vu qu'un épisode de la saison 1 de Rude Awakening, plusieurs de la saison 2 et presque toute la saison 3, mais l'intégrale n'est pas utile pour pouvoir proclamer que la série compte parmi mes préférées. D'un autre côté, j'ai vu tout Ally McBeal, et pour autant ce n'est pas du tout son cas. A chacun sa place et d'ailleurs même Reba ne fait qu'approcher le podium sans y poser le moindre orteil.

Alors, bilan ? Environ 6 mois plus tard, je sais confusément que Life, qui avait percuté mon âme de plein fouet par son personnage principal, a désormais les caractéristiques d'une série que je vais regretter... encore un peu. J'ai plaisir à regarder mes DVD saison 1, mais je finirai par en faire mon deuil, et probablement que dans quelques années, au train où vont les choses, quand on me demandera mes séries préférées, je ne la citerai pas.
Et puis, pas loin d'un an plus tard, je sais que Pushing Daisies a d'ores et déjà atteint le statut rarissime de "série préférée". Le simple fait de tomber par hasard sur une photo d'Anna Friel lors d'une recherche Google qui n'a rien à voir, et d'alors ressentir un douloureux pincement au cœur, est de ces signes qui ne trompent pas. Je lis une news sur une grille de rentrée, et en voyant que la série va être diffusée sur telle chaîne de la TNT, une larme roule sur ma pommette, et je sais qu'on m'a enlevé une série qui résolument signifie beaucoup.
Je n'ai pas besoin de faire un gros effort de mémoire pour faire remonter le flot de souvenirs typiquement téléphagiques liés à Pushing Daisies : l'attente du nouvel épisode, le ressenti devant les trouvailles musicales ou graphiques, le cœur qui s'envole de ravissement, la densité soudaine de l'air autour de moi lorsque je rangeais mon épisode en sachant qu'une nouvelle semaine me séparait du suivant... ces choses un peu sentimentales qu'on ne ressent pas devant toutes les séries, et qui ne s'expliquent pas.

Avec les adieux viennent forcément les questions : et ensuite ?
Remplacer ? Forcément impossible. Parfois on essaye quand même, mais ce n'est jamais de cette façon qu'on commence une nouvelle histoire téléphagique. Là aussi, c'est le temps qui décide. On sait, en tous cas, qu'il n'y aura pas de réincarnation possible. Aucune de mes séries préférées n'a jamais pu me donner l'impression que je l'avais trouvée dans une autre plus tard. Ce qui est perdu l'est pour toujours. Mais c'est vrai aussi qu'il n'est pire aveugle que celui qui refuse de voir.

En fait, plus j'y pense et plus 2008-2009, sur un plan téléphagique, aura été pour moi une saison de deuil. Du coup je redoute que 2009-2010 ne soit qu'une saison de rebond. Il faut attendre que se fasse la guérison, lentement.
La période des pilotes commence, on verra après tout, mais je sens bien qu'il est trop tôt.

C'est pour ça aussi qu'après l'arrêt de Pushing Daisies, je n'ai plus su faire durer mes coups de cœur. Mon coeur de téléphage est antidérapant pour un moment encore, rien n'accroche vraiment. Ca a aussi ses bons côtés ; je ne me fixe pas et donc découvre à tour de bras ; il n'y a de la place pour rien alors il y a de la place pour un peu de tout. Mais dans le fond, je suis une téléphage attristée.

LoveAfterDeath

J'imagine qu'on a tous une histoire de ce genre, d'une annulation pas comme les autres, qui fait parfois dire que rien ne sera plus jamais comme avant et qui ébranle notre téléphagie dans son ensemble. On sait qu'on n'est pas vraiment fâché, mais quelque chose s'est tout de même abimé. C'est ça aussi, une passion. Il faut admettre que ça fait partie de la vie téléphagique que de tomber amoureux puis de devoir rompre brutalement avec une série. Oui, c'est le temps qui résoudra tout...
Mais vivement la cicatrisation, quand même.

Et pour ceux qui manquent cruellement de magie : la fiche Pushing Daisies de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:24 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

05-06-09

Baron de la drague

"Mark ! Eh, mon pote, comment va ? Mais ça fait une éternité ! Depuis quand ? Naaaan, Conrad Bloom, déjà ? Je le crois pas, on s'est forcément vus depuis... mais si, rappelle-toi, Sex & the City ! T'étais nul au pieu mais t'étais mignon comme tout. Alors, mais qu'est-ce que tu deviens ? Héros d'une nouvelle série médicale ? Cool ! Eh, avant que j'oublie, j'adore tes pattes d'oie, elles s'améliorent d'année en année. Ok, on s'appelle et on se fait une bouffe ? Génial, à bientôt alors..."

Si vous allez sortir ce soir et que vous vouliez savoir ce que je pense de Royal Pains avant de partir, c'est en essence tout ce que vous avez besoin de savoir. Si comme moi vous êtes exténués par votre boulot et que vous ne bougez pas de votre sofa avant demain, alors voilà la revue de détail...

Outre les charmantes retrouvailles avec ce bon vieux Mark Feuerstein, qui fait partie de ces gars qu'on suit du coin de l'oeil sans qu'ils ne nous manquent vraiment lorsqu'ils sortent de notre champs de vision, jusqu'à ce qu'on les retrouve par hasard et avec joie, Royal Pains, l'une des nouveautés de l'été, est une non-surprise amusante.
Non-surprise parce que, non, la série n'a rien inventé. Le coup de recycler à la fois le concept de Privileged en l'adaptant à la disparition fort opportune d'Urgences (qui laisse un vide dans les séries médicales que beaucoup vont tenter de combler dans les mois à venir) sans toutefois chercher à remplacer la défunte série en copiant sa recette trait pour trait, ce n'était pas très original mais ça a le mérite d'être finaud, et surtout suffisant en la saison. Mais amusante tout de même : on peut donc considérer l'objectif atteint.

Les premiers souffles de vie de Royal Pains sont pourtant irréguliers. Après une embolie scénaristique où le valeureux médecin tente un sauvetage en milieu improbable (ici un terrain de basket... il y en aura d'autres ensuite), volant au secours du patient le moins riche quitte à sous-évaluer le risque du patient le plus riche et VIP, j'ai bien cru que je ne tiendrais pas le coup, mais j'ai eu raison d'attendre. L'acte suivant s'ouvrait sur une très drôle séquence en appartement, avec un Mark plus téléphage que nature, qui orientait plus la série sur un ton qu'elle avait snobé les premières minutes : la comédie. Stats instables pendant un long moment. Le doigt sur le bouton d'arrêt, je songeais sérieusement à l'euthanasie de ce pilote dont j'entendais tant de bien depuis ce matin.

Et puis les choses se sont progressivement débloquées. Les scènes médicales ont commencé à être moins lourdes de clichés. Les personnages ont pris leur envol. Mark a probablement avalé quelques déconstipants, aussi. Le sexe faible a fait preuve d'une persuasion indéniable, et notamment la délicieuse Divya qui DOIT absolument prendre plus d'ampleur. Les décors ont parachevé le boulot. On pouvait extuber officiellement après 25 minutes bancales, Royal Pains était alors hors de danger. Deux pupilles vertes m'avaient aidée à patienter, j'avoue...

La variété de cas rencontrés, la technique MacGyver (assumée ensuite) de Mark/Hank, les personnages secondaires épatants d'énergie, la prod soignée, tout cela permet de passer un bon moment, puis de commencer à franchement rire, et même avoir une larmouchette à l'œil lorsque Mark/Hank réalise devant l'océan qu'il va s'établir ici et commencer une nouvelle vie (les histoires de nouveau départ ça me fait toujours ça, si vous n'aviez pas encore compris l'objet principal de ma passion pour Life), bref, à adopter Royal Pains, qui n'a peut-être pas forcément quelque chose de royal mais n'a rien de douloureux en tous cas.

Je souscris donc plus ou moins à la tendance générale : Royal Pains est une très honorable série d'été, un divertissement pas abrutissant à la fois léger et bien troussé, qui n'évite pas les poncifs du genre sans s'y embourber, bref, quelque chose qui se laisse regarder même s'il n'y a pas de quoi devenir accro à la série comme à de la morphine. Si j'en loupe un épisode, je ne pense pas en mourir et sans doute même pas ressentir d'effet de manque, mais c'est suffisamment agréable pour que je ne me plaigne pas de cette nouvelle addition à mon palmarès.
Et de 100.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Royal Pains de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:57 - Review vers le futur - Permalien [#]

02-06-09

There's gotta be more

La journée avait été moite. Mais en dépit de la chaleur, j'avais résolu de m'aventurer dans les rayons de la FNUC. Ondulant entre les bancs de néophytes ("ah, oui, j'adore cette série... comment elle s'appelle déjà ?"), je me frayai un chemin vers le coffret qui m'avait fait envie toute la journée. Que dis-je ? Depuis quasiment six mois.

Essuyant la sueur qui perlait sur mes tempes du revers de la main, je manquai de perdre courage. C'est alors que je le repèrai au milieu de la foule. Il était en face de moi, à trois, ou peut-être quatre mètres. Comme promis, il arborait un bleu rafraîchissant et mentholé. En le reconnaissant, je marquai l'arrêt. Tout en me mordillant la lèvre inférieure pour réprimer un sourire gourmand, je repris presqu'aussitôt mon chemin, orientant mes pas résolus mais déjà apaisés vers lui. Arrivée à sa hauteur, je tendis doucement le bras, mes doigts courrurent à la surface gantée de plastique, remontant langoureusement vers son sommet pour mieux m'en saisir ensuite. Je ne pus alors réprimer mon plaisir plus longtemps, et un sourire ravi de plein contentement s'afficha sur mes lèvres.
Là, dans ma main, le coffret de Life saison 1.

La suite aurait pu rester dans l'intimité de ma chambre, entre mon lecteur DVD et moi. Après des semaines où l'attente avait atteint son paroxysme, mettant un à un les sous dans la cagnotte et guettant le calendrier, ma satisfaction était totale, puisque Charlie Crews allait enfin rentrer avec moi. Hélas, cet orgasme téléphagique devait connaître un coitus interuptus.

VousAvezAimeDrHouse_NeQuittezPas

Glurps.
Un vrai tue-l'amour.

Euh, ah bon ? C'est sûr, ça ? Et de quelle façon je vous prie ? En-dehors de la diffusion consécutive des deux séries à un moment, comment TF1 justifie-t-elle un tel slogan ?

Car du maussade, revêche, et auto-destructeur Gregory House, comment peut-on passer au lumineux, emphatique et miraculé Charlie Crews ? C'est comme passer des forces de mort aux forces de vie. L'un est en fait l'antithèse de l'autre.
House suspecte que tout le monde ment, Crews veut laisser le bénéfice du doute au présumé innocent. House se contrefiche de son existence qu'il ment en danger tous les quatre matins, Crews croque les plaisirs simples de l'existence en reprenant sa vie en main.
Bon, d'accord, les acteurs sont tous deux Britanniques, je vous concède déjà ça.

Il aurait peut-être fallu commencer par mieux vendre la diffusion sur TF1 plutôt que de courir béatement après la vente de DVD basée sur cette seule publicité mensongère. Laisser Life dans l'ombre de House... voilà bien l'oeuvre d'une chaîne qui ne regarde toujours pas ce qu'elle commercialise, par quelque biais que ce soit. D'un autre côté on parle de la chaîne qui a maltraité Twin Peaks au-delà de toute tolérance à la douleur, alors, Life...

J'ai cligné des yeux et la rage est retombée d'un coup. La tête me tournait encore, mais j'ai tenu bon sur mes jambes.
...
Le coffret sur le coeur, j'ai marché vers les caisses.

Posté par ladyteruki à 19:55 - Opération COLLECTION - Permalien [#]


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