ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

24-04-12

Back to the future

La différence entre une bonne série et une... autre série, disons, tient à des facteurs assez variables. Cela peut venir de l'histoire elle-même, des dialogues, de la réalisation, ou du jeu des acteurs.
Dans le cas de Mirai Nikki, c'est surtout ce dernier point qui supporte le poids de la faute.

MiraiNikki

Et pourtant Mirai Nikki promettait d'être une série à suspense sympathique, à défaut d'être originale (je crois avoir, déjà, souligné combien son pitch me rappelait celui de LIAR GAME). On est supposés y retrouver deux personnages adolescents plongés dans un jeu infernal et terrifiant ressemblant plutôt à une partie de chasse, et dont ils ignorent tout avant de devoir choisir, au pied du mur, entre devenir la proie ou se transformer en chasseur. Pour une petite série à suspense sans grande ambition si ce n'est celle de divertir le public adolescent pour quelques semaines, on ne demandait pas grand'chose de plus.

Mais même ça, Mirai Nikki n'arrive pas à l'accomplir. Tout simplement parce que la série commet la faute de goût suprême : recruter des acteurs médiocres. Et pas qu'un peu.
Pour qui veut un échantillon de ce que les acteurs nippons ont de plus caricatural (je m'explique mal qu'on puisse vouloir pareille chose, mais admettons), Mirai Nikki est un véritable abécédaire. C'est assez incroyable. Vous voulez l'ado je-m'en-foutiste qui en fait des tonnes ? On a. Vous voulez l'héroïne exagérément péchue au sourire indélébile ? On a aussi. Vous voulez une mère éplorée qui s'effondre sous la douleur ? Figurez-vous qu'on a, brièvement, mais on a. Tous les clichés sont réunis, sans oublier le mystérieux tueur masqué qui ne pense qu'à brandir sa lame comme s'il était dans un film de Hitchcock sans piper le moindre mot. Tout, je vous dit. Ils nous ont tout fait.
Sauf bien jouer.

C'est extrêmement pénible parce qu'une série avec un cast lamentable, ça vous ruine tout. Même un thriller adolescent sans grande ambition.
Car Mirai Nikki est l'héritier de ces dorama qui semblent connaitre un boom depuis quelques années en soirée ou deuxième partie de soirée sur les chaînes nippones, genre Clone Baby ou Piece Vote. Le format est d'une demi-heure, ce qui est loin d'être la norme sur l'Archipel, le budget n'y est pas élevé, mais l'envie de faire un divertissement à suspense prenant et pas trop mal gaulé y est en revanche présente. Et surtout ces séries appartiennent systématiquement à un genre de mystère jouant avec les nouvelles technologies, ce qui est un lien de parenté pour le moins singuler.
Mirai Nikki n'a hélas pas les ambitions de Piece Vote au niveau de la réalisation (et niveau musique il faut bien avouer que Mirai Nikki est franchement à côté de la plaque à plusieurs reprises), mais c'est un peu la même famille de séries tout de même, et on peut regretter que le recrutement des acteurs principaux cause tant de tort à une série qui autrement s'en tirerait relativement bien.

Je ne recommande pas vraiment Mirai Nikki pour commencer la saison nippone (pas de chance, ça a été mon cas), mais au moins cela me donne l'occasion de rappeler combien la suite des sous-titres de Piece Vote se fait attendre.

Posté par ladyteruki à 19:08 - Dorama Chick - Permalien [#]

24-02-12

lady's world tour - Escale n°4

Si vous vous demandiez pourquoi yavait pas eu de wold tour ce mardi, c'est parce que les world tours n'ont pas nécessairement lieu le mardi. Pis j'ai eu fort à faire. Pis j'ai euh... bah... vous avez même pas commenté partout alors vous pouvez difficilement la ramener de toute façon !
Bon, plus sérieusement, revoilà le world tour, qui va faire des heureux, je l'espère, et des déçus, je le pressens, parce que cette fois j'ai rien trouvé en Irlande alors que je sais que ça fait partie de vos chouchous. Mais on va aller juste à côté, promis, puisqu'on parlera entre autres de l'Ecosse.

Allez, prêts ? Décollage immédiat !

LaCertosadiParma

- ITALIE :
Avis aux amateurs de classiques... les 3 et 4 mars, Rai Uno diffusera la mini-série La Certosa di Parma, autrement dit La Chartreuse de Parme. Au menu, un casting international : le Français Hippolyte Girardot, la Québécoise Marie-Josée Croze, l'Argentin Rodrigo Guirao, et l'Italienne Alessandra Mastronardi. Si vous me lisiez à l'époque sur SeriesLive, il ne vous aura pas échappé que la mini-série a été tournée de mai à juillet dernier, il était donc grand temps de la diffuser ! Pour mémoire, la Rai Uno avait déjà proposé une fiction du même nom en 1982. Sur les sites italiens (dont celui de la réalisatrice Cinzia Th. Torrini), on précise que la fiction est co-financée par France 2, mais aucune source en Français sur le sujet. Cela signifie-t-il qu'on ne verra pas la série en France ? Du coup, si vous connaissez un peu le roman de Stendhal et/ou que vous parlez l'Italien, la diffusion peut vous intéresser...

- AUSTRALIE : famille orpheline
On le disait ce matin, la mesure d'audiences a repris en Australie. Et pour ce premier mois de la saison télévisuelle, Seven avait décidé de frapper très fort en ramenant Packed to the Rafters, sa série phare, dans les grilles, avec deux épisodes consécutifs afin de consacrer cette diffusion attendue (la saison 4 était en effet en pause depuis octobre). Pas de chance pour le network, la série dramatique familiale a raté son retour : les épisodes ont été regardés respectivement par 1,45 et 1,25 million de spectateurs ; ce mardi, le troisième épisode, diffusé seul, en a attiré 1,48 million, ce qui permet de faire une moyenne. Pour une autre série australienne, il n'y aurait là pas de quoi se plaindre, ce sont même des chiffres dont on pourrait rêver. Mais pour Packed to the Rafters, cela signifie une perte d'environ 25% de ses spectateurs par rapport à son début de saison en février 2011. Et c'est très préoccupant, évidemment, même si la réponse est dans l'énoncé : en diffusant la saison en plusieurs morceaux, Seven n'a évidemment pas rendu service à sa série, peut-être un peu trop réputée insubmersible. Preuve est faite que ce n'est plus le cas : la télé réalité en a eu raison, et My Kitchen Rules a dominé la soirée ces deux dernières semaines.

- AUSTRALIE : ABC se penche sur le scandale de l'amiante
Pendant ce temps, ABC continue d'avancer dans ses commandes. Cette fois, c'est une mini-série en deux parties, Devil's Dust, qui commence à prendre forme et notamment à recruter ses premiers acteurs. Cette adaptation du livre "Killer Company" revient sur le scandale de l'amiante de la société James Hardie ; Anthony Hayes (qui interprétait Gary dans The Slap) incarnera un ouvrir qui après des années à travailler l'amiante, trainera la compagnie en justice ; Don Hany (que vous pourrez découvrir dans East West 101 cette année sur arte, si ce n'est déjà fait) sera un avocat qui réalisera la gravité de la situation et mettra en balance la respectabilité de la société avec ses questionnements moraux, et Ewen Leslie interprètera un journaliste qui enquêtera sur l'affaire. Le tournage débutera le 19 mars prochain à Sydney.

Penoza

- PAYS-BAS : une femme dans la mafia
C'est amusant que la nouvelle tombe aujourd'hui parce qu'on va précisément parler du succès de cette série dans le SeriesLive Show de ce soir : la série Penoza, qui met en scène l'épouse d'un mafieux qui, suite à l'assassinat de celui-ci, est déchirée entre la perspective de faire entrer ses enfants dans un programme de protection, ou entrer elle-même dans ce milieu dangereux et ne pas se laisser faire. Alors que la saison 2 de la série est en attente d'une date de diffusion, la chaîne KRO a annoncé la commande d'une troisième saison. La société de production néerlandaise, NL Film, ne manque pourtant déjà pas de travail puisqu'elle planche actuellement sur Moeder, ik wil bij de Revue, une série dramatique en 8 épisodes prévue pour une diffusion cet automne et qui sera un biopic sur Wim Sonneveld, une chanteuse de cabaret, et continue de produire deux teen soaps quotidiens : SpangaS sur NCRV, et Vrijland sur KRO, qui d'ailleurs achèvera la diffusion de sa saison 2 le mois prochain.
Ah et, amis Ozophiles, j'en profite pour signaler qu'on apprenait hier que Lee Tergesen rejoignait le pilote de l'adaptation américaine de Penoza. Juste comme ça, en passant. 

- JAPON : we're not in Wonderland anymore
Vous vous souvenez de la gamine qui jouait dans le dorama Mother ? Si vous avez vu la série, vous ne pouvez pas l'avoir oubliée. Mana Ashida, c'est son nom, 7 ans et certainement pas toutes ses dents, vient de décrocher le rôle principal dans un spin-off de LIAR GAME. Enfin, pas LIAR GAME la série, mais LIAR GAME le film, plus précisément le deuxième où la petite tenait déjà un rôle. La série, prévue pour Fuji TV ce printemps, s'appellera Alice in LIAR GAME, puisque le personnage joué par Mana Ashida portait ce nom ; le personnage en question étant responsable de superviser le fameux jeu malsain qui a fait le succès de la franchise, d'en concevoir les pièges et d'en choisir les joueurs, on changera donc un peu de point de vue, d'autant que le dorama fonctionnera comme un prequel montrant comment Alice a "grandi" pour devenir ce personnage inquiétant. Le second film de LIAR GAME sort dans les cinémas le 3 mars et la série sera diffusée du 5 au 8 ; ça devrait inciter les spectateurs à se ruer dans les salles obscures dés la sortie du film afin de tout comprendre de la série.

- JAPON encore : go, go pseudo-Power Rangers !
Si le nom du studio Gainax vous dit quelque chose, c'est probablement parce que vous touchez un peu votre bille en matière d'animation et que des titres comme Nadia le secret de l'eau bleue ou Evangelion, par exemple, ont pu faire partie de votre prime jeunesse. A compter de 2012, ce nom va désormais également être associé aux dorama, puisque le studio Gainax proposera en avril la série EA's rock, mettant en scène des sortes de Power Rangers sur le retour qui, n'ayant plus matière à sauver la planète, se retrouvent dans un bar où ils pleurent leur gloire passée, à l'exception de la force rouge qui continue de poursuivre sa carrière de superhéros. Moui, ça a l'air euh... particulier, aussi vous ne serez pas surpris d'apprendre que la série n'est pas prévue sur un grand network mais sur une ribambelle de petites chaînes, ainsi qu'au format websérie. Ce qui tombe bien parce que les épisodes ne devraient pas excéder 15 minutes. A tenter à partir d'avril sur TV Saitama, Chiba TV, TV Kanagawa, Mie TV, KBS ou SUN-TV, au choix...

JINisback
- COREE DU SUD : docteur qui ?!
Jin, bien-sûr ! Le dorama nippon japonais que vous devriez tous avoir vu si vous prétendez vous intéresser à la fiction nippone, c'est JIN. Non, je ne me suis pas trompée de pays. Peut-être vous demandiez-vous quand une adaptation allait fleurir, après un si grand succès, dans un pays voisin, eh bien ça y est, Time Slip Doctor Jin est sur les rails, et alors qu'on pensait que la série allait finir sur une chaîne du câble, il semblerait que ce soit MBC qui en ait acquis les droits, avec Jae Jong Hero dans le rôle-titre (souvenez-vous, on a pu le voir dans Sunao ni Narenakute). L'histoire étant, si vous vous souvenez, un élément prédominant dans cette série fantastico-historico-dramatico-médicale, la série sera profondément revue et corrigée afin de coller au contexte coréen. On parle donc d'une vraie adaptation et pas d'un vulgaire remake. Pis j'en profite pour remettre la magnifique promo de la saison 2 de JIN, pour le plaisir.

- ECOSSE : où est le docteur quand on a besoin de lui ?
Cette année, BBC Scotland fêtera ses 50 ans ! La chaîne devrait fêter ça dignement, mais les plus grosses spéculations sur les célébrations se focalisent étrangement sur une série en particulier. Les spectateurs semblent en effet attendre avec impatience que la chaîne rediffuse le tout premier épisode de la série Doctor Finlay’s Casebook, une dramédie médicale lancée en 1962 et qui se déroule dans une ville fictive d'Ecosse à la fin des années 20. Au cours de son existence qui a duré 9 ans et pas moins de 191 épisodes, la série est passée d'1 million de fidèles... à 12 millions ! Elle s'était même exportée dans divers pays de langue anglaise et quelques autres. Après son arrêt, Doctor Finlay's Casebook avait poursuivi sa carrière à la radio jusqu'en 1978. Le problème, c'est qu'aucun DVD n'a jamais été édité pour la série ; une intégrale serait très difficile à sortir puisque seuls 66 épisodes ont survécu au poids des années. On imagine quand même assez facilement que ça ferait bien plaisir à tout le monde que dans le cadre de son anniversaire, BBC Scotland face le cadeau d'une petite rediff en faisant avec ce qu'elle a...
Ah pis, tant que je tiens les Whovians, sachez que, oui, notre Ecossais préféré David Tennant y est apparu à plusieurs reprises. Ca y est, je vous ai donné envie, là ?

- CANADA : Hulu perce le mystère des Guidestones
A l'heure où de plus en plus de services de VOD se lancent dans les séries, et où se préparent les premiers Digital Upfronts (pour Hulu, Youtube et quelques autres), il n'est pas anodin de garder un oeil sur les acquisitions des sites internet, qui ambitionnent visiblement de se poser comme de réelles alternatives aux networks (même si évidemment on n'y est pas [encore]). Outre les commandes originales, à l'instar de Lilyhammer pour Netflix dont on va évidemment reparler (ne serait-ce que ce soir dans le SeriesLive Show), il faut aussi noter que les achats de programmes deviennent plus fréquents. C'est le cas pour la websérie Guidestones, qui a démarré ce mois-ci et dont Hulu vient d'acquérir les droits à la fois pour les USA et le Canada ; la série apparaitra sur le service au printemps sous une forme légèrement différente de celle, "interactive", qui est actuellement en place : elle est actuellement prévue pour 50 épisodes de 3mn et passeraà 34 épisodes d'une durée équivalente. On tente d'y percer le mystère des Georgia Guidestones, l'équivalent américaine de Stonehenge dont vous ignoriez même l'existence ; la série est tournée à Toronto, aux States et en Inde, et son intrigue est prévue pour 3 saisons. Jusque là, c'étaient des marques qui sponsorisaient la production de la série (dont Coca Cola ou la franchise Pizza Pizza), dont le tournage devrait reprendre avant la fin de l'année.


J'espère n'avoir rien loupé de vital mais, au pire, vous me connaissez, je ferai un deuxième tour du monde rien que pour vous !

Posté par ladyteruki à 20:36 - Love Actuality - Permalien [#]

17-10-11

Take the wheel

En ce moment tout le monde parle de Drive sur Twitter. Comme j'ai le cerveau limité en matière de références cinématographiques, chaque fois que quelqu'un mentionne ce film dans ma timeline, je dis bien chaque fois, je dois faire une petite gymnastique mentale de près de 10 minutes pour me rappeler qu'il s'agit d'un film et non de la série de la FOX.
Après le 712e tweet mentionnant ce titre, et avec en plus des circonstances aggravantes (je fouille dans mes cagoules depuis plusieurs jours pour déterrer des merveilles), j'ai fini par céder et revoir le pilote de Drive. La série.

Drive
Je m'aperçois en allant jeter un oeil à mon post de l'époque que je n'ai pas raffolé du pilote la première fois que je l'ai vu. La meilleure preuve c'est que c'est juste un post Médicament générique, et même pas une review complète.
C'est marrant parce que mon bilan après revisionnage du pilote ce soir est bon, et plus encore.

Effectivement, les scènes de course-poursuites en bagnole sont d'un intérêt TRES limité. Et quand je dis limité je veux dire que je me suis limé les ongles à ce moment-là. Ce genre d'adrénaline me passe complètement au-dessus de la tête, et à la deuxième j'avais envie de dire que les possibilités étaient en plus très limitées. Passer entre deux camions ou passer entre deux camions, cruel dilemme.
Fort heureusement il y a bien plus dans ce pilote à voir que ces idiotes de course-poursuites, et c'est peut-être ce qui m'avait un peu échappé à l'époque.

Déjà la réalisation est quand même parfois géniale. La scène où ils sortent tous de la conférence d'orientation et se précipitent hors de l'hôtel, c'est épatant. Deux plans séquence à la suite qui rendent très bien l'excitation, l'énervement, la frénésie de l'instant, et tous les personnages qui passent dans deux ballets consécutifs parfaitement orchestrés, ça vous scotche une lady. C'est là que je vous confesse une grande fascination pour les plans séquence, et plus il y a de monde plus j'adore. Là c'est juste mon idéal de plan séquence, en fait. Et deux à la suite. Impec', quoi.

Et puis au niveau des personnages, on tient quand même du bon drama, et j'irai même jusqu'à dire, du très bon drama. On a le temps d'explorer vraiment plein d'habitacles, avec des dynamiques différentes, des backgrounds différents, et si certains sont plus développés que d'autres, les concurrents de cette course incroyable sont tous très prenants tout de suite. Il n'y en a pas beaucoup dont on se contrefiche de savoir ce qui va leur arriver en cours de route (pun intended).
En la matière il y a deux genres de séries. Celles qui ont un héros autour duquel tourne la planète, et des seconds rôles qui ne sont là que parce qu'il fallait. La moitié du temps, je ne m'attache pas assez au héros pour avoir envie de savoir ce qu'il va lui arriver, et les personnages secondaires sont si secondaires, qu'il n'y a pas moyen non plus de reporter mon attention sur eux. Il y a donc l'autre genre de séries, qui même si elles ont un héros, parviennent à insuffler un peu d'âme dans d'autres personnages, et la moitié du temps, le héros ne me plaît pas forcément, mais je trouve mon content plus loin dans le fond. C'est exactement le cas ici où le tandem Nathan Fillion et Kristin Lehman m'indiffère quand même pas mal, mais où il y a de quoi faire avec, par exemple, la jeune maman, l'ex-taulard ou encore le tandem père/fille. Tous n'ont pas les mêmes faveurs des scénaristes mais ils prennent corps et ça fait du bien.
Du coup Drive fonctionne bien comme ensemble drama, même si de toute évidence il y a un héros qui va pas mal occuper de temps d'antenne.

La course est quand même une putain d'idée. Pardon pour le langage, mais merde, c'est original, c'est propice à un peu de mythologie, c'est un bon prétexte à donner des histoires passées et à venir aux compétiteurs... des jeux comme ça, il en faudrait plus dans les séries (là tout de suite, comme jeu s'étant sur plusieurs épisodes, je n'arrive à penser qu'à LIAR GAME). C'est en plus un concept qui aurait pu, qui aurait dû courir longtemps, parce qu'il y a tellement de compétiteurs que tu en élimines un, tu peux toujours en amener un autre sur le devant de la scène.

Je vais me risquer dans les comparaisons hasardeuses mais Drive aurait pu être un autre Lost. Comparaison à prendre comme venant de quelqu'un pour qui Lost n'est pas absolument une série qui a révolutionné la télévision, mais comme une série qui commençait avec du potentiel et de solides atouts, par contre (c'est déjà un compliment, juste pas aussi grand que si un fan de la série faisait le parallèle). Il y avait vraiment du potentiel.
Mais ce qui s'avère vite rédhibitoire, ce sont les effets spéciaux, très voyants et un peu trop nombreux dés qu'on prend la route (or c'est une série qui se passe quand même pas mal sur la route, tirez-en les conséquences...). Et je comprends que ça puisse refroidir. Je ne sais pas si c'est ça qui a motivé les audiences décevantes qui lui ont valu son annulation expéditive, je ne suis pas dans la tête des spectateurs américains, j'ignore ce qu'il y avait en face, je ne sais pas comment la série a été promue, rien. Tout ce que je sais, c'est que plus de 4 ans plus tard, c'est toujours autant du gâchis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Drive de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:02 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

10-01-10

Une série attendue, c'est une série bien vendue

On parlait l'autre jour des séries de la rentrée japonaise (n'étais-je pas, pilotovore que je suis, vouée à adorer le fonctionnement de la télé japonaise avec ses 4 rentrées télévisuelles par an ?), j'ai enfin la possibilité de vous donner le classement des séries les plus attendues de la saison, selon le sondage Oricon de circonstance.
Je rappelle pour info que les pitches de ces séries (et bien d'autres) sont rassemblés dans ce post d'il y a quelques jours.

1 - Code Blue (saison 2)
2 - Bloody Monday (saison 2)
3 - Tokujou Kabachi!! (spin-off)
4 - Yamato Nadeshiko Shichi Henge
5 - Magerarenai Onna
6 - Hidarime Tantei EYE (remake/suite d'un téléfilm)
7 - Massugu na Otoko
8 - Hanchou (saison 2)
9 - Nakanai to Kimeta Hi
10 - Angel Bank

C'est carrément pathétique. Les séries inintéressantes le disputent aux séries renouvelées (avec un joli cumul sur le haut des marches du podium). Franchement, heureusement qu'il est prouvé que les sondages de l'Oricon ne reflètent qu'une partie des goûts du public (= les adolescentes et les jeunes femmes), parce que ça fait grave peur.
Remarquez au passage que Ryoumaden n'y figure pas alors que je mettrais ma main au feu que dans quelques semaines, plusieurs des séries mentionnées dans ce top seront bien incapables de faire d'aussi bonnes audiences. Et ça, quelque part, ça rassure quand même un chouilla.

Je crois qu'en fait, les sondé(e)s ont confondu avec un questionnaire des séries qui donnent le moins envie, mais dont le casting est suffisamment connu pour booster les audiences...

CodeBlue

Mais non, en réalité, ce que ça prouve, c'est l'épatante fiabilité des systèmes de promotion autour des séries considérées comme bankable par les chaînes nippones.
Le bourrage de crâne a bien fonctionné, tout le monde a bien retenu la leçon : en janvier, il faudra mater Tomohisa Yamashita dans Code Blue. Yamapi qui sera secondé par Erika Toda, laquelle revient d'une seconde saison de LIAR GAME fructueuse (avec un film à promouvoir dans pas longtemps) et de Yui Aragaki qui, avec un peu de chance, a un single de prévu tout prochainement histoire de terminer d'assommer tout le monde. Ah, bah tiens, j'étais pas loin, elle sera au menu d'une grosse compilation vouée au succès commercial... 'Fort à parier qu'elle sera invitée sur le plateau de l'émission musicale Hey! Hey! Hey! (sur la même chaîne), ou n'importe laquelle d'ailleurs ; Music Station sur TV Asahi l'a à la bonne, notamment. Enfin bref, le spectateur japonais n'a pas fini de se faire rappeler à l'ordre pour regarder la série.

Les Japonais sont vraiment les meilleurs sitôt qu'il s'agit de vendre un produit culturel. Avec eux, le mot "médiatisation" n'est pas un vain mot, et un tel enthousiasme fait plaisir à voir. Les règles du jeu sont les suivantes : pour vendre quelque chose, tous les coups sont permis. Surtout si on peut squatter les médias de plusieurs façons. Et avec les séries, c'est juste parfait puisque depuis des années, l'industrie tourne autour de jeunes frimousses qui obtiennent des premiers rôles à la télé et au ciné, qui s'affichent dans les magazines à la mode, qui savent vaguement pousser la chansonnette, qui font des pubs pour de grandes marques... On fait interpréter le générique par un chanteur ou un groupe qui cartonne ou qui est en pleine ascension (on en profite pour faire la promo de l'artiste musical en question... ça fait plaisir à la filiale qui fait maison de disques, échange de bons procédés si vous voulez). Et sans compter les campagnes d'affichage dans les rues et les couloirs de métro !
Alors évidemment, les règles du jeu stipulent également (en petits caractères) que ce ne seront pas les séries les plus intéressantes qui seront vendues de la sorte ; c'est d'ailleurs une règle internationale. C'est le prix à payer pour un secteur économique réellement actif, quelque part...

J'ai l'air de râler, mais pas du tout. Je trouve vraiment que ces techniques ont quelque chose d'inspirant, fondamentalement. Pour nous Frenchies, j'entends.
On veut que ça marche, donc on met le paquet : casting attrape-couillon, générique interprété par un artiste connu, pub partout et tranquillité nulle part... Quelque part, les médias japonais, ils croient en leur propre industrie, et c'est ça qui est beau. Ils font tourner la machine. Ils ne remplissent pas les cases-horaire avec mollesse en espérant quand même faire de belles audiences : ils vont les chercher. Leur système n'est ni meilleur ni pire que celui des américains (qui ont quand même tendance à être plus limités quand il s'agit de traverser les secteurs médiatiques, mais qui qui compensent par d'autres facteurs évidemment), mais sans aucun doute possible, il est meilleur que le nôtre.

Ils entretiennent leur business, les Japonais. Et au milieu des produits de consommation grand public, on peut subventionner des projets d'auteur, des expérimentations, des trucs plus marginaux. C'est pas grave puisqu'on compense par ailleurs ! Puisqu'on a mis le paquet pour que ce qui marche, marche vraiment ! En France, on veut les bonnes audiences, tout de suite, sans se fouler, juste en commençant à diffuser des trailers une ou deux semaines à l'avance ! Rien capté...

Allez, je vous laisse sur un ton plus doux, avec deux scans de magazines où figurent Erika Toda et Yui Aragaki. Il ne sera pas dit que je n'aurai pas promu Code Blue à la japonaise... vous me direz si ça a marché sur vous. Et comme dirait un autre amateur de dorama de ma connaissance : n'oubliez pas, en cliquant, c'est plus grand.

Promo_AragakiYui         Promo_TodaErika

Posté par ladyteruki à 11:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

13-10-09

Et dire que Samuel L. Jackson se croyait mal-aimé...

Je vous parlais hier de... ouhlà, plein de séries. Mais entre autres de Koushounin (rien à voir avec le saucisson), qui va démarrer plus tard ce mois-ci une seconde saison.

Comme je l'ai sans doute déjà dit, quelque part, je sais plus, vous chercherez, au Japon le renouvellement est loin d'être la règle, mais plutôt l'exception. Quand une série se retrouve prolongée pour une nouvelle saison, il y a toujours une bonne raison. En l'occurrence, Koushounin saison 1 ayant rencontré un succès apparemment satisfaisant (bien qu'en fait certains épisodes aient hérité d'audiences lamentables, et d'autres très convaincantes... bref un résultat très inégal), la saison 2 est en préparation après un passage par la case téléfilm l'hiver dernier, et en vue d'un film qui devrait sortir en 2010. On notera au passage que la méthodologie est à peu de choses près la même (moins le tanpatsu) pour LIAR GAME qui entame une seconde saison cet automne également.

Alors, bref, je disais : quand une série japonaise fait son retour, et à plus forte raison avec un tel tir groupé, mon réflexe est de me dire que, même si j'avais fait l'impasse une première fois, i lest quand même temps de s'y mettre. Koushounin, la bonne négociation comme on l'aime chez nous (nan mais en fait, ne faites pas attention, c'est moi qui ai fumé de la salade, ça se prononce "koochooninne", en prolongeant les "o").

Car l'histoire n'est pas très excitante sur le papier, à la base, puisqu'il s'agit d'une jeune femme (belle, évidemment, sinon ça n'aurait pas de sens) qui se trouve être la seule recrue féminine d'une équipe d'intervention spécialisée dans la négociation.
Une série pour mecs, assurément ? Genre vous imaginez déjà la belle pépé en train de charmer tout le monde ? Pas si sûr.

On ne tarde pas à s'apercevoir dés le pilote que la série est fermement résolue à aller jusqu'au bout de son concept. C'est même sa force. Reiko Usagi n'est pas la bienvenue, sexisme et harcèlement sexuel s'en mêlent rapidement pour bien lui montrer où est sa place. Et sa place, c'est de jouer les seconds rôles, comme le font toutes les autres femmes de la brigade qui ne servent en fait que de secrétaires en uniforme de police (option "je sers le café" plutôt qu'option "je participe sur les dossiers"). Entre le supérieur qui cherche à la tripoter, celui qui prend tranquillou une petite photo de ses cuisses, ceux qui pensent qu'elle est là uniquement pour faire le café, ou simplement qu'elle n'a rien à faire là... les réactions sont, en définitive, d'une grande violence. Jamais je n'ai vu une série, quelle que soit son origine, faire état d'une telle violence affichée envers les femmes. J'étais même surprise de l'ampleur de la chose ; il y a quelque chose de courageux dans ces portraits de l'univers professionnel masculin qui rejette ou diminue tout élément féminin, même sans le vouloir, à l'instar du petit rookie obséquieux qui tente de sympathiser (voire plus si affinités) et se vautre lamentablement.

Koushounin
Ouh putain ! Toi, tu vas avoir des problèmes ! Tu vas avoir de gros problèmes !

Évidemment, ce qui la sauve à nos yeux (mais résolument pas pour ses collègues masculins), c'est qu'elle est compétente. Mais pas infaillible (c'est important aussi). On sent qu'elle a déjà pas mal morflé par le passé, au long d'une formation qu'on imagine comme n'ayant pas été facilitée non plus, ce qui lui évite d'être grande gueule. Aussi, cet équilibre parvient à nous permettre de sympathiser avec elle, même si sa dureté maintient une certaine distance avec le spectateur. On n'a pas l'impression qu'elle est la belle héroïne seule contre tous qui va triompher de tout (même si en définitive, elle a raison, elle s'en prend plein la tronche, au propre comme au figuré d'ailleurs, ce qui rétablit l'équilibre cosmique).

Pourtant, Koushounin parvient à n'être pas féministe. Pas au sens habituel du terme, en tous cas. Le pilote n'est pas du tout un plaidoyer pour la parité, mais juste le parcours d'un personnage (qui s'avère être une femme) et qui veut réussir à faire ce qu'elle veut dans la vie. C'est, en fait, juste une question de respect.

Un autre élément du pilote est incarné par un étrange prisonnier, que Reiko Usagi visite régulièrement dans le couloir de la mort (au Japon, la peine de mort est administrée par pendaison, le saviez-vous ? voilà, vous venez de gagner collectivement 1 point de QI). Cet étrange personnage (interprété par Yuu Shirota avec plus de subtilité que je ne m'y attendais ; d'ailleurs ce dernier est au générique de la seconde saison qui commence le 22 octobre, ainsi que de Samurai High School, également sur la ligne de départ cet automne, mais quelle jeunesse, quelle santé !), visiblement malfaisant, donne non seulement une profondeur supplémentaire au personnage de Reiko, bien plus que l'éternelle petite-sœur-qui-est-normale-et-qui-s'habille-avec-des-couleurs-et-qui-ne-comprend-pas-pourquoi-l'héroïne-ne-sourit-jamais (je sens gros comme une maison que dans un épisode ultérieur elle va être prise en otage, celle-là), sur son passé, ses intentions, mais aussi marque de sa névrotique présence l'ambiance de tout l'épisode. Ces échanges malsains, qui n'ont pas grand'chose à envier à ceux du Silence des Agneaux (pas niveau gastronomie mais niveau ambiance), ajoutent au climat angoissant de Koushounin, sans pour autant verser dans le thriller. Faut voir ce que donne cette négociation-là, franchement.

Je ne veux pas vous quitter sans mentionner un autre plus de la série : l'esthétique. La plupart des scènes baignent dans le gris, avec un éclairage qui en même temps découpe superbement les visages comme à la serpe, c'est de la belle ouvrage, sans s'appesantir sur les effets de style non plus, et qui montre bien que la série a choisi son camps : ni noir (tourné à la va-vite), ni blanc (avec des effets chiadés partout), la série a choisi le gris (une subtilité pour le moment convaincante). Lancée comme je le suis, je sens que je vais m'envoyer vite fait la première saison pour embrayer avec la suivante !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Koshounin de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:01 - Dorama Chick - Permalien [#]

12-10-09

Staato !

Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais très envie de vous présenter les nouveautés de la rentrée d'automne japonaise. Sans doute parce la rentrée américaine m'a interrompue dans ma fringale nippone de cet été, et que pouvoir mêler mes tendances pilotovores à mon envie de dorama, ça m'a fait trépigner d'impatience ces derniers temps...
Je vous avoue que je voulais réaliser cet article initialement pour un autre site, mais je n'ai jamais pris le temps de leur soumettre quelque chose de suffisamment développé. Mais bon, je leur soumettrai toujours, on verra bien, peut-être qu'il y apparaitra un jour !

- Welkame (NHK - depuis le 28 septembre)
L'histoire : une jeune femme, qui a été élevée dans une auberge à la campagne pour plus tard la délaisser pour partir dans une grande ville, doit retourner chez elle, faisant face aux réactions de ceux qu'elle s'était empressée de laisser derrière elle.
Autour de la série : sont prévus150 épisodes de 15mn chacun, en quotidienne le matin (c'est ce qu'on appelle les asadora).

- My Girl (TV Asahi - depuis le 9 octobre)
L'histoire : un jeune homme de 23 ans  a eu une aventure avec une femme d'âge mûr quand il était au lycée, et, plusieurs années plus tard, il apprend qu'elle est décédée et qu'elle a eu un enfant de lui.
Autour de la série : adaptation du roman du même nom. La bonne nouvelle c'est que deux teams de fansub ont déjà annoncé travailler sur cette série, donc on en reparlera probablement.

- Challenged (NHK - depuis le 10 octobre)
L'histoire : un professeur qui a perdu la vue décide de reprendre l'enseignement en dépit de son handicap.
Autour de la série : pas grand'chose à signaler, sinon qu'on va sans doute chialer comme des bébés.

- JIN (TBS - depuis le 11 octobre)
L'histoire : un neuro-chirurgien tombe dans une faille temporelle qui le ramène au milieu des années 1800, où il se résout à exercer la médecine sur les maladies d'alors avec ses connaissances du « futur ».
Autour de la série : adaptation du manga du même nom.

- Mama-san Volley de Tsukamaete  (NHK - depuis le 11 octobre)
L'histoire : les tribulations d'une équipe de volley uniquement constituée de mamans travaillant dans un supermarché local.
Autour de la série : exception qui confirme la règle, il s'agit d'un sitcom ! Il parait qu'il n'y en a eu qu'un seul avant celui-ci il y a quelques années. En tous cas, comme un bon sitcom qui se respecte, celui-ci sera tourné en public.

- Real Clothes  (Fuji TV - à partir du 13 octobre)
L'histoire : adaptation d'un tanpatsu (téléfilm) où une jeune fille pas spécialement féminine était mutée au rayon prêt à porter féminin d'un grand magasin, et devait devenir plus raffinée.
Autour de la série : le tanpatsu était déjà lui-même l'adaptation d'un manga.

- Gyne  (NTV - à partir du 14 octobre)
L'histoire : une gynécologue hantée par une tragédie passée, et qui fait toujours passer le bien-être de ses patients avant toute chose, se retrouve trainée en justice par la famille d'une patiente morte sur sa table d'opération lors d'une césarienne.
Autour de la série : drame à la fois médical et judiciaire, adaptation d'un article rédigé par un gynécologue réputé.

- Aibou (TV Asahi - à partir du 14 octobre)
L'histoire : deux policiers, un expérimenté et un plus jeune, mènent des enquêtes.
Autour de la série : huitième saison d'une série qui a commencé en 2000, donc n'a plus grand'chose à prouver...

- Fumou Chitai (Fuji TV - à partir du 15 octobre)
L'histoire : après avoir servi en tant qu'officier dans un camps de travail en Sibérie pendant la Seconde Guerre Mondiale, un homme retourne au Japon où il est engagé par une société commerciale.
Autour de la série : remake de la série du même nom qui a compté 31 épisodes en 1979, et d'après le roman du même nom.

- ROMES (NHK - à partir du 15 octobre)
L'histoire : une équipe de choc spécialisée dans la sécurité des aéroports traque aussi bien les terroristes que les hackers.
Autour de la série : seulement 9 épisodes prévus. Adaptation de deux romans. Prend la case dévolue à Primeval au Japon.

- Ohitorisama (NHK - à partir du 15 octobre)
L'histoire : une prof trentenaire tombe amoureuse d'un de ses collègues plus jeune de 10 ans. Ils décident d'emménager ensemble mais la cohabitation ne fait que souligner leurs différences.
Autour de la série : c'est Accidentally on Purpose en version japonaise, sans la grossesse. Et avec presqu'uniquement des chanteurs au générique !

- Untouchable (TV Asahi - à partir du 16 octobre)
L'histoire : une jeune reporter se trouve renvoyée de la publication haut-de-gamme où elle travaillait, mais son sens du détail lui permet d'accéder à la partie « intouchable » des affaires sur lesquelles elle écrit. Elle peut donc à la fois résoudre des affaires et continuer à écrire des articles, même si c'est à présent pour un torchon.
Autour de la série : R.A.S.

- Samurai High School (NTV - à partir du 17 octobre)
L'histoire : un jeune adolescent pas très viril tombe sur un vieux document qui lui insuffle l'esprit de ses ancêtres samurai.
Autour de la série : sur un scénario de Yumiko Inoue (14 Sai no Haha), a déjà eu le temps de changer de titre deux fois avant d'être diffusé.

- Shoukoujo Seira (TBS - à partir du 17 octobre)
L'histoire : Seira est une jeune fille issue d'un milieu aisé qui se retrouve à travailler dans le pensionnat où elle faisait auparavant ses études. Humiliée par ses anciennes camarades, elle affronte pourtant les épreuves avec le sourire.
Autour de la série : je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, il s'agira de l'adaptation de la fameuse histoire de Princesse Sarah !

- Tokyo DOGS (Fuji TV - à partir du 19 octobre)
L'histoire : deux jeunes policiers, aux tempéraments contraires mais très zélés, font équipe autour d'une affaire impliquant une étrange jeune fille ayant perdu la mémoire.
Autour de la série : peut-être l'une des séries les plus attendues de la saison, principalement pour son casting.

- Meitantei : Asami Mitsuhiko (TBS - à partir du 21 octobre)
L'histoire : un jeune journaliste qui écrit pour un magazine sur les voyages se retrouve dans diverses contrées japonaises, enquêtant sur des mystères locaux.
Autour de la série : tiré d'une mini-série de 3 épisodes sur le même sujet, Asami Densetsu, diffusée en 2008 sur une chaîne concurrente, et qui était elle-même l'adaptation d'un roman.

- Koushounin (TV Asahi - à partir du 22 octobre)
L'histoire : une équipe d'intervention spéciale, majoritairement masculine et donc avec tous les travers qu'on imagine (hierarchie bornée, sexiste...) a un élément féminin qui sort du lot.
Autour de la série : deuxième saison d'une série démarrée en janvier 2008 (il y a aussi eu le temps pour un tanpatsu).

- Bouchou Mania 09 (NTV - à partir du 22 octobre)
L'histoire : un jeune homme se retrouve juré dans un procès et se prend de passion pour le monde judiciaire. Fasciné, il se met à fréquenter les tribunaux comme un hobby.
Autour de la série : adaptation d'un manga ; la bonne nouvelle pour nos amis non-anglophones, c'est qu'une team française a déjà annoncé qu'elle travaillerait sur les subs de cette série.

- LIAR GAME (NTV - à partir du 11 novembre)
L'histoire : une jeune femme est prise au piège d'un jeu étrange auquel elle n'a pas souhaité participer, où il faut mentir pour gagner ; or, elle est extrêmement honnête et demande donc à un arnaqueur professionnel de lui porter secours.
Autour de la série : c'est la seconde saison de la série LIAR GAME, dont j'ai déjà traité du pilote dans ces colonnes il y a quelques années (eh oui, bienvenue dans le système à la japonaise). Cette seconde saison est un prélude à un film où se déroulera la finale du jeu, et qui sortira en février 2010.

- Gaiji Keisatsu (NHK - à partir du 14 novembre)
L'histoire : les interventions d'une équipe d'élite spécialisée dans le contre-espionnage qui a été créée secrètement suite au 11 Septembre.
Autour de la série : seulement 6 épisodes de prévus.

- Saka no Ue no Kumo (NHK - à partir du 29 novembre)
L'histoire : deux frères officiers de l'armée, ainsi qu'un poète, qui tentent de mener bataille en n'usant pas que de la force, pendant la guerre contre la Russie au XIXe siècle.
Autour de la série : attention les yeux... il s'agit d'une super-production historique (les personnages ont existé) diffusée en trois partie, à l'automne 2009 (5 premiers épisodes), puis 2010 (3 épisodes), et enfin 2011 (5 derniers épisodes), et filmé en Russie et en Chine. Episodes de 90mn chacun.

Allez, en bonus je vous offre le top des séries les plus attendues de cette nouvelle saison nippone (d'après Oricon, spécialiste en classements et sondages de tous poils au Japon) :

1) LIAR GAME (FujiTV)
2) Tokyo DOGS (FujiTV)
3) Fumou Chitai (FujiTV)
4) Aibou (TV Asahi)
5) Otomen  (FujiTV) (la saison a commencé en août et reprend après un hiatus, doublé d'un changement de case horaire)
6) Koushonin THE NEGOTIATOR (TV Asahi)
7) My Girl (TV Asahi)
8) Samurai High School (NTV)
9) Real Clothes (FujiTV)
10) Ohitorisama (TBS)

Inutile de dire qu'il y en a dont vous n'entendez certainement pas parler ici pour la dernière fois ! Mais bon, LIAR GAME, je vais passer mon tour, Tokyo DOGS ne m'attire pas du tout... bref vous voyez le truc, ce n'est pas du haut du classement dont je vais beaucoup vous parler. Enfin bon, si je suivais ce qui disent les prévisions d'audience, ça se saurait. Par contre, Otomen, ça fait quelques semaines que je me dis que je vais essayer d'y jeter un oeil, alors on verra.
M'intéressent plus particulièrement : Gyne, Bouchou Mania 09, un peu My Girl, et quand même Fumou Chitai. Peut-être aussi la grande fresque historique en trois ans, si j'ai le courage et que des traducteurs l'ont aussi (ça risque hélas de faire peu d'émules). Sans compter évidemment Shoukoujo Seira !

Posté par ladyteruki à 19:32 - Dorama Chick - Permalien [#]

22-08-09

Dorama craze

Rappelons qu'à partir de lundi commence l'étape japonaise du Tour du Monde des Séries, sur SeriesLive, et que dans cette optique, j'ai envoyé de nombreuses fiches nippones à Eske (même si toutes n'ont pas eu le temps d'être publiées), qui auront la "préférence nationale", c'est-à-dire que les points attribués par les votants compteront double.

ERRATUM : l'étape japonaise, c'est dimanche ! Votez nombreux !

Du coup je ne résiste pas à l'envie de vous remettre l'intégralité des séries dont j'ai parlé dans ces colonnes, avec tags, liens, et tout le bazar, pour que vous n'hésitiez pas à donner quelques points bien mérités à ces séries. Le Tour du Monde des Séries, ça sert aussi à ça !

Aishiteru ~Kaiyou~  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Bokura no Yuuki (tags ladytelephagy / fiche SL)

Futatsu no Spica (tags ladytelephagy / fiche SL)

Hokaben  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Innocent Love  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Joou no Kyoushitsu  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Kamisama, Mou Sukoshi Dake  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Last Friends  (tags ladytelephagy / fiche SL)

LIAR GAME  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Lunch no Joou  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Maid Deka (tags ladytelephagy / fiche SL)

Orange Days  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Ruri no Shima  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Seigi no Mikata  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Shigeshoushi (tags ladytelephagy / fiche SL)

The Quiz Show  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Yakou no Kaidan  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Pour le moment, il n'y a pas d'autre dorama qui soit fiché ET dont j'aie parlé ici, mais sachez bien que j'y travaille, Eske en a quelques uns en réserve tandis que je continue de préparer des fiches à mesure que j'en découvre, de sorte que l'an prochain, il y ait plus de choix si cet évènement se renouvelle !
Et d'une façon générale, c'est quand même bien sympa de faire découvrir des choses... personnellement je ne m'en lasse pas.

Donc voilà, maintenant vous n'avez plus d'excuse : vous avez le weekend pour faire vos recherches, le règlement est là, après, il suffit de jouer là ! Et si vous jouez au Quizz de SeriesLive, vous gagnez des points supplémentaires pour voter, donc voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire de votre journée de samedi.

Posté par ladyteruki à 11:22 - Dorama Chick - Permalien [#]

24-06-09

Purple Days

...L'opération "éduquons SeriesLive sur la fiction japonaise" continue.
Gloire donc à Eske (que ses séries favorites soient renouvelées à l'infini) qui a mis en ligne ce soir les fiches suivantes :

- LIAR GAME
- Orange Days

D'Orange Days, je veux vous parler depuis un bon bout de temps. J'y viendrai lorsque j'aurai un moment, surtout maintenant que je sais que la curiosité de certains a été piquée quant à la télvision de l'archipel ! En tous cas patience, d'autres fiches sont encore à publier (et quand ce sera fait, d'autres seront envoyées... on n'en verra probablement jamais le bout et quelque part tant mieux).

En attendant n'hésitez pas à visiter les fiches en question, ainsi que les tags s'y rapportant...

Posté par ladyteruki à 07:05 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

06-07-07

Poker menteur

Allez, je me soumets à mon Destin. On ne passe pas une décennie à se préoccuper de culture populaire japonaise sans en assumer les conséquences : voici donc le premier dorama de ce blog, et vraisemblablement, il y en aura d'autres.

Je n'ai pas regardé LIAR GAME au hasard : j'avais envie de changement. Par le passé, les quelques dorama que j'avais vus n'étaient pas vraiment des comédies, mais bien que s'attachant à décrire des histoires parfois tristes ou nostalgiques, ils me semblaient encore trop légers. Avec LIAR GAME, la promesse d'un thriller (comportant une intrigue, donc !) était donc idéale pour changer mes horizons.
Grosso-modo, l'idée c'est qu'une jeune femme assez naïve se retrouve embarquée dans un jeu de dupes : on vous donne 100 millions de Yen, et à vous de les garder pendant 30 jours. Le petit hic, c'est qu'un adversaire vous est désigné, qui a également 100 millions de Yen : à lui de tenter de vous prendre votre pactole, et réciproquement. Si vous perdez tout ou partie de ce butin, vos êtes redevable de la somme perdue à la société qui organise le jeu. A l'inverse, et là bien-sûr ça devient plus intéressant, vous gardez tout excédent à cette somme de départ, à savoir ce que vous pourriez dérober (par quelque moyen que ce soit) à votre adversaire... Et comme notre héroïne, Nao, est une charmante cruche qui croît tout ce qu'on lui dit, ce jeu est, nécessairement, une sacrée tuile. Tu m'étonnes.

Au niveau de la réalisation, la première partie du pilote est simplement impeccable : bande-son électrisante et efficace, effets de lumières et de couleurs, etc... Tout était là pour créer une ambiance soignée. Hélas la seconde partie est beaucoup plus banale, et les efforts, bien qu'encore présents notamment au niveau des couleurs, sont moins soutenus. C'est d'ailleurs assez étrange de voir la qualité de la réalisation baisser à mesure que l'intrigue s'intensifie... Mais qu'est-ce qu'une réalisation tape-à-l'oeil lorsqu'on a d'excellents personnages ?!

Ah, hm, oui, il y a ça aussi. LIAR GAME nous propose des personnages extrêmement faiblards. Leur consistance tient pour beaucoup du papier de cigarette. Nao, pour commencer, est vraiment la dernière des potiches ; c'est bien simple, être naïve et honnête à ce point ça s'appelle avoir un QI négatif. Son compère M. Akiyama est plutôt le genre de beau gosse frigide qu'on voit souvent dans les dorama, il a la mèche rebelle et le visage fermé, il est mystérieux et parle avec parcimonie, et potentiellement, c'est un love interest même si on voit mal comment ces deux-là pourraient finir ensemble (faut peut-être que j'arrête de regarder Les Feux de l'Amuuuur avec mon homme, ça ne me fait pas de bien, je vois des couples partout). Quant au premier opposant de Nao, c'est le stéréotype du pauvre gars, et il n'y a pas grand'chose à dire du jeu du comédien qui a écopé de ce rôle de toutes façons peu glorieux, où ce sont les glandes sudoripares qui font tout le boulot.

En dépit de cette faiblesse, j'ai apprécié LIAR GAME au point d'avoir vu le pilote dans sa totalité sans me demander si je n'avais pas mieux à faire, et même d'envisager sérieusement de regarder le second épisode. Ce qui venant de moi, est déjà un signal fort d'adhésion, beaucoup d'autres séries, dorama ou pas, ne peuvent pas se vanter d'avoir su tout de même attirer mon attention au-delà du pilote ! En fait, j'ai l'impression que la série va se découper un peu comme un jeu video, par "niveaux" : une fois le premier adversaire éliminé, le jeu va se poursuivre par un opposant un peu plus coriace, et ainsi de suite. Ce qui devrait donner de belles confrontations et autres petits jeux de nerfs sympathique, à l'image de la première tactique pour récupérer le pognon qu'on voit dans le pilote. En cela, ça peut être assez amusant.

Mais pour être honnête, pas un seul instant on n'a le sentiment que Nao est vraiment en danger d'une façon ou d'une autre. Il est évident que M. Akiyama va la tirer de là à maintes reprises avant, sans doute, de chercher à la mener en bateau elle-même ou que sais-je. Ou peut-être pas s'il est vraiment un love interest... peu importe, à la rigueur. Dans tous les cas, je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle s'en tirera au bout du compte, pire que dans un épisode de 24 !!! Plus qu'un thriller, LIAR GAME est finalement plus une sorte de vaudeville vaguement inquiétant. Mais bon, c'est pas grave. J'ai regardé pire !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture... Je me demande quelle est la politique officielle de SeriesLive sur les dorama ? Je sais qu'ils en ont quelques uns, mais dans quelle mesure peut-on leur en soumettre ? Je tâte le terrain et, si je peux, je leur fais une fiche, ok ?

EDIT : et pour ceux qui ont été très patients, la fiche LIAR GAME de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:20 - Dorama Chick - Permalien [#]


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