ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

20-04-10

Princesse sale teigne, tu es bien jolie !

Quand même, c'est étrange. Sans ironie aucune, vraiment. Je me demande bien pourquoi. Mais les faits sont là : chaque fois que je pense à une série judiciaire asiatique, je pense à Hokaben. C'est vrai que les séries d'avocats ne courent pas les rues dans des pays moins procéduriers que les États-Unis. Et c'est vrai que les quelques séries s'y étant essayées récemment n'ont pas été sous-titrées ; je pense à Akakabu Kenji Kyoto-hen ou Bouchou Mania 09 mais je ne demande qu'à être mise face à mon erreur. Forcément, ça n'aide pas. Quant à la Corée... bon, on sait tous que ce n'est pas ma priorité, même s'il est rare que je sois profondément fâchée avec ce que je vois de la fiction coréenne, je continue de lui préférer la concurrence nippone. Ainsi va la vie.

Tout ça pour dire qu'en voyant Geomsa Princess (Prosecutor Princess pour ceux qui préfèrent les titres traduits et doivent probablement être des fans de Perdus également), je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Hokaben. Alors que, pourtant... Non, bon, allez, j'abdique. Plutôt que de truffer mon post de comparaisons plus ou moins discrètes, je vais y aller carrément et vous proposer une vraie mise en parallèle des deux séries. Avec mise en page en deux colonnes, captures et tout, la totale.

Hokaben
Geomsa Princess
AsianLegal_1b
Côté look, ça reste
bien austère...
AsianLegal_1a
Côté look, on dirait
qu'elle gagne sa vie autrement.
Akari est heureuse et fière
d'être enfin avocate !
Hye Ri s'impatiente pendant la cérémonie
et trouve une excuse pour se défiler au plus vite.
Akari travaille dans une grande firme.
Hye Ri (quand elle travaille)
intègre le bureau du procureur.
AsianLegal_2b
Très impliquée émotionnellement
dans ses affaires, Akari souffre.
AsianLegal_2a
On en a rien à foutre des circonstances atténuantes,
la loi c'est la loi, tant pis pour les gens.

Vous le voyez, la comparaison tient la majeure partie du temps au fait que je me suis dit "ah, tiens, dans Hokaben, Aya McBeal n'aurait pas réagi comme ça".

Il faut dire aussi que Geomsa Princess passe le plus clair de son pilote à nous introduire son personnage, et pour ce faire, il lui fallait une situation ayant le moins possible à voir avec le monde juridique. Tout l'enjeu de la série est de montrer que Hye Ri est une petite fille complètement gâtée-pourrie (le genre qui s'achète tout un équipement de ski uniquement parce qu'on pourrait éventuellement la reconnaître avec son matos de l'an dernier), et surtout, qu'elle est totalement superficielle. Si vous connaissez quelqu'un qui est prêt à dépenser à 8 millions dans des chaussures... euh, présentez-nous, vous serez gentil.

Et le terme de "superficiel" n'est vraiment pas limité au fait qu'elle adore faire du shopping. Non, on parle vraiment de quelqu'un de totalement égocentrique qui ne s'émeut que pour les sacs à main et les jolies chambres d'hôtel, et se désintéresse totalement de ses semblables. Elle n'a pour ainsi dire pas de cœur. Par contre, quand le monde se plie à son caprice et que tout va comme elle veut, elle est souriante, ça ya pas de problème ; ce n'est pas une pimbêche, mais elle est vide, cette pauvre petite, que voulez-vous. La superficialité dans toute sa splendeur.

Du coup, en brossant le portrait de cette bimbo matérialiste pendant 90% de son épisode inaugural, Geomsa Princess accomplit parfaitement sa mission, qui était de NE PAS parler du monde juridique, sauf en cas d'extrême nécessité.

On se doute bien que ça va s'arranger, au moins un peu, vu la dynamique mise en place dans le bureau où elle va faire son stage, et que ces quelques personnages devraient réussir à avoir au moins autant de temps d'antenne qu'une paire de chaussures à strass (j'exagère à peine).

Mais le message est clair : Hye Ri n'est pas de ces acharnés du travail qui consacrent chaque seconde éveillée à sauver la veuve et l'orphelin, et ce ne sont pas les scénaristes qui vont le lui reprocher. Car, bien que je l'aie déjà mentionnée dans une capture plus haut, revenons un peu sur sa position vis-à-vis de la loi, voulez-vous ?

AsianLegal_3

On pourrait imaginer bien des réponses de la part de son patron : par sens du devoir, parce que tu travailles pour l'État, parce que sinon je refuse d'être l'un de tes love interest potentiels... Il y avait l'embarras du choix.
Eh bien sachez qu'en face, l'argumentation de son supérieur, c'est ça :

AsianLegal_4

Qu'est-ce est donc que cette "pédagogie" dont vous me parlez ?
Voilà. C'est vous dire le niveau du débat.

Geomsa Princess est donc avant tout une histoire légère où l'on trouve des personnages divertissants... mais pas nécessairement aussi caricaturaux qu'on peut le croire. Hye Ri n'a pas non plus que de l'eau entre les oreilles, d'ailleurs on aura sur le tard des preuves qu'il y a de la vie intelligente sur sa planète, avec sa tirade sur "le droit constitutionnel à la recherche du bonheur, et comment une jupe ras-la-moule s'inscrit dans ce droit fondamental". Si-si.

Allez, rien que pour le plaisir (sadique) de voir cette petite peste en baver un peu, je vous propose un court extrait, trente secondes à tout casser, juste histoire de comprendre les malheurs de Hye Ri qui (va yavoir du spoiler), la pauvre chérie, n'a pas pu gagner une enchère sur ses chaussures de rêve. On sait tous ce que c'est, allez, on est tous passés par là. Sincèrement, c'est ma scène préférée du pilote. Je crois même que je l'aime autant que l'ascenseur dans Kaeinui Chwihyang. Bon ptet pas. Tiens si vous me le demandez, je vous le proposerai aussi en sous-titré, ce passage, comme ça vous me direz quelle est la plus hilarante des deux scènes.

PauvrePetiteFilleRiche

Si vous espériez une plongée dans les eaux profondes du système judiciaire coréen, en tous cas, ça me semble mal barré.
Pour ça, il faudra probablement que je me prenne par la main et regarde Daehanminguk Byeonhosa (Lawyers of Korea). Mais si vous croyez que j'ai le temps, mais pauvres amis...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Geomsa Princess de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 23:01 - Dorama Chick - Permalien [#]

11-02-10

127 millions de consommateurs

Ah, l'idéalisme des jeunes gens qui entrent dans la profession juridique...!
Hein ? Quoi ? Non. Non-non rassurez-vous. Ceci ne sera pas un deuxième post sur The Deep End cette semaine. J'ai pitié de vous. Non, à la place, je vais vous parler de série nippone.
Ah, tiens, étrange, il ne reste plus qu'un lecteur...?
Nan mais arrêtez, les gars. J'ai pas encore parlé de série asiatique en Février, quoi, zut à la fin ! Revenez et cultivez-vous, c'est un ordre !

Je m'apprête en plus à vous parler d'une série qui a commencé en janvier au Japon, Tokujou Kabachi!!, dont si vous vous souvenez, j'avais déjà un peu causé. Tokujou Kabachi!! occupe la case horaire délaissée par JIN et, je vous prie de le croire, c'est un sacré défi. Et pour s'éviter des problèmes, la série a simplement décidé de ne rien avoir en commun avec son prédécesseur. Rien.

TokujouKabachi

Tokujou Kabachi!! se propose donc de suivre les déboires d'un notaire-conseil, le genre qui remplit la paperasse juridique pour vous quand vous avez eu un petit litige de rien du tout. Mitsuhiro, c'est son nom, est l'un d'entre eux, et son intervention permet à ses clients d'éviter de bien fâcheuses expériences, tout en ne passant pas par la case tribunal. Un rôle idéal pour ce défenseur du faible, ce chevalier en armure prêt à secourir la veuve et l'orphelin.

En toute logique, cet idéalisme forcené s'apprête à être salement malmené au cours de la série, et les réjouissances commencent dés le pilote, où l'on s'assure que notre petit gars va bien retenir la leçon : un bon notaire est un notaire vicelard. Au menu : d'abord, Mitsuhiro va se faire dépecer vivant par son opposante dans une affaire, ensuite, son mentor lui-même va lui asséner une claque magistrale (au propre comme au figuré). Sous la pluie, pour ne rien arranger.

Contrairement à The Deep End ou Hokaben, oeuvrant dans le même créneau, il ne s'agit pas ici de partager le douloureux parcours initiatique du héros, mais d'en rire voire carrément de s'en réjouir. D'ailleurs dans l'histoire, Mitsuhiro a plus l'air d'un abruti fini que d'un notaire à qui je confierais mon dossier, il faut le dire. Abruti ascendant Bisounours, même.

Au contraire, son adversaire, la glaciale Misuzu, nous tire quelques sifflets admiratifs. Afin de prendre la mesure de son talent (qui n'a visiblement d'égal que son absence de scrupules), le pilote nous propose de faire sa connaissance de façon ludique, avec une première affaire n'ayant rien à voir avec Mitsuhiro, histoire de se faire plaisir. Misuzu s'y montre à la fois brillante et redoutable. C'est impressionnant et l'objectif est atteint, le personnage parfaitement brossé.
A la suite de quoi, les scénaristes reprennent leur Mitsuhiro et le jettent en pâture à la cynique notaire, et là, on se marre un peu moins parce que franchement, elle a beau jeu de la lui faire à l'envers, rapport au fait que le gars, je l'ai dit, est quand même un abruti fini.

Le mérite de Tokujou Kabachi!!, c'est avant tout de ne pas prendre son sujet au sérieux. Procédé également connu sous le nom de "c'est n'iiiiimporte quoi !". Musique loufoque omniprésente, effets un peu grossiers, couleurs dans tous les sens, acteurs surjouant constamment (à l'exception de Maki Horikita qui campe une Misuzu toute en nuances), rythme effréné... Le pilote e Tokujou Kabachi!! assume totalement son ton de comédie, c'est un festival. Une façon assez futée de ne pas avoir besoin d'être trop pointu sur les subtilités juridiques, en passant, mais au moins le divertissement marche à plein régime pour qui apprécie la comédie grosses tatanes.

La vraie bonne idée de ce pilote, c'est de ne pas avoir cherché à boucler l'affaire qui oppose Mitsuhiro et Mizusu à la fin du temps règlementaire. Mitsuhiro perd un premier round, soit. C'est prévisible mais totalement cohérent vu le profil des deux combattants. Mais les choses ne s'arrêtent pas là et ça fait un peu plaisir, quand même, de voir se développer ce fil rouge fait de revanches et de retours à l'envoyeur.

Globalement, il n'y a pas grand-chose de plus à retirer de ce premier épisode.
Éventuellement, très éventuellement, on pourra picorer çà et là quelques petits détails sur le système juridique nippon, rien de fascinant pour le spectateur occidental, mais pourquoi pas. Après tout, Tokujou Kabachi!! ne va aborder des points de droit que très anecdotiques au regard des grandes problématiques abordées dans la plupart des séries se déroulant dans un tel univers, comme les compensations et dédommagements divers, le remboursement de dettes, les possibilités de rétractation pour un achat...
Initiative amusante à ce sujet : des questions (vraisemblablement tirées d'un quelconque quizz édité par 60 Millions de Consommateurs) sont posées à plusieurs reprises ; l'idée, c'est que les téléspectateurs y répondent par téléphone, et que le gagnant est appelé une fois le pilote fini, par les deux acteurs principaux, en direct ! Il a alors le privilège de les avoir directement en ligne, et de gagner quelques menus cadeaux. Une façon sympathique de la part de TBS d'essayer d'augmenter les audiences, décourageant ainsi les fans des acteurs (extrêmement bankable par ailleurs) d'enregistrer leur épisode pour le regarder plus tard... ou pire, de le télécharger. 'Zont le mérite d'essayer, ces Japonais.

Bilan, Tokujou Kabachi!! n'est franchement pas une série incontournable. On est loin de JIN, comme vous le voyez. Mais si vous cherchez un divertissement presque totalement décérébré sur un thème d'ordinaire pris très au sérieux, la Justice, alors la série est probablement faite pour vous.
Moi, j'ai regardé le pilote entre midi au boulot, ça m'a vidé la tête complètement, c'était finalement pas si mal. Et c'est après tout une qualité qui en vaut une autre !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Tokujou Kabachi!! de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:31 - Dorama Chick - Permalien [#]

10-02-10

Profond, profond... n'exagérons rien

Vous connaissez ma blague préférée sur les avocats ? J'ai déjà dû vous la citer mais qu'importe, elle est vraiment de circonstance quand on sait que ce post va parler de The Deep End.
Un bateau coule avec 100 avocats à son bord, que reste-t-il ? ...Un immense espoir.

TheDeepEnd

Les avocats et moi, c'est une longue histoire d'amour, et je ne saurais dire exactement quand et comment elle a commencé. Mais pour sûr, ça fait plus d'une décennie que c'est la lune de miel. Ah, les heures passées devant Ally McBeal, The Practice ou encore L.A.Law ! S'il n'était pas si laid et si instable, David E. Kelley serait probablement mon héros. Autant les flics, ça me gave, autant des avocats, il n'y en a jamais assez dans ma télé. Pis si je continue à cagouler activement comme je le fais, un jour j'en rencontrerai peut-être un en vrai ? Ahem.

Alors oui, bon, d'accord. Toutes les séries avec des morceaux d'avocat dedans ne me font pas forcément de l'effet. On se souviendra par exemple du désastre Raising the Bar, j'ai eu du mal à aller au bout du pilote et parfois j'en fais encore des cauchemars.

The Deep End ne part pas d'un pied particulièrement original, looooooin de là : il s'agit de montrer les premiers pas dans le métier de quelques jeunes avocaillons à peine sortis de l'université, intégrant un prestigieux cabinet. Bon ça va, on les connait, hein. Il va naturellement y avoir l'idéaliste, celui qui a les dents qui rayent le parquet (ici, c'est une jolie blonde riche), la petite chose discrète... A un moment, couleurs de cheveux à part, j'avais l'impression d'assister à un mélange entre Code Blue (pour la brochette de newbies stéréotypés) et Hokaben (pour le contexte, et encore plus le cas pro bono).
C'est une nipponohile convaincue qui vous le dit, en toute amitié et le plus cordialement du monde : quand on compare une série japonaise avec une série américaine, c'est bien ; l'inverse est par contre mauvais signe. Très mauvais signe. Un corbeau mort sur le pas de votre porte est un meilleur présage, en gros.
Donc le pilote commence et je me dis : "aïe, c'est mal barré".

Les poncifs s'accumulent, mais chose curieuse, l'ennui ne plane pas. Raison numero uno : le cast. Très bon cast. Billy Zane, qui fait son Billy Zane. Clancy Brown, qui a vieillit mais tient encore bien la distance. Matt Long, faut le nourrir ce petit, il a bien mérité son steak. Etc, etc, etc. Raison numero duo : un excellent rythme. C'est un peu surfait en apparence, mais en tous cas il n'y a pas la moindre scène pour meubler. Ça va vite, ça va très vite, on va pas passer la nuit sur la présentation des personnages mais on va pas zapper la question non plus, alors mettez votre ceinture et accrochez-vous parce que dans 45mn, vous maîtrisez la question et attention, yaura une interro sur table la semaine prochaine.
En quelques minutes, celui qui passait pour l'ange de la petite bande démontre qu'il peut mentir sans ciller à une veuve, le petit con qui fout son pénis partout fait preuve d'une honnêteté quasiment à toute épreuve, la bitchasse blonde a un gros problème œdipien et, ô merveille, la petite chose toute timide démontre dés le premier épisode qu'elle en a dans le pantalon. Bref ça bouge, les personnages ne sont pas totalement unidimensionnels, c'est bien foutu.

Alors évidemment, The Deep End, ce n'est pas The Practice. Les dilemmes moraux et les interrogations des petit loupiots ne vont pas vous fendre le cœur ou remettre quoi que ce soit en question. On n'est pas dans ce type d'exigence. Non, concrètement, The Deep End sera un bon divertissement, voire éventuellement un très bon avec de la chance (mais il lui manque peut-être un petit quelque chose pour le moment, un truc qui dit "hé, j'ai une personnalité bien à moi" comme les hallus d'Ally McBeal ont pu le faire), et ça ne va pas plus loin en ce qui concerne le pilote. Mais enfin, c'est pas pour autant qu'il faut bouder son plaisir. Même si la fin de l'épisode fait redouter que les coucheries prennent plus d'importance qu'il ne faudrait (attention à l'épidémie de grezanatomisme !), ce premier épisode est prometteur. Ce qu'il promet ? Une détente qui ne soit pas abrutissante. C'est bien, déjà !

Pour tout vous dire, arrivée à cette période de l'année où la plupart des nouveautés de la saison sont déjà sorties (pas toutes heureusement), j'ai jugé qu'il était salvateur de revoir mes standards à la baisse. C'est pas franchement la meilleure raison de regarder une série, mais actuellement, en trouver une tout court relève parfois de l'exploit...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Deep End de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 22:05 - Review vers le futur - Permalien [#]

22-08-09

Dorama craze

Rappelons qu'à partir de lundi commence l'étape japonaise du Tour du Monde des Séries, sur SeriesLive, et que dans cette optique, j'ai envoyé de nombreuses fiches nippones à Eske (même si toutes n'ont pas eu le temps d'être publiées), qui auront la "préférence nationale", c'est-à-dire que les points attribués par les votants compteront double.

ERRATUM : l'étape japonaise, c'est dimanche ! Votez nombreux !

Du coup je ne résiste pas à l'envie de vous remettre l'intégralité des séries dont j'ai parlé dans ces colonnes, avec tags, liens, et tout le bazar, pour que vous n'hésitiez pas à donner quelques points bien mérités à ces séries. Le Tour du Monde des Séries, ça sert aussi à ça !

Aishiteru ~Kaiyou~  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Bokura no Yuuki (tags ladytelephagy / fiche SL)

Futatsu no Spica (tags ladytelephagy / fiche SL)

Hokaben  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Innocent Love  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Joou no Kyoushitsu  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Kamisama, Mou Sukoshi Dake  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Last Friends  (tags ladytelephagy / fiche SL)

LIAR GAME  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Lunch no Joou  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Maid Deka (tags ladytelephagy / fiche SL)

Orange Days  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Ruri no Shima  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Seigi no Mikata  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Shigeshoushi (tags ladytelephagy / fiche SL)

The Quiz Show  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Yakou no Kaidan  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Pour le moment, il n'y a pas d'autre dorama qui soit fiché ET dont j'aie parlé ici, mais sachez bien que j'y travaille, Eske en a quelques uns en réserve tandis que je continue de préparer des fiches à mesure que j'en découvre, de sorte que l'an prochain, il y ait plus de choix si cet évènement se renouvelle !
Et d'une façon générale, c'est quand même bien sympa de faire découvrir des choses... personnellement je ne m'en lasse pas.

Donc voilà, maintenant vous n'avez plus d'excuse : vous avez le weekend pour faire vos recherches, le règlement est là, après, il suffit de jouer là ! Et si vous jouez au Quizz de SeriesLive, vous gagnez des points supplémentaires pour voter, donc voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire de votre journée de samedi.

Posté par ladyteruki à 11:22 - Dorama Chick - Permalien [#]

22-06-09

New Friends

Oyez, oyez ! Eske (que mille DVD lui soient offerts en sacrifice) a pu mettre en ligne une partie des fiches nippones que j'avais envoyées il y a quelques temps. Dans la prochaine salve, vous trouverez également des séries dont je n'ai pas parlé mais dont le post est actuellement en travaux, d'ailleurs...

Mais pour le moment :
- Bokura no Yuuki
- Hokaben
- Joou no Kyoushitsu
- Last Friends

N'hésitez pas à leur payer une visite, et d'en profiter pour aller relire les tags associés, car il s'agit de séries dont j'ai déjà parlé par le passé. Je crois me rappeler que Last Friends avait fait une adepte, n'hésitez pas à tenter votre chance avec l'une ou l'autre de ces séries !

Après le succès de Lunch no Joou (prochainement fiché aussi), je vais essayer d'espacer un peu moins les posts sur les séries nippones, comme vous avez pu le voir tout à l'heure avec Yakou no Kaidan... que d'ailleurs je dois envoyer à Eske dans un avenir proche. Le pauvre, il n'en verra jamais le bout.

Posté par ladyteruki à 22:30 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

30-11-08

Sa Majesté des Hae

En toute discrétion, mais non sans une certaine indignation, des voix s'élèvent çà et là par mail pour s'indigner contre le manque de vitalité de cette rubrique, Dorama Chick, que j'ai décidé de dédier aux fictions nippones. D'un côté, c'est mérité, puisque ça fait des mois que je n'y ai pas touché. Mais d'un autre côté, pour ma défense, dans l'intervalle, je vous ai quand même parlé de séries d'origine française (Flander's Company), britannique (Benidorm), et même indienne (Arslaan), preuve que je ne reste pas non plus obstinément américano-centrée : je fais des efforts.
Mais j'admets bien volontiers que Dorama Chick a été un peu délaissée, aussi vais-je mettre un terme à cette période de disette avec un nouveau post !

Aujourd'hui, on va donc parler d'une série nippone qui n'est ni une comédie romantique, ni une comédie tout court, et ce n'est même pas un dorama axé sur une profession non plus (vous savez, ces dorama comme Aya Ueto en a le secret : hôtesse de l'air dans Attention Please, avocate dans Hokaben... elle nous aura probablement tout fait ; sauf actrice, diront les langues de vipères). Oui, de telles séries existent au Japon aussi, et je me fait forte de vous en présenter une aujourd'hui : Bokura no Yuuki.
Ah oui ya quand même juste un petit détail, un léger inconvénient, une défaut mineur, une clause en petits caractères, c'est que la série a plus de 10 ans, quand même.

Que se passe-t-il lorsque des enfants se retrouvent seuls sur une île déserte ? William Golding a déjà répondu à ça. Nous allons plutôt nous préoccuper de savoir ce qui se passe lorsque des enfants se retrouvent seuls dans une ville japonaise déserte, ok ?

C'est en effet le postulat de départ de Bokura no Yuuki, dont j'ai découvert le pilote il y a quelques semaines. Je vous avoue que c'est justement ça qui m'a attirée vers cette série : changer un peu des comédies et autres teen shows habituels, et s'essayer au dramatique, voire au thriller.

Et en l'occurence, Bokura no Yuuki est plutôt bon à ce petit jeu de guerre des nerfs, où tout commence quand un jeune lycéen nommé Takeru apprend qu'un important séisme a eu lieu à plusieurs kilomètres de chez lui, où réside un être cher. Il entreprend donc d'emprunter son vélo pour aller voir lui-même si l'être cher en question va bien, même si, rappelons-le, il y a eu un important séisme (il est un peu buté, Takeru, dans son genre).
Chemin faisant, il rencontre Yamoto (qui roule aussi à vélo... les Japonais ne partagent pas notre sens aiguisé du jeu de mot à la Patrick Sébastien), un étudiant lui aussi, qui a décidé d'aller aussi sur les lieux du séisme pour prêter main forte bénévolement aux secours. Le gentil petit.

Le pilote se divise en fait en deux parties.
L'une, un peu taquine et cocasse, avec un côté road movie, est de compagnie correcte : on y sourit une fois ou deux, et on laisse les deux personnages principaux s'installer dans leur fonction, c'est le rôle de cette première phase qui nous introduit à Bokura no Yuuki sans faire avancer l'histoire d'un milimètre. Car tandis que nous passons beaucoup de temps en compagnie de Takeru et Yamoto, justement, le mystère reste entier : on n'apprend pas grand'chose sur ce satané séisme, un séisme d'autant plus étrange que personne n'a le droit d'approcher son épicentre, et que l'armée a même été mobilisée pour s'assurer que les civils n'approchent pas. Bon, tous ceux qui ont vu X-Files auront compris que c'est louche...!
L'autre, plus sombre, dénuée de comédie ou presque, avec un côté post-apocalyptique, commence lorsque nos deux lascars entrent dans les murs de la ville sinistrée, pour s'apercevoir... Je vous le dis ? Eh bien, que tous les adultes ont disparu de la ville. Et que seuls les enfants sont encore sur place, maintenus en quarantaine par l'armée.

J'ai beau adorer Orange Days, chialer comme un bébé devant 1 Rittoru no Namida ou me régaler devant Lunch no Joou (trois dorama dont il faudrait que je vous parle, quand même, un jour, zut à la fin), je dois dire que je suis ravie d'avoir trouvé un dorama qui ne se gène pas ou si peu pour être sombre et angoissant, et s'engager dans une voie un peu différente de l'ordinaire. J'irai même jusqu'à dire que, même si c'est loin d'être la série du siècle, je la recommanderais volontiers aux non-initiés en matière de fiction nippone, car elle est plus proche des fictions occidentales que la plupart des autres citées précédemment.

Evidemment, Bokura no Yuuki est un peu inégale, et l'interprétation des deux personnages principaux (tous les deux étant interprétés par ceux qui sont en fait d'ordinaire des chanteurs à minettes, les KinKi Kids, et dont le talent d'acteur est à prendre en gardant cette donnée à l'esprit) est un peu rigide et parfois convenue, mais les efforts déployés pour instaurer une ambiance angoissante restent très louables.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bokura no Yuuki de Drama Wiki.

Posté par ladyteruki à 00:06 - Dorama Chick - Permalien [#]

30-05-08

Des inconvénients de n'avoir pas cédé à la facilité

Car voilà bien le problème.
Le concept de ce blog, ça a toujours été de ne pas faire de reviews. Je dirais bien que je n'ai aucun talent pour les reviews si je pouvais dire que j'ai essayé d'en faire par le passé, mais ce n'est pas le cas. Simplement ça n'est pas mon truc, voilà.

Du coup, comment fonctionne ce blog (quand il fonctionne diront les mauvaises langues, et elles auront relativement raison), depuis son ouverture ? J'y parle très rarement deux fois de la même série.

Quand mes confrères (et ça n'ôte rien à leur mérite) choisissent quelques séries qu'ils suivront une saison durant, et vous racontent leur expérience épisode après épisode, ils ont un contenu tout trouvé pour les posts, de sorte que, s'ils ne publient pas récemment, on leur en veut un peu puisqu'en dehors d'une grève tous les 20 ans, ils n'ont que peu d'excuses.
Mais quant à moi (et ça n'ajoute rien à mon rachitique mérite), j'ai choisi de ne pas vous raconter UN épisode, et surtout pas ceux qui suivent, mais bien de vous parler d'une série. Ou de plusieurs en même temps. Ou de ma façon de vivre ma téléphagie. Et du coup, il arrive cycliquement, comme là, cette semaine (puisque j'ai promis un post par semaine. Minimum.), du fait de raisons plus ou moins bonnes (c'est facile de se décharger sur un boulot très prenant, mais j'ai quand même 15 heures de transports en commun par semaine, où je pourrais m'atteler à la tâche, et ça s'est déjà produit, de vous concocter un post à peu près digne), eh bien je n'ai regardé aucune série. Rien. Pas l'ombre d'une.
Cette semaine, mon écran de télé est resté aussi vide qu'un épisode de Bones, dont j'ai l'immense vacuité sous les yeux en cet instant même où je vous parle. Mais on a déjà abordé le sujet...

Je ne dirais pas que je n'ai pas pensé à vous, au contraire.
En fait j'avais même une piste d'un post pour la catégorie "Série de valeurs", une fois n'est pas coutume. il était vaguement question des genres de séries, enfin, bon, j'avais l'impression de tenir quelque chose... mais je me suis endormie, réveillée trois villes trop loin, et j'ai un peu laissé échapper le filon. Je suis sincèrement désolée.
J'avais aussi envie de vous faire un post sur le déplorable Mop Girl, découvert quasi-simultanément avec Hokaben et Last Friends dont je vous ai parlé précédemment (et un peu plus précédemment encore). Mais justement, j'aurais dû écrire tout de suite mon post, parce que du coup je n'ai plus les idées très fraîches, embrouillée que je suis par de vilaines contingences imposées par mon tortionnaire de patron.
Ah et puis, il y a aussi ce post sur le coffret DVD d'Action que j'ai commencé et qui me semble plus compliqué à finir dignement que prévu. C'est que la dignité, dans Action, faut bien la chercher, quand même...

Bon, bref, je suis pitoyable et je ne mérite que vos sifflets.
Evidemment, tout serait plus facile, tellement plus facile, si je me contentais de vous parler uniquement de ce dont je vous ai déjà parlé. Bah oui, si j'ai su le faire une fois, les chances sont immenses que ce soit très facile de recommencer. Qui veut un post sur Rude Awakening ? Oh, je peux en distribuer quasiment à volonté, pas de problème. Vous voulez un résumé de mon expérience OZée d'il y a deux semaines ? Un petit compte-rendu, épisode par épisode ? Hein, dites ? Simplissime, ça, en plus yen a que huit dans la saison que j'ai achetée.
Oh, ou alors, je peux aussi vous faire un truc avec plein de captures, vous savez, je prends 200 captures, et je divise par 10 pour décider du nombre de mots que j'écris en-dessous. Genre "trop mignon" ou "je le voyais carrément venir", vous voyez ? Ca serait facile ! Je peux, si vous voulez ! Surtout si par exemple je prenais pour cible une série un peu simplette.

Mais je ne serais pas très satisfaite, et je pense que vous non plus.

Bon, vous savez quoi ? On va faire un deal, vous et moi. On dit que le post du vendredi, cette semaine... bah je vais le faire la semaine prochaine. Juste une fois.

Comme ça, vous ne serez pas obligés de vous contenter d'un post débile aussi débile qu'un épisode avec plein de flashbacks.

Posté par ladyteruki à 23:08 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

09-05-08

Aya McBeal

Qui, au moment de faire ses premiers pas dans la vie active, n'a pas connu de grandes désillusions ? N'avons-nous pas tous ressenti l'excitation de nous rendre utile au monde, et en même temps découvert que nous n'étions que d'une toute relative utilité justement ? Lequel d'entre nous n'a pas fait des gaffes au début de sa carrière, avant de prendre ses marques et servir réellement à quelque chose ?

C'est la dure expérience qui attend Akari Domoto, laquelle vient tout juste d'être diplômée en droit et s'apprête donc à devenir avocate. Et c'est la tête remplie d'idéaux sur la profession qu'elle s'apprête à exercer qu'elle commence son premier jour dans une grande firme d'avocats, au service "pro bono", c'est-à-dire celui qui de toutes façons ne rapporte rien mais qui représente pour elle l'essence-même de son métier.

Vous la voyez venir, vous aussi ? Bien-sûr, ce ne sont que désillusions qui attendent Akari Domoto (interprétée par la comédienne japonaise à avoir certainement pratiqué le plus de professions différentes à la télévision, à savoir Aya Ueto), surtout qu'en premier lieu, le service pro bono n'est pas exactement aussi exalté qu'elle peut l'être : le chef de service est blasé (et son activité principale est de refuser des affaires pour pouvoir jouer à la console et/ou fumer) et l'assistante n'a aucune forme de compassion (elle parie de l'argent sur ce qui se passe dans le service). Quand Akari décrète qu'elle va s'occuper d'une affaire, dépassant sans aucun doute le quota d'activité annuel du secteur pro bono, elle s'imagine qu'elle peut faire mieux mais évidemment elle s'apprête à prendre une sacrée leçon. Le spectateur le sait avant même qu'elle ne commence !
Pourquoi ? Parce que, petite figure de style pleine de maladresse, le pilote a commencé sur un flashback...! Comme si sans ça on n'aurait pas deviné qu'elle allait apprendre la leçon the hard way !

Hokaben, car c'est de cette série qu'il s'agit, possède un bon pitch de départ, une bonne réalisation (dans la moyenne supérieure disons), des acteurs pas trop nuls (en-dehors du final de ce pilote, Aya Ueto ne succombe pas trop à ses tics habituels)... bref plein de bonnes choses. La première affaire d'Akari est, en prime, intéressante, et aborde un sujet difficile sans trop tomber dans la facilité (juste un peu mais ça reste raisonnable), puisque la première affaire d'Akari est un divorce incluant des violences domestiques et un rapt d'enfant (pourquoi faire simple etc...). Et si j'en crois le trailer, ça ne risque pas d'être facile non plus sur l'épisode suivant, où le thème ne fera qu'être plus sinistre encore.
Hm ? Comment avez-vous deviné que je vais regarder ce second épisode ?

Evidemment il y a un certain nombre d'éléments qu'on voit venir de loin : un love interest potentiel (ah c'est très finement amené...), une petite histoire entre le patron d'Akari et l'avocate vedette du cabinet, etc... La structure de l'épisode est d'une propreté redoutable, et témoigne d'une grande pratique de l'exercice, sans chercher l'originalité.

C'est un reproche que malheureusement j'ai souvent à formuler aux dorama, ou alors je ne tombe vraiment pas sur les bons (dans ce cas, mettez les commentaires à profit pour m'éduquer !). Il y a toujours les mêmes messages : donner le meilleur de soi-même en dépit du fait que ce ne soit pas toujours facile, persister malgré les épreuves, etc... Et là-dessus c'est un peu lassant et redondant (en plus, dans Attention, Please, Aya Ueto portait un joli uniforme avec jupe, alors qu'ici, c'est tailleurs-pantalon noir, donc la chair est triste). Mais globalement voilà un bon dorama, plutôt bien écrit et bien réalisé aussi, avec un contexte un peu différent qui nous change de notre pain quotidien.

Ah, non, ya un truc sur lequel il faut que j'insiste, quand même. Dieu sait que je n'accorde souvent qu'une attention très modérée à la bande-son d'une série. En général, je ne la remarque que dans deux cas : soit c'était ignoble, soit c'était extraordinairement bon. Ici c'est nettement le premier cas qui s'est présenté. C'est bien simple, je pense que la B.O. de cette série est entièrement repompée sur celle d'un jeu video créé pour une console 16 bits. Cette fausse cornemuse, là, c'est infâme. Quel qu'en soit le coupable, il faut impérativement l'identifier, le localiser, et l'empêcher de nuire à nouveau. Intenable.

A contrario, soulignons quand même que les décors sont assez sympathiques, j'aime en particulier les différents endroits du building où travaille Akari (la salle de réunion où les nouveaux avocats sont accueillis, ce que l'on peut voir des couloirs et grands bureaux en open space, j'aimerais pas y travailler mais ça fait de jolies vues, et puis l'ascenseur aérien, etc...) qui ont quand même de la gueule. Ca compense, on va dire.

Cela étant dit, Hokaben a-t-elle la possibilité d'être à mes yeux une excellente série ? Bon, peut-être sur le long terme.
Et peut-être avec une autre comédienne dans le rôle principal.
Et surtout... SANS LE SON.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hokaben de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 20:44 - Dorama Chick - Permalien [#]


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