ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

22-08-09

Dorama craze

Rappelons qu'à partir de lundi commence l'étape japonaise du Tour du Monde des Séries, sur SeriesLive, et que dans cette optique, j'ai envoyé de nombreuses fiches nippones à Eske (même si toutes n'ont pas eu le temps d'être publiées), qui auront la "préférence nationale", c'est-à-dire que les points attribués par les votants compteront double.

ERRATUM : l'étape japonaise, c'est dimanche ! Votez nombreux !

Du coup je ne résiste pas à l'envie de vous remettre l'intégralité des séries dont j'ai parlé dans ces colonnes, avec tags, liens, et tout le bazar, pour que vous n'hésitiez pas à donner quelques points bien mérités à ces séries. Le Tour du Monde des Séries, ça sert aussi à ça !

Aishiteru ~Kaiyou~  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Bokura no Yuuki (tags ladytelephagy / fiche SL)

Futatsu no Spica (tags ladytelephagy / fiche SL)

Hokaben  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Innocent Love  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Joou no Kyoushitsu  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Kamisama, Mou Sukoshi Dake  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Last Friends  (tags ladytelephagy / fiche SL)

LIAR GAME  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Lunch no Joou  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Maid Deka (tags ladytelephagy / fiche SL)

Orange Days  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Ruri no Shima  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Seigi no Mikata  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Shigeshoushi (tags ladytelephagy / fiche SL)

The Quiz Show  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Yakou no Kaidan  (tags ladytelephagy / fiche SL)

Pour le moment, il n'y a pas d'autre dorama qui soit fiché ET dont j'aie parlé ici, mais sachez bien que j'y travaille, Eske en a quelques uns en réserve tandis que je continue de préparer des fiches à mesure que j'en découvre, de sorte que l'an prochain, il y ait plus de choix si cet évènement se renouvelle !
Et d'une façon générale, c'est quand même bien sympa de faire découvrir des choses... personnellement je ne m'en lasse pas.

Donc voilà, maintenant vous n'avez plus d'excuse : vous avez le weekend pour faire vos recherches, le règlement est là, après, il suffit de jouer là ! Et si vous jouez au Quizz de SeriesLive, vous gagnez des points supplémentaires pour voter, donc voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire de votre journée de samedi.

Posté par ladyteruki à 11:22 - Dorama Chick - Permalien [#]

22-06-09

New Friends

Oyez, oyez ! Eske (que mille DVD lui soient offerts en sacrifice) a pu mettre en ligne une partie des fiches nippones que j'avais envoyées il y a quelques temps. Dans la prochaine salve, vous trouverez également des séries dont je n'ai pas parlé mais dont le post est actuellement en travaux, d'ailleurs...

Mais pour le moment :
- Bokura no Yuuki
- Hokaben
- Joou no Kyoushitsu
- Last Friends

N'hésitez pas à leur payer une visite, et d'en profiter pour aller relire les tags associés, car il s'agit de séries dont j'ai déjà parlé par le passé. Je crois me rappeler que Last Friends avait fait une adepte, n'hésitez pas à tenter votre chance avec l'une ou l'autre de ces séries !

Après le succès de Lunch no Joou (prochainement fiché aussi), je vais essayer d'espacer un peu moins les posts sur les séries nippones, comme vous avez pu le voir tout à l'heure avec Yakou no Kaidan... que d'ailleurs je dois envoyer à Eske dans un avenir proche. Le pauvre, il n'en verra jamais le bout.

Posté par ladyteruki à 22:30 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

19-06-09

Yummy business

En prévision du jour où Eske (sa télécommande soit louée) aura le temps de mettre en ligne plusieurs fiches dédiées à des séries japonaises, je me permets de me mettre à l'heure nippone également, en vous présentant une nouvelle série dans la catégorie Dorama Chick.
Enfin... bon, je dis "nouvelle", façon de parler. La série ne date pas d'hier mais elle est suffisamment récente pour que vous n'ayez pas à souffrir d'un choc comparable à celui ressenti devant Kamisama, Mou Sukoshi Dake ou Bokura no Yuuki dont, avec un peu d'effort, vous vous souviendrez que j'ai déjà parlé.

La série du jour se nomme Lunch no Joou (si on veut entrer dans le pointillisme phonétique, on notera que le barbare dernier mot se prononce à peu près "Djo-o", il ne sera pas dit que vous aurai laissé aller au lit aussi bête que vous en étiez sorti), soit, traduit, "la reine du déjeuner". Ô joie de voir alors vos visages s'éclairer : "ah mais dis donc, on avait aussi ce mot-là dans Joou no Kyoushitsu !", certes, mais, dites-donc, est-ce que vous m'avez pris pour une prof de Japonais ? Nan parce que je veux bien vous cultiver un peu m'enfin je ne peux pas TOUT faire non plus.

L'histoire de Lunch no Joou ? Elle repose sur un personnage mignon comme tout : une jeune femme au tempérament de type syndrome prémenstruel permanent qui adore, mais adooooooore, déjeuner. Je déconne pas. C'est son bonheur dans la vie. Bah et alors, zavez jamais vu un personnage épicurien ? Vous demanderez à Thibaut de Saint Maurice, il va ptet en profiter pour vous expliquer que Shasta! est une série sur l'épicurisme...
Et donc, notre jeune femme, qui se nomme Natsumi, est une amoureuse de l'heure du déjeuner. Elle porte même sur elle en permanence un cahier dans lequel elle consigne ses bonnes adresses, les coupures de magazines mentionnant des restaurants qu'elle aimerait tester, et ses impressions sur chaque échoppe ainsi découverte. Et son plat préféré, c'est l'omurice.
L'omurice.
L'OMURICE. Oh nom d'un chien, rien que d'en parler.
L'omurice, c'est l'un de ces plats japonais dont vous avez peu de chances d'avoir entendu parler, nourri à la culture sushi que vous êtes probablement, et qui hélas a beaucoup de mal à parvenir dans nos contrées. Pourtant il n'est pas exagérément exotique dans ses ingrédients, puisqu'en fait il s'agit d'une omelette japonaise assortie de riz cuisiné à la poele avec du poulet, et surtout nappée d'une sauce demi-glace nécessitant des heures de préparation minutieuse.

C'est à ce moment, je pense, que vous commencez à saisir tout l'intérêt de Lunch no Joou : l'univers de la cuisine japonaise. Quand on regarde cette série, et bien que chaque épisode ne consiste certainement pas à apprendre une nouvelle recette, on en a l'eau à la bouche, c'est un vrai plaisir. Loin des poncifs sur la découpe minutieuse de sushi hors de prix, ici, on est dans une cuisine de proximité, soit une découverte pour nombre d'entre nous sur ce que mangent, réellement, les Japonais.
Vous n'imaginez pas combien de fois ma soeur et moi-même avons bavé là-devant. Nous sommes désormais investies de la quête de l'omurice parfait (déjà, y goûter une première fois serait un grand pas en avant), et nous n'avons de cesse de harceler les restaurants japonais que nous dénichons dans l'espoir d'y faire un festin d'omurice.
OMURICE, quoi ! A prononcer avec la langue qui pend et des plic-plic sur les chaussures.

Mais je vous rassure, Lunch no Joou n'est pas une ode de 12 épisodes à la gloire de l'omurice (quoique conceptuellement parlant, ça me conviendrait tout-à-fait). L'idée directrice, c'est que Natsumi est une telle fan de l'omurice qu'un jour, au resto Kitchen Macaroni (est-ce que vous n'adorez pas les noms des établissements nippons ?), elle y trouve le Valhala, l'omurice ultime, et accepte de faire semblant d'être la fiancée d'un des employés du restaurant pour lui rendre service, tellement le goût de l'omurice transcende jusqu'à ses valeurs morales. Bon en fait, chronologiquement, c'est pas exactement comme ça que ça se passe, mais je vais pas tout vous raconter non plus...

Donc Natsumi accepte de rendre service à l'un des employés du Kitchen Macaroni, et se fait donc passer pour sa fiancée. Sauf que Kitchen Macaroni est un resto familial tenu par les Nabeshima : le père, qui tient la maison d'une main de maître et accessoirement cuisine l'omurice le plus génial de la planète, et les fils qui officient quasiment tous à des postes divers et variés du restaurant (serveur, commis de cuisine, cuisto...). Tous, à l'exception du frère qui a demandé à Natsumi de se faire passer pour sa fiancée, et qui s'est carapaté sans demander son reste, oui-oui il est très courageux ce gaillard, la plantant là. En tant que fiancée qui attend que son promis revienne vers elle, il est donc attendu de Natsumi qu'elle intègre l'entreprise familiale car les Nabeshima se doivent de prendre soin d'elle en attendant que l'autre benêt revienne chercher sa dulcinée (qui ne l'est pas, mais la famille l'ignore). Et accessoirement, on attend aussi d'elle qu'elle emménage chez sa future belle-famille... qui sont donc de parfaits inconnus. Vous voyez que le pouvoir de l'omurice est sacrément fort pour réussi à la mettre dans une galère pareille !
S'en suivent bien des péripéties et des quiproquos, là autour de la supercherie, ici autour du caractère pour le moins fougueux de Natsumi, là encore autour des inévitables conséquences qui suivent l'arrivée d'une jolie fille dans un environnement strictement masculin (oui il va y avoir un triangle amoureux, c'est un dorama).

Natsumi, prise au piège (un peu parce qu'elle le veut bien, un peu parce que chacun à sa façon, les frères Nabeshima sont bien attachants), se voit donc souvent dans des situations délicates. Mais d'un autre côté, elle peut manger de l'omurice à volonté. OMURIIIIICE !

Je ne vais pas vous mentir, Lunch no Joou, si vous ne l'aviez pas encore compris, est avant toute chose une comédie. Mais pas lourdingue. On prend assez rapidement la mesure de la profondeur de chaque personnage, et chacun a dans le fond un petit coeur tout fragile comme... l'enveloppe d'un omurice. C'est ce qui évite à la série d'être totalement superficielle et donc rasoir. Sans compter qu'un évènement plus sombre interviendra en cours de route, au moment où vous vous y attendiez le moins... et croyez-moi, ça m'a bien mise à l'envers. Totalement dévastée, la lady.

Plutôt dans la moyenne supérieure des comédies japonaises, Lunch no Joou restera aussi dans l'histoire comme la série qui a permis à de nombreux restaurateurs de se voir vertement répondre : "pfff, pas d'omurice ? Allez viens rei, on va manger ailleurs". Pour l'anecdote, une fois, il y en a un qui a répondu : "désolé, on ne fait que de la cuisine japonaise ici". J't'en foutrais.
Maintenant, rapide petite interrogation écrite : quel était le mot-clé de ce post ?

Et pour ceux qui manquent cruellement d'omurice : la fiche Lunch no Joou de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:10 - Dorama Chick - Permalien [#]

02-12-08

C'est la crise, baby !

Fatalitas ! A peine vous parlais-je d'un dorama ce weekend (Bokura no Yuuki, pour ceux qui auraient loupé quelque chose au milieu du jeu des génériques) que je tombe sur une mauvaise nouvelle : la chaîne TBS supprime deux créneaux horaires habituellement dédiés aux séries daytime à l'avantage d'émissions d'actualité.

Même si je n'ai pas, en matière de télévision nippone, le niveau d'expertise suffisant pour vous faire une analyse de fond de la question, son impact, ses implications... je pense que ça montre de façon quand même assez évidente que la "crise de la fiction" n'est pas réservée à l'hécatombe d'après-grève aux Etats-Unis ou aux tentatives désespérées de la France pour faire illusion.

Je me demande si Arslaan n'a pas aussi été victime de cette crise mondiale de la fiction télévisée, tiens !
...Euh, non, ptet pas Arslaan.

Posté par ladyteruki à 17:28 - Point Unpleasant - Permalien [#]

30-11-08

Sa Majesté des Hae

En toute discrétion, mais non sans une certaine indignation, des voix s'élèvent çà et là par mail pour s'indigner contre le manque de vitalité de cette rubrique, Dorama Chick, que j'ai décidé de dédier aux fictions nippones. D'un côté, c'est mérité, puisque ça fait des mois que je n'y ai pas touché. Mais d'un autre côté, pour ma défense, dans l'intervalle, je vous ai quand même parlé de séries d'origine française (Flander's Company), britannique (Benidorm), et même indienne (Arslaan), preuve que je ne reste pas non plus obstinément américano-centrée : je fais des efforts.
Mais j'admets bien volontiers que Dorama Chick a été un peu délaissée, aussi vais-je mettre un terme à cette période de disette avec un nouveau post !

Aujourd'hui, on va donc parler d'une série nippone qui n'est ni une comédie romantique, ni une comédie tout court, et ce n'est même pas un dorama axé sur une profession non plus (vous savez, ces dorama comme Aya Ueto en a le secret : hôtesse de l'air dans Attention Please, avocate dans Hokaben... elle nous aura probablement tout fait ; sauf actrice, diront les langues de vipères). Oui, de telles séries existent au Japon aussi, et je me fait forte de vous en présenter une aujourd'hui : Bokura no Yuuki.
Ah oui ya quand même juste un petit détail, un léger inconvénient, une défaut mineur, une clause en petits caractères, c'est que la série a plus de 10 ans, quand même.

Que se passe-t-il lorsque des enfants se retrouvent seuls sur une île déserte ? William Golding a déjà répondu à ça. Nous allons plutôt nous préoccuper de savoir ce qui se passe lorsque des enfants se retrouvent seuls dans une ville japonaise déserte, ok ?

C'est en effet le postulat de départ de Bokura no Yuuki, dont j'ai découvert le pilote il y a quelques semaines. Je vous avoue que c'est justement ça qui m'a attirée vers cette série : changer un peu des comédies et autres teen shows habituels, et s'essayer au dramatique, voire au thriller.

Et en l'occurence, Bokura no Yuuki est plutôt bon à ce petit jeu de guerre des nerfs, où tout commence quand un jeune lycéen nommé Takeru apprend qu'un important séisme a eu lieu à plusieurs kilomètres de chez lui, où réside un être cher. Il entreprend donc d'emprunter son vélo pour aller voir lui-même si l'être cher en question va bien, même si, rappelons-le, il y a eu un important séisme (il est un peu buté, Takeru, dans son genre).
Chemin faisant, il rencontre Yamoto (qui roule aussi à vélo... les Japonais ne partagent pas notre sens aiguisé du jeu de mot à la Patrick Sébastien), un étudiant lui aussi, qui a décidé d'aller aussi sur les lieux du séisme pour prêter main forte bénévolement aux secours. Le gentil petit.

Le pilote se divise en fait en deux parties.
L'une, un peu taquine et cocasse, avec un côté road movie, est de compagnie correcte : on y sourit une fois ou deux, et on laisse les deux personnages principaux s'installer dans leur fonction, c'est le rôle de cette première phase qui nous introduit à Bokura no Yuuki sans faire avancer l'histoire d'un milimètre. Car tandis que nous passons beaucoup de temps en compagnie de Takeru et Yamoto, justement, le mystère reste entier : on n'apprend pas grand'chose sur ce satané séisme, un séisme d'autant plus étrange que personne n'a le droit d'approcher son épicentre, et que l'armée a même été mobilisée pour s'assurer que les civils n'approchent pas. Bon, tous ceux qui ont vu X-Files auront compris que c'est louche...!
L'autre, plus sombre, dénuée de comédie ou presque, avec un côté post-apocalyptique, commence lorsque nos deux lascars entrent dans les murs de la ville sinistrée, pour s'apercevoir... Je vous le dis ? Eh bien, que tous les adultes ont disparu de la ville. Et que seuls les enfants sont encore sur place, maintenus en quarantaine par l'armée.

J'ai beau adorer Orange Days, chialer comme un bébé devant 1 Rittoru no Namida ou me régaler devant Lunch no Joou (trois dorama dont il faudrait que je vous parle, quand même, un jour, zut à la fin), je dois dire que je suis ravie d'avoir trouvé un dorama qui ne se gène pas ou si peu pour être sombre et angoissant, et s'engager dans une voie un peu différente de l'ordinaire. J'irai même jusqu'à dire que, même si c'est loin d'être la série du siècle, je la recommanderais volontiers aux non-initiés en matière de fiction nippone, car elle est plus proche des fictions occidentales que la plupart des autres citées précédemment.

Evidemment, Bokura no Yuuki est un peu inégale, et l'interprétation des deux personnages principaux (tous les deux étant interprétés par ceux qui sont en fait d'ordinaire des chanteurs à minettes, les KinKi Kids, et dont le talent d'acteur est à prendre en gardant cette donnée à l'esprit) est un peu rigide et parfois convenue, mais les efforts déployés pour instaurer une ambiance angoissante restent très louables.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bokura no Yuuki de Drama Wiki.

Posté par ladyteruki à 00:06 - Dorama Chick - Permalien [#]


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