ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-10-11

The Good Téléphage

TheBadWife

Ah, si seulement il était toujours aussi facile de tenir ses bonnes résolutions ! Si seulement il suffisait toujours de décréter qu'on va se bloquer quelques heures pour rattraper une série qu'on a bêtement laissée tomber !
...D'ailleurs, quelqu'un sait pourquoi ce n'est pas si facile ?

Parce qu'après la brutale réalisation que j'avais trop longtemps délaissé The Good Wife, il y a quelques jours, j'ai résolu de ne pas laisser ça passer. Pas cette fois. Il y a eu trop de cas où j'ai abandonné des séries pour de bêtes questions de timing, d'épisode jamais regardé, de disponibilité jamais employée dans le bon sens. Il y a eu trop de fois où je me suis répété que, promis, je reprendrais plus tard. Dexter, Big Love, Nurse Jackie... Pas cette fois.

Alors ces derniers jours, je les ai dédiés à rattraper mon retard. Et une fois qu'on reprend une série d'une telle qualité, on se demande comment on a eu le culot de l'abandonner ne serait-ce qu'une semaine. J'ai revu l'intégralité de la 2e saison (découvrant que je m'étais en réalité arrêtée au bout de 4 épisodes ce qui tend à indiquer que j'ai abandonné la série à cause du Téléphsage Experiment), embrayé sur la 3e, et ça y est, je suis à jour.
Voilà qui pose une nouvelle question.

Et maintenant ?

Vais-je reprendre la série sous la forme d'un visionnage hebdomadaire ? J'aurais envie de croire que la leçon a été apprise, mais pas vraiment. Car qui dit reprendre le rythme de diffusion hebdomadaire de la série, dit effet de manque entre deux épisodes. Songez que j'ai regardé en moins d'une semaine pas loin d'une trentaine d'épisodes de la série (ça en dit long sur ma vie sociale cette semaine, d'ailleurs, mais passons), épisode récapitulatif spécial de début de saison 3 inclus, et que franchement, maintenant, la désintoxication va être brutale.

Mais The Good Wife est une série tellement bonne, tellement intelligente, tellement formidablement interprétée, et qui est capable d'évoluer avec tant de souplesse et de finesse (un exemple dont Harry's Law pourrait s'inspirer...), que ça me ferait mal de la remettre de côté.

Il va me falloir une nouvelle obsession monomaniaque. Chais pas, découvrir quelque chose, me trouver un pilote enthousiasmant, me lancer dans une nouvelle intégrale. Prendre de la distance avec The Good Wife pour tolérer le rythme hebdomadaire que je n'ai plus suivi depuis un an, et chercher une autre série qui fasse battre mon coeur.
Et vous savez combien j'ai horreur de ça...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Good Wife de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:31 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

29-09-10

Binaire

Binaire

Je ne sais plus dans quel bouquin que je lisais le mois dernier la chose a été rappelée à mon bon souvenir. L'auteur y rappelait comment NYPD Blue, après une difficile première saison remplie de problèmes et de controverses, avait fini par devenir l'un des fers de lance de la chaîne ABC, essentiellement au nom des bonnes critiques (et il est mentionné à demi-mot que l'équipe créative poussait pas mal aussi). En lisant ces quelques mots, je m'étais dit : "ça ne se produirait plus maintenant".

Eh bien la preuve avec Lone Star. Je n'ai pas été tendre avec son pilote, mais elle avait clairement du potentiel, elle avait juste un grand besoin de maturité. Mais globalement, ceux qui ont pensé à regarder la série la semaine dernière avaient quand même envie de la soutenir, parce qu'elle apportait quelque chose de nouveau et de différent dans la grille de rentrée, quelque chose qu'on n'y voit pas très souvent, a fortiori sur un network (que ça vous défrise ou non, c'est vrai).
Hier, comme vous le savez tous, la série a officiellement été annulée. Voyez : ça ne se produit plus, maintenant. Les bonnes critiques ne suffisent plus à soutenir une série. On est dans l'après-grève et on continue de compter des victimes dues aux cordons de la bourse qui se sont resserrés jusqu'à l'étranglement (parfois je soupçonne que ce soit aussi une excuse facile pour les chaînes : "la série coûte trop cher, elle n'est pas rentable, on peut pas continuer", ouais enfin, c'est pas la première crise économique que vous connaissez, et ça vous a pas toujours arrêtés...).

On est dans un univers de programmation binaire maintenant. Ça marche ou ça marche pas, il n'y a pas d'entre deux. Moi, je suis cruelle avec les pilotes quand d'après leur visionnage je détermine si je vais continuer de regarder la série ou pas ? Eh bien c'est rien comparé à des chaînes comme ABC ou FOX qui vont jusqu'à les annuler ! C'est tout ou rien, on veut que ça fonctionne. Sauf quand il y a des gens puissants dans les coulisses pour pousser à mort comme pour 30 Rock, hein Lorne, qui voudrait te contrarier mon bon vieux Lorne ?

La critique ? Mais on s'en fiche de la critique ! C'est pas elle qui achète les produits qu'on laisse vendre pendant les pauses pub, que je sache ! Si la critique est mauvaise mais que les gens sont suffisamment cons pour regarder, on continue, c'est pas grave ! A l'inverse, dés que le public déserte, pas de quartiers. Et du coup on se retrouve avec des séries parfois excellentes, parfois potentiellement bonnes, qui finissent sur la chaussée en moins de deux épisodes.
Alors on va blâmer le public, qui ne s'est pas branché devant. C'est vrai ça, c'est étonnant, pourquoi le public de 2010, quand on lui présente un "Dallas moderne", il ne se rue pas sur la série ? C'est bizarre, c'est comme si on leur avait mal vendu la série mais, non, attendez, ça peut pas être ça. Non, ça se trouve, c'est juste que le public est abruti. Rhalala, on avait acheté une bonne série pourtant, mais les gens veulent pas la regarder, vraiment ça nous tord le cœur mais, quoi, on va pas diffuser de la qualité à perte non plus ?

A force de déshabituer leur public à la qualité, les audiences se vautrent. Bah oui, normal. Quand on trépane quelqu'un, on lui demande pas de résoudre une équation derrière... Sauf qu'après, ce sont les mêmes chaînes qui vont se plaindre que toutes les récompenses de séries dramatiques vont au câble. Comme quoi il est pas complètement abruti, le téléspectateur, hein, il a juste bien compris qu'il n'y avait rien à attendre de vous.
Si personne n'a regardé Lone Star, peut-on avancer l'hypothèse que c'est parce que personne ne pense que la FOX peut sortir une série dramatique originale, autre que les éternels formula shows ? Et que même quand une série est bonne, elle finit par être annulée alors pourquoi se donner la peine, sérieusement ? On n'en attendait pas grand'chose parce que FOX a eu la présence d'esprit de qualifier la série de pseudo-Dallas quand il aurait été tellement plus judicieux de la vendre en faisant des parallèles avec Big Love.

L'ironie finale, c'est que le héros de Lone Star se tapait deux femmes... et qu'il aura fini sur la longue liste des "screwed by FOX".

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (allez, pour la route) : la fiche Lone Star de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:15 - Point Unpleasant - Permalien [#]

24-05-10

Give it some time

Expérience vécue par de nombreux téléphages, et plus particulièrement par les pilotovores : après avoir vu un pilote, dites devant le fan de n'importe quelle série que vous ne l'avez pas aimé, et vous avez une chance sur deux d'entendre en retour que, je cite, "ça s'améliore ensuite". Par ensuite, ce même fan peut aussi bien entendre un épisode de plus... que toute une saison : "ça s'améliore ensuite... pendant la saison 4 !" est en fait souvent le sous-entendu.
Il y a évidemment un certain prosélytisme dans cette réponse, mais pas seulement.

Que quelque chose soit bien clair : c'est absolument contre mes principes de regarder une série en espérant qu'à un moment, ça va bien finir par s'améliorer. Je sais que ça en fait hurler certains, mais ça se passe pendant le pilote, les enfants, c'est là qu'il faut être bon, pas dans deux mois, et encore moins dans quatre ans, d'accord ? Dés le pilote.

Je ne dis pas que le pilote doit être absolument parfait, parce que d'une part, la perfection n'est pas de ce monde, et d'autre part si le pilote était parfait on n'aurait pas envie de revenir la semaine suivante puisque tout aurait été dit dés le pilote, mais il faut que le premier épisode soit suffisamment convaincant. Qu'il inspire une certaine confiance et qu'on se dise que, bon, ok, ya peut-être encore ci ou ça à travailler, mais dans l'ensemble c'était bon et j'ai aimé. Je cherche dans un pilote la même chose que je cherche chez un homme : c'est peut-être pas parfait dans l'absolu, mais l'essentiel c'est que ça me plaise (et qu'au minimum, ça dure plus de 20 minutes). L'idée c'est que je sente du potentiel, pas que ce soit un chef d'œuvre dés le départ. Je suis une téléphage raisonnable, dans ma folie.
Mais enfin, quoi, si je ne suis pas convaincue au premier épisode que j'ai une raison de rester, je ne vois pas pourquoi je me forcerais à regarder en espérant que ça s'arrange ! J'ai autre chose à faire ! D'autres pilotes à découvrir !

C'est donc très rare quand je regarde une série qui ne m'a pas convaincue au-delà de son pilote. Dans ces cas-là, c'est parce que je suis mitigée, ou que vraiment je me demande si j'ai pas loupé un truc. C'est un peu comme mes retentatives téléphagiques, quand je regarde un pilote une seconde fois quelques années après l'avoir découvert, en me disant qu'étant dans un autre état d'esprit, je verrai peut-être quelque chose qui m'a échappé la première fois et que d'autres semblent voir. Eh, ça a marché pour quelques unes, après tout... une minorité, mais quand même.

Une fois arrivée au bout de la saison 4 de 30 Rock cette nuit (je m'inquiète maintenant de ce sur quoi je vais réussir à faire une obsession alors que je dois à présent me désintoxiquer ET de Saturday Night Live, ET de 30 Rock...), je me suis dit que ce cas de figure était quand même super rare. De carrément allergique, je suis devenue (certes à la faveur d'un état de santé médiocre) plutôt enthousiaste vis-à-vis de la série (mot-clé : plutôt). Mais il faut dire que pour 30 Rock, j'ai carrément persisté.

Peut-on aimer n'importe quelle série si on lui donne du temps ?

Je crois que c'est justement la raison pour laquelle je refuse de donner trop de temps à une série pour me plaire. C'est la raison pour laquelle c'est quitte ou double avec moi (ça, et le fait que si on me donne le choix entre un pilote dont j'ignore tout, et le deuxième épisode d'une série qui ne m'a pas tout de suite convaincue de son potentiel, je préfèrerai toujours l'inconnu...).
Au cinéma, on ne se lie pas sur le long terme, mais à la télévision c'est tout le principe et, bien consciente de cette particularité de ma chère passion, je pense que je me méfie spontanément des gens qui veulent laisser du temps à une série pour qu'elle plaise à un spectateur qu'au départ elle a laissé froid. C'est comme un piège. J'ai l'impression qu'on cherche à m'habituer aux personnages, peut-être même à me les faire aimer, et une fois que j'en serai arrivée là je ne pourrai plus dire du mal de la réalisation, du scénario ou quoi que ce soit d'autre ; je trouverai des excuses à la série parce que l'affectif prendra le dessus. Alors, instinctivement, j'ai envie de répondre que oui, on peut aimer n'importe quelle série si on lui donne du temps.

Est-ce que l'étrange expérience 30 Rock vérifie cette crainte, ou la nuance ? Est-ce que le fait d'insister, encore et encore, au prétexte que je ressens une certaine pression extérieure par exemple, ou parce que je vomis tripes et boyaux depuis plusieurs jours, a joué dans le fait que plus je regardais d'épisodes, plus je voulais en voir ?

Je plaisante souvent sur le fait que la téléphagie est une forme d'addiction (et si je le nie, je dois reprendre le programme depuis le début, alors...), mais c'est quand même un peu ça, non ? Si on laisse du temps à une série... on est sûr de s'y accoutumer. C'est pour ainsi dire inévitable.

Pourtant il y a des séries que je n'aime vraiment pas ! Mais je me demande parfois si je leur ai laissé une vraie chance.
Si j'avais regardé tous les épisodes de Ma Famille d'abord dans l'ordre... euh, non, mauvais exemple. J'ai dû voir les deux premières saisons comme ça. Et je déteste la série. Mais je revenais. Mais c'était l'heure qui s'y prêtait. Mais je ne changeais pas de chaîne. Mais je n'aime pas regarder le journal télévisé. Mais j'aurais pu mettre une VHS. Euh, j'en étais où ?!
Oui, voilà : existe-t-il une série que j'aie regardé sur le long terme et que je n'ai pas aimée ? Est-ce que c'est possible ?
Bah, non, puisque j'arrête quand je ne suis pas convaincue ! Et il n'est pas né celui qui me fera regarder un deuxième épisode de Gossip Girl ou de True Blood, ah ça non, même pas la peine d'y penser ! Je ne vais certainement pas m'infliger ça !

Ça me semble un comportement assez effrayant que de dire "tiens, regardons plusieurs épisodes en espérant que ça s'arrange". Je déteste faire ça. Je me méfie de pareil comportement. Si on n'accroche pas, on n'accroche pas, inutile d'insister. D'un autre côté la télévision est justement conçue pour fonctionner sur le long terme. Mais si on n'en a pas envie, pourquoi se forcer ?
Voilà que je recommence à me contredire moi-même !

Non, vraiment c'est un dilemme.

Peut-être que dans le cas de 30 Rock, comme, peut-être, dans le cas d'autres séries que j'ai appris à aimer sur le long terme (il y a eu le cas Big Love, aussi, l'an dernier, et ça a encore mieux marché parce que là j'ai même acheté les DVD !), il y avait un autre facteur au moment du pilote. Un truc du genre auto-persuasion. Peut-être que la première fois, j'ai décidé à mon insu de ne retenir que le négatif. Je croyais ne pas aimer Tina Fey et je me retrouve à regarder 4 saisons d'une série dont elle ne quitte quasiment pas l'écran, ça remet des choses en perspective !

Nan mais, en fait, ça s'améliore ensuite.
...

Giveitsometime

Posté par ladyteruki à 09:38 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

10-05-10

La route est droite, mais la pente est forte

On a tous entendu ces petites phrases, mais rien à faire, on ne s'y fait simplement pas.
- "Les Américains ça doit leur faire drôle, une série aussi intelligente !"
- "Nan mais attends, une série américaine ; moi je m'attendais à pire !"
- "J'aime bien cette série... même si elle est américaine."

Ces phrases, vous les aurez reconnues, ce sont celles que sortent les apprentis-téléphages en pleine épiphanie, ces débutants qui découvrent que les termes "les séries américaines" recouvre plus que Dallas, la dernière série dont les médias aient suffisamment parlé pour qu'ils y jettent un œil, et dont ils avaient tiré une leçon assez médiocre sur les capacités télévisuelles de l'Amérique, ce pays notoirement crétin vu de notre côté de l'Atlantique où tout est si beau, si intelligent, si culturellement exceptionnel.

Une fois de plus, aujourd'hui, j'ai entendu ces phrases et quelques autres, clichés typiquement français sur "les séries américaines", dans ce que l'expression a de plus péjoratif.
Il parait que Dr House finit ce soir, et l'apprentie-téléphage à qui on doit cette sortie imprégnée de stéréotypes, s'attristait de la disparition de cette série de son écran. Surtout que, je cite, "c'est pas souvent qu'une série américaine se montre aussi intelligente, ils ne doivent rien comprendre, les Américains".

On leur dit ? On leur dit que pendant 7 ans, ces Américains en question ont regardé une série sur un network parlant de leur Maison Blanche, des compromis et de la politique politicienne, quand nous n'en avons pas eu plus d'une saison sur notre Élysée (et sur un tout autre registre) ? On leur dit également que sur le câble, actuellement, il y a des Mad Men, des Big Love, des Breaking Bad, des... Non, on leur dit que la liste est trop longue ? Que les séries intelligentes, venant des Américains, ce n'est pas l'exception surmontant les pires obstacles, mais une frange fournie de leur production télévisuelle ?

Bien-sûr, quand on a l'habitude des Experts Stuttgart, des Experts Leipzig et des Experts Hannover, ou pire, qu'on regarde Bones ou NCIS, ça doit faire un choc. Mais si vous êtes impressionné par Dr House, accrochez-vous, ça va secouer quand vous allez découvrir d'autres séries. "Des séries américaines".

Route

C'est là aussi que je mesure l'ampleur de la tâche qui m'attend quand j'essaye de parler de fiction asiatique. Rien n'est acquis en matière de télévision américaine, finalement, à propos de laquelle les préjugés restent nombreux. Les Américains sont donc des benêts, incapables de faire des séries de qualité (et d'ailleurs j'aimerais qu'on me cite des séries françaises qui soutiennent la comparaison, juste une fois, dans ce type de conversations). Mais alors, les Japonais ? Ces crétins qui ne savent faire que des émissions où on mange des trucs improbables et où on se casse la figure ? Et les Coréens ? Ah bon les Coréens ont la télé ?

De cliché en cliché, la vision qu'ont beaucoup de gens de la télévision n'a pas progressé, finalement. Le "phénomène des séries télé" n'a été un progrès que pour un microcosme qui s'est cru parvenu à un certain seuil de légitimité culturelle. Mais le grand public n'a toujours qu'une vision étriquée de l'objet de notre passion...

Alors même quand certains jours, on a envie de fermer la boutique parce que les commentaires, les retours ou les statistiques ne suivent pas, on se dit qu'il y a encore tant à faire pour essayer de faire entrevoir les horizons que nous avons sous les yeux au quotidien, qu'on reprend le clavier et on s'y remet.

Posté par ladyteruki à 15:27 - Point Unpleasant - Permalien [#]

02-04-10

Revisions

Depuis l'année dernière, et son mois de janvier qui a apporté son lot de retentatives téléphagiques (j'ai alors regardé les pilotes de plusieurs séries que je craignais d'avoir jugées trop vite), j'ai pris l'habitude, pourvu d'avoir un peu de temps pour le faire, de donner leur chance à d'autres séries. Avec toujours dans l'idée que, peut-être, quelque chose m'avait échappé la première fois. Tenez, finalement : quand j'ai fini par donner à Big Love un peu plus de temps et d'attention, ça a payé. Partant du principe que, bon, on sait pas, ça peut se produire avec une autre série, je poursuis, dans la limite des stocks de temps disponible, ces réexplorations.

C'est comme ça qu'il y a quelques jours, je me suis remis le pilote de Psych. Psych que j'appelle Psych et pas Enquêteur malgré lui, déjà parce que j'essaye quand même d'éviter le ridicule de temps à autres, et surtout parce qu'avant que TFHein ne déshonore la série avec ce titre abject, j'avais déjà vu le pilote et le nom de la série était resté en VO.

Justement, ça me revient... je l'avais vu avec mon homme de l'époque et ma frangine, ce fameux pilote. On était tous les trois sur le lit (rapport au fait que nous n'avions pas de canapé dans notre studio, histoire de pouvoir y circuler) et on avait regardé ça dans le noir, en silence, et en VO. Je me rappelle qu'il y avait une chaleur moite dans la pièce, qu'on était agglutinés devant l'écran de l'ordi, et qu'on n'avait pas trop discuté pendant l'épisode.
Ma soeur rei, qui n'est pas tellement une adepte des séries qu'on regarde sans sous-titres (ce qui est ma façon diplomatique de dire qu'elle n'en bite pas un mot) semblait comprendre quand même pas mal de choses, et ne posait pas tellement de questions comme elle le fait d'ordinaire (exemple : rei devant le pilote de Reba, avec la VO + l'accent, c'est la garantie de s'interrompre toutes les deux secondes pour traduire ce qui vient de se dire).
Après quoi, si je me souviens bien, on avait tous convenu que c'était sympa mais sans plus.

Ensuite, hormi une ou deux fois où j'étais tombée dessus sur TFHein et avais regardé quelques minutes avec un vague amusement, je n'y étais plus revenue. Concrètement, je pense pouvoir avancer sans me tromper que, à part ce pilote, je n'ai vu aucun autre épisode de la série en entier. Finalement, c'est un peu la même histoire que celle qui est arrivée à Chuck (quoique je pense avoir regardé un ou deux épisodes de Chuck complets ; mais guère plus).

Psych

Voilà exactement une série qui entre dans les critères de mes retentatives, donc. Elle n'est pas mauvaise, elle n'est pas excellente, elle a eu le malheur d'être au milieu et, peut-être, avec le temps, mon opinion à son sujet pourrait-elle changer. Ça s'est déjà vu après tout !

Alors me revoilà, 4 saisons plus tard quand même, à me remettre devant le pilote histoire de voir. Parce que finalement c'est uniquement de ça qu'il est question.

Je ne me rappelais pas avoir autant ri la première fois, et c'est sans doute la bonne nouvelle, finalement. C'est vrai que ça fait plaisir, une fois de temps en temps, qu'un flic ne se prenne pas au sérieux comme CSI Pocahontas, CSI Marsupilami et CSI Ratigan. On dépasse le stade de la comédie policière à la Monk pour aller vers un personnage franchement humoristique. Je le répète, c'est un plaisir.

Alors, effectivement, le pilote était mieux que dans mon souvenir. Si je retombe sur un épisode, à l'occasion, je ne zapperai peut-être pas, cette fois. Mais quand j'essaye de m'imaginer en train de regarder toute une saison... ça reste quand même une série policière, construite vraisemblablement sur des enquêtes indépendantes, et dont les ressorts me semblent assez évidents : il y aura toujours quelqu'un pour suspecter Shawn de ne pas être crédible, mais il finira toujours par résoudre l'affaire... Je ne me sens pas de taille à affronter ça épisode après épisode, même en tenant compte des répliques drôles qui ne manqueraient pas de les ponctuer.
Bon, si, peut-être un épisode ici, ou là, si jamais je m'ennuie dans mon planning téléphagique. Mais ça n'ira jamais plus loin.

Verdict : Psych réhabilitée...
Mais je vais quand même la laisser où elle est.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Psych de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 11:19 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]


10-05-09

FNUC you

Pour la cagnotte Life, il y a un euro de moins. J'ai résisté plusieurs fois mais hier, ma frangine m'a emmenée dans une FNUC. Elle avait des bons de réduction, je peux pas lutter contre ça !!!

Bon, ça fait un donc un euro de moins pour le mois prochain, et puis quelques autres dépensés pour mon obole au dieu FNUC.
Mais le plus contrariant c'est que je suis allée dans une FNUC que je ne connaissais pas, et qu'elle était assez dépourvue en séries télé. On n'y trouvait en fait quasiment que les nouveautés... et encore.

Par exemple, on pouvait y trouver le verdoyant DVD de la 4e saison de House, mais pas les trois premières. Super logique. Une chance que je ne tienne pas à investir dans House. Mais du coup, là où j'aurais pu me laisser aller à me lancer dans une série ou une autre, eh bien, il s'avérait que je ne pouvais pas acheter la 1e saison. Décourageant au plus au point.
Et puis, il y avait des nouveautés dramatiquement manquantes, comme le coffret La Belle et la Bête qui m'était pourtant destiné à bien des égards (c'est une des premières séries dont j'ai parlé ici, je la regardais déjà toute petite... et puis, ne serait-ce que le package violet !), qui pourtant était mon objectif de départ.

Démunie devant ces absences éhontées, j'en suis venue à me poser des questions... J'ai l'impression de passer mon temps à acheter des DVD mais, pourtant, devant ce rayon, c'est comme si je n'en avais aucun. Ou plutôt comme si aucun ne me concernait. De quelles séries je peux bien suivre la sortie en DVD, finalement ? Battlestar Galactica ? Et à part ça ? Boston Justice (mais il n'y avait que la saison 2 et même pas la 3), bon, d'accord. Mais sinon ?

Des séries qui m'attiraient dans les rayons, y compris parmi celles que j'ai déjà à la maison, je tirais la leçon suivante : il ne s'agit que de mini-séries (The Lost Room, Jekyll) ou de saisons uniques (Action!, Angela, 15 ans), de séries à deux doigts d'être finies (Pushing Daisies, Battlestar Galactica), ou, dans le meilleur des cas, de séries au rythme de sortie si lent qu'il vaut mieux que je ne retienne pas mon souffle (Une Nounou d'Enfer, The Practice).

En rentrant à la maison, j'ai essayé de regarder le palmarès de mes plus récentes acquisitions. Seul le coffret Gilmore Girls me donne un peu d'espoir, mais la série n'est pas prioritaire sur ma liste, d'autant qu'il est assez rare que soit en stock la saison que je cherche.

Ca m'a un peu désespérée, tout d'un coup. Je me suis dit : "mais en fait, en-dehors des pilotes que je découvre chaque semaine, je regarde quoi sur le long terme ?", et le bilan a été effrayant.
Sur le long terme ? Je finis tranquilement mais sûrement mon intégrale de Titus, la saison 3 de Three's company, j'ai entamé Voilà! et j'y deviens accro... je vis dans le passé ! Je regarde des séries que de toutes façons je ne trouverais pas en DVD (surtout moi qui n'ai pas de lecteur zone 1).
Je fais du rangement dans mes cagoules et je m'aperçois qu'il y a soit des vieilleries de ce genre, soit des nouveautés dont la sortie en DVD en France n'est vraiment pas pour tout de suite.

Mais alors qu'est-ce que je fais en magasin ?! Pourquoi je suis si contente de ces bons de réduction soigneusement offerts par ma soeur ? Pourquoi j'ai déjà sorti ma jolie carte FNUC ? Pourquoi je suis contente d'être dans ce rayon si rien ne m'y attire spécialement ? La pauvreté de l'étal y était certainement pour quelque chose (et le prix de la saison 2 de Big Love, aussi), mais j'ai eu un coup de blues terrible.

J'ai longtemps hésité avant de prendre quelque chose. Oui, The Lost Room, mais il n'y a pas urgence. Oui, Boston Justice saison 2, surtout à un prix vert. Mais j'étais mal à l'aise. La perspective de retourner dans quelques semaines à la FNUC pour Life, alors que la série vient d'être annulée, l'absence de La Belle et la Bête, l'absence de la saison 3 de Gilmore Girls, y étaient évidemment pour quelque chose. J'étais venue en me réjouissant à l'avance de ces quelques acquisitions, qui me trottaient dans la tête, et ne pas les y trouver, et surtout être incapable de m'enflammer pour d'autres sorties, m'ont rendue toute chose. C'est vrai qu'il y a aussi des séries dont j'ai la première saison, comme Heroes ou Babylon 5, mais dans ces cas-là je ne m'estime pas assez fan pour faire l'investissement de saisons supplémentaires dans l'immédiat.

Mais, moi qui aime tant les séries, et qui aime tant les avoir en DVD, au lieu de l'embarras du choix, il ne me restait que l'embarras.

Posté par ladyteruki à 23:19 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

11-04-09

Life support

Il y a des choses qui ont changé dans ma vie, récemment. C'est pas que le rythme de cette nouvelle existence me tue, mais il faut le temps de s'habituer, quoi. Du coup, ces derniers temps j'ai pris une mauvaise habitude c'est que quand je suis rentrée à la maison, j'ouvre la porte et je tombe directement sur mon lit (avec un rebond contre le mur parce que le lit n'est pas pile face à la porte d'entrée, mais vous saisissez l'idée, quoi) après quoi je m'endors comme une masse. Dans le meilleur des cas je tiens le coup un ou deux soirs de semaine, mais ce ne sont jamais les jours que je voudrais.
J'ai donc pitoyablement raté Life le 25 mars, et puis du coup bah j'ai pas regardé le 1er avril parce que je ne voulais pas sauter des épisodes, et là j'ai compris que j'étais à nouveau entrée dans la spirale infernale.

Mais si, vous savez : la spirale infernale. La spirale infernale qui commence par "j'ai raté un épisode cette semaine" et finit par "du coup j'ai arrêté de regarder et ah bah, tiens, la deuxième saison commence ce soir". Cette spirale infernale.

Ca m'a fait le coup pour plusieurs séries déjà, comme par exemple Veronica Mars ou surtout LOST : j'ai arrêté pour des raisons techniques, et je n'ai jamais réussi à retrouver l'envie de m'y remettre ensuite. C'est un peu comme 24 : dés qu'on sort de l'univers, on ne parvient plus à s'y replonger, parce qu'on a eu l'occasion de prendre du recul et de se dire que, finalement, c'est pas si intéressant.
Il est hors de question que je laisse ça se produire avec Life. HOOOOORS DE QUESTION. Nan mais vous ne vous rendez pas compte, on parle de Life, là ! La série qui insuffle de l'air dans mes poumons depuis que je suis privée de tartes. Donc c'est même pas la peine d'y penser.
Mais j'ai la solution.

Encore une fois, je vais faire mon Cylon, mais j'ai un plan ; et il est le suivant :
- j'ai acheté un petit cochon
- chaque fois que je passe devant une FNUC et que j'ai envie d'y entrer, je m'auto-punis
- l'amende versée à moi-même est de 1€ à chaque fois
- je mets donc 1€ dans le petit cochon
- et en juin, sans effort (vu le nombre de fois où la tentation me prend), je m'offre une première vie

De toutes façons, avec les DVD que j'ai été acheter l'autre jour en occas' (Felicity, Dharma & Greg...), j'ai largement de quoi faire dans l'intervalle, sans compter que j'ai du Big Love à faire avancer, et un coup de pied dans l'arrière-train à me filer pour Deadwood et Rome. Donc je peux tenir sans piller une FNUC d'ici-là, c'est faisable.

Je ne tiens pas vraiment à cette série. Je ne tiens pas vraiment à cette série.
Bon d'accord, peut-être que j'aime bien cette série.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 14:53 - Opération COLLECTION - Permalien [#]

01-04-09

C'était le bon vieux temps !

Ça fait aussi longtemps que ça que je ne vous ai pas parlé de vieilleries ? Depuis mon anniversaire ?! Non mais attention, quand je dis vieilleries, je ne parle pas juste de la toute première saison de Big Love, ou de celle de Life, je parle de remonter bien plus loin dans le temps. Ça m'étonne de moi... Et ça me déçoit de ma part, également. Allez, on va remédier à ça vite fait, et bien fait, en plus.

Et attention, cette fois, d'ailleurs, il y a du concept ! Car j'ai décidé de vous parler de deux pilotes... l'un étant celui du spin-off de l'autre ! Vous suivez ? Ne vous inquiétez pas, on va faire les présentations avant d'entrer dans le sujet, histoire que je ne vous perde pas en chemin. Il ne sera pas dit que je n'ai pas fait ma part d'éducation téléphagique ce mois-ci.

Donc aujourd'hui, attention les yeux, on commence par remonter en 1971 avec All in the Family, une série fétiche des américains mais qui bizarrement, ne parle pas au spectateur français lambda alors que si vous citez ce titre à un américain, il va immédiatement penser au vilain mot, celui qui commence par "cul-". Je veux dire qu'il va penser à culte, rho faut tout vous dire, je sais que c'est le printemps mais maîtrisez-vous un peu, au nom du ciel ! C'est à un tel point côté français qu'il a fallu que j'envoie la fiche à SeriesLive pour cette série, alors imaginez un peu pour le spin-off.

Donc, All in the Family, c'est l'histoire d'une... famille, merci à ceux qui suivent, les Bunker, dont le patriarche Archie est à peu près aussi mal aimable que moi avant mon verre de lait glacé du matin (bah oui du lait parce que j'aime pas le café... pourquoi on parle de ça, déjà ?), pour vous donner une idée. Il est conservateur limite réactionnaire, raciste, mysogine, terre-à-terre, bref tout aurait été parfait dans le meilleur des mondes pour lui s'il n'avait pas percuté de plein fouet la fin des années 60 et, pire, les années 70 qui ont suivi, et qui annoncent de grands changements de société auxquel Archie n'est pas mentalement préparé, et osons le dire, il s'y refuse de toutes façons. Vous voyez le genre.
Mais All in the Family, c'est un sitcom, alors tout va bien et il y a du monde autour de lui pour lui donner la réplique, dont Edith, sa gentille femme toujours compréhensive (il en faut des comme elle pour supporter des comme luià, Gloria, leur fille chérie qui a fait l'erreur fatale de se marier à Michael, un odieux produit des années 60, démocrate, faisant de hautes études, et pourquoi pas pour la mixité tant qu'on y est, et mille autre choses encore dont vous imaginez bien qu'elles ne rapprochent guère le gendre du beau-père.

En fait, j'ai eu un mal fou à regarder All in the Family, où la mauvaise humeur d'Archie reste un gros inconvénient, tout en étant (oui, juste avec le pilote) assez irritée par le fait qu'on passe notre temps à avoir l'impression qu'Archie a et aura toujours tort. On lui prouvera qu'il est à côté de la plaque, plus du tout au fait de ce qui se passe autour de lui, à chaque épisode. Et ça semble assez frustrant.
Effectivement, il est assez impressionnant de voir son voisin black venir lui donner une grande leçon de tolérance interculturelle lorsqu'il le "traite" de juif (que TF1 se rassure, il ne dit pas youpin, après c'est vrai que je n'ai vu que la VO...), et qu'Archie réagit au quart de tour, se décriant d'être juif, jamais au grand jamais, et que son cher basané voisin lui serre la main avec compassion et ave un sourire plein d'amitié, en lui disant que ça ne changera rien à leurs rapports s'il est juif. C'est vrai que sur le coup, on se dit que la démonstration est belle. Mais on sait aussi qu'Archie est trop vieux pour changer et que tous intéressants ou amusants que soient les tours de passe-passe qui se présenteront face à lui, il restera tel qu'il est, et cette perspective est au final assez peu stimulante. Voir un râleur râler... bon, je vis en France, j'ai pas besoin de regarder une série américaine pour ça, 'voyez...

Et puis d'un autre côté, le spin-off, c'est Maude.
Alors, Maude, pour tout vous dire, c'est une série sur laquelle j'ai eu un véritable coup de cœur, et elle m'a en fait poussée à me réintéresser à All in the Family dont je n'avais au départ pas réussi à aller jusqu'au bout du pilote. Le personnage de Maude apparaît dans All in the Family comme étant la cousine d'Edith (moi j'en sais rien, je crois ce qu'on me dit, et je ne m'amuserai certainement pas à me taper toute une saison du premier pour entr'apercevoir les prémisses du second), et n'ayant que des raisons de se fritter avec Archie Bunker : elle est très, très progressiste, féministe, divorcée plusieurs fois, elle n'a pas la langue dans sa poche, elle est pro-choice, enfin bref c'est un festival de contradictions avec Archie. Avec sa fille Carol (divorcée et mère d'un petit garçon, décidément on accumule), elle fait irruption dans la vie des Bunkers mais décroche dés 1972 sa propre série, donc, Maude, si vous avez suivi.

Wikipedia nous dit que Maude a été l'inspiration derrière la série française Maguy, ce qui, je dois l'avouer, m'a semblé frappant dés que j'ai vu le générique et avant même de lire Wikipedia, mais pour autant que je me souvienne très vaguement de ce que j'ai dû voir de Maguy sur Antenne 2 avant Giga (attention là je remonte très très loin dans mes souvenirs, c'est très flou), ça n'était certainement pas avec un personnage aussi politiquement coloré. Je sais que j'ai vu très peu d'épisodes de Maguy, et que je me souviens encore moins d'eux, mais franchement je ne m'en souvenais pas comme d'une série équivalente avec ce que j'ai vu avec Maude. Je peux me tromper. Envoyez-moi le pilote de Maguy et on en rediscutera, si vous voulez.

Maude peut sembler de prime abord être l'opposée d'Archie Bunker, mais en fait, ce n'est vrai qu'au niveau de ses convictions. Pour le reste, soyez assurés qu'elle est aussi têtue que lui, voire même pire.
Je retrouve dans la relation qu'a Maude à sa fille Carol quelque chose qu'on trouvera ensuite entre Sylvia et Fran Fine, d'ailleurs : une relation fusionnelle qui parfois pèse soit à l'une, soit à l'autre, mais est impossible à envisager autrement. Dans le pilote, Maude découvre avec horreur que sa fille voit un psy. Problème : Maude est censée être pour la psychanalyse. Plus gros problème : Maude ne supporte pas l'idée que sa fille préfère se confier à un inconnu plutôt qu'à elle. Ce sera pour elle l'occasion de faire un véritable chantage affectif à Carol (une vraie mère juive, je vous dis ! les sanglots, la main portée au coeur, tout y est), et puis, comme c'est une grande fille cette Maude, elle va se prendre en main et carrément s'arroger un rendez-vous avec le psy en question... je ne vous dis pas comment ça tourne mais je devine que vous avez compris que le caractère fort de Maude a, finalement, des inconvénients aussi, même quand on partage ses idéaux. Envahissante, égocentrique (l'épilogue du pilote est criant à ce sujet), excessive... mais aussi sincère dans tout ce qu'elle fait, et c'est bien là son charme. Et tandis qu'elle se fritte avec sa fille Carol qui, et on la comprend, revendique la même liberté d'action que Maude a arraché à la force du poignet, pendant ce temps, le 822e mari (j'ai perdu le fil mais ça doit à peu près être ça), Walter, joue le clown blanc, et met en exergue les excès de Maude. Un vrai festival où tout le monde se rentre joyeusement dans le lard, pas par méchanceté, même pas parce que les opinions diffèrent, juste parce qu'on ne devrait jamais mélanger certains composants chimiques de nature explosive !

Bref on s'amuse beaucoup plus avec Maude, non seulement parce qu'elle est plus proche de nos valeurs modernes, mais aussi et surtout car personne ne cherche à la faire tourner en ridicule ou en bourrique, et que cette femme de poigne en a, pardonnez-moi l'expression, dans le caleçon.

Alors à partir de là, on va se la jouer Nouvelle Star, mais en version La preuve par trois. Pour un pilote de All in the Family, où vous délecter de la célébrissime mauvaise foi des conservateurs américains, faites le 1, et pour un pilote de Maude, où se réjouir d'un personnage au caractère bien trempé, faites le deux.

Mais ne faites pas l'erreur de ne composer ni l'un ni l'autre car, je l'ai dit, ce sont des classiques. A un tel point que je me suis sentie obligée de faire les fiches...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culte-ure : la fiche All in the Family de SeriesLive, et la fiche Maude de SeriesLive. De rien.

Posté par ladyteruki à 21:29 - Telephage-o-thèque - Permalien [#]

27-03-09

Dans les épisodes précédents...

Si vous avez loupé les épisodes de 3615 My (So-Called) Life (et tous les autres) ces deux dernières semaines, pas de panique, voilà un petit récapitulatif histoire de se remettre dans le bain. Ne vous inquiétez pas, on va y aller un orteil à la fois, tout va bien se passer, sans hydrocution ni rien.

Il y a les mauvaises nouvelles, accrochez-vous ça va être pénible...
D'abord, j'ai recommencé à regarder Grey's Anatomy. Ah nan, je me sens mal, vous n'imaginez pas, alors n'en rajoutez pas. Cette semaine, avec la noyade de Meredith, on est même arrivés au stade critique où la dernière fois, j'avais lâché prise et que j'avais compris qu'on pataugeait dans le grand n'importe quoi ; paradoxalement c'est justement cette semaine que, mon emploi du temps me le permettant, je me suis mise à surveiller la fin de l'odieuse série de TFHein en sourdine pour ne pas louper le début des aventures du Seattle Grace. Cet après-midi, c'était la fin des deux épisodes de tribulations d'Addison Montgomery à Los Angeles, la dernière chose qui valait le coup dans cette saison, donc c'est officiel, à partir de lundi, si je regarde encore, c'est que mon cas est grave. C'est vrai qu'il y a encore le mariage de Christina et Burke devant nous (et que j'ai très envie de revoir Christina faire une crise de panique et ordonner à Meredith de lui retirer sa robe, juste parce que la première fois je sais que j'en avais pensé un truc mais je ne sais plus quoi) mais ça reste très pathétique. Priez pour moi, et pour que mon état s'améliore.
J'ai aussi vu du Bones, comme vous le savez, mais face à cette torture intellectuelle insidieuse, j'ai fait de mon mieux pour ne pas regarder (là est la nuance) et lancer mon cerveau sur d'autres sujets, si bien que je pense avoir réchappé à peu près indemne de cette rude expérience. C'était aussi très salvateur de me confier à vous la dernière fois à ce sujet.
Ah mais il y a pire. Je n'ai toujours pas regardé la fin de la première saison de Dexter (parce que j'ai pas la saison 2 à la maison), et j'ai même arrêté Big Love (juste parce que la VF de mon DVD ne me plaît pas, vous parlez d'un motif stupide).
Non attendez, c'est pas encore fini, si ce n'était que ça... moi, moi la téléphage, j'ai été trois fois au cinéma (et trois fois pour le même film... qu'auparavant j'avais cagoulé et regardé, ce qui prouve que HADOPI n'a rien compris). Moi, la téléphage. C'est la honte et le deshonneur.

Maintenant, il y a les bonnes nouvelles, bon, quand même, mon cas n'est pas complètement désespéré.
Si j'ai arrêté le visionnage de certains autres de mes DVD, c'est aussi parce qu'on m'a offert celui de Pushing Daisies (allelluia !!!) et que c'est vraiment bizarre, mais ça m'a retardée pour plein d'autres choses. Difficilement explicable, n'est-il pas ? D'ailleurs, si vous me le demandez, j'aurai une adorable anecdote à ce sujet... mais aurez-vous les tripes pour supporter un autre post dédié à Pushing Daisies ? A vous de voir.
C'est avec le délice que vous pouvez imaginer que j'ai redécouvert les premiers épisodes de Life, dont je suis amoureuse comme au premier jour (qui date d'il y a à peine quelques semaines, c'est vrai), et que, quand je ne m'endors pas pendant le générique (et vous avez vu la durée du générique ?! faut que j'arrête les journées chargées), franchement, c'est un plaisir de tous les instants. Comment vous dire ? Cette série, c'est juste... l'inspiration ultime. Je mets sciemment de côté les intrigues policières et me contente de me laisser charmer par le personnage de Charlie Crews et la force vitale qui se dégage de lui. Je n'arrive simplement pas à m'arrêter de jeter des fleurs à ce personnage. Je passe donc au sujet suivant, mais sachez que je continue mentalement les louanges.
Ce qui m'a aussi beaucoup occupée, c'est la 712e rediffusion de l'ultime saison d'Une Nounou d'Enfer ! C'est le genre d'expérience que tout téléphage malsain de corps et d'esprit sait qu'il faut reproduire à l'envi, dés que l'opportunité s'en présente, et grâce à M6, c'est le cas très régulièrement, je sais qu'il y en a qui s'en plaignent, mais moi, je ne peux pas, voilà tout... Revoir, encore et encore, cette dernière saison (en plus pourquoi se priver puisque c'est ma préférée, avec la première, la seconde, la troisième, la quatrième, et la cinquième), réciter les dialogues et tout de même rire et pleurer comme au premier jour... c'est simplement impossible à refuser. Je resignerais pour une nouvelle diffusion dés demain, à vrai dire, même si Malcolm c'est pas mal aussi, mais il n'y a évidemment pas le même attachement. Vous savez, ce qui est beau, et pathétique aussi quelque part évidemment, c'est que ma série s'est finie en 1999... et qu'en 2009, j'étais une fois de plus devant, à prier pour entendre et ne pas entendre The way we were... parce que ça signifie la fin. C'est, je sais pas ce que c'est. Mais ça l'est ! Vous savez, n'est-ce pas ? Ce que c'est quand on est là, avec LA série, celle qui sera toujours là. Ah oui au fait, la semaine prochaine, j'ai prévu de m'acheter la saison 3, alors l'histoire n'est pas prête de finir.

Et puis, il y avait les nouvelles nouvelles. De bons pilotes à déguster ! Ah, que j'aime cette saison, presqu'autant que l'automne! Pour l'instant je n'ai pas bien fait mes devoirs, puisque je n'ai pas encore regardé Castle par exemple, mais par contre j'ai tenté Better Off Ted, Roommates, Party Down... Les posts relatifs à ces séries viendront en leur temps, mais l'idée essentielle à retenir c'est que pour Better Off Ted, je suis conquise, donc vous allez de toute évidence en entendre reparler.

Bon, et puis j'ai aussi eu un peu de temps pour quelques vieilleries, comme beaucoup de Titus (il ne me reste plus qu'une saison, je ralentis donc, fidèle à mon habitude de ne pas aimer les séparations...), quelques rediffs de Sex & the City mais il faut de toute évidence se résigner, quelqu'un parmi vous va me pousser dans mes retranchements sans le savoir, et je vais devoir en faire un post...

J'ai aussi découvert un truc qui de prime abord n'a rien à voir, mais ça s'appelle Cash Converters et ces magasins auront ma mort. Le jeu video Desperate Housewives pour une bouchée de pain, c'est rien que du vice mais qu'est-ce que c'est bon ! En plus, en dépit de son apparente simplicité, le jeu offre pas moins de 4 fins différentes, des quêtes facultatives marrantes, tous les personnages et un peu plus encore (c'est juste dommage qu'ils n'aient pas eu les doubleurs de la série mais, pour leur défense, les remplaçants ont vraiment tout donné pour bien respecter les tics verbaux et intonnations des doubleurs habituels), bref je me suis éclatée, largement plus que sur le casual game de Party Down dont je vous parlais plus tôt. J'ai aussi eu le film First Contact en DVD pour 90 centimes (bah oui, mais j'ai que la VHS et c'est mon film préféré de Star Trek...), le pilote de Clair de Lune pour 1€, bref de la grande folie, c'est largement mieux que le magasin de videos d'occas' que je fréquentais à une époque dans le Ve (et qui a d'ailleurs fermé depuis) où, cela dit, j'avais trouvé un coffret de T&T, deux VHS pour, quelques francs, là aussi du gros délire, mais c'était le bon vieux temps, je ne pensais pas retrouver pareille occasion. Là yavait la première saison de How I met your mother pour 7€, coffret en état plus que potable, et toute la saison ! A ce prix-là, quand même... Bon, j'aime pas la série, alors je l'ai reposé. Mais j'ai hésité, c'est clair.
La semaine prochaine, ma sœur m'emmène à un autre Cash Converters. Ça va saigner.
Enfin, même pas, en fait.
Si mon banquier et ma téléphagie arrivent à cohabiter, ça bouleverse l'ordre cosmique, j'ai l'impression, donc il y aura aussi un passage en FNUC ensuite, pour me sentir mieux envers l'univers. Ce qui tombe bien parce que j'ai très envie du coffret Angela 15 ans en VF.

Bref vous voyez, vous avez loupé plein de trucs, mais ne vous inquiétez pas, je reprends doucement mais sûrement les commandes, et je vous fait état de tout ça en détail, et plus encore, dans les temps à venir.
Vous m'avez manqué, quand même.

Posté par ladyteruki à 21:02 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

06-02-09

[DL] Into the West

Qu'est-ce qui peut bien pousser les gens à dire "ah tiens, toi qui es téléphage, tu as forcément vu... Non ? Ah bon, bah tiens, voilà ma cagoule". Ça m'arrive un peu trop souvent ces derniers temps, et en plus ça m'arrive sur des séries où de toutes façons, si je n'ai pas regardé, c'est que j'ai mes raisons. Cette fois, c'est ma mère qui m'a fourgué des devoirs avec Into the West. On est d'accord, c'est toujours mieux que Le Rebelle ou Walker, Texas Ranger... enfin, je n'ai pas encore regardé mais ce serait difficile de faire pire. Mais reste que, bon, zêtes gentils les gens, mais ya que 24h dans une journée et j'ai encore deux saisons de Titus à regarder, moi, et c'est sans parler de Big Love...

IntotheWest
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Non et puis soyons sincères deux secondes : c'est typiquement le genre de trucs pour lesquels j'y vais à reculons. Même si là, bon, le générique n'est pas mal gaulé, il faut quand même bien avouer que c'est toujours le même problème que pour Rome, par exemple. J'ai l'impression que la prod avait envie de se vanter : "vous avez vu, ça fait vrai, hein, ça fait vrai vous trouvez pas, nous on trouve que ça fait vrai, ça fait vraiment authentique, voilà c'est vraiment le mot : authentique, ah non c'est bien franchement, on est contents de nous, là". Et rien que ça, ça me les brise...
Connaissant ma mère, ya une interro de 10 pages comprenant un QCM et une rédaction qui m'attend, en plus. Obligée d'y passer.
J'ai pas enviiiiiiie...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (vous voulez une cagoule, peut-être ?) : la fiche Into the West de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 17:43 - Médicament générique - Permalien [#]


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