ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

23-06-13

Qui relèvera le défi ?

Autant ce #pilotmarathon a été l'occasion de regarder quelques formats plus courts aujourd'hui, autant je dois dire que, 1h25 devant un pilote, ça me semble quand même un peu difficile, à plus forte raison quand je sais que j'ai ce dossier plein de pilotes que je n'ai pas encore touchés !
Il faut dire qu'on n'est plus trop habitués à des pilotes de cette longueur, mais ce serait tragique de les mettre de côté pour cette raison. Alors, prêts ? Voilà ce que j'ai à dire d'une heure et demie de visionnage...

Defiance

Certains jours, on dirait qu'on l'attend comme le Messie, la série de science-fiction qui nous transportera vraiment. Evidemment, il y a des réussites comme Orphan Black ou Continuum, qui nous rappellent que la série de genre a encore quelques jolies réussites à son actif.
Mais quand je vous parle de science-fiction, ce n'est pas ce que j'ai envie d'évoquer ; j'ai envie de vous dire qu'on va trouver le nouveau Farscape ! Le prochain Battlestar Galactica ! Quelque chose qui captive autant qu'Invasion Planète Terre (la première saison) ou qui soit aussi intelligent que Babylon 5. On n'en est même pas à souhaiter trouver des séries qui inspirent autant que les franchises Star Trek et Stargate pour des décennies, non, on se contenterait même d'un reboot de SPACE 2063 ou d'Alien Nation (ce que d'ailleurs m'inspirent de loin Star-Crossed et surtout Almost Human, mais on aura tout le temps d'y revenir à la saison prochaine). A ce stade je suis presque prête à réclamer de l'Andromeda ou du Lexx, c'est vous dire l'ampleur de la crise.

Tout ce qu'on veut, c'est voir des aliens ! MAIS SURTOUT, ce qu'on veut, que la série ne pue pas du script.

Or, qu'avons-nous depuis quelques années ? Des Terra Nova (bon, ya pas d'alien, mais ya des dinosaures donc on va dire que ça compte), des V, ou des Falling Skies. Pour ce qui est du Messie, on repassera.

La tragédie des séries de science-fiction modernes, c'est hélas qu'on les comparera toujours à quelques unes, sinon toutes ces séries du passé. Parce que ceux d'entre nous qui ont grandi avec ces séries de science-fiction épatantes (ou qui, même s'ils sont nés juste un peu trop tard, se sont dépêchés d'en rattraper quelques unes de cette liste, et ils ont raison) savent que désormais il n'y a pas de retour en arrière possible. C'est comme avoir grandi en se gorgeant de caviar de la mer caspienne, pour finir par devoir se contenter d'oeufs de lump "marque repère" le restant de sa vie. C'est pas juste de nous faire ça. On a goûté au caviar de la mer caspienne !!!

Defiance, puisque c'est d'elle qu'il s'agit aujourd'hui, n'est pas mauvaise en soi. Vraiment, par rapport à d'autres, c'est plutôt décent, je vous assure. Et sur le coup, en regardant l'épisode, peut-être parce que je m'attendais à pire, j'étais plutôt contente de ce que je voyais. Il semblait y avoir un peu de tout dans cette série, mais au moins elle se donnait du mal. Et puis, on sent qu'au niveau de l'univers, quelque chose de dense a été pensé, comme le précise la timeline de la série (merci d'ailleurs à Maxx pour ce précieux lien).

Le problème c'est qu'en mangeant à un peu tous les râteliers, Defiance montre qu'elle n'a pas de projet précis. On ne lui demande pas d'avoir un plan sur 5 ans (tout le monde n'a pas la chance de s'appeler Straczynski), mais enfin, un petit effort pour nous tracer une ligne claire, au moins désigner un horizon dans une seule direction, serait bien chouette, merci d'avance. Au lieu de ça, Defiance commence à la Mad Max, pour en cours de route bifurquer vers un drama plus classique (et au passage, flirter dangereusement avec le Terra Nova), en rajouter une couche de pseudo-Game of Thrones avec des familles qui complottent les unes contre les autres dans une lutte de pouvoir, passer trop de temps du côté du cop show pour totalement écarter toute suspicion, et finit dans un combat de nature quasi-militaire qu'il sera d'ailleurs difficile d'égaler dans chaque épisode, et dont les chances de répétitions sont donc minuscules. Ah, non, pardon, ce n'est pas tout-à-fait ce sur quoi elle finit : on a aussi droit à une conspiration.
Sur quoi peut-on donc se baser pour déterminer si on aime ou pas Defiance ?

Au lieu de faire en sorte que tout le monde et son chien y trouve son compte, peut-être aurait-il fallu faire des choix. Comme le dit Karen Walker (toujours d'excellent conseil en matière de télévision) : "this is like a pastiche of five other shows, like something written by a committee. They're trying to please everybody, but ironically, they've ended up... pleasing nobody !".
Et le problème est là : impossible de s'attacher à une série qui part dans tous les sens, quand bien même, sur le moment, c'est plutôt sympathique à suivre. Defiance a peut-être imaginé un monde riche, mais elle est incapable de nous dire ce qu'elle veut en tirer.

Si j'avais la mémoire courte, j'ose croire que je m'attacherais plus facilement à Defiance. Je n'en ai évidemment pas la garantie. Tout ce que je sais, c'est que j'ai envie, terriblement envie, chaque fois que je lance chacune des séries de science-fiction qu'on nous trouve (Revolution en est un parfait autre exemple), de ressentir de l'enthousiasme, et je pense que ça influe sur la façon dont je réagis au cours de l'épisode : j'ai vraiment envie que ça colle !
Il y avait une époque où j'aimais vraiment les séries de science-fiction. Ce temps-là reviendra-t-il ? Mon caviar me manque. VOILA un défi d'envergure pour la télévision. J'espère que quelqu'un le relèvera de mon vivant.

Challenge20122013

Posté par ladyteruki à 18:52 - Review vers le futur - Permalien [#]

28-06-11

Générosité

Après trois épisodes de Falling Skies, je suis réticente à poster au sujet de la série. Ce démarrage me laisse circonspecte (et apparemment pas que moi, si l'on en croit les audiences !) et je ne suis toujours pas certaine de savoir qu'en penser à ce stade. J'ai le sentiment à la fois qu'une sorte d'instinct me pousse à regarder cette série juste parce que je voudrais croire, vu ses thèmes, qu'elle finira par me plaire, et en même temps j'ai, ponctuellement, l'impression qu'elle possède un peu de potentiel.
Mais, comme dans tout post écrit après avoir visionné plusieurs épisodes, je vais probablement devoir donner quelques spoilers à ceux qui ne s'y sont pas encore mis en essayant de démêler tout ça.

KeepOnFalling
Le problème c'est que le potentiel, ce n'est pas assez, quand on a passé le cap de 3 épisodes, et plus encore en ce qui concerne la SF, l'anticipation, et toute cette sorte de choses. C'était le problème de Caprica : beaucoup de potentiel dévoilé d'un coup, mais il n'était pas développé. Ici, à un degré bien moindre, on a le même genre de cas de figure : Falling Skies pose des éléments intéressants.

Déjà, difficile de ne pas apprécier le fait que la série démarre alors que l'invasion a déjà eu lieu, au contraire des deux versions de V ; on est plus proches du cas Alien Nation, pour rester dans les séries, ou de District 9 si on explore du côté des films (et quel film !). C'est un pari plus risqué qu'il n'y parait car, d'une part, ça veut dire que le gros de l'action et du suspense est déjà derrière nous, ce qui pour une série comptant sur l'adrénaline est quand même assez couillu, et d'autre part, ça implique une complexification des enjeux qui pourrait perdre le spectateur, que ce soit par impatience ou parce que les allusions à demi-mot peuvent parfois donner l'impression de se faire ballader. Dans le cas de Falling Skies, ce n'est même pas comme si ce facteur avait une incidence sur la mythologie, puisque celle-ci repose essentiellement sur les intentions des Skitters (c'est le nom de nos délicats invités) et pas vraiment sur la façon dont ils ont débarqué sur notre planète (ils ne se sont pas infiltrés, ils n'ont pas essayé de faire copain-copain, etc.), donc la série aurait pu choisir de nous montrer ce genre de choses, quitte à opérer un fast forward ensuite, mais non. Donc je trouve ça relativement courageux, surtout que ça a été raconté par des dessins d'enfants, finalement assez abstraits, donc chapeau, il fallait oser le faire. Ca semble légèrement cliché mais dans le fond, ce n'était quand même pas la solution de facilité.

On est donc directement branchés sur la survie, et j'avoue que c'est quand même ce côté post-apocalyptique qui me séduit le plus (comme il aurait pu me séduire si The Walking Dead avait proposé moins de dents et plus de scénarios). C'est toujours quelque chose de captivant que de voir comment une société s'organise quand les organes qui garantissaient son fonctionnement ont cessé de huiler les rouages de la machine, et c'est pas pour rien que j'écris moi-même sur le sujet, c'est le genre de sujet qui exerce depuis toujours une grande fascination sur moi.
Mais c'est aussi de là que provient la première des déceptions. Car quand on a vu les premiers épisodes de Battlestar Galactica gérer l'écrasement de l'humanité (brillante idée du décompte des survivants, parfaitement gérée, angoisse palpable que la civilisation soit réduite à néant, etc.), il est difficile de ne pas faire de comparaisons. La population est dispersée, forcément, et donc l'enjeu ne peut être porté comme dans Battlestar Galactica, et je ne m'attendais pas à un clone de toute façon, mais j'estimais qu'il n'était pas exagéré d'espérer ressentir le désespoir des survivants. Jusqu'à présent je ne l'ai pas ressenti une fois, et je trouve ça grave.
Car si les fictions post-apocalyptiques me fascinent, c'est précisément parce qu'elle explorent le désespoir d'une humanité vacillante mais qui doit trouver la force de subsister, et si possible la tête haute, sans se replier dans la bestialité. Ici, on a une proportion de survivants qui donne à peu près ça : 15% combattants armés, 85% pseudo-zombies.

La vague de désespoir tant attendue pourrait bien venir d'un élément peu traité dans les deux premiers épisodes, et vaguement développé dans le 3e opus (mais de façon artificielle). Pourquoi les Skitters ont-ils réduit les enfants en esclavage ? Et, plus précisément, pourquoi ne pas en avoir fait autant avec les adultes ? On se doute que la technologie mise en place pour le faire n'est pas anodine, or c'est elle qui est explorée, ainsi que ses usages, dans le 3e épisode, là où de toute évidence on voudrait bien que les protagonistes se posent les bonnes questions. Evidemment, on peut imaginer que, dans un état de stress post-traumatique, et alors qu'ils sont préoccupés par des questions triviales comme, oh, trois fois rien, manger et dormir, et puis ne pas mourir si possible, les survivants ne soient pas exactement dans une situation où ils se demandent "ah tiens, mais comment se fait-ce ?" et cherchent plutôt à récupérer leurs enfants.
Mais c'est quand même une idée absolument fabuleuse ! En prenant les enfants en otage (plus ou moins explicitement selon les épisodes), Falling Skies s'attaque à la notion-même de survie à long terme de l'humanité, et dans ce cas on est dans le voisinnage de l'ambiance de Children of Men (autre traumatique merveille, d'ailleurs), porteuse de nombreux éléments dramatiques pertinents, si bien exploités. S'attaquer aux enfants des hommes, c'est certainement ce que l'envahisseur pouvait faire de pire ; c'est bien vu, il faut continuer. Falling Skies tient ici ses plus prometteuses pièces de puzzle.

Intéressante aussi, la petite nana, Maggie je crois (j'ai pas encore bien intégré tous les noms), qui s'est faite violer par le gang de Pope. Plutôt que de simplement mettre en place des éléments de discordance à l'intérieur de l'équipe de survivants (qu'on a pu voir dans Lost, en tous cas que j'ai vus dans le peu d'épisodes regardés) reposant sur les habituelles rivalités d'influence, qui va prendre les décisions ou pas notamment (ici, la question est réglée par l'importance de l'armée dans la lutte pour la survie, et l'absence pour le moment d'un leader "civil" à l'intérieur du groupe), on a ici des questions plus réalistes sur ce qui peut réellement se passer lorsque certaines garanties sociales (la peur du gendarme) tombent. On aurait vu des émeutes et des pillages si on avait vu l'invasion alien, on voit ici d'autres sortes de crimes. C'est plutôt bien joué aussi, et encore fois, en amatrice un peu perverse de déchéance humaine à des fins de dramatisation, j'ai trouvé ça bien vu et intéressant.

FreedomFighter
Le problème, c'est à peu près tout le reste.
Axes prévisibles (qui en voyant Tom et son copain Mike partir bras dessus bras dessous récupérer UN gamin, et un seul, alors que tous les deux ont un gosse qui manque à l'appel, n'a pas vu venir la suite de l'épisode, y compris sa pâle excuse de cliffhanger ?), dialogues à mourir d'ennui, pontifications interminables autour de ce qu'il faut faire, ne pas faire, ne plus faire, mais qui reste lettre morte, scènes trop sucrées pour être autorisées aux diabétiques sur le mignon enfant qui fait du skate, le mignon enfant qui dort dans une chambre d'enfant, le mignon enfant qui fait un bisou à son papa qui va aller dézinguer du Skitter... Oh, hé, ça va bien non ? Vous faites aucun effort, ou bien ?

Le personnage de Tom, incarné par le toujours aussi parfait Noah Wyle (un peu trop au vu du reste du cast, mais, eh, c'est le seul à avoir son nom sur l'affiche pour une bonne raison, hein ?), est le stéréotype du gars qu'on a placé là pour être un héros drapé dans son immaculée excellence, il est bon père, bon combattant, homme éduqué...

Et surtout, il souffre du syndrome du background artificiel exposé dés le pilote dont je vous avais dit qu'on recauserait. Parce que comme par hasard, le type, il n'est pas juste attaché à, vous savez, vivre. Non, il faut que forcément il ait trois fils, l'un dont il souhaite préserver l'innocence aussi longtemps que possible, l'un qui risque sa vie à ses côtés à chaque fois qu'il y aura un peu de baston (cf. 3e épisode), et un dernier, capturé par les Skitters.
Vous allez voir que si tout d'un coup, il se déclare un autre méchant, genre une 2e race extraterrestre (comme Invasion Planète Terre l'avait fait en ajoutant les Kimeras et les Jaridians aux Taelons, mettons), il va se trouver un 4e fils caché pour aussi donner une raison à Tom d'aller mettre son nez par là.
C'est vraiment un procédé épuisant, et la preuve du peu de cas que la série fait de ses personnages. Leur construction est superficielle et cause un tort immense à la série. Aucune série ne devrait d'ailleurs nous infliger ce genre de personnage ; c'était le tort de ce bon vieux Joe dans Flash Forward, c'est le problème de la plupart des séries où l'enquêteur a une raison de mener une quelconque enquête, c'est, en fait, une plaie d'ampleur épidémique : pour qu'un héros fasse quelque chose, il faut forcément qu'il ait un background qui l'y force. Le mec, jamais il va faire quelque chose parce que c'est la chose à faire, il le fait parce que les scénaristes ne lui donnent pas le choix. C'est vraiment navrant de voir qu'une série avec une mythologie pour le moment si peu développée ne soit pas capable de mieux. Mais d'un autre côté, si Tom avait simplement voulu libérer des enfants parce que ce sont des enfants-esclaves, et pas parce que son fils est parmi eux, la moitié de ses échanges avec son fils aîné seraient tombés à l'eau et les scénaristes n'ont visiblement pas envie d'utiliser ce gosse pour autre chose que la personnification des élans auxquels Tom résiste, bravement, parce que ce type est fondamentalement raisonnable.

On ne croit pas un seul instant que Tom soit jamais en danger, d'ailleurs, parce qu'il est tellement évident qu'il est le héros qu'on ne s'en fait pas pour lui. Le danger est forcément désincarné face à un homme capable d'abattre tout seul un Skitter et de le ramener à la base à mains nues ! Et du coup, ce qu'il fait, son invincibilité apprente, fait qu'on ne peut pas s'identifier, et qu'on ne peut s'impliquer émotionnellement. Lui-même semble ne connaitre que deux états : la concentration sérieuse, et la fatigue silencieuse. C'est un bon petit soldat, notre professeur. Et du coup, on est tellement sûr qu'il va s'en tirer qu'on se fiche un peu de ses états d'âme : c'est un cercle vicieux, et d'autant plus dangereux que, dans une série constellée de scènes d'action, on a besoin de vraie dramatisation de temps à autres, sous peine de perdre l'équilibre.

Il en ressort une impression de retenue. Comme si, malgré toute les bonnes idées, l'équipe derrière Falling Skies avait plein d'ambition, mais avait décidé de rendre la série grand public, se perdant dans mille poncifs pour essayer de masquer le fait qu'à terme, elle a quelque chose à offrir. Les éléments qui font les bons côtés d'une fiction post-apocalyptique se trouvent donc étouffés par l'envie de ne pas trop donner, pas tout de suite, de commencer par offrir des bases classiques, du tangible, en semant quelques ingrédients qui seront développés une fois le spectateur happé par l'action. Mais ça ne fonctionne pas comme ça, parce que cette avarice est palpable ; ça ne met pas du tout dans de bonnes dispositions, au contraire, de voir que le plus intéressant est zappé et que ne reste que le tronc commun de la plupart des fictions du genre. Pour le moment, Falling Skies est pingre : elle a les moyens, mais comme l'oncle Picsou, elle refuse de casquer.

C'est pourtant une question de générosité. Donnez-nous toujours plus, et nous pardonnerons toujours plus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Falling Skies de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 18:29 - Review vers le futur - Permalien [#]

20-07-10

Toujours la faute des autres !

Parfois j'ai l'impression qu'on a un peu fait le tour des séries fantastiques et de science-fiction. Je regarde les trucs qui sortent et je me dis : "sérieux, encore ?!". Et les mecs sont sérieux, en plus. Ils vont vraiment nous faire une série sur un bled paumé où se concentrent des phénomènes surnaturels, des vampires qui passent leur vie immortelle au lycée, ou, pire... l'invasion extraterrestre.

Là je suis en train de me prendre par la main pour finir V ; c'est pas que la série soit longue, c'est sûr, et c'est même pas que je ne l'apprécie pas. Mais j'en ai tellement marre de voir toujours les mêmes sujets être tournés dans tous les sens. Bien-sûr, V n'est que la partie visible de l'iceberg, et à la limite, comme c'est un remake, on pourrait arguer que j'ai beau jeu de râler, mais l'exemple ne s'arrête pas à V, ce n'est en fait que la goutte d'eau d'un vase qui n'en finit plus de déborder pour moi.

Toujourslafautedesautres

First Wave, Invasion Planète Terre, Invasion, Threshold... on aurait pu penser que depuis le temps, les séries sur l'invasion (soit pendant, soit après), on en aurait suffisamment vu pour avoir couvert le sujet. Du moins, les bases. Après on peut essayer d'être original, mais sur un tel sujet, ça me semble difficile. Parce qu'à chaque fois qu'il y a une invasion, PAF ! Il faut qu'on s'aperçoive tôt ou tard que les aliens cachent des intentions pas très honnêtes. Parfois on s'en rend vite compte parce qu'ils débarquent tous lasers dehors ; et puis parfois c'est plus insidieux, et je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, juste que, ça va, on le sait qu'au final les extra-terrestres sont tous des pourris.

C'est du racisme anti-extraterrestres, tout ça. Et ils peuvent pas se défendre parce qu'ils ont pas de lobby ! C'est vraiment petit.

Bref, si on veut absolument voir comment l'humanité se dirige elle-même vers sa propre perte, faut pas trop en attendre de la télévision. Au cinéma, j'ai l'impression que c'est plus fréquent ; il faut dire que la proportion films/séries de SF doit jouer. Pourtant, si on veut faire dans l'anticipation (vous avez remarqué comme ces séries ont l'habitude de se dérouler juste dans deux ou trois ans, grand maximum ?), voilà un sujet en or.

Mais la science-fiction, à la télé, est totalement déresponsabilisante vis-à-vis de l'humanité ! C'est constamment la faute des autres. C'est la faute des extra-terrestres si on va tous crever ! C'est la faute des extra-terrestres si j'ai menti à ma petite amie ! C'est la faute des extra-terrestres si je trahis mes semblables !
Mouais. 'Zont bon dos, les extra-terrestres.

La science-fiction a toujours été un genre idéal pour explorer l'humanité et ses zones d'ombres, parce que c'est un genre métaphorique parfait pour aborder plein de sujets de société ou de questions sur la nature humaine. C'est encore mieux dans le cas des invasions "propres" à la Invasion Planète Terre ou V parce qu'en plus les extra-terrestres prennent une forme humanoïde qui permet de dire des choses des humains sans que les humains qui regardent la série ne se sentent exagérément concernés. C'est un genre magique, la science-fiction, j'aurais tellement voulu y être plus réceptive, mais j'ai grandi dans une famille qui méprisait la science-fiction et je crois que dans le fond, j'en ai toujours quelques restes, même quand je m'achète des piles de bouquins Star Trek ou que je m'achète un DVD de Babylon 5 par-ci par-là. Dans le fond, je crois que je ne serai jamais à fond dedans.

Mais peut-être aussi qu'effectivement, je ne suis pas aidée. Peut-être que pour traiter de sujets intéressants, il faudrait un peu décoller des thèmes usés jusqu'à la corde.
Pis peut-être qu'il faudrait essayer de se préoccuper des vrais coupables, de temps en temps.

Et c'est là qu'intervient ma découverte coup de cœur de la journée. C'est pas une série. C'est un thème. Je me baladais sur Wikipedia, je cliquais un peu partout et n'importe où, j'ai le droit. Et là, VLAN ! Je tombe sur ça : Mouvement pour l'extinction volontaire de l'humanité. Merde alors.
Ça n'arrivera jamais. Rien qu'à cause des gonzesses qui semblent peupler mon entourage, ça n'arrivera absolument jamais. Il y aura toujours des gens pour vouloir faire des enfants quoi qu'il arrive. Mais c'est pas la question. La question, c'est que ça fait un sujet absolument génial pour une série d'anticipation !

Imaginez : au lieu de nous sortir le refrain habituel sur les vilains extra-terrestres qui nous tombent sur le coin du nez quand on s'y attend le moins, et commencent à essayer de nous effacer de la carte galactique à l'insu de notre plein de gré, eh bien là, gros twist : c'est nous qui essayons désespérément de nous éteindre ! Mais c'est absolument génial ! C'est du jamais vu ! C'est couillu ! C'est plein de bonnes idées sur la façon d'explorer les problèmes de notre société SANS parler de notre société actuelle, c'est le propre de l'anticipation !
Il faudrait suivre la mise en place du processus par les autorités, voir les gens désespérés essayer de quitter la planète pour fonder une colonie ailleurs, là où on pourrait polluer sur plusieurs générations tranquillement, il y aurait des gens qui se serviraient dans les ressources de la Terre comme si demain n'existait pas (et demain n'existerait effectivement pas), les gens se sentiraient coupables quand ils auraient des enfants par faute d'inattention. On pourrait explorer de façon inversée les politiques natalistes de certains pays, et puis ce thème si à la mode qu'est l'écologie.
'Pis imaginez en quoi consisterait l'action de la Résistance...

Bon, je dis pas qu'il faut uniquement cette idée-là pour me charmer, évidemment. Mais les possibilités sont tellement plus vastes que les aliens qui nous colonisent pour nous tuer et/ou nous manger... Bon, plus simple, un truc tout con : on a pensé à ce que les extra-terrestres ne soient pas armés de mauvaises intentions ? Pas depuis Alien Nation, quand même...
Alors bon, quand je vois qu'il y a Falling Skies qui va nous tomber dessus dans quelques mois, je soupire, si vous voulez, parce que je sais bien que je vais regarder (je veux dire, bon, ya Noah Wyle, quoi...), mais sérieusement, là, je pique du nez.

Scénaristes, faites une bonne action, trouvez un truc un peu nouveau à nous proposer.
C'est pas parce que les séries policières des networks ne le font pas qu'il ne faut pas essayer.

Posté par ladyteruki à 22:33 - Série de valeurs - Permalien [#]

02-07-09

Ouvre-moi ta porte

La raison d'être de cette catégorie a toujours été de me demander quelles valeurs les séries nous transmettaient par le biais de la fiction. La question sous-jacente, c'est ce qu'une série étrangère nous apporte sans le savoir sur une culture donnée. Un sujet qui m'a toujours intéressée : déjà lors de mon premier passage sur les forums de SeriesLive, j'avais créé un sujet sur les choses que nous avions ingérées via des fictions étrangères, et admises comme faisant partie de notre propre culture. De mémoire, on trouvait dans les réponses des comparaisons sur l'existence (ou non) de casiers en milieu scolaire dans plusieurs pays, ainsi qu'une interrogation similaire sur les bals de promo (et peut-être même une référence à Juliette, je t'aime mais je suis plus très sûre). J'ai quitté le lycée en 2000, et je n'avais connu ni l'un, ni l'autre de ces éléments de la vie lycéenne. A mon grand étonnement.

Parce qu'ils nous ressemblent physiquement, et parce que nous vivons dans un pays où l'on craint leur invasion culturelle en permanence, nous avons souvent l'impression de partager une même culture avec nos voisins d'outre-Atlantique. La fréquentation d'américains bien réels, et non fantasmés, nous permet de rendre conscience de notre erreur, mais tout le monde n'a pas cette chance. Du coup, lorsque nous sommes confrontés à un fossé culturel, au lieu d'en constater sagement l'existence , nous tentons de le traverser comme s'il n'existait pas. Et bien-sûr, nous chutons.
C'est à mon avis de ce type de malentendu que proviennent les remarques rageuses ou condescendantes à l'égard des séries et/ou épisodes un brin trop prosélytes à notre goût, comme 7 à la Maison ou plus près de nous, The Secret Life of the American Teenager. Nous avons tendance à oublier que la religion fait bien plus partie de leur culture que de la nôtre, et nous avons du mal à l'admettre, l'accepter, l'interpréter comme une marque d'exotisme. Les réactions épidermiques viennent de la déception : nous n'avons pas pu nous identifier à 100%. Ce devrait pourtant être évident.

Car la vérité vraie, c'est qu'avant tout, une fiction est écrite pour le territoire qui la voit naître. L'exportation ne tient qu'une place pécuniaire dans la démarche. Bien rares me semblent être les auteurs qui se disent "ah zut, ça va pas énerver les Français cette blague sur les gens qui ne se lavent jamais ?" ou "Je me demande si un Égyptien saisira ma référence à Waco".
Et vous savez quoi ? C'est tant mieux. C'est quand même aussi ça qui fait l'intérêt d'une fiction made in ailleurs : plus qu'un divertissement, elles proposent entre autres de s'imaginer pendant 45 minutes assis sur un sofa de l'autre côté de l'océan. Une aventure forcément enrichissante.

Cette problématique apparait de façon plus flagrante avec des fictions non-occidentales.
Depuis quelques temps, je vous présente des séries nippones, par exemple. Et un peu plus souvent ces dernières semaines, merci d'avoir remarqué. Je sentais dans vos commentaires (mais je peux me tromper) à la fois de la curiosité et de l'appréhension. Et j'aurais tendance à trouver ces deux réactions toutes naturelles.
Alors, pour parvenir à faire 10km dans vos chaussures, j'ai regardé mon tout premier drama coréen il y a quelques jours : City Hall. Une série taiwannaise devrait arriver dans ces colonnes sous peu également, d'ailleurs. Je voulais en fait expérimenter ce qui m'a toujours semblé évident (certainement parce que j'ai commencée à être immergée tôt, à une époque où je n'avais ni l'idée ni les moyens d'aller vérifier le pays d'origine d'une série sur internet), à savoir aborder une autre culture par la popculture.

De la Corée, je ne sais rien ou quasiment. A contrario du Japon, je n'ai jamais spécialement tenté de m'instruire ni me documenter sur un aspect ou un autre du sujet. Et si, de temps à autres, j'écoute quelques chansons du cru, je ne vais jamais plus loin.
En-dehors de la langue en elle-même, je n'ai pourtant pas ressenti de jet lag. Ca ressemblait, en définitive, aux réactions de Scarlatiine devant sa toute première fiction japonaise : "ah, tiens, ils font comme ça, eux, ah bon, bien". Ce n'est donc pas si dur de regarder une communauté de personnages qui agissent selon des codes différents (c'est même souvent ce que s'escriment à faire les auteurs des séries de science-fiction, avec plus ou moins de succès ; une pensée d'ailleurs pour Alien Nation). Évidemment, il faut un peu de temps pour intégrer ces mêmes codes (plus qu'un pilote, de toute évidence), mais en-dehors de quelques variations, on se rend compte (et là, attention au choc) que ces personnages ne sont ni plus ni moins faciles à comprendre que n'importe quels autres.

Finalement, les codes et us sociaux sont purement cosmétiques. Il y a quelque chose d'universel dans ces fictions, qui fait qu'elles s'adressent aussi bien au spectateur local qu'à celui, éloigné mais curieux, qui leur donne leur chance. Il n'y a rien d'insurmontable.

Tout au plus, ce qui varie, de la fiction d'un pays à un autre, et croissant avec le nombre de kilomètres de distance, c'est plutôt la façon de faire des séries. Le ton, les moyens techniques et financiers, et le registre des acteurs, ont tendance à marquer beaucoup plus nettement le décalage horaire.
Au départ, une fiction japonaise donne l'apparence d'un travail un peu amateur. Or, plus on en regarde, plus on réalise que c'est surtout la marque d'un attachement aux détails, des choses du quotidien que bien des occidentaux ne goûtent même plus, des éléments relevant à la fois du détail et de l'évident.
Ces nuances sont peut-être les plus difficiles à affronter pour le néophyte. Mais elles sont du domaine du contenant, et non du contenu.

Pour moi, la meilleure preuve qu'on peut à la fois en apprendre sur une autre culture par la fiction, et s'y adapter sans problème, c'est par exemple le souvenir de mes camarades de Terminale qui voulaient organiser un bal de promo. Elles n'étaient même pas des téléphages nourries au sein nourricier de la fiction américaine. Mais de façon perméable, tout de même, elles en avaient intégré l'un des rites.

J'en arrive là où, en fait, j'ai toujours été : j'agite mon drapeau (violet) en faveur de la curiosité, et du droit d'y succomber sans encombre. J'ai regardé ma première fiction coréenne il y a moins d'une semaine, et j'admets avoir noté des différences qui ne me rendaient pas les situations parfaitement identifiables comme des références par rapport à mon propre vécu, mais désolée, ça ne m'a pas empêchée de regarder tout le pilote, et je n'en finis pas de me demander pourquoi, si moi, petite lady, je peux le faire, les patrons de chaîne ne pensent pas que d'autres pourraient le faire. Je suis pas plus ouverte sur le monde qu'un autre français. Vous savez, la France. Le pays de l'exception culturelle. Tellement exceptionnelle qu'on n'y a pas accès à celle des autres.

Pourtant, si des télespectateurs avaient la possibilité, comme je l'ai eue, de regarder une série venue de l'autre bout de la planète, en commençant à être immergés tôt, à une époque où ils n'auraient ni l'idée ni les moyens d'aller vérifier le pays d'origine d'une série sur internet...

Vous savez... mais si vous savez ! Il y a toujours un imbécile, au cours d'une conversation, pour soutenir votre regard avec dédain et s'exclamer : "de toutes façons, les séries américaines, c'est d'un con...", et vous serrez le poing, et vous serrez les dents. Au prochain coup, pensez à lui demander de quel pays il préfère ses séries. Il en découlera alors soit un remontage de bretells en règle, soit la conversation téléphagique la plus captivante de votre existence.

Pour info, depuis deux semaines que j'ai ce post en tête, je me suis lancée sur la piste de séries grecques, russes et égyptiennes, dans l'espoir de préparer ce post. Je n'ai jamais lu autant de sites en arabe, ni visité autant de sites basés dans l'Est. Et quelque part, ces fouilles, c'était déjà une aventure en soi. Mais quand je parvenais à en cagouler une, les sous-titres manquaient dramatiquement.
Quand je parvenais à en cagouler une...

Merci, donc, à toutes ces chaînes disponibles en France, et qui partagent ce point commun : aucune ne diffuse de série venant d'un autre continent que l'Europe ou les États-Unis. Merci, oui merci, de me forcer à stagner dans mon ignorance.

Tout ce que je demande, c'est qu'on m'ouvre la porte vers d'autres mondes.
N'est-ce pas là ce que tous nous voulons ?

Posté par ladyteruki à 06:39 - Série de valeurs - Permalien [#]

13-06-08

[DL] Alien Nation

Vous le savez si vous fréquentez ce blog régulièrement, et notamment si vous avez visité la page de ma bafouille : je suis désespérément en quête d'un certain nombre de génériques au format video. Ce sont des génériques qu'il est littéralement impossible de dégoter, et j'ai beau lancer des fouilles tous les 6 mois environ, rien n'y fait. Je dirais même que mes chances diminuent à mesure que le temps passe.

Mais un miracle s'est produit, et, bien évidemment, je veux vous en faire profiter. Et c'est de bon cœur, croyez-moi !

Alors, mes amis, ce soir est un grand soir, j'ai mis la main sur le générique d'Alien Nation !!! Ah cette musique ! Et... surtout la musique. On faisait quand même des génériques géniaux dans les années 90, mais pas tellement au niveau de l'image.

AlienNation_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

En plus j'adore ce passage, il m'éclatait il y a des années et il me fait toujours rire maintenant. Le seul truc, c'est que j'ai complètement oublié ce qu'il signifiait dans le contexte. Mais on s'en fout, hein. Mais si, puisque c'est Alien Nation. Cela dit, je ne demande qu'à me rafraîchir la mémoire...

Bon alors, euh, ya juste un truc que je voudrais dire, c'est qu'il reste encore plein de génériques sur ma liste... à vot'bon cœur !

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Alien Nation de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:41 - Médicament générique - Permalien [#]

17-01-07

Vous reprendrez bien un peu d'souris ?

Tout-à-fait par hasard (je voulais savoir, de V ou Alien Nation, quelle série était la plus vieille création de Kenneth Johnson), j'ai flâné sur IMDb et suis tombée, sur une excellente nouvelle !!! D'accord, ce ne sera sans doute pas nouveau pour tout le monde, mais en ce qui me concerne, j'ignorais que ce projet de reprendre/poursuivre la série V avait finalement vu le jour. Depuis l'temps !

En dépit de la profonde aversion de ma mère pour tout écailleux, et en particulier les lézards et les serpents, voilà bien une des premières séries (et peut-être une des dernières aussi) que j'ai découvertes sous son impulsion, juste avant ou juste après qu'elle ne m'initie à L'Enfer du Devoir. Qui était à peu près aussi jouasse. Lorsque j'ai découvert V, j'étais encore drôlement jeune et impressionnable, mais j'avais déjà développé un goût pour ce type de shows plutôt déprimants, ou en tous cas sombres et pas spécialement encourageants.

Parce que je vous rappelle quand même l'histoire : dans V, des extraterrestres prétendent venir en Paix alors qu'en réalité, ils veulent récupérer toute l'eau de la planète bleue, et utiliser les autochtones comme garde-manger (parce que les souris en apéro ou en quatre heures, c'est bien, mais ça remplit pas l'estomac d'un lézard d'1m80). Et donc nos écailleux ont tôt fait de montrer leur véritable visage (enfin, façon de parler) en organisant un holocauste sur les humains, en créant des sortes de Jeunesses Reptiliennes, et en instaurant leur contrôle militarisé sur toute la planète. Ce qui n'est pas du goût d'une partie des humains qui, n'ayant pas trop envie de se faire boulotter, s'organisent en Résistance.
C'est gai.

Ma mère n'a à l'époque pas perdu l'occasion de profiter du subtext de V pour me faire un cours sur la Seconde Guerre Mondiale, mais c'est marrant, lorsqu'on a Marc Singer sous les yeux, ça passe vingt fois mieux. Car en effet, petite, j'étais totalement amoureuse de Marc Singer (surtout ses yeux bleus et son visage de singe ; je trouvais qu'un acteur avec faciès simiesque, c'était la meilleure idée qu'on ait trouvé pour caster un héros qui combattait les reptiles). Ca devait être un peu avant ou un peu après ma période MacGyver, j'imagine. De toutes façons la bonne nouvelle c'est que Marc Singer est crédité au casting de cette nouvelle mouture. On verra bien si l'âge lui a réussi !

D'où : adoration encore vivace pour la série, que je considère comme l'une de celles qui m'a mis le pied à l'étrier. D'où : enregistrement immédiat de la série dés sa diffusion suivante pendant les années 90 (et M6 nous a en effet gratifié de plusieurs rediffusions). D'où : achat de la mini-série en DVD dés que j'ai eu le mobile et l'opportunité.
Et d'où maintenant forte impatience quant à ce projet, qui depuis des années est inhumé et enterré régulièrement, sans que plus beaucoup de monde ne soit capable d'y croire tout-à-fait.

Je n'ai pas la moindre idée si cette fois, le projet est réel. Le fait qu'il soit indiqué par IMDb comme en production devrait me rassurer, mais comme IMDb est devenu avec les années une sorte de wiki (en plus moche), après tout... ça ne veut rien dire. Peut-être que chaque année, un inscrit d'IMDb fait changer la date de sortie et que l'an prochain, et l'année suivante, et l'année suivante, le projet sera toujours indiqué comme étant en production.
Bon, bah en attendant, ne me gâchez pas le plaisir de me réjouir un peu. C'est quand même pas tous les jours qu'une des meilleures séries de SF des décennies précédentes a une chance de revenir à la vie. En plus la dernière fois que ça s'est passé, avec Battlestar Galactica, ça s'est drôlement bien terminé.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche V de SeriesLive (qui mentionne effectivement, sans que ça fasse l'objet d'une news, qu'une suite serait en préparation).

Posté par ladyteruki à 02:37 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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