ladytelephagy

Purple is the new black. Un blog qui parle de séries, c'est devenu assez habituel. La question, c'est : de quelles séries ? Séries méconnues, séries anciennes, séries japonaises... mais aussi séries récentes ! Venez, la téléphagie, c'est contagieux !

05-12-12

Morons to the left

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Et si on interdisait les séries aux imbéciles ?

Je pose simplement la question. Voilà : le débat est sur la table, après... Mais admettez qu'elle est alléchante, cette idée, certains jours.

Avant de vous enflammer, laissez-moi développer. Je suis entièrement POUR essayer d'élargir les horizons des gens. L'élitisme, c'est pas mon genre ; au contraire, mon idée de la téléphagie, c'est la contagion. Ca ne m'intéresse pas de rester dans l'entre-soi et de partager entre une petite minorité les perles parmi les perles, en savourant l'idée que la vaste populace passe totalement à côté, et que de toute façon, présenter ces séries au grand public serait comme donner du caviar aux cochons. Absolument pas. Et je crois que ce blog en est quand même la preuve. Essayer de partager le plus possible de découvertes, d'ouvrir nos horizons à tous (et le Dieu de la Téléphagie sait que j'ai moi-même des progrès à faire en ce domaine), et faire en sorte d'aiguiser le goût télévisuel de chacun, sont un peu, comment dire ? Mes raisons d'être sur cette planète. Too much ? Bon.

Cependant, les jours où je suis un peu en pétard, parce que les gens, il faut le dire, si, oui, quand même, admettez-le, sont cons, eh bien ces jours-là, j'ai quand même envie de disqualifier tous les imbéciles de la planète d'une quelconque forme d'accès à des séries. Oui, même à NCIS ou Whitney, pas d'exception.
Des jours comme celui-là, par exemple :

MoronsToTheLeft
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. On ne leur interdirait pas la télévision. Ca va, on est civilisés, quand même ; et puis on vit dans une société de consommation et on a besoin que ces gens regardent la télé. Qu'ils nous la subventionnent, en somme : eux regardent les programmes débiles pleins de pubs ridicules, et comme ça, nous, on se paie une saison de plus de Go On, ou des épisodes de Mockingbird Lane, entre gens raffinés.
Mais à partir de maintenant, on leur interdit les séries. Point barre. Bon, il leur reste quand même toute la télé réalité et la scripted reality, c'est pas mal déjà, non ?! Ca en fait, des heures en perspective à se vider la cervelle comme des auto-Hannibal Lecter ! Et tout le monde est heureux dans le meilleur des mondes...
Bon, les médisants pourraient dire que c'est déjà un peu ce qui se passe, avec le public des networks d'une part et le public des séries câblées de l'autre. Mais non, parce qu'il y a encore trop de séries accessibles aux vrais crétins sur les networks !

Donc, je voudrais qu'on aille plus loin, et qu'on interdise les fictions à ceux qui n'en saisissent pas le concept. En gros, quand un crétin défonce sa copine avec un 22 long rifle pour avoir dit "mais d'abord, je te ferais dire, c'est pas possible qu'un projet secret de l'armée puisse transformer la population en zombies", boom, privé de séries ; quand un catho intégriste s'exclame que "mais Ainsi Soient-Ils, c'est pas vraiment comme ça que ça se passe au Vatican !", paf, on lui supprime son autorisation de séries ; quand un mec sort un flingue et mitraille plusieurs dizaines de personnes dans un endroit public parce que soi-disant il voulait imiter une série... non, on fait un peu plus que lui interdire les séries. Mais on le fait quand même, hein !?

Je disais un peu plus tôt qu'on les interdirait même de NCIS ou de Whitney. Mais j'ai envie vous dire : en priorité, il faut leur interdire ces séries-là ! D'une part, c'est pas comme si spontanément, les plus imbéciles parmi la population se tournaient vers Boss ou Shinya Shokudou, non plus. Déjà.
Et puis, c'est vital d'interdire aux imbéciles de regarder des imbécilités, parce que dans les cas les plus extrêmes, la santé de chacun d'entre nous en dépend ; alors qu'une créature douée d'un minimum d'intelligence qui regarde NCIS ou Whitney, il n'y a qu'elle, son mauvais goût et le temps qu'elle perd que ça regarde. C'est dommage, mais personne n'en dépend, en somme. J'aimerais vous proposer une utopie où les gens intelligents ne regardent que des séries intelligentes mais d'une part je regarde Malibu Country, et d'autre part, les critères pour estimer l'intelligence d'une série varient trop d'une personne à l'autre pour que ce soit un idéal qu'on puisse seulement s'autoriser à imaginer, ne parlons même pas de le mettre en place. Et puis bon, on a tous droit à une petite pause de temps en temps, zut hein.

Mais je crois qu'on commencerait tous d'un bon pied si on décidait, là, ce soir, je sais pas, si vous avez dix minutes on peut peut-être voter une motion ou quelque chose, que désormais, les gens vraiment pas équipés intellectuellement, on les décharge de la pression d'avoir affaire à une série. C'est aussi pour leur simplifier la vie après tout, je veux dire, c'est la chose humaine à faire.

Alors après vous allez me dire : "mais alors, comment on détermine que quelqu'un est trop stupide pour avoir le droit de regarder des séries ?"... Oui bon alors, bon, oui, évidemment, si on entre dans les détails techniques, forcément ça se complique, aussi, hein, ah ça, je dis pas le contraire !
Mais on pourrait déterminer une grille de lecture simple, avec des petites cases à cocher. Je sais pas, du genre : "a tendance à ne pas comprendre la différence entre la réalité et la fiction", ça me semble une base sur laquelle on sera tous d'accord, non ? Je vous le concède, c'est un peu épineux dans le cas de toutes ces adolescentes qui ont un crush monstrueux sur un personnage fictif, mais on peut rajouter une question de sécurité, du style : "ce mélange entre la réalité et la fiction est-il juste en rapport avec quelques expériences masturbatoires au stade de la puberté ?", et si la case est cochée, on peut laisser une dérogation pendant une année supplémentaire, et après on refait un bilan, pour aviser.
Je suis sûre qu'on peut s'arranger.

Ce que je veux dire, c'est que pour que les téléphages ne soient pas associés à des crétins, il faut qu'on se prenne en main en tant que communauté d'être dotés d'un minimum de capacités de réflexion. Oh bon, oui, oui c'est un peu totalitaire sur les bords, bon, d'accord, mais admettez que si les gamers faisaient le tri parmi ceux qui ont le droit d'acheter des jeux video, et la minorité d'absolus abrutis qui n'est pas en mesure de composer sur le plan intellectuel avec un simple jeu de shoot'em up, les amateurs de jeux video auraient bien meilleure presse !

Il faut qu'on s'y prenne maintenant, tant qu'on peut à peu près contenir le truc ! Parce qu'une fois qu'absolument tout le monde consommera ses séries sans passer par la télévision, ce sera trop tard et totalement hors de contrôle !
Qui est avec moi ? Allez, chiche, on le fait ! Non je ne suis pas folle, lâchez-moi, où vous m'emmenez ?

Posté par ladyteruki à 22:05 - Point Unpleasant - Permalien [#]

01-07-12

Une porte se ferme...

TheSeriesLiveShow-closedRideau...

La fin du SeriesLive Show, c'est donc une page qui se tourne.
Pardon, mais je vais faire un peu de sentimentalisme. Considérez-vous prévenus.

Lorsque nous avons commencé cette aventure voilà deux ans, mes expériences passées avec le podcast de SeriesLive avaient été en dents de scie. J'avais voulu m'assurer que j'aurais les coudées franches pour faire quelque chose qui me fasse réellement plaisir, et que ça ne vire pas à la corvée. Pour que ça reste excitant et intéressant, et que je n'aie jamais l'impression de devoir m'adresser au plus petit dénominateur commun en choisissant des sujets qui attireraient du monde mais seraient creux.

Le SeriesLive Show est né comme ça, en essayant de trouver un juste milieu, et ces deux années d'émission ont été une quête constante du bon équilibre. Je ne sais pas si nous avons toujours su le trouver mais nous l'avons cherché, et je crois que c'est ce qui a caractérisé l'émission à mes yeux : on était dans la recherche constante. Il n'y a pas eu de numéro pendant lequel on s'est dit qu'on allait parler de quelque chose parce que c'était facile, mais toujours parce que c'était intéressant. Parfois le calendrier jouait en notre faveur et nous étions submergés de bonnes idées, parfois il fallait se creuser, souvent quelque chose entre les deux. Dans tous les cas, l'émission nous aura poussés à être constamment en alerte, et à repousser nos propres limites pour mieux explorer la multitude de séries dont nous pouvions parler du mieux possible.

J'ai aussi eu la chance de travailler sur ce podcast avec des gens qui ne m'ont jamais, pas une fois, dit "oh non, ça, ça ne m'intéresse pas". Soit tout les a intéressés à la base, soit ils ont toujours fait l'effort de s'intéresser même aux séries ou news incongrues. J'ai été fière d'eux quand ils ont testé de très vieilles séries, méconnues, ou totalement étrangères. Même en sachant qu'ils ne les aimeraient pas forcément, ils ont toujours fait l'effort. Ce qui me coûte le plus avec l'arrêt du SeriesLive Show, c'est de savoir que cette dynamique incroyable sera perdue désormais, hors d'atteinte en tous cas pour moi, d'avoir accès à des gens partants absolument pour tout, toujours prêts à se coletiner un pilote, une saison, et plus si affinités, et bien souvent de la lecture en sus, juste pour essayer d'aller le plus loin possible.
De la même façon qu'un blog (à plus forte raison lorsqu'on s'astreint à un rythme d'écriture régulier) vous pousse à aller toujours plus loin dans votre curiosité, et ne pas simplement se repasser en boucle les mêmes séries, l'alimentation du podcast toutes les deux semaines a initié des cercles vertueux. Même quand on n'a pas envie, les autres vous tirent dans le bon sens.

Parfois le lundi était pourri, ou crevant, ou les deux, et enregistrer une émission à 21h30 semblait user nos dernières ressources, et/ou il y avait un bug, ou bien quelqu'un arrivait en retard, mais au final, une fois dans le feu de l'action, le plaisir était toujours là.

Il y a eu des tas de fois où enregistrer le podcast relevait de l'impossible. Quand j'habitais dans mon ancien studio, je vivais à côté d'une voie ferrée, et je devais sans arrêt m'interrompre, couper mon micro et laisser passer les trains de marchandises qui polluent l'espace sonore, la nuit. Les chats qui mendient des croquettes, les portables qui sonnent ou qui simplement perturbent les communications, le fait d'avoir faim, d'avoir soif, d'avoir mal parce que ça fait deux heures qu'on est sur la chaise, le casque sur les oreilles, et qu'on aimerait bien aller se dégourdir les jambes. Les choses idiotes qui parfois semblent diminuer l'expérience... mais qui finalement la constituent, et forment les souvenirs qu'on en tirera ensuite.

Cette émission, plus que les précédentes auxquelles j'avais participé, m'a aussi permis de découvrir qu'il y a des choses que j'aime sincèrement faire, et organiser une émission, puis l'animer, en font partie. Je crois que j'aimerais continuer à faire des choses à l'oral, à l'avenir ; cela complète formidablement le versant écrit auquel je m'adonne depuis si longtemps.
Je n'ai pas de formation professionnelle, certainement que très souvent je commets des maladresses, et il est certain que parfois, emportée par l'ambiance ou simplement détendue parce que je prends du bon temps en compagnie de mes camares, mon discours n'est pas forcément très argumenté. Mais clairement, parler de séries est aussi fascinant que d'écrire à leur propos.

Avec l'arrêt du SeriesLive Show sonne aussi la toute fin de ma participation à SeriesLive, site envers lequel c'était mon dernier engagement.
Les possibilités de projets et d'idées sont quasi-infinis, mais il faut reconnaître que ça s'apparente à un saut dans le vide, et surtout, toute seule. Même si je reste en contact avec ceux que j'ai connus à SeriesLive, à l'écrit comme à l'oral, se séparer de ceux avec lesquels on a pris tellement de plaisir à bosser (parfois d'arrache-pied, l'air de rien ; rien que quand il faut résoudre des problèmes techniques...) c'est forcément un peu difficile.

La fin d'une grande, très grande aventure. Bientôt le début d'une autre.
Il va y avoir du changement dans les temps à venir. J'espère que vous me suivrez dans ces nouvelles aventures...

Posté par ladyteruki à 23:50 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

13-11-11

Souriez, vous êtes gentils

Comme aujourd'hui, en France, il parait que c'est la journée de la gentillesse (eh bah si ça a les mêmes effets que la journée de la femme, on n'est pas encore rendus), il est de mon devoir patriotique de me plier à la lubie du jour et de ne pas me montrer désagréable.

Vous le savez, il m'arrive, quand une série m'a donné l'impression d'être vraiment pathétiquement merdique, de ne pas hésiter à le dire sur ce blog, en des termes plus ou moins crus, selon mon humeur, et en maintenant un semblant d'équilibre entre le besoin impérieux de vous mettre en garde et l'envie de mettre la série en charpille avec humour.
Mais tout cela n'est pas très gentil, n'est-ce pas ? Aujourd'hui ne sera donc pas l'une de ces journées.

En conséquence, voici une liste de séries sur lesquelles je ne vais pas écrire aujourd'hui, afin de pouvoir rester gentille.
Bones
Frasier
Gossip Girl
Legend of the Seeker
Life's too short
NCIS

The L Word
Tout le monde aime Raymond
Whitn-... Question 2 Hop-hop-hop ! Je sens qu'on dérape, là. Si je dois être gentille, le simple fait d'établir cette liste n'est pas très très gentil, et limite, même, méchant, on peut le dire. Si, on peut. Donc non, pas de liste.
Je vais essayer d'être gentille pour de vrai. Donc je vais trouver des choses gentilles à dire sur l'une de ces séries. Tiens, en voilà une bonne idée.

Ce que j'apprécie dans Gossip Girl, c'est la profondeur des intrigues et le fait que les personnages renvoient aux adolescents qui les regardent une image intelligente et constructive de cette période de leur vie.
Oui enfin c'est pas la journée du mensonge, non plus. Attendez, donnez-moi encore une chance, je suis sûre que je peux y arriver.
Ce que je trouve de bien dans Tout le monde aime Raymond, c'est que la série s'est arrêt-... nan vous avez raison, je sais pas le faire.

Bon bah écoutez, je suis désolée. Pour la journée de la gentillesse, ici, on est fermés.
On se retrouve demain.

SorryWereClosed

Posté par ladyteruki à 19:21 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

25-12-10

'Tis the season to be jolly

 

Le parfait cadeau de Noël : remercier les lecteurs de ladytelephagy. Joyeux Noël à tous !

Ninth

L'ironie du sort c'est que l'an dernier aussi vous avez reçu un Docteur pour Noël !

Posté par ladyteruki à 00:01 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

01-12-10

Falala lala

Vous voulez un cadeau à Noël et votre entourage est radin ?
Ou peut-être que vous vous y êtes encore pris trop tard ?

Falalalala

Cette année, je vous propose un cadeau pour le 25 décembre. Promis ! Non, non, ne m'envoyez pas vos listes par mail, c'est inutile : on va procéder autrement. Pour Noël, je me propose d'enregistrer pour vous le post de votre choix, et ainsi de l'ajouter à la rubrique [On Air] (suivez l'tag). C'est vous qui choisissez, je vous laisse faire.

Voici comment il vous suffit de procéder :
- baladez-vous, par exemple via les archives, dans les posts de l'année 2010. Tous les posts publiés en 2010 sont éligibles, à l'exception de ceux postés dans la rubrique Médicaments génériques ;
- déposez un commentaire ci-dessous avec un lien vers le post en question. Vous pouvez voter autant de fois qu'il vous plait pour autant de posts qu'il vous plait. Sachez simplement que chaque lien équivaudra à un vote, vous pouvez donc voter plusieurs fois pour le même post, ou bien décider de voter aussi pour un post suggéré par un autre commentaire, etc... à vous de voir ;
- le 25 décembre, vous trouverez dans vos chaussettes le post qui aura recueilli le plus de liens dans le post ici présent, publié au format audio !

Date limite des votes (après ça, vous pouvez continuer à commenter ci-dessous, mais les votes ne seront plus pris en compte) :
le 15 décembre 2010 à 23h59
l'heure Canalblog des commentaires faisant foi.

Posté par ladyteruki à 00:05 - Games On - Permalien [#]


23-09-10

You bring a tear of joy to my eyes

RaisingHope

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Raising Hope de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 13:31 - Review vers le futur - Permalien [#]

13-09-10

Confession intime

Confession_Big

Posté par ladyteruki à 03:46 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

20-02-10

Ma, à table !

En général, quand je veux consacrer un post à une série, à plus forte raison si elle est récente, je commence à écrire après avoir vu le pilote. Mais dans le cas de Pasta, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais comme par hasard j'ai tout de suite enfilé le deuxième épisode dans la foulée. C'est vraiment bizarre. Je me demande si ça présente un quelconque rapport avec ça :

Pasta_1

Tiens, on dirait que je bave. Peu importe. C'est certainement une coïncidence.
La saison hivernale japonaise n'est peut-être pas des plus excitantes pour le moment (et encore, vous ne savez pas tout, j'ai voulu regarder le pilote de Majisuka Gakuen... priez pour que je ne vous en fasse jamais un post La preuve par trois. Priez très fort), mais les Coréens, eux, ne déçoivent pas. Je n'étais pas spécialement partie pour regarder cette série tout de suite, mais il s'avère que la toujours bien inspirée Livia de My Tele is Rich, en faisant mention de Pasta et sans même que je ne lise son post, a su me convaincre. Bon effectivement, il ne me fallait pas grand'chose, mais les faits sont là.

Pasta est donc une série sur la cuisine, et faisant partie des 12 personnes dans le monde qui étaient tombées amoureuses de Kitchen Confidential, on peut considérer que la partie était jouée d'avance. Pensez donc : un restaurant immense, une cuisine en constante effervescence...
Vous ne vous rendez pas bien compte, je crois : le pilote s'ouvre sur une scène de 5minutes intégralement consacrée au travail en cuisines en plein coup de feu... eh bah j'étais tout-à-fait partante pour que la totalité du pilote se déroule intégralement de la sorte. Si un jour, quelqu'un me propose tout un épisode avec juste ça, des professionnels qui œuvrent aux fourneaux sans s'adresser la parole pour autre chose que les instructions de rigueur, pendant une heure, je suis absolument partante. J'adore cette impression que donne la première scène de sentir la décharge d'adrénaline, l'exigence de qualité, le défi d'avoir presqu'une dizaine de personnes qui travaillent au coude à coude et qui font preuve d'une aisance et d'une fluidité exceptionnelles. On me propose de regarder 10 cuistots remuer des pâtes dans des poêles pendant une heure, je signe de suite. Subjuguée.

Bon alors, dans Pasta, il y a quand même des intrigues personnelles, des rebondissements et des... pfff, moi j'aurais préféré des pâtes pendant une heure. Ah non mais c'est loin d'être mauvais, hein ! C'est juste que je préfère les pâtes. J'ai pas des origines italiennes pour rien, je suppose.
L'intrigue repose sur le fait que la direction du restaurant La Sfera, où se déroule la série, a décidé de virer le chef actuel pour le remplacer par un petit connard arrogant, le type-même de bonhomme qu'on imagine réussir dans la gastronomie, même si c'est au prix de multiples dépressions parmi le personnel des restaurants où il fait carrière.

Autour de cet élément, on greffe donc une histoire de rêve qu'il faut absolument réaliser (serait-on dans une série asiatique ?), un ou deux triangles amoureux (conformément à la loi), et quelques rébellions parmi le personnel, histoire de ne pas se reposer sur ses lauriers.
Là comme ça, ça n'a pas l'air, mais tout cela est quand même bien divertissant.

Mais plus que l'histoire ou les personnages, c'est le traitement qui fait la différence. Il règne dans Pasta une ambiance électrisante mais également capable de donner une impression de proximité. Chaque personnage principal montre assez vite qu'il est plus que ce que le pitch veut laisser penser, ainsi Kyung Seo n'est-elle pas une jeune cuisinière idéaliste aux grands yeux de Bambi, mais aussi une adolescente mal dégrossie, boudeuse et obstinée, ou le nouveau chef n'est-il pas complètement antipathique, mais au contraire carrément charmant quand il s'y met (c'est juste qu'il ne s'y met pas souvent).

Esclandres et crises de nerfs, clients capricieux et personnel au tempérament explosif, Pasta promet un divertissement rythmé sur le thème de la cuisine. Une série particulièrement alléchante qui...

Pasta_2

Qu'est-ce que je fais à écrire sur ce blog, moi ? Il est l'heure de manger !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pasta de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 19:29 - Dorama Chick - Permalien [#]

17-02-10

Anatomy of Despair

"Maman, où on va après qu'on est mort ?
- On va au ciel mon chéri.
- C'est là où mamie est allée ?
- Exactement, c'est là où mamie est allée.
- Et où est-ce que Mistigri il ira quand il sera mort ?
- Eh bien, il ira au ciel aussi.
- ...Maman ?
- Oui ?
- Et les pilotes, ils vont où après leur mort ?"
On n'a pas toujours toutes les cartes en main, dans la vie, pour répondre aux interrogations les plus importantes, mais les mamans répondent à beaucoup de ces questions, avec patience, il faut le dire.
Mais il faudrait avoir une maman qui travaille à Hollywood, je suppose, pour obtenir la réponse à cette question précise.

AnatomyofDespair

Il y a environ une dizaine d'années, quand ma téléphagie s'est déclarée et que tous les médecins ont admis qu'on ne pourrait rien faire pour m'en guérir, j'ai commencé à me prendre de passion pour les pilotes. Je voulais avoir vu, autant que possible, au moins un épisode de chaque série. Et si cet épisode pouvait être le pilote, c'était encore mieux. C'est comme ça que j'ai commencé, avec mes magnétoscopes de l'époque, à enregistrer tous les pilotes que je pouvais. Ce n'était jamais assez. J'ai mis à contribution le magnétoscope de mes parents, celui de mes amis. Ce n'était pas assez. Il y avait toujours des pilotes qu'on loupait et des chaînes qu'on n'avait pas. L'abomination absolue. Louper un pilote. Alors que c'est pourtant pas compliqué de programmer un putain de magnétoscope et que si tu m'avais laissé venir le programmer ce matin à 5h00 avant d'aller en cours, on n'en serait pas là.

Alors il a fallu apprendre à admettre que, non, je ne verrai jamais le pilote de toutes les séries du monde (et songez qu'à l'époque, je ne savais même pas qu'il existait des dorama !).
Ce qui ne devait pas être une raison pour ne pas voracement me jeter sur les Screenings (à une époque où les Screenings de SerieClub proposaient des pilotes que je n'avais pas eu trois fois le temps de cagouler déjà, et à supposer que quelqu'un dans mon entourage ait SerieClub).

Mais c'est quelque chose que j'ai appris à gérer ; plus ou moins.
Et quand je ne le peux pas, je lance Google et je cherche assidûment un pilote que je n'ai jamais pu voir et qui me fait envie, et parfois je tombe dessus, et souvent non, je me dis que je réessayerai dans quelques mois. Mais globalement, cette façon d'accepter qu'on ne peut pas tout regarder est le fruit d'un long travail sur moi ainsi que de la fréquentation assidue des AA (les Appeurs Anonymes), où j'ai appris la prière du Téléphage dont j'ai déjà parlé et que, j'en suis sûre, vous connaissez tous par cœur.

La seule chose que j'ai encore du mal à admettre, ce sont des pilotes comme ceux de Pretty Handsome ou Faceless qui m'y ont conduite : il existe, là-dehors, des pilotes qui existent sans qu'il n'y ait jamais eu de second épisode.

Maintenant, soyons clairs. Ce qui me pose question, ce n'est pas vraiment de savoir pourquoi ces pilotes n'ont pas réussi à aboutir sur une série. Je me doute qu'il y a des raisons à cela, d'ordre économique principalement, et même si elles sont regrettables, je les admets, je trouve cette force.
Ma question est d'un autre ordre, mais je dois dire que cycliquement, ça me torture franchement.
Je n'ai jamais rien lu à ce sujet. Pas la moindre ligne. Je suis peut-être passée au travers, cela dit, mais reste que, sur toutes les choses qu'on sait sur l'industrie télévisuelle, celle-là reste une grande et douloureuse énigme.

Où vont les pilotes après leur mort ?

Revoyons l'action au ralenti : un mec écrit un script pour un pilote (plus vraisemblablement plusieurs mecs). Une chaîne donne le feu vert pour tourner un pilote à partir de ce script. On procède à un casting. On construit des décors. On fait signer des contrats. On embauche du personnel technique. On tourne une scène, puis une autre, et encore une autre. Et au final on aboutit à un épisode complet.
Complètement complet, j'insiste.
Le pilote est regardé par plusieurs intervenants : le showrunner, des représentants de la chaîne, et peut-être aussi un panel de test ? Toujours est-il que ce pilote existe. Et que ce n'est qu'après l'avoir vu qu'il est décidé de ne pas poursuivre l'aventure.

Alors, où va ce pilote après sa mort ? Quelques hypothèses :
Est-ce qu'il y a une sorte d'INA qui récupère le corps, l'embaume et le conserve dans une urne quelque part ?
Est-ce que chaque mec qui a participé à l'écriture du script a droit à sa petite copie post mortem, pour se rappeler pourquoi il a bossé pendant plusieurs mois pour peau de balles ?
Est-ce que la chaîne récupère le cadavre et planque l'enregistrement là où personne ne viendra copier la bonne idée qui se cache peut-être là-dedans ?
Est-ce que ça se revend ? Est-ce qu'il y a des collectionneurs de pilotes morts et empaillés ?

Chaque saison, 1% des pilotes écrits sont tournés. Et parmi les pilotes qui sont réellement filmés, une poignée à peine trouve le chemin de nos écrans. Vous vous rendez compte du nombre de pilotes qui se baladent dans la nature ?!

Parfois, au milieu de la nuit, je me réveille en sueur, à l'idée que quelque part, il existe un enregistrement du pilote d'Anatomy of Hope. Et je reste là, haletante dans le noir, les yeux arrondis par l'horreur, incapable de trouver le sommeil. Il y a un putain de pilote pour Anatomy of Hope ! Là, dehors ! Et pour des dizaines d'autres séries ! Et impossible de mettre la main dessus ! On ne saura jamais ce que ça vaut ! On n'en verra jamais la moindre image ! JAMAIS !!!

J'ai demandé à ma maman. Elle ne sait pas où vont les pilotes après leur mort.
Mais moi, je n'en dors pas.
Quelqu'un a une maman mieux informée que la mienne ?

Posté par ladyteruki à 00:37 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]

04-02-10

Et le monde devient une île

Lost_Final

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost de SeriesLive.

Posté par ladyteruki à 21:47 - 3615 My (So-Called) Life - Permalien [#]


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