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ladytelephagy

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18 août 2010

[Day 18] Indétrônable

MemeDay_18

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Twin Peaks de SeriesLive.

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17 août 2010

Des intégrations

A la faveur d'un coup d'ennui, dimanche après-midi (j'ai souvent un méchant coup de blues le dimanche une fois l'article de la semaine posté, je suppose que c'est, toutes proportions gardées, une forme de dépression post-partum), j'ai attrapé le premier DVD qui trainait, et lancé le pilote. Et les deux épisodes suivants. Et me voilà, on est mardi, j'ai déjà vu 5 épisodes, en plus de tout le reste, et mes plannings téléphagiques sont de nouveau tombés à l'eau.
Mais ce qui me frappe devant cette série, c'est la faculté qu'ont certaines personnages de fiction à se réinventer.

C'est une source d'admiration sans fin pour moi : voir un personnage changer de vie et s'intégrer parfaitement dans la nouvelle. Que l'ancienne vie soit un secret ou non ne change rien à mon admiration. Il y a à la télévision des personnages qui peuvent changer de vie sans problème, sur la seule base de leur volonté.

Ah, comme cela parait formidable ! On était quelqu'un, on devient quelqu'un d'autre. Et tout le monde voit cette nouvelle personne sans y trouver à redire. Sans trouver cela étrange. Sans qu'à aucun moment, oui, c'est ça le plus fou, sans qu'à aucun moment la présence de cette nouvelle personne comme incongrue ou étrangère.

L'exemple le plus fou de réinvention constante, suivie de façon systématique d'intégration dans la société, c'est Le Caméléon. C'est même tout le principe : non seulement Jarod a la capacité intellectuelle de prendre une nouvelle identité dans chaque épisode, mais surtout, le reste de la société l'admet immédiatement dans sa nouvelle identité. Personne ne se dit "ah, tiens, il n'est pas tout-à-fait à sa place, ce gars", ou "un médecin confirmé n'aurait jamais dit ça", non, Jarod parvient à chaque fois à donner l'impression d'être à sa place. D'être parfaitement intégré.
Si je peux me permettre, il n'y a bien qu'une série remplie de blancs qui puisse donner l'impression que s'intégrer à la société est si facile...

C'est un rêve que beaucoup formulent, et très peu réalisent : choisir de tout changer, d'abandonner tout ce que l'on est et de se construire une identité à partir de rien, et tout de même parvenir à trouver parfaitement sa place auprès des autres.
Personnellement ça fait 28 ans que j'essaye et je ne suis jamais parvenue à un résultat aussi parfait que celui qu'obtient Jarod toutes les 45 minutes.

Alors depuis trois jours que j'ai repris Mad Men, je suis circonspecte. Don Draper s'est parfaitement inséré. Intégré. Bref il fait parfaitement illusion. Il n'est pas comme eux mais c'est tellement bien imité. Je voudrais tellement que tout le monde le regarde en se disant que ce mec-là n'est pas chez lui ici. Je voudrais tellement que les autres personnages regardent Don Draper comme je le vois, comme un homme qui a réussi à s'inventer une vie. D'où l'homme tient-il ce don qui lui permet d'être un brillant créatif quand ça n'était pas sa première vie ? Où se cachait donc ce talent dans cette vie antérieure ? Comment est-il possible que la seconde vie soit si réussie ?
J'ai une histoire compliquée avec Mad Men qui fait qu'à ma grande honte, je n'étais jamais parvenue aussi loin. Je n'en suis pas fière, d'autant que j'ai aimé la série depuis le premier jour, et les tags vous le confirmeront. Mais aujourd'hui que je regarde la série... je m'aperçois que je suis éperdument jalouse de ce don pour l'intégration.

TwoWorlds

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mad Men de SeriesLive.

17 août 2010

[Day 17] Mini format, grande série

MemeDay_17

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Band of Brothers de SeriesLive.

17 août 2010

Pot de fer VS pot de terre

C'est ça le problème. Une saison commence. Vous regardez des pilotes. Bien-sûr vous êtes plus attiré par certaines séries que par d'autres. Rapidement, parmi les premiers pilotes visionnés, des favoris se détachent, des coups de cœur ont lieu. Il y a quelques déception, bien-sûr, mais à mesure que les semaines passent, vos préférences sont suffisamment marquées pour qu'il n'y ait plus vraiment de place pour d'autres. Votre capacité maximale d'émerveillement semble atteinte. Oh bien entendu, ce n'est que temporaire. Dans un mois ou deux, trois peut-être, il y aura d'autres pilotes, d'autres coups de cœur. Mais pour le moment, on a tout ce qu'il nous faut, merci.
Et c'est pourtant là qu'arrive un pilote. Un pilote de la saison en cours, qui n'avait rien demandé à personne, qui a juste le tort d'arriver après tout le monde.

Gakepucchi no Eri est dans ce cas-là. Je suis à peu près certaine que dans d'autres circonstances, si je n'avais pas déjà été bluffée par Atami no Sousakan et absolument ravie par GOLD, j'aurais trouvé cette série... sympathique. Peut-être même mignonne. Voire éventuellement... non, ç'aurait certainement été tout. Mais c'est déjà bien.

Au lieu de ça, j'ai regardé le pilote de Gakepucchi no Eri en me disant "ouais, bon". J'ai un peu ri et même versé une mini-larmouchette à un moment, mais c'était de façon complaisante, genre "allez, ils ont fait l'effort de ne pas torcher cette scène", ou pire : "je sens bien qu'il faut pleurer, là".
Mais que voulez-vous ? C'est difficile de passer derrière mes coups de cœur de la saison, à plus forte raison si on ne peut pas rivaliser. Tout ce qui est moins bien devient forcément médiocre.

Gakepucchi

Je devrais peut-être redonner une chance à Gakepucchi no Eri plus tard, dans une période creuse par exemple. Parce qu'il y a de bons ingrédients, en dépit de quelques autres qui sont assez classiques ("je réaliserai mon rêve !"). Cette fois, la grande différence avec les séries sur le héros qui veut devenir quelque chose à tout crin, c'est que les obstacles ne semblent pas artificiels : si Eriko a tellement de mal à devenir dessinatrice, ce n'est pas parce que des filles se moquent d'elle, parce que son prof est un connard ou parce qu'elle n'est pas sûre d'avoir ce qu'il faut. C'est parce qu'elle n'a pas d'argent. Et les autres désagréments sont une conséquence de ce manque d'argent, ce qui le rend soudain bien plus réalistes que lorsqu'une série s'échine à dégoter des personnages fondamentalement méchants qui n'ont que ça à faire de s'en prendre au héros pendant une douzaine d'épisodes. Ici, il n'y a pas de gentil et pas de méchant, il y a seulement ceux qui ont un peu d'argent et ceux qui n'en ont pas du tout.

Et j'apprécie de voir (au vu du trailer du 2e épisode, ça va même devenir de plus en plus intéressant) une Eriko désespérée au point d'accepter à peu près n'importe quel boulot pourvu de pouvoir payer son matériel pour les cours. Malgré son ton de comédie et ses personnages un peu caricaturaux, la série s'aventure sur ce terrain comme elle l'avait promis, et ça fait plaisir.

Mais voilà, malgré ces petites choses qui me plaisent, Gakepucchi no Eri a débarqué au mauvais moment, et la seule chance qu'elle ait de se voir consacrer un peu d'attention de ma part, c'est quand mon esprit n'est pas épaté par la bizarrerie d'Atami no Sousakan, par exemple. Je répète ce titre parce que si vous n'avez pas encore vu la série, ça peut vous servir d'aide-mémoire.
Retente ta chance dans quelques semaines, petite. T'as pas les moyens de rivaliser.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gakepucchi no Eri de SeriesLive.

16 août 2010

[Day 16] C'est malin, maintenant j'ai faim

MemeDay_16

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Pasta de SeriesLive.

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16 août 2010

C comme charmée

Voilà des années que j'en rêvais. Une fois de plus, Showtime l'a fait.
Showtime, fournisseur officiel de lady en bonnes séries depuis Rude Awakening.

BigC

J'étais extatique devant The Big C parce que c'est la série que je voulais voir. Je voulais la voir il y a des années, et depuis qu'un de mes proches a un cancer, j'ai besoin d'une série comme ça pour aborder le sujet, et Breaking Bad ne m'a pas donné ce que j'en attendais (suivez les tags pour plus de détails).

J'aime The Big C. J'aime le fait qu'elle ne s'invente aucun artifice pour parler de son sujet de façon détournée. J'aime le fait que sa narration ait laissé tomber le passage qui jusque là a toujours semblé obligé en matière de phase terminale, c'est-à-dire le parallèle avant/après avoir appris la mauvaise nouvelle. J'aime le fait que son pari sur l'avenir se fasse en chamboulant la chronologie, pas en étirant indéfiniment la maladie. J'aime le fait que son héroïne ne se sente pas obligée de passer par le stade de pauvre chose fragile et introvertie avant de se révéler, mais qu'on sente qu'il s'agit de ses premiers pas. J'aime le fait que le docteur ne soit pas juste le messager mais un personnage qui prend une certaine place dans la vie de Cathy. J'aime qu'il y ait tant de monde dans l'entourage de Cathy, mais qu'aucun ne s'impose comme le confident idéal. J'aime la vieille carne qui habite en face de chez l'héroïne. J'aime les anecdotes que raconte Cathy régulièrement. J'aime le frère de Cathy. J'aime les colères de Cathy. J'aime sa capacité à être épouvantablement cinglante. J'aime The Big C.

J'aime The Big C.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Big C de SeriesLive.

16 août 2010

V'en pire

C'est pas parce qu'on ne regarde pas une série qu'on refuse d'en entendre parler. En l'occurrence, comme il n'y a vraiment aucune, mais alors, aucune chance que je regarde True Blood, mais qu'apparemment ça continue d'être une sorte de phénomène pour des raisons qui m'échappent complètement (si ce n'est que leur promo à coups de gourdin semble marcher), je veux bien qu'on m'en parle deux minutes, là, comme ça, histoire de se tenir au courant.
Sans montrer de dent, merci d'avance.

Venpire

Mon problème, c'est que l'information qui me parvient sans que je fasse le moindre effort est un peu toujours la même. J'entends deux sortes de news : d'une part, les news sur le casting, d'autre part, les news sur les nouveaux trucs chauds que vont faire les personnages.
De là où je suis, c'est-à-dire à une distance plus que respectable, on dirait que True Blood est, en gros, une série de cul. Je caricature, mais à peine.

Je vous avoue que quand j'avais vu le pilote (en fait le pre-air et le pilote, ce qui fait de moi, à mes yeux en tous cas, une survivante de l'extrême), j'avais effectivement repéré cette tendance à en rajouter dans les scènes de cul pour meubler, mais ça semble dépasser toutes mes prédiction, à ce stade. En fait c'est bien simple, en volumétrie, je dois entendre parler de True Blood en termes de scènes chaudes à peu près 80% du temps.
De là à dire que je ne suis pas étonnée quand je vois, depuis le lancement de la saison 3, des gens indiquer sur Twitter que, "ça y est, cette fois j'arrête True Blood", il n'y a pas loin.

Les infos que j'ai de True Blood ne sont donc guère rassurantes sur sa qualité. Parfois j'aimerais bien qu'il y ait des retours qui me fassent regretter d'avoir lâché la série très tôt, comme c'est le cas pour d'autres. Ou au moins, qu'à la lecture des news, j'ai la vague impression que ce n'est pas parce que je ne regarde pas cette série qu'elle est forcément nulle. Tenez, j'ai arrêté de regarder Lost... ça ne voulait pas dire que la série ne valait rien, juste que nos chemins s'étaient séparés.
Et j'ai toujours cet espoir pour True Blood parce que d'une part, j'ai envie de croire que mon biais anti-canines est la raison principale pour laquelle je boude la série, et surtout, j'ai envie de croire en Alan Ball.
Mais True Blood semble se refuser obstinément à renvoyer une bonne image de ce qu'elle a à offrir à ceux qui ne la regardent pas.

Ça pose la question de l'information résiduelle (je ne sais pas comment la qualifier autrement), c'est-à-dire l'information sur la série qui filtre lorsque les gens qui la regardent en parlent entre eux, mais sont disponibles là où de non-connaisseurs peuvent les lire. Car évidemment, les informations que je lis ne sont pas la totalité des informations qui sortent sur la série, étant donné que je ne vais pas sur des forums consacrés à True Blood, je ne lis pas les reviews et je ne suis pas l'actu de cette série de près. L'information résiduelle, c'est donc ce qui me parvient quand même, ce qu'il reste quand on n'est pas un connaisseur mais qu'on ne refuse pas non plus obstinément de lire une news si elle se présente sur un site généraliste.

Et ce qui me parvient, c'est uniquement des références sur qui va coucher avec qui. Ou qui a couché avec qui. Ou comment. Une part de moi se dit que, nécessairement, la série ne peut pas se limiter à ça. Mais l'autre trouve quand même que l'information est peut-être résiduelle, mais elle est sacrément persistante.

Le telambda, c'est-à-dire le premier venu qui n'est pas forcément un forcené de la télévision, n'a en général que l'information résiduelle. Il ne va jamais chercher les autres infos, donc il n'entend que celle-là. C'est là que c'est intéressant : ce que les non-connaisseurs entendent des informations échangées entre non-initiés. Et franchement, les gars, ce qu'on entend sur votre série... la vache ! Ça donne pas envie.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche True Blood de SeriesLive.

15 août 2010

[Day 15] Oï

MemeDay_15

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Une Nounou d'Enfer de SeriesLive.

15 août 2010

You'll miss me when I'm gone

Si vous avez bonne mémoire, ou que vous avez pris l'habitude de cliquer un peu partout, en vous aidant des catégories et des tags, pour fouiner un peu dans ce qui s'est dit précédemment, vous savez que la mort des personnes célèbres (ou célèbres à mes yeux) exerce sur moi une fascination quelque peu malsaine. C'est ce qui me pousse à poster régulièrement des messages morbides dans la catégorie Point Unpleasant.

Parfois, ça va même plus loin : je me demande comment je réagirai quand telle ou telle personnalité de la télévision sera partie.

Cet été j'ai relu mon bouquin sur Saturday Night Live (oui, seulement 650 pages, je m'ennuyais à me contenter d'écrire un article par semaine pour SeriesLive et m'envoyer l'intégrale de Will & Grace), et j'ai été frappée de voir que cette attitude morbide était partagée. Ça ne m'avait pas frappée à la première lecture, probablement parce que j'étais trop occupée à digérer toutes les autres infos, mais soudain j'ai repéré toutes ces petites mentions du type "qui s'occupera de SNL quand Lorne ne sera plus là ?" ou encore "SNL mourra probablement avec Lorne Michaels, il est le show". Je peux vous confirmer que contrairement à toutes mes croyances, j'espère dorénavant avec ardeur en la vie éternelle.

Il y a des gens, comme ça... quand on réalise qu'ils ne seront plus, ça fait un choc. On se demande un peu à quoi le monde ressemblerait sans eux. Le monde télévisuel, ça va de soi.
Et, alors que globalement je suis attachée à relativement peu d'acteurs, soudain cette perspective est effrayante. Qu'ils soient actifs ou pas actuellement, ces gens me semblent indispensables. Ils font partie de l'écosystème, ils sont intouchables. Ils devraient avoir une dérogation, quelque chose.
Je peux admettre être mortelle, je peux admettre que mes proches le soient (même si franchement ya pas le feu), autant, certaines personnes ne peuvent juste pas se le permettre. Tout justement parce que j'ai besoin de ce qu'elles peuvent m'apporter quand le reste flanche (et il flanchera).

J'ai besoin de Lorne Michaels, j'ai besoin de Dick Wolf, j'ai besoin de... La liste est longue.
Et elle prend parfois un tour surprenant quand je regarde une série et que je me dis : "quand je pense que cet acteur-là est décédé, c'est tellement bizarre de le voir... ça me fera drôle quand tel autre l'aura rejoint". Ce sont peut-être les effets pervers d'un semestre difficile, mais je me retrouve de plus en plus souvent à penser ce genre de choses.

Et le plus terrifiant, c'est que la plupart des noms de cette liste, je ne réaliserai qu'ils n'y figurent que lorsqu'il sera trop tard.

LorneMichaels

15 août 2010

Objection

De vous à moi... ça reste entre nous, hein...? Je ne suis pas absolument satisfaite de mon dernier article en date sur SeriesLive. La raison ? C'est extrêmement frustrant pour moi d'avoir si peu accès à des séries et d'en parler tout de même. J'ai vu quelques petits bouts sur le Mal, c'est sûr, mais ça ne compense pas. Heureusement, j'ai Epitafios sur le feu pour compenser, normalement c'est mon programme de l'après-midi même, mais je suis bien obligée de reconnaître que ma connaissance de la telenovela est extrêmement limitée.

Argentine_Premiertango
Premier tango à Paris : la télévision argentine pour les nuls

Et c'est d'autant plus rageant que j'ai apparemment eu la bonne idée de naître dans un des rares pays où la telenovela ne prend pas. Si-si, j'ai bien remarqué qu'il en passait quelques unes ici et là (jamais quand je peux les voir, hélas, et je n'ai plus de matériel pour enregistrer depuis bien longtemps), mais d'une part elles ne sont pas argentines pour autant, et surtout elles reste nichées sur des chaînes qui font que franchement, c'est n'importe quoi.

Pourquoi la France passe-t-elle à côté de la déferlante des telenovelas ? C'est une excellente question à laquelle je ne vois pas de réponse, là, tout de suite. Les Français consomment pourtant des soaps américains sans sourciller depuis des années, mais une malheureuse saga de 150 épisodes grand max, ça, non.
Qu'est-ce qui dans notre culture nous fait systématiquement louper ce qui se passe dans la culture des autres ? Je serais bien curieuse de le savoir. On est encore une fois en train de passer à côté de quelque chose qui n'est pas forcément extraordinaire, mais qui plait à, d'après les chiffres que j'ai trouvé, 2 milliards d'individus dans le monde (telenovelas de toutes nationalités confondues), et qui en cela, a donc bien un sens. Lequel nous reste obstinément invisible.

Quand on me parlait de favoriser notre "exception culturelle", j'avais pas compris qu'on ferait exception de la culture des autres, moi.

Deux choses frappent sur la télévision argentine : d'une part, les liens qu'elle tisse tout au long de ses décennies d'existence avec le pouvoir. Il y a une sorte de relation amour/haine entre ces deux entités, qui finalement préfigure bien des romances de telenovela : je t'aime, je te quitte, je te re-aime, je te re-quitte. Des pays où la politique a des liens étroits avec la télévision, il y en a plein, mais une telle saga m'était pour l'instant inédite.

Et puis surtout, ce qui me touche, c'est la façon dont la télévision argentine a démarré. Au lieu d'être le projet d'un gouvernement, l'ambition d'une main-mise sur l'information ou la quête d'un médias moderne capable de fédérer la population autour d'une culture commune... en Argentine, la télévision est à l'origine le fait d'un seul homme. Je confesse avoir versé une larme en apprenant que Jaime Yankelevich, non seulement avait lancé son projet de télévision suite à la mort de son fils, mais était décédé un an après avoir atteint son but, avec, anecdote lacrymale s'il en est, un des premiers postes de télévision du pays dans sa chambre d'hôpital. Et on s'étonne que les telenovelas soient fondées sur l'émotion !

Ma découverte de la semaine, c'est la canaille Alma Pirata, une série sympathique, probablement à destination des jeunes adultes (elle a gagné une récompense "jeunesse", mais bon, c'est pas du Disney) (quoique maintenant, les séries Disney, ça veut plus rien dire) (suffit de voir Miley "Herpes" Cyrus), c'était plutôt marrant mais presque totalement dénué de dialogue ! Du coup c'est facile à comprendre, certes. En tous cas dans la collection divertissement, ça se posait là, même si pour la profondeur des intrigues, il me faudra probablement attendre Epitafios cet aprem...

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