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ladytelephagy

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9 mai 2008

Aya McBeal

Qui, au moment de faire ses premiers pas dans la vie active, n'a pas connu de grandes désillusions ? N'avons-nous pas tous ressenti l'excitation de nous rendre utile au monde, et en même temps découvert que nous n'étions que d'une toute relative utilité justement ? Lequel d'entre nous n'a pas fait des gaffes au début de sa carrière, avant de prendre ses marques et servir réellement à quelque chose ?

C'est la dure expérience qui attend Akari Domoto, laquelle vient tout juste d'être diplômée en droit et s'apprête donc à devenir avocate. Et c'est la tête remplie d'idéaux sur la profession qu'elle s'apprête à exercer qu'elle commence son premier jour dans une grande firme d'avocats, au service "pro bono", c'est-à-dire celui qui de toutes façons ne rapporte rien mais qui représente pour elle l'essence-même de son métier.

Vous la voyez venir, vous aussi ? Bien-sûr, ce ne sont que désillusions qui attendent Akari Domoto (interprétée par la comédienne japonaise à avoir certainement pratiqué le plus de professions différentes à la télévision, à savoir Aya Ueto), surtout qu'en premier lieu, le service pro bono n'est pas exactement aussi exalté qu'elle peut l'être : le chef de service est blasé (et son activité principale est de refuser des affaires pour pouvoir jouer à la console et/ou fumer) et l'assistante n'a aucune forme de compassion (elle parie de l'argent sur ce qui se passe dans le service). Quand Akari décrète qu'elle va s'occuper d'une affaire, dépassant sans aucun doute le quota d'activité annuel du secteur pro bono, elle s'imagine qu'elle peut faire mieux mais évidemment elle s'apprête à prendre une sacrée leçon. Le spectateur le sait avant même qu'elle ne commence !
Pourquoi ? Parce que, petite figure de style pleine de maladresse, le pilote a commencé sur un flashback...! Comme si sans ça on n'aurait pas deviné qu'elle allait apprendre la leçon the hard way !

Hokaben, car c'est de cette série qu'il s'agit, possède un bon pitch de départ, une bonne réalisation (dans la moyenne supérieure disons), des acteurs pas trop nuls (en-dehors du final de ce pilote, Aya Ueto ne succombe pas trop à ses tics habituels)... bref plein de bonnes choses. La première affaire d'Akari est, en prime, intéressante, et aborde un sujet difficile sans trop tomber dans la facilité (juste un peu mais ça reste raisonnable), puisque la première affaire d'Akari est un divorce incluant des violences domestiques et un rapt d'enfant (pourquoi faire simple etc...). Et si j'en crois le trailer, ça ne risque pas d'être facile non plus sur l'épisode suivant, où le thème ne fera qu'être plus sinistre encore.
Hm ? Comment avez-vous deviné que je vais regarder ce second épisode ?

Evidemment il y a un certain nombre d'éléments qu'on voit venir de loin : un love interest potentiel (ah c'est très finement amené...), une petite histoire entre le patron d'Akari et l'avocate vedette du cabinet, etc... La structure de l'épisode est d'une propreté redoutable, et témoigne d'une grande pratique de l'exercice, sans chercher l'originalité.

C'est un reproche que malheureusement j'ai souvent à formuler aux dorama, ou alors je ne tombe vraiment pas sur les bons (dans ce cas, mettez les commentaires à profit pour m'éduquer !). Il y a toujours les mêmes messages : donner le meilleur de soi-même en dépit du fait que ce ne soit pas toujours facile, persister malgré les épreuves, etc... Et là-dessus c'est un peu lassant et redondant (en plus, dans Attention, Please, Aya Ueto portait un joli uniforme avec jupe, alors qu'ici, c'est tailleurs-pantalon noir, donc la chair est triste). Mais globalement voilà un bon dorama, plutôt bien écrit et bien réalisé aussi, avec un contexte un peu différent qui nous change de notre pain quotidien.

Ah, non, ya un truc sur lequel il faut que j'insiste, quand même. Dieu sait que je n'accorde souvent qu'une attention très modérée à la bande-son d'une série. En général, je ne la remarque que dans deux cas : soit c'était ignoble, soit c'était extraordinairement bon. Ici c'est nettement le premier cas qui s'est présenté. C'est bien simple, je pense que la B.O. de cette série est entièrement repompée sur celle d'un jeu video créé pour une console 16 bits. Cette fausse cornemuse, là, c'est infâme. Quel qu'en soit le coupable, il faut impérativement l'identifier, le localiser, et l'empêcher de nuire à nouveau. Intenable.

A contrario, soulignons quand même que les décors sont assez sympathiques, j'aime en particulier les différents endroits du building où travaille Akari (la salle de réunion où les nouveaux avocats sont accueillis, ce que l'on peut voir des couloirs et grands bureaux en open space, j'aimerais pas y travailler mais ça fait de jolies vues, et puis l'ascenseur aérien, etc...) qui ont quand même de la gueule. Ca compense, on va dire.

Cela étant dit, Hokaben a-t-elle la possibilité d'être à mes yeux une excellente série ? Bon, peut-être sur le long terme.
Et peut-être avec une autre comédienne dans le rôle principal.
Et surtout... SANS LE SON.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Hokaben de SeriesLive.

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9 mai 2008

Bon maintenant faut arrêter, hein

En mon absence, vous avez continué à me rendre visite et croyez-bien que ça fait plaisir à voir. Mais, sincèrement hein ? Certains d'entre vous sont quand même de gros boulets !

Ca fait depuis juin dernier maintenant (donc presqu'un an finalement !) que nombre de visiteurs débarquent ici depuis Google, à partir de variations autour de la question "sur quoi Berger plaque-t-il Carrie". C'est très gonflant et j'ai déjà donné la réponse deux fois, histoire qu'on en finisse. Mais je ne sais pas à quel jeu vous jouez, les gars, mais depuis un an vous n'avez toujours pas eu l'idée de regarder cet épisode, ceci dit il est vrai qu'on ne peut pas en demander tant de la part de gens qui n'ont même pas essayé de relever un défi plus important qu'un pareil jeu. Allez, consolez-vous, M6 a une fois de plus rediffusé Sex & the City cette saison, et l'épisode ne devrait plus trop tarder à apparaître comme par magie sur vos écrans. J'espère bien qu'enfin, à partir de ce moment, vos tricheries vont cesser et qu'on pourra parler d'autre chose.

Cela étant, certains d'entre vous ne sont plus les bienvenus ici tant l'orthographe de certaines requêtes sur le sujet sont à pleurer. Ainsi,  "sur quoi Bergé plaque Carrie dans Sex and the City" est d'une infâmie sans nom. 'Tain les mecs, non là, non, ça peut plus durer. C'est un peu comme demander si Mr. Bigg et Carrie vont finir ensemble, et d'ailleurs vous mériteriez que je vous spoile pour la peine. Ya quand même un minimum.

Bon, les choses étant (je l'espère ?) réglées, permettez-moi de continuer ce petit tour dans les stats...

- victoria pratt muscle photos :
Genre c'est les muscles que vous voulez voir. Genre. Allez, à d'autres.

- christopher meloni embrasse un homme :
Où ??? Où ??? Oz ou j'ai manqué un truc ?

- combien d'années passent dans les saisons de grey's anatomy? :
A peu près... trois siècles ?

- decrypter twin peaks :
Bon courage.

- écrire à   michelle trachtenberg :
Dans quel siècle vous vivez, vous ? Envoyez-lui un SMS !!!

Vous m'avez manqué, chers visiteurs... Enfin, sauf ceux qui savent même pas répondre à une question simple sur Sex & the City, bien-sûr. Vous, je vous méprise, ça va de soi.

7 mai 2008

Si vous ne savez pas quoi faire ce soir

Je vous propose de découvrir une nouvelle série dont le pilote est diffusé ce soir : Dr House !!!

?!

Attendez, cette série n'a-t-elle pas commencé à être diffusée depuis plus d'un an ? N'en ai-je pas vu, pffiuuu, au moins, une bonne moitié ? (ouais, point trop n'en faut) Mais si, mais si, mes amis, mais la raison est simple : un an, deux mois et 6 jours après notre rupture, TF1 a décidé de me prendre par les sentiments.

BAH CA PREND PAS !
Sans blague, comme si c'était si facile de réparer tout le mal qui a été fait simplement en diffusant un petit pilo...
...pil...

Bon, c'est vrai aussi que c'est pas bon pour les nerfs de rester en colère trop longtemps. J'augmente mon risque de contracter une maladie cardio-vasculaire plus tard, et Dieu sait que je ne veux pas en arriver là, je risquerais de tomber entre les mains du Dr House.
Donc euh, ok, juste une fois, parce que c'est un pilote et que je ne sais pas résister à un pilote, de surcroît en prime.

Mais ça ne marchera qu'une fois, vu ?!

Et pour tous ceux qui manquent cruellement de culture (ah dans votre genre, vous n'êtes pas futé, hein ! réussir à y échapper tient de la gageure !) : la fiche Dr House de SeriesLive.

6 mai 2008

[DL] Last Friends

Beaucoup de finesse dans ce générique, et je ne dis pas ça juste parce qu'on est vite en manque de génériques par les temps qui courent mais bel et bien parce qu'il y a beaucoup de délicatesse et d'esthétisme (avec ce qu'il faut aussi pour rendre très accessibles les différentes situations des 5 personnages principaux) dans le générique de Last Friends.

Oui, quand j'ai un coup de coeur (qui a dit coup au coeur ?), je l'ai pas à moitié, et le générique n'a rien pour m'en détourner !

LastFriends_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'vous en ai mis un peu plus histoire d'avoir même la toute fin de la chanson, même si ya l'écran publicitaire en parallèle. Parce que franchement, la chanson est bonne, dans ce contexte. Je dis dans ce contexte parce que... si seulement Utada avait demandé un coup de main au réalisateur de ce générique pour son propre PV !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (I repeat, ceci est un lien) : la fiche Last Friends de SeriesLive.

6 mai 2008

Compagnons de cellule

Je parlais de mes errances il y a quelques jours. J'ai peut-être bien trouvé...

Lorsque j'ai lancé Last Friends, je n'en savais que peu de choses, à savoir la musique du générique et la photo promotionnelle (qui justement me semblait bateau mais bien foutue). Mais comme je suis en période de quête effreinée de LA série qui puisse me toucher, je me suis tournée ces derniers jours vers plusieurs dorama (dont vous allez retrouver progressivement la critique ici, pour me faire pardonner de vous avoir délaissés si longtemps je vous dois bien ça) en désespoir de cause. Je dirais pas que j'ai cliqué au pif... mais bon, j'ai cliqué au pif. Je n'ai même pas lu un petit résumé, rien. Mais, me disant que puisque j'avais du mal à trouver mon bonheur de l'autre côté de l'Atlantique, j'allais opter pour le Pacifique, je n'ai pas cherché à m'ériger de nouvelles barrières.
Comme j'ai bien fait...

Première constatation : Dieu que c'est beau ! J'ai soigneusement évité d'en faire un article "La preuve par trois" car il me faudrait décupler le nombre de captures à pouvoir poster ! Je n'aurais eu que l'embarras du choix. Je ne dis pas qu'il y a eu un énooooorme travail esthétique, ou disons pas dans le sens où on l'entend sur beaucoup de séries américaines par exemple, qu'on félicite là pour l'utilisation massive de filtres, ici pour des cadrages de fou.  Non, Last Friends ne s'embarrasse justement pas d'effets de style. C'est qu'on a autre chose à penser, môssieu ! Mais il n'empêche que visuellement, c'est plein de couleurs, de tableaux, c'est aéré, lumineux, vif... bref c'est pas un dorama filmé vite fait.
Je veux pas citer d'exemple mais je suis sûre que vous en avez tous au moins un ou deux en tête, de ces dorama qui jouent dans la catégorie "les films fait à la maison par votre chimpanzé malade".
Rien qu'avec la scène d'ouverture, j'étais déjà à genoux (c'était de la triche cette scène d'ouverture). Ca ne s'est pas estompé ensuite : il y a un oeil derrière la camera, et on va le remercier continuellement jusqu'à la fin de l'épisode, même si vous allez voir qu'en cours de route, on va avoir complètement autre chose à penser.

Et c'est là que tombe la seconde constatation : rha les chiens, ils ont décidé de nous attaquer le coeur à la machette ! On prend bien le soin, pendant la première partie du pilote, de nous faire tomber sous le charme radieux de Michiru, un personnage féminin assez transparent au départ (sur l'air de "gentille petite jeune femme toujours de bonne humeur et pleine de bonne volonté malgré un passé pas toujours marrant", bref la nana que dans n'importe quelle autre série, à plus forte raison un dorama, on aurait envie de latter à grands coups de bottes cloutées), mais qui par petites touches devient non seulement attachant mais aussi moins surfait.

Et lorsque le noeud de l'intrigue enfin se noue après de nombreuses scènes d'exposition (toutes nécessaires, je le précise), le poisson est ferré et on ne recule pas : on fait le grand saut en même temps que l'histoire.

Quoi ? Ca devient de la folie ? Mais absolument ! Et c'est ça qui m'a conquise : Last Friends, sous ses dehors si jolis et si printaniers, baigné de sa pluie si tiède et si revigorante, après ses scènes si urbaines et si charmantes... et puis avec sa petite intrigue genre "ah oui on va bel et bien encore vous filer un ou deux triangle amoureux, vous n'y couperez pas"... eh bien, Last Friends est en réalité d'une violence inouïe.

Derrière l'intrigue amoureuse classique se cachent des personnages écorchés vifs, chacun ayant son charme, ses travers et ses peurs qui se dessinent (et oui j'ai bien dit chacun sans exception), et à chaque nouveau coup dans l'estomac (celui du spectateur, évidemment, ne pensez pas que je me cantonne à une seule scène de ce pilote même si elle a beaucoup joué) on est à la fois au supplice et au délice. A chaque scène c'est un petit peu de ce petit monde de perfection qui s'effrite et mon Dieu que c'est bon.

Les personnages ont le coeur broyé et, même si par moment on se dit que, hm, j'ai pas déjà un peu vu ça quelque part ? Eh bien ça marche à plein régime, sans une fausse note et avec beaucoup de sensibilité. Si bien qu'on se fiche pas mal de qui sort avec qui, qui embrasse qui et qui a fait un bébé à qui, parce que franchement, ce qui importe, c'est bel et bien comment on peut en arriver à cette scène d'ouverture qui n'en apparaît, rétrospectivement, que plus ahurissante de calme et de sérénité. Comment ne serait-ce qu'un seul de ces personnages va-t-il survivre à autant de bassesses du quotidien, autant de mesquineries de la vie, autant de glaviots du Destin, moi franchement, ça me laisse à la fois toute frénétique à l'idée de voir la suite, et mortifiée.

Allez-y, prenez une hache et plantez-la moi dans le dos, que ça gicle et que ça sorte, qu'on en finisse !
Ou plutôt non, ne m'achevez pas avant que je n'aie vu la fin. Car Last Friends est exactement ce dont j'avais besoin : une série bien pensée, mais courte, où pendant quelques heures je vais m'abandonner, et où avec chacune de mes larmes coulera ici un peu d'amertume, là quelques regrets, céans un peu de haine. 11 épisodes et pas un de plus ou bien je crains que soit la magie ne fonctionnera plus, soit elle fonctionnera trop.

Et on ne veut pas non plus se priver de la joie d'espérer en une série moins tragique pour une prochaine fois, pas vrai ? Le téléspectateur aussi a le droit d'espérer en son petit coin de ciel bleu, après tout...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Last Friends de SeriesLive.

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5 mai 2008

Adios Captain

Bon, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas proposé de pilote dans la rubrique "La preuve par trois", laissez-moi donc réparer mon erreur avant que je ne me débarrasse de la série ici présente : Welcome to The Captain. Ma collectionnite aigüe ayant ses limites.

Voici donc les trois captures qui retiennent le plus l'attention dans ce pilote, et croyez-moi ç'a été difficile d'en trouver trois vu la qualité de la chose, mais ça fait aussi partie de l'exercice.

WelcometoTheCaptain_1
Le personnage est con, mais au moins le comédien a une bonne bouille. Et puis ça fonctionne toujours, ce genre de personnage qui est toujours victime des circonstances, des autres, etc... bref un bon dindon de la farce. Ce petit discours plein de bons sentiments finit évidemment en humiliation pour Josh, et s'il en avait été autrement, j'aurais été surprise.

WelcometoTheCaptain_2
Je vous présente ici en une seule capture la raison pour laquelle j'ai testé Welcome to The Captain, et la raison pour laquelle j'ai pas aimé. La radieuse Joanna Garcia, que j'avais appris à trouver délicieuse dans Reba, démontre ici que l'humour de la série va être pitoyable, si jamais ça vous avait échappé jusque là évidemment. En soi sa performance n'est pas très différente de ce qu'elle nous a offert précédemment dans la série sus-citée, mais en même temps pourquoi se donner du mal quand on a un gag aussi facile et miteux ? Rien ne me fait aussi peur rire qu'une blague éculée tournant autour d'une érection.

WelcometoTheCaptain_3
Rrrrrrraw, Raquel, toujours aussi sexy qu'il y a 10 20 30 40 ans !!! Raquel Welsh devrait probablement être la vétérante qui ramène du monde dans la série, mais quand on la voit on a plutôt envie de tourner les talons et aller se laver les yeux au savon (voire au détergent). Et je ne suis même pas sûre qu'il y ait du second degré dans son personnage...

Bon, vous l'avez compris, ce pilote n'est à tester que si vous avez 22 minutes de votre vie à perdre, et, chevillée au corps, l'envie de vous rappeler ce qu'est un très mauvais sitcom. Le pitch est miteux, et l'exploitation en est plus ras-des-pâquerettes encore, mais les amateurs de navet (et je sais qu'il y en a) trouveront là un bel énergumène dont dire du mal pendant une ou deux semaines... jusqu'à ce que tout naturellement vous ayez réussi à l'occulter de votre mémoire, bien entendu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Welcome to The Captain de SeriesLive.
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2 mai 2008

Que reste-t-il...?

Tout est vain. En ce moment j'ai un mal fou à trouver une série qui trouve résonance en moi. Je croise des séries drôles, des séries bien foutues, des séries esthétiques, des séries intéressantes... mais impossible de trouver une série qui s'adresse à moi. A moi personnellement.

Alors évidemment, vous allez me dire que jamais aucune série ne s'est adressée à moi personnellement. C'est vrai mais seulement sur le plan de l'intention. Il y a tout de même eu des séries qui m'ont apostrophée directement, qui ont réussi à toucher, à m'envoyer un reflet partiel de moi dans lequel j'aie su me reconnaître.

Alors évidemment, je pourrais ressortir ces bonnes vieilles séries "qui marchent", me reconnaître une fois de plus dans tel univers ou tel autre, mais... mais et la nouveauté ?

A rythme régulier, je me demande où j'en suis dans ma façon de regarder les séries. J'ai cette sorte de crises de foi, comme ça, de temps à autres. Je remets en question ma passion, comme ça, juste parce que pendant quelques mois j'ai un mal fou à trouver une série qui fasse battre mon cœur plus fort qu'à l'accoutumée.

Mais pendant ces crises, qui parfois durent un peu, ou bien pas tellement, enfin ça dépend, je ne peux m'empêcher de comparer les séries que j'ai déjà connues et aimées par le passé, avec celles découvertes récemment et qui ne sont pas capables de me laisser un souvenir impérissable. Je sais que je ne devrais pas... je sais que ça n'aide pas... Je ne devrais sans doute pas non plus regarder quelques épisodes savoureux de temps à autres, ni relire des répliques inoubliables, tout ça ne fait qu'empirer le phénomène. Un autre facteur aggravant c'est quand l'une de mes séries-phares devient de plus en plus fade et me désespère même sur sa propre cause. Ah ils semblent lointains les épisodes de SVU qui me laissaient pantoise d'horreur devant ma télé une bonne heure après le générique de fin ! Ou plutôt non, ils ne sont pas si loin, il suffit d'attendre un épisode rediffusé... C'est encore pire, vous voyez bien.

Heureusement, après quelques temps d'errance, je finis par tomber sur une série qui révolutionne mon horizon, qui me permettre de respirer à nouveau à pleins poumons avec la télécommande bien en main (je suis un peu comme les mecs dans ces cas-là, je me rassure au contact d'une solide télécommande).

Mais tant que ça n'arrive pas, tant que, de pilote en pilote, je ne me retrouve pas dans ce que je vois, j'ai du mal à y croire et j'ai l'impression de n'en voir pas le bout. J'ai du mal à croire que je trouve encore une série capable de m'époustoufler, me chavirer, me faire haleter... ou me briser le coeur.

En ce moment, je sors d'une belle relation avec une série que j'ai beaucoup aimée,  et très franchement, je me dis qu'il n'y en aura plus d'autre. Vous et moi savons au fond que ce n'est pas vrai. Qu'il en viendra une autre. Même si je n'ai pas envie de la voir, la probabilité est grande, et elle existe bel et bien. Et si elle ne vient pas, sa quête sera sans doute palpitante, d'ailleurs.  Mais le doute est là et je cherche sans vraiment  chercher, et l'impatience le dispute à la résignation.

Y aura-t-il encore une série faite pour moi ? Dois-je admettre qu'il y aura toujours de bonnes séries, mais plus jamais LA série ? Ou dois-je ne pas perdre espoir ? La téléphage en moi sait que je continuerai de chercher. Mais est-ce que je trouverai ?

25 avril 2008

Retrouvailles

Après une journée crevante, quel bonheur de retrouver à la télévision l'une de mes séries fétiches : Brooklyn South ! Question 6

Ça fait quelques jours que j'ai retrouvé les codes d'accès de ce blog (enfin !) et que je me demandais si ça valait la peine de ressusciter ladytelephagy. Mais parfois, il ne faut pas forcer le Destin, les choses sont simples et s'imposent d'elles-mêmes ! Ce soir NRJ12 a diffusé le pilote d'une des séries qui me tiennent à coeur, bien que je n'en aie même pas vu l'intégralité (pourtant ya qu'une seule saison). Je vais donc vous raconter une fois de plus mes souvenirs de téléphage des années 90, eh oui ! Mais en même temps ça fait quelques temps que je vous ai pas ennuyés avec ça, pas vrai ?

J'ai découvert Brooklyn South il y a des années, lorsque la téléphile que j'étais est devenue téléphage. A l'époque je ne connaissais pas NYPD Blue, j'étais à environ deux ans de découvrir Cop Rock, bref j'étais vierge en matière de séries policières de Bochco. Et ç'a été la révélation !

Et pourtant, j'avais toujours détesté les séries policières jusque là. Mais je crois que j'ai aimé la façon dont l'ensemble show fonctionnait, que j'ai aimé les policiers en tenues (j'ai l'impression qu'avec la portée d'experts en tous genres qu'on nous a fourgué ces dernières années, on a oublié le charme du policier en uniforme, dans sa mission de proximité et tout ce que ça implique d'humanité), et surtout qu'on sentait la maîtrise de bout en bout.

Vous prenez le pilote, par exemple... On adhère tout de suite aux personnages, qui ne sont pas caricaturaux mais pas interchangeables non plus. Tenez, le tandem Donovan/Santoro... combien de fois vous avez vu un pareil duo dans un ensemble show ? Deux mecs, d'âge équivalent, tous les deux ayant la responsabilité d'une équipe, et n'étant pas systématiquement en conflit. Combien de fois vous avez vu ça ? Deux rôles de "patriarches", ça en foutrait plein la vue à tous ces shows où chacun a sa place dans la hierarchie...

Bon et puis franchement, ce générique ? Il faudra que je vous l'uploade, résolument.

Sans oublier un casting de rêve, avec Jon Tenney, Jon Tenney, Jon Tenney, et peut-être quelques autres dont j'oublie les noms comme Gary Basaraba ou Adam Rodriguez, bref que des acteurs doués et attachants...

Alors évidemment, vous allez me dire : "c'est malin de nous dire ça une fois que le pilote est passé". Oui en même temps ça fait 10 ans qu'il est passé, donc bon...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (vous avez pourtant eu 10 ans) : la fiche Brooklyn South sur SeriesLive.

16 novembre 2007

Ballot-otage

Avec ce qui se passe en ce moment (ou plutôt : avec ce qui ne passe pas dans les gares en ce moment !), j'ai bien failli ne pas pouvoir vous livrer mon désormais traditionnel post du vendredi. Avouez : ça vous aurait fait de la peine... euh, bon, mentez s'il le faut.

Pourtant cette semaine, yavait du pilote en quasi prime. Du pain béni. Enfin, je l'espérais en tous cas.
Déjà, il fallait bien surveiller parce que, sur M6, la pause pub tout d'un coup, ils ne connaissaient plus. Et qu'en plus, si on voulait faire son boulot correctement, il fallait boulotter trois épisodes à la suite, ce qui m'a semblé un peu abusif quand même.
Mais ça, c'est un détail, car en fait il faudrait surtout parler de la série. Bon ! Puisqu'il le faut ! J'ai promis après tout, non ?

Kidnapped multiplie les maladresses. C'est ce que nous apprend le pilote, qui utilise les techniques habituelles pour nous présenter un personnage, Virgil, qui nous permet de faire nos premiers pas dans le pilote... mais celui-ci finit en fait par tenir un rôle complètement anecdotique pendant les trois premiers épisodes. Première bourde. Première d'une longue série.

Avec un sujet aussi classique, on aurait pu s'attendre à ce que la série essaye soit de miser sur l'adrénaline, soit sur l'originalité de son intrigue. Je n'ai encore vu la couleur ni de l'un, ni de l'autre. Les choses mettent un temps fou à se produire, même en tenant compte du traditionnel délai de temps d'exposition. En fait chaque fois que quelque chose peut surprendre, on en passe à quelques centimètres mais rien à faire, on n'arrive pas à être pris au dépourvu. L'opposition entre l'enquêteur privé et le FBI est également balayée d'un revers de la main, les personnages manquent d'épaisseur en dépit d'efforts désespérés pour les rendre un peu plus multicouches... bref ça patauge. Ce n'est pas faute d'intention, c'est faute d'efforts. Comme si le scénario allait au maximum à la facilité.

C'est assez désolant de voir également quelqu'un comme Jeremy Sisto se débattre péniblement dans un rôle étriqué. Knapp aurait pu être un personnage intéressant si on avait poussé le concept jusqu'au bout, c'est exactement comme le reste... La violence et l'absence de méthode du personnage auraient pu s'inspirer de personnages réellement trash, mais personne ne s'y est autorisé et on a l'impression de voir Sisto faire des aller-retours entre un registre et un autre, semblant aussi de temps à autres carrément abandonner la partie et fournir le strict minimum en désespoir de cause. La scène où il intimide l'ami d'Aubrey aurait pu être très impressionnante, de par la violence réprimée qu'elle exprime dans le personnage de Knapp, mais rien à faire, au milieu de scènes trop neutres, elle ne convainc qu'à moitié.

Comme je l'ai dit, une telle série repose soit sur l'adrénaline, auquel cas on a de l'action pure à la 24 et on sait à quoi on a affaire, soit d'autre part on essaye d'avoir une vraie intrigue. Sauf que la mythologie met un temps fou à s'installer, on ne comprend pas bien certaines interconnexions... mais pas dans le sens où c'est trop mystérieux, simplement dans le sens où c'est bordélique. L'action reste aussi assez limitée, entre un vol plané dans des poubelles et Terry Kinney se balançant, hilare, au sommet d'un building, on a l'impression de se faire un peu fourrer.

Kidnapped se consomme donc comme une série sans prise de tête à regarder alors qu'on en a bavé dans les transports, par contre, de là à se morfondre d'avoir raté des épisodes, ça m'étonnerait beaucoup. Pour ma part je n'ai pas l'intention de rater un seul épisode puisque je ne projette pas d'en voir plus...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Kidnapped de SeriesLive.

9 novembre 2007

Amen !

C'est vrai ça, de nos jours, ya un Dieu pour tout le monde, non ? Fran Fine pense bien qu'il y a un Dieu des chaussures ! Pourquoi pas un Dieu des téléphages ?

Et s'Il devait avoir 10 Commandements, je pense qu'ils seraient de cet ordre :

1 - Je suis la Télévision, ton seul et unique Dieu (oh, tu peux essayer d'y échapper, mais Je continuerai d'avoir à chaque saison de nouvelles raisons de croire en Moi)
2 - Tu ne connaîtras pas d'autres obsessions que Moi (mais Télé éteinte, tu as droit à un peu de musique, de ciné, et éventuellement internet)
3 - Tu ne prononceras pas Mon nom à l'appui du mensonge (donc ne parlons pas de Télévision quand il ne s'agit que de real tv, sinon gare !)
4 - Observe le jour du samedi (ya souvent des trucs bien le soir dans la Trilogie ; bon d'accord, pas toujours, mais observe quand même, on sait jamais, regarde, le dimanche ça a bien évolué par exemple...)
5 - Honore ta télécommande et ton lecteur DVD (ou magnétoscope si t'es plutôt pour l'Ancien Testament ; une bonne façon de les honorer c'est regarder régulièrement des séries, et en enregistrer en nombre... d'ailleurs à propos des cassettes et DVD, J'ai dit : "croissez et multipliez". Alors tu vois.)
6 - Tu n'effaceras point de VHS (pense aux foudres divines avant d'agir bêtement. Ou à l'absence de rediffusions)
7 - Tu ne commenceras pas à regarder des émissions de variété française (impie ! Déjà que les fictions françaises, c'est limite, faut peut-être pas Me pousser à bout !)
8 - Tu ne voleras point (oui, alors, hm, bon, on est clairs sur celui-là, hein, mais, hm, si tu as une bonne excuse, naturellement on ne peut pas t'en vouloir, Je veux dire, bon, ça dépend des diffusions dans ton pays, des sorties DVD... ahem, après tout Je suis une obsession miséricordieuse, J'ai le pardon en Moi, tu comprends ?)
9 - Tu ne prétendras pas aimer une série que tu as détestée (même si ça fait super bien de dire à la machine à café que 24 c'est trop de la balle et à tes copains que Prison Break c'est trop ouf. On a sa dignité de téléphage, quand même !)
10 - Ta collection de séries exponentiellement grandira (si possible légalement, mais consulter le 8e Commandement en cas de doute)

Moi je suis pieuse, vous savez, et très obéissante. Alors d'accord. Et vous, quels seraient vos Commandements de téléphage ?

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