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ladytelephagy

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15 janvier 2007

Scénaristes perdus sur une série déserte recherchent bouée de sauvetage

On apprend aujourd'hui via SeriesLive que les créateurs de Lost faisaient leur réunion de brainstorming annuelle et se sont donc, inquiétés de la tournure de leur série. "Citant en exemple la série The X-Files,  les producteurs ont dit que c'était ce qu'ils ne voulaient pas faire : une bonne série qui a duré deux saisons de trop et qui est partie dans tous les sens."

C'est bien triste qu'ils y songent pas loin de trois ans trop tard. Car dés le début de la seconde saison, limite dés la fin de la première, on sentait pourtant bien que justement, c'était déjà le problème. Mais voilà : J.J. Abrams, comme beaucoup de créateurs productifs, ne tient plus en place, et les choses se sont tellement activées pour lui ces dernières années au ciné comme à la télé, on ne peut pas vraiment lui reprocher d'avoir délégué un maximum. Gros soucis : il n'a rien appris de l'expérience de ses aînés.

Tiens : David E. Kelley, par exemple. Un homme très doué, avec un univers véritable, un style bien à lui et quasiment, si ce n'est l'invention, au moins à lui tout seul le développement d'un genre entier... mais hélas, un gars avec des clous sur sa chaises qui n'est pas capable de se consacrer à une série correctement et durablement. Combien de ses shows en ont pâti ? On va dire : quasiment tous. Le problème lorsqu'on a les yeux plus gros que le ventre, c'est que pour raffler la mise, que ce soit financièrement, ou juste côté gloire, c'est qu'il faut déléguer non pas l'écriture courante des scénarios, ça fait bien longtemps qu'on travaille par pool d'auteurs maintenant sur la plupart des séries de toutes façons, mais surtout on n'est plus là pour donner des directions à l'intrigue, quand on se fatigue encore à donner un fil rouge à une saison ou une série. Alors on délègue sur le plus important.
Dés lors plus rien ne distingue le créateur de la série du gars qui s'est contenté de dire "ah ouais on dirait qu'il y aurait des mecs qui seraient perdus sur une île déserte, ça ferait une super série !"

C'est exactement le problème auquel se heurte aujourd'hui Abrams, à son tour. Des bonnes idées, il en a plein, mais il en a trop. Et il faut croire que Damon Lindelof et ses autres comparses n'ont pas son talent... On a donc ici avec Lost un show tristement intéressant mais qui s'embourbe dans sa propre mélasse depuis bien plus que 6 épisodes, et qui fait qu'on atteint vite un stade d'écoeurement (moi, en tous cas, ça a été vite vu).

Je me demande également si tous les créateurs qui ont une idée bien précise de ce qu'ils veulent faire de leur série ont dû consulter leur chaîne pour savoir quand arrêter, adaptant leur intrigue selon les décisions de la chaîne. Quand je pense par exemple à J. Michael Straczynski, qui a toujours écrit sa série Babylon 5 pour s'étendre sur précisément 5 saisons... je me dis que s'il avait dû demander à sa chaîne l'autorisation de faire à sa guise, le show n'aurait pas eu la consistance qu'il semble avoir eue (puisque pour le moment je n'en suis qu'à la saison 1, il me faut croire les tonnes de lectures que je me suis envoyées sur la série). Pour moi c'est un preuve supplémentaire que la bande de Lost a surtout très envie de concilier l'utile et l'agréable : ils se doutent bien que la chaîne, tenant un gros poisson, va tenter de négocier au plus haut. Une jolie façon de faire monter les enchères, en somme...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Lost de SeriesLive.

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15 janvier 2007

[DL] Beauty and the Beast

Peu de génériques se sont impreignés en moi autant que celui-ci, et ce dés que je l'ai vu, lors d'une de ses premières diffusions (si ce n'est la première). La Belle et la Bête était un trésor, une série touchante et intelligente... du moins c'est ce que me dit ma mère puisque je ne me rappelle plus de grand'chose, si ce n'est, justement, le générique.
Vincent me faisait rêver ! Son faciès léonin était d'une grande douceur, et son comportement avait toujours une certaine noblesse... Rien à voir avec le dessin animé éponyme de Disney sorti peu après la fin de la série, où la Bête était une chose mal dégrossie, et la Belle une petite peste bonne à baffer (mais avec une robe à hanter les rêves de n'importe quelle fillette).

Donc cette fois, séquence nostalgie avec cet excellent générique en qualité video plutôt honorable (mais où je l'ai trouvé, déjà ?) surtout quand on sait que c'est certainement un VHS rip... Comme toujours, cliquez sur la capture pour accéder à MegaUpload !

BeautyandtheBeast_generique
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche La Belle et la Bête de SeriesLive.

15 janvier 2007

[DL] Dirt

Comme quoi je ne suis pas rancunière, je concède à Dirt une autre qualité : son thème simple mais chaleureux et dynamique, doublé d'une video idéalement assortie. Et puis se priver de jouer sur les yeux prenant de Courtney Cox (dont le regard devient plus acéré avec l'âge) aurait été un véritable crime... Donc cliquez sur la capture du générique pour le télécharger via MegaUpload !

Dirt_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (vous allez commencer à manquer d'excuses) : la fiche Dirt de SeriesLive.

15 janvier 2007

L'homme qui murmurait à l'oreille des snowboards

Je ne me ferai sans doute jamais à l'idée que Nicolas Lea (ou Nick Lea, comme il veut se faire appeler au générique de cette nouvelle série) puisse jouer le rôle d'un père. Mon Dieu, je sais bien, il ne sera jamais le jeune loup Krycek des X-Files, mais c'est un des acteurs qui ne semble pas vieillir en dépit de la quinzaine d'années (pratiquement) qui nous sépare de ses débuts dans la série de Chris Carter. Voilà qui n'a cessé de me turlupiner tandis que je m'essayais au pilote de Whistler, que je n'aurais jamais songer à tester sans le post récent du blog de SeriesLive, qui, à défaut de me donner envie, a au moins piqué ma curiosité. Car sans doute fallait-il déjà avoir jeté un oeil sur Whistler pour s'attacher à cette note qui, en prime, contient quelques légers spoilers. Mais rien d'alarmant car dans le fond, elle aura, du moins pour moi, rempli son office de faire découvrir une série peu connue.

Mais fort heureusement, je ne me suis pas braquée sur le visage anachronique de Nick Lea ! Car visuellement, il y avait de quoi se réjouir l'oeil même sans sa présence. Whistler est en effet une série particulièrement soignée esthétiquement parlant. Les éclairages rendent parfaitement la luminosité de la neige et l'atmosphère froide et ténébruse de haute montagne, où en plein hiver il ne fait jamais tout-à-fait jour. Hormi un plan ou deux, toute la série baigne dans cette espèce de non-lumière, qui possède un véritable effet d'ambiance. Les réalisateurs qui se croient futés en créant des faux extérieurs-nuits récemment (c'est la mode de tourner des scènes de jour et ensuite les faire passer pour des scènes de nuit, soit-disant que ça créée une ambiance différente... ça fait surtout cheap !) auraient beaucoup à apprendre du travail effectué autour de Whistler !
Les couleurs y sont également pour beaucoup, avec une dominante bleue et grise, ponctuellement coupée de tentatives de couleurs plus chaudes qui semblent toujours comme étrangères à la série et confèrent systématiquement aux scènes concernées une ambiance de malaise. Bref, rien à faire, dés les premières minutes la série se crée son univers, et aide à accrocher d'autant plus vite.

Surtout qu'au rayon intrigue, ça commence moyen-moyen : des teenageries sont le plus gros du menu ! Certes, je n'ai rien contre les teenageries en soi, j'ai moi-même été une teenager dans mon jeune âge d'ailleurs... mais trop souvent, teenagers = intrigues à la con. On passe plusieurs fois au bord du ravin mais on s'en sort chaque fois avec l'impression que tout prendra son sens ultérieurement.

Et pourquoi on a cette impression ? Parce que le pilote de Whistler a la bonne idée de ne pas partir du principe qu'il va nous surprendre avec la mort de Beck. La série évite avec grâce la lourdeur d'une mort en fin de premier épisode, vous savez, le truc qu'on fait dans les pilotes parce que, ouh lala, il est mort, mais que va-t-il se passer, si c'est comme ça je reviens à l'épisode suivant ! Ecueil joliment évité en l'occurence, de commencer par la découverte du corps de Beck pour ensuite opérer un retour en arrière et revenir aux circonstances de la mort. Pour d'ailleurs ne même pas y répondre : c'est ça qui fait qu'on aura envie de revenir. Du coup notre attention se focalise sur ce qui peut sinon causer, au moins servir de prélude à la mort de Beck, et notre cerveau zappe inconsciemment toutes ces mesquines petites intrigues, histoires de coeur et guerres fratricides, pour nous faire garder à l'esprit que tout tourne autour de Beck.

On se doute bien, naturellement, que Beck aura beau être mort dans des circonstances tragiques et étranges (bref tout ce qu'il faut pour piquer au moins notre curiosité, si ce n'est celle de plusieurs personnages ; ici pour le moment c'est le frérot qui s'y colle), le monde ne va pas tourner autour de lui, et que ces mesquines petites intrigues, histoires de coeur et guerres fratricides, constitueront une bonne partie de l'action à venir. Mais qu'importe, car dans le fond, Whistler est un pilote plein de promesses, qu'il sache les tenir ou non il a au moins cette qualité.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Whistler de SeriesLive.

14 janvier 2007

Dirt : victime du tri sélectif ?

L'intro était formidable. La chevelure brune de Courtney Cox s'aventurant dans une fête... quelques mouvements de caméra sympathiques... une façon rapide de nous mettre le pied à l'étrier... la mise en garde suivie d'une très bonne repartie... En l'exact instant où cette première partie du pilote s'est finie (ce qui nous faisait au compteur 3mn 24) j'étais très enthousiaste sur Dirt.

N'étant pas dans l'âme une fan de Courtney Cox, j'ai malheureusement trouvé de moins en moins de raison de rester assise patiemment devant le pilote. La série m'a perdue juste après la scène du tapis rouge, et ce, de façon irrémédiable. C'était tellement gros que je ne tenais plus en place, et j'ai fini par couper au bout de 11mn 53 très exactement.

Je vous rassure, ce n'est pas un record en ce qui me concerne. Si le pilote n'a pas rempli son office de m'accrocher dés les premières minutes, il n'est pas rare que je ne m'inflige pas la fin (je n'ai eu à regretter ce geste qu'une fois : lorsque j'ai regardé Boston Justice avec un an de recul et que j'ai finalement trouvé la série épatante... alors que je n'avais même pas été jusqu'à la fin du pilote la première fois). Il n'est pas nécessaire qu'il y ait du spectacle, de l'exceptionnel ou quoi que ce soit, simplement capter mon attention jusqu'à la fin du pilote. Si je vais jusqu'au bout, c'est déjà bon signe en ce qui me concerne. Mais là c'était simplement au-dessus de mes forces.

Je n'ai rien contre le métier de paparazzi (il y a des professions bien moins glorieuses et amplement moins confortables), je rigole des magazines à scandales qui parvienent à se faire du pognon sur le dos de lectrice crédules et suffisamment en panne de gossips pour acheter des magazines à ce prix-là, et je n'ai strictement rien contre le principe de faire les poubelles hollywoodiennes et écorcher quelques stars ou starlettes au passage. Les pratiques de Dirt ne m'ont pas spécialement choquée, le fait de faire appel à un rat pour faire le sale boulot n'a rien d'étonnant... et pourtant rien à faire, je n'ai pas réussi à passer le cap du pilote.

Peut-être parce que le personnage interprété par Courtney Cox (j'ai même pas eu le temps de retenir le nom du personnage ; Lucy Spiller nous dit SeriesLive) ne m'a pas spécialement paru "sympathique" (et c'est une fan de Jim Profit qui parle !), trop froide, calculatrice, aucune faille... D'accord, en 10 mn je ne lui ai pas laissé beaucoup de chances, mais c'était simplement sans issue. Il n'y avait pas d'alchimie.
Et puis c'est peut-être aussi parce que, dans le fond, la série s'est contredite dés les premières minutes à la seule fin de parvenir à l'exercice de style de la scène d'ouverture qui, justement, sur le coup, m'avait plu. Car si d'un côté, Lucy Spiller est prête à soudoyer le plus rampant des vers de Hollywood pour avoir des photos pour son magazine, et qu'elle condamne les potins, en réalité la scène d'ouverture nous montre quoi ? Une nana qui n'a pas réellement pris de photo mais qui se forge déjà sa couverture !!! L'exercice de style a donc finalement totalement nuit au propos à mes yeux...

Peut-être que je tenterai Dirt à nouveau, un jour prochain. Ou peut-être pas. Pour le moment, le pilote finit... à la poubelle. Ouais, elle était facile, mais je me suis sentie obligée de la faire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dirt de SeriesLive.

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14 janvier 2007

Reba-pas-rbatif

Depuis le temps que je voulais la tester ! J'ai enfin trouvé le temps de faire main basse sur Reba, ce sitcom dont il y a des lustres, j'avais fait la fiche sur SeriesLive (oui, sans jamais l'avoir vu, mais on fait ce qu'on peut... dans le fond c'est pas ma faute si les chaînes hertziennes françaises ne connaissent que 10 sitcoms à rediffuser en boucle !)

Premier constat : l'accent de Reba McEntire n'est pas... disons, comment dire ? C'est un accent du Sud, quoi. Vraiment. Le genre qu'on n'entend pas trop à la télé en général (les acteurs américains sont bien dressés, leurs accents locaux s'entendent peu). Bon, même pour moi qui en général n'ai pas trop de mal avec l'accent américain dans son immense généralité, j'ai atteint mes limites... mais ce n'était qu'un petit obstacle, insignifiant au regard de la drôlerie du pilote.

Du coup, j'ai pu constater qu'effectivement, Reba est un personnage (et de facto, une série, puisque tout repose sur les épaules de son héroïne éponyme) plein de bonne humeur et de positivisme. Car quoi qu'il arrive, Reba prend les choses avec le sourire et fait contre mauvaise fortune bon coeur.
Reba, c'est pas la nana qui va piquer une crise et s'énerver parce que les choses ne vont pas comme prévu. Mais contrairement à certaines héroïnes qui ressentent profondément le besoin d'aller de l'avant (je pense à Billie de Rude Awakening ou Fran d'Une Nounou d'Enfer, entre autres), elle a juste atteint une sorte de maturité et de sagesse. Son humour, elle le doit plus à sa lucidité que sa combativité.

Comme dans la plupart des sitcoms, Reba est entourée de personnages plus hauts en couleur qu'elle, histoire de la mettre en valeur et ainsi lui donner divers prétextes à sortir des bons mots (en plus d'être la seule à pouvoir gérer avec bon sens les diverses situations dont ils sont à l'origine). Notons plus particulièrement Barbara Jean, la nouvelle copine de son époux, et son futur genre Van, incoutournable benêt, et superbe faire-valoir à sa fille. S'en tire aussi plutôt bien : l'ex-mari de Reba, toujours légèrement piteux, et complètement hors du coup. A eux seuls ces trois personnages valent bien de regarder la série et de rire des ennuis de notre héroïne.

Du coup me voilà prête à regarder un second épisode, pour confirmer le diagnostic. C'est qu'on se laisserait prendre à ce genre de séries assez facilement ! Reba partage avec un certain nombre de sitcoms récents (comme 8 Simple Rules par exemple) ce goût prononcé pour la découverte d'une vie de famille qui ne reposerait pas que sur des gags faciles mais aussi sur des véritables préoccupations de parent.

La note pour la fin, c'est le décor : de toute évidence, Living with Fran a entièrement pompé le set de Reba, si ce n'est intégralement réutilisé avec à peine deux coups de peinture pour toute différence ! La ressemblance est frappante et, pour tout dire, elle ne s'arrête pas là... mais ça, ce sera sans doute l'affaire d'un nouveau post !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Reba de SeriesLive.

14 janvier 2007

[DL] The Book of Daniel

Premier générique uploadé sur ce blog : The Book of Daniel ! La série n'a pas vécu longtemps, c'est fort dommage. Personnellement, je la trouvais sympathique mais sans plus, même si, dans mon travail de contagion, j'ai réussi à faire de mon homme un véritable adepte ! Pas de chance : à peine découvrait-il la série, qu'elle était annulée... Bon, on a fait mieux la fois suivante.

Du coup il a eu la gentillesse de me donner le générique ! Cliquez sur la capture pour le télécharger sur MegaUpload...

TheBookofDaniel_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Côté musique, c'est un peu courru d'avance... bien troussé, mais sans grande surprise. La bonne idée de la video, c'est d'avoir pris un Bible pour... reprendre la bible de la série ! Le côté formel de la chose est contrebalancé par les mouvements de caméra, histoire de ne pas trop avoir l'impression d'assister à quelque chose de trop solennel. En somme le générique est équilibré, sans être extraordinaire.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Book of Daniel de SeriesLive.

14 janvier 2007

Threshold : haut les mains, ceci est une invasion extraterrestre !

Hier soir, M6 diffusait le pilote de Threshold, ainsi que le second épisode.
Rions un peu.

Je partais, en la voyant pour la première fois il y a plusieurs mois, du principe que Brannon Braga était sensé connaître son affaire, hélas il nous prouve que c'est pas parce qu'on a fait du Star Trek qu'on est capable d'écrire de la SF. Triste constat ! Ou alors, il s'est mal entouré... Je me souviens avoir alors regardé le pilote, ou plutôt... les dix premières minutes ! Car si l'idée d'avoir un protocole-type pour dans les cas de grosses paniques internationales est plutôt maligne et originale (elle mériterait une série à elle seule reposant sur ce concept... mais comme il y aurait une catastrophe à chaque épisode, ce serait sûrement une dramédie), l'exploitation de l'idée est pauvre. Ouais, c'est ça : simplement pauvre.

Threshold est le type même de série que, si je n'avais pas eu à la maison un homme aimant la SF et corollaires, je ne me serais pas infligée plus de 10mn (et que je ne m'étais pas infligée plus longtemps la première fois, comme je l'ai dit). Passons sur les explications scientifiques tellement brumeuses que même moi je trouve pas que ça tient la route... il reste aussi les situations invraisemblables (oui parce que si je découvrais que des ondes peuvent affecter le cerveau humain, j'attendrais un peu avant de les diffuser sur un rayon de 5km, non ?), les personnages aussi consistants que de la barbe à papa (avec un love interest pas du tout, mais alors, pas du tout courru d'avance), et des effets spéciaux bricolés sur le PC faillissant d'un infographiste bigleux (je pense notamment au bâtiment de Threshold que même moi je pourrais faire si je me bloquais 15mn sur Photoshop). Sans compter un être assez bizarre et grand méchant de service pour le moment (on n'a pas mieux en attendant les vrais E.T.), qui survit sans broncher à 6 balles dans le thorax, mais est affaibli par une seule balle dans la jambe...

Mais heureusement, il reste le formidable jeu de scène de Carla Gugino qui n'a pas changé d'un iota depuis l'époque de Karen Sisco. C'est bon de voir que certaines choses ne changent pas...

Quelques petits moments m'ont aussi semblé assez lourds avec la double référence au klingon (ça va, on a vu que c'était Brent Spiner, grandissez les gars ! ...enfin, ceux qui peuvent...) et les passages débiles où comme par hasard, Caffrey et Cavanaugh sont en tête-à-tête, y compris au téléphone... notamment (et encore) le moment où la balise émet les fameuses ondes et où, allez savoir pourquoi, les trois geeks (Lone Gunmen ?) sont dans la camionette de surveillance, avec le matos pour gérer la surveillance du périmètre ainsi que la portée des ondes, et les deux amoureux sont dans un poste de surveillance dont la situation géographique dans l'usine n'oa ni queue ni tête et surtout, aucune utilité. Mais comme on s'en doute ce n'était qu'un prétexte, qui permet un petit dialogue sympathique et ridicule comme on les aime (ou pas), notamment avec Cavanaugh qui, n'ayant rien à faire de ses dix doigts, propose de se mettre à la recherche du père de Molly là, maintenant, tout de suite, pour lui faire plaisir (c'est vrai ça, après tout ce mec il a juste l'opération Threshold à soutenir et le monde à sauver !). Ne me demandez pas non plus ce que le Pr. Fenway va faire de son paquet de carottes... j'aime mieux ne pas y penser.

Bref, Threshold est un grand moment de navitude (ouais, moi aussi j'peux inventer des mots en -itude !) qui n'est pas prêt de rendre à la Trilogie ses lettres de noblesse.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Threshold de SeriesLive.

14 janvier 2007

Bordel, mais qu'est-il donc arrivé à Billie Franck ?

Des (trop) rares épisodes de Rude Awakening que j'ai en ma possession, l'épisode Qu'est-il arrivé à Billie Frank?  est résolument le meilleur lorsqu'il s'agit de présenter la série à un néophyte (mon homme, en l'occurence). Après tout et pour autant que je me souvienne, j'ai découvert la série avec cet épisode (gloire à mon enregistreuse de l'époque qui avait Jimmy et n'a pas hésité à se risquer à cette série inconnue). C'est dire son potentiel.

En plus de voir Billie/Sherilyn Fenn dans toute sa splendeur, moulée dans une charmante petite robe (qui, il faut l'avouer, détruit toute crédibilité quant aux remarques assassines relatives à la soi-disant décrépitude de notre alcoolique préférée), on a droit à une sublimissime introduction à la famille de l'héroïne, à sa façon d'envisager sa sobriété, l'amitié, sa propre personnalité et bien-sûr, sa carrière. C'est quand même déjà pas si mal pour un seul épisode.

Comme à chaque fois que je regarde cet épisode, je le trouve parfaitement équilibré même si je suis et reste convaincue qu'il m'aurait bien plus impressionnée en VO. Dans ma téléphage-o-thèque, on trouve en effet aussi bien de la VO que de la VF pour cette série : j'ai enregistré quand j'ai pu et ça dépendait bien souvent de la clémence de Jimmy. Et le contraste est saisissant : si la voix française de Billie la rajeunit quelque peu mais transcrit parfaitement les deux émotions qui la dominent (le désespoir et l'envie d'en rire), la véritable voix de Sherilyn est plus mature, et légèrement plus souple. En prime, les dialogues en français semblent parfois tomber à plat en raison de l'absence de fond sonore, tandis que le manque de B.O. et de bruitages ne se ressent jamais en langue originale.
Et à vrai dire, ce sera toujours l'interprétation de la doubleuse de Jackie qui me perturbera le plus. L'actrice ayant tendance à se placer dans une attitude très graphique et à jouer sur le visuel, la voix aurait dû y aller plus doucement. C'est comme quand on se maquille : on met l'accent soit sur le maquillage des yeux, soit sur celui de la bouche, mais si on essaye de souligner les deux à la fois, on s'expose à avoir l'air d'une pute. Le bon goût est dans l'équilibre. La VF n'avait pas prévu cela.

Mais qu'importe ! Les souvenirs d'enfance de Billie (dont Trudy suggère qu'elle était alors "obèse" : foutaises !) sont ma foi excellents. Ils apportent un contrepoids nouveau aux rixtes d'ordinaire uniquement verbales entre Billie et sa matriarche. Si parfois Billie semble être encore dans une phase de rébellion digne d'une adolescente, on sent qu'il ne s'agit pas que de supporter sa mère qui n'a cure d'elle : le réel malaise dans cette fête d'anniversaire, c'est qu'elle force Billie à dresser un bilan. Et que rien ne semble très rassurant dans ce qu'elle voit, entend, et se souvient. Le portrait que ses parents lui offrent, sensé immortaliser le meilleur moment de sa vie (en fait seulement le meilleur moment de sa carrière...) est le point d'orgue de la débâcle.

Qu'est-il arrivé à Billie Frank? concentre toute la magie de Rude Awakening : rire de ce qu'il y a de plus négatif en nous, plutôt que le nier obstinément comme Trudy. Car finalement, ce n'est pas avec sa famille, ni pas l'amour de Jésus que propose sa belle-soeur, que Billie se sent bien, mais avec des alcooliques et des drogués qui sont capables de prendre soin d'elle, et de la toucher même en plein ratage (la surprise party prévue pour elle par Dave est finie quand elle arrive). Pourquoi s'obstiner à chercher à quitter le côté osbscur quand le simple fait de l'apprivoiser permet déjà de se sentir bien mieux ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Rude Awakening de SeriesLive.

14 janvier 2007

Ne me quitte pas : Leaving L.A.

Ca m'a prise hier soir : en farfouillant dans ma téléphage-o-thèque, j'ai retrouvé le pilote de Leaving L.AQuestion 8 et ai été prise d'une envie subite de le regarder une fois de plus. Non sans attrapper au passage mon homme qui a été une fois de plus le cobaye de mes expérimentations de contagion.

Pourquoi regarder Leaving L.A. ? Bon, d'abord parce qu'il y a Christopher Meloni (avec des cheveux !) et que franchement, une série vaut toujours 100 sous de plus avec lui. C'est vrai ça, à bien y réfléchir, où je l'ai vu ? Brooklyn South : j'ai adoré ! Oz : j'ai encensé ! New York Unité Spéciale : je suis addict. Bon, de vous à moi, celui qui arrive à me citer une série navrante avec lui gagne la palme. Voilà, si ce n'est l'unique raison, au moins une excellente raison de se lancer dans Leaving L.A., d'autant qu'il y a véritablement le beau rôle : les meilleures répliques ? C'est pour bibi ! Le sourire charmeur ? C'est pour bibi ! En quelques épisodes il réussit à y être à la fois pleinement lui-même et à la fois un personnage bien à part de sa filmographie, attachant et sympathique. Et puis ce type est simplement un condensé de ce que les hormones mâles font de mieux en ce bas-monde... Il n'a pas besoin de se comporter d'une façon spéciale, ce mec est l'Homme, point barre. Meloni est certainement un de mes 5 acteurs préférés, toutes catégories confondues, si ça c'était pas remarqué.
Belle prouesse, mais c'est pas tout.
Parce que, merde, vous avez vu le reste du casting ? Melina Kanakaredes (pré-Providence), Ron Rifkin (pre-ALIAS), Hillary Swank (pre-Million Dollar Baby)...! Mais que demande le peuple ?!

Tant de talents dans une série ne suffit pas toujours à en remonter le niveau, mais heureusement Leaving L.A. est d'un immense optimisme, qui transparait dans chaque ligne de dialogue. Bien plus que la dépressive et névrotique Six Feet Under, elle est capable de parler de la vie grâce à la mort.

Pourquoi ? Parce que quels que soient les cas abordés (le pilote en effleure quelques uns à lui tout seul), il y a toujours une somme d'amour de l'humanité et de profonde envie de vivre qui se détache. Le dialogue entre Gallante et Simms en fin de pilote est formidable à cet égard :
- C'est un métier intéressant... Il fait réfléchir à plein de choses...
- Il nous fait réaliser à quel point on n'a pas envie de...
- De mourir ?
- D'arrêter de vivre.
Franchement, des séries qui donnent envie de respirer à plein poumons (fusse-t-il l'air vicié de L.A.) et d'aller toujours de l'avant, il n'y en a pas tant que ça. Les personnages qui travaillent à la morgue sont une formidable force de vie, chacun à sa façon : que ce soit le Dr. Bernstein qui fait pousser des légumes sur le toit (ils sont immangeables mais ce n'est pas le sujet) de ce bâtiment-même qui est le dernier relai avant l'enterrement, la brancardière Tiffany qui est d'une patience, d'un amour et d'une compassion sans bornes et qui parle aux morts pour les rassurer, tout le monde semble tirer une incroyable capacité à faire naître la vie là où tout pourrait n'être que désolation. Jusqu'à l'un des personnages qui s'apprête à accoucher d'un épisode à l'autre !

Et cela sans parler du générique qui est une véritable merveille, chaleureuse et porteuse d'espoir (a contrario, j'insiste, de Six Feet Under ; je veux bien qu'il s'agisse d'une très bonne série mais franchement ya de quoi se flinguer avec tout ça !). D'ailleurs si quelqu'un l'a en en video, ne serait-ce qu'en basse qualité, je suis preneuse ! (c'est moyennement pratique de faire tourner en boucle ma VHS...)

Leaving L.A.
fait sans aucun doute partie de ces séries trop peu connues (et avortées : 6 épisodes seulement...) qui pourtant marquent comme au fer blanc.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Leaving L.A. de SeriesLive.

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