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ladytelephagy

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8 novembre 2007

Ratées

Nous sommes le premier jeudi du mois et... ah bah tiens, c'est l'heure du podcast ! Comme le temps passe vite quand même, je suis même pas sûre d'être déjà remise de certaines révélations sur KYLE XY...

Pour vous faire patienter jusqu'à la mise en ligne, j'ai décidé de ce soir de vous parler de femmes. De nanas. De gonzesses. Non désolée yaura pas de photo à l'appui. Je me demande si par féminisme, ou peur du féminisme je ne sais pas, il ne manque pas un type de personnage féminin à la télé, en matière de rôle principal : la nana-looser ou au moins, sacrément marginale.

En cette saison où les geeks ont plus de temps d'antenne que jamais, après le succès remporté par My name is Earl par exemple, je me demande sincèrement où est l'équivalent féminin de tels personnages. Les femmes ont finalement toujours le beau rôle. Si elles ont des problèmes dans la vie, c'est parce qu'elles sont torturées par leurs démons intérieurs, pas parce qu'elles ont clairement fait les mauvais choix. Si elles sont dans la panade, c'est parce que si, ou parce que ça... J'étais frappée par la condescendance de Saving Grace vis-à-vis de son personnage principal, par exemple, même alcoolique le regard reste complaisant (elle a buté un mec nom d'un chien !). Je cherche les femmes ratées. Je ne comprends pas qu'aucun exemple ne me vienne à l'esprit d'une femme qui, franchement, ne serait un exemple pour personne, tandis que j'en vois au rayon hommes.

Pourquoi trouver des circonstances atténuantes à ces femmes ? Pourquoi tenter de les comprendre quand on peut condamner sans retenue plusieurs personnages masculins. Pourquoi cette sorte de... discrimination positive ?

Les femmes ne sont pas vouées à s'en sortir mieux dans la vie que les hommes. Il n'est pas dit qu'elles trouvent plus facilement leur place dans la société. Pourquoi le fait d'être une femme nous garantit, au moins à la télé en tous cas, un regard plus complaisant sur nos agissements, les conséquences de nos actes, et notre mode de vie ? Pourquoi ces femmes se retrouvent-elles excusées soit par des tragédies antérieures, ou des amis qui la soutiennent tout de même ?

Eh bien non, je refuse ces personnages féminins auxquels on trouve des circonstances atténuantes ou des personnes pour les aimer malgré tout ! Je revendique le droit au néant intellectuel, à la moralité zéro et la marginalisation totale !!! Vous faites ce que vous voulez, mais à la saison prochaine, entre deux grèves, messieurs les scénaristes, trouvez donc le moyen d'écrire un rôle du genre d'une terrorriste et infanticide ! Merde à la fin, nous aussi on a le droit au ratage complet, quoi !

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

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4 novembre 2007

Choix éditoriaux

Qu'on tienne un blog, qu'on alimente un site ou tout autre media ayant pour sujet une passion, le dilemme est toujours le même : quels sujets aborder ? La question se pose différemment des cas où, par exemple, on travaille sur un site pour des raisons strictement professionnelles : le sujet est imposé par l'objectif de la profession, et qu'on le veuille ou non, il faut répercuter l'info rasoir sur telle convention de métier, ou il faut publier tel nouvel arrêté qui modifie la façon de travailler, il faut constituer un dossier sur la méthodologie de tel travail interdépartemental... non, la question ne se pose même pas, en fait.
Mais lorsqu'on parle de ce que l'on aime, lorsqu'on est maître (peu ou prou) de son outil de communication, alors on se demande, à un moment ou à un autre, de quoi on va parler.

Le plus gros du dilemme se pose par l'envie de toucher du monde. Si on choisit d'écrire, c'est bel et bien pour être lu, et si je parle c'est pour être entendue. Si je ne le faisais pas pour les autres, pour transmettre un message, alors de toute évidence je le ferais pour moi et ça n'aurait plus de sens, parce que si je veux me dire quelque chose, je n'ai pas besoin de les publier sur Internet au préalable ! Mais du coup, combien de personnes vais-je toucher ?

Si dans mon blog je parle de Rude Awakening, ça va toucher... allez, une, peut-être deux personnes. Si je parle de Buffy, bizarrement, l'affluence est bien différente ! Du coup forcément, ce serait facile de toujours parler de séries aussi populaires que ça, afin de faire gonfler les stats. Mon message touchera ainsi plus de gens.

Pourtant, tout le monde connait Buffy (ceux qui ne connaissent pas, c'est qu'ils le veulent bien !), et même si j'ai évidemment un avis sur ce que j'ai vu, c'est le cas de tout le monde aussi. Qu'ai-je à apporter sur ce sujet ? Qu'ai-je à dire qui ailleurs n'ait jamais été dit ? Qu'ai-je à apprendre ? Quel est l'intérêt de ne revenir que sur des gros titres comme celui-ci ? Oui, ça fera sans doute réagir, mais ces réactions ne seront pas motivées par la curiosité, il n'y aura pas vraiment d'échange, puisque chacun connaît sa propre position depuis bien longtemps. Mais parler de Rude Awakening, là c'est intéressant, parce que je peux vous donner envie de vous intéresser à la série, je peux apporter quelque chose, je peux faire partie des rares sites francophones à évoquer la série... mais si je le fais, alors plus personne n'aura envie de venir me lire... et mes posts passionnés n'auront pas atteint leur but d'essayer de partager ce que j'aime, ce que je sais, ce que je pense.

Evidemment, n'importe qui finirait par se dire qu'il faut trouver un équilibre. Mais si je fais un post Buffy, irez-vous lire mon post Rude Awakening pour si peu ? Ca vous ennuie si j'en doute ?

Dans le fond, ce qui importe, ce n'est pas que je vous parle de Buffy pour vous donner envie de me rendre visite. Ce qui importe c'est que je continue à parler de Rude Awakening, avec toute ma passion, parce que c'est ce que je fais le mieux, si tant est que je fasse les choses bien. Je ne veux pas me vider de ma sève pour des posts faciles, comme je l'ai fait ces deux dernières semaines en parlant seulement de Buffy : mes stats ont gonflé mais la victoire est amère. Je vais continuer à parler, aussi bien que possible, de Rude Awakening, et peut-être que plutôt que mon sujet, c'est ma passion qui finira par vous donner envie de me lire. Ca me semble un pari bien plus intéressant, non ?

Ne pas céder à la facilité pour obtenir de l'audience : c'est ce que je voudrais toujours pouvoir faire.

2 novembre 2007

Oh oui, once more !!!

Ma téléphagie m'a été diagnostiquée vers la fin des années 90, cependant, elle ne s'est pas déclarée comme pour beaucoup de gens à l'époque, avec Buffy, Dawson et Charmed. Eh oui, je vous parle d'un temps que les moins de 10 ans ne peuvent pas connaître... J'ai eu une histoire compliquée avec Buffy, d'ailleurs... j'ai vu le 3e épisode lorsqu'il est passé en milieu de semaine, le jeudi je crois, sur M6 (avez-vous connu la diffusion en semaine et en nocturne sur M6 ?), ça m'a pas captivée, j'ai laissé tomber, et c'est une ou deux saisons plus tard, alors que ma soeur était scotchée à son écran, que j'ai daigné y jeter à nouveau un oeil. Et même là, ça n'a pas été le grand amour. J'ai plus ou moins vu la saison 4 (Buffy et moi sommes entrées à l'université la même année, si on suit le calendrier de la diffusion françaises du moins), la 5e m'a complètement saoûlée, la 6e a révolutionné ma façon de regarder la série, j'étais enfin convertie au moment de la 7e... Une fois de plus, j'avais un train de retard. Mais pas de regret, j'ai vu le meilleur.

Cette semaine, mon homme et moi cherchions quelque chose de marrant à regarder après le pesant (et profondément pathétique sur le dernier tiers) film Sunshine (n'allez pas faire de recherches, ça n'en vaut pas le coup), et comme une lueur dans la nuit, nous avons aperçu le coffet de Buffy saison 6 (le seul que je possède, le reste est en VHS mais n'attend qu'une bonne promotion pour disparaître corps et biens... soit je suis aveugle, soit ya toujours pas eu d'intégrale de cette série !). "Tiens, si on regardait Buffy, l'épisode musical... je l'ai jamais vu !" Il me balance des trucs, comme ça, pour vérifier si je suis cardiaque... le jour où mon coeur va lâcher faudra pas venir pleurer.

Eh, vous savez quoi ? Cet épisode il est quand même drôlement chouette !
Nan mais ne partez pas, attendez... même aujourd'hui que ma période Buffy est derrière moi (en fait après avoir englouti goulûment la saison 7, le soufflet n'a mis qu'une moitié de saison à retomber... un an après cette série faisait vraiment partie de mon passé de téléphage), je trouve cet épisode parfaitement épatant (et selon des sources proches, même un non-amateur de la série peut le trouver très bon).

D'abord, il y a l'aspect musical, évidemment. Les genres sont assez variés ; deux numéros sortent particulièrement du lot, la présentation du démon et le très enthousiasmant duo Tara/Giles. Mais tout le monde, hormi Willow évidemment, s'en sort dignement.

Mais surtout, cet épisode vaut son pesant de mandragore parce qu'il est construit non seulement comme un épisode hors-norme sur la forme, mais très bon sur le fond. La plupart des intrigues s'apprêtent à changer de façon dramatique : la relation Buffy/Spike prend de la consistance, lumière est faite sur l'Enfer (ou absence de) enduré par Buffy depuis sa résurrection, le mariage de Xander et Anya commence à sentir le sapin, et bien-sûr, la séparation de Tara et Willow prend sa source directe ici. Bref, du costaud, et puis secondairement le départ de Giles, la perdition de Dawn... On n'est pas dans l'épisode gadget, on est en plein coeur d'un exercice de style qui n'a surtout pas bloqué la narration. Au contraire, plutôt que de faire indéfiniment piaffer d'impatience le spectateur avec des intrigues qui se dénouent leeeeeeentement, on profite de l'arrivée du démon pour que tout le monde se dévoile, au moins un peu...

Et puis cet épisode concentre tout l'humour, l'univers adolescent, le folklore typiques de la série. C'est limite si ça vaut pas plus la peine de voir cet épisode plutôt que le pilote si on arrive à croiser la route d'un néophyte !!!

En prime c'est vraiment intéressant de prendre du recul sur une série avec laquelle on a eu une longue histoire pendant plusieurs années, et à laquelle de toutes façons on n'aurait pas pu échapper même si on l'avait voulu. Buffy était un véritable guilty pleasure, dans le sens le plus noble du terme : tout n'y est pas nécessairement profond, le public visé, adolescent, était complètement assumé, mais quelques éclairs de génie dans l'écriture, les dialogues et la production ont permis de faire en sorte que cette série mérite réellement son succès, ou en tous cas jusqu'au point où c'est devenu surfait évidemment.

Je laisserai la conclusion à mon homme, à imaginer prononcée avec emphase, et des étoiles au fond du regard : "Maintenant je comprends pourquoi tout le monde dit du bien de cet épisode !!!"

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (même si, franchement, si vous n'avez pas moins de 10 ans, vous n'avez pas la moindre excuse) : la fiche Buffy de SeriesLive.

26 octobre 2007

D'oh!

A quel moment beaucoup de Matt Groening, c'est trop de Matt Groening ? La question va finir par se poser, alors que mon homme et moi engloutissons en moyenne deux à trois heures de Simpsons/Futurama par jour.
Oui, vous avez bien entendu : par jour.
Je pensais avoir le summum de l'overdose cet été avec la diffusion bouche-trou de M6, mais avec NT1 et W9, je dois dire qu'il y a de sacrés challengers.

Et pourtant j'ai aussi l'impression de redécouvrir l'humour de ces deux séries, leurs univers si particuliers, leur ton (Moot-Moot peut tenter de reprendre ce ton, ça reste difficile d'être drôle en copiant, quand même...), leur graphisme... Certes, je n'ai jamais beaucoup regardé Futurama, mais j'ai l'impression de réapprivoiser les Simpsons, et que ce soit justement à un moment où j'ingurgite autant d'épisodes, ça m'étonne un peu.

Peut-être aussi qu'actuellement, me prennant la tête avec des détails anodins comme des dossiers de fond, j'ai un furieux besoin de décompresser rapidement, et ces séries sont précisément idéales pour ça. Le simple générique de la célèbre famille jaune est fait pour sauter à pieds joints dans l'univers de la série, puisqu'on guette les variations en habitué, et que donc, on se déconnecte du reste !

Ce que j'aime plus que tout avec les Simpsons, c'est qu'en général, les deux ou trois premières minutes de l'épisode n'ont rien à voir avec la suite. Ca commence dans une cuisine, ça finit sur un stade de football américain, l'intrigue semble s'orienter dans un sens, elle dévie vers le grand n'importe quoi et le tourbillon est tel qu'on ne peut qu'accrocher de bout en bout.
Quant à Futurama, les personnages fonctionnent à merveille et le comique fonctionne encore plus sur les running gags, et franchement, je suis amateur à fond de ce genre de choses.

M'enfin quand même, ça fait beaucoup d'épisodes par semaine. Dois-je m'inquiéter pour ma santé mentale ? A partir de combien d'heures de Groening par semaine les médecins recommandent-ils l'internement ?

Et pour ceux qui manq... quoi, non, vraiment ? Vous déconnez, là, j'espère. Ah non, pas de lien vers les Simpsons, vous êtes trop grands pour ça maintenant !

25 octobre 2007

L'aile ou la cuisse ?

C'est ce soir !
Qu'est-ce qu'on fait ce soir ? Ce que nous faisons un jeudi soir sur deux : tenter de décrypter le monde des séries !

Je vais pas vous refaire le menu, hein, évidemment, je sais que vous êtes assidus du blog du podcast SeriesLive On Air et que vous avez déjà pris toutes vos infos dessus, m'enfin permettez que je fasse un petit retour sur le sujet du débat : les séries policières.

J'aime pas le poulet à la télé. C'est viscéral, je crois que c'est dû à un contexte familial un peu particulier, en fait. Depuis que le monde est monde et que je suis téléphage, je passe mon temps à répondre à qui me demande mes genres favoris que j'adore les drames, et que j'exècre le genre policier.

Pourtant avec les années, j'ai bien été obligée de réviser ma position. L'offre en matière de séries policières s'est étoffée, comme vous le savez, ces dernières années. Au point qu'on ne sait plus trop où donner de la tête... Il y a la facilité : la dose de 500 heures d'Experts en intraveineuse chaque semaine grâce aux bons soins de TF1 (et si vous êtes en manque entre deux épisodes, il reste l'autre grande franchise, les L&O)... et puis, il y a le reste. Tooooooout le reste. Et finalement, même quelqu'un qui n'apprécie pas le genre peut trouver son compte !

Au final, cette "mode" de la série policière n'a eu qu'un aspect désolant : populariser une façon très "cerveau gauche" de concevoir l'enquête criminelle, en délaissant, majoritairement (mais heureusement pas unanimement), l'aspect plus humain de la question. Le prochain défi de la série policière, ce sera certainement de revenir à plus de chaleur humaine : plus de proximité avec le quotidien, plus de simplicité dans le traitement, plus d'humanité dans l'approche...

Mais pour entendre plus de points de vue sur la série policière, ce qu'il vous faut, c'est sûr, c'est passer trois quarts d'heures entre potes (cast).

Et pour ceux qui manquent cruellement de son : SeriesLiveOnAir_Purple_mini

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19 octobre 2007

Play >> mate d'Octobre

Je me suis aperçue que pendant que le blog était en jachère, vous n'avez pas pu profiter des Play >> mate qui pourtant étaient sur mon disque dur (très) ! Alors permettez que je rattrape l'erreur : les Play >> mate des mois de Juillet à Octobre sont donc en ligne. A vous de cliquer pour les reluquer, bande de voyeurs !

C'est pas parce qu'il y a pas grand'chose à la télé, qu'il y a des mauvaises nouvelles dans le journal et que le temps est pourri, qu'il faut se laisser miner. En octobre, on a tendance à déprimer un peu mais, heureusement, voilà venue l'heure de la Play >> mate du mois !
Ce soir c'est la pétillante Clara qui nous propose de voir la vie en rose !

2007_10_Octobre

Ca c'est une télécommande qui respire la joie de vivre ! Si votre rayon de soleil mesure autour d'une quinzaine de centimètres et fonctionne à piles, envoyez-moi votre Play >> mate vous aussi !

15 octobre 2007

Ode to my VHS

Ca faisait un bout de temps que je n'avais pas eu l'occasion d'aller dans cette FNAC ; la plus grande que je connaisse, si ce n'est la plus grande tout court. C'est dans ce temple du produit culturel que je venais, il n'y a pas si longtemps, prendre mon fix régulièrement. Ca faisait en fait 3 ans. Le rayon DVD a déménagé au premier étage, mais à part cela, rien n'a changé dans le magasin. Je réprime un soupir mêlé de nostalgie et de contentement, et m'engage sur l'escalator.

Plus qu'un rayonnage obscur caché au milieu des imports, les séries ont désormais tout un espace qui leur est dédié. Sur les coffrets, les plastiques sont propres et bien tenus, l'étiquettage est soigné, coloré, bardé d'autocollants signalant des promotions... Bien en évidence, les séries du moment ont aussi droit à un panneau "à la TV", et tout cela est très proprement classé alphabétiquement.

Ce rayon, vous le connaissez tous à présent. Mais pour moi qui n'étais pas venue depuis 3 ans, c'est un peu comme une révélation ! Après des années à fouiller laborieusement, cherchant à deviner si mes séries favorites seraient cachées au beau milieu des comédies musicales (ne riez pas, c'est du vécu) ou parmi les films pour ado faisant la part belle à la videographie des soeurs Olsen ; après des années à ramener chez moi des coffrets déchirés à l'étiquette illisible (mais qui, c'est vrai, m'a permis d'obtenir un rabais inattendu par deux fois lorsque la pauvre préposée à la caisse devinait à grand'peine le prix à me demander) ; à lutter pour trouver les nouveautés... Cette époque de vaches maigres est derrière moi, elle est derrière nous tous, et n'a sans doute plus cours que dans les espaces culture des supermarchés de Province... Et encore.

Pourtant, je ne peux pas étouffer ma déception. Au milieu des dizaines, des centaines de coffrets DVD bien rangés, acheter un pilote ou une saison n'est plus aussi magique. La joie d'avoir déniché un titre sortant des classiques X-Files/Buffy/Ally McBeal (ouais ça marchait bien la Fox à l'époque), le bonheur de fouiller des heures pour déterrer le seul coffret Will & Grace disponible... Et puis, la sensation rugueuse de la cassette, aussi, une fois à la maison, devant le magnétoscope, le plastique tiède qu'on pouvait prendre à pleines mains pour la glisser dans l'appareil, le petit cliquetis des deux bobines dans le boîtier noir, les premiers centimètres de bande transparente, le petit carré à casser pour bloquer l'enregistrement (ou la petite glissière verte de BASF...) !

J'embarque mes rondelles dans leur coffret tout plat. Bien-sûr, l'essentiel, on est d'accord, c'est le contenu. Mais notre façon d'apprécier le contenu n'a-t-elle pas changé, du coup ?

Le regard las, la caissière me donne le prix exact, conforme à l'étiquette au centime près, et me glisse mon DVD dans un rachitique sac pour CD. Ce qui est rassurant, c'est que par contre c'est toujours aussi cher...

En sortant, mon sac light en plastique glissé dans mon sac à mains (ai-je mentionné combien je regrette les sacs monstrueux qui cognaient mon mollet ?), je passe devant le rayon des supports vierges. Pour trois étals de DVD, DVD-R et autres galettes satinées, on ne trouve plus qu'une pile de VHS de 180 mn, le strict minimum, et même plus de choix de marques. Quand je pense qu'à une époque, ils les vendaient par packs de 10 x 240 mn...

14 octobre 2007

[DL] Joou no Kyoushitsu

Au Japon c'est le générique de fin qui prime, mais ici c'est vraiment la fin de tout. Voir Mme Akutsu sourire au staff de la série, dégraffer son col, puis enchaîner sur une chorégraphie sur les toits de l'école avec l'autre prof en leader, ça tue toute l'ambiance de la série...

JoounoKyoushitsu_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ajoutez à cela que le choix des EXILE pour interpréter le générique d'une série plutôt sombre, avec des enfants encore jeunes, est assez curieux, puisqu'avec EXIT, on a plutôt un titre enjoué et s'adressant, par ses sonorités R'n'B, à un public ado. Bref, le gars qui a signé les EXILE sur ce coup a un peu mis à côté ce qui n'aide pas. M'enfin...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (bis) : la fiche Joou no Kyoushitsu du Drama Wiki.

14 octobre 2007

Oui maîtreeeeesse !

Vous avez l'impression que la rentrée a été difficile ? Vos profs vous en font baver ? Consolez-vous, c'est bien pire pour Kazumi et ses camarades de classe, dont la dernière année à l'école élémentaire s'annonce comme un Enfer à temps complet.

Pourtant l'école primaire, la plupart d'entre nous en garde un charmant et nostalgique souvenir. Et c'était bien l'intention de Kazumi aussi, qui espérait se faire des amis, s'amuser et vivre des expériences positives avant d'entrer au collège. L'arrivée d'une nouvelle institutrice tue dans l'oeuf tous ses rêves : Mme Akutsu n'a pas du tout les mêmes objectifs pour sa classe. Pour eux, le principal est qu'ils aient de bonnes notes pour pouvoir être pris aux concours des collèges privés, et tant pis si ça doit être difficile pour ses jeunes élèves dans l'année à venir.

Parce qu'on commence à suivre Kazumi dés la première scène du pilote de Joou no Kyoushitsu, on se sent immédiatement une certaine affinité avec ce petit bout, adorable petite gamine plutôt normale, mais qui, on s'en rend vite compte, est vite effrayée et intimidée. On voudrait la cajoler et la choyer, parce qu'on sent bien qu'elle est à la torture pendant tout l'épisode, mais le discours de son professeur fait appel à une certaine conscience chez le téléspectateur qui remet un peu les choses en perspective.

Car, non, Maya Akutsu n'est pas une sadique dans l'âme. Si elle interdit à ses élèves d'aller aux toilettes pendant les heures de cours, si elle instaure immédiatement une hierarchie entre eux (basée sur les notes d'un examen qu'ils ont chaque lundi), et si elle transforme la responsabilité de délégué de classe en damnation humiliante et dévouée aux pires corvées, ce n'est pas pour brutaliser ses élèves. Non, s'ils sont traumatisées, c'est juste un bonus...!

Dés leur premier jour, plutôt que de leur souhaiter la bienvenue dans sa classe pour cette nouvelle année scolaire, elle préfère au contraire leur expliquer que la vie est dure, que seulement 6% de la population nippone, qui a beaucoup travaillé pour en arriver où elle est, peut jouir de privilèges dus à une excellente condition sociale. Les 94% restants mènent en revanche une vie laborieuse, où ils doivent travailler beaucoup pour un salaire relativement décent, et payer des impôts lourds.
Le constat social balancé à ces têtes blondes d'à peine 10 ans est déjà peu réjouissant, mais évidemment il est donné dans un but bien précis : faire prendre conscience aux élèves que la vie n'est pas facile, qu'il leur faudra travailler beaucoup et n'espérer aucune complaisance de sa part... Les forts en thème auront des privilèges, les autres vont en chier !

Un discours aussi pragmatique (déprimant, mais réaliste finalement) est un sacré ovni lorsqu'on est habitué aux séries japonaises habituelles, où on reste au maximum dans le politiquement correct, à plus forte raison sur le tissus social du pays. Et surtout le contexte dans lequel il apparait est pour le moins surprenant, puisque la plupart du temps, dans un dorama, un enfant est un être innocent vivant dans un univers protégé du monde adulte, et qu'on essaye de préserver. Là c'est même pas la peine d'espérer, c'est le contraire. Et à travers les reproches du professeur Akutsu à ses collègues, on sent bien que c'est là une autre critique de la société qui s'insinue : on ne prépare pas les enfants à ce que sera leur vie d'adulte. Qu'on soit d'accord ou non avec ce point de vue, force est de reconnaître que ce n'est pas un discours qu'on entend souvent.

Un petit bémol cependant : le jeu des acteurs de ce dorama manque dramatiquement (!) de nuances. La petite qui joue Kazumi n'est pas mauvaise évidemment, elle est plutôt mignonne et assez expressive (même si terrifiée en permanence par la simple vue de son institutrice), mais elle ne parvient pas à sortir d'un certain nombre de poncifs. C'est pire encore pour le clown de la classe, caricatural au possible. Quant à la prof, c'est bien simple, elle ne donne dans ce pilote aucune épaisseur à son personnage (au point qu'on lui conseillerait bien de se trouver un petit copain et décoincer tout ça vite fait, avant de nous courir sur le haricot).
Autre bémol, mais plus léger, la forme est parfois un peu lourde. Sur 57mn d'épisode, il ya bien, allez, disons 15mn consacrées à Mme Akutsu en train de marcher au ralenti dans les couloirs de l'école et faire frissonner de peur la petite Kazumi. Dans le couloir principal. Dans les escaliers. Dans le couloir à côté de la classe. Elle hante l'établissement pendant une moitié d'épisode et c'est assez pesant, surtout qu'en dehors d'une tenue vestimentaire austère, elle n'a franchement rien d'effrayant.

Résultat : si sur la forme, Joou no Kyoushitsu ne révolutionne pas le genre, sur le fond on trouve des idées assez étonnantes. Hélas la mise en pratique, sur le long terme, risque moins de se transformer en revendication politique qu'en déclinaison des divers "châtiments" imposés par le professeur pour apprendre la vie à ses élèves.
Une fois l'étonnement passé, que reste-t-il de Joou no Kyoushitsu ? Une série assez rigide qui ne s'est pas autorisé, ou du moins pas encore, un propos réellement impressionnant, mais qui a surtout un pitch sortant des sentiers battus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Joou no Kyoushitsu de SeriesLive.

12 octobre 2007

[DL] Twin Peaks

Simplement inoubliable. Je pense sincèrement que c'est la musique qu'on entend une fois mort, au Paradis (enfin, ptet une fois au Purgatoire vu la série...). Bref, si vous n'avez jamais vu ce générique, il est franchement temps de s'y mettre.

TwinPeaks_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Si vous ne devez avoir qu'un générique sur votre disque dur, c'est bien celui-là. Alors faites-le avant de vous retrouver enveloppé dans une bâche en plastique, vu ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (à un moment il faudra vous prendre en main, hein ?) : la fiche Twin Peaks de SeriesLive.

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