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ladytelephagy

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17 juillet 2007

Premier semestre concluant

Je me dois de le confesser, j'ai toujours regretté de ne pas être allée dans une fac américaine. Maintenant je suis vieille et c'est trop tard, et puis surtout j'ai pas pensé à économiser lorsque j'ai eu 4 ans (c'était de l'inconscience et je m'en rends compte à présent), mais ce regret est là, tenace, et j'aurai toujours un pincement au coeur en pensant que j'ai loupé cette expérience en apparence unique.
Pour enfoncer le clou, j'ai regardé l'autre jour le pilote de GREEK, histoire de vraiment me faire du mal. Voilà les trois choses que j'ai retenues de ce pilote, youpi chouette, c'est un article de la catégorie La preuve par trois !!!

Greek_pilot_1
Je m'attendais à un humour gras et sans nuance, et des intrigues hautement banales (après tout on parle d'ados, c'est rare que qui s'y frotte ne s'y pique pas). J'ai été surprise, dés les premières scènes, par l'étonnante subtilité de certains dialogues, et des gags comme je les aime, c'est-à-dire en demi-teinte. Cette scène en est un parfait exemple...

Greek_pilot_2
Rusty a l'air d'un pauvre geek, il est chétif et pas très avenant à première vue, mais ce qui est particulièrement bon dans ce pilote, c'est qu'il y a plus que ce qu'on peut voir de prime abord. Ainsi le personnage est bien plus nuancé que je ne m'y attendais (comme, dans une moindre mesure, sa frangine Casey), et ce sont là encore de petites subtilités qui nous amènent à le comprendre, comme la réaction de l'ex de Casey dans la scène de la beuverie (qui, je tiens à le préciser, est précédée d'une excellente scène de recrutement de newbie). Au mec qui agresse Rusty parce qu'il a craché sa tequila sur sa copine, Rusty lui rétorque vertement que ce n'était pas mieux de laisser des mecs lécher du sel sur son ventre... ce qui, tout de suite, donne une autre dimension au bonhomme - la première d'une longue liste. Car Rusty n'est pas un gamin coincé et incapable de socialiser, il est même à l'aise lorsqu'il s'agit de rentrer dans le lard de l'armoire à glace qui sort avec sa soeur un peu plus tard. Bref tout un tas de petites séquences qui font qu'on affectionne très vite ce drôle de gaillard !

Greek_pilot_3
Pendant que Casey tente de sortir discrètement de la chambre de son ex où elle a passé une nuit qu'elle n'aurait pas dû (on imagine comme son secret va être bien gardé avec ce public), Calvin, lui, a eu la possibilité de connaître une autre façon de sortir de la fraternité au petit matin et donc d'éviter l'humiliation publique (d'autant qu'il y a là le prélude d'une intrigue intéressante sur le statut de l'homosexualité dans la communauté estudiantine) ! C'est un peu salaud de la part de Cappie de ne rien avoir dit à Casey mais d'un autre côté, il faut bien admettre que ce gars dégage un tel potentiel sympathie qu'on a du mal à vraiment lui en vouloir (en plus, on a vite fait de développer des tendance au shipping entre ces deux-là). Bon, outre les coucheries (c'était inévitable, hélas) de Casey, il est intéressant de voir comment les relations et les hierarchies se nouent entre garçons et filles, entre fraternités ennemies, entre anciens et nouveaux... Toute cette mécanique est bien huilée : elle a ses règles, elle a ses coutumes. Comme le souligne Rusty, d'ailleurs, c'est une tradition vieille de deux siècles, ça force le respect !!!

Bref vous l'avez compris, je suis de bonne humeur même près de 48h après avoir vu le pilote de GREEK (certes mon hilarité s'est vue prolongée par la vision de Painkiller Jane ensuite, mais cela fera l'objet d'un post à part !), je ne dis pas que c'est la série de l'année mais elle mérite de l'attention, et la mienne sera soutenue !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche GREEK de SeriesLive.
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15 juillet 2007

Play >> mate de Juillet

La Play >> mate de juillet nous a été envoyée par Eske, qu'on ne présente plus pourvu qu'on connaisse un peu SeriesLive. C'est pas pour me faire mousser mais, on est copains, vous voyez, et il m'a envoyé une créature aux formes avantageuses pour cette rubrique ! EH OUAIS !

Donc sans plus attendre, Franie, sous vos yeux...

2007_07_Juillet_Eske

Si vous vous sentez l'âme d'un maquereau, n'hésitez pas à vous aussi envoyer votre Play >> mate !!!

13 juillet 2007

Ca va se savoir

Susan en pleurs au beau milieu de la route, Izzie planquée dans un angle mort avec l'estomac noué... ces héroïnes et bien d'autres font les frais d'un retour de boomerang de leur secret.
Pourtant, elles devraient savoir que tout se sait !

Car oui, dans les séries américaines, tout se sait. Dans un pays qui met la vérité au-dessus de tout, quitte à créer des crises institutionnelles majeures (on préfère se demander si on destitue le POTUS que de laisser passer un mensonge sur sa vie privée...), ce n'est d'ailleurs pas très étonnant... Ainsi, on reprochera plus facilement d'avoir caché une vérité, même déshonnorante ou amorale, que la vérité déshonnorante ou amorale en elle-même !
Il est assez rare, d'ailleurs, que le mensonge soit "pieux", comme on dit chez nous, les séries américaines partant du principe qu'il n'existe pas de "bon" mensonge, et quand bien même un mensonge est prononcé dans l'intérêt d'un tiers, alors cette bonne action ne reste pas impunie et tôt ou tard, la vérité finit par se savoir et ça se retourne contre le menteur. Bref, que des ennuis pour nous conduire à la conclusion que c'est toujours la vérité qui doit triompher.

D'ailleurs, combien de séries nous disent-elles que la vérité prime ? Ah bah alors là, ne vous lancez pas dans des calculs, vous y perdriez le sommeil !!!
Evidemment, X-Files a été de celles qui nous ont réclamé la vérité quoi qu'elle coûte, mais le nombre abracadabrant de séries policières ou pseudo-policières qui s'accumulent depuis quelques saisons est aussi là pour alourdir le bilan. Car chaque fois que Gil Grissom, Jordan Cavannaugh, Gregory House ou Jack McCoy se défoncent pour leur boulot, c'est au nom de la vérité. Il faut que la vérité soit établie - c'est pour eux la seule façon d'accomplir correctement leur tâche, c'est aussi la seule valeur qui prime par conviction personnelle. La vérité à tout prix.
Et puis il y a toutes ces séries où c'est le spectateur qui tente de connaître la vérité, comme dans LOST ou plus récemment The Nine, même si les personnages, eux, ont d'autres soucis au quotidien que de connaître cette fameuse vérité.

Evidemment, la plupart des séries dramatiques (et les soaps) reposent sur les vérités personnelles de chacun : il y a toujours quelqu'un pour avoir un secret qui lui revient dans les dents tôt ou tard, il y a toujours quelqu'un qui a un fait peu glorieux et/ou enfoui dans son passé et qui immanquanblement ressurgit au moment le moins opportun...
D'ailleurs, un soap sans secret, ce n'est pas un soap ! A un tel point que quand il n'y en a plus, on en invente de nouveaux (et c'est ainsi qu'un personnage comme Jill Abbott découvre du haut de ses 60 50  40 ans l'identité de son véritable père...), c'est la loi du genre !

La vérité, c'est donc la valeur suprême !!!
Sauf que, en vérité... est-ce que nous voulons vraiment toujours tout savoir ? Est-ce que nous ne préférerions pas, parfois, rester dans une certaine ignorance ? Avons-nous vraiment envie de connaître les petits secrets de tout le monde ? Et surtout, voulons-nous que les nôtres soient voués à être connus un jour ou l'autre ?
Quelque chose me dérange dans cette quête à tout prix de la vérité, parce qu'elle laisse de moins en moins de place à la vie privée, parce que, aussi, elle attise en nous un côté légèrement voyeur...

Et puis après tout, ai-je réellement envie de savoir pourquoi tout ce petit monde est bloqué sur une île ? Est-ce que ce qui compte, ce n'est pas les personnes qu'ils sont à ce moment-là, leur nature profonde qui se révèle dans les évènements tragiques ou inquiétants ? Est-ce que ça m'importe de savoir pourquoi Zack n'est pas revenu à Wysteria Lane -et est-ce que ça lui permet de revenir pour autant si je le sais ? En vérité, que le coupable soit l'amant ou la maîtresse, ça n'a pas vraiment d'importance... mon épouse est morte et il faudra vivre avec (ou plutôt sans...). Oui, le Président a menti sur sa sclérose en plaques : n'est-il pas pour autant quelqu'un de très intelligent, compatissant et juste ? Qui est le père de cet enfant ? Je crois que le plus important, c'est de trouver comment il pourra être heureux en dépit de ces adultes qui se battent pour lui, non ?
J'ai envie de me demander si ces secrets, énormes ou anodins, ces petits mensonges ou ces grandes conspirations, n'ont pas aussi leur raison d'être, et si on a vraiment besoin de tout savoir et sur tout le monde ? J'ai envie de me demander si parfois, le mensonge ne s'apparente pas à une certaine magie de la vie, si parfois, ne pas savoir la vérité, ne nous fait pas plus avancer que de la connaître, si être confronté à certaines zones d'ombres inexplicables ne fait pas aussi des nous des êtres un peu plus humains... parce que ça, par contre, c'est la réalité : on ne sait pas toujours la vérité, et il faut bien continuer à faire sans !

Ce que les séries nous laissent croire, toutes ces fois où le mensonge, le secret, le passé mystérieux reviennent à la surface, c'est que la vérité finit toujours par se savoir. Et ça, c'est un gros mensonge.

10 juillet 2007

Addy McBeal !

Elle est un peu plus rousse, elle s'est remplumée, elle n'a pas de chiottes mixtes où passer ses journées, mais à n'en pas douter, elle est de retour : Ally McBeal connaît une nouvelle incarnation !

Pour tous ceux qui attendaient (au tournant) le spin-off de Grey's Anatomy, je me veux ici rassurante : Private Practice n'aura pas grand'chose en commun avec la série qui l'a vue naître, non, elle tient tout d'Ally McBeal et c'est une drôlement bonne nouvelle ! Les blagues graveleuses, les rendez-vous au bar après chaque journée de travail, les coucheries et divorces au sein d'une même entreprise, des délires de toutes sortes et un personnage principal attachant et drôle à souhait, tout est là pour faire revivre ce classique des années 90 à la rentrée.

C'est en tous cas la conclusion que je tire de cette incursion que TF1 nous a permis de voir ce soir, et qui a certainement fait que je viens d'assister aux deux meilleurs épisodes de la saison.
C'était d'ailleurs assez flagrant de passer des dialogues mous et sans substance à Seattle, à ceux, légers et rythmés de L.A. ! Le contraste était saississant, comme si c'était déjà une série bien à part avec d'autres scénaristes, d'autres dialoguistes... Ajoutons à cela que le cast est simplement parfait (crotte au remplacement de Merrin Dungey d'ailleurs... mais bon, s'il n'y a que ça qui change à l'arrivée de Private Practice, alors c'est pas si grave) et qu'en Californie, on voit la vie en couleurs (ce qui est loin d'être le cas à Seattle où tout est délavé et bleuâtre...).

Bref je suis plus enthousiaste que je ne l'ai jamais été pour ce spin-off, je partais avec l'a priori que Private Practice allait être une odieuse vache à lait mais au contraire, le rejeton a plus de piquant que la maman. C'est donc avec deux fois plus d'impatience (mais cette fois, entièrement positive et sans arrière-pensée) que je vais guetter l'arrivée du pilote de cette série si prometteuse...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Private Practice de SeriesLive.

6 juillet 2007

Post-it

Ya un concours ou quoi ???
95% des recherches aboutissant à mon blog en ce moment sont des variations autour de "Sur quoi Berger plaque Carrie dans Sex and the City ?".

Alors de deux choses l'une : soit il s'agit d'un internaute qui n'a pas remarqué que j'ai gentillement donné la réponse dans un post récent, soit c'est l'une des questions d'un concours du moment, je ne vois que ça. Et franchement, faire une recherche sur Google et autres pour une question pareille, c'est un peu la honte, les mecs...

Donc pour la dernière fois : SUR UN POST-IT ! (jaune) (carré)

Ça y est, vous avez tout ce qu'il vous faut ? Passez à autre chose ! Ou trouvez-vous un concours qui ait de l'envergure, enfin quoi...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Sex & the City de SeriesLive.

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6 juillet 2007

Nine Lives

Ce week end, je n'avais pas le net, alors pardonnez le retard... Pourtant il s'est passé quelque chose ! Ce week end, j'ai découvert The Nine !!!

Même quand on cagoule en avant-première, il faut parfois faire des choix. Depuis deux ans, j'ai tellement de mal à suivre le rythme que, hélas, j'ai appris à faire des choix. En l'occurence et si je me souviens bien, je crois que c'est Heroes qui a fait une queue de poisson à The Nine, et je suis passée à côté de cette série lorsqu'elle est apparue.

Alors, voilà ce que j'en aurais dit il y a plusieurs mois : GENIAL !!! Un peu d'action (pas trop), mais surtout d'excellents personnages, des intrigues intriguantes (sic), et de très bons éléments comme par exemple le lien étrange qui se tisse entre les ex-otages... Tout ça m'a beaucoup plu.

Oui, mais voilà. Toute à la pointe que soit France 2 qui s'est montrée plutôt réactive sur ce coup-là, The Nine n'est plus une bonne série, c'est une série annulée. Alors voilà ce que j'en dis aujourd'hui : pourquoi regarder une série dont on sait qu'on ne connaîtra pas la fin ? Pourquoi se poser les questions qu'on veut que le spectateur se pose (pourquoi un tel volte-face de la part de Lizzie ? pourquoi Felicia a perdu la mémoire ? pourquoi se sent-elle si proche d'un des braqueurs ? et j'en passe...) si on sait qu'on n'aura pas les réponses ?
Aussitôt le second épisode achevé, la tension retombée, j'ai instinctivement pris de la distance avec la série. C'était pour mon bien. Oui, elle est bien, mais j'hésite à regarder la suite.

Evidemment, loin de moi l'idée de blâmer France 2 à ce sujet puisqu'il y a de fortes chances que la chaîne ait fait l'acquisition de la série avant même qu'elle soit annulée... difficile de lui reprocher de ne pas garder la série dans ses cartons (surtout qu'elle est bonne. Pas extraordinaire, ce n'était pas la série du millénaire, mais ça restait très bon) non plus. On va quand même pas demander aux chaînes de se tirer dans le pied !
Mais il reste que cette diffusion met la chaîne comme le spectateur dans l'embarras (pour des raisons différentes, of course).

Finalement, j'aurais suivi The Nine de façon extatique si j'avais cagoulé dés la première diffusion, et c'est même là toute l'ironie, c'est qu'elle aurait quand même été annulée, et j'aurais été frustrée... Bref en gros, le résultat serait le même. Mais à présent mon enthousiasme est entamé, et j'hésite. J'ai vraiment aimé ce que j'ai vu, mais je sais que je serai aussi très déçue de ne pas avoir de véritable dénouement à cette série, et frustrée quand je verrai les épisodes avancer en sachant pertinemment qu'ils ne mèneront nulle part. Pour d'autres séries qui sont amputées trop tôt d'une fin de saison, ça n'est pas toujours grave, mais ici, la structure-même de la série est forcément mise à mal.

Ce doit être pour cela qu'aux Etats-Unis, ce genre de série n'est finalement jamais rediffusée, contrairement à la France (je me rappelle encore du traitement qui a été fait de The $treet, pour ne citer que celle-là). Pour ne pas entretenir la frustration.
Mais bon, peut-on décemment militer pour la réincarnation de cette série à la télévision, alors que justement on ne s'y attache pas pour les raisons énoncées plus haut, ce n'est pas très réaliste non plus...
Quel gâchis.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Nine de SeriesLive.

6 juillet 2007

Poker menteur

Allez, je me soumets à mon Destin. On ne passe pas une décennie à se préoccuper de culture populaire japonaise sans en assumer les conséquences : voici donc le premier dorama de ce blog, et vraisemblablement, il y en aura d'autres.

Je n'ai pas regardé LIAR GAME au hasard : j'avais envie de changement. Par le passé, les quelques dorama que j'avais vus n'étaient pas vraiment des comédies, mais bien que s'attachant à décrire des histoires parfois tristes ou nostalgiques, ils me semblaient encore trop légers. Avec LIAR GAME, la promesse d'un thriller (comportant une intrigue, donc !) était donc idéale pour changer mes horizons.
Grosso-modo, l'idée c'est qu'une jeune femme assez naïve se retrouve embarquée dans un jeu de dupes : on vous donne 100 millions de Yen, et à vous de les garder pendant 30 jours. Le petit hic, c'est qu'un adversaire vous est désigné, qui a également 100 millions de Yen : à lui de tenter de vous prendre votre pactole, et réciproquement. Si vous perdez tout ou partie de ce butin, vos êtes redevable de la somme perdue à la société qui organise le jeu. A l'inverse, et là bien-sûr ça devient plus intéressant, vous gardez tout excédent à cette somme de départ, à savoir ce que vous pourriez dérober (par quelque moyen que ce soit) à votre adversaire... Et comme notre héroïne, Nao, est une charmante cruche qui croît tout ce qu'on lui dit, ce jeu est, nécessairement, une sacrée tuile. Tu m'étonnes.

Au niveau de la réalisation, la première partie du pilote est simplement impeccable : bande-son électrisante et efficace, effets de lumières et de couleurs, etc... Tout était là pour créer une ambiance soignée. Hélas la seconde partie est beaucoup plus banale, et les efforts, bien qu'encore présents notamment au niveau des couleurs, sont moins soutenus. C'est d'ailleurs assez étrange de voir la qualité de la réalisation baisser à mesure que l'intrigue s'intensifie... Mais qu'est-ce qu'une réalisation tape-à-l'oeil lorsqu'on a d'excellents personnages ?!

Ah, hm, oui, il y a ça aussi. LIAR GAME nous propose des personnages extrêmement faiblards. Leur consistance tient pour beaucoup du papier de cigarette. Nao, pour commencer, est vraiment la dernière des potiches ; c'est bien simple, être naïve et honnête à ce point ça s'appelle avoir un QI négatif. Son compère M. Akiyama est plutôt le genre de beau gosse frigide qu'on voit souvent dans les dorama, il a la mèche rebelle et le visage fermé, il est mystérieux et parle avec parcimonie, et potentiellement, c'est un love interest même si on voit mal comment ces deux-là pourraient finir ensemble (faut peut-être que j'arrête de regarder Les Feux de l'Amuuuur avec mon homme, ça ne me fait pas de bien, je vois des couples partout). Quant au premier opposant de Nao, c'est le stéréotype du pauvre gars, et il n'y a pas grand'chose à dire du jeu du comédien qui a écopé de ce rôle de toutes façons peu glorieux, où ce sont les glandes sudoripares qui font tout le boulot.

En dépit de cette faiblesse, j'ai apprécié LIAR GAME au point d'avoir vu le pilote dans sa totalité sans me demander si je n'avais pas mieux à faire, et même d'envisager sérieusement de regarder le second épisode. Ce qui venant de moi, est déjà un signal fort d'adhésion, beaucoup d'autres séries, dorama ou pas, ne peuvent pas se vanter d'avoir su tout de même attirer mon attention au-delà du pilote ! En fait, j'ai l'impression que la série va se découper un peu comme un jeu video, par "niveaux" : une fois le premier adversaire éliminé, le jeu va se poursuivre par un opposant un peu plus coriace, et ainsi de suite. Ce qui devrait donner de belles confrontations et autres petits jeux de nerfs sympathique, à l'image de la première tactique pour récupérer le pognon qu'on voit dans le pilote. En cela, ça peut être assez amusant.

Mais pour être honnête, pas un seul instant on n'a le sentiment que Nao est vraiment en danger d'une façon ou d'une autre. Il est évident que M. Akiyama va la tirer de là à maintes reprises avant, sans doute, de chercher à la mener en bateau elle-même ou que sais-je. Ou peut-être pas s'il est vraiment un love interest... peu importe, à la rigueur. Dans tous les cas, je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle s'en tirera au bout du compte, pire que dans un épisode de 24 !!! Plus qu'un thriller, LIAR GAME est finalement plus une sorte de vaudeville vaguement inquiétant. Mais bon, c'est pas grave. J'ai regardé pire !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture... Je me demande quelle est la politique officielle de SeriesLive sur les dorama ? Je sais qu'ils en ont quelques uns, mais dans quelle mesure peut-on leur en soumettre ? Je tâte le terrain et, si je peux, je leur fais une fiche, ok ?

EDIT : et pour ceux qui ont été très patients, la fiche LIAR GAME de SeriesLive.

29 juin 2007

Quand je serai grande, je serai télévisionnaire !

Tout téléphage qui se trouve être dans le circuit depuis un bon bout de temps (la location d'un local où stocker ses enregistrements, l'acquisition d'une troisième télé ou une tendance au savoir encyclopédique comptant parmi les symptômes les plus courants) finit, un jour ou l'autre, par se surprendre à rêver de sa propre série télé, qu'il s'agisse d'un spin off, d'une continuation d'une série tombée au combat, d'une variation sur sa franchise favorite ou encore d'un histoire totalement neuve.

Ca peut commencer par hasard. Un personnage que vous aimez bien prend une décision complètement stupide et dénuée de sens, et vous commencez à caresser l'idée d'une trajectoire alternative. Ou bien en regardant un téléfilm complètement quelconque en faisant votre ménage, un point bien particulier du scénario vous semble plutôt prometteur. Ou encore, votre second couteau favori est au chômage depuis trop longtemps à votre goût et vous fantasmez sur une façon de le réintroduire dans la vie trépidante des stars de séries... Les opportunités sont multiples et si je continuais à les énumérer, on en aurait pour des heures.
Cela dit je ne connais pas un téléphage assidu (un vrai, pas une victime de la mode tel est son nom de code, ni un kikoolol de la télécommande) qui n'y a pas songé ne serait-ce qu'une fois, qui n'a pas un petit synopsis dans un coin, ou le début d'une fan fiction sur un cahier écorné, ou encore une petite liste de nom pour un cast idéal...

Le premier mouvement est souvent de vouloir prolonger l'effet qu'une série a eu sur nous : soit en reprenant des recettes identiques, soit en la prolongeant purement et simplement (pourquoi plagier quand on peut faire autrement ?). Par la suite, la frustration de ne pouvoir réellement réaliser ce fantasme de téléphage, ainsi qu'une bonne habitude des grilles, permet de s'émanciper de cette idée. Oui, écrire Dawn the Vampire Slayer, ça peut être sympa, mais Michelle Trachtenberg ne va pas s'arrêter de grandir tandis que vous lui écrirez sempiternellement une sortie d'adolescence houleuse (elle devrait avoir honte de ne pas attendre pour grandir que vous trouviez les appuis nécessaires à la réalisation de ce projet !!!). Et puis de toutes façons, sauf cas très exceptionnels, ce genre de spin offs est simplement invendable à une chaîne qui aurait toute sa tête.

Il vient alors de lui-même, ou vous vous mettez à sa recherche assidûment : LE concept original est alors votre plan B. La technique a changé, puisque vous testez vos idées sur vos interlocuteurs, même s'ils ne sont pas téléphages (surtout !!! plus on touchera d'audience, mieux c'est !!!). Il vous arrive de passer vos heures dans les transports, le matin, le soir, souvent les deux, à imaginer votre générique (le CD tourne en ce moment-même sur votre lecteur iPod), ou trouver le mots justes pour votre dialogue d'ouverture. Une scène d'esposition, on n'a la chance que d'en faire une par série, attention...

Evidemment, bien que vous y mettiez de l'ardeur, que vous pensiez à tous les détails y compris sur le plan du budget et dur marketing (Jack pourrait adorer appeler sa mère, ça permettrait à une marque de téléphones portables de subventionner le show parce qu'on verrait sans arrêt le portable à l'écran !), que vous soyiez particulièrement attentif à écrire votre Bible en français ET en anglais, ça n'arrivera jamais. Déjà, vous n'êtes pas né dans le bon pays, autant regarder la réalité en face. Ensuite même en ayant vu le jour outre-Atlantique, ce ne serait pas gagné non plus : comme souvent, beaucoup d'appelés et peu d'élus dans ce domaine.

Néanmoins, régulièrement, des articles, des interviews, des séries faisant leur apparition çà et là, entretiennent ce rêve fou d'un jour, écrire votre propre série grâce à quelques épatantes success stories.
Faut-il se résoudre à ce que Patrick, Benoît et Caroline ne paraissent jamais à l'écran ? Les Pussycat Dolls n'auront-elles donc pas la chance de décrocher un contrat pour le générique d'une série dramatique ? HBO devra-t-elle se passer de vos services ? Ce serait terriblement dommage. Ce serait terriblement déprimant. Ce serait terriblement probable.

En France, on se demande régulièrement ce qu'on peut faire pour améliorer la qualité des séries françaises. Encourager chaque téléphage sentant germer en lui la graine du scénarisme est peut-être un début...
Bon alors, du coup, évidemment, vous ne trouverez nulle part dans ce post un indice sur mes brouillons à moi (même si, je crois, il en reste une trace quelque part dans les fins fonds du net). Pas folle la guèpe... on sait jamais, des fois que la roue tourne !

28 juin 2007

Homme-garou

Depuis que je l'ai autorisé à remettre les DVD de Battlestar Galactica dans le lecteur adéquat, mon homme s'est soudain refermé à toutes les nouveautés que je pourrais lui présenter, et même au reste. La preuve : en quelques semaines TF1 va avoir montré plus d'épisodes de Heroes que je n'ai réussi à lui en faire voir (ce qui implique, ô horreur, que nous allons devoir regarder la VF avec une autre voix, c'est fatal, que celle qui originellement est celle d'Adrian Pasdar). Et pourtant il avait aimé.

Cela dit, hier, j'ai réussi à le mettre devant The Shield, série que moi-même je n'apprécie que modérément. J'avais vu le pilote lorsque, si mes souvenirs sont exacts, Jimmy l'avait diffusé, et bien que trouvant la série couillue je ne l'avais pas exactement vue comme une révélation.
Mon attachement de jadis pour Michael Chiklis était-il la cause de cette froideur ? C'est à voir. Pas impossible m'enfin en même temps, L'As de la Crime commence franchement à dater et je ne suis pas sentimentale à ce point. En plus il est vachement plus baisable dans The Shield, et de loin (pardon mon homme mais il fallait que ce fût dit).

Mais il n'est pas question de moi ici. Au contraire. Car finalement, blasée que je suis (surtout sitôt qu'il s'agit de séries policières), je trouvais The Shield, certes, je l'ai dit, juste au-dessus, couillue, mais pas absolument révolutionnaire. Même pas vraiment choquante. Et pourtant j'ai eu le temps de me désintoxiquer des excès de virilité d'Oz, depuis le temps !
Mon homme, quant à lui, a trouvé la série tout simplement surréaliste. Beaucoup de choses lui ont semblé être trop "grosses", notamment dans la façon très bourrine que notre Vic a de ne pas s'inquiéter vraiment des conséquences de ses actes. Bon alors, oui, ok, du soucis, il s'en fera probablement plus à mesure que la série avancera, reste que ce mec est une tête brûlée et qu'il est plutôt peinard dans sa branche, remettant sans problème son boss en place, ou rivant le clou du boss boss en lui mentant effrontément dans la même seconde.

Pour autant que mon homme, geek de nature et fan de J-C. Van Damme de sucroît (et croyez-moi cet aveu m'est bien difficile), soit amateur de tout ce qui est bourrin (après tout c'est le même homme qui a regardé le téléfilm catastrophe de M6 hier soir, avant The Shield, n'est-ce pas...), certaines choses lui ont tout de même semblé être beaucoup trop énormes pour passer ainsi à l'as. C'est à un tel point qu'il n'a pas tout de suite compris que Vic s'était débarrassé de Terry. Soit c'est allé trop vite, soit plus vraisemblablement ça lui a paru être carrément trop "pas possible".

La question qui se pose peut aussi être : mon homme est-il trop coutumier des gentils justiciers qu'on voit souvent dans les séries de flicaille ? On parle de quelqu'un qui n'a jamais vu un NYPD Blue en entier de sa vie (cela dit, les forces vitales me manquent pour m'en infliger moi-même), mais qui par contre s'enfile des Law & Order (toutes franchises confondues puisque j'encense SVU et qu'il aime la série originale) de façon quasiment obscène depuis plusieurs mois (j'en suis responsable pour beaucoup). Quelqu'un qui apprécie Monk, qui regarde sans trop de problèmes Les Experts, bref, qui est coutumier d'une image, bon, peut-être pas lisse, mais en tous cas relativement consensuelle de ce métier.
C'est une théorie qui se tient même si ça reste plutôt dommage.

Cela dit la série est tellement couillue, je l'ai dit, que la montée d'adré a fait son effet et qu'il m'a fait jurer qu'on regarderait la suite la semaine prochaine, je cite : "pour voir la suite de l'intrigue". Ce qui est sa façon de me dire que The Shield en a dans le pantalon, et qu'entre un Grey's Anatomy et deux Desperate Housewives, il a envie de ce genre d'univers de temps à autres où il serait un télespectateur homme regardant une série virile (c'est sans doute une question d'identification).
Note perso : lui acheter de la bière et l'autoriser gentillement à se gratter les couilles, c'est pour son bien.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Shield de SeriesLive.

28 juin 2007

Dur dur d'être élitiste

Je fais, au quotidien, de  grands efforts pour persister dans mon élitisme assumé (décomplexé ?) qui consiste à ne regarder que des séries américaines. La plupart du temps, c'est facile : je ne manque pas d'occupation. Et vu que par "ne regarder que", j'entends "les regarder toutes", forcément, j'ai de quoi faire.

Et puis parfois, mon ange d'épaule (celui qui tient la bannière étoilée) part au pipi-room et mon diable d'épaule en profite pour me titiller l'oreille et me murmurer des insanités : "tu as déjà regardé des séries autres qu'américaines (et pas simplement en tombant dessus sur TF1 par hasard, ne me mens pas !), alors pourquoi ne pas continuer ? tu as envie d'un dorama, oh que oui tu en as très envie... Et tu peux ! Oui, il suffirait d'un clic, peut-être deux, et tu aurais ta dose de pilotes, plein de pilotes inconnus, des dizaines de pilotes, tu imagines ça ?"
Il n'existe pas de tapette à mouches pour les diables d'épaule et je le regrette. C'est très certainement une niche commerciale qui gagnerait à être mieux exploitée.

En attendant, je ne peux que succomber. Cycliquement, mais succomber tout de même.

Pourtant, jusqu'à présent, sur ce blog, je me suis fait un devoir de m'en tenir aux séries Etats-Uniennes, à maintenir un minimum de snobisme, quoi, zut, j'ai une réputation quand même (si, un peu) ! Pour un peu, America the Beautiful pourrait être l'hymne de ce blog, en quelques sortes : les visiteurs se devraient de l'entamer en choeur avant de lire un post, la main sur la poitrine, la bannière claquant fièrement au vent quelque part au-dessus de leur PC... Ah, ce serait beau !

Mais non, il faut toujours des trouble-fête pour gâcher l'harmonie ! Des séries bouh, pas bien japonaises par exemple ! Et encore, heureusement que je ne capte plus ZEE TV parce que je vous parlerais de soaps indiens ! D'accord, tant que je n'en suis pas réduite à regarder des séries italiennes, l'heure n'est pas encore venue de m'exiler dans un couvent où je serais privée de télé à vie pour ma pénitence, mais néanmoins l'heure est grave !

La question se pose donc, entière : dois-je ou ne dois-je pas traiter de séries non-américaines dans ce blog ? Leur ferai-je cette faveur ? Oserai-je ces entorses à mon règlement perso ? D'un certain point de vue, la question est ridicule, mais du mien, elle est d'importance.

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