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ladytelephagy
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glee
2 juin 2010

Savourer l'écran noir

Entre le moment où votre épisode finit, et le moment où vous commencez l'activité suivante (aller prendre une douche, préparer le repas, vous mettre au travail... lancer un autre épisode), combien de temps se passe-t-il ? Exactement ?
La question n'est pas innocente, tout du moins à mes yeux l'est-elle de moins en moins.

Quand j'apprécie un épisode, j'ai envie de le goûter encore un peu. Pour cela il faut aller jusqu'au bout du générique de fin, et prendre tout le temps nécessaire une fois celui-ci fini si besoin est. D'ailleurs rien n'est plus horripilant que de tomber sur une cagoule dont le générique de fin a été coupé. Déjà qu'on a du mal à avoir des génériques de début, mais alors si on nous sucre aussi les génériques de fin...! Contrairement à ce que semblent penser certains (et qui m'horripilait déjà quand France 2 ou M6 réduisaient le générique de fin à un split screen pour permettre de diffuser en même temps une bande annonce quelconque), c'est un temps nécessaire. Vital, même.

J'ai fait cette erreur, par le passé, de regarder un épisode avec un malotrus ou un autre qui, sitôt l'épisode finit, commençait à parler (d'autre chose) ou se levait pour vaquer à ses occupations. On m'a par exemple gâché le final de Buffy comme ça. On regardait la télé tranquillement, la série s'est finie, l'écran s'est assombri pour faire apparaitre le nom d'une des personnes à qui on devait ce spectacle, et mon voisin s'est mis à parler. J'avais envie de lui hurler : "mais ta gueule, attends, laisse-moi savourer l'écran noir !". Rien ne comptait plus à cet instant que de rester dans l'ambiance de ma dernière émotion, et s'il m'avait dit que j'avais gagné au Loto, j'aurais tout aussi désagréablement accueilli son intervention.
Est-ce que ça ne signifie rien, pour ces amnésiques, les 45 minutes qui viennent de se dérouler ? N'ont-ils donc rien ressenti ?

Oh, je ne dis pas que tout épisode vous touche au point de nécessiter quelques minutes pour accuser le coup.
Sincèrement, quand je regarde un épisode de Glee, je n'ai pas besoin de longues minutes de méditation pour m'en remettre ! Mais il n'empêche que je n'arrête pas ce que je fais pour autant, il faut environ une minute de zone de décompression, un moment pendant lequel je vais fredonner un refrain interprété pendant l'épisode, ou essayer de tirer une conclusion de ce que je viens de voir (tout simplement pour faire le point sur ce que j'en pense : bon ou mauvais épisode ? meilleur ou moins bon que le précédent ? etc...), ou simplement me délecter de la pensée que, dans un instant, je vais appuyer sur retour et revoir un passage qui m'a fait rire ou dans lequel j'ai l'impression qu'il s'est passé plus de choses que je n'ai pu en voir le premier coup.

Mais enfin, il faut bien ménager un "sas" dans lequel on se reconnecte progressivement avec le réel, sans pour autant bazarder ce qu'on vient de voir dans les affres de l'oubli. A quoi sert de regarder une série à laquelle on arrête de penser à la seconde même où l'un de ses épisodes se finit ? Si elle ne fait pas la moindre impression, inutile de persister. Il y a toujours assez fort à faire par ailleurs pour ne pas bêtement perdre son temps de la sorte. Si vous ne ressentez rien, je ne vous veux pas à mes côtés pendant le générique de fin.

Depuis quelques temps, lorsque je regarde un inédit, j'aime le regarder en solo. En compagnie, je ne regarde que des rediffs : soit parce que j'ai vu un truc que j'ai envie de partager et que je tente de faire découvrir, soit parce qu'on a déjà vu l'épisode ensemble et que ça fait plaisir de le revoir. Mais un inédit, jamais plus. On ne m'ôtera plus la joie de contempler l'écran noirci en souriant ou en laissant échapper une petite larme. Je peux le tolérer pour un épisode que je connais déjà, mais la primeur de l'émotion m'appartient dorénavant.
Dans ce domaine, je pars du principe qu'il vaut mieux seule que téléphagiquement mal accompagnée.

Alors, entre le moment où votre épisode finit, et le moment où vous commencez l'activité suivante, combien de temps se passe-t-il ?

Ma théorie personnelle sur le sujet, c'est que plus vous restez longtemps dans l'espace de transition, plus l'instant est chérissable.
En-dessous de dix secondes d'arrêt, on arrête les frais. Une minute dans la zone tampon, l'épisode est bon. Au-delà de deux minutes de pause, vous tenez un favori. Passées cinq minutes d'état de choc, c'est un classique.

Et quand une série vous laisse presqu'à chaque fois dans un état second pendant quelques minutes, vous savez que vous êtes un téléphage comblé.


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30 mai 2010

I knew I knew you !

On dit que le monde est petit. On n'a pas idée. Et la téléphagie est là pour le prouver, si jamais on venait à l'oublier.

J'avance dans la saison 3 de Rude Awakening (c'est d'un plaisir sans nom !) et je m'y retrouve en terrain familier ; à l'exception d'un ou deux épisodes, je m'aperçois que je l'avais vue en intégralité, même quand je n'ai pas réussi à en tirer une VHS puisqu'à l'époque je devais compter sur des proches qui avaient Jimmy pour me donner ma dose de Rude Awakening, et cela entrainait un grand turn-over de cassettes (sincèrement je ne suis pas sûre que le cagoulage d'aujourd'hui soit inférieur en termes de volume...), et je ne pouvais pas toujours tout garder. Mais c'était pas mon sujet d'origine, pardonnez-moi.

Donc, je me retrouve en terrain familier, avec des épisodes que je n'ai vus qu'une fois de toute ma vie mais que j'ai l'impression de déjà connaître sur le bout des doigts ou quasiment, c'est vous dire la forte impression que m'avait fait la série à l'époque. Si je pouvais craindre, avec presque 10 ans d'écart, que l'image que j'avais gardée de la série n'ait été un peu embellie par mon sentimentalisme, tout doute est à présent écarté : j'adore toujours autant (voire plus, cf. post d'hier matin).

Vient cet épisode que je me rappelle avoir aimé, et, soudain... soudain...

Mais je te connais, toi !

C'est la phrase qu'on a tous sortie des dizaines de fois (et quand je dis dizaines, je veux dire centaines). En tant que téléphage, on regarde tellement de choses qu'on finit par regarder beaucoup de gens. Et du coup, on mémorise une somme incroyable de visages et de noms ; à vrai dire, personnellement c'est un peu à géométrie variable avec les noms, mais globalement je retiens quand même très bien ce genre de trucs (par contre, ne me demandez pas ce que j'ai mangé hier). A force de regarder des dizaines de séries (et quand je dis dizaines, je veux dire centaines), chose que j'ai commencé à faire de façon quasi-industrielle peu après la période pendant laquelle j'ai découvert Rude Awakening, on garde en mémoire l'identité d'une foule d'acteurs et d'actrices, qu'ils aient tenu un rôle principal dans une série méconnue ou un téléfilm, ou qu'ils aient passé leur carrière à jouer les guests. Certaines séries se sont même fait une spécialité d'être des séries "à guest" (et Glee, dans sa fringale de noms à ajouter au générique, n'a certainement pas inventé ce concept), si bien qu'on finit par avoir un répertoire de "connaissances" assez incroyable. Alors, "mais je te connais, toi", on l'a tous crié sous le coup de la surprise devant un épisode ou un autre.

Mais ce qui m'est arrivé aujourd'hui tenait du paradoxe temporel, en quelque sorte. Car j'ai reconnu dans un petit rôle de l'épisode un acteur que j'ai découvert dans un film il y a maintenant deux ans et demi... Et le voilà dans un épisode d'une de mes séries préférées mais que je n'avais pas pu regarder depuis des lustres. Il faut le faire, quand même !!!

IKnewIKnewYou

Oui, il s'agit de Troy Garity, l'autre acteur épatant de Soldier's Girl, un film dont je vous ai parlé il y a quelques temps maintenant. D'ailleurs, si l'un de vous a vu ce film depuis que j'en ai parlé, que cette personne (fut-elle timide) n'hésite pas à s'exprimer dans le post que j'en avais fait quelques mois après l'avoir découvert...

Soldier's Girl est l'un des deux films qui ont servi de déclic pour que mon approche du monde des films change, alors inutile de vous dire que repérer ce visage en particulier dans un épisode que j'ai regardé il y a 10 ans ou presque m'a vraiment fait un drôle d'effet. Ce n'était pas juste le fait de reconnaitre quelqu'un, mais en particulier, de reconnaitre quelqu'un qui est apparu dans deux fictions qui comptent à mes yeux. Qui ont eu de l'influence sur moi.

C'était comme si, tout d'un coup, j'avais réduit mon Bacon number avec moi-même. C'était du hasard, on est d'accord, mais ce ne pouvait pas être une coïncidence. Je me suis dit que quelque part, je devais être destinée à aimer Soldier's Girl. Je sais que ça semble un peu ridicule à dire, mais je me suis fait la réflexion que, quand même, c'est dingue.
De la même façon que j'ai toujours trouvé agréable l'idée que Jonathan Penner ait joué dans Rude Awakening ET Une Nounou d'Enfer, j'aime jouer avec l'idée qu'on retrouve toujours, si on cherche bien, un point commun entre deux fictions qu'on aime. Les années qui ont séparé la découverte de Rude Awakening et celle de Soldier's Girl renforcent encore plus cette impression, parce que je me dis que même sans y penser, j'ai finalement été constante, d'une certaine façon, dans l'univers que j'ai abordé. D'autant que, même si je n'ai vu Troy Garity que dans ces deux circonstances (pour autant que je le sache ; mais après cette amusante découverte, comment en être sûre ?) et qu'en fait c'est peut-être juste l'acteur qui n'est pas très original, j'ai été étonnée de constater qu'en plus les deux personnages interprétés en ces deux occasions différentes m'ont semblé avoir quelque chose en commun. Quelque chose dans les yeux... Un grain de folie et de désespoir...

En tous cas la lady d'il y a presque 10 ans a été impressionnée par le même acteur que la lady d'il y a deux ans, sans le savoir, et je trouve cette idée à la fois attendrissante et intéressante. Est-ce que mon subconscient s'était rappelé de Troy Garity tout de même quand j'ai abordé Soldier's Girl ?
Et si je fouille dans la filmographie de tous les acteurs qui ont figuré dans des fictions qui me sont chères, est-ce que je vais m'apercevoir d'autres manifestations de ce phénomène ?

25 mai 2010

Who was the boss ?

Pendant que tout le monde est occupé à s'époumoner à propos du renouvellement de Glee pour une troisième saison (annonce qui pourrait faire l'objet d'un post Point Upleasant à elle seule...), je voulais rendre hommage à quelqu'un que nous avons tous connu, surtout les téléphages de ma génération, et qui pourtant est un grand inconnu parce qu'il ne travaillait pas devant les caméras.

MartinCohan

Il s'agit de Martin Cohan, plus connu comme étant la moitié de Hunter-Cohan, un tandem à qui on doit, excusez du peu, Ricky ou la Belle Vie ou Madame est Servie. Et si personne ne semble avoir pensé nécessaire de le mentionner, je trouve quand même dommage que personne n'ait un petit mot pour quelqu'un qui a participé à la télévision des années 80 de cette façon, une télévision dont pourtant beaucoup sont nostalgiques.

HunterCohan

C'était une autre époque, semble-t-il. Une époque où il existait des sitcoms familiaux. Des séries drôles que tout le monde pouvait regarder.
On en fait encore, des sitcoms de ce genre ? Je n'ai pas l'impression. La plupart des sitcoms s'adressent aujourd'hui uniquement à des jeunes adultes ou des parents. Qui prendrait ses gamins de 10 ans sous le bras pour regarder How I met your mother ? Qui déciderait de dîner avec toute la petite famille le soir devant un épisode de 30 Rock ? Je ne regarde pas Two and a Half Men mais je ne parierais pas ma chemise dessus non plus. Quant aux séries à destination de la "jeunesse", genre la tripotée de petites idoles éphémères made in Disney ou Nickelodeon, comme Hannah Montana ou plus récemment Victorious, elles sont au contraire intolérables de niaiserie pour les parents.

Martin Cohan était de ceux qui croient à une télévision intergénérationnelle, sans forcément se résoudre à s'adresser au plus petit dénominateur commun (car ces séries abordaient aussi des thèmes plus matures, et Madame est Servie ne se privait pas de second degré un peu plus coquin). L'esprit bon enfant typique des années 80, mais sans brader la qualité.

Et c'était un nom qui a accompagné des années et des années de téléphagie pour beaucoup d'entre nous, alors, bon, la moindre des choses, c'était de dire au revoir.

4 mai 2010

Good girls don't...

Eh, je suis pilotovore, et dans une phase de sitcoms, qu'est-ce que j'y peux ? Je suis tombée par le plus grand des hasards sur une mine d'or de pilotes de type "unaired", et parmi eux, il y avait Nice Girls Don't Get the Corner Office. C'était la première fois que j'en entendais parler, mais c'était une comédie et c'était un pilote, et je ne demandais rien de plus. J'ai cagoulé. J'ai vu. Il faut que je vous raconte. Et je me suis dit qu'en faire un post La preuve par trois serait peut-être le bienvenu... vous me direz si j'ai eu raison.

NiceGirlsDontGettheCornerOffice___1
De prime abord, le personnage central de ce sitcom semble être Joy, une assistante de direction. Et comme hier, je suspecte que mon appréciation immédiate du personnage soit due à un peu d'identification, mais passons. La description que Joy fait de son job est claire et honnête (et j'ajouterai : lucide) : "Regardez-moi : j'étais si heureuse à l'époque. J'étais crainte et respectée, et j'avais un tampon avec sa signature. Je ne l'ai jamais volé. Mais c'était agréable d'avoir cette option". Je crois qu'en chaque assistante de direction se cache une Joy. Quelqu'un qui occupe peut-être un poste au prestige modéré, mais qui dans l'entreprise, possède un pouvoir immense. Je confirme ce pouvoir. Je confirme cette satisfaction de se dire qu'on pourrait faire beaucoup de choses avec ce pouvoir. Je confirme qu'une bonne assistante ne s'en sert jamais. Mais ça n'empêche pas de jouir intérieurement à l'idée de tout ce qu'on pourrait faire si on était juste un peu plus mauvaise. Oui, dés les premières minutes, j'ai adoré Joy... alors forcément, ça m'a fait de la peine pour elle de la voir perdre son patron... et donc son pouvoir.

NiceGirlsDontGettheCornerOffice___2
Entre en scène Angela. Vous la remettez ? Voui !!! C'est bien elle ! Et ici Jemma Mays interprète une Angela au moins aussi gentille et adorable et serviable que peut l'être Emma dans Glee. Les TOC en moins. C'est en fait justement le problème d'Angela : elle fait du bon boulot, elle est intelligente, elle a ce qu'il faut d'ambition... mais elle est gentille. Et ça, c'est juste pas compatible avec son ambition. Ce n'est pas compatible non plus avec l'ambition de Joy qui est de retrouver au plus vite son bureau et son pouvoir d'assistante de direction dans les hautes sphères de l'entreprise (et ne plus avoir à partager l'imprimante). Tout le challenge de Joy est donc de faire d'Angela quelqu'un d'un peu moins gentil. Et on parle d'une fille qui donne systématiquement ses idées aux autres, apporte des pâtisseries faites maison le matin et laisse ses subordonnés faire tout ce qu'ils veulent. Et tous ceux qui ont mis le quart d'un orteil dans le monde du travail savent qu'être gentil, ça ne donne jamais rien de bon. Les gens vous aiment bien, mais ne vous respectent pas et surtout, ne vous considèrent pas professionnellement. Angela s'en rend bien compte dans le fond, et l'arrivée de Joy dans sa vie semble finalement providentielle.

NiceGirlsDontGettheCornerOffice___3
Mais en fait, la vraie raison pour laquelle j'ai fait de ce post un post La preuve par trois, avec les trois captures et surtout le petit truc que vous savez à la fin, c'est ça ! Je n'en savais rien en cagoulant ce pilote, mais on trouve Jemma May et Matthew Morrison dans la même série, et ils ont même quelques scènes ! C'est franchement sympa, non ? Morrison fait même semblant de pousser trois notes, je veux dire, c'est le karma ou bien ? Je suis certaine que plein de monde savait avant moi que ce pilote existait, mais de tomber dessus comme ça, de retrouver Jemma Mays que j'aime beaucoup (et ça ne date pas de Glee mais voulons-nous que je parle encore de tartes ? Je me disais bien), de trouver ce thème plein de piquant dans sa façon d'aborder la vie de bureau, et en plus de tomber sur ce duo complètement improbable de deux acteurs de Glee dans des rôles pas si éloignés de ce que la série de la FOX leur fera jouer... vraiment, ça a embelli ma journée. Ce qui, je vous l'accorde, après la boucherie soi-disant médicale dont j'ai fait l'objet, n'était pas difficile.

Donc voilà, c'est cadeau, et vraiment, ça vient du cœur, parce que si comme moi vous n'étiez pas au courant que ce petit pilote adorable existait, eh bien voilà, c'est chose faite. Et pour ces raisons (et toutes les fois où j'ai sincèrement ri), je regrette que cette série n'ait jamais vu le jour. Mais, eh, sans elle, pas de Glee telle qu'on connait la série, pas vrai ? Alors...

Et pour ceux qui... ouais, bah non. Le mieux que je puisse vous proposer, c'est la fiche IMDb.
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9 avril 2010

To be continued... Glee

Des renards ? Des cochons, oui ! La FOX a vraiment fait n'importe quoi avec la diffusion de Glee... heureusement, il existe des posts To be continued... pour reprendre les choses là où on avait presque oublié qu'on les avait arrêtées !

Glee___1x01
1x01 - Ressusciter le glee club, ou comment confirmer le proverbe qui dit que l'Enfer est pavé de bonnes intentions.

Glee___1x02
1x02 - Histoires d'amour, show sulfureux et abstinence : au glee club, ce sont les hormones qui travaillent le plus dur.

Glee___1x03
1x03 - Will Shuester se prend pour Justin Timberlake et pendant ce temps, le glee club patauge.

Glee___1x04
1x04 - If you liked it then you should have put a ring on it !

Glee___1x05
1x05 - April en septembre, c'est un peu moins de 45mn de pur plaisir.

Glee___1x06
1x06 - Pour (officiellement) subvenir aux besoins de l'enfant qu'elle n'attend pas, Terri met en pratique le diplôme d'infirmière qu'elle n'a pas.

Glee___1x07
1x07 - Que vois-je... mais oui, à l'avant du peloton, il y a du mouvement : de parfaite petite bitchasse blonde, Quinn vient de prendre la tête, devenant le personnage le plus intéressant de la série !

Glee___1x08
1x08 - Popularité et paternité ne sauraient faire bon ménage.

Glee___1x09
1x09 - Accrochez-vous à vos télécommandes, les enfants, l'intrigue de cet épisode a défié toute gravité.

Glee___1x10
1x10 - Rachel change de béguin comme de chemise, mais Quinn s'apprête à sceller son destin.

Glee___1x11
1x11 - Il se passe beaucoup de choses dans cet épisode, mais tout le monde n'en retiendra qu'Imagine.

Glee___1x12
1x12 - Outre une excellente interprétation du générique de MR. BRAIN (bah, quoi ?!), cet épisode propose un superbe dénouement à l'intrigue domestique des Shuester...

Glee___1x13
1x13 - Les sectionals sont là, et avec eux un bouquet final... en attendant la suite.

Eh oui, c'était une fin en trompe-l'œil puisque ce 13 avril, la FOX aborde enfin la seconde partie de la saison.
Je ne sais pas si vous en attendez autant que moi, mais si les numéros musicaux sont au moins aussi bons, et les scénarios juste à moitié meilleurs, on tient la série de la saison ! Mais dans tous les cas, j'ai bien besoin de cette intraveineuse de bonne humeur en ce moment.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Glee de SeriesLive.

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16 mars 2010

Tout le monde en parle

Un site d'information qui propose des billets d'humeur. Un blog personnel qui propose des news. Les frontières entre l'information téléphagique et la subjectivité sont floues et plus personne ne cherche vraiment à rester sagement de son côté de la barrière. Il n'y a probablement jamais eu de barrière, en fait, juste, peut-être, éventuellement, des lignes un peu mieux dessinées au sol, mais pas respectées pour autant.
Et il n'y a, sur le principe, pas de problème avec ça.

Pourtant, parfois, certaines manifestations de ce fonctionnement me dérangent, juste un chouïa.
Et si j'y ai repensé récemment, c'est à l'occasion d'un post somme toute fort innocent d'une image de promo pour la série 100 Questions.

Voilà une série qui ne sera pas diffusée avant la fin mai, mais qui a commencé très en amont son opération de promotion, bien que sans grand panache. La photo de promo, en particulier, est sortie très tôt, et a été employée par un peu tout le monde (sauf certains qui avaient trouvé le moyen de faire main basse sur une capture du pilote).
Je n'ai d'ailleurs pas failli à la règle puisque, cherchant à compléter, à mes heures perdues (si-si, j'en ai encore quelques unes en dépit des dorama, des films... bref de tous les ajouts à mon calendrier téléphagique qui évolue en permanence depuis quelques mois), les fiches de SeriesLive, j'avais également ajouté cette photo de promo sur la fiche correspondante (parce qu'il faut le dire, sur la fiche de Better Off Ted, par exemple, ça n'aurait pas eu beaucoup de sens).
C'était en novembre, la date d'enregistrement du jpg sur mon ordinateur faisant foi (bon j'avoue tout, ok : sur l'ordinateur du boulot. Vous êtes qui, la police ?!).

Alors, où est le problème ? Bah ya pas vraiment de problème, c'est juste que quand, le 15 Mars, un site (mêlant déjà information objective et reviews subjectives) poste ladite photo de promo, avec pour seule légende "100 Questions - photo de promo", on pourrait être tenté de penser que, oui, la photo de promo vient de sortir. Que c'est de l'information.
Mais ça n'en est pas, précisément parce que la photo circule depuis des mois partout.

Alors qu'est-ce que ça signifie ? Ça signifie qu'on peut légitimement penser que la personne, écrivant pour le site en question, s'est piquée de faire une recherche sur les séries à venir prochainement sur les écrans américains (c'est son droit le plus strict, si ce n'est, même, un devoir en tant que rédacteur pour un site faisant, entre autres, de l'information sur les séries). Ladite personne est tombée sur la photo, elle s'est dit : ah, bien, je vais la poster. On imagine.
Mais ce faisant, elle n'a pas informé (volontairement ou pas, c'est pas le sujet), elle a juste remis dans l'actualité une photo qui circule depuis des mois et des mois (et qu'est même pas spécialement jolie avec tout ça). Finalement, ce qu'elle a fait relève de la promo, en fait.

Il ne s'agit pas de dire que la photo promotionnelle vient de sortir (bon on n'est pas à la minute, si la photo datait d'une semaine ou deux, je n'aurais pas tiqué), juste de la publier sur exactement le même mode qu'une information récente, comme l'ont été avant elle sur exactement le même mode les photos promotionnelles des nouvelles saisons de Nurse Jackie ou United States of Tara. Qui, pour le coup, relevaient de l'information la plus pure et la plus réactive possible.
Comme ce site est coutumier de billets et reviews plus personnelles, je ne devrais pas être surprise outre mesure, mais la publication de cette photo promo de 100 Questions n'était accompagnée d'aucun commentaire ("bouh c'est pas original"/"j'adore cette photo"/etc...) laissant penser que le rédacteur officiait à titre plus personnel.

Mais du coup, voilà : cet acte si anodin a réveillé chez moi quelques interrogations profondément enfouies sur la limite entre le moment où nous faisons de l'information (exemple : quand je présente les nouveautés de la rentrée japonaise...) et quand nous faisons de la promotion (exemple : quand je glisse Better Off Ted dans un post qui n'a rien à voir avec la choucroute).

DefenseDafficher

A quel moment, par le simple fait de tenir un site ou un blog, commençons-nous à faire le jeu d'une certaine promotion (fut-elle minime) autour des séries dont nous parlons ?
Quand nous mentionnons une série sans raison immédiate et/ou apparente ? Quand notre review d'un épisode ou d'une série est positive ? Quand nous nous faisons le relai de la moindre broutille relative à une série qui a toute notre attention ?

C'est une question qui a son importance car ces actions ne sont jamais sans résultat sur le lecteur. Quand la chaîne ou la prod sort une info, puis une seconde, puis une troisième sur Glee, c'est déjà de la promotion. Alors forcément, quand par exemple moi, je parle d'une série donnée dans trois posts consécutifs, vous ne pouvez pas ne pas le remarquer. Et quand un rédacteur d'un site d'information consacre un post à la photo de promo d'une série, eh bien, on ne peut pas ne pas le remarquer non plus, et même si, à l'inverse de moi, vous n'y avez pas repensé ensuite, eh bien vous avez quand même encore entendu parler de 100 Questions et cela participe à la création d'une petite partie de votre cerveau qui se rappelle l'existence de cette série, et de son arrivée prochaine à la télévision américaine ; a contrario d'autres séries dont la photo de promo est sortie aussi, parfois un peu plus qu'une, comme ici dans le cas de Miami Medical, peut-être depuis au moins novembre aussi, et qui n'ont pas les faveurs d'un post ou d'une news, et dont vous n'avez même pas souvenir que la série va débarquer, du coup.

Ce n'est pas grave, en soi, évidemment. C'est juste une fois de plus où la limite se brouille.
Et une fois où on joue, un petit peu, avec notre perception de ce qui se passe dans le monde des séries. Je n'ai rien contre 100 Questions, et je n'ai pas non plus de biais positif envers Miami Medical. Mais d'un autre côté, il m'apparait un peu trop souvent à mon goût que les relais d'information semblent avoir, de leur côté, une mémoire tristement sélective sur les séries pouvant faire l'objet d'une mention, voire d'une news, soyons fous. Et du coup, vous, vous avez entendu parler une fois de plus de 100 Questions... y compris avec ce post.

Damned. On ne s'en sortira jamais.

12 février 2010

Métempsycose

Oh dites donc, vous tombez à pic. J'étais justement sur le point de parler de la nouvelle série de CBS, Past Life.

PastLife

Comment ça, "ça ne passe pas sur CBS" ? Mais si. Ah mais j'insiste. Vous voulez des preuves ? OK, passons donc en revue les critères pour qu'une série de 45mn soit diffusée sur CBS :

Intrigues policières  
Check
Postulat étayé de façon plus ou moins scientifique  
Check
Équipe d'enquêteurs avec le quota de jeune, vieux, belle blonde...
Check
Absence de scénario au profit d'un pitch déclinable à l'envi  
Check

Après ça, ceux qui insisteront pour dire que Past Life est une série de la FOX seront de mauvaise foi.
Quoique, je vous le concède, avec ses Bones, ses Fringe et ses Lie to Me, on a bien compris que la FOX, à l'exception de Glee, n'est capable que de diffuser des ersatz de CBS.

Il faut le reconnaître, Past Life est d'une banalité navrante dans le contexte actuel. Inutile d'espérer. La série se conforme à tous les codes du genre policier en vogue en ce moment : les deux personnages antagonistes comme partenaires, le truc qui fait qu'ils ne résolvent pas les enquêtes comme tout le monde (pour certains c'est un don d'observation, pour d'autres la capacité à déceler le mensonge... bah eux, c'est la réincarnation), les flashbacks (très important les flashbacks, surtout à l'ère de Lost, c'est devenu un passage obligé), etc.
Il y a 10 ans, Past Life aurait peut-être eu une chance de plaire, mais aujourd'hui on n'en a plus rien à carrer d'une telle série ; on vomit le pitch, on régurgite les personnages, on gerbe la dynamique générale.

Alors parlons-en, de réincarnation, parce que c'est vraiment de ça dont il est question ici.
C'est comme si aujourd'hui, les séries n'étaient achetées par les chaînes que lorsqu'elles parviennent à mélanger le plus possible d'éléments familiers au spectateur : alors, on revisiterait des évènements du passé, comme dans Cold Case, il y aurait deux enquêteurs principaux qui n'ont pas du tout le même avis sur la réincarnation, comme dans X-Files, et ils enquêteraient, comme dans toutes les autres séries qu'on sort depuis 10 ans, merci encore Les Experts, merci beaucoup.
C'est plus un pitch, c'est une recette de cuisine.
Et comme toute recette de cuisine, même en suivant à la lettre, le résultat n'est pas garanti. Ni sur le plan qualitatif, où le manque d'âme se ressent cruellement (ironique dans le cas d'une série sur la réincarnation...), ni sur le plan quantitatif, puisque les audiences, d'après ce que je vois, ont été désastreuses. Eh bah c'est bien fait. Continuez à nous sortir de séries de ce genre, et je continuerai de militer pour la déculottée. C'est du foutage de gueule et rien d'autre.

J'ai failli m'étrangler quand le personnage sceptique (bah oui, qui d'autre ?) commence à envisager que la réincarnation ne soit pas pure foutaise (mais que reste-t-il pour les autres épisodes ?), et sort cette phrase : "It's like you spend your whole life playing this game and suddenly someone changes the rules" (merci à LiveDash qui fournit d'ailleurs des transcripts, ça m'a évité de devoir regarder à nouveau l'épisode pour écrire cette phrase moi-même). Prise dans le contexte de la télévision, cette sortie fait rire jaune.
Il serait temps que quelqu'un change les règles du jeu, au contraire.

On en a marre. Moi en tous cas j'en ai marre, pas vous ? C'est juste honteux de continuer à ressuciter les scripts et nous fourguer ça quand des perles ne voient jamais le jour, ou se font annuler. Hein, Faceless, hein ? Où est passée la commande de Faceless pendant ce temps, par exemple ?

Alors une fois, juste une fois, est-ce qu'on peut arrêter d'invoquer les esprits des pitches complètement morts, et essayer de faire quelque chose d'un peu nouveau ? Pas étonnant que finalement, je me contente en ce moment de séries comme The Deep End. Toute étincelle de vie scénaristique, la plus petite soit-elle, est bonne à prendre en comparaison de ces pâles zombies de séries policières.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Past Life de SeriesLive.

9 février 2010

On finira peut-être par en faire quelque chose

Les enfants, j'ai trouvé les défi de contagion ultime. C'est fou. C'est l'expérience de contagion dont je n'aurais même pas osé rêver, et maintenant, le cobaye est là, il me tend les bras. C'est trop beau pour être vrai.

Vous savez bien ce que c'est. On est téléphage, mais ça ne suffit pas. Il faut que d'autres partagent notre passion. Il faut qu'on leur montre ce qu'ils ont raté. Il faut qu'ils voient.
Les meilleures proies, on prend le réflexe de les choisir à partir de quelques critères très simples : réceptivité générale à la fiction, disponibilité... Par exemple je sais que je ne pourrai jamais rien pour mon père, qui considère que si c'est une fiction, c'est forcément débile (oui, on parle du même type qui a regardé Patrick Sébastien tous les samedis soirs pendant des années... mais je soupçonne d'être en fait la fille du facteur ; ce qui expliquerait tous ces Télé Z dans ma boîte aux lettre pendant plusieurs années alors que mon abonnement s'était terminé). Là, c'est mort, je ne peux rien pour lui. Je veux bien opérer quelques miracles de temps à autres, notamment ici, en montrant la voie à ceux qui manquent cruellement de culture, mais enfin, j'ai mes limites.
Donc à force, on repère l'herbivore éloigné du troupeau qu'on peut rabattre, ici sur Glee (oh, salut frangine, justement je parlais de toi), là sur Desperate Housewives (oui, j'ai encore beaucoup de boulot sur le cas de ma mère).

Voilà comment la révélation de ma nouvelle proie m'est apparue. Je vous refais la scène.

Je suis au bureau et, comme je suis fonctionnaire (ou presque), forcément je n'ai rien à faire de mes dix doigts. Je discute donc avec eux conseillères de mon ministre (la routine), dont l'une s'avère être ma supérieure directe. Nommons-là Volubilis histoire de ne pas l'appeler "ma patronne". Volubilis est quelqu'un de, comment dire ? Assez peu réservé, c'est le moins qu'on puisse dire. Elle parle beaucoup, fait au moins autant de plaisanteries, elle est la reine des imitations, bref elle aime faire le spectacle.

Après ce qui restera comme l'un des résumés les plus incroyables que j'aie jamais entendu sur La revanche des Sith (grâce auquel on apprenait notamment comment, en fait, Anakin Skywalker et un conseiller en cabinet ministériel ont énormément en commun...), Volubilis entreprend de parler de films qu'elle aime à voir et à revoir.
Et bon, moi, les films... je veux bien faire preuve de bonne volonté mais à un moment, je suis téléphage avant tout, quoi.
Mais soudain, elle embraye sur Grease (qui passait ce soir sur W9), qui est l'un des films qu'elle peut revoir encore et encore sans se lasser, ainsi que : Nos plus belles années (ou The way we were en langue de Shakespeare).
Choix qu'elle a justifié de la façon suivante, avec sa truculence habituelle :
"Il y a cette scène, devant le Plaza Hotel, où elle lui dit, Huble... nan mais attendez, lady, franchement, il y a deux scènes mémorables devant le Plaza Hotel de New York, d'abord Streisand et Redford dans Nos plus belles années, où vous savez, il est avec une autre femme, et puis Carrie, qui dit à Big, enfin, tout ça c'est mémorable, j'ai vu tout ça quand j'ai fait le Sex & the City bus tour à New York".

Onenferaquelquechose

Et là j'ai eu le souffle coupé. Et je me suis dit : "ma fille, si tu n'essayes pas de faire de cette femme, aussi allumée soit-elle, une téléphage accomplie avant la fin de ce gouvernement, c'est que tu as raté ta vie de téléphage".

Demain, j'emmène le DVD de Mad Men avec moi, fraîchement acquis aujourd'hui.
Vu le peu qu'on a à foutre (tout le monde attend le remaniement, oh non ne vous inquiétez pas, il n'aura vraisemblablement pas lieu avant avril au moins, comme vous y allez ! mais faut pas que ça nous oblige à mériter notre salaire surtout), je vais bien trouver le temps d'en faire une téléphage à part entière.
Franchement, si déjà elle aime le ciné, et si en plus elle peut me citer des passages de Sex & the City, ça va être l'éclate.

Vous voyez bien : tout n'est pas perdu pour notre gouvernement si, dans au moins un ministère, il y a une téléphage à un poste à responsabilités. (à votre avis, je tente le pilote d'A la Maison Blanche, ou bien...?)

3 février 2010

Born again téléphage

Ah, ça, il faut le dire, j'ai été gâtée ces dernières semaines ! Noël et mon anniversaire étant séparés d'un mois tout juste, c'est en général le cas, mais là, je crois que j'ai battu des records... en partie parce que j'ai pris le parti de m'offrir des cadeaux de Noël et d'anniversaire moi-même (je vais quand même pas compter sur mes parents pour le faire !), en partie parce que mes amis m'ont vraiment choyée.
Et par mes amis, je veux dire vous. Là, vous. Oui vous. Voilà. Eh bah : merci. Je m'en remets pas ; vraiment.

Parce que du coup, il s'est passé un truc. Du moment où j'ai posé les coffrets dans ma Telephage-o-thèque, quelque chose s'est libéré en moi. En faisant l'acquisition, en deux mois, de la fin de Life, de la dernière saison disponible en DVD de Rescue Me... et d'une autre dont on va reparler très bientôt (oh que oui !), j'ai cessé d'attendre la suite de séries qui sont chères à mon cœur depuis un bout de temps. Puisque je les avais !

Vous le savez, 2009 a pour moi essentiellement été une année de deuil. Il a fallu laisser partir des séries auxquelles je n'étais prête à faire mes adieux, et c'était douloureux de faire une croix dessus. Ce sont les aléas de la téléphagie. Je ne suis d'ailleurs pas encore totalement remise, mais le fait d'avoir ces DVD a comme fait céder le barrage psychologique dans lequel je m'étais un peu enfermée. Je peux désormais aller de l'avant. Ces séries annulées trop prématurément à mon goût restent chères à mon coeur, sans aucun doute possible, mais un cap a été franchi, et plus rien ne me retient pour m'adonner avec passion à des séries qui, elles, sont bien en vie (pour l'instant...).

Et par voie de conséquence, j'ai commencé à penser aux séries que je compte acheter en DVD dés qu'elles seront disponibles en zone 2. Un signe qui ne trompe pas : je n'ai jamais cherché à graver les épisodes cagoulés. Mais là, c'est un pas supplémentaire, j'anticipe avec excitation leur sortie dans nos contrées (ou celles environnantes qui auraient la bonne idée de sortir les coffrets au plus vite). Je suis prête à commencer de nouvelles séries en DVD.

Voici donc les séries dont j'attends la sortie en zone 2 :

DVDzone2_UnitedStatesofTara   United States of Tara

Depuis la diffusion de la 1e saison, j'ai déjà regardé chaque épisode deux fois. Et je ne vous cache pas qu'un troisième round est plus qu'envisageable à l'approche de la saison 2 ! Je ne parviens pas à considérer la série comme une comédie. C'est plutôt un drame avec des situations rocambolesques, et ça me plait, ça met vraiment les personnages au défi. Or justement, malgré les rebondissements improbables (Kate et Brie qui s'offrent une balade impromptue, Charmaine et ses nichons de l'impossible, l'incendie de la cabane dans le jardin...), les personnages sont incroyablement réalistes et proches de nous. J'aime ce mélange.
DVDzone2_NurseJackie   Nurse Jackie

Avec Nurse Jackie, ce n'était pas gagné d'avance. Et pourtant, dés le pilote, la série su me faire oublier tout ce que je détestais chez Eddie Falco, pour n'en garder que le meilleur. Nurse Jackie est une série atypique, en cela qu'elle ne cherche pas à se trouver une narration efficace. On est quasiment dans la chronique de la vie quotidienne, il ne se passe pas forcément grand'chose de spécial, on laisse les personnages s'étirer et se mettre à l'aise, c'est extraordinairement apaisant comme rythme. Sans que jamais ce ne soit ennuyeux. Et puis, les contradictions de Jackie renvoient à quelque chose de tellement plus humain que la plupart des séries du moment...
DVDzone2_BetterOffTed   Better Off Ted

Pour quelqu'un qui a du mal avec les sitcoms, Better Off Ted apparait comme le phare dans la nuit des comédies du moment. Son sujet, son casting, ses dialogues, sa réalisation... tout est simplement impeccable. C'était un coup de coeur le premier jour, c'en est toujours un aujourd'hui. Le problème, c'est que dés que la série n'est plus devant mes yeux (comme très souvent dans le cadre de ce que je considère comme des comédies), je l'oublie. Un DVD me servirait de noeud à mon mouchoir...
DVDzone2_Glee   Glee

Ce n'est pas pour son scénario qu'on regarde Glee, mais pour son cast très sympathique et pour son ambiance pleine de bonne humeur. Je réserve naturellement mon jugement pour la seconde partie de la saison, mais la première partie ici présente m'apparait comme un must-have ! La force de cette série, ce n'est pas de flirter avec les cimes, mais de nous offrir un divertissement où chacun peut trouver son compte, et se régaler de musiques en tous genres. Pas la série la plus intellectuelle du lot, mais certainement celle que je suis sûre de rentabiliser une fois en DVD tant il est impossible de se lasser des numéros musicaux.
DVDzone2_Southland   Southland

Du drame, du vrai, qui fait mal. Avec Southland, je peux céder à mes penchants masochistes les plus sombres, j'ai l'impression que je ne serai jamais déçue. D'autant que vous le savez, j'ai toujours un faible pour les policiers en uniforme, les vrais perdants d'une décennie télévisuelle dédiée aux enquêtes mais pas aux policiers de terrain. La réalisation fait beaucoup en ce sens, pour donner une impression de proximité à la fois rassurante et angoissante. Et puis, en plus, cette première saison est vite regardée. On peut se faire ça en un weekend, c'est parfait pour un investissement en DVD.

Vous remarquerez que toutes ces séries n'ont actuellement qu'une saison, mais sont assurées d'une deuxième (Better Off Ted étant l'exception, puisqu'elle a déjà une seconde saison et n'est pas du tout assurée d'une troisième). Je suis prête à m'engager dans de nouvelles séries. C'est vraiment positif !

Je peux donc, en attendant que ces DVD sortent, profiter paisiblement de mes coffrets nouvellement acquis (merci merci merci !), et me réjouir devant ces séries que j'aime... mais en même temps, je ne suis plus en train de bloquer dessus.
2010, l'année de la résilience téléphagique ?

21 janvier 2010

Sashiglee

Elle court, elle court, la video. La bande-annonce japonaise de Glee fait une tournée virale des blogs, Twitters et consorts.
Glee + Japon ? Il était inévitable que j'y jette un œil.

GleeJapanesePromo

Construite comme une parodie, elle montre un jeune sumo loser être pris en charge par Tarou Akebono qui, devenant son mentor, l'encourage à entonner "Don't Stop Believing" avec entrain (et un accent typiquement nippon).
Beaucoup y verront, en fait, les clichés habituels sur la télévision japonaise dont, vue de l'étranger, la maxime semble être : "le ridicule ne tue pas, et pourtant c'est pas faute d'essayer". Couleurs criardes, concept pas franchement intelligent, interprétation vascillante... tout y est.
Cette avalanche de stéréotypes outranciers explique d'ailleurs certainement que cette bande-annonce soit si populaire en Occident, quand son autre version ne connaît quasiment aucun écho.

Si vous permettez, j'ai vu dans cette publicité de la branche nippone de la FOX tout autre chose. Quelque chose de tout aussi nippon, finalement : le pragmatisme des publicitaires.

Car que propose cette bande-annonce, précisément ? Une parodie, on l'a dit. Juste au-dessus, vous pouvez vérifier. Et qui dit parodie, dit que le spectateur, pour en apprécier les références et l'humour... doit connaître l'original.

La thématique (l'élève au profil de perdant qui retrouve la joie de vivre grâce à son prof), la chanson (moment-clé de la fin du pilote), les tenues des danseuses au moment du final (toutes habillées comme Tina, l'asiatique de service)... La FOX Japan part du principe que non seulement le spectateur a déjà entendu parler de Glee, mais cela n'a rien de très original quand on sait que la plupart des bande-annonces de TF1 ou M6 comportent l'expression "série-évènement", mais en plus cela sous-entend qu'il l'a probablement déjà vue ! Ce que la FOX nippone propose, de son propre aveu, c'est la diffusion d'une série que le spectateur connait via des moyens moins légaux, puisque c'est bel et bien la première diffusion de Glee sur la télévision nippone qui commencera le 29 janvier prochain.

Oui, FOX Japan vient d'officialiser le concept de rediffusion inédite, ce qui en définitive n'est rien d'autre que bâtir la promotion de la diffusion d'une série... sur le téléchargement illégal.

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