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ladytelephagy
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glee
11 décembre 2009

[DL] NCIS: Los Angeles

J'ai essayé de rattraper tout mon retard. Avec les meilleures intentions du monde, j'ai envie de dire. Intégrale de Glee en quelques jours (histoire de me remettre dans le bain pour les inédits), intégrale de Better Off Ted en une journée (la saison 2 a commencé et j'avais presque tout oublié de la saison 1... et je devrais avoir honte de moi, j'adore toujours autant cette série), pilote de White Collar sur lequel j'avais fait l'impasse (on peut éventuellement en reparler à l'occasion), pilote de Men of a Certain Age dont je vous ai chanté les louages l'autre jour... Ok, je suis bonne élève, je m'applique, vraiment je fais de mon mieux pour ne rien laisser de côté.

NCISLosAngeles
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais NCIS: Los Angeles... je suis désolée, c'est au-dessus de mes forces. Quand je vois le générique, j'ai presque plus envie de regarder... le NCIS original. C'est dire si ça me désespère.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche NCIS: Los Angeles de SeriesLive.

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28 novembre 2009

I could have danced all night

Il est rare que j'en parle ici, mais depuis fin juin, ma vie professionnelle s'est intensifiée. Et si je vous ai abandonnés une semaine, c'en est la conséquence directe (heureusement en prévision, je vous avais laissé de la lecture et un jeu). Normalement, le mois de décembre devrait être plus calme. Ouf ! Ne plus faire 15h par jour, ne plus travailler la nuit et le weekend... je vais apprécier.
D'autant plus apprécier que j'ai du retard de cagoule. Beaucoup. Il y a un nombre fou d'épisodes qui étaient sur mon planning téléphagique mais qui ont dû céder le passage.

Alors, le temps que je récupère, tant niveau sommeil que séries, je vous propose une nouvelle semaine thématique, constituée uniquement de posts Comme au cinéma.

Je dis souvent du mal du cinéma. Il faut dire que je vais, tout au plus, deux ou trois fois par an dans les salles obscures (et encore, les années fastes). Passer 1h30 ou 2h00 devant une histoire et une seule, ce n'est juste pas pour moi. Typiquement, au bout de 45mn, et sans même avoir consulté une montre, je commence à décrocher.

Pour autant, je ne suis pas bornée, et je sais qu'il y a là-dehors de bons films qui m'attendent. Ou tout simplement des films qui pourraient me plaire. J'ai toujours fait l'effort de regarder des films, du moins depuis que j'en ai eu la possibilité, parce que j'ai conscience d'avoir accumulé du retard pendant longtemps. Cela se déroule selon deux modes : soit je tombe dessus à la télé, soit je cagoule. Le second cas est prémédité (mais totalement aléatoire), le premier pas du tout mais participe au plaisir de se laisser surprendre. C'est ainsi que j'ai découvert Philadelphia, La Couleur pourpre ou encore American History X, avec des années de retard, et souvent avec méfiance pour en avoir entendu parler pendant tout ce temps, mais qu'importe. J'essaye.

Il ne date pas de l'ouverture de la rubrique Comme au cinéma que je regarde des films, bien évidemment. Mais comme, arrivée à 18 ans, j'avais dû en voir 20 ou 30 grand maximum (bon, sans compter les films Disney vus quand j'étais petite, disons), mon goût pour les films ne s'est jamais vraiment développé, et c'est donc encore assez récent. Je connais beaucoup de films par le bouche à oreille, je lis souvent des résumés, je m'informe. En général, pour un film donné que je n'ai jamais vu, je peux donner deux ou trois noms d'acteurs qui y jouent, c'est pas si mal. Mais enfin, il faut reconnaître que je n'ai rien d'une cinéphile et qu'il y a peu de chances que ça change. Je ne suis donc pas sensible au calendrier des sorties, aux résultats au box office, aux critiques dithyrambiques...
Je découvre un peu au hasard, et à mon rythme.

A travers cette semaine thématique, vous allez voir apparaître des films qui ont au moins un point en commun : ce sont les adaptations de comédies musicales célèbres.

Ma première comédie musicale, c'était Grease. J'étais au CE2 et plus enthousiaste que jamais devant un film. Depuis mes goûts ont un peu évolué (j'aime à le penser, disons), mais ça reste l'un de mes classiques.

Greaseisalwaystheword

J'ai vu peu de comédies musicales sur scène, jusqu'à présent, faut d'argent d'abord, de temps ensuite, mais j'entends y remédier autant que possible. En attendant, il y a les adaptations cinématographiques ! Certaines, découvertes récemment, d'autres, l'objet d'une histoire d'amour de près d'une décennie. Mais puisqu'en ce moment, j'ai un regain d'intérêt envers le genre, eh bien, je me suis dit que j'allais essayer de (re)parler d'un maximum de ces films.

Oh, je sais !  Ce n'est pas du goût de tout le monde. La comédie musicale laisse rarement froid : on aime (beaucoup) ou on n'aime pas (du tout). Mais à l'heure de Glee, qui sait ? Tiens, Glee... en voilà une série que je dois rattraper... Allez, je vous laises avec les 7 prochains posts sur les comédies musicales, on se retrouve dans quelques jours. Que le spectacle commence !

21 septembre 2009

Science fiction

olive_ouicestunbitmap

Ceci est une olive (pas Snook). Et elle va aujourd'hui nous permettre d'aborder de façon pédagogique le pilote de Community. Comment ? Vous allez le voir dans un instant, et d'ailleurs vous pouvez faire l'expérience chez vous si vous voulez, en parallèle. Je précise au préalable qu'il n'est nul besoin que votre olive soit de la même couleur que la mienne, une verte fera très bien l'affaire par exemple. Par contre, dans le cadre de notre recherche scientifique, il faudra qu'elle ne soit pas dénoyautée, et vous allez immédiatement découvrir pourquoi.

Ainsi donc, saisissez-vous de votre olive non-dénoyautée, aussi délicatement que votre poigne de fer (habituée à tenir fermement une télécommande) vous y autorise. Saisissez-vous d'un dénoyauteur et, plop ! Faites sauter le noyau.

Ce que nous venons de faire, vous en conviendrez, est égal à la formule suivante :
(olive) - (noyau) = (olive dénoyautée)

Nous serons tous d'accord pour dire que si la version dénoyautée de notre olive est plus facile à consommer pour l'amateur d'olives moyen (qui pour autant ne raffole pas nécessairement de noyaux), en revanche elle a perdu une grande partie de sa densité. Elle est devenue plus molle, et pour tout dire, est carrément creuse.

Sur la base de cette expérimentation à la portée de chacun, nous allons donc conclure la formule suivante, appliquée à Community :
(Glee) - (la Disney touch) = (Community)
Et nous serons tous d'accord pour dire que si la version dénoyautée de notre série est plus facile à consommer pour l'amateur de séries moyen (qui pour autant ne raffole pas nécessairement de  comédies musicales), en revanche elle a perdu une grande partie de sa densité. Elle est devenue plus molle, et pour tout dire, est carrément creuse.

On ne peut pas lutter, c'est scientifique.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Community de SeriesLive.

16 juillet 2009

2009, année stéréotypique

Depuis quelques jours, je cherchais un moment pour tranquillement regarder Drop Dead Diva, et, ne nous voilons pas la face, ma motivation principale était d'y trouver Margaret Cho.

Mais devant le pilote, l'évidence s'est imposée à moi : encore une série pleine de stéréotypes. Plus grave encore, j'ai réalisé que pour 90% des séries que je n'avais pas appréciées cette année, c'était l'abus de stéréotypes qui était à blâmer.
Cette frilosité s'explique sans doute par la grève des scénaristes, qui a laissé des séquelles. Et à mon avis, on va encore en chier quelques années, autant voir les choses en face. Mais même quand on comprend d'où ça vient, on n'en est pas moins frustré par le manque d'originalité qui en ressort. Le principe est donc, pour être sûr de s'en tenir à une prise de risques minimale, de prendre un stéréotype, et de s'y conformer ensuite au plus près, sans chercher à "casser" le moule. Mais surtout pas, malheureux ! Cela pourrait mettre en danger l'équilibre cosmique !
Ce mardi, avec freescully, nous avons testé 10 things I hate about you, et bien que les dialogues se soient montrés drôles, en revanche les situations et personnages étaient une fois de plus dans la caricature. C'est sérieusement fatigant, à force. Au moins, avec Glee, deux des personnages (le prof et le quaterback) tentent un peu de sortir de leur condition stéréotypée et de s'épaissir. Mais dans leur majorité, la plupart des personnages de ces derniers mois se conforment parfaitement à ce qu'on attend d'eux, ou plutôt, à ce que les scénaristes pensent que nous attendons d'eux.

Pour revenir à Drop Dead Diva, mon problème est le suivant : pourquoi mettre en opposition systématiquement la blonde jolie mais avec de l'eau entre les oreilles, et la brune XXL et intelligente mais complètement asociale ? L'une est superficielle, l'autre se contrefiche de son apparence, on passe d'un extrême à l'autre sans demi-mesure.
N'étant moi-même pas blonde (sauf en informatique), je me suis posé la question : est-ce que toutes les blondes seraient comme ça ? Sans doute que non, puisque toutes les brunes ne sont pas comme ça.

Pour ajouter du piquant à Drop Dead Diva, on aurait pu imaginer au contraire les personnages suivants : d'une part, la blonde bien foutue qui veut réssir dans le show business et qui s'y emploie avec ambition et intelligence (peut-être plutôt une sorte d'intelligence qu'on pourrait imaginer être basée sur le sens du contact et l'instinct), et d'autre part, une brune certes replette et compétente (mais éventuellement d'une intelligence plus scolaire et cartésienne), mais capable d'avoir une vie perso et la capacité de se vêtir dignement.
Mais là, non. Blonde = conne. Brune = négligée.
Je désespère.

C'est pire encore sitôt qu'on aborde le rapport à la nourriture : la blonde n'ingère rien passé une certaine heure, la brune est prise de fringales de chocolat à toute heure. Bravo pour le message envoyé à toutes les futures anorexiques et boulimiques de la planète ! Lifetime a beau être une chaîne de femmes, elle persiste à refuser obstinément d'être une chaîne féministe. Une fois de temps en temps, à doses homéopathiques, ça ne la tuerait pourtant pas.

Sur le reste, on ne fait guère plus défaut à la règle : la blonde a un petit ami beau et riche ainsi qu'une amie aussi bimbo qu'elle, la brune n'a que son assistante pour seule amie (Margaret Cho, dans un rôle très en-dessous de mes espérances). Les personnages qui les entourent se conforment eux aussi à leur stéréotypes sans broncher.
Du coup, une fois de plus, cette avalanche de clichés donne une pénible impression de déjà vu, d'autant plus persistante qu'en soi, le pitch n'a déjà rien de bien révolutionnaire. L'une va mourir et être réincarnée dans le corps de l'autre. Et évidemment, ce mélange va donner naissance à une créature hybride type "best of both worlds", avec intelligence et carrière florissante d'une part, et fascination pour le paraitre et âge mentale de 16 ans d'autre part. C'est idéal dans l'esprit des scénaristes, en tous cas.

Il faudra affronter bien des obstacles pour aller au bout de cet épisode : la mort d'un personnage principal (il aurait tout aussi bien été possible de réincarner également Jane dans le corps de la bimbo...), les habituels glapissements d'un ange (interprété par le fils de Scott Baio ?) qui veut qu'on ne dise rien à personne, ce qui n'a que peu de chances de se produire déjà sur 1h30 de téléfilm (où on a déjà vu ce pitch cent fois), alors sur toute une saison n'en parlons même pas, le copain de la bimbi qui va travailler dans la même boîte que Jane, et qui va lui être ravi sous ses yeux par une autre collègue. A ce stade, c'était même pas la peine de tourner de nouvelles scènes, il suffisait de faire un montage avec un tas de téléfilms et séries existants, le dernier élément ayant par exemple une curieuse ressemblance avec le pilote d'Ally McBeal.

Mais le courage que vous saurez réunir ne sera pas récompensé : le ton de l'épisode ne sauve pas les meubles et, en fait, il n'y a pas de ton propre à la série. Humour ? Strict minimum. Emotion ? On se borne à voir Jane fondre en larmes ou faire une crise d'hystérie à intervalles réguliers. C'est ni fait ni à faire. Un exemple tout bête : l'arrivée au "Paradis". Il aurait fallu creuser cet univers, lui apporter du cachet, en jouer, quoi, mince ! Mais rien du tout. Et tout va être comme ça : survolé, impersonnel... Stéréotypé ?
Une comédie peut très bien choisir de jouer sur la personnalité de ses personnages, ou sur le ton employé, ou sur la finesse des dialogues. Quand elle choisit de ne rien faire de tout ça, cela signifie qu'elle choisit de ne pas être drôle. Sauf que ce genre de choix s'assume également. Mais par son défilé de clichés, son survol des personnages, et son pitch impossible à prendre au sérieux, Drop Dead Diva s'interdit d'être une série dramatique.
Quand l'annonce de l'annulation tombera, je n'enverrai ni fleurs ni couronne.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Drop Dead Diva de SeriesLive.

23 mai 2009

Gleetter

On a parlé l'an dernier, à l'occasion de True Blood principalement, de ces séries qui sont retravaillées avant leur diffusion alors qu'une version (plus ou moins) aboutie du pilote existait déjà. La raison en est évidemment que des tests sont réalisés en amont de la diffusion (c'est aussi "grâce" à eux que des séries comme Pretty Handsome ou Faceless ne voient pas le jour) et que des recalibrages sont effectués de façon à obtenir les résultats maximum une fois à l'antenne. Les périgrinations de Dollhouse sont aussi là pour nous rappeler que ce que l'on voit n'est pas nécessairement ce qui a voulu être fait.

Dans le cas de True Blood, je persiste à dire que le pilote valait cent sous de plus dans sa première version, avec les scènes coupées et tout. Je trouve en revanche très dommage que certaines scènes qui se trouvaient à l'origine dans le pilote de Glee n'y aient finalement pas trouvé leur place... et comme je suis tombée dessus et que je suis pas un rat, c'est cadeau.

- La scène d'ouverture :
Glee_coupee1
On a vu avec l'affaire Brothers & Sisters sur TF1 qu'une scène d'ouverture, même en apparence anodine, se doit d'atteindre rapidement et facilement son but, et que sa disparition entraîne des conséquences parfois non-négligeables. Sauf que sans la comparaison, il est impossible de déterminer que la faiblesse provient de ladite scène d'ouverture. Pour Glee, c'est à présent chose faite. L'introduction nous met tout de suite dans le contexte des glee clubs, auxquels en France, il faut le dire, nous sommes peu familiarisés, si ce n'est par des découvertes télévisuelles ou cinématographiques antérieures. L'ambiance est immédiatement là, avec en prime une explicitation du rôle de Mrs Adler, dont on entrevoit la photo dans le pilote diffusé cette semaine sur la FOX ; de ce côté c'est une grande perte car dans le pilote "officiel", son influence est diminuée, alors qu'elle est fondamentale dans la quête du prof qui tient le rôle principal. Ajoutons que quand on voit cette scène, même si elle ne dure qu'une minute et demie, on trouve moins chaotique l'entrée pétéradante du petit prof dans la cour d'école, qui est devenue par la force des choses la scène d'ouverture définitive.

- Les attermoiments du prof :
Glee_coupee2
Où l'on s'aperçoit qu'il manque un autre passages, et pas des moindres : un numéro musical ! Vraisemblablement abandonné afin de séparer les passages musicaux de l'intrigue (voir mon post au sujet du pilote, hier), il n'a pas grande valeur si ce n'est de symboliser le tourment du personnage principal (dont mon cerveau refuse, à ce stade et malgré deux visionnages, de mémoriser le nom). Par contre il a une incidence sur la "bible" de la série dans le sens où du coup, la petite prof Monk-esque n'apprend pas que l'épouse est enceinte. Cette ignorance est-elle choisie ou sera-t-elle réexplicitée ensuite ? Trop tôt pour le dire évidemment. Mais c'est assez dommage de se dire que du coup ce personnage perd en profondeur dans la version définitive, puisqu'elle en reste alors à croire que le prof et son épouse ont des soucis de couple, et donc de l'espoir. Il faut croire que son rôle a été diminué dans l'intervalle...

Les deux versions du pilote diffèrent également au niveau du montage (un rôle plus mineur étant donné dans la version définitive à l'ex-dirigeant du glee club, nous privant alors d'une excellente reprise de A Chorus Line... réutilisable plus tard elle aussi, mais dans ce cas où serait l'intérêt ?), qui donne au pilote diffusé une chronologie plus fluide (les auditions ont lieu avant les répétitions, et non après comme dans la version de test, qui employait apparemment trop les flashbacks pour être claire).

L'un dans l'autre on peut comprendre certains choix dans l'ordre des scènes, mais la coupure de l'intro est vraiment dommage ; cela dit c'est justement la scène qui est la moins susceptible d'être définitivement perdue. Ouvrons les paris pour voir si elle sera réemployée !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Glee de SeriesLive.

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22 mai 2009

Terrain gleessant

Glee_preambule

*claquement de cartilage*
Ryan, mon petit Ryan, tu pensais te mettre dans la poche tout le monde et n'importe qui avec ce projet de série musicale ? Oui, prenons les éléments des comédies musicales pour teenagers, et faisons-en une série avant que Disney ne le fasse... Inutile de jouer les innocents, les scrupules, ça n'a jamais été ton fort. Et plutôt que de bosser sur le perturbant Pretty Handsome, tu t'es tourné vers la facilité en te disant que les temps étaient durs. Ce genre de techniques, mon petit Ryan, ne marche pas un instant sur moi, autant que ce soir clair. Car en me laissant voir le pilote de Glee dés le mois de mai, tu as pris un gros risque : me laisser tout l'été pour l'épingler, le détricoter, le réduire en filaments avant la rentrée. C'est que, mon petit Ryan, si tu veux qu'on parle comédies musicales, figures-toi que tu vas trouver à qui parler : mon premier film était Grease, je connais Cats sur le bout des griffes, Jesus Christ Superstar est ma bible, j'ai grandi avec Les Misérables et Starmania en boucle dans mon lecteur à cassettes, je me repasse des extraits de West Side Story régulièrement, et s'il ne devait y avoir qu'une seule fan de Hair, ce serait sans nul doute moi (sur A Chorus Line, je ne prononce par contre pas, je n'ai fait qu'écouter le CD en boucle pendant des années sans avoir jamais pu voir le spectacle). Alors attention à ce que tu fais, j'ai l'oeil.
Je n'ai donc pas 16 ans, j'ai déjà vu de vraies comédies musicales, et j'ai la rancune tenace concernant l'annulation prénatale de Pretty Handsome, autant te prévenir, Ryan, tu vas trouver du répondant.

Les enjeux de ce post étant désormais clairement posés, étudions donc le pilote plus en détails.

Je vais commencer par vous parler des personnages, de vivantes caricatures du monde lycéen dans toute son horreur. Mais vous verrez bien vite que de ces personnages dépend tout le reste.
Dans un univers rappelant assez celui de Miss/Guided, on retrouve donc le professeur débordant d'idéaux, le vilain proviseur qui fait rien que de pas aider, les profs de sport forcément bornés chacun à leur façon, la petite prof mignonne mais un peu timbrée qui en pince pour le professeur tout gentil tout choupi, et du côté élèves, c'est à peine plus glorieux, avec une belle brochette de perdants plus vrais que nature, dont la petite nénette rongée par l'ambition et l'envie de prendre sa revanche sur son statut de paria, le gay qui est trop à la fashion mais n'a pas mué, la black grassouillette, l'asiat toute timide et un peu marginale, le pov' geek en fauteuil roulant et, pour que le tableau soit complet, il nous manquait le footballer avec des états d'âme, eh bien c'est fait aussi.

La bonne nouvelle, c'est que toute comédie musicale repose sur des stéréotypes. Et à ce titre, l'ensemble fonctionne étonnamment bien, parce que toutes ces pièces rapportées forment un groupe cohérent, c'est même complètement le thème de la série : l'effet de chorale, c'est quand toutes les personnalités s'additionnent pour ne former qu'une grande harmonie ('tain c'est beau ce que je dis, j'me ferais presque pleurer bordel). Ce qui aurait pu, donc, avoir l'air d'être une lourdeur, va aussi être une force, parce que très vite les personnages dépassent leur propre stéréotype tout en l'utilisant. On est sur le mode de la revendication : "je suis comme je suis, mais je peux être meilleur encore", et bien que le message ultra-positif puisse sembler être usé jusqu'à la corde, la bonne humeur et la naïveté ambiante de Glee font que ça donne au contraire une touche vivifiante à la série.

Côté musique à proprement parler, il y avait deux parti-pris possibles concernant la série :
- soit la comédie musicale dont les chansons sont intégrées dans l'histoire
- soit le spectacle musical dont les chansons servent de divertissement à chaque acte
Là encore, Ryan Murphy a choisi la facilité puisque les chansons ne servent pas (ou alors seulement de très loin, à l'instar du final) à décrire ce que ressentent les personnages, mais plutôt à organiser des petits moments de lâchage musical, avec des chansons empruntées à la culture populaire et pas spécifiquement écrites pour le show. Eh oui, n'est pas Cop Rock qui veut (*blink blink* chers lecteurs, on est fin mai, l'été approche). Mais comme on a justement choisi de faire se dérouler Glee dans le monde du lycée, il apparaît finalement que ce n'est pas si grave et que, même, c'est finalement plus aéré de cette façon. En évitant de jouer lourdement du pathos avec des chansons terriblement triste et larmoyantes, pour ne se concentrer que sur l'entertainment pur, le choix est clair : on veut passer un bon moment, pas détrôner Andrew Lloyd Webber (il aurait fallu se lever bien plus tôt pour ça de toutes façons !).

Et puis, une fois n'est pas coutume, Glee brille par ses personnages masculins, et notamment le petit prof et le footballer, qui ont tous deux des ambitions des plus intéressantes : être eux-mêmes et faire ce qui les rend heureux (et pas juste se faire remarquer comme la petite pimbêche qui cherche à tout prix à devenir une star). Ces deux personnages parviennent à insuffler juste ce qu'il faut d'âme pour qu'on se prenne d'affection pour eux sans pour autant mettre notre conjoint à la porte, et permettent de s'impliquer, oh, à peine, seulement de quoi ne pas regarder tout ça d'un oeil trop cynique.

Avec ses numéros musicaux réussis même si un peu artificiels, son casting fait de bouts de ficelles bricolées bizarrement mais qui tient tout de même la route (Jessalyn Gilsig me fait-elle rire ou me fait-elle peur ? je ne suis pas encore décidée), Glee parvient à être un divertissement de qualité, entrainant, amusant, rythmé et coloré... Et juste cela. C'est déjà pas si mal si on y pense. Personne n'en attendait plus de toutes façons, estimons-nous heureux que ce ne soit pas moins, déjà.

Le verdict sera donc en ce qui me concerne :
Glee_verdict

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Glee de SeriesLive.

21 mai 2009

[DL] A la Maison Blanche

La tendance est à la nostalgie, au refuge dans les valeurs sûres, et donc aux premières saisons d'A la Maison Blanche en ce jour férié. Et devant cet air solennel et pour ainsi dire sacré, lady est au garde à vous devant sa télé exactement comme dans le générique de L'Enfer du Devoir.

AlaMaisonBlanche
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Reprise des programmes demain, promis. Surtout qu'on sera vendredi, et qu'il y aura une bonne review de Glee (ou une mauvaise, repassez demain pour le savoir). Mais aujourd'hui, mon cœur de téléphage fréquente deux cathédrales.

Et pour ceux qui manquent cruellement d'éducation : la fiche A la Maison Blanche de SeriesLive.

5 mai 2009

Quand il reviendra, le temps des surprises...

Ça vous dit, un petit coup de stabilo bleu ? Je me suis dit que j'allais jeter un oeil à ce que l'été nous prépare. Vous me connaissez, moi, dés qu'il est question de pilotes...
Voyons donc ce qui a été prévu pour nous gâter cet été !!! Nan mais, parce que là, vous vous moquez, j'ai l'air de m'y prendre exagérément tôt, mais songez que l'été, c'est dans même pas deux mois, quand même. Hein. Bon. Donc il est amplement temps de faire le nécessaire pour préparer l'arrivée de ces nouveautés. D'autant que certaines chaînes commencent à parler de programmation d'été dés la fin mai, alors bon...

Stabilo bleu : prêt. Mauvais esprit : prêt. Biais envers Dylan McDermott : prêt. On peut y aller !

- Showtime
Dans la famille "personnalité barrée avec de gros problèmes psy à régler", je demande... l'infirmière ! On a déjà abordé le sujet, Nurse Jackie vient pour vous faire une piquouse dés le 8 juin, et attention, ça risque de faire mal. Personnellement je ne suis pas emballée par le cast, mais surtout ce qui m'énerve c'est qu'en-dehors du personnage mal-aimable en milieu hospitalier (toute ressemblance avec le personnage d'une autre série serait purement fortuite), pour le moment, il ne me semble pas y avoir grand'chose pour démarquer la série des multiples autres qui l'ont précédées dans la catégorie "personnages décadents auxquels on va s'attacher quand même parce que ça fait de la peine". Mais si, je suis enthousiaste ; pourquoi, ça ne se voit pas ?

- NBC :
On n'attend plus grand'chose de la part de NBC depuis un sacré bout de temps. Eh bah moi je dis, on sait pas, on pourrait être surpris. Par exemple, imaginons que The Philantropist soit aussi prometteur que le pitch veut bien le dire, eh bah on tiendrait ce qui pourrait être l'une des meilleures nouveautés de l'année (c'est-à-dire aussi qu'on part pas de très haut, en 2009 pour le moment, c'est un peu craignos dans la majorité des cas, il faut bien le reconnaître). Vérification possible à partir du 24 juin, si ABC ne rachète pas la série dans l'intervalle, évidemment...

- ABC
On cherche les problèmes, chez ABC. Pour une fois qu'ils diffusent des trucs qu'ils n'ont pas piqués aux voisins pourtant, ça partait d'une bonne intention... A commencer par la mini-série Impact, avec qui on a rendez-vous le 21 mai, qui n'annonce rien de bon (et pour cause, c'est encore une fois la fin du monde ! encore des météorites tueuses ! cette fois elles s'attaquent à la Lune ! mais attention aux effets secondaires sur notre planète ! pourquoi je ponctue comme ça ?! j'ai dû trop regarder la bande-annonce à la Armageddon), et surtout pas niveau casting où on a vraiment l'impression que ces 4 heures vont être très longues et très pénibles... De toutes façons ne vous en faites pas, un peu de patience et TF1 diffusera ça par un samedi après-midi pluvieux.

- FOX
Ce qui est bien avec la FOX, c'est que quand on n'a pas le temps pour ses nouveautés, on sait qu'on peut s'en passer sans avoir trop à y perdre. La preuve par l'exemple cet été avec Mental, un drama médical qui débarque dés le 26 mai (je vous avais dit que l'été approchait !) et qui fleure bon le concept original, ici un repompage de House sans la canne, mais aussi sans la variété de maladies potentielles, puisqu'on va plutôt lorgner du côté psychiatrique de la profession, histoire de varier un peu les (dé)plaisirs. Vous me voyez agiter mes fanions "wow, c'est original" ? Non ? Normal, c'est pas le cas. Franchement, la FOX cet été, une fois de plus, on saura s'en passer.
Au mieux, il y aura la preview de Glee le 19 mai (histoire de se laisser le temps de réviser sa copie ?) pour ceux qui attendent un peu de sang frais, et c'est vrai que pour une fois l'idée de départ est un peu originale, mais méfiance, les séries exploitant leur côté musical ne finissent pas toutes avec la qualité d'un Cop Rock, surtout à l'ère d'Hannah Montana et autres Camp Rockeries (ne pas confondre, merci). Mais même si ça vous plaît, il faudra alors attendre l'automne pour la suite, alors bon...

- TNT
D'une part, on a droit au retour de la vengeance pour Dylan McDermott dans Dark Blue, à compter du 15 juin. C'est marrant comme le titre de la série est assorti à l'image publique de Dylan suite à son rôle dans The Practice : un mec sombre avec de beaux yeux bleus. Du sur-mesure ? Espérons que la série ait un peu plus à offrir que ça, même si pour le moment, on n'a qu'assez peu d'espoir : on va avoir droit à des flics. Vous me voyez déjà grogner, mais non, il faut quand même admettre que le pitch offre un peu plus que ça, puisqu'il s'agit de flics spécialisés en travail en sous-marin. Et ça c'est bien quand même. C'est quasiment original. C'est intéressant. J'ai dit "Dylan McDermott", donc on sait déjà que je vais regarder.
Et puis d'autre part, dans la veine de The Closer et Saving Grace (de son propre aveu), TNT tente de se créer une marque de fabrique avec des personnages féminins qui en ont, avec HawthoRNe, qui commence le 16 juin, et qui sera drama médical  (comment ça Urgences c'est fini, ha boooon ? bah on essaye pas de récupérer les spectateurs désoeuvrés, c'est promis) tournant autour de Jada Pinkett Smith, qui sera chef des infirmières et qui tiendra tête à un hôpital plein à craquer de médecins se prenant pour Dieu et d'administrateurs obtus. On a déjà hâte... heureusement, l'incontournable Cloris Leachman devrait y apparaitre, c'est toujours bon à prendre. Mais si elle n'est pas là dés le pilote, je risque d'être très, très difficile à convaincre.

Comment ça, je suis négative ? Nan mais vous avez vu ce qu'on nous fourgue cet été ? Bon bah moi je m'en fiche, en juin j'aurai mon DVD de Life, et plein de rediffs perso à me faire, sans compter Dieu sait combien de découvertes qui peuvent se faire dans l'intervalle, alors franchement, pas besoin d'inédits.
Vu que quasiment tout sent, au mieux la variation sur un thème connu, au pire la redite de ce qu'on a vu et revu et rerevu cent fois, franchement, l'été, on va pouvoir faire l'impasse dessus.

Les pilotes de cet été ? Pfff, ça va même pas un peu me manquer !!!
Nan mais, bon, on en reparle dans quelques semaines, on sait pas...

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