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ladytelephagy

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3 octobre 2010

Ah, si seulement il existait un moyen de les regrouper...

Comme vous avez, bien évidemment, tous lu le bilan de la saison estivale japonaise, notre post CuriosityLive de ce dimanche n'en fera tout naturellement aucune mention. Vous pensez bien que c'est pas le genre de la maison de chercher à vous faire lire des trucs ! Non, vraiment, je ne vous parlerai pas de cet article Dorama Panorama aujourd'hui, j'ai pitié de vous. De toute façon, puisque vous l'avez déjà lu, à quoi bon ? Aucune mention. Pas la plus petite référence. Rien du tout. C'est pas parce que vous y trouverez les audiences intégrales des séries de prime time des grandes chaînes nationales que je vais forcément vous recommander une nouvelle fois de le lire, d'ailleurs. Ni parce qu'il présente les séries à l'antenne pendant la saison, et vous donne des liens vers la fiche chacune d'entre elles. Diable ! Je m'en voudrais de vous le faire remarquer une nouvelle fois. Il ne manquerait plus que je me montre insistante, en plus ! Non, ce serait du vice.

Voici donc ce qui s'est dit d'autre sur les séries du monde entier cette semaine sur SeriesLive :

Lundi
Spirited_MEA
Spirited, une série qui joue les revenants
Le romantisme n'est toujours pas mort, il revient même pour une deuxième saison.

GegegenoNyoubou_MEA
NHK dit adieu à l'un de ses meilleurs asadora
La série quotidienne Gegege no Nyoubou a peut-être un nom pas banal, mais ses audiences inspirent le respect !
 
ABC1
ABC1 commande une série sur les aborigènes
Sur les aborigènes, par les aborigènes, avec les aborigènes...
Mardi
ShawnDoyle_1
Echec et mat pour Showcase au printemps
Sa pièce maîtresse : un nouveau genre d'enquêteur... qui ne se rend pas sur la scène du crime.
Mercredi
World
En bref : l'actu des télés du monde
Vous ne voyez souvent la télévision que d'une petite partie de la planète. Et pourtant, elle tourne !
Jeudi
Domangja_MEA
Domangja, un fugitif déjà poursuivi par les spectateurs
Il n'est pas toujours aisé pour une série de s'imposer dés son lancement... mais certaines ont la vie plus facile que d'autres.
Vendredi
COPSLAC_MEA
Rush VS Cops L.A.C. : quelle série policière pour les Australiens ?
En Australie, il suffit d'un million de spectateurs pour faire le bonheur d'un network... mais gare aux séries qui n'y parviennent pas.

Comme toujours, si vous ou l'un de vos amis téléphages venait à commenter une de ces news après avoir cliqué sur ces liens... non, en fait ça serait une bonne chose !
(pour nos amis mal-comprenants et/ou skybloggeurs : lâche ton com !)

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2 octobre 2010

On peut être et avoir l'été

Quelle saison délicieuse on vient de passer au Japon ! Comme il est de coutume, alors que la plupart des séries sont sur la fin, je vous ai donc mijoté un petit bilan dont vous allez me dire des nouvelles. Enfin, j'espère...?

2010_Ete
Dorama Panorama - Collection Été 2010

Ah, alors oui, je sais, c'est un autre genre que les articles que vous avez justement pu déguster tout l'été sur les différents pays du monde. Mais c'est ça qui est palpitant aussi, d'entrer dans le détail ! Dans les "Dorama Panorama", il y a plein de titres de séries à découvrir ! Une grille des diffusions ! Des audiences précises ! Je sais que vous avez été nombreux à lire les opus précédents, mais je tiens à vous rassurer : c'est loin d'être mon dernier article sur SeriesLive. Alors, ce que je vous recommande, c'est d'aller jeter un œil à celui-ci, voir un peu ce qui s'y passe, et moi, je m'occupe du reste. La découverte de nouveaux horizons n'est pas finie pour autant, promis.

Et vous savez quoi ? Avec cet article, on en est à une année de séries japonaises couvertes dans le détail sur SeriesLive. Oui-oui, un an de Dorama Panorama. Je ne peux pas m'empêcher d'être un peu sentimentale à l'idée qu'on a déjà vu passer 4 articles de bilan sur le site... et je ne peux m'empêcher d'être excitée à l'idée qu'il y en a encore qui nous attendent.

Si vous avez vu l'une, ou plusieurs des séries mentionnées dans cet article de bilan (et j'ai fait mon possible pour vous en convaincre ces derniers mois), je ne saurais que trop vous encourager à aller y glisser un mot sur la série, ses audiences ou encore les étranges spécificités du système japonais. Et je répondrai à vos questions avec le plus grand des plaisirs, aussi. C'est un jour comme aujourd'hui où, un peu plus que les autres, je vous encourage à aller soutenir ces contenus rédactionnels qui peuvent ouvrir des horizons. Rappelez-vous qu'à chaque fois que je fais un pas, j'ai besoin que vous soyez derrière. Juste histoire de contredire ceux qui pensent qu'un téléphage est un coach potatoe au cerveau paresseux et incapable de s'ouvrir à de nouvelles choses... ou simplement, par goût personnel. Les deux me vont.

2 octobre 2010

Le crime ne paye pas assez

De Vegas, on pensait tout connaître. Est-ce que ça ne fait pas 10 ans que Bruckheimer squatte les lieux ? Pourtant, la cité du vice a toujours une espèce de lustre glamour à la télévision, que pas une série portant son nom n'a su entacher pendant cette dernière décennie.
C'est peut-être en passe de changer avec The Defenders. A la vue de son seul pilote, je n'en suis pas certaine, mais c'est en tous cas une option pour la série. A l'inverse de The Whole Truth qui cherche visiblement à combler le vide laissé par Law & Order (mais sans donner le mal d'en avoir la qualité, comme ça nous l'a fait avec les séries médicales qui ont cru pouvoir remplacer Urgences sans se fouler), The Defenders a décidé d'avoir son propre ton, son univers bien à elle, et tant pis si ça ne fait pas très sérieux de prime abord.

Les premières minutes du pilote œuvrent précisément dans ce but : placer l'ambiance de joyeuse déconnade virile entre nos deux avocats, interprétés par un O'Connell fidèle à lui-même, et un Belushi encore étonnamment en forme. Ils forment un duo qui fonctionne bien, et ne donne pas l'impression d'être là par simple volonté des scénaristes, avec une excellente alchimie. C'est primordial : la série joue plus sur leurs échanges qu'autre chose.

Avec leurs noms pas très sex, leurs tronches d'avocats de seconde zone qui dorment dans leur costard et/ou s'habillent de façon ringarde, ils ressemblent plus à des vendeurs de voiture qu'autre chose. Et ça me plaît. Car pour autant que j'adore les avocats de télévision, il faut quand même admettre que ceux-ci semblent le plus souvent être des personnages raffinés, représentant souvent une certaine élite, alors qu'on sait tous qu'aux USA il y a des pubs à la télé pour des avocats à 10$ de l'heure qui vous proposent d'attaquer en justice le fast food qui vous a servi un café trop chaud. Ces avocats-là, bizarrement, la télévision passe la majeure partie de son temps à faire semblant de ne pas les voir, ou les traite avec mépris quand un de nos valeureux soldats de la Justice se trouve confronté à eux. C'est dommage de fermer une porte sur tout un univers ! Le pilote de The Defenders montre justement le tandem inaugurant un panneau publicitaire dans cet esprit, et ce côté miteux/crapuleux n'a que plus de saveur à Las Vegas, une ville en toc où même l'oxygène est artificiel ! On imagine déjà les affaires "typiques" (sinon pourquoi situer la série précisément ici ?) qu'ils pourraient avoir à traiter ; gain de cause me sera donné furtivement quand le panneau amènera des clients aux cas tous les plus savoureux les uns que les autres.
Ce sont ces affaires-là que j'ai envie de suivre. Pour les crimes "normaux", il y a déjà plein d'autres séries judiciaires, après tout.

Defenders

A ce stade, et bien que certaines petites choses m'agacent légèrement, je dois bien avouer que ma curiosité a été piquée. Le meilleur reste toutefois à venir.
Je vous l'ai dit : l'impératif d'une série judiciaire, c'est d'être intelligente, quelle que soit la façon qu'elle choisisse de l'être. The Defenders y parvient en proposant une série où les avocats obtiennent gain de cause... sans avoir recours à des arguments légaux. Ou si peu. Bluff, effets de manche et coups tordus sont au programme (et si ça implique de se taper une procureur dotée de lèvres de cauchemar, qu'il en soit ainsi). Sur ce plan, c'est vraiment Belushi qui est le roi (il a été à bonne école), et il a toute latitude pour cabotiner à mort, ce qui est juste parfait.

The Defenders est un divertissement futé et taquin sur le côté poisseux du métier d'avocat, et le pilote en est à un stade où, en tous cas, ça peut devenir franchement jouissif pourvu de lâcher la bride. Exit le glamour, exit les visages graves, exit le decorum : ce duo de rascals emprunte aux classiques des buddy series pour nous parler de quelque chose de tout aussi vrai que ne le ferait une série plus sérieuse, mais sur un mode nouveau. Ça fait du bien, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Defenders de SeriesLive.

1 octobre 2010

To be continued... Caprica

Je me disais : "la lala lala, j'ai le temps, c'est pas avant 2011 !". Et voilà que SyFy me fait le coup tordu de devoir faire mon post To be continued... en automne. Pas cool, SyFy, pas cool. Mais d'un autre côté, on n'était pas certains de la voir vraiment revenir... avec ses audiences décevantes, Caprica ne semblait pas réussir à s'imposer. Et pourtant, voilà : dans quelques jours, la suite de la saison 1, enfin, arrive. Et comme dans de nombreuses séries de science-fiction, à plus forte raison si elles font partie d'une franchise, ça ne peut pas nuire de se rafraîchir la mémoire. A défaut de pouvoir la télécharger !

Caprica___1x01
1x01 - S'affranchir du complexe de Frankenstein oui, mais à quel prix ?

Caprica___1x02
1x02 -
Pas facile de faire le deuil de quelqu'un qu'on n'a pas connu.

Caprica___1x03
1x03 -
Portrait d'un kamikaze.

Caprica___1x04
1x04 -
Les médias s'emparent du deuil, et l'affaire devient politique ; à moins que ce ne soit l'inverse.

Caprica___1x05
1x05 -
Les qualificatifs semblent manquer pour louer les vertus de New Cap City...

Caprica___1x06
1x06 - On n'échappe pas si facilement à son Œdipe...

Caprica___1x07
1x07 -
Devant certains personnages, (trop) soudainement, une nouvelle trajectoire s'ouvre.

Caprica___1x08
1x08 -
La plaisanterie dure décidément trop longtemps (il faut dire qu'on en a bien reporté la chute, aussi).

Caprica___1x09
1x09 -
Oui mais le violoncelle, c'était de la triche.

Sacré cliffhanger, hein ? J'espère qu'avec ces quelques captures, vos souvenirs de la première partie de la saison vous sont revenus. Si tout le monde en faisait autant, on n'aurait pas à s'inquiéter des audiences...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Caprica de SeriesLive.

30 septembre 2010

Cours toujours

Vous avez déjà lu l'avis du reste de la planète sur cette série, mais bon, ya que 24h dans une journée (dont 10 passées à devoir faire autre chose que téléphager), donc voilà, le pilote de Running Wilde, je vous en parle que maintenant. J'aurais pu en parler quand je l'ai regardée, j'aurais pu en parler en voyant que le 2e épisode avait été diffusé, j'aurais pu... mais j'avais tellement mieux à faire. J'aime à penser que vous aussi.
Mais il faut, quand même, à un moment, qu'on aborde Running Wilde, en dépit de cette accroche peu enthousiasmante (parce que peu enthousiasmée). Parce que c'est intéressant de se pencher sur le problème de la comédie en single camera qui devrait me plaire, et qui échoue lamentablement. Essayons de comprends où ça pèche.

CoursToujours

Tout commence avec une petite fille qui nous explique que -BAM ! Déjà, premier indicent de parcours : la voix-off, j'en peux plus. Je propose que pour les 2 prochaines saisons au moins, quelqu'un, je sais pas qui, mais ce sera notre sauveur, impose à toutes les séries d'interdire la voix off, et puisqu'on est là, le flashback, le split screen et le flashforward, comme ça on est peinards. Juste histoire de forcer les scénaristes à renouveler un peu leurs méthodes narratives. Comment ça, "personne peut imposer ça" ? Il y a bien une loi qui oblige à un quota de 80% de séries policières, scrupuleusement appliquée par les chaînes chaque saison, alors pourquoi pas une loi dans le bon sens, pour changer ? Ah, on me dit dans mon oreillette que c'est pas la peur du gendarme qui en est la cause, c'est la peur tout court, au temps pour moi.

A la suite de quoi on fait la rencontre de notre grand méchant, Gru. Non c'est ptet pas ça. Mais c'est la même idée : un méchant d'opérette, avec un ego immense mais un pouvoir de nuisance tout petit, et une grande instabilité émotionnelle au milieu. Ce sera lui notre héros, ou du moins, ce qui s'en rapprochera le plus. Malheureusement, tout le mal qu'Arnett se donne ostensiblement pour donner du panache à son personnage n'atténue pas le fait que, deuxième erreur, il n'est pas vraiment drôle, juste pathétique.

Mais surtout, la troisième bévue, et la pire à mon sens, c'est qu'on choisit les plus mauvais moyens possibles pour nous raconter cette histoire de cohabitation entre un riche égocentrique et une idéaliste green. On a l'impression que les scénaristes cherchent à tout prix à les mettre à la colle, en vue de leurs intrigues futures, mais qu'ils n'ont qu'une très vague idée du pourquoi et du comment.

Devant l'épisode, je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer comment l'entretien final pour vendre la série s'est déroulé face aux responsables de la chaîne :
"Alors, lui, c'est un riche complètement nombriliste qui vit avec une moins riche qui veut changer le monde, ils s'aiment mais ne veulent pas l'admettre. Et surtout, ils sont tout le contraire l'un de l'autre ! Et ça parle d'écologie, en plus, c'est à la mode.
- Hin hin. Bien bien bien. Pourquoi pas. Mais dites-moi, pourquoi ils vivent ensemble ?
- Aha ! Alors ça ! Aha ! Vous allez voir, hein ! On a plein d'idées, c'est original comme tout ! Ha ha ha".
Et pendant ce temps le scénariste devait être en train de texter son épouse "TTU : pkoi on sé mi a habiT ens ?", ce à quoi elle répondit "Kids" ; coup de génie. L'affaire fut conclue. Entre parenthèses, attendons de voir qui est le père de la petite. Je suis pas hyper douée en mathématiques, mais à mon avis ça se tient.

Running Wilde possède un pilote faible, et c'est un euphémisme Mais j'ai envie de dire que c'est justement parce que c'est le pilote Que nos deux personnages se mettent à la colle pour de mauvaises raisons (ou plus précisément, sans vraiment de raison), c'est pas bien grave si la cohabitation est vraiment drôle. Mais j'aime autant vous prévenir : je vais pas me forcer à regarder le deuxième épisode dans un temps record (contrairement à celui de Raising Hope, vu à 1h30 ce matin parce que j'avais pas pu me bloquer du temps pour le faire plus tôt, et qu'il était hors de question que je ne le voie pas avant d'aller dormir), et s'il n'est PAS drôle, ça va pas faire un pli, je mets Running Wilde au rebut. Définitivement.

Non bon allez, d'accord : au recyclage. C'est quoi la couleur du container pour les séries ratées, déjà ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Running Wilde de SeriesLive.

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30 septembre 2010

In memoriam

L'air de rien, Lone Star, c'est fini, mais ça n'empêche pas de repenser à ce que signifie cette annulation, en général bien-sûr, mais aussi dans le cas particulier de chaque téléphage. Car chacun y réagit différemment, comme à toute annulation, mais de façon exacerbée vu les circonstances. Même ceux qui s'en foutent ont l'air d'y mettre plus d'entrain qu'à l'ordinaire !

Alors que j'avais l'impression d'avoir fait le point, d'avoir pris de la distance hier, et d'être "passée à autre chose", je suis tombée sur le post de Fabien, sur Critictoo. Sur certains points, je le comprends, bien que ne partageant de toute évidence pas son avis ; et sur certains je comprends la logique, à plus forte raison parce que moi-même je ne suis pas partisane de laisser des plombes à une série pour s'améliorer ! Mais il ya un point qui m'a quand même relancée dans mes réflexions post-annulation de Lone Star :

Memories

Bah écoute, moi, au moins, et certainement pas que. Et je ne me considère vraiment pas comme ayant de la mémoire (ne me demandez pas ce que j'ai mangé hier ; si, en fait ça c'est facile parce que je mange toujours la même chose. Ptet que c'est parce que j'ai oublié que j'en ai déjà mangé la veille ? Bref.), je considère simplement que c'est pas parce qu'une série est annulée qu'elle doit pour autant être oubliée.
Alors oui, ces séries citées n'ont pas eu le succès (vraiment pas !) de certaines autres annulées également. Et ne le méritaient pas forcément de toute façon (comme le souligne l'adjectif accolé à Do Not Disturb). Et alors ? On n'est pas des poissons rouges ! On n'est pas forcés d'oublier une série simplement parce qu'elle n'a pas fait ses preuves, quelle qu'en ait été la raison. Et je suis à peu près sûre qu'on peut trouver pour chacune des gens qui ont aimé (j'ai au moins un nom à l'esprit pour Viva Laughlin...).

Je me rappelle d'Emily Reasons Why Not. J'avais vu le pilote vite fait, il ne m'avait guère convaincue, je n'aime pas Heather Graham en plus, mais je me souviens l'avoir vu, bien-sûr. Il y a un ou deux ans j'ai eu envie de le revoir, pour comparer (mes fameux revisionnages). Je ne sais plus pourquoi le projet n'a pas vraiment abouti, mais finalement ça ne s'est pas fait. Toujours est-il que, voilà un peu plus d'un an, j'ai utilisé le titre de cette série pour nommer l'une de mes catégories. C'est une histoire téléphagique parmi des millions d'autres, car cette série n'a pas compté pour moi. Mais comment oublier ? Ce sont 20 minutes de ma vie, vous avez 20 minutes de votre vie que vous avez effacées de votre mémoire, vous ? Je ne dis pas que je suis capable de dire quel jour j'ai regardé le pilote de cette série, et je ne suis pas capable de vous fredonner la chanson du générique (à la réflexion il n'y en avait probablement même pas), mais enfin, je me souviens l'avoir vue.

Puisqu'on parle de générique, oui, je me souviens de Happy Hour. Sur mon disque dur qui est passé de vie à trépas par une nuit d'avril que je n'oublierai jamais, j'avais le générique et je l'écoutais régulièrement, d'abord parce qu'il faisait partie de ma playlist de génériques, et ensuite parce qu'il était plutôt classe. Aujourd'hui je ne l'ai plus, mais tant pis. Et pourtant je ne suis même pas sûre d'avoir vu le pilote, pour le coup. Je me souvenais de Wonderland avant même de l'avoir vue, par son générique saisissant de beauté, par exemple.
Car c'est assez incroyable : on n'a pas besoin d'avoir vu une série pour la connaître au moins un peu.

Pendant des années, j'entendais parler de Firefly. La série a été annulée en 2002 dans des conditions sur lesquelles je ne suis même pas certaine qu'il soit nécessaire de rappeler tant la culture téléphage les porte comme une cicatrice ; il y a des séries qu'en tant que conscience collective, nous avons continué à faire vivre. Firefly était-elle une bonne série ? Quand j'ai fini par la découvrir en 2005 ou 2006, je vais vous dire : elle n'était pas aussi bonne que ce qu'on m'en avait dit. Mais elle avait du potentiel, il lui aurait fallu du temps pour s'améliorer, avant de pouvoir devenir une excellente série. Alors, la critique ne fait pas le succès d'une série ? Certes, mais quand je vous parle de Firefly, vous savez de quoi je cause. Et très sincèrement, si la série n'avait pas été de Whedon, aujourd'hui elle figurerait parmi la liste des oubliées-parmi-tant-d'autres de Fabien.

Nous entretenons le souvenir de certaines séries et pas d'autres. Les sites d'information et les blogs en sont en grande partie responsables : cela commence dés la rédaction de news. Personne ne vous parle de certaines séries au point que vous n'êtes même pas sûrs qu'elles soient encore à l'antenne, mais d'autres, on fera des news tous les quatre matins ; problème constaté à plusieurs occasions pour des séries à longévité équivalente... Peu de news sur Medium, apparue la même année que Bones ou le revival de Doctor Who. Drop Dead Diva, on n'en parle que quand elle est renouvelée, on se tamponne le coquillard de ses guests ou ses audiences (je ne sais même pas si ce dernier point a de l'intérêt, je me contente de constater), quand n'importe qui est capable de vous parler de Flash Forward quand il s'agit de faire des parallèles avec The Event.
Nous avons une mémoire sélective, mais elle est aussi largement dirigée par les médias téléphagiques que nous consultons. Je suis prête à parier que les lecteurs réguliers de ladytelephagy ont entendu parler de certaines séries que Fabien jugerait tout-à-fait oubliables. Et elles le sont sans doute. Pour autant quand je vous parle de Rude Awakening, vous finissez par vous en souvenir (le contraire serait un comble :P ), et le post d'hier, avec ses tags et ses liens, prouve que j'ai parlé de plusieurs des séries qui ont été les premières à être annulées. Les lecteurs de Critictoo voient aussi défiler des noms de séries annulées pour lesquelles je n'ai qu'un souvenir vague, d'ailleurs.
Si ceux qui écrivent sur les sites spécialisés sur les séries ne font pas l'effort de la culture téléphagique, s'ils se contentent de jouer les blogs à review de luxe, que font-ils ? Ils consomment et éventuellement poussent à la consommation, c'est tout. C'est tellement dommage ! Et je sais que l'équipe de Critictoo veut souvent faire bien plus, alors pourquoi diminuer Lone Star au seul prétexte qu'elle est annulée et que ça veut bien dire qu'il faut aller de l'avant ? Nous ne le faisons pas toujours, et quand nous le faisons, ce n'est d'ailleurs pas toujours pour les bonnes raisons.

Qui se souviendra de Gravity dans quelques années ? Moi. Peut-être juste moi. Pendant que mon voisin se souviendra de Dante's Cove et qu'un autre gardera la nostalgie de la poignée d'épisodes de Studio 60 on the Sunset Strip. Cela n'ôte ni n'ajoute rien aux qualités de ces séries. Mais c'est plus sincère d'admettre que l'affectif joue son rôle dans notre effort de mémoire, en plus du conditionnement de certains sites et/ou rédacteurs qui choisissent également leurs sujets à l'affectif ou selon des paramètres moins louables. Je préfèrerais que Fabien explique honnêtement que la série ne l'a pas conquis et qu'il ne va pas la pleurer. Ça me semblerait moins contradictoire avec la mission-même du site sur lequel il passe une énergie considérable à parler même de séries qui semblent oubliables à d'autres.

Quand je lis ça, j'ai pas envie de tourner la page sur quoi que ce soit. Quand je lis ça, j'ai envie de parler de séries oubliées. Peut-être même créer une rubrique, tiens ! Aujourd'hui, tiens, je sais pas... si on parlait de 3 Lbs. ? Qui se souvient de 3 Lbs. ? Pas grand'monde.
C'est pas une raison.

3LBS

30 septembre 2010

Qu'est-ce qu'on attend ?

Il parait que M6 a mis en place une nouvelle offre VOD, qui me semblerait intéressante si elle ne proposait pas que de la nouveauté US. C'est très bien pour les autres mais ça ne fonctionne pas pour mes propres attentes : si je dois signer pour de la VOD, c'est à la condition, soit que j'aie accès à des séries datant d'il y a quelques années et n'étant plus diffusées (une proposition qui, en prime, allègerait les rediffusions sur la chaîne elle-même) offrant un certain côté "rareté", soit que j'aie accès à des séries de nationalités plus diverses. Si c'était possible, l'un ou l'autre, je serais partante, sinon, non. C'est comme ça. Le jour où quelqu'un se décidera à inclure dans son offre VOD de vieux épisodes de séries qu'on a loupées il y a 5 ou 10 ans, en plus du reste, là ça me semblera intéressant. Le jour où parmi les blockbusters (ou futurs blockbusters), on trouvera des épisodes de, je sais pas moi, on va dire Capadocia, là on pourra discuter, et même à la limite, je ne discuterai pas. Mais en attendant cette offre ne me concerne pas.

Toujours est-il qu'à présent, il est possible pour les petits spectateurs français qui ont 10 malheureux euros en poche chaque mois (parce que je reconnais que financièrement ça vaut le coup), il y a une possibilité de regarder The Good Wife en VOST, ce qui ne peut pas faire de mal.

Florrick

J'y repensais ce matin en me brossant les dents (une association d'idées avec le miroir de la salle de bains, certainement), en me disant : mais, attendez... M6 a les droits pour The Good Wife. Oui, je suis pas trop les acquisitions de chaque chaîne, je suis bien obligée de le reconnaître. Donc M6 a les droits de The Good Wife, elle propose la deuxième saison en VOST... bien, mais la première ? Sans fausse hypocrisie, reconnaissons que la plupart d'entre nous connait The Good Wife par la cagoule. Mais quand même, ce serait sans doute mieux pour M6 de fidéliser son public en diffusant la première saison, un jour, non ?

L'avantage de passer le nez dans les grilles des chaînes étrangères, c'est qu'il y a pas 10 jours, je regardais justement dans quels pays certaines séries étaient diffusées. Quand l'Australie ou le Canada diffusent en quasi-simultané avec les USA, je ne me formalise pas : ce sont des pays anglophones, après tout ; même chose pour l'Afrique du Sud où je ne me suis pas étonnée de voir des articles et pubs sur The Event tout l'été.
Quand je vois que de nombreux autres pays sont tout aussi réactifs... là ça commence à me chatouiller.

Alors puisqu'on parle de The Good Wife, permettez que je fasse un petit récapitulatif de la question. Gardant à l'esprit que la série a commencé à être diffusée sur CBS le 22 septembre 2009, voilà comment la série s'est propagée :
- Canada (anglophone) : 22 septembre 2009
- Amérique latine (espagnol) : 9 novembre 2009
- Brésil : 30 novembre 2009
- Singapour : Janvier 2010
- Thaïlande : Janvier 2010
- Pays-Bas : 1er janvier 2010
- Espagne : 7 janvier 2010
- Arabie Saoudite : 19 janvier 2010
- Pologne : 20 janvier 2010
- Turquie : 22 janvier 2010
- Hongrie : 24 janvier 2010
- Grande-Bretagne : 25 janvier 2010
- Afrique du Sud : Février 2010
- Australie : Février 2010
- Nouvelle-Zélande : Février 2010
- Italie : 3 mars 2010
- Norvège : 10 mars 2010
- Irlande : 15 mars 2010
- Allemagne : 31 mars 2010
- Suède : 13 avril 2010
- Hong Kong : 22 avril 2010
- Finlande : 31 mai 2010
- Philippines : 8 juillet 2010
- Slovaquie : 22 août 2010
- Canada (francophone) : 1er septembre 2010
- Taiwan : 1er septembre 2010
- Portugal : 14 septembre 2010
- Japon : 5 octobre 2010

Ma question : on va s'y mettre quand, en vrai ? "Prochainement", comme d'hab ?
Vous ne saviez même pas qu'il y avait une offre série dans les Philippines, et maintenant vous vous apercevez que les mecs, ils ont vu The Good Wife avant nous, ça vous met pas les boules ? Moi, un peu. Et je cagoule, pourtant.

Ce n'est pas un cas particulier, croyez-moi : le nombre de fois où je vois des nouveautés entamées plusieurs mois, parfois un an avant la France, dans des pays que vous suspecteriez a priori de n'y être que modérément ouverts à la culture téléphagique si vous n'aviez pas pris l'habitude de soupçonner qu'il y a des trucs sur les télévisions étrangères (pour reprendre l'exemple de The Good Wife, en Turquie, c'est intéressant, j'aimerais lire des avis de la presse et/ou du public pour voir), ça me fait souvent pester. Sur les grilles japonaises (essentiellement câble), ça me fait fulminer à intervalles réguliers, d'ailleurs ; par contre je reconnais qu'au Japon, les séries arrivent vite mais les saisons arrivent souvent lentement, ce qui fait qu'une série arrive au Japon avant qu'elle n'arrive chez nous, mais sa diffusion est ensuite plus étendue (je crois tout simplement que le système de saison n'est pas adapté au mode de consommation télévisuelle japonais, mais j'ai pas encore creusé la question au point de vous le soutenir mordicus).

Alors M6 me fait quand même doucement rigoler avec son offre. C'est parfait pour Blue Bloods, par exemple (ah oui, faut qu'on en parle de cette série... je suis loin d'avoir fait le tour des pilotes que j'ai vus, on dirait), mais pour The Good Wife c'est un aveu d'échec, à mes yeux.

29 septembre 2010

Annulations : une rétrospective

C'est cette histoire de Lone Star qui me met à l'envers. C'est même pas la série elle-même, c'est le geste : deux épisodes et pis j'annule. Ça, ça me met hors de moi.
Alors pour me divertir l'esprit et parce que vraiment j'avais rien à faire (à part quelques news, des articles, et euh, c'est quoi déjà l'autre truc que je devais faire ? Ah oui, dormir), je me suis dit qu'on allait s'offrir une petite rétrospective des séries qui, à défaut de se distinguer pour autre chose, ont eu l'honneur d'être honorées du titre de "première nouvelle série annulée de la saison". J'en ferais bien un article pour SeriesLive mais si vous saviez la liste des brouillons que j'ai déjà là-bas...

lonestar 2010~2011 - Lone Star
beautiful_life 2009~2010 - The Beautiful Life
DoNotDisturb_MEA 2008~2009 - Do Not Disturb
VivaLaughlin_MEA 2007~2008 - Viva Laughlin
Smith_MEA 2006~2007 - Smith
(mais si on pinaille ce serait The Singles Table et Waterfront, annulées avant d'être lancées)
HeadCases_MEA 2005~2006 - Head Cases
Hawaii_MEA 2004~2005 - Hawaii
TheBrotherhoodofPolandNH_MEA 2003~2004 - The Brotherhood of Poland, New Hampshire
ThatWasThen_MEA 2002~2003 - That Was Then
BobPatterson_MEA 2001~2002 - Bob Patterson
TheTroublewithNormal_MEA 2000~2001 - The Trouble with Normal

Voilà, on se sent tous beaucoup mieux, non ?

29 septembre 2010

Après le bip

Bonjour. Vous êtes bien sur le blog de ladyteruki (c'est le blog qui s'appelle ladytelephagy...). Je suis absente pour le moment.
Si vous souhaitez me joindre, sachez que je ne réponds pas au téléphone, ni à mes mails.
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Ce soir, je regarde le season premiere de The Good Wife, vous vous attendiez à quoi ?

Wifeiscomplicated

Bon, vous pouvez toujours laisser un message, si ça vous amuse... Mais vous n'avez pas mieux à faire ? Genre... regarder le season premiere de The Good Wife ?! Allez, filez, vous avez encore le temps.
Si je vois des IP qui trainent ici ce soir au lieu de regarder l'épisode, vous allez voir ce que vous allez prendre !

29 septembre 2010

Binaire

Binaire

Je ne sais plus dans quel bouquin que je lisais le mois dernier la chose a été rappelée à mon bon souvenir. L'auteur y rappelait comment NYPD Blue, après une difficile première saison remplie de problèmes et de controverses, avait fini par devenir l'un des fers de lance de la chaîne ABC, essentiellement au nom des bonnes critiques (et il est mentionné à demi-mot que l'équipe créative poussait pas mal aussi). En lisant ces quelques mots, je m'étais dit : "ça ne se produirait plus maintenant".

Eh bien la preuve avec Lone Star. Je n'ai pas été tendre avec son pilote, mais elle avait clairement du potentiel, elle avait juste un grand besoin de maturité. Mais globalement, ceux qui ont pensé à regarder la série la semaine dernière avaient quand même envie de la soutenir, parce qu'elle apportait quelque chose de nouveau et de différent dans la grille de rentrée, quelque chose qu'on n'y voit pas très souvent, a fortiori sur un network (que ça vous défrise ou non, c'est vrai).
Hier, comme vous le savez tous, la série a officiellement été annulée. Voyez : ça ne se produit plus, maintenant. Les bonnes critiques ne suffisent plus à soutenir une série. On est dans l'après-grève et on continue de compter des victimes dues aux cordons de la bourse qui se sont resserrés jusqu'à l'étranglement (parfois je soupçonne que ce soit aussi une excuse facile pour les chaînes : "la série coûte trop cher, elle n'est pas rentable, on peut pas continuer", ouais enfin, c'est pas la première crise économique que vous connaissez, et ça vous a pas toujours arrêtés...).

On est dans un univers de programmation binaire maintenant. Ça marche ou ça marche pas, il n'y a pas d'entre deux. Moi, je suis cruelle avec les pilotes quand d'après leur visionnage je détermine si je vais continuer de regarder la série ou pas ? Eh bien c'est rien comparé à des chaînes comme ABC ou FOX qui vont jusqu'à les annuler ! C'est tout ou rien, on veut que ça fonctionne. Sauf quand il y a des gens puissants dans les coulisses pour pousser à mort comme pour 30 Rock, hein Lorne, qui voudrait te contrarier mon bon vieux Lorne ?

La critique ? Mais on s'en fiche de la critique ! C'est pas elle qui achète les produits qu'on laisse vendre pendant les pauses pub, que je sache ! Si la critique est mauvaise mais que les gens sont suffisamment cons pour regarder, on continue, c'est pas grave ! A l'inverse, dés que le public déserte, pas de quartiers. Et du coup on se retrouve avec des séries parfois excellentes, parfois potentiellement bonnes, qui finissent sur la chaussée en moins de deux épisodes.
Alors on va blâmer le public, qui ne s'est pas branché devant. C'est vrai ça, c'est étonnant, pourquoi le public de 2010, quand on lui présente un "Dallas moderne", il ne se rue pas sur la série ? C'est bizarre, c'est comme si on leur avait mal vendu la série mais, non, attendez, ça peut pas être ça. Non, ça se trouve, c'est juste que le public est abruti. Rhalala, on avait acheté une bonne série pourtant, mais les gens veulent pas la regarder, vraiment ça nous tord le cœur mais, quoi, on va pas diffuser de la qualité à perte non plus ?

A force de déshabituer leur public à la qualité, les audiences se vautrent. Bah oui, normal. Quand on trépane quelqu'un, on lui demande pas de résoudre une équation derrière... Sauf qu'après, ce sont les mêmes chaînes qui vont se plaindre que toutes les récompenses de séries dramatiques vont au câble. Comme quoi il est pas complètement abruti, le téléspectateur, hein, il a juste bien compris qu'il n'y avait rien à attendre de vous.
Si personne n'a regardé Lone Star, peut-on avancer l'hypothèse que c'est parce que personne ne pense que la FOX peut sortir une série dramatique originale, autre que les éternels formula shows ? Et que même quand une série est bonne, elle finit par être annulée alors pourquoi se donner la peine, sérieusement ? On n'en attendait pas grand'chose parce que FOX a eu la présence d'esprit de qualifier la série de pseudo-Dallas quand il aurait été tellement plus judicieux de la vendre en faisant des parallèles avec Big Love.

L'ironie finale, c'est que le héros de Lone Star se tapait deux femmes... et qu'il aura fini sur la longue liste des "screwed by FOX".

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (allez, pour la route) : la fiche Lone Star de SeriesLive.

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