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ladytelephagy

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6 mars 2010

Saturday Night Love

Aujourd'hui, j'ai fait de graves entorses aux séries. Et même au cinéma (38 films en un peu plus de deux mois, pas mécontente de mon effort). Je me suis adonnée à l'un de mes plaisirs secrets... je me suis enfilé plusieurs vieux épisodes de Saturday Night Live.

SNL___Title

Cela ne fait pourtant qu'un an que j'ai découvert les bienfaits du Saturday Night Live. J'ai toujours aimé les émissions de divertissement américaines du type late night (Conan, Letterman... j'en ai déjà parlé), mais en matière de Saturday Night Live, j'étais jusqu'alors totalement profane. Et même si ma priorité ira toujours à Conan (redheads forever, n'est-ce pas), je suis contente d'avoir fait cette découverte, même sur le tard.

Actuellement j'essaye de cagouler de vieilles émissions, donc. Enfin, quand je dis vieilles, je veux principalement dire qu'elles datent d'avant mon tout premier épisode de SNL, avec Neil Patrick Harris, en janvier 2009.
Je me les enfile comme un gamin boulotte les bonbecs. Je suis sûre que ça irait parfaitement avec des boules soufflées au fromage (si seulement j'en trouvais dans mon petit supermarché). Et si je les dévore avec appétit, ce n'est même pas forcément parce que j'apprécie l'invité/host, mais bien parce que je m'éclate.

En fait, si, au début, je me disais "ah tiens, Zach Braff, bonne idée", et puis "allez je cagoule celui avec Anne Hathaway, je l'ai à la bonne cette petite". Et c'est au-delà du 10e épisode cagoulé que j'ai un peu perdu le contrôle des évènements, j'ai même regardé Drew Barrymore que je n'apprécie pas spécialement (j'ai bien fait, le sketch de Gilly était hilarant), pire, j'ai même tenu tout le long de l'épisode avec James Franco, que je ne connaissais que de nom avant cela et que j'ai appris à détester pendant l'épisode de SNL (il est acteur avec cette diction ? Acteur ? Lui ? Sans déc ?). A ce stade on peut dire que je suis bonne à enfermer.
Mais si vous tenez à m'enfermer dans un hôpital psychiatrique, j'aimerais autant que les télés captent NBC dans l'enceinte de l'établissement, si ça ne vous fait rien.

Il faut dire que je nourris une adoration assez peu saine envers le cast de SNL. Pas Amy Poehler, on a déjà établi que je ne l'aimais pas. Et pas Tina Fey parce qu'en fait, elle non plus je ne peux pas l'encadrer, mais on a déjà abordé ce problème aussi. Ce qui tombe bien parce que dans les épisodes récents, j'ai pas à me les farcir, ou très peu.

Non, mais alors par contre, tous les autres, je les adore.
Fred Armisen, épatée par son imitation d'Obama, et en général un excellent comédien. Will Forte, le petit lourdeau de la bande, toujours avec un air dans la lune, le dindon de la farce idéal. Bill Hader, le génie comique avec la tronche de traviole (les plus doués ne sont jamais les plus mignons), et toujours à poser la voix de façon parfaite. Jason Sudeikis (mon chouchou je vous le dis tout net) et sa très belle voix, un côté très naturel et guy next door mais aussi un jeu plus théâtral qui sied à de nombreux rôles. Et puis les deux ptits jeunes, Andy Samberg et Kenan Thompson, j'avoue que je les ai moins à la bonne car Kenan a tendance à surjouer, et Andy, bien que très marrant, semble sous-employé.
Côté dames, Kristen Wiig est sans conteste la meilleure. Je regrette que Michaela Watkins ait quitté le générique, elles formaient un très bon tandem. Abby Eliott est souvent en forme mais évidemment elle a moins d'occasions de briller.

Tous les sketches ne se valent pas, c'est évident. Pendant certains je suis pliée de rire, pendant d'autres j'ai un peu cette tête-là.

SNL___StraightFace

Aha, non, pas devant ce sketch-là justement...!
Ahem.
Donc j'ai été un peu obligée de revoir mes priorités, vous voyez. Déjà téléphagiquement, on ne peut pas ET regarder les sketches "Song Memories" (j'avoue les avoir découpés et fourrés dans mon portable pour les écouter dans le train après une rude journée, ceux-là) ET regarder des séries et des films. J'ai vu que deux films cette semaine. Petite semaine. Donc voilà, déjà là, obligée de revoir mes priorités.
Et puis surtout, sur ma liste des choses à faire avant de mourir, viennent s'intercaler deux nouvelles lignes, transformant la liste comme suit :

1 - Assister aux Emmy Awards
2 - Acheter un appartement dans le Ve arrondissement de Paris
3 - Être invitée à présenter un Saturday Night Live (déjà que je pourrai jamais être invitée au Late Night with Conan O'Brien, laissez-moi au moins ça !)
4 - Voir tous les épisodes de SNL (sauf ceux avec Ashton Kutcher, même si ça m'oblige à rater un "Song Memories")

5 - Voir le pilote de toutes les séries de la Terre (sauf les françaises)

Oui, du coup, le n°3 a perdu deux places. Les temps sont durs, que voulez-vous.

SNL___VousEtesIci

Depuis que j'ai découvert SNL (et à plus forte raison depuis que j'ai de l'espace pour cagouler les épisodes en masse), tous les samedis soirs ressemblent à des veille de Noël...

Et pour ceux qui manquent cruellement de lecture : live from New York, it's Saturday Night Live !!!

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5 mars 2010

Ha ! Ha ! Famille nombreuse

Voilà deux posts que j'ironise et que je persiffle, mais en fait, je vous assure, j'ai bien aimé Parenthood.
Vous en aviez douté ? C'est bien mal me connaître ! Car enfin, c'est pas comme si, avec Brothers & Sisters (et bien que je me sois un peu calmée depuis ma période de fringale l'an dernier) ou Oishii Gohan, je ne vous avais pas expliqué en long et en large combien j'aimais les familles nombreuses, avec des ramifications et des pièces rapportées à n'en plus finir, qu'on pouvait suivre sur plusieurs années.
Je vous l'accorde, à ce stade il est prématuré (limite optimiste) de penser qu'on pourra suivre les Braverman sur plusieurs années.

Parenthood_Title2

Alors mettons fin immédiatement au suspense : non, Parenthood n'apporte rien de nouveau au genre. A la base, quand on lance le remake d'un film qui a déjà connu un remake télé, le principe n'est pas l'originalité, de toutes façons.
Mais Parenthood accomplit avec intelligence sa mission : parler d'une famille "normale". Si jamais la normalité a un quelconque rapport avec la famille du moins. Mais ce qui la différencie des séries qui risquaient de lui donner un trop fort goût de redite, c'est qu'il ne s'agit pas d'une famille un peu dérangée dans le genre de The Middle, ni moderne à tout crin comme peut l'être Modern Family. On ne cherche pas à nous présenter une famille qui a quelque chose qui sorte de l'ordinaire. C'est tout le principe. Les Braverman, c'est votre famille, c'est la mienne... les bons jours disons... on ne veut pas vous en mettre plein les yeux avec un couple gay ou avec des personnages absolument hauts en couleur, on n'a rien à démontrer, pas de société à dépeindre ou de cause à défendre. Regardez les familles autour de vous dans la vie : elles ont plus de chances de ressembler aux Braverman qu'à la plupart des familles de fiction. Et c'est de ça que la série veut partir, comme le faisait le film, pour parler de quelque chose de plus universel.

Alors justement, du film, que reste-t-il ?
Quelques éléments de l'histoire, d'abord. En fait le pilote est jalonné de passages qui sont clairement inspirés des moments-clé du film : le match de baseball, l'un des enfants qui revient vivre auprès des parents, l'un des enfants qui n'arrive pas à entrer dans la vie adulte mais se découvre un fils caché, la rencontre avec le personnel de l'école d'un gamin, le petit ami de l'adolescente un peu trop remuante, la mère divorcée qui recommence à fréquenter, le garçon qui voudrait vivre avec son père mais ne le peut pas, et évidemment, le spectacle de l'école.
Mais la série a aussi décidé de prendre tous ces éléments, et de n'en traiter aucun comme dans le film. Le match de baseball ne tourne pas au happy end. Le retard de Max n'est pas bénin. L'adolescente rentre dans le rang et ne cherche pas à revoir son petit ami. Le spectacle de l'école se déroule sans accroc.

C'est là qu'il est, le manifeste de Parenthood : on a bien vu le film, et on y a repéré plein de choses dont on a envie de parler. Mais on n'en parlera pas comme le film, c'est une autre génération, elle ne vit pas ces passages plus ou moins obligés de la même façon. Et c'est un choix que je respecte car sur pas mal de choses, les idées sont bonnes. Le rendez-vous de Sarah était une perle dans son genre. J'ai absolument adoré sa déception, sa colère et son émotion (dans cet ordre), c'était bien vu, ça exprimait plein de choses ; la frustration était présente mais montrée complètement différemment par rapport au film et ses remarques sur le vibromasseur.

Malheureusement, le gros bémol est que la série se prend épouvantablement au sérieux. Et là, avoir vu le film n'aide pas à faire passer la pilule du tout, car ce dernier, sans être une comédie tout du long, savait ménager des pauses pleines de fantaisie. Le film ose des passages totalement délirants, à l'instar du père qui imagine son fils au moment de la remise des diplômes à l'université, ou évidemment, de la métaphore du grand huit. Parenthood, en optant pour le réalisme à temps complet, ne s'autorise aucune respiration. Les scènes les plus légères gagnent essentiellement sur le plan du rythme, pas de l'humour (comme les quatre frères et sœurs qui s'empoignent dans la maison d'Adam, scène entre parenthèses très connotée Brothers & Sisters, ou encore quand Amber donne des conseils vestimentaires à sa mère). Et c'est très très fatiguant de voir tout ce petit monde accélérer la diction, tenter de faire dans la légèreté, mais n'être jamais drôle.
C'est sans doute là que Parenthood pèche le plus. Et c'est ce qui me refroidit un peu.

Mais bon, dans l'ensemble, le pilote de Parenthood est décent, voire correct, allons même jusqu'à le qualifier d'honnête.
Tous ces qualificatifs, ça me réchauffe le cœur, pas vous ?

Eh oui mais c'est la saison qui veut ça ; la téléphagie ne s'est pas encore relevée tout-à-fait de sa petite crise et on continue de trouver que ce qui est pas mal est suffisant, comparé à ce qui est pénible. Alors je vais laisser à Parenthood une chance de se détendre un peu, et puis on verra bien. Avec ce pilote, je n'ai pas l'impression qu'on ait trouvé la série du siècle. Mais des pilotes qui donnent cette impression, il n'y en a pas eu beaucoup cette année, de toutes façons...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Parenthood de SeriesLive.

4 mars 2010

Rien à voir avec la choucroute

Est-ce que j'ai pensé à vous parler de Parenthood, récemment ? Je suis plus très sûre.
Réservant vicieusement mon post le plus rédigé pour le traditionnel rendez-vous du vendredi (c'est pas parce que depuis janvier, je suis passée en quotidienne, que je veux déprécier la valeur de ce moment rare et convivial où je récolte un commentaire de plus que le reste de la semaine...), je voudrais revenir ce soir sur une suite de... coïncidences, je crois qu'on peut appeler ça comme ça.

Parce qu'il faut le dire, le pilote de Parenthood présente de curieuses ressemblances avec celui de Brothers & Sisters. Si vous permettez, je vais vous montrer de quoi je parle :

- Le retour de la fille prodigue :
Le rappel des faits : Kitty Walker revient dans sa chère famille mais pas sans avoir laissé son homme de l'autre côté du pays.
La récidive : Sarah Braverman a divorcé de son mari, et quitte Fresno pour revenir vivre chez ses parents.
La pièce à conviction :
ParenthoodandSisters___1

- Le mouton à 5 pattes :
Le rappel des faits : Justin Walker n'a jamais vraiment réussi à prendre sa vie en main.
La récidive : Crosby Braverman a un gros problème avec les responsabilités et les engagements.
La pièce à conviction :
ParenthoodandSisters___2

- L'enfant qui donne du soucis :
Le rappel des faits : La petite Paige souffre du diabète.
La récidive : Max semble accuser un légère retard mental.
La pièce à conviction :
ParenthoodandSisters___4

- Le repas de famille :
Le rappel des faits : Sans verre d'alcool à la main et en-dessous de 5000 kcal par repas, les Walker ne peuvent pas communiquer.
La récidive : Sans verre d'alcool à la main et en-dessous de 5000 kcal par repas, les Braverman ne peuvent pas communiquer.
La pièce à conviction :
ParenthoodandSisters___3

- L'Oedipe mal réglé :
Le rappel des faits : Kitty et Nora Walker s'aiment très fort, peuvent compter l'une sur l'autre... mais se sautent à la gorge l'une de l'autre en permanence.
La récidive : Adam et Zeek Braverman s'aiment très fort, peuvent compter l'un sur l'autre... mais se sautent à la gorge l'un de l'autre en permanence.
La pièce à conviction :
ParenthoodandSisters___5

Comme je le disais, c'est FORCEMENT un hasard. N'allez pas croire qu'il y ait une quelconque impression de répétition dans le pilote de Parenthood...
...enfin, ça se trouve, si. Mais ça, on en reparle demain !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Parenthood de SeriesLive.

3 mars 2010

Le linge sale en famille

S'il le faut, on y passera la semaine ! Un rapide petit post sur Parenthood pour revenir sur quelques commentaires qui me sont venus à l'esprit pendant que je regardais le pilote...

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Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Parenthood de SeriesLive.

2 mars 2010

Au commencement était le film

Avec l'arrivée de Parenthood ce soir sur NBC (et si le post d'hier ne vous l'avez pas rappelé, SeriesLive s'en est également chargé), j'ai repensé à ces histoires de films qu'on transforme en série...
C'est vrai ça ! Aujourd'hui on parle surtout du trajet inverse, avec toutes ces séries qui sont adaptées pour le cinéma... ou celles dont on espère que ce sera le cas sans trop y croire... et du coup on oublie un peu souvent que ça s'est aussi pas mal fait dans l'autre sens.

Pour une liste (non-exhaustive) de bides, je vous encourage à vous reporter à l'excellent article de Television Without Pity qui recense quelques navets issus de films ayant toutes les apparences de l'honorabilité (enfin, je vous dis ça, mais je confesse n'en avoir pas vu la moitié ; et quand j'ai vu le film, c'est la série qui manque à mon tableau de chasse). C'est vrai qu'on pourrait aussi mentionner les adaptations réussies, mais où serait le plaisir ?

A première vue, ces adaptations télé ont l'air de toutes se ressembler, du moins sur le principe. Le motif semble évident : purement pécunier. Sans rire, vous ne pensiez tout de même pas que c'était pour l'amour de l'art, dites ? Un film rencontre du succès, pouf, on en fait une série. Plus rare est le cas du film qui fait un bide retentissant et se voit offrir une suite, avouons-le.
Mais alors justement, s'agit-il forcément d'une suite ?

Ça pourrait sembler logique de prime abord : la série permet alors de voir ce que deviennent les personnages qu'on avait aimés pendant le film, et qu'on était forcés d'abandonner au bout de 2 heures. Mais voilà, la plupart des acteurs reprennent pas leur rôle au moment de l'adaptation télévisée (alors que dans l'autre sens, c'est bizarre, faut moins les supplier ! Et après ça on nous dira que non-non, la télévision n'a plus rien à envier au cinéma de nos jours...). Donc par la force des choses, les personnages changent, puisqu'ils sont interprétés par de nouveaux acteurs.
Quand ce n'est pas, plus simplement, de nouveaux acteurs qui interprètent des personnages qui n'étaient pas du tout dans le film... Voilà, comme ça c'est clair.
Je récapitule donc les trois possibilités :
- mêmes personnages, mêmes acteurs que le film
- mêmes personnages, acteurs différents du film
- autres personnages, acteurs différents du film

Avec Parenthood, c'est finalement cette dernière solution qui a été retenue. Il était évident que les mêmes acteurs n'allaient pas resigner 20 ans après pour incarner à nouveau les mêmes personnages. Par contre, on aurait pu imaginer, 20 ans après, que la série tente de parler de la même famille à travers les yeux des dernières générations. Ce n'est pas le choix qui est fait. Le choix est au contraire radical, puisque Parenthood (la série de 2010) ne s'intéresse pas à la même famille que Parenthood (le film de 1989), qui avait pourtant été de la partie, bien qu'avec un nouvel éventail d'interprètes, dans Parenthood (la série de 1990). Vous m'suivez ?

Parenthood_All

Donc là, obligé, on se demande : attends deux secondes, ce ne sont plus les mêmes acteurs, ce ne sont plus les mêmes personnages, ce n'est même pas la même famille 20 ans après... euh, pourquoi ça s'appelle Parenthood, au juste ?

Bonne question, merci de l'avoir posée. On pourrait opter pour la réponse cynique : c'est juste histoire de capter l'attention du public qui connaît le film. Sinon, il y a, plus rassurante, la réponse porteuse d'espoir : c'est parce que la série va employer le même ton.

Mais comme je vous le disais hier dans mon bilan du film, il est difficile aujourd'hui d'avoir le même point de vue à la fois drôle et tendre qu'un film des années 80. La fiction a changé et le public attend plus spectaculaire (et il a raison, du moins en partie). Il faudra briller par la pertinence de son regard et se singulariser par son approche des rapports familiaux.
C'est donc là le défi de Parenthood, la série de 2010, si elle veut éviter le sort de Parenthood... la série de 1990.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Parenthood de SeriesLive.

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1 mars 2010

Ne riez pas, ça pourrait vous arriver

Je suis une téléphage appliquée, MOI. J'ai bien fait tous mes devoirs, MOI. J'ai regardé le film Parenthood, MOI.
Je devrais avoir droit à un bon point ou une image, non ?

C'est quoi le nom du film ? Parenthood
C'est plutôt quel genre ? Film d'horreur
Qui on connaît là-dedans ? Steve Martin, Dianne West(Law & Order, In Treatment...), Mary Steenburgen (Joan of Arcadia), et bien d'autres, sans compter que derrière la caméra ya un peu Ron Howard quoi (Happy Days).
Ça date de quand ? 1989, c'est presque dommage de lancer la série en 2010 tiens !
En résumé, de quoi ça parle ? Des innombrables et intarissables joies de la vie de parent.

Parenthood___1 Parenthood___2 Parenthood___3 Parenthood___4 Parenthood___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Dans la famille Buckman, je voudrais le parent stressé... euh, c'est forcément bonne pioche. Les enfants de la famille Buckman ont tous des enfants à présent, et dans les quatre foyers qui constituent cette petite tribu, élever des gamins n'est jamais simple...
Et ça finit comment ? Comme dans la plus réussie des propagandes natalistes.

Pourquoi c'est bien ? Ces derniers temps (vous le savez peut-être si vous suivez les tribulations de mon Secret Diary of a Cinephile), j'ai regardé plusieurs films des années 80 ; ce weekend encore, je vous parlais de My Girl (qui date de 91 mais bon, ça va, quoi, on a compris) et son esprit incroyablement sincère et touchant, sans fioriture ou presque. Dans Parenthood, on est dans la même configuration, avec beaucoup de tendresse, un regard lucide mais pas forcément négatif, et, en plus,beaucoup d'humour. On réagit en permanence aux petites touches d'humour (Steve Martin est très en forme, en plus) comme aux petits coups au cœur.
Pourquoi c'est pas bien ? Je l'ai dit et le répèterai jusqu'à mort s'ensuive, je n'ai qu'un intérêt très limité pour les bébés. Vous me donnez le choix entre avoir un bébé ou un vampire à la maison, c'est bien simple : j'hésite. C'est à ce point. Alors franchement, le final... non, ça va quoi, faut arrêter.

Ah, les joies du cinéma ! Je vous jure que Keanu Reaves a DEUX expressions dans ce film. Si vous ne le regardez pas pour la série Parenthood, si vous ne le regardez pas pour Steve Martin, si vous ne le regardez pas pour votre culture générale... regardez-le pour ce fait incroyable et, à ma connaissance, totalement unique.
La réplique qui tue : L'une des perles de sagesse du film (qui mine de rien en recèle quelques unes) vient certainement du personnage dont on attendait le moins de fulgurances. Mais c'est le genre de sortie qui ne peut que ravir mon coeur : "you need a license to buy a dog, to drive a car - hell, you even need a license to catch a fish. But they'll let any butt-reaming asshole be a father". On est bien d'accord.
La scène qui tue :
J'étais pliée de rire pendant cette scène. De toutes façons, beaucoup de très bonnes scènes ont lieu dans ce foyer mais je voulais avant tout vous montrer celle-là. La fille d'Helen, Julie, a fait des photos coquines dans l'intimité avec son petit copain Todd... mais comme vous allez le voir, elles ne tombent pas dans les mains qu'il faudrait.

Parenthood___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoules
Une de ces fois magiques où divertissement rime avec intelligence. Oui je sais ça rime pas, mais justement là si. Mais je suis sûre que ça aura plus d'impact quand je serai moi aussi devenue l'esclave de ma progéniture.
Bilan : Avec My Girl, je sortais les violons et je vous racontais combien, ah, des films comme ça, on n'en fait plus. Je suis en train de vous préparer la même chanson sur The Breakfast Club qui est un peu ZE film du mois de février pour moi. Eh bien en attendant, je vais vous le dire de Parenthood, même si ça n'est pas un coup de cœur, c'est quand même la vibrante révélation (ou en tous cas, l'indispensable aide-mémoire) que, ah mon Dieu, des films comme ça, on n'en fait plus.
Mais je me demande sincèrement si du coup, une série comme ça, on peut la faire, aujourd'hui. En tous cas je ne m'attends pas à trouver dans le pilote que je regarderai, si le Dieu de la Téléphagie est avec moi, demain soir, la même ambiance un peu naïve... non, naïve c'est pas le mot... un peu innocente... non, innocente non plus... enfin bref, je pense que l'esprit de la série ne peut pas être le même, c'est impossible, on parle d'une génération différente, d'un climat où la fiction repose sur le fait que les gens sont plus blasés qu'ils ne l'étaient, alors qu'ils ont strictement les mêmes soucis, si on y pense.
Cela dit je ne demande qu'à avoir tort, et que NBC me le prouve sans tarder. Mais enfin je n'y crois pas trop.
J'ai aussi l'impression persistante que ce sera difficile pour Parenthood de parler de la famille comme Parenthood en parle, mais en plus moderne, pour la bonne raison que justement Modern Family me semble l'avoir pris de vitesse. Modern Family dont je n'ai vu que le pilote, certes, et donc mon avis vaut ce qu'il vaut, mais enfin, Modern Family est dans la même dynamique, avec juste l'effet de style typiquement XXIe siècle qu'est le mockumentary. La niche de Parenthood se trouve là, dans la capacité à essayer de rester dans le "vrai", dans le "je vais pas vous raconter des cracks, ça va pas toujours être marrant", dans le "de vous à moi, sincèrement", que Modern Family ne peut pas saisir en permanence du fait de son statut de comédie. Mais dans ce cas il faut aussi éviter l'écueil inverse, le trop sérieux. Et tout ça sans oublier que Brothers & Sisters est aussi passé par là, et qu'il s'en est dit, des choses sur les familles, depuis 1989...
Au regard de ce film réussi (et qui finalement n'a pas tellement vieilli que ça), j'ai quelques appréhensions pour Parenthood, mais si le pilote est, disons, moitié moins bon que le film, il y a de l'espoir.
Mais plus j'approfondis le dossier, plus je suis quand même hyper méfiante. Ça, plus mon théorème... c'est pas joué d'avance, on va dire.

28 février 2010

Fear is the mind killer

Ma grand'mère, qui était une femme fort sage, me disait souvent que l'Enfer est pavé de bonnes intentions. Le sens profond de ce dicton populaire vient de me frapper.
Je vous présenterais bien COMA, mais enfin, rien de ce que je pourrais dire sur le pitch n'apporterait grand'chose de plus que ce qu'en disait Livia il y a quelques heures et ce qu'en dit la fiche de SeriesLive. Mais enfin, soulignons qu'il s'agit d'une série d'angoisse, voire d'horreur. Et que je me suis rappelé à quel point je n'aimais pas ça.

COMA

Alors après, il faut le dire, COMA est une série sacrément bien gaulée. Enfin, je vous parle du pilote, hein, parce que j'ai pas eu les burnes de regarder la suite.
Prouvant une fois de plus que les séries coréennes savent piocher leur inspiration dans le cinéma (chose que, quand même, les séries japonaises font très rarement), on a ici un produit fini remarquablement bien travaillé, tant sur le plan de la réalisation que du scénario. On sent la maîtrise.

Il y a eu de nombreux passages pendant lesquels je pensais (espérant sans doute conserver un semblant de contrôle de moi-même) à Kingdom Hospital ; et pourtant, hormis le fait que la série se passe dans un hôpital lugubre, les points communs sont limités (pas de fourmilier géant dans COMA par exemple...). Mais l'ambiance est similaire : on ne comprend pas tout, mais on sait qu'on ne se marre pas DU TOUT.

COMA parvient même à utiliser un gadget suremployé ces dernières années, le flashback, sans griller toutes ses cartouches et se décrédibiliser. Au contraire, les aller-retours entre le présent et le passé sont fluides, efficaces, et en même temps suffisamment cryptiques pour qu'on ne comprenne pas tout tout de suite. De la même façon (mais j'ai cru comprendre à la lecture du post de Livia que ce n'était pas forcément le cas de tous les épisodes), les ingrédients angoissants ne sont pas de l'ordre de l'explicite, et en même temps on n'a pas cet horrible sentiment de se faire balader, juste que la production connait son sujet.

Mais enfin, au bout du compte, COMA est le genre d'expérience un peu trop secouante qui fait que je me refuse à dire trop de bien de la série. Alors oui, le casting est bon, la réalisation est bonne, le scénario est bon, le... tout ce que vous voulez. Mais je déteste cette série du plus profond de mon âme.

C'est tout juste si je ne préfère pas aller regarder le pilote de NCIS: LA, à la place de suivre la série.
...
Nan, je déconne. Même mon masochisme a ses limites.

Je suis ressortie du visionnage du pilote de COMA avec une puissante envie de hurler, de pleurer, et de me détester. Je sais pas pourquoi je m'impose des trucs pareils.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche COMA de SeriesLive.

27 février 2010

Sunshine on a cloudy day

J'ai regardé ce film il y a environ une quinzaine de jours (au fait, vous pouvez continuer à suivre mon éducation cinématographique dans la rubrique Secret Diary of a Cinephile), et il n'a pas été nécessairement le plus marquant ce mois-ci, mais enfin, il est plein de charme et je me suis dit que j'allais le mentionner, même si ce devait être avec presque 20 ans de retard.
Comme on dit, vaut mieux tard que jamais, après tout.

C'est quoi le nom du film ? My Girl
C'est plutôt quel genre ? Chronique estivale
Qui on connaît là-dedans ? Plein d'acteurs habitués au cinéma : Dan Aykroyd, Jamie Lee Curtis, Macaulay Culkin... et dans son premier rôle, Anna Chlumsky, ça ne vous dit rien mais c'est le plus important.
Ça date de quand ? 1991
En résumé, de quoi ça parle ? De l'été d'une petite fille de 11 ans.

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En moins résumé, de quoi ça parle ? A 11 ans, Vada est une gamine éveillée, voire un peu plus dégourdie que la moyenne. Mais c'est aussi une petite un peu troublée, et on le serait à moins ! Son papa est entrepreneur des pompes funèbres, et, surtout, elle n'a jamais connu sa maman, décédée peu après l'accouchement. Mais Vada, en dépit de ses accès hypocondriaques et de son hyperactivité, n'est pas du genre à se laisser abattre. Elle s'apprête à passer cet été de 1972 avec son meilleur ami, Thomas J., mais la vie ne se passe pas toujours comme prévu.
Et ça finit comment ? Je peux pas vous dire, je pleurais trop pour voir l'écran.

Pourquoi c'est bien ? Comme tout ceux qui ont vu ce film, je pense, j'ai été impressionnée par la performance de la petite Anna Chlumsky. Il faut dire que le personnage est aux petits oignons, mais l'un ne pourraient rien sans l'autre. Chaque fois qu'on a l'impression que son jeu est bon, Anna fait une élégante démonstration de souplesse et émeut. Chaque fois que le personnage donne l'impression d'être facile à cerner, Vada fait une ravissante pirouette et surprend. A ce stade, ciseler à ce point l'écriture comme l'interprétation, c'est du travail d'orfèvrerie.
Pourquoi c'est pas bien ? Le personnage de Shelly, la maquilleuse embauchée par le père de Vada, donnait toutes les apparences d'un salvateur élément perturbateur dans la vie de Vada. Et finalement, non. La relation avec Vada s'étiole et devient finalement fade, au point que sur la fin, sans vouloir vous spoiler, il est étrange d'assister à un rapprochement entre ces deux-là. Je ne blâme pas vraiment la progression de la relation, en fait, mais ce qui m'ennuie c'est qu'elle se déroule en quelques mois, puisque le film se déroule en un été (et même probablement un peu moins que ça). C'est un peu rapide.

Ah, les joies du cinéma ! Anna Chlumsky pourra se vanter d'être la première personne à avoir embrassé Macaulay Culkin. Bon, la deuxième, si on compte Michael Jackson.
La réplique qui tue : Alors qu'elle assiste, impuissante, à un rapprochement entre son père et Shelly, Vada a la réplique suivante, qui, comme ça, a l'air hors contexte, mais en fait pas trop : "I used to like to play with my Ken and Barbie dolls. Ken was my favorite. Then one Christmas I got them a camper and all they wanted to do was hang out in it by themselves. So I wasn't too upset when they took that wrong turn and went over the cliff." Rappelons au passage que Shelly vit dans un camping car... mais ce n'est probablement qu'un hasard.
La scène qui tue :
Bon, je vous préviens, il va y avoir un petit spoiler dans cet extrait, mais rien de bien méchant parce que c'est un spoiler qu'on aura tous vu arriver. Mais si vraiment vous êtes à cheval sur les spoilers, vous savez qu'il vaut mieux regarder le film directement que regarder ce court extrait. Je ne l'ai pas choisi juste pour vous pourrir la surprise, mais bel et bien parce que c'est un moment à la fois drôle et tendre, mais qu'on prend bien la mesure du personnage de Vada, intelligente et mûre pour son âge, mais finalement quand même une enfant. Elle est mignonne...

MyGirl___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoules
Ou comment avoir l'illusion de retrouver une part d'innocence pendant une heure et demie... pour la perdre aussitôt, un peu.
Bilan : Je me souviens quand My Girl est sorti ; j'avais une dizaine d'années moi aussi. Je voulais voir ce film, mais ça ne s'est jamais fait. Alors je l'ai oublié... mais pas complètement. En le voyant aujourd'hui, à 28 ans, j'ai toutefois pu réaliser une chose : j'ai eu de la chance de grandir dans les années 90. Des films comme celui-là, il en sortait beaucoup plus à l'époque, j'ai l'impression. Des films adaptés à quasiment tous les publics. Tout le monde pouvait regarder des films comme My Girl et en retirer quelque chose de précieux. Aujourd'hui, les films ne me semblent plus être capables de ça. Il y en a évidemment des bons, et même quelques très bons, et j'en ai abordé quelques uns dans la catégorie Comme au cinéma. Ne croyez pas que je crache dans la soupe. Mais ils n'ont pas cette sorte de sincérité et d'innocence dans la réalisation, l'interprétation ET l'écriture. Les films d'aujourd'hui semblent pleins d'effets de style, le scénario cherche à impressionner, ou bien c'est la photographie, et parfois ça réussit et ça n'est pas une mauvaise chose, mais au final, des films comme My Girl ont réussi ce que je n'ai pas l'impression d'avoir vu récemment : maintenir une qualité constante, mais discrète. S'effacer pour laisser la place à l'histoire et aux personnages. Être humble, mais sans forcément faire les choses à moitié.
My Girl parle de sujets graves et principalement de la mort, mais ne construit pas son intrigue de façon à nous démontrer quelque chose. Il n'y a pas vraiment de leçon à retenir, on ne cherche pas à éduquer le spectateur, il ne s'agit pas non plus de nous surprendre par un retournement de situation sensationnel. Rien dans les manches. My Girl, c'est juste quelques semaines dans la vie d'une petite fille qui va grandir sous nos yeux, et c'est tout, on vous laisse seul avec ces quelques émotions, et vous allez vite vous apercevoir que ça suffit, plus serait trop. L'émotion ainsi suscitée est pure. Dans les années 90, on savait encore s'en contenter. Le plus proche auquel je puisse penser aujourd'hui de cet état d'esprit serait, éventuellement, Juno (il est vrai que je manque d'éléments de comparaison cinématographique et je ne m'en suis jamais cachée, aussi n'hésitez pas à m'éduquer en commentaires). Mais Juno est épouvantablement superficiel dans sa réalisation, par rapport (et je n'aborde même pas le fait que son succès soit légèrement surfait).
Le seul effort consenti pour ajouter un petit effet à cette chronique, c'est le fait que ce film se déroule en 1972, ce qui ajoute à l'image d'Epinal. A mon sens, ce n'était pas forcément inutile, mais bon, c'est assez inoffensif.
My Girl est un film tendre, touchant, profondément humain. Il parait qu'il est connu pour s'adresser plus particulièrement aux enfants, mais sincèrement, en tant qu'adulte, je l'ai trouvé tout aussi touchant. Parce qu'universel dans les émotions auxquelles il en appelle ; Anna Chlumsky porte le film avec une force et une fragilité impressionnantes. Ces derniers temps, j'ai regardé pas mal de films, mais ça, je crois que c'est un vestige d'une époque aujourd'hui disparue.
Quand on faisait des films pour communiquer avec le spectateur, et pas aux fins de lui en donner pour son argent.
My Girl est un double voyage dans le temps.

26 février 2010

[DL] Teachers

Il ressort du générique de Teachers une grande nostalgie. Moi en tous cas, je le vois comme ça. On me montre le générique de Teachers comme ça, hors contexte, sans avoir lu le post précédent par exemple... je suis bien incapable d'y voir là le générique d'une comédie. Non que ce soit une mauvaise chose, certainement pas, mais en tous cas il y a un sacré décalage avec la série elle-même et son générique.

Teachers
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Mais moi, je l'aime bien, ce générique. Il prouve plusieurs choses : déjà qu'on peut faire un générique très convaincant avec pas grand'chose (on lâche un photographe une heure dans un lycée et hop, le tour est joué), et surtout que... c'est pas la durée du générique qui compte. C'est la façon de s'en servir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (dites, vous voulez des heures de colle ou quoi ?) : la fiche Teachers de SeriesLive.

26 février 2010

Au coin !

Nul n'est parfait. Toute téléphage que je sois, pire : toute pilotovore que je sois, en 2004, je n'ai pas bien fait mes devoirs. Cette saison-là, j'ai effectivement regardé les pilotes de Bones (hélaaas), Criminal Minds ou My name is Earl. Et pourtant, je n'ai aucun souvenir d'avoir regardé le pilote de Teachers.
Contrairement aux autres séries que je viens de citer, inutile de chercher Teachers dans les grilles récentes, car elle n'a pas eu autant de chance, et a été annulée au bout de 6 épisodes.

Si vous croyez que c'est ça qui m'arrête...!
Eh, vous savez ce qu'on va faire ? Un post La preuve par trois, voilà ce qu'on va faire. Parce que je ne dois pas être la seule à avoir zappé cette série, à mon avis...

Teachers___1
Si Teachers a toutes les apparences d'un sitcom classique... c'est parce que c'est très exactement ce dont il s'agit. La scène d'ouverture annonçait un univers complètement décalé et loufoque, mais sitôt le générique fini, ça devient plus sage et plus classique. Le personnage principal, Jeff, se présente avant tout comme un petit rigolo qui passe le plus clair de son temps à tenter d'impressionner Alice, la prof britannique sur laquelle il a des vues. L'épisode consacre une bonne partie de ses scènes à le montrer en train de faire la roue devant elle, à se faire repousser, et aller en rire avec son meilleur copain.

Teachers___2
Et juste avant qu'on ne commence à se dire que c'est un peu lassant, cette histoire, un élément perturbateur est introduit : une plantureuse prof remplaçante débarque pour la journée, interprétée par la belle Sarah Shahi (pré-Life). Et on sent immédiatement une bien plus intéressante alchimie entre les deux acteurs, bien que la dynamique avec son personnage commence par être la même qu'avec Alice : il se fait rejeter. Mais le dialogue dans le bureau de Jeff est plein de mordant et rappelle que la série peut avoir aussi de très bons côtés.

Teachers___3
Teachers a choisi son camps, finalement : il s'agira d'une comédie romantique avant d'être une comédie sur la vie de prof. Ce contexte professionnel, qui au vu du titre de la série pouvait sembler en être l'ingrédient principal, n'est en fait utilisé qu'afin d'opérer un rebondissement de dernière minute sur la personnalité de Jeff, et finalement il ne s'agit que d'un prétexte à lancer cet espèce de triangle amoureux. Ce n'est d'ailleurs pas nécessairement un mal : le petit coup de théâtre atteint parfaitement son objectif, on ne l'a que modérément senti venir. La galipette autour de la façon qu'a Jeff d'exercer son métier n'est qu'une façon de revenir au sujet principal : will they or won't they ? Teachers étoffe son genre, mais ne perd pas de vue qu'il va être question avant tout d'une romance, et pas une satire de la vie d'enseignant.

Parmi les scènes que j'aurais envie de mentionner, il y a le coup du blouson, les explications brumeuses sur le thé chaud, et la réplique finale, dont l'effet est soigneusement préparé. Mais je n'en parlerai pas puisque, comme vous le savez, la règle c'est que dans un post La preuve par trois, je ne parle que de trois passages, et pas un de plus. Donc tant pis, vous ne saurez pas que ces moments valent le coup aussi.

Avec son grand bain de comédie romantique et ses quelques fulgurances hilarantes, Teachers a fait un choix net, mais qui ne plaira pas à tout le monde. Ce n'est pas ce qu'on vient chercher instinctivement dans une série qui s'appelle Teachers et dont le générique (faites-moi penser à vous découper le générique) est au contraire si focalisé sur l'univers scolaire. Quelques moments bien barrés montraient qu'il y avait tout de même du potentiel pour être drôle, mais sans que ce soit le principal.
Teachers aurait certainement mieux fonctionné en Asie qu'aux États-Unis, à bien y réfléchir...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Teachers de SeriesLive.
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