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ladytelephagy
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oz
30 juin 2010

Prison ferme

Franchement, j'ai hésité. Avant de parler plus en avant de Capadocia, fallait-il attendre que j'en aie vu un peu plus ? Après tout, ça se fait, sur certains blogs téléphagiques.
Et puis, comme cette semaine, je vais plutôt finir la 3e saison de Will & Grace et la 5e des Craquantes (oui le temps passe vite, mais c'est parce que le cagoulage du Mary Tyler Moore Show a un peu ralenti alors, ça s'équilibre, quoi...), parce que je suis de particulièrement bonne humeur en ce moment (sauf quelques petites ratées çà et là), donc autant ne pas remettre ça aux calendes grecques, pas vrai ?

Ok, alors. Pour ceux qui n'ont pas cliqué la dernière fois, bien que manquant cruellement de culture, laissez-moi d'abord vous résumer grosso-modo ce dont parle le pilote de ma toute première série mexicaine. Voilà donc le pitch (tiens, comment on dit pitch en espagnol ?).

Imaginez une prison pour femmes. Murs délabrés, cellules surpeuplées, trafics de drogues, le bazar habituel... Imaginez maintenant que des groupes d'intérêt privés aient l'intention de faire du business grâce à cette manne de main d'œuvre corvéable à merci. Problème : tant que la prison existe sous sa forme actuelle, c'est-à-dire gérée par l'État, impossible de faire entrer l'argent dans les caisses, il faut donc que la prison telle qu'elle existe pour le moment soit fermée, au profit de l'établissement pénitentiaire/l'usine que lesdits groupes d'intérêt viennent de faire construire. La technique employée est effroyablement simple : provoquer une émeute qui prouvera inefficacité du système actuel. L'un des lobbyistes va donc, avec le concours d'une gardienne de la prison, mettre le feu aux poudres, à la suite de quoi, la nouvelle prison pourra ouvrir. Fermer. Enfin, vous saisissez l'idée.

Capadocia

Le pilote de Capadocia est l'épitome de l'épisode d'exposition. Au point que seules les 10 dernières secondes se passent dans la nouvelle prison expérimentale. Et pourtant, pas l'ombre d'une lenteur, pas le moindre temps mort. Une heure d'émotions fortes non-stop, en fait.

Si les comparaisons avec Oz semblent s'imposer d'elles-mêmes, à plus forte raison parce que Capadocia est une série HBO Latino, elles sont toutefois limitées, si on s'en tient au seul pilote. Capadocia parle autant de politique en-dehors de la prison que de ce qui se passe entre les murs, quand Oz était quand même bien claustro.

En fait, Capadocia dresse le portrait de deux univers de violence, alors que, dans un monde idéal, la violence devrait justement en être absente.

D'une part, l'extrême violence des femmes, qui s'exprime tout au long de l'épisode, mais avec plus de force, évidemment, pendant l'émeute. Dans la société mexicaine (comme dans beaucoup d'autres...), la femme est censée être l'épouse aimante, la mère attentive. Capadocia nous rappelle que la violence physique et la haine ne sont pas l'apanage des hommes. Il n'y a pas d'un côté la brute sanguinaire et de l'autre la docile bobonne. La brutalité, voire la bestialité, n'est pas réservée au monde masculin, et n'importe laquelle d'entre nous peut potentiellement basculer. Ce constat est terrible, mais il a aussi, quelque part, quelque chose de féministe : dans le fond, homme ou femme, nous n'en sommes tous pas moins humains, c'est-à-dire imparfaits et victimes de nos pulsions.

D'autre part, le seconde univers est dominé par la cupidité des hommes d'affaires. Un monde que l'on imagine, dans l'idéal du moins, raffiné, sophistiqué. En fait, sous les sourires, les politesses, les cocktails et les brunchs de travail, se cache une autre sorte d'ignominie. Capadocia oppose ces deux mondes de vice, et on se pose la question : qui est le vrai criminel, ici ? Celles qui sont victimes d'une société qui ne leur pardonne rien et les pousse dans leurs retranchements, ou ceux qui, sans jamais se salir les mains, sont prêts aux pires bassesses par pur intérêt ?

Des femmes cruelles entre elles dans un monde dominé par des hommes sans scrupules.
Triste constant que celui de Capadocia.

Seuls deux personnages, au vu du pilote, semblent faire exception à leurs mondes respectifs : l'avocate spécialisée dans les droits de l'Homme, idéaliste mais déterminée dans sa lutte, est profondément pacifiste. Elle veut régler les problèmes sans violence, et de l'intérieur du système. Et puis, il y a le gouverneur de Mexico, un homme politique intègre qui refuse les pots de vin, et souhaite, apparemment avec sincérité, que l'État soit plus juste dans sa gestion du problème pénitentiaire.
Incidemment, tous les deux ont été mariés l'un avec l'autre, et je ne serais pas surprise que ce lien qui semble aujourd'hui dissous (avec leur divorce) les rapproche à l'avenir, au moins sur un plan idéologique.

La violence de Capadocia n'est pas que visuelle, bien que l'horreur soit à son comble pendant l'émeute. Elle est essentiellement psychologique, et c'est celle de toute une société. Le constat pessimiste de ce pilote est sans appel, et on ne se fait aucune illusion sur ce que sera la vie de ces femmes dans la toute nouvelle prison.

Par-dessus le marché (parce que bon, pourquoi se contenter d'être bon quand on peut atteindre l'excellence ?), Capadocia propose aussi une galerie de portraits qu'on devine complexes, et dont le pilote donne une idée générale assez nette mais ouverte à l'évolution.

Pour moi, les deux personnages les plus marquants sont la Negra et Bambi.
Gardienne au regard sévère et pas forcément très franc, la Negra est l'allumette qui met le feu aux poudres. Un personnages dont on comprend qu'elle possède un don d'observation très aiguisé, et une excellente compréhension de ce qui se joue dans la tête de chacune de ses prisonnières. Ce n'est pas une brute, ce n'est pas une crapule, c'est juste, à sa façon, une autre victime du système. Sa réaction face à l'émeute est douloureuse et forte à la fois, pas étonnant que ce soit elle qui ouvre le pilote ; nul doute qu'entre culpabilité, sens du devoir et cupidité, son évolution aura quelque chose de complexe et d'authentique.
Mon autre sifflet d'admiration ira à Bambi, une petite carcasse frêle au regard fuyant, qui abrite l'esprit d'un démon. Pendant tout le pilote, ce personnage est impressionnant, principalement grâce à l'interprétation qui en est faite. Entre servilité et désir de revanche, intelligence aigüe et instinct animal, sang-froid glacial et panique découse, Bambi est un personnage superbe dont on ne demande qu'à voir l'évolution. Quelle facette de sa personnalité l'emportera ? Y a-t-il un espoir de rédemption pour elle, ou ne peut-elle que descendre plus profond vers la racine du mal ? Son œil est capable de capter la plus délicate des beautés, sa main de produire la plus terrifiante des horreurs. Elle veut s'en sortir, mais elle veut aussi posséder la Colombienne... Ce qui se joue avec Bambi, c'est un peu une allégorie de la condition féminine en prison.

Les personnages, l'intrigue, les thèmes... tous les ingrédients sont présents pour que Capadocia soit une série captivante. La réalisation est en plus parfaitement maîtrisée, de bout en bout.
J'ai déjà cagoulé la suite et, croyez-moi, je vais en user. Dussé-je aller ensuite en prison.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Capadocia de SeriesLive.
Oh, une série mexicaine sur SeriesLive, je me demande s'il va bientôt y en avoir d'autres...

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25 juin 2010

[DL] Capadocia

C'était vraiment une semaine épatante. Si j'étais pas si crevée, je vous raconterais tout ce soir, mais ce sera l'affaire d'un autre jour (blâmez la SNCF qui laisse les motrices de ses trains brûler et bloquer la circulation de toute une partie du RER...).
Du coup, en attendant de mieux vous parler de ce qui reste quand même le temps fort de la semaine dans le coin, la découverte d'une série mexicaine, voici son générique. Capadocia est une série carcérale de HBO Latino, et rien qu'en sachant ça vous avez tout compris. Si les comparaisons sont inévitables avec Oz, la série est néanmoins très différente sur bien des aspects, et ça se voit en fait dés le générique.

Capadocia
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

L'ajout de chœurs, vers la fin, est juste parfait. D'ailleurs on retrouve cette emploi dramatique de la musique dans le pilote. Il y a quelque chose de très musical dans l'ensemble, en dépit du thème. Et, ce que Capadocia propose aussi, c'est une galerie de portraits, et ça on le sent tout de suite. En plus d'être une bonne série (enfin, dés que j'ai vu le deuxième épisode, je vous le confirme), Capadocia a aussi un excellent générique. Et ça, je dois l'admettre, ça m'encourage drôlement à poursuivre l'aventure mexicaine. On en reparle très vite. C'est bien simple : je m'évanouis, je me réveille, et je vous rédige ça.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Capadocia de SeriesLive. On y trouve vraiment des fictions de partout, sur ce site...!

2 décembre 2009

En un claquement de doigts

...tout est dit. La comédie musicale de ce soir, tout le monde la connait. Je serais étonnée que vous ne l'ayez pas vue tant elle fait partie du patrimoine culturel depuis toujours. A la seule évocation du nom de Nathalie Wood, normalement, vos yeux s'éclairent.

C'est quoi le nom du film ? West Side Story
C'est plutôt quel genre ? Musical tragique
Qui on connaît là-dedans ? Pour les téléphages c'est naturellement Rita Moreno (Oz) qui attirera l'oeil en premier. Mais il n'y a pas qu'elle au générique, ça va de soi. Quoique, dans certaines scènes, le doute est permis. On y trouve aussi le papa d'Amber Tamblyn, Russ !
Ça date de quand ? 1961, je n'avais pas réalisé qu'on allait parler de films si anciens cette semaine
En résumé, de quoi ça parle ? De gangs qui s'entretuent. Oui, donc ça pourrait aussi bien se passer en 2009 en fait.

WestSideStory___1 WestSideStory___2 WestSideStory___3 WestSideStory___4 WestSideStory___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Les Sharks et les Jets tentent de cohabiter dans leur petit bout de New York, les premiers étant des immigrés basanés tandis que les seconds... bah, descendants d'immigrés blancs, en fait. Au coeur de tout ça, un jeune homme et une jeune femme vont tenter de s'aimer.
Et ça finit comment ? Tragiquement.

Pourquoi c'est bien ? West Side Story a laissé dans les mémoires des airs intemporels, on ne va pas revenir dessus, des chansons comme "America", "Tonight" et quelques autres ont marqué les esprits. Pourtant ce n'est pas ce qui est le plus impressionnant. Dans West Side Story, il n'y a pas que des chansons superbes ou des chorégraphies réussies, il y a aussi un vrai travail de réalisation qui (a contrario du look des protagonistes) n'a pas vieilli. C'est dynamique, vivant, imaginatif... parce qu'il était évident que se contenter d'une bonne histoire (ou disons, de l'adaptation d'une bonne histoire), d'une bonne B.O. et d'un bon casting, ça faisait trop flemmard, vous voyez ?
Pourquoi c'est pas bien ? On peut ne pas aimer West Side Story ? Vraiment ? Je veux dire, bon, oui, le film date des années 60, il y a une romance au milieu, c'est une comédie musicale... on pourrait se dire que c'est pour les gonzesses ce film. Etant une gonzesse et aimant le film, je ne nierai pas totalement mais enfin, la thématique des gangs a quand même le mérite de toucher bien plus que cette simple cible. Le traitement n'est peut-être pas aussi violent et noir que dans Oz (pour reprendre le même tag...) mais enfin, le constat a la même force.

Ah, les joies du cinéma ! Vous connaissez beaucoup de films qui font danser les trois quarts de leur cast dans les rues de New York ?
La réplique qui tue : "Now I can kill too, because I have hate !" Et le cercle infernal de la violence continue. West Side Story, c'est l'histoire d'une société qui a perdu sa plus importante guerre.
La scène qui tue : Allez, sur une note plus gaie, je vous propose "America", certainement l'une des chansons les plus célèbres de ce film et de l'histoire du cinéma (en toute modestie). Regardez-moi ces couleurs, cette énergie ! Ecoutez aussi avec quelle précision les problématiques sont abordées... je dédie cet extrait à Eric Besson pour l'aider à réfléchir à sa mission. Il y a est question des avantages et des inconvénients de l'immigration :, pourquoi les porto-ricains ne se sentent finalement chez eux nulle part, ils veulent une vie meilleure aux États-Unis, mais n'ont pas tout-à-fait droit à la même chose que les autres... C'est pas tous les jours qu'on écoute une réalité sociologique mise en musique. Et le plus terrible, c'est qu'elle a pris 50 ans... et pas une ride.

WestSideStory___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoules
C'est tout simplement un classique. Peut-être sous-estimé sous nos latitudes (pas autant de rediffusions qu'il le faudrait sur les grandes chaînes par exemple) mais définitivement moderne sur son fond comme sa forme.
Bilan : Car oui, au-delà du plaisir musical, et il n'est pas des moindres, West Side Story, c'est aussi et avant tout une œuvre qui a su saisir l'esprit de son temps, les problématiques de son public. Au final, ni les Jets ni les Sharks n'ont individuellement tort de vivre dans une telle violence perpétuelle, la faute est générale, elle dépasse les limites de New York, elle est collectivement la faute de toute une société qui ne sait pas résoudre ses problèmes.
Et évidemment, il semble assez criant en regardant ce film aujourd'hui que West Side Story est le témoignage d'un problème dont personne n'a su trouver la solution. Ce qui rend son visionnage plus primordial encore.

28 septembre 2009

Pilote automatique

Sacrée journée que celle d'hier ! Huit pilotes en moins de 24h (avec les posts qui font bien comme vous pouvez le voir dans la colonne de droite), ça fait un bien fou ! Je devrais faire ça plus souvent. Finalement, ce n'est pas une si mauvaise idée que de regarder tous les pilotes de la semaine passée en une seule journée... bon, quand je dis "tous", on se comprend. Tant que faire se peut, quoi. Par exemple à mon grand regret, je n'ai pas eu le temps pour Flash Forward (et plus j'attends, plus je crains d'être déçue, alors que si je m'étais lancée sans attendre...). Mais quand même, l'expérience sera à renouveler dans un futur que j'espère proche.

Pour une pilotovore telle que moi, ce genre de journée, c'est évidemment le pied. Mais d'ailleurs, saviez-vous qu'en plus de dévorer des pilotes de série le matin au petit déjeuner (dans un bol de lait), il m'arrive fréquemment d'en revoir certains, juste pour le plaisir ? Car il y a quelques années, j'ai découvert qu'un pilote a la particularité d'être non seulement une délectable initiation à un nouvel univers de fiction, mais aussi, ensuite, d'être un épisode savoureux à regarder avec du recul, une fois qu'on a vu tout ou partie de la série.

Alors du coup, je me suis amusée à faire un top des pilotes que j'ai regardés volontairement le plus de fois. J'insiste sur le volontairement, parce que je ne compte pas ceux sur lesquels je suis tombée par hasard. Non, ceux que j'ai fait exprès de regarder, encore et encore, à l'aide de rediffusions, de DVD ou autres... Et évidemment, je parle de pilotes seuls, et pas de pilotes vus dans le cadre d'une intégrale.

1 - Une Nounou d'Enfer - 8 fois
Oh, au moins. Les rediffusions de Hem6 aident bien, c'est sûr, mais à chaque fois je me remets devant de bonne grâce (et avant le coffret DVD, j'enregistrais chaque fois que je regardais). Pourtant, a contrario de la plupart des autres épisodes, la première saison et plus encore le pilote ont énormément vieilli. Mais ce serait contre nature que de refuser ces retrouvailles.

2 - SPACE 2063 - 4 fois
Je sais, le nombre est étonnamment bas. Il faut dire que le pilote est tout de même double, ce qui décourage un peu. Qui plus est, avec cette série, mon régal est aussi de prendre pour cible de mes rediffusions plutôt un épisode ultérieur, genre Reste chez les morts, ou Très chère Terre. Ou Qui pilote les oiseaux. Ou Poussière d'étoiles. Ou... oh, il y a tellement, des épisodes préférés, dans cette série. Une bonne vingtaine, je dirais.

3 - A la Maison Blanche - 4 fois
En plus de regarder la série avec attention, je m'en suis aussi servie pour mes expériences de contagion intensive sur deux personnes. Et comme je suis un agent bactériologique consciencieux, j'ai regardé ce pilote avec elles. D'ailleurs cycliquement, je me dis que je me referais bien une intégrale, et puis le temps manque... mais il est très possible qu'à la faveur d'un peu de temps libre, ce pilote monte dans le classement.

4 - Battlestar Galactica - 3 fois
Si la toute première fois, un acte complètement non-prémédité, est un très grand souvenir de téléphagie, les deux suivantes, placées sous le signe de la contagion, ont été marquantes également. Il est assez excitant de regarder un tel pilote avec quelqu'un qui le découvre, et l'animation se fait alors aussi bien à l'écran que sur le visage du cobaye.

5 - Oz - 3 fois
Je lis sur votre visage l'expression qu'ont les lecteurs qui se disent "ouais, et quoi de neuf sinon ?". C'est vrai que pour le moment ce petit classement n'étonnera pas grand monde ; les vraies surprises viendront plus tard dans le classement. Il n'est en effet pas très étonnant qu'on trouve l'un de mes classiques après... quatre autres de mes classiques.

6 - Pushing Daisies - 3 fois
Shocker ! L'auriez-vous imaginé ? Je suis même étonnée que ce chiffre soit si modeste. Mais dans quelques années, il y a fort à parier que ce pilote aura grimpé, peut-être même allant jusqu'à atteindre la deuxième place de ce classement. Après tout, n'oublions pas que la blessure est encore fraîche.

7 - Le Cœur a ses Raisons - 3 fois
Eh oui ! C'est assez étonnant de trouver cette série ici, quand j'en parle peu par ailleurs. Mais quand je l'ai découverte, il y a eu pour cette série quelques semaines d'ivresse pendant lesquelles je me suis enfilé les deux premières saisons. Une de ces périodes de fringale mono-obsessionnelle dont je me suis fait une spécialité, et qui devient même dangereuse pour mon entourage, qui se voit harcelé : "tu devrais regarder ce pilote, tu devrais regarder ce pilote, tu devrais regarder ce pilote !". Jusqu'à ce que, de guerre lasse, ils regardent effectivement ce pilote avec moi, ce qui a invariablement pour effet d'aboutir à la conclusion suivante : "ouais, bon, c'est pas mal... mais pas autant que tu me l'avais laissé pensé". Fallait pas insister.

8 - Reba - 3 fois
Même syndrome, mêmes conséquences. Après avoir vu le pilote (et ce qui a suivi) deux fois à environ un an et demi d'intervalle, j'ai entrepris de faire découvrir le pilote à ma soeur qui, c'est le moins qu'on puisse dire, s'est montré assez tiède au sortir du visionnage. C'est vrai que l'accent texan, je le reconnais, c'est pas à la portée de tout le monde. Moi-même au début j'avais du mal d'ailleurs. Mais bon, ça n'a pas trop bien marché. A part pour moi qui, du coup, ai regardé le pilote une troisième fois.

9 - Pretty Handsome - 2 fois
Ah, là on commence à discuter ! Pour un pilote qui a, grosso-modo, un an, la performance est pas mal dans le genre. Rétrospectivement, il m'apparait comme évident que cette série aurait figuré en bonne place dans mon classement perso si elle avait été achetée. Ah, imaginer que pendant une saison, j'aurais pu me délecter de Pushing Daisies et de Pretty Handsome en même temps, ça me donne des frissons... Avec ces deux mamelles téléphagiques, j'aurais été une téléphage repue.

10 - True Blood - 2 fois
Comme quoi il n'y a vraiment pas que les séries que j'adore qui ont les honneurs de rediffusions de pilote. En l'occurrence, c'est vrai que je comptabilise le preair du pilote comme 1 fois, et le pilote définitif comme une 2e fois, ce qui nuance quelque peu le propos, mais quand même. Je veux dire que, franchement : qui s'attendait à ce qu'on trouve une série avec des vampires dans le top des épisodes que je regarde le plus souvent, et de mon plein gré ? N'est-ce pas. Bon, une troisième fois, cela dit, ça n'arrivera pas. Courageuse mais pas téméraire.

Je me demande si je suis la seule à faire ça, regarder des pilotes (sans forcément embrayer derrière sur tout une saison, a fortiori toute une série) que j'ai déjà vus. Si ça vous est arrivé, ça m'amuserait de voir à quoi ressemble votre palmarès : est-ce que ça reflète vos goûts ?

24 août 2009

Combattre le futur

J'étais tranquillement sous ma douche, en train de me faire un shampoing parfumé au milkshake à la fraise quand soudain, je me suis dit "pfff, que les gens sont sots de faire une fixette sur The Vampire Diaries et autres CWeries !"... et c'est là que ça m'a frappée. J'ai bondi hors du nuage de vapeur pour aller me regarder dans le miroir au-dessus de l'évier. Et il n'y avait pas le moindre doute, la preuve me fixait dans les yeux : j'étais devenue une vieille téléphage.

Vous savez, quand vous êtes un jeune téléphage, vous regardez les plus vieux, ceux qui ont de la bouteille, et vous vous promettez de ne jamais devenir comme eux. Mais si ! Vous savez ! Ceux qui répétaient que hors HBO point de salut, et si t'avais pas aimé Six Feet Under t'étais qu'une sombre merde, et tant qu'on a pas vu Oz on connaît rien aux séries télé, et de toutes façons Buffy c'est rien que pour les ados. Et je me disais, mais franchement, ils sont bornés ou quoi ? Je regarde la même chose qu'eux mais ça ne me viendrait pas à l'idée de dire des choses pareilles ! M'enfin ! On n'est pas tous obligés d'avoir les mêmes goûts ! Quand un quarantenaire mal embouché se piquait d'insulter les américains parce qu'ils n'avaient pas assez regardé Le Protecteur, conduisant à son annulation alors que des According to Jim et des Smallville semblaient increvables, j'étais ébahie devant tant de mauvaise foi (étant entendu que c'étaient quand même bien ces mêmes américains qui avaient fait en sorte que la série vienne à l'antenne et tienne trois saisons), éberluée par tant d'aveuglement obtus.
Et finalement, on n'échappe apparemment pas à son destin, je suis devenue l'un d'eux. Je suis une vieille téléphage aigrie.

Vite, vite, un exorciste ! Je m'étais jurée de ne jamais tourner comme eux ! J'étais pleine de bonnes résolutions pour ne pas leur ressembler : ne pas rester focalisée sur des séries vieilles d'une à deux décennies que j'avais aimées, tenter de découvrir le plus de choses possibles, garder l'esprit ouvert...
Mais non, rien à faire, je suis devenue acariâtre, blasée, cynique. J'ai perdu ma faculté à pardonner aux jeunes téléphages encore peu éduqués sur les possibilités qui s'ouvrent devant eux.

Non, je refuse de le croire. Je refuse de tourner comme ça. Je refuse d'être une vieille peau qui 15 ans après ne jure que par SPACE 2063 et n'a pas su se trouver de nouvelles séries pour faire battre son cœur.

Je vais redoubler d'efforts. Je vais m'ouvrir à plus de pilotes encore. Je vais même regarder des trucs avec des dents pointues s'il le faut ! Mais non, aucune chance, je ne deviendrait pas une vieille téléphage élitiste.

C'est ma bonne résolution de la rentrée : titiller encore plus la curiosité des autres, et entretenir la mienne.

PS : des fois je me dis que je dramatise. Par exemple je suis encore capable de m'émerveiller devant Pushing Daisies, et puis je ne suis pas si élitiste si j'ai continué à regarder Drop Dead Diva... ouais, non, je suis pas encore complètement perdue pour la cause... Je devrais peut-être, sur ce dernier point, quand même.

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21 août 2009

[DL] LOVE GAME

J'ai parlé dans le post précédent des emprunts musicaux que LOVE GAME fait à Oz, il me faut ici ajouter que le générique a plus qu'une parenté avec celui de Las Vegas (j'aurais envie de dire que c'est la voix qui marque le plus gros de la distinction, puisqu'on a remplacé les murmures aguicheurs par une chanteuse japonaise qui crie - je vous rassure, je n'aime pas cette chanson plus que vous, d'ailleurs). Impression renforcée, comme on s'en doute, par l'univers de ce générique, accentuant le concept "partie de poker" de la série.

LOVEGAME
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !


Mais ce qui est définitivement intéressant ici, c'est de constater qu'il n'y a pas que les séries à vocation dramatique qui savent réussir un générique. Ce dont je me permettais de douter, c'est le moins qu'on puisse dire. L'idée est bonne, on joue habilement avec le concept de LOVE GAME, on en profite pour attiser le mystère (ou voulu tel) autour de l'héroïne principale, et comme c'est un générique de fin (on est au Japon, c'est souvent celui-là qui vaut le coup d'oeil), on place quelques extraits de l'épisode passé MAIS ! Sans spoiler. Il faut le dire, c'est bien pensé.

Personnellement je trouve que ce générique est un argument en soi pour découvrir la série. Maintenant que vous avez ce post, vous savez comment faire...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche LOVE GAME de SeriesLive.

20 août 2009

Le jeu de l'amour et pas du hasard

C'est très impressionnée que je ressors de la découverte de LOVE GAME, un dorama dérangeant que je ne voulais pas voir trop vite, pour éviter l'impression de déjà vu qui aurait pu en ressortir si, par exemple, j'avais regardé cette série juste après The Quiz Show. C'est vrai que les pitches peuvent sembler similaires : LOVE GAME suit les aventures de Sae, jeune femme mystérieuse qui organise d'étranges jeux ; en effet, elle propose de l'argent, une somme absolument astronomique, en échange de quoi le joueur doit accomplir la mission qui lui est donnée. Pour vous donner un exemple, dans le pilote, il s'agit pour le joueur de faire signer les papiers de divorce à sa femme en moins de huit heures (évidemment sans lui dire qu'il s'agit d'un jeu). Un jeu dangereux, sans nul doute.
Mais là où LOVE GAME et The Quiz Show diffèrent, c'est que The Quiz Show, en singeant les émissions de divertissement, en est un également. LOVE GAME n'est pas du tout dans l'amusement, et ne vous décrochera pas le plus minime des rictus.

On s'attend donc à ce que LOVE GAME soit une série sur la manipulation : comment le joueur (qui n'est même pas volontaire, au passage) va-t-il réussir à gagner cet argent ? Parviendra-t-il à convaincre son épouse sans briser leur couple ?
Sauf que pas du tout. On comprend bien vite que ce joueur n'a pas été choisi au hasard, et tenter de gagner la récompense n'est qu'une façon pour Sae (et le mystérieux homme qui assiste à ce jeu par caméras interposées) d'appuyer sur la détente, de donner la pichenette nécessaire pour que certaines vérités sortent au grand jour.

Huis clos angoissant, flashbacks pleins de rebondissements, et surtout, conclusions glaciale, sont les ingrédients d'un LOVE GAME qui gagne à être connu. Voilà une série qui n'hésite pas à mettre au supplice les clichés : l'homme aux dents longues devient la victime, la gentille femme au foyer qu'il croyait connaître est une inconnue, rien n'est plus à sa place. Ne pas gagner l'argent ? Ça va très vite devenir bien secondaire...

Avec une caméra plus audacieuse que dans la plupart des dorama, une bande son empruntant par moments à Oz (et ça marche super bien), et des acteurs plutôt crédibles (même si l'actrice qui joue Sae en fait visiblement des tonnes avec son regard pénétrant, comme elle n'apparait que ponctuellement ça marche bien), LOVE GAME est une vraie bonne surprise.

Du coup j'ai hâte de voir le prochain épisode de cette série qu'on pourrait qualifier d'anthologie si le générique ne laissait pressentir que Sae a des choses à nous dévoiler aussi.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche LOVE GAME de SeriesLive.

22 juillet 2009

[GAME] In living colors

Aujourd'hui je vous propose un jeu des Illustres Inconnus, parce que, eh bah, ça fait longtemps (et j'ai pas des masses de temps cette semaine).
'Puis comme c'est l'été, je vous propose pas les plus difficiles...

Round4_1 Round4_2b Round4_3
Michelle Rodriguez
(Lost)
Andre Braugher
(Homicide /
Gideon's Crossing)
Rita Moreno
(Oz / Cane)

Bon, au moins pour ces dames, ce devrait être faisable. Mais si, mais si. Allez, au pire je vous donnerai des indices, m'enfin ya pas de raison.

23 juin 2009

Why not regarder Prison Break

ReasonsWhyNot_PrisonBreak

Voici les 10 raisons de ne pas regarder Prison Break :

1 - Parce que la série est finie, c'est un peu tard pour essayer d'être dans le coup, non ?
2 - Parce que Wentworth Miller est gay, lâchez l'affaire
3 - Parce que Wentworth Miller (pendant que j'y pense)
4 - Parce que Faf la Rage
5 - Parce que c'est pas Oz
6 - Parce que c'est un peu Les Visiteurs appliqués à la série télé : jour/nuit/jour/nuit... ici : dedans/dehors/dedans/dehors
7 - Parce que les tatouages, c'est soooo XXe siècle
8 - Parce que ça vous inquiète pas que les fans de la série aient en moyenne 17 ans ?
9 - Parce que 4 saisons de trop (au moins)
10 - Parce que le suicide n'est pas une solution
Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Prison Break de SeriesLive.

22 juin 2009

[GAME] Souvenirs, souvenirs

Résultats de la première édition du jeu des intrus !
Avant de décerner le cookie au gagnant (ils sortent du four, je voudrais pas que vous vous brûliez la langue), on va donc revenir sur chacune de ces affirmations que je vous ai proposées la semaine dernière...

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
C'est absolument vrai et c'était l'épisode où le personnage d'Alan Birch mourrait tragiquement, et ce en laissant une adorable petite fille derrière lui. Je n'ai d'ailleurs pas juste pleuré, je suis restée pétrifiée pendant une bonne heure après ça...
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
C'est absolument vrai et j'ajoute qu'en plus, il se désintéresse totalement des scènes qui se passent chez Mitch et son fiston. Un post est en préparation à ce sujet, c'est édifiant.
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
A ma grande honte, c'est vrai. Le problème d'acheter beaucoup de DVD c'est qu'on ne les finit pas forcément avant de passer au suivant...
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemars
Et j'ajoute que du coup, toute la famille a été sommée d'arrêter de regarder également et qu'on est revenus aux "samedis Patrick Sébastien". Une dure époque de ma vie de téléphage, mais ce qui ne nous brûle pas la rétine nous rend plus fort.
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
La chose est absolument vraie même si je n'ai aucune idée de pourquoi. Par contre je ne les ai pas regardés depuis qu'ils ont été mis sur pelote de laine, pour ma défense !
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
J'y suis retournée samedi, je pense qu'on peut même dire que j'ai dépassé les 600 (c'est indécent aussi).
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
C'est une honte le traitement des rousses à la télé, elles ont toujours des fringues pas possibles ! Charlotte au moins, elle sait s'habiller. Mais c'est une coincée, je ne la supporterais pas.
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
On en avait déjà parlé et je n'ai pas changé d'avis à ce sujet. Peut-être que posséder la saison 2 me permettra enfin d'en faire le deuil ?
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
L'un de vous avait eu la primeur de cette information il y a des mois de ça mais je ne sais pas s'il s'en souvenait. C'est vrai mais je vais en tous cas recommencer à enregistrer des posts anciens qui ont été peu ou pas commentés, pour leur donner une nouvelle jeunesse. Je vous tiens au courant cet été.
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
En fait cette semaine, dans l'intervalle, j'ai retrouvé l'un de ces CD. Contente, je l'ai dit à ma frangine qui me l'a du coup emprunté. Je ne l'ai toujours pas vu...
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
C'est tellement vrai que ça pèse une tonne à chaque déménagement. Pour certains ça ne vaut pas vraiment le coup mais j'ai toujours l'espoir de me faire un stock de scans un jour...
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
Maintenant que j'ai rédigé cette phrase, je pourrai consulter ce post en cas de doute et faire des copier-coller. Dans l'épisode fanfic que j'avais écrit à un moment (et qui était trop Mary Sue pour être publié, n'insistez pas), le nom est cité au moins 50 fois avec cette orthographe.
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres
Il y était question, pèle-mêle, d'informaticien sexy, d'aubergines farcies, et de gens qui remuent les doigts plus vigoureusement que d'habitude. C'était censé remplacer la 3e saison et ça tenait vraiment de la private joke entre fans, vous n'y comprendriez rien.

Vous l'aurez donc compris, la phrase qui n'était absolument pas vraie était la suivante :
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
Le cookie de la victoire revient donc à Scarlatiine qui a été la plus rapide à donner la réponse, je vous l'avais dit, c'était aussi un jeu de rapidité. Comme l'a souligné Jérôme, si je n'ai pas honte de certaines autres séries dans ma telephage-o-theque (moi j'aurais plutôt mentionné Les Routes du Paradis mais bon), je suis prête à tout mettre dans cette rubrique pourvu de me rappeler d'avoir le DVD (par exemple je persiste à croire que j'ai d'autres saisons d'A la Maison Blanche en DVD mais impossible de mettre la main dessus). Voici donc un cookie amplement mérité :
(hm, dans mes archives, je vois que tu n'as pas gagné de cookie entier depuis l'époque de ton pseudo précédent...)
cookie_Scarlatiine

Je propose qu'on lance une nouvelle semaine de jeu des indices, avec aujourd'hui comme thème : mes souvenirs téléphagiques. On a tous ici, je pense, grandi devant la télé. Voici quelques unes de mes premières expériences... à vous de me dire celle dont vous pensez qu'elle ne s'est jamais produite.

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...

N'oubliez pas que le premier à trouver la bonne réponse aura gagné, c'est un cookie qui ne se partage pas qu'on peut gagner dans ce jeu ! Résultats lundi prochain...

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