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ladytelephagy
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oz
4 novembre 2008

Merci

Criminal Minds est une série avec des tonnes de défauts. Tiens, pour commencer, cette série n'a vu le jour sur CBS que par pur opportunisme. Et puis, tout dans sa construction crie son conformisme, du cast au scénario, en passant par son univers visuel et sonore.
Mais cette série a une qualité : elle n'hésite pas à parler de la perversité humaine. Et ceux qui me connaissent savent à quel point cet aspect est sans prix à mes yeux.

Il y a quelques semaines (et j'ai un témoin), je suis tombée par hasard sur un épisode carrément glacial. Deux hommes avaient été, dans leur enfance, maltraités dans leur famille d'accueil, et commettaient des atrocités ensemble depuis lors. Vers la fin de l'épisode, l'un d'entre eux prenait en otage un adolescent vivant encore dans la famille d'accueil qui les avait traumatisés, mais étonnamment, il le laissait partir sans problème quelques instants plus tard. Il lui avait en fait procuré une arme et comptait sur l'ado pour devenir lui aussi violent, et pour le venger de sa mère d'accueil. Mais le gamin n'avait pas tiré sur la mère d'accueil, juste sur les photos, dans le salon, qui donnaient l'illusion que les enfants étaient heureux ("les photos mentent")... L'ado n'était pas devenu un monstre à son tour ; mais ce n'était qu'un des enfants de la maison. Et les autres ?
L'épisode m'a beaucoup plu, mais je n'ai pas cherché à suivre la série pour autant. Je sais depuis un bout de temps maintenant que sa qualité ne compensera jamais pour tous ses défauts et que je ne peux vraiment pas m'y accrocher. Je le sais depuis le pilote, et ce n'est pas parce qu'une fois de temps en temps, un épisode est bon, que je tombe dans le panneau.

Hier j'avais prévu de me coucher tôt. Mais j'avais les idées noires et, finalement, après m'être tournée et retournée dans mon lit, pleuré un peu aussi, je me suis résolue à faire ce que je finis toujours par faire dans ces cas-là : allumer la télé, m'investir dans une autre histoire que la mienne, prendre 45mn de pause avec moi-même. Je suis tombée précisément au moment du pré-générique de Criminal Minds, alors que l'équipe venait de découvrir un DVD tourné par un sadique tandis qu'il violait une victime, et comprenait qu'un complice filmait la scène.
Je me suis laissée faire, sans me débattre, et j'ai accepté de suivre l'enquête. C'est tout ce que je voulais : quelque chose de pas trop gentillet. Surtout pas.

Mais plus l'épisode avançait, et plus je me suis aperçue que j'allais obtenir bien plus que ce que je n'étais venue chercher, et l'histoire a trouvé une résonnance imprévue en moi. Ce qui m'a plu, c'est que j'ai tout de suite su que le dominant était derrière, et non devant la caméra. Ce qui m'a plu, c'est qu'en la voyant, j'ai tout de suite su que c'était l'épouse la plus perverse. Ce qui m'a plu, c'est que je me suis sentie en terrain connu.
Et finalement Criminal Minds m'a donné ce que je n'étais pas venue chercher, mais dont j'avais bel et bien besoin hier soir : un moyen d'écluser ma peine et ma rancoeur sans avoir à les occulter. De faire l'expérience, de façon extrême et fictive, certes, mais émotionnellement vraie, de ce qui me hante, et de ressentir de l'apaisement.

C'est ça que j'attends de la télévision. Que sa main sorte de l'écran, vienne fouiller mes entrailles, attrape mon coeur palpitant, me l'arrache d'un coup sec et n'y laisse que le calme. Qu'elle me renvoie en moi-même par la fiction, et qu'elle apaise mon trouble en usant d'hyperboles et de métaphores.

C'est ce que je venais chercher en SPACE 2063 il y a 10 ans, ce que je suis venue chercher auprès d'Oz ensuite, ce que je viens chercher chez New York Unité Spéciale chaque semaine : une dose d'horreur véritable, la folie humaine à l'état pur, un moment où l'on regarde les protagonistes avec un haut-le-coeur épouvanté parce qu'on sait qu'ils ont quelque chose de profondément réel, un instant où l'on souffre jusqu'à la moëlle de ce que l'on voit, où l'on prend la mesure de ce que sont les hommes.
Et puis où ça s'arrête.
On s'est fait peur, on s'est fait mal, on a remué la mélasse tout au fond de soi, et puis on sort de là, à la fois meurtri et guéri. De petites scarifications pour l'âme...

Je regarde pas mal de comédies en ce moment, vous le savez, mais cette dimension tragique reste mon shoot de téléphagie favori. Celui qui s'adresse vraiment et profondément à moi. Ce pour quoi j'ai signé. Celui que je n'ai pas oublié, et qui dit que je n'ai pas oublié, non plus. C'est ma façon à moi de vivre ma téléphagie, intimement.

Une fois l'épisode fini, je n'ai plus eu qu'à éteindre l'écran, me retrouver dans le silence et dans le noir, fermer les yeux et m'endormir, libérée.

Merci.

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1 novembre 2008

Prévisions téléphagiques

Pour des raisons sur lesquelles je ne m'étendrai pas, j'ai reçu récemment une somme d'argent assez providentielle. Qui tombe à un moment où je ne suis déjà pas à plaindre.
Mon premier réflexe (d'ex-chômeuse) a été de me dire que j'allais mettre cet argent de côté. Economiser pour mon futur appart. Pour mes vieux jours. A cause de la crise.
Ça a duré un demi-quart de seconde, environ.

Et puis j'ai pensé : Opération COLLECTION !!! Et plus précisément, j'ai pensé :
- Roseanne (pas eu le temps ce mois-ci)
- Pushing Daisies
- Brothers and Sisters
- Farscape
- Oz (ça fera doublon avec mon coffret saison 1 mais qui s'en soucie ?)
- Flander's Company
- Twin Peaks
- Battlestar Galactica (même avec un coffret tout moche)
- Angela, 15 ans (parce que mon coffret import a un vilain défaut)
- Boston Justice
- Boston Legal

J'ose même pas faire le total. Surtout qu'après je vais me rendre compte que j'en ai les moyens et là ce sera pas beau à voir.

Dieu soit loué, Noël le 25 décembre, et mon anniversaire le 25 janvier, devraient aider... D'ailleurs, je vous ai dit que c'était bientôt Noël ? Je me souviens plus trop si on a déjà commencé à parler cadeaux, vous et moi...?

15 octobre 2008

[DL] Kath & Kim

La vulgarité traverse les océans, et tout le monde semble très content !
Je sens bien que Kath & Kim en rajoute dans le pathétique et le grossier, mais je n'arrive pas à déterminer à quelles fins. J'aurais tendance à penser qu'il faut carburer à la bière pour être capable de rire grassement devant ce genre de séries, mais c'est sans doute un peu stéréotypé. Pourtant rien à faire, je n'arrive pas à trouver un autre qualificatif que le terme "vulgaire" pour qualifier cette série.

KathandKim
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Ça doit être le même problème qu'avec Worst Week : je ne suis pas faite pour ce genre de séries.
Je comprends pas parce qu'à une époque, la vulgarité, j'adorais ça. Je regardais Oz, la série avec le plus de gros mots à la minute. J'étais fan d'Action!, au nom du ciel ! Mais là, c'est une vulgarité différente. Une vulgarité qui ne passe pas que par les mots, les références graveleuses et la violence gratuite, mais par une grande vacuité intellectuelle. On ne dénonce rien, on ne parodie rien, on se contente de rire de situations accessibles au plus petit dénominateur commun. C'est la pire des vulgarités.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Kath & Kim de SeriesLive.

6 octobre 2008

Money changes everything

J'ai une drôle de relation avec Farscape ; c'est l'une de ces séries que j'ai découvertes grâce à mon enregistreuse de l'époque où j'étais une téléphage acharnée (voir post précédent) ; l'enregistreuse en question avait Série Club, et un sens aiguisé de la générosité téléphagique : elle enregistrait régulièrement des épisodes de séries que je ne connaissais pas pour que je puisse m'instruire. C'est aussi grâce à elle que j'ai découvert Rude Awakening ou encore Oz, je lui dois donc beaucoup. Et donc, je lui dois aussi la découverte de Farscape.

Seulement, quelques temps après ça, nous avons perdu le contact. Et à l'époque, je n'avais même pas de chez moi informatique, et ne songeais donc même pas au cagoulage. Farscape et moi avons donc, par voie de conséquence, perdu le contact également, et forcément, je suis passée à autre chose.

Environ deux ans plus tard, rassemblant mes faibles économies, je me suis offert le DVD de la première partie de la première saison pour Noël. Sauf que je n'avais pas de lecteur DVD et que je comptais sur le matériel d'autres personnes pour suivre le début de ladite saison, dont je n'avais vu que quelques épisodes jusqu'alors. Voilà qui compliquait largement les choses. Ajoutons aussi que 40 euros pour un cinquième de saison, c'est du foutage de gueule même pour une téléphage acharnée. Je ne sais pas si ces éditeurs DVD se rendent compte que pour leur acheter leurs rondelles, il faut aussi qu'on mange ; un bon client est un client vivant, pourtant, non ? Bref, après une très courte période de frénésie, j'ai dû laisser tomber. Et je suis donc passée à autre chose, à nouveau.

A quelques temps de là, environ deux autres années en fait, je me retrouve à déménager et, pour de sombres histoires que je vous épargne, je change de fournisseur d'accès à internet et me retrouve gratifiée chez mon nouveau FAI d'un accès gratuit à Série Club pendant plusieurs semaines. Et là, sur quoi je tombe, par le plus grand des hasards, comme un signe du Destin ? Sur une diffusion de la dernière saison de Farscape ! Et je me retrouve à me régaler de ces épisodes avec joie et empressement. C'est ainsi que j'ai pu voir une grande partie de la saison ultime, y compris le final, lors d'un bel été, alors que j'avais loupé une grande partie des deuxième et troisième saisons. C'était un vrai délice ! Je regardais les deux diffusions, celle en journée, et celle à une ou deux heures du matin, parce que les deux portaient sur la 4e saison mais pas au même point et que ça me laissait l'espoir d'en voir le maximum. Mais j'ai ensuite connu quelques déboires financiers qui m'ont forcée à abandonner ma connexion internet quelque temps. Et du coup, je suis encore passée à autre chose.

Quand les opportunités de cagoulage sont revenues, d'ailleurs, à l'image d'un certain nombre d'autres séries, je n'ai pas eu le courage de faire main basse sur les épisodes manquants. Farscape fait simplement partie des séries qui ne peuvent pas être cagoulées. Enfin, techniquement si, évidemment, mais non, c'est physique, vous savez ? On en a parlé déjà, il y a quelques temps, souvenez-vous : certaines séries sont simplement au-dessus de ça.

Aujourd'hui, et je n'ai de cesse de vous le répéter ces derniers temps je crois, je me retrouve avec un peu d'argent entre les mains... et ça brûle ! Alors j'essaye de réfléchir à tout ce que j'ai mis entre parenthèses ces dernières années pour des motifs financiers, et qui n'a plus lieu d'être en attente, que donc maintenant j'ai bien l'intention de m'offrir, et tout naturellement, Farscape est revenue sur le tapis. C'est bien simple, il suffit que je regarde le générique pour que les frissons reviennent : l'univers, l'esthétique, les personnages, y a-t-il quoi que ce soit qui ne soit pas excitant dans Farscape ?

Alors me voilà à mettre Farscape tout en haut de ma liste : cette fois je veux voir les épisodes, tous les épisodes, et dans l'ordre, du premier au dernier.
D'ailleurs, vous avez remarqué ? C'est bientôt Noël. La boucle sera bientôt bouclée.

Et pour ceux qui manquent cruellement de coups de pied au derrière : la fiche Farscape de SeriesLive.

15 septembre 2008

Le post qui sent le 15 septembre

Ma grand'mère était une femme formidable. Mais je ne suis pas là pour vous faire son éloge, ce n'est pas le but de ce blog, et puis, bon, vous l'avez ratée, c'est trop tard, fallait y penser plus tôt.
Par contre j'ai réalisé récemment qu'en fait, c'était une téléphage. Enfin disons qu'on n'est pas passés très loin.

Pendant des années et des années, elle n'a pas eu de télévision, ce qui, il est vrai, la disqualifie quelque peu pour le titre de "plus vieille téléphage de la famille". Elle clamait souvent qu'elle n'en avait jamais eu besoin ; son truc à elle, c'était les livres. Ça, c'est ce qu'elle disait.
En vérité, quand elle a été à la retraite et qu'elle a eu sa première télé, elle a commencé à agir différemment de ce qu'elle disait !

Par exemple, il était de tradition qu'après le déjeuner, elle regarde Les Feux de l'Amour. Ouais. Je sais. Et elle était seule sur ce coup ! Ma soeur et moi, bien que loin d'être immunisées contre le virus de la téléphagie et l'appel de l'écran allumé, nous tenions respectueusement à l'écart. On était habitués aux gens qui avaient des goûts téléphagiques de merde (après tout, ma mère est bien une inconditionnelle de Walker, Texas Ranger...), mais c'est pas une raison pour frayer avec eux.
Elle ne chercha qu'une fois à nous pervertir à son vice, en nous présentant la série comme suit : "bon, tu vois Victor ? eh bien les personnages de la série, soit ils travaillent pour lui, soit ils couchent avec lui, soit les deux". Je vous laisse juges de la véracité de la chose, je ne maîtrise pas assez bien le sujet.

Pendant deux ou trois ans, ma grand'mère s'est donc fait un devoir d'aller, à la fin de chaque déjeuner, voir où en étaient les aventures de Cricket, Victor et tous les autres (mais c'étaient ces deux-là ses préférés). Et puis un beau jour, elle a repéré sur le programme télé la diffusion d'Arabesque juste ensuite, et elle s'est dit qu'elle allait jeter un oeil. Vous voyez, les graines de la téléphagie avaient germé !!! Elle fit alors une expérience qui changea sa vie...
Elle n'éteignit pas le poste à la fin du générique des Feux de l'Amour. Et découvrit ainsi qu'en fait, il y avait un générique de début, et un générique de fin. "Voilà pourquoi je trouvais qu'on ne comprennait rien d'un épisode à un autre !".
Oh, vous pouvez rire, je ne m'en suis moi-même pas privée !!!
Elle n'était pas du tout rôdée, comme nous l'étions instinctivement, aux diverses techniques de narration, aux codes du genre (intro-générique-épisode-générique), etc... Mais elle faisait ses expériences, finalement.
(Ceci est un fait avéré, je le jure.)

Ma grand'mère prit donc l'habitude de regarder, quotidiennement, Les Feux de l'Amour, puis Arabesque. Et le soir (parce que ça passait le soir à l'époque), il lui arrivait souvent de regarder Columbo, aussi. Pour quelqu'un qui n'aimait pas la télévision, ça faisait quand même pas mal heures passées chaque semaine devant son poste !

J'étais fière de ma grand'mère. Elle ne regardait que des séries américaines. Pas les meilleures, c'est sûr, mais les dégoûts et les douleurs, ça ne se discute pas. En plus, en vraie téléphage, elle essayait de suivre ce qui se passait, les nouveautés qui débarquaient, les séries populaires (elle y tenait, à son Télé 7 Jours ! presqu'autant que moi à mon Télé Z !), et regardait, par curiosité.

Parmi ses tentatives d'élargir son horizon télévisuel, elle avait notamment trouvé Sex & the City trop vulgaire. Et franchement, combien de grand'mères de plus de 65 ans regardent Sex & the City de leur propre initiative, sans que leurs petits-enfants ou enfants ne les y encouragent ? Je n'aurais même pas pensé à lui proposer de regarder ! J'avais raison, quelque part : ça ne lui a pas plu. Mais elle a essayé, et c'est ça qui compte, pas vrai ? Quand je vous disais que c'était une sacrée bonne femme, ma grand'mère !

Et puis, sa télé a lâché, et elle n'a pas voulu faire l'effort d'en racheter. "J'ai vécu des années sans télé", disait-elle, "je n'en ai pas vraiment besoin".
Ouais, c'est en cela que nous différions.

Quelques années plus tard, je suis venue m'installer avec elle pour quelques mois. J'étais déjà une téléphage convaincue, ça faisait d'ailleurs un peu plus d'un an que j'officiais au sein de l'équipe rédactionnelle de SeriesLive, c'est pour vous dire... je ne me contentais plus de ma propre consommation, je voulais aussi contaminer les autres ! Je suis donc arrivée, avec mon propre poste de télé, et avec, je le confesse, l'envie de partager avec elle mes découvertes.
J'ai donc fait quelques expériences avec elle, et si elle n'a pas vraiment accroché sur Charmed ni Oz, en revanche, chaque samedi soir, elle montait me rejoindre et nous regardions New York SVU ensemble.

La première fois, elle a été interloquée par la fin quelque peu abrupte de l'épisode. "Alors il faudra regarder la semaine prochaine pour savoir comment le procès finit ?". Il m'a fallu faire preuve de pédagogie et lui expliquer que le principe, ce n'était pas de montrer comme ça finit, mais de soulever un problème et de nous laisser réfléchir dessus. Que le père soit jugé coupable ou non, dans le fond, ce n'est pas l'important, ce qui compte c'est pourquoi il a tué ce gamin qui avait brutalisé son propre enfant. Quoi que le jury décide, on peut se demander où commence et où finit la spirale infernale de la violence.
La réponse a paru la convaincre, et nous avons continué à regarder la série ensemble, jusqu'à ce que je déménage.
Je soupçonne aussi qu'elle regardait ça pour me faire plaisir, mais la connaissant, si vraiment elle n'avait pas aimé du tout, elle me l'aurait dit, et m'aurait fait trouver autre chose pour que nous passions du temps ensemble.

C'était l'une des facettes de ma grand'mère. Celle qui en tous cas, concerne un peu ce blog. Ma grand'mère pouvait regarder des soaps l'après-midi, et regarder la Nuit du Ramadan sur France 2 le soir, elle était comme ça. Curieuse de tout, jamais d'a priori. Elle essayait au moins une fois. Elle posait ses yeux gris sur l'écran avec un regard acéré, et se faisait son opinion, sans se laisser influencer. Elle essayait de s'ouvrir à ce qui pouvait se passer.

Je n'ai pas ses yeux gris, mais je crois que j'ai hérité du regard. Vous ne trouvez pas ?

Joyeux anniversaire, mémé.

Vous n'avez pas comme une grosse envie d'appeler la vôtre, là, maintenant ?

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24 juin 2008

Ex-BO

On ne peut pas être et avoir été. Tandis que je cherche désespérément dans la grille de HBO de quoi me satisfaire, il me faut me rendre à l'évidence : HBO n'est plus la chaîne bluffante et ébouriffante qu'elle a été. Les séries les plus enthousiasmantes qu'on trouve sur le site officiel de la chaîne... ce sont celles qui sont finies. Sex & the City mais surtout Six Feet Under ou Oz auront marqué leur temps par leur audace, leur inventivité, leur dureté. Et ensuite ? Ensuite, downhill.

Le temps a passé et je regarde les projets de la chaîne pour la saison prochaine. Ah bah, on va être servis. Je dois vraiment reparler de True Blood ? Soyez sympas, j'ai encore des crampes d'estomac à force de rire...

Alors, bon... ya quand même un de leurs projets que je surveille : Anatomy of Hope. Non ce n'est pas un autre spin-off de la série à laquelle vous pensez. C'est d'ailleurs assez fou, je n'avais pas encore entendu parler de ce projet il y a quelques temps lorsque j'ai fait mon post La mort vous va-t-elle bien ?, eh bah c'est exactement ce que je réclamais. Mais si c'est du Abrams, je réserve mon jugement, quand même... ce mec n'a jamais su me convaincre durablement. La surveillance s'impose donc à bien des égards.

Mais franchement ça fait de la peine de voir que HBO n'est plus que l'ombre de son ombre... aujourd'hui les projets les plus cinglants, les plus intéressants, ils viennent de Showtime ou FX, et AMC a vraiment réussi à mériter très vite de l'attention. Du côté de HBO, ça stagne. La chaîne semble vivre sur l'acquis. Genre il suffit de recycler Alan Ball et hop ! C'est gagné ! C'est ça, leur projet-phare de la prochaine saison ? Nan mais laissez-moi pouffer ! (juste pouffer parce que j'ai vraiment mal aux côtes à cause de True Blood)

D'un autre côté, c'est le cycle de la vie, pas vrai ? Tant qu'il reste des séries épatantes pour nous visser à notre télécommande, quelle que soit la chaîne, on s'en fout ! Ce n'est dommage que pour HBO quoi...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Anatomy of Hope de SeriesLive.

30 mai 2008

Des inconvénients de n'avoir pas cédé à la facilité

Car voilà bien le problème.
Le concept de ce blog, ça a toujours été de ne pas faire de reviews. Je dirais bien que je n'ai aucun talent pour les reviews si je pouvais dire que j'ai essayé d'en faire par le passé, mais ce n'est pas le cas. Simplement ça n'est pas mon truc, voilà.

Du coup, comment fonctionne ce blog (quand il fonctionne diront les mauvaises langues, et elles auront relativement raison), depuis son ouverture ? J'y parle très rarement deux fois de la même série.

Quand mes confrères (et ça n'ôte rien à leur mérite) choisissent quelques séries qu'ils suivront une saison durant, et vous racontent leur expérience épisode après épisode, ils ont un contenu tout trouvé pour les posts, de sorte que, s'ils ne publient pas récemment, on leur en veut un peu puisqu'en dehors d'une grève tous les 20 ans, ils n'ont que peu d'excuses.
Mais quant à moi (et ça n'ajoute rien à mon rachitique mérite), j'ai choisi de ne pas vous raconter UN épisode, et surtout pas ceux qui suivent, mais bien de vous parler d'une série. Ou de plusieurs en même temps. Ou de ma façon de vivre ma téléphagie. Et du coup, il arrive cycliquement, comme là, cette semaine (puisque j'ai promis un post par semaine. Minimum.), du fait de raisons plus ou moins bonnes (c'est facile de se décharger sur un boulot très prenant, mais j'ai quand même 15 heures de transports en commun par semaine, où je pourrais m'atteler à la tâche, et ça s'est déjà produit, de vous concocter un post à peu près digne), eh bien je n'ai regardé aucune série. Rien. Pas l'ombre d'une.
Cette semaine, mon écran de télé est resté aussi vide qu'un épisode de Bones, dont j'ai l'immense vacuité sous les yeux en cet instant même où je vous parle. Mais on a déjà abordé le sujet...

Je ne dirais pas que je n'ai pas pensé à vous, au contraire.
En fait j'avais même une piste d'un post pour la catégorie "Série de valeurs", une fois n'est pas coutume. il était vaguement question des genres de séries, enfin, bon, j'avais l'impression de tenir quelque chose... mais je me suis endormie, réveillée trois villes trop loin, et j'ai un peu laissé échapper le filon. Je suis sincèrement désolée.
J'avais aussi envie de vous faire un post sur le déplorable Mop Girl, découvert quasi-simultanément avec Hokaben et Last Friends dont je vous ai parlé précédemment (et un peu plus précédemment encore). Mais justement, j'aurais dû écrire tout de suite mon post, parce que du coup je n'ai plus les idées très fraîches, embrouillée que je suis par de vilaines contingences imposées par mon tortionnaire de patron.
Ah et puis, il y a aussi ce post sur le coffret DVD d'Action que j'ai commencé et qui me semble plus compliqué à finir dignement que prévu. C'est que la dignité, dans Action, faut bien la chercher, quand même...

Bon, bref, je suis pitoyable et je ne mérite que vos sifflets.
Evidemment, tout serait plus facile, tellement plus facile, si je me contentais de vous parler uniquement de ce dont je vous ai déjà parlé. Bah oui, si j'ai su le faire une fois, les chances sont immenses que ce soit très facile de recommencer. Qui veut un post sur Rude Awakening ? Oh, je peux en distribuer quasiment à volonté, pas de problème. Vous voulez un résumé de mon expérience OZée d'il y a deux semaines ? Un petit compte-rendu, épisode par épisode ? Hein, dites ? Simplissime, ça, en plus yen a que huit dans la saison que j'ai achetée.
Oh, ou alors, je peux aussi vous faire un truc avec plein de captures, vous savez, je prends 200 captures, et je divise par 10 pour décider du nombre de mots que j'écris en-dessous. Genre "trop mignon" ou "je le voyais carrément venir", vous voyez ? Ca serait facile ! Je peux, si vous voulez ! Surtout si par exemple je prenais pour cible une série un peu simplette.

Mais je ne serais pas très satisfaite, et je pense que vous non plus.

Bon, vous savez quoi ? On va faire un deal, vous et moi. On dit que le post du vendredi, cette semaine... bah je vais le faire la semaine prochaine. Juste une fois.

Comme ça, vous ne serez pas obligés de vous contenter d'un post débile aussi débile qu'un épisode avec plein de flashbacks.

16 mai 2008

Hallelujah !

Hier, je passais un méchant concours. Aujourd'hui, mon patron m'a annoncé qu'on déménageait notre bureau... lundi à 8h30. Et j'ai une collègue de merde. Donc j'ai bien mérité, enfin ! de dépenser un peu de mon précieux salaire, pour une fois que j'en ai un gras et limite indécent pour l'ex et future chômeuse que je suis.

Hier j'ai donc fait une razzia à la FNUC (pas de pub), où je suis entrée comme d'autres pénètrent dans un lieu saint. Parce que oui, j'aime les jolies choses, surtout si elles rentrent dans un lecteur DVD. Et j'assume complètement mon matérialisme. On n'est pas vraiment téléphage si on n'est pas prêt à vendre père et mère pour un DVD, de toutes façons, pas vrai ?
Et j'ai choisi la FNUC parce que j'aime bien me faire entuber en me disant que j'ai les moyens de le faire. C'est psychologique, cherchez pas. Il n'y a que pour l'occas' ou les séries ayant plus de 15 ans qu'un téléphage est autorisé à se réjouir d'un rabais !

Donc, enfin, entre mes mains... ah délice !

OZ !!! First season ! Enfin !!!

Arrêtez de vous moquer, les temps sont durs et il m'a fallu vraiment m'armer de patience... ça faisait un an que je me languissais.
Mais pour me récompenser de cette même patience, je me suis aussi offert le DVD de Profit !!! Oui, j'ai déjà la version VHS en VO, pourquoi cette question ? Vous me connaissez si mal que ça ? (ce qui me fait mal où vous pensez, c'est que j'ai payé la VHS plus cher... j'aurais jamais cru ça possible).

Bon, donc ce post du vendredi, je regrette de vous le dire, sera carrément écourté, parce que je vais de suite aller me larver devant l'une de mes séries fétiches... Vaut mieux tard que jamais ! Mais, pour tout vous dire, j'angoisse déjà à l'idée que... j'ai pas acheté la saison 2 et la première ne dure que 8 épisodes !!! Je ne sais pas si je vais résister à l'appel d'un second entubage dans les grandes largeurs par la FNUC. Mais bon, une chose à la fois. D'abord jouir devant huit heures de violence, de haine et de dépression nerveuse, ensuite envisager le masochisme.

Et pour tous ceux qui veulent éviter de mourir jeunes : la fiche OZ de SeriesLive.

9 mai 2008

Bon maintenant faut arrêter, hein

En mon absence, vous avez continué à me rendre visite et croyez-bien que ça fait plaisir à voir. Mais, sincèrement hein ? Certains d'entre vous sont quand même de gros boulets !

Ca fait depuis juin dernier maintenant (donc presqu'un an finalement !) que nombre de visiteurs débarquent ici depuis Google, à partir de variations autour de la question "sur quoi Berger plaque-t-il Carrie". C'est très gonflant et j'ai déjà donné la réponse deux fois, histoire qu'on en finisse. Mais je ne sais pas à quel jeu vous jouez, les gars, mais depuis un an vous n'avez toujours pas eu l'idée de regarder cet épisode, ceci dit il est vrai qu'on ne peut pas en demander tant de la part de gens qui n'ont même pas essayé de relever un défi plus important qu'un pareil jeu. Allez, consolez-vous, M6 a une fois de plus rediffusé Sex & the City cette saison, et l'épisode ne devrait plus trop tarder à apparaître comme par magie sur vos écrans. J'espère bien qu'enfin, à partir de ce moment, vos tricheries vont cesser et qu'on pourra parler d'autre chose.

Cela étant, certains d'entre vous ne sont plus les bienvenus ici tant l'orthographe de certaines requêtes sur le sujet sont à pleurer. Ainsi,  "sur quoi Bergé plaque Carrie dans Sex and the City" est d'une infâmie sans nom. 'Tain les mecs, non là, non, ça peut plus durer. C'est un peu comme demander si Mr. Bigg et Carrie vont finir ensemble, et d'ailleurs vous mériteriez que je vous spoile pour la peine. Ya quand même un minimum.

Bon, les choses étant (je l'espère ?) réglées, permettez-moi de continuer ce petit tour dans les stats...

- victoria pratt muscle photos :
Genre c'est les muscles que vous voulez voir. Genre. Allez, à d'autres.

- christopher meloni embrasse un homme :
Où ??? Où ??? Oz ou j'ai manqué un truc ?

- combien d'années passent dans les saisons de grey's anatomy? :
A peu près... trois siècles ?

- decrypter twin peaks :
Bon courage.

- écrire à   michelle trachtenberg :
Dans quel siècle vous vivez, vous ? Envoyez-lui un SMS !!!

Vous m'avez manqué, chers visiteurs... Enfin, sauf ceux qui savent même pas répondre à une question simple sur Sex & the City, bien-sûr. Vous, je vous méprise, ça va de soi.

25 juin 2007

Peau d'âne

La vie d'acteur est vraiment, vraiment, vraiment un sacerdoce.
En témoigne cette interview de J.K. Simmons qui nous explique (entre autres choses évidemment) qu'il rentrait chez lui avec ses tatouages nazis pour s'économiser 20 mn de maquillage le matin sur le plateau d'Oz. Vous vous rendez compte ? C'est plus facile d'avoir la haine tatouée à même la peau plutôt que de se lever 20mn plus tôt ! C'est dire si, être acteur, c'est pas facile tous les jours...

Je sais pas, je réagis peut-être plus épidermiquement après avoir vu Mississippi Burning hier soir, je dis pas, c'est possible ! M'enfin je certaine que pas un cachet d'acteur (même en ayant signé pour plusieurs saisons) ne m'aurait persuadée de porter des tatouages de ce type, même fakes, le temps du tournage d'un seul épisode. Alors ramener ça chez soi et l'avoir en permanence à même le corps ? Même pas pour des millions. Apparemment Simmons, ça l'emmerdait pas tant que ça.
Nan mais j'vous jure...

Le genre de propos qu'on lit et qui nous mène à cette conclusion : la floraison des pseudo-scandales de ces dernières années autour des dires des acteurs (tv ou ciné), lorsqu'ils expriment des opinions plus ou moins choquantes, dépend vraiment de leur degré de bankabilité...

Et hop, un acteur de plus sur ma liste dont je ne vais plus me fatiguer à lire les interviews. C'est toujours ça de pris.

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