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ladytelephagy
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oz
11 avril 2007

Fous ta cagoule !

Il n'est pas à prendre avec des pincettes, en ce moment, mon homme. L'embargo sur Battlestar n'est toujours pas levé, non plus que celui sur A la Maison Blanche. On avait commencé à progresser sur Babylon 5 mais je sais pas ce qui s'est passé, on a déterré un coffret des Experts et du coup on l'impression d'avoir délaissé Babylon 5 aussi, alors il regarde plutôt South Park et ça me désole, bref c'est un peu la panique.

Du coup ce week end pascal, alors que nous allions en courses (5 bons kilomètres de marche à pieds, puis retour, je peux vous jurer que c'étaient des courses qui se sont faites mériter), nous tombons en extase devant... la saison 1 de Oz avec la quelle je bassine tout le monde depuis que je sais sa sortie imminente. Moi, interdite, en pâmoison ; lui, confiant, qui me dit "je te l'offre". Or en ce moment personne n'a de sous, donc je me suis vue forcée...
...j'arrive toujours pas à croire que je l'aie fait...
J'ai donc refusé la proposition en question. Et là j'ai fait une des pires choses de ma vie de téléphage : j'ai dénigré la première saison de Oz. "Mais ya même pas dix épisodes, c'est cher pour pas grand'chose, on revient dans six mois ça sera à quinze euros même pas, en plus franchement elle est passée sur M6 cette saison, je l'ai en intégralité en VHS, comme si j'avais besoin de m'acheter ça maintenant tout de suite".

Si le Dieu de la télé est miséricordieux, il y aura peut-être une espoir de rédemption pour moi.

Lassé par mes arguments plus qu'il n'était convaincu (parce que lui n'a vu que le pilote et avait bien envie de voir la suite), il remet le coffret à sa place sur mes recommandations ("mais si vas-y repose-le avec l'autre, bouhouhou, là côté du coffret de Profit qui me fait de l'oeil, bouhouhou") et on repart comme si de rien n'était.
Mais une fois nos courses faites et notre marathon achevé, impossible de ne pas revenir sur l'incident. Il me demande avec insistance pourquoi, si on ne peut acheter ce DVD, on ne le cagoulerait pas purement et simplement. Après tout, c'est vrai, quelques posts plus tôt je faisais moi-même l'apologie d'une certaine consommation, comment dire ? à la carte... de la production téléphagique.

Il met le doigt sur quelque chose.

Ce n'est pas tant l'existence du DVD qui m'empêche de cagouler une série. Je ne me dis pas "puisque le DVD existe, j'ai qu'à économiser/vendre à rein/faire un prêt Cofidis pour me le procurer", en me flagellant à chaque cagoulage illégal. Ce ne sont pas des considérations de ce genre qui me préoccupent, mais simplement l'idée insoutenable de cagouler une série que j'aime profondément.
Je peux cagouler des séries complètement inédites en France, en "sortie d'usine" comme dirait un certain Miyo de ma connaissance, je peux cagouler aussi certaines qui ont été diffusées mais que j'ai ratées. Pas systématiquement mais je suis obligée de reconnaître que ça m'est arrivé.

Mais qu'il s'agisse d'Oz, Battlestar Galactica, A la Maison Blanche, NY SVU ou Une Nounou d'Enfer (QUI A RI ? Dénoncez-vous sur le champs), par exemple, bref, de séries que je juge d'exception, et là ça m'est physiquement impossible. J'insiste : physiquement.
Il existe un monde parallèle dans lequel il est plus simple de voir les séries que j'aime, du moins une partie d'entre elles, sans avoir à dépenser mes rares sous, ni attendre la Saint Glinglin que sorte la saison 3 (une saison par an, une p***** de s******** de m**** de saison par an ! un sitcom qui a plus de 10 ans !). Mais je n'ai pas envie de vivre dans un monde où je ne possède pas la série dans le format optimum, dans un coffret kitschissime ou au contraire sublissime, avec un livret ridicule que, si je ne sors pas de son package dés le premier jour, je vais irrémédiablement tordre et abimer avec les visionnages. C'est du pur sentimentalisme, peut-être un peu de matérialisme en sus, je ne doute pas un seul instant que personne ne compte sur mes 40 euros pour vivre et éventuellement produire sa série suivante, c'est juste parce que ces séries-là sont mes cultes à moi et qu'elles sont à ce titre intouchables.

Je me prive ainsi de certaines séries que j'aurais suivies avec plaisir si je n'avais pas dû m'en priver, et je suis consciente. Mais ce sont là les limites du cagoulage pour lady.

Cela vient peut-être aussi de l'affection toute particulière que j'ai pour les VHS (et dont je parlerai plus amplement dans un post qui est pour l'instant réduit à la triste condition de brouillon) et dont j'aime tant le côté tactile et chaleureux, que seul le coffret peut me rappeler (même si un froid DVD à l'éclat narquois n'a vraiment pas le même sens pour moi, le coffret, lui, prolonge un peu cette sensation).

Peut-être que quand les chasseurs de cagouleurs auront compris qu'en chacun de nous, il y a la limite sentimentale qui sépare ce qui n'est qu'usage courant, entretien de la machine à téléphager, en somme, et ce qui a vraiment de la valeur, alors peut-être aurons-nous une base solide sur laquelle établir les règles qui satisfassent, sinon tout le monde, au moins une large portion de chacune des parties. En attendant, c'est à chacun d'établir la ligne à ne pas croiser, et laissez-moi vous dire qu'on vit à une époque où hélas, on a plus de raison d'effacer les lignes que de les revoir au plus serré.

Et pendant ce temps, je me maudis d'avoir été raisonnable, et mon homme se rabat sur South Park. La vie est moche, voilà la vérité.

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30 mars 2007

Les Ahem! du Bonheur

Ok, j'ai un post à faire aujourd'hui, ça fait deux ou trois jours que je l'ai en tête mais avant de commencer, vous devez me jurer que jamais vous n'en parlerez autour de vous, et que dans les posts à venir, nous ferons comme si celui-ci n'avait jamais existé. Et si vous m'en reparlez, c'est bien simple, je nierai en bloc, ne me mettez pas au défi d'effacer ce post, j'en suis capable.

Donc oui, aujourd'hui, le sujet est : "Les Anges du Bonheur, cette série trop souvent sous-estimée". Mais si. Cessez de rire, ça devient humiliant, là.

Cette drôle de nostalgie s'est insunée en moi il y a deux ou trois jours environ, guère plus, lorsque j'ai remarqué qu'un membre de l'équipe de SeriesLive avait ajouté la fiche Promised Land, spin-off de la série que j'ai déjà citée plus haut, ne m'obligez pas à le répéter. Immédiatement, m'est revenu en mémoire l'épisode de la série d'origine (déjà citée, donc), où le spin-off était présenté au public, épisode cross-over qui a bien été diffusé en France, lui, à la différence du spin-off Promised Land, si vous suivez.
Ou bien était-ce carrément le pilote de Promised Land que M6 nous a vendu comme un épisode des Anges du Bonheur ? Peu importe. (Merde, je l'ai re-dit !)

Toujours est-il que dans cet épisode, on retrouve Major Dad (enfin, oui, bref) qui a perdu son job et qui emmène sa femme et ses trois enfants (en fait le plus jeune est le fils de son frère, mais ils l'ont adopté) dans sa ville natale, là où, comble du malheur, il ne trouve pas de boulot. Mais les anges lui soufflent à l'oreille qu'il doit absolument faire revenir en ville la fille d'Erasmus (le doux ami de sa mère, je crois) en ville, donc il a droit à tout un périple initiatique en bus à travers les Etats-Unis pour aller la voir et la convaincre de revenir au pays et quitter sa vie aisée dans je-ne-sais-plus-quelle grande ville, périple pendant lequel il retrouve la foi et au terme duquel il finit par prendre la décision de parcourir le pays en caravane avec sa famille (son épouse était instit, ça facilite les choses côté éducation), moitié pour répandre la bonne parole, moitié pour se chercher, enfin bref, on sent que c'est initiatique à tous les niveaux. Fort bien.

En fait cet épisode nous prépare à un autre, celui-là étant vraiment épatant, où l'on retrouvait la toute aussi épatante Delta Burke (vous ne la connaissez sans doute pas et pourtant vous l'avez nécessairement déjà vue, par exemple les fans de Loïs & Clark se souviennent sans doute de Myrtle Beech ?) qui découvrait que, le fils qu'elle avait pensait avoir vendu à son mari alors qu'elle n'était qu'une junkie, là, eh bien c'est le fils adoptif des Greene, les héros de Promised Land justement ! Magistral épisode où non seulement nos angelots sauvent Delta de la drogue (et, vraisemblablement, la prostitution), mais ensuite la poussent à s'expatrier à l'autre bout du pays, où elle tombe sur la maison d'Erasmus qui justement sert de point de chute aux Greene, à la suite de quoi elle devient toute douce toute calme (elle met même des pulls en tricot), évidemment c'est le moment choisi par les Greene pour rappliquer pour Thanksgiving, et là tout s'emballe, Delta essaye de se réconcilier avec Dieu et son fils en même temps, le père adoptif (et accessoirement ex-beau frère) lui en veut à mort puis lui pardonne, et puis en plein milieu de la soirée de Thanksgiving ya un orage comme c'est pas permis et pour sauver son fils resté dans la caravane des Greene dans le jardin, Delta n'hésite pas à affronter les flammes pour le sauver, et elle en meurt. Et c'est beau.
Dit comme ça, ça paraît pas, mais je vous jure, bel épisode. C'est juste que c'est viscéral, j'ai du mal à le dire sans avoir l'air cynique. Mais promis, bel épisode.

Bref. Donc du coup, j'ai commencé à me demander : mais alors, si cet épisode (certes rocambolesque, mais touchant et bien mené) a su me séduire, peut-être que d'autres ont été bons, aussi !

Eh bien justement, oui ! Et là me vient en tête l'excellent épisode (ou double épisode ? je sais plus tout d'un coup) qui s'est déroulé en Chine : L'esprit de Liberty Moon. Magistral épisode osant non seulement parler de la situation politique en Chine (c'est dire si l'air de rien la série est parfois sortie de l'esprit bon enfant dans lequel on aime à la classer à la va-vite), mais aussi d'immigration, de torture... Et, avantage non-négligeable, on y retrouve Adrian Pasdar qui a certainement choisi l'un des meilleurs épisodes de la série pour se commettre dedans, preuve qu'il est aussi intelligent que beau (c'était pas ultra-nécessaire de le souligner, mais j'y tiens). C'était pas un de ses rôles les plus puissants mais au moins il n'a pas échoué dans un épisode niais.

Dans cet épisode, on a donc une jeune Chinoise qui a subit la révolution culturelle, et qui y a perdu son mari, et sa fille, dont elle n'est pas certaine qu'ils soient encore en vie mais ça ne l'empêche pas d'espérer. Le love interest de l'affaire (j'ai nommé Adrian Pasdar) fait son possible pour l'aider dans ses recherches, tout en essayant de son côté de faire les affaires pour lesquelles il est en Chine : il s'avère que ça va quand même bien aider à faire avancer les recherches de notre Chinoise, qui finalement, après bien des péripéties que je vous épargne, va se retrouver enfermée en prison, sans passer par la case départ ni toucher 20 000, et que Monica l'angelot accompagne donc pour la guider. Et là, attention : scène de torture. Bon c'est pas insoutenable, mais c'est quand même bien dur, on n'en est pas à des extrêmités à la Oz ou autres mais ça reste très percutant. Et je veux pas vous spoiler, mais ça finit même pas bien pour la Chinoise que même les anges ne peuvent pas sauver. C'est dire si l'épisode sort des sentiers battus.

Alors au final, pourquoi tant de monde (moi y compris la majeure partie du temps) pense que Les Anges du Bonheur est une série peu profonde, complètement initéressante et à but uniquement prosélyte ? Avons-nous tendance à juger une série à l'aune de son public, par exemple ? Ou bien estimons-nous qu'en avoir vu un, c'est les avoir tous vus ?

La seule existence de ces deux épisodes (mais ne croyez pas qu'ils soient les seuls, ce sont simplement les deux dont je me souviens le plus clairement) prouve que, parfois, il faut quand même gratter un peu.

Bon maintenant, de garder en mémoire cette leçon sur "dont judge the Holy Book by its cover" à donner une seconde chance à des séries qui m'ont ennuyées dés les premières secondes du pilote, il y a un pas que je ne franchirai pas. Mais peut-être pouvons-nous parfois réviser notre jugement sur des séries qui ont plus à offrir que les intrigues bidimensionnelles qu'on les soupçonne de nous balancer chaque semaine...

Et puis très sincèrement, je vais continuer mes fouilles pour retrouver l'épisode avec Delta Burke que j'ai, quelque part, sur une vieille VHS, parce que vraiment, ça le faisait.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (Dieu pardonne, moi pas) : la fiche Les Anges du Bonheur de SeriesLive. Et si vous êtes vraiment curieux, la fiche Promised Land de SeriesLive est aussi dispo depuis cette semaine.

12 février 2007

L'angoisse de la fin de saison

C'est horrible. Nan, ça ne peut pas se produire. Ah nan mais quelle horreur : plus que deux épisodes, et c'est la fin de la saison.

Je devrais être ravie, gourmande, curieuse, heureuse ! Mais la perspective que cette saison prenne fin (et que la suivante soit encore loin) me rend au contraire nerveuse. Tenir trois mois ? Vous n'y pensez pas !

Voilà plus d'un mois maintenant que mon homme, tombé comme moi amoureux de Battlestar Galactica, tente désespérément de voir la fin de la saison 2. Je suis étonnée qu'il n'ait pas vu le coup arriver. En effet, pour la saison 1, à peine achetée, à peine regardée ! Mais si la période de Noël n'avait pas été là, je pense que nous y serions encore, car la seule perspective d'atteindre le dernier DVD était terrifiante à mes yeux. Mais là, il n'y a pas (encore) de 3e saison ! Alors pas touche ! Je ne dis pas qu'on s'en garde pour plus tard, même pas, c'est bien simple : on regardera la fin de la 2e saison quand on sera sûrs d'avoir la 3e entre nos petites mimines. Avant, c'est même pas la peine d'y penser.

Je ne dis pas ça que parce que je pressens que, comme pour la première saison, le cliffhanger va être énorme. Non, parce que je vais vous dire : ça me fait exactement pareil pour la saison 5 d'A la Maison Blanche. Tant que j'ai pas le coffret de la saison 6, il est souhaitable pour tout le monde que le DVD reste où il est. Zoey pourrait être en danger de mort une nouvelle foi, le président Bartlet faire une attaque cardiaque doublée d'une aggravation de sa maladie, et Leo pourrait se mettre à sourire, que je ne changerais pas d'avis. N'y comptez pas. Et même si Josh devait embrasser Donn... enfin ça, on verra.

C'est psychologique. Quand on a comme moi le malheur de ne pas s'amouracher des séries les plus populaires (comme LOST), on se condamne à un rythme de sortie digne d'un scenario de soap opéra : l'an prochain on y est encore. Tenez, Une Nounou d'Enfer : près de 10 ans d'attente, tout ça pour quoi ? Une saison par an !!! Un malheureux sitcom déjà doublé et diffusé 100 fois, connu de tous ! Ils attendent quoi, que les tenues de Miss Fine aient vraiment l'air de dater de deux décennies ??? Autre exemple : vous avez vu combien de temps il a fallu attendre pour avoir Oz en DVD ? Hein ? Comment ne pas devenir parano dans ces conditions ?!

Alors oui, Grey's Anatomy, LOST... alors là d'accord, là ça y va, genre une demi-saison tous les quinze jours, là ok, on se lâche ! Mais les autres, hein, les autres ? Bah les autres rien, nada, nothing, pouet, peau d'balles ! Faut pas compter dessus. Et je ne compte même pas sur les diffusions télé, yaurait de quoi devenir chèvre. M6 a beau s'obstiner à rediffuser Une Nounou d'Enfer, apparemment la chaîne ne retrouve pas ses 3 dernières saisons, et même les trois premières c'est pas dit qu'elles soient montrées dans l'ordre. Et l'épisode de Noël en dessin animé, vous l'avez vu plus d'une fois, vous ? Voilà, exactement ce que je disais.

Alors ce DVD de Battlestar, plutôt mourir que le sortir de sa boîte avant la parution du suivant. C'est peut-être d'une logique bancale (parce que dans le fond, je suis bien consciente que je me prive de ma série pendant tout ce temps-là) mais je n'en démordrai pas.

Et il y a peut-être certaines séries qu'on peut se permettre de mordiller ça et là sans complexe, mais quand il s'agit tout de même de Battlestar Galactica, A la Maison Blanche, Oz et Une Nounou d'Enfer, non madame, non monsieur, chez moi on ne mange pas de ce pain-là. Bon d'accord, du coup on ne mange plus rien du tout, mais pourquoi on n'en profiterait pas pour regarder ce DVD de Mutant X qu'on snobe systématiquement chaque fois qu'on se demande ce qu'on pourrait regarder, hein ? C'est vrai ça, que fait cette bouse dans le fond de la téléphage-o-thèque, toute poussiéreuse et délaissée de tous...?

20 janvier 2007

Ré-incarnation ?

C'est en regardant l'un de mes épisodes de Hollywood Off Ramp (une assez sympathique, quoique peu originale dans le traitement, anthologie qui en quelque sorte transpose Au-delà du réel dans l'univers de Hollywood) que j'ai repensé à ces acteurs télé qui tentent d'avoir une seconde vie.

Dans l'épisode en question (In her footsteps), la jeune assistante d'une actrice vétérante surprenait sa patronne, qui faisait appel au vaudou (ou assimilé) pour être investie de l'esprit d'une grande actrice ayant ses empreintes sur Hollywood Boulevard, et ainsi reproduire son jeu. Naturellement la jeune assistante, qui rêve d'être une vraie actrice, a tôt fait de reproduire l'incantation, elle décroche effectivement un rôle mais son jeu étant trop copié sur celui de l'actrice qu'elle a invoquée, son réalisateur lui demande de nuancer son jeu. Elle tente donc d'invoquer plusieurs autres actrices... mais la tentative échoue car les âmes des actrices sont offusquées d'être invoquées en même temps (quel ego !!!).

D'une certaine façon, cette façon pour l'actrice vétérante de toujours avoir le même jeu (logique, puisque contrairement à la jeune assistante, elle n'a en a pas appelé à plusieurs actrices mais toujours à la même) m'a fiat me questionner sur ces acteurs de série télé qui, ayant un rôle marquant derrière eux, s'essayent à la reconversion.

Prenez David Boreanaz. Dans Bones (ne regardez pas pour autant ou je vous désavoue !), il joue... eh bien, soit il joue toujours Angel, soit il n'a jamais joué que David Boreanaz ! Voilà quelqu'un pour qui j'ai beau froncer les sourcils, ouvrir grand les yeux ou tenter d'enlever mes lunettes, je vois toujours la même personne. Mon homme prétend qu'il aurait dû se couper les cheveux différemment ou les teindre. Je prétends qu'il aurait dû prendre des cours de comédie.

A contrario, des acteurs comme Michael C. Hall (qui dans Dexter nous fait tout oublier de sa personnalité de Six Feet Under) ou Courtney Cox (avec Dirt, plus de 10 ans la séparent des débuts de Friends, mais son jeu a aussi beaucoup plus de finesse qu'alors, même pendant les dernières saisons), ou encore l'hallucinant caméléon Adrian Pasdar... il faut au contraire une certaine dose de concentration pour reconnaître l'acteur, et se rappeler de la personnalité de son incarnation précédente ! Pour autant que Greg Grunberg me soit sympathique, ce bonhomme ne parvient jamais à se transfigurer, tandis que j'ai parfois du mal à me souvenir qu'il y a quelques années à peine, la formidable Lauren Velèz officiait régulièrement dans Oz !!! Des exemples parmi tant d'autres.

Est-ce simplement une question de talent ? Un problème de casting ? Le reproche doit-il être fait aux scenaristes, aux producteurs...?

Le fait est qu'étrangement, on s'attache plus à ces acteurs transformistes, qu'à ceux qui ne font que s'interpréter ou s'autoparodier tout au long de leur carrière. Cet attachement va pourtant à rebours de la particularité du travail d'un acteur dans une série, qui nous fait associer un visage à un rôle pendant plusieurs années...
D'un autre côté, que peuvent faire tous ces acteurs sinon vivre de leur métier ? On ne peut pas non plus les forcer à stoper leur carrière alors même qu'un rôle leur a permis de se faire connaître...

Dans tous les cas, cette saison m'a semblé marquer le come back de pas mal de monde... mais si Richard Dean Anderson parvient à sembler toujours avoir été O'Neill, pourquoi pas eux ?

20 janvier 2007

Petite liste

Ca ne coûte rien de rêver. Et puis on sait jamais...
Mon anniversaire tombe dans maintenant 5 jours, je serai vieille, je mérite une compensation. Ayez pitié, c'est l'année des Catherinettes.

Donc, j'ai décidé de me faire une petite liste des DVD que je rêve d'avoir... Je sais qu'ils existent ! Mais ptet pas tous dans notre pays. Peu m'importe. De toutes façons pingres comme vous êtes, vous allez sans doute ne rien m'offrir. Je tente quand même :
- A la Maison Blanche : je n'ai toujours pas trouvé le temps ni les moyens de faire main basse sur la saison 6. C'est emmerdant. J'ai aussi la 1e saison en vieilles VHS et elles gagneraient à trouver du repos en étant remplacées par des DVD.
- Action! : cette épatante série d'humour trash, vitriolant Hollywood et nous permettant de mater Jay Mohr (maintenant qu'il est marié à Nikki Cox de Las Vegas, vaut mieux faire une croix dessus et se rabattre sur les DVD) n'a pas son égale... et hélas peu de chances d'atteindre un jour un quelconque créneau d'une chaîne hertzienne. Une seule saison, c'est quand même pas la mort.
- Farscape : j'ai bien la première partie de la première saison (soit un centième de huitième de la série... non attendez, un dixième de la moitié... non c'est pas ça...) mais franchement, je suis bien plus tentée par l'acquisition rapide et la moins coûteuse possible de la série dans sa totalité. Si vous arrivez à faire ça, je vous offre la première partie de la première saison pour votre peine.
- NY Unité Spéciale : de vous à moi, même si la série devient lisse avec l'âge (comme la peau de Mariska Hargitay : hasard ou coincidence ?), ça reste une formidable série ! Ca me fera gagner une place folle sur mes diverses VHS de mauvaise qualité, où en plus je suis loin d'avoir réussi à avoir tous les épisodes. Il me manque même celui où Sherilyn Fenn est une belle-mère incestueuse, imaginez mon désarroi.

Liste non exhaustive.
Bon, si vous n'avez vraiment pas les moyens, vous n'avez qu'à prétendre que je n'ai pas communiqué mon adresse postale sur ce blog, et que tout ce que vous pouvez faire, c'est me montrer une photo de la cover de l'un ou l'autre des coffrets sus-cités. Je vous en voudrais pas. Pas trop...

Sinon en Belgique, la première saison de Oz est sortie cette semaine, aussi. Pour pas cher... J'dis ça... j'dis rien.

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18 janvier 2007

Papa est mort

Papa est mort. Ca fait quatre jours qu'il est dans sa chambre et qu'il n'est pas sorti de là. Et alors me direz-vous ?
Attendez, voilà le pire : il n'a même pas de bière avec lui. Vous voyez ? Papa est mort !

Titus fait partie de ces séries que, nom de nom, si seulement on avait eu la bonne chaîne au bon moment, on aurait suivie de bout en bout !!! Le ton cynique du narrateur vaut à lui seul. Lorsqu'il nous lance en ouverture que plus de 60% des américains ont une famille dysfonctionnelle, et que du coup, ce sont les 30% et quelques des autres américains qui ne sont plus dans la norme, on sait déjà qu'on va adorer !

Considérant qu'en prime, j'apprécie assez l'acteur Zack Ward (qui hélas s'est limité avant et après à des seconds voire troisièmes rôles), je ne pouvais qu'applaudir des deux mains cette série grinçante à souhait.

Entre les monologues de Christopher Titus (qui ne sont pas sans rappeler, dans le fond comme dans la forme, les solliloques de Harold Perrineau dans Oz), les dialogues oscillant entre l'absurde et l'amer, et quelques inserts particulièrement bien trouvés (dont Linwood Boomer s'est nécessairement inspiré ultérieurement pour Malcolm in the Middle), tout fan de sitcom trouve son compte, à condition de ne se laisser offusquer par rien, et surtout pas le politiquement incorrect.

Encore une série que hélas aucune chaîne hertzienne ne semble avoir envisagé d'ajouter à sa programmation, pourtant croyez-moi, un vendredi soir après Scrubs, par exemple, ça ne ferait de tort à personne (oh, je suis sûre que la blondasse qui fait la nocturne n'en est pas à 20mn près), et je dirais même que ça permettrait à M6 de regagner ses galons de chaîne pas prise de tête et djeunz', sans prendre de risque.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Titus de SeriesLive.

17 janvier 2007

I fall into pieces

Ce n'est pas que j'aime avoir un train de retard, c'est que ces derniers temps, j'ai du mal à suivre, on peut pas être au four et au moulin. Alors me voilà, avec quelques mois de retard, en train de m'essayer au pilote de Dexter, dont j'ai entendu dire plutôt du bien ces derniers temps. A raison. Enfin un personnage froid qui n'est pas vide (in your face, Dirt) !!! Depuis combien de temps n'avais-je pas vu ce type de héros à ce point distant et tourmenté ? Sans doute depuis Profit (ça demande réflexion en tous cas).

La particularité de Dexter, c'est d'être capable à la fois de nous montrer un être profondément ambigu et malsain, et en même temps de tirer du bon de tout ce qui sort de lui. Dr Jekyl ou Mr Hyde, même combat : les deux servent une certaine forme de justice. A mes yeux c'est cependant à la fois un élément brillant de la série (éviter de tomber dans une vision manichéenne des comportements humains) et dommageable, en fait, car c'est un peu trop facile que d'avoir ici un personnage dont les parts d'ombre servent finalement toujours à faire le bien (mais bon, il y a peut-être des limites à ce que le public peut tolérer de la part du personnage central d'une série que par définition, il va suivre pendant plusieurs semaines).

Mais qu'importe, car le pilote de Dexter est tout de même un chef d'oeuvre de discours doubles et malsains, et d'exploration de tout ce que l'être humain a de plus malade au sens psychiatrique du terme. Ce qui importe n'est pas tant comment Dexter est devenu ce qu'il est (à l'âge adulte, il ne semble pas tellement se poser la question dans cet épisode d'ouverture, qui ne nous laisse pas croire que c'est une quête fondamentale pour le personnage), mais comment il vit avec ce qu'il a de plus ignoble en lui, et tente d'en tirer le meilleur, oscillant toujours entre ses pulsions réelles et son attitude sociale. Dans cette sorte de double identité à la Bruce Wayne, Dexter a une parfaite lucidité sur cette valse hésitation qui, ne nous y trompons pas, repose sur le fait qu'il tente de se conformer à des normes sociales dont il sait pertinemment qu'elles ne lui conviennent pas, et dont il se joue. A cet égard, les scènes issues de l'enfance et l'adolescence (qui nous permettent d'apprécier le très bon James Remar... ce type se bonnifie avec l'âge !) sont des clés capitales, même si légèrement redondantes, sur la dualité que Dexter se prépare pour l'avenir.

Voilà une série qui est dérangeante à souhait, et qui l'assume ! Dexter développe tous les indices classiques permettant de reconnaître un psychopathe : les premières manifestations dans l'enfance, une intelligence aigue, une admiration sans borne pour les intelligences qui lui sont supérieures, un certain mépris pour ce que la Police compte d'éléments les plus méprisablement moyens, et une envie folle de jouer en permanence avec le feu, de se glisser à la barbe de tous ces uniformes pour leur donner des leçons sur son art sans jamais se faire prendre. Ouais, moi aussi j'regardais Profiler.

L'épisode voudrait nous faire croire qu'un arc s'ouvre devant nous, avec le jeu pervers qui s'initie entre Dexter, et l'auteur des découpages en série. A votre place, je ne m'y fierais pas. A la mienne en tous cas, j'émets de sérieuses réserves. Car ce que ce pilote amorce, et c'est ça qui est bon, c'est plutôt une étape du développement du déséquilibre de Dexter : son modus operandi est en train de changer. Désormais, il va jouer avec sa future proie au lieu de simplement la piéger et l'exécuter, et sans aucun doute flirter plus encore avec le bord du précipice. C'est en tout cas cela qui me semble être la promesse captivante de ce series premiere, et c'est cette perspective qui me fait toute acquise à la cause Dexter.

Depuis la disparition d'Oz et le lustre progressif de NY Unité Spéciale, c'est le show qui manquait à mon menu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dexter de SeriesLive.

15 janvier 2007

Cachez-moi cette série que je n'Oz voir...

Fuck ! Devoir attendre tout le mois de janvier... et tout le mois de février... et quelques jours en mars... ça en fait du temps à attendre. C'est pas comme si la vie étant en suspens d'ici-là (au contraire, c'est le moment de trouver des subventions) mais la sortie de la première saison de la merveilleuse série Oz semble encore trop lointaine pour être réelle. Pourtant cette semaine, ce même coffret sort en Belgique (mouais, j'vous retiens, les Belges, une fois !), ce qui donne tout de même un peu de consistance à cette release providentielle.

Rappel des faits : c'est pas facile d'être Ozoïno-maniaque. J'avais découvert la série il y a plusieurs années grâce à mon enregistreuse de l'époque, qui avait pris le risque de me prendre un épisode au hasard afin de me permettre de compléter ma COLLECTION. Lorsque j'ai vu la cassette, ce n'est pas simplement le postérieur rebondi de Kirk Acevedo en cellule d'isolement qui m'a convaincue de poursuivre l'expérience : c'est la noirceur intense qui se dégageait de la série. Ont suivi plusieurs enregistrements plus ou moins scrupuleux que j'ai dévorés avec impatience -mais jamais de nuit.

Hélas, mon enregistreuse a disparu du paysage au bout de quelques temps... fort heureusement, M6 n'a pas tardé à enchaîner sur la première saison (inédite) de Oz, genre en 20e partie de soirée, mais c'est pas grave. En dépit du fait que je captais la chaîne à grand'peine, j'ai donc religieusement enregistré chaque épisode, et regarder avec amour (ou ce qui peut s'en rapprocher quand on parle de cette série).

J'aurais dû le sentir venir : à caser une pub pour Serieclub avant, pendant, et après les diffusions des épisodes, il n'était pas difficile de comprendre que cette diffusion servait d'appât pour la chaîne câblée. Je me demande d'ailleurs si ça a marché. Toujours est-il qu'en plein émeute -CLAC ! Plus rien. M6 n'a jamais eu les tripes de diffuser la seconde saison. Trop violent, qu'ils disaient. Comme si la première saison était tendre, et comme si l'heure de diffusion laissait un quelconque doute au sujet du public qui parvenait à voir la série. Pffeu !

Donc : drame. Il m'a fallu attendre d'avoir Série Club temporairement pendant le premier trimestre 2005 pour enfin voir... la fin de la dernière saison. Gmbl...

Et pourtant, en dépit de tous ces inconvénients, et de ma découverte complètement décousue de cette série, je suis et reste complètement amoureuse de chacun des aspects de cette série (dont mais pas seulement, Christopher Meloni, il fallait que ce soit dit !). J'ai pu toucher du doigt une profondeur d'écriture, et une qualité de jeu, qu'on voit rarement ailleurs.

Ce coffret DVD, et de surcroît à ce prix ridicule (surtout au vu de ce que la FNAC consent à le vendre en import) : IL ME LE FAUT !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Oz de SeriesLive.

14 janvier 2007

Ne me quitte pas : Leaving L.A.

Ca m'a prise hier soir : en farfouillant dans ma téléphage-o-thèque, j'ai retrouvé le pilote de Leaving L.AQuestion 8 et ai été prise d'une envie subite de le regarder une fois de plus. Non sans attrapper au passage mon homme qui a été une fois de plus le cobaye de mes expérimentations de contagion.

Pourquoi regarder Leaving L.A. ? Bon, d'abord parce qu'il y a Christopher Meloni (avec des cheveux !) et que franchement, une série vaut toujours 100 sous de plus avec lui. C'est vrai ça, à bien y réfléchir, où je l'ai vu ? Brooklyn South : j'ai adoré ! Oz : j'ai encensé ! New York Unité Spéciale : je suis addict. Bon, de vous à moi, celui qui arrive à me citer une série navrante avec lui gagne la palme. Voilà, si ce n'est l'unique raison, au moins une excellente raison de se lancer dans Leaving L.A., d'autant qu'il y a véritablement le beau rôle : les meilleures répliques ? C'est pour bibi ! Le sourire charmeur ? C'est pour bibi ! En quelques épisodes il réussit à y être à la fois pleinement lui-même et à la fois un personnage bien à part de sa filmographie, attachant et sympathique. Et puis ce type est simplement un condensé de ce que les hormones mâles font de mieux en ce bas-monde... Il n'a pas besoin de se comporter d'une façon spéciale, ce mec est l'Homme, point barre. Meloni est certainement un de mes 5 acteurs préférés, toutes catégories confondues, si ça c'était pas remarqué.
Belle prouesse, mais c'est pas tout.
Parce que, merde, vous avez vu le reste du casting ? Melina Kanakaredes (pré-Providence), Ron Rifkin (pre-ALIAS), Hillary Swank (pre-Million Dollar Baby)...! Mais que demande le peuple ?!

Tant de talents dans une série ne suffit pas toujours à en remonter le niveau, mais heureusement Leaving L.A. est d'un immense optimisme, qui transparait dans chaque ligne de dialogue. Bien plus que la dépressive et névrotique Six Feet Under, elle est capable de parler de la vie grâce à la mort.

Pourquoi ? Parce que quels que soient les cas abordés (le pilote en effleure quelques uns à lui tout seul), il y a toujours une somme d'amour de l'humanité et de profonde envie de vivre qui se détache. Le dialogue entre Gallante et Simms en fin de pilote est formidable à cet égard :
- C'est un métier intéressant... Il fait réfléchir à plein de choses...
- Il nous fait réaliser à quel point on n'a pas envie de...
- De mourir ?
- D'arrêter de vivre.
Franchement, des séries qui donnent envie de respirer à plein poumons (fusse-t-il l'air vicié de L.A.) et d'aller toujours de l'avant, il n'y en a pas tant que ça. Les personnages qui travaillent à la morgue sont une formidable force de vie, chacun à sa façon : que ce soit le Dr. Bernstein qui fait pousser des légumes sur le toit (ils sont immangeables mais ce n'est pas le sujet) de ce bâtiment-même qui est le dernier relai avant l'enterrement, la brancardière Tiffany qui est d'une patience, d'un amour et d'une compassion sans bornes et qui parle aux morts pour les rassurer, tout le monde semble tirer une incroyable capacité à faire naître la vie là où tout pourrait n'être que désolation. Jusqu'à l'un des personnages qui s'apprête à accoucher d'un épisode à l'autre !

Et cela sans parler du générique qui est une véritable merveille, chaleureuse et porteuse d'espoir (a contrario, j'insiste, de Six Feet Under ; je veux bien qu'il s'agisse d'une très bonne série mais franchement ya de quoi se flinguer avec tout ça !). D'ailleurs si quelqu'un l'a en en video, ne serait-ce qu'en basse qualité, je suis preneuse ! (c'est moyennement pratique de faire tourner en boucle ma VHS...)

Leaving L.A.
fait sans aucun doute partie de ces séries trop peu connues (et avortées : 6 épisodes seulement...) qui pourtant marquent comme au fer blanc.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Leaving L.A. de SeriesLive.

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