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ladytelephagy
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x-files
26 juillet 2009

PLAY THE GAME

C'est au prix ridicule de 9€ que j'ai déniché le jeu video de Desperate Housewives, il y a quelques mois ; une occasion qui, pour tout téléphage bien éduqué, ne se refuse pas. A plus forte raison s'il a aussi des tendances geek. J'ai mis quelques heures à peine à en faire le tour (en ayant testé chaque fin différente, puisque le jeu en propose effectivement plusieurs au moment de son ultime chapitre), et quand aujourd'hui ma frangine m'a offert deux jeux, un pour Urgences (elle ne pouvait mieux tomber !) et un pour Lost, je dois dire que je n'ai pas caché ma joie.

Les jeux video ? Disons que j'ai eu ma période, comme Picasso a eu sa période bleue. Il y a de cela 10 ou quinze ans, mettons, lorsque ma frangine et moi-même nous cotisions afin d'acheter en commun des consoles de salon (la Saturn, c'était le futur !). Depuis, en-dehors d'une poignée de jeux (les Sims, Civilization IV...), ça m'est passé. On notera au passage que je ne joue d'ailleurs plus que sur PC.

Mais il me parait amusant d'essayer quand même les jeux videos tirés de séries télé. Ma lubie depuis quelques temps, c'est d'en essayer un maximum.

Je me souviens vaguement avoir passé un peu de temps sur X-Files sur Playstation, mais c'était absolument assomant, et à plus forte raison sur console. Le gameplay était réduit à sa plus simple expression, l'ambiance n'était pas au mystère mais à la froideur (et la différence est de taille), bref c'était pénible. Je ne sais même pas où il est passé, ce jeu, tiens.
Je me souviens également avoir acheté avec mon copain de l'époque le tout premier jeu video issu des Experts Pampelune. Durée de vie limitée, mais quand même bien sympa. L'ambiance était là, l'intrigue corsée juste ce qu'il fallait, mais pas trop prise de tête non plus, en un mot : fidèle à ce qu'on peut attendre de la série elle-même.
En revanche, le jeu tiré de Law & Order que j'ai récupéré en occasion il n'y a pas si longtemps, bien que réalisé de façon très similaire, est un parfait exemple de portage qui pousse au suicide. Pas de rythme, pas d'enjeu, du coup on se lasse très vite, car ce qui fait que cette franchise est intéressante, c'est aussi son rythme et son intelligence aigue, disparus lors du passage en mode jeu. Qui s'y frotte s'y pique...
Ah, il y a aussi eu Buffy ! C'était quand même bien bourrin ce jeu... le côté console n'aidant pas. Certes l'univers était fidèlement transcrit, mais on restait un peu au ras des pâquerettes côté scénario et profondeur des personnages. Et puis au bout d'un moment, taper du vampire, hein... j'me comprends.
Et ceci sans même reparler du casual game de Party Down, je pense qu'on a déjà bien exploré la question, inutile d'y revenir.

Les caractéristiques du jeu video inspiré d'une série ? Il est évident que chacun (entendre par là : chaque fan) s'attend à retrouver les personnages de ladite série. Le contraire serait décevant mais pas complètement impossible (ex : les personnages principaux ont disparu et l'avatar du joueur doit les retrouver). Cela dit, se limiter à cela est très désagréable, et ne suffit pas.
Si le jeu ne présente pas un univers proche de la série, c'est là aussi un problème : il lui faut reprendre les codes graphiques (c'est tout bête, mais la lettrine, par exemple...), esthétiques si possible, et si en prime l'accompagnement musical est au diapason, c'est carrément le pied. Ne parlons même pas du summum du luxe pour les petits Frenchies que nous sommes : les doubleurs habituels !

Le défi suivant est de trouver un genre de jeu qui corresponde à l'esprit de la série. Pour les séries policières, j'ai envie de dire qu'il n'y a pas tellement de question à se poser, il est vrai. Pour le portage de séries plus axées sur le dramatique (à l'instar du jeu Dexter qui se prépare), là, par contre, on est en droit de se demander comment ça peut tourner. Clic-and-play sur le mode "comme ça c'est jouable pour ceux qui ont un PC qui tourne encore sous Windows 98" ? Baston pure et simple pour se simplifier la vie ? Enigmes plus ou moins originales histoire de donner un semblant d'intrigue ?
Dans ce domaine, on ne s'avance pas trop en prédisant que le studio ira au plus simple. La décision de lancer un jeu video à partir d'une série se fait en général dans des conditions plus mercantiles qu'autre chose, le jeu ne s'adressant alors pas à des gamers mais à des spectateurs, l'originalité est rarement de mise et la rentabilité est la priorité. Fan-milking ? Oh, si peu. Pourtant, même si le soin graphique et/ou la puissance technique ne sont pas au rendez-vous (les jeux videos inspirés de séries étant rarement révolutionnaires par leur gameplay ou le moteur), on trouve des jeux très sympathiques.

Urgences, testé ce soir (qui a besoin de dormir quand on peut jouer à Urgences en regardant Urgences ?! Ce n'est pas raisonnable quel que soit l'angle par lequel on le prend, mais bon) est l'exemple typique de jeu video largement imparfait, à la jouabilité disons... limitée, mais pourtant diablement divertissant de par les éléments que le jeu a su transposer, comme les personnages ou le plan du Cook County. On retrouve l'adrénaline qui fait la série dans ses moments les plus palpitants ; de façon un peu prévisible, les aspects dramatiques semblent plus difficiles à mettre en place. Peut-être passées les deux premières heures de jeu ? A l'impossible nul n'est tenu, cela dit.
Cela dit, il n'est pas garanti que ce soit totalement impossible, et j'en parlais plus haut, mais Desperate Housewives, en dépit de certains aspects techniques laissant largement à désirer (et certaines options qui auraient gagné à être développées, comme la décoration des maisons et des jardins, réduites à des gadgets alors qu'il était envisageable d'étendre la durée de vie du jeu par ce biais), parvient à merveille à rentranscrire l'univers de Wysteria Lane, grâce à l'inclusion très bien gérée de cinématiques où la voix de Mary Alice conte les chroniques de la rue avec le même brio que lors d'un épisode, chaque séquence correspondant de si près au cahier des charges de la série elle-même, qu'elle en pointe du doigt la répétitivité de la structure. Mais à travers ses intrigues et ses personnages formidablement bien campés (même si on regrettera que les voix aient rarement pu être préservées ; pour la défense des comédiens de doublage ayant pris le relais, ils ont beaucoup donné pour tenter d'imiter leurs prédecesseurs), le jeu est une réussite... à condition de ne pas se laisser berner et ne pas oublier qu'on n'a pas la liberté des Sims.

On ne s'attend jamais à ce qu'un jeu video basé sur une série soit extraordinaire, on lui demande juste de prolonger un univers qui nous est familier. En l'occurence, pour la plupart d'entre eux, la mission est accomplie. Je suis même surprise, depuis que j'ai commencé ma collection de jeux videos adaptés de séries, de n'en avoir pas plus rencontré de médiocres, tant on pourrait penser qu'ils sont certainement développés à la hâte. De ce côté-là, je trouve qu'on est moins à plaindre que les portages réalisés à partir de blockbusters du cinéma...

A quels jeux videos de ce type avez-vous déjà joué ?

GAMES

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22 juin 2009

[GAME] Souvenirs, souvenirs

Résultats de la première édition du jeu des intrus !
Avant de décerner le cookie au gagnant (ils sortent du four, je voudrais pas que vous vous brûliez la langue), on va donc revenir sur chacune de ces affirmations que je vous ai proposées la semaine dernière...

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
C'est absolument vrai et c'était l'épisode où le personnage d'Alan Birch mourrait tragiquement, et ce en laissant une adorable petite fille derrière lui. Je n'ai d'ailleurs pas juste pleuré, je suis restée pétrifiée pendant une bonne heure après ça...
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
C'est absolument vrai et j'ajoute qu'en plus, il se désintéresse totalement des scènes qui se passent chez Mitch et son fiston. Un post est en préparation à ce sujet, c'est édifiant.
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
A ma grande honte, c'est vrai. Le problème d'acheter beaucoup de DVD c'est qu'on ne les finit pas forcément avant de passer au suivant...
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemars
Et j'ajoute que du coup, toute la famille a été sommée d'arrêter de regarder également et qu'on est revenus aux "samedis Patrick Sébastien". Une dure époque de ma vie de téléphage, mais ce qui ne nous brûle pas la rétine nous rend plus fort.
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
La chose est absolument vraie même si je n'ai aucune idée de pourquoi. Par contre je ne les ai pas regardés depuis qu'ils ont été mis sur pelote de laine, pour ma défense !
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
J'y suis retournée samedi, je pense qu'on peut même dire que j'ai dépassé les 600 (c'est indécent aussi).
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
C'est une honte le traitement des rousses à la télé, elles ont toujours des fringues pas possibles ! Charlotte au moins, elle sait s'habiller. Mais c'est une coincée, je ne la supporterais pas.
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
On en avait déjà parlé et je n'ai pas changé d'avis à ce sujet. Peut-être que posséder la saison 2 me permettra enfin d'en faire le deuil ?
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
L'un de vous avait eu la primeur de cette information il y a des mois de ça mais je ne sais pas s'il s'en souvenait. C'est vrai mais je vais en tous cas recommencer à enregistrer des posts anciens qui ont été peu ou pas commentés, pour leur donner une nouvelle jeunesse. Je vous tiens au courant cet été.
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
En fait cette semaine, dans l'intervalle, j'ai retrouvé l'un de ces CD. Contente, je l'ai dit à ma frangine qui me l'a du coup emprunté. Je ne l'ai toujours pas vu...
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
C'est tellement vrai que ça pèse une tonne à chaque déménagement. Pour certains ça ne vaut pas vraiment le coup mais j'ai toujours l'espoir de me faire un stock de scans un jour...
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
Maintenant que j'ai rédigé cette phrase, je pourrai consulter ce post en cas de doute et faire des copier-coller. Dans l'épisode fanfic que j'avais écrit à un moment (et qui était trop Mary Sue pour être publié, n'insistez pas), le nom est cité au moins 50 fois avec cette orthographe.
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres
Il y était question, pèle-mêle, d'informaticien sexy, d'aubergines farcies, et de gens qui remuent les doigts plus vigoureusement que d'habitude. C'était censé remplacer la 3e saison et ça tenait vraiment de la private joke entre fans, vous n'y comprendriez rien.

Vous l'aurez donc compris, la phrase qui n'était absolument pas vraie était la suivante :
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
Le cookie de la victoire revient donc à Scarlatiine qui a été la plus rapide à donner la réponse, je vous l'avais dit, c'était aussi un jeu de rapidité. Comme l'a souligné Jérôme, si je n'ai pas honte de certaines autres séries dans ma telephage-o-theque (moi j'aurais plutôt mentionné Les Routes du Paradis mais bon), je suis prête à tout mettre dans cette rubrique pourvu de me rappeler d'avoir le DVD (par exemple je persiste à croire que j'ai d'autres saisons d'A la Maison Blanche en DVD mais impossible de mettre la main dessus). Voici donc un cookie amplement mérité :
(hm, dans mes archives, je vois que tu n'as pas gagné de cookie entier depuis l'époque de ton pseudo précédent...)
cookie_Scarlatiine

Je propose qu'on lance une nouvelle semaine de jeu des indices, avec aujourd'hui comme thème : mes souvenirs téléphagiques. On a tous ici, je pense, grandi devant la télé. Voici quelques unes de mes premières expériences... à vous de me dire celle dont vous pensez qu'elle ne s'est jamais produite.

- pendant les vacances, j'étais capable de passer la journée devant des séries, en commençant devant KD2A et en finissant juste avant que ma mère ne rentre devant Urgences
- quand mon père rentrait tard du travail, ma mère nous autorisait à manger devant la télé. C'est ainsi que coquillettes et Notre Belle Famille sont liées à jamais dans mon subconscient
- j'ai eu en ma possession 3 coffets VHS de Profit
- une fois, j'ai volé sans le faire exprès une encyclopédie Star Trek d'une valeur à l'époque d'environ 200 Francs
- pendant une époque j'ai mangé tous les jours au Quick pour pouvoir collectionner les tasses et mug Friends
- ma mère m'avait créé un cahier spécial dans lequel elle avait collé toutes les coupures de journaux sur MacGyver (je crois qu'elle était plus fan que moi)
- on me répète que je regardais Les Tripodes quand j'étais petite, mais je n'en ai pas le moindre souvenir alors qu'il parait que ça m'avait terrifiée
- j'ai fait découvrir Buffy à ma soeur alors que pendant longtemps, elle pensait que c'était une niaiserie de série Z
- mon premier coffret de série, c'était la VHS de la moitié de la première saison d'Invasion Planète Terre
- un été, ma mère a bouclé à clef le meuble télé ; je n'avais pas assez regardé MacGyver, parce je n'ai jamais réussi à crocheter...

N'oubliez pas que le premier à trouver la bonne réponse aura gagné, c'est un cookie qui ne se partage pas qu'on peut gagner dans ce jeu ! Résultats lundi prochain...

21 juin 2009

Why not regarder Fringe

ReasonsWhyNot_Fringe

Voici les 10 raisons de ne pas regarder Fringe :

1 - Parce qu'Anna Torv a le regard qui porte décidément bien son nom
2 - Parce que vous allez vous demander cent fois si Poppy Montgomery s'est fait cloner
3 - Parce que Joshua Jackson
4 - Parce qu'on a tous déjà vu X-Files
5 - Parce que le pilote dure trois fois le temps nécessaire, à cause des effets spéciaux de folie
6 - Parce que ça a été racheté par TFHein
7 - Parce que c'est pas parce que la saison 2008-2009 a été pourrave qu'il faut vous sentir obligé d'apprécier quand même une série de la rentrée
8 - Parce que vous bossez le jeudi
9 - Parce que si vous n'avez pas encore commencé, c'est pour une bonne raison, eh bien voilà, c'est celle-là la n°9
10 - Parce que le suicide n'est pas une solution
Libre à vous d'en ajouter, étant bien entendu qu'il n'y en a aucune à retirer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Fringe de SeriesLive.

15 juin 2009

[GAME] Je n'avouerai jamais...

...sauf à vous.
Aujourd'hui j'inaugure un nouveau type de jeu, qui survivra, ou pas, ça dépendra de vous. Le jeu est parfaitement simple, je vous rassure... mais le nombre de commentaires sous ce post le confirmera (ou pas).

Le but du jeu est donc le suivant : je vous donne une liste de plusieurs faits, bien-sûr en rapport avec la télévision (ici, des aveux un peu honteux), et vous devez trouver celui qui n'est pas vrai. Il est possible que des indices soient ou ne soient pas disséminés dans mes posts passés de ce blog, d'ailleurs. Vous pouvez chercher dans les archives pour trouver certaines réponses, vous pouvez vous creuser les méninges en essayant de vous souvenir de mes goûts personnels, ou vous pouvez tout simplement jouer au pif, à votre guise.

Et naturellement, le premier (l'heure du post faisant foi) à trouver la seule affirmation fausse de la liste gagne un bon cookie.

- la première fois que j'ai éclaté en sanglots devant la télé, c'était devant Chicago Hope
- l'un de mes chats aime regarder Alerte à Malibu
- je n'ai jamais regardé l'intégralité des épisodes de Oz
- mon père a arrêté de regarder X-Files après un épisode où Mulder et Scully vieillissaient de façon accélérée, parce qu'il en a fait des cauchemards
- j'ai cagoulé tous les épisodes de Stacked, et je les ai tous gardés
- la honte d'avoir acheté le DVD de la première saison de One Tree Hill est si forte que je ne l'ai jamais ajoutée à la galerie Diagnostic COLLECTION
- depuis la rentrée de septembre, j'ai dépensé plus de 500 euros à la FNUC (c'est indécent)
- dans Sex & the City, je préfèrerais être amie avec Miranda, mais si elle avait la garde-robe de Charlotte
- je me refuse à regarder les derniers épisodes de Pushing Daisies
- j'ai tellement d'idées pour ladytelephagy On Air que je n'y touche plus très souvent de peur de devoir choisir
- une à deux fois par an, je cagoule le pilote d'Entourage, je le mets sur une pelote de laine... et je le perds sans l'avoir jamais vu
- je garde religieusement tous les magazines spécialisés en séries que j'ai achetés ces dix dernières années
- longtemps, j'ai cru que Teal'C s'écrivait Tirk'h (je dois encore en vérifier l'orthographe aujourd'hui)
- quand j'étais ado, j'avais commencé une fanfic parodique d'Invasion Planète Terre qui avait duré un peu moins d'une dizaine de chapitres

On est lundi, je vous laisse une semaine pour faire des propositions ci-dessous, réponse lundi prochain ! N'insistez pas, vous n'aurez pas d'indice, vous y arriverez tous seuls...

25 avril 2009

La vérité est sous leurs yeux

Un peu plus tôt cette semaine avec The Wedding Bells, on parlait de la façon dont il parait impossible de rater une série où pourtant des noms qui nous sont connus, voire même des visages, ont travaillé, mais force est de constater que même ce genre de choses n'empêche pas de passer à côté de séries qu'on aurait pourtant eu toutes les raisons de découvrir il y a des siècles.
Sans que cette fois ce ne soit la faute du quizz démoniaque de Serieslive (ou alors, très indirectement, vous savez ce que c'est : on clique ici, puis là, puis encore là, et pouf ! On tombe sur un pilote par hasard), je découvre donc aujourd'hui The Chronicle, et non, je vous arrête tout de suite : rien à voir avec les chroniques pitoyables d'une quelconque Sarah Connor.

Quand je tombe de la sorte sur un pilote que je ne cherchais pas particulièrement mais dont je ne sais rien, naturellement, mon premier réflexe est de lancer le cagoulage, et de poser les questions ensuite. C'est donc pendant que m'étaient livrée The Chronicle que j'ai appris qu'il s'agissait d'une série américaine, diffusée sur Sci-Fi, et où on retrouvait en coulisses Silvio Horta (Jake 2.0, Ugly Betty), mais aussi David Janollari et Robert Greenblatt, qu'on connait principalement parce qu'on voyait leurs noms au générique de Six Feet Under (mais Maggie Winters est sur ma liste de découvertes prochaines aussi, cela dit).
Sans compter qu'on trouve au générique rien moins que Jon Polito, l'exquise Rena Sofer, etc...
Et là je me dis que, quand même, je devrais avoir honte.

Le postulat de départ est assez simple : les torchons juste bons à tapisser la litière de votre chat, et faisant leurs gros titres sur des évènements surnaturels totalement improbables... eh bien ils sont tous vrais. Si, tous. Même celui avec les triplées siamoises. Le journal World Chronicle rapporte donc cette vérité si étrange et improbable sur le monde dans lequel nous vivons : il s'y passe effectivement des choses incroyables, même si tout le monde pense que ce sont des foutaises.

Sauf que The Chronicle, ce n'est ni une redite vaguement déformée de X-Files, ni même une tentative du même genre que Freakylinks dont le parti-pris était d'essayer de donner des frissons. Ici, on prend les choses avec plus de légèreté et d'humour. Je dirai même que le personnage qui finalement est le plus sérieux à propos de tout ça, c'est le personnage principal, Tucker, qui débarque dans ce monde avec incrédulité et est plus facilement inquiété par les évènements que les autres membres (il lui arrive même de s'évanouir). Tout le reste de la rédaction est en revanche habitué à tout cela, ça ne les inquiète pas du tout qu'ils soient les seuls à parler de cette vérité, c'est au contraire un petit monde bien rôdé au surnaturel et au mystérieux. D'ailleurs, l'équipe rédactionnelle compte une voyante, une jeune femme enlevée par des aliens (plusieurs fois), etc... Toutefois, si la série se permet de prendre le sujet avec légèreté, on n'est quand même pas dans un sitcom. C'est cet équilibre entre les tons qui permet à The Chronicle d'être amusant sur un sujet pourtant usé jusqu'à la corde, sans toutefois virer à la caricature comique.

The Chronicle n'est pas en soi une série révolutionnaire. Le personnage principal qui débarque dans un univers loufoque au sein duquel il lui faudra réviser un peu son jugement sur le monde afin de pouvoir continuer à travailler, les tentatives de lui ouvrir les yeux, les personnages tous plus bizarres les uns que les autres, sont des thèmes que le fantastique a déjà abordé plusieurs fois, et même d'autres genres. Mais bien réalisée, sympathique, et témoignant d'une envie d'innover dans le domaine du fantastique (tout en sacrifiant à un certain nombre de passages obligés du genre), The Chronicle s'avère très divertissante, et beaucoup moins abêtifiante, en plus, que des séries partant de postulats proches, s'essayant aussi à la légèreté, mais ce faisant, ayant oublié d'engager un scénariste, et que je ne citerai pas pour ne froisser personne. Hein, Special Unit 2 ? Rien que pour ça, ça valait quand même le coup de donner sa chance à ce pilote.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Chronicle de SeriesLive. Tiens, si j'avais TF6 j'aurais découvert cette série plus tôt, apparemment.

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21 janvier 2009

Faire mien

Il y a quelques jours, j'ai parlé de deux-trois séries qui vont prochainement débarquer sur les écrans, ou qui viennent de le faire : United States of Tara, et Lie to Me et The Beast (n'hésitez pas à utiliser les tags pour aller voir ce que j'en dis, d'ailleurs). Et avez-vous remarqué ce que j'ai fait ? Si-si, au moins l'un d'entre vous a remarqué... J'ai comparé.

N'est-ce pas là une habitude détestable ? Mais pourtant, il est très difficile d'y résister, avouez-le. Lorsque nous découvrons une série, invariablement (mais certaines fois moins consciemment que d'autres), nous essayons de comparer avec des séries que nous connaissons déjà. 

C'est assez normal, quelque part. Lorsqu'on présente une série qui, a priori en tous cas, n'est pas connue des lecteurs, on se sent obligé de donner des références, qu'on espère communes, pour situer les choses. Si compare le ton de la série A que vous n'avez pas encore vue, à la série B qui fait les heureux primetime de deux chaînes françaises, vous allez tout de suite comprendre quel est le ton de la série dont je parle. Et nous partons sur une meilleure base pour discuter de la série avant même que vous n'en ayez expérimenté ne serait-ce qu'un seul épisode.

Mais ça va probablement plus loin que la seule fin de communiquer autour d'une série que tout le monde n'a pas forcément vue. Ces comparaisons me sont utiles, même à moi qui ai vu les deux, et sais ce que j'en pense.

Parce que comparer une série que je connais avec une autre que je découvre, cela me permet de m'approprier la seconde. Je sais que j'aime, mettons, je vais dire n'importe quoi hein, Roswell, donc si je trouve des points communs avec Dollhouse, cela me donne des repères. Et lorsque je vais commencer à regarder Dollhouse (ce que nous allons tous plus ou moins faire dans moins d'un mois), ce sera plus facile pour moi d'intégrer Dollhouse à mon univers... et vice-versa.

Combien vous en connaissez, des exemples de téléphages qui commencent par dire "j'attends avec impatience que Dollhouse commence, c'est la nouvelle série de Joss Whedon !". Traduction : j'ai aimé Buffy et Angel, j'ai hâte de découvrir un univers qui m'en semblerait proche ! Avec, bonus non-négligeable, une actrice qui y a figuré, un bonheur ne venant jamais seul.
Quand les premières reviews interviendront, et qu'un petit malin dans mon genre jugera bon de dire "plus sombre que Buffy, la série offre cependant des personnages moins développés", ce même genre de téléphages va commenter, comme piqué au vif : "mais ça n'a rien à voir, les personnages de Buffy essayaient d'être eux-mêmes alors que les personnages de Dollhouse sont toujours quelqu'un d'autre !" Vous avez vu ce qui vient de se passer ? En ayant vu le moins possible de la seconde série, mais avec l'aide de plusieurs saisons de la première, le téléphage vient d'établir des comparaisons et il a déjà l'impression de bien connaître Dollhouse. Et juste comme ça, parce qu'il a pu faire des parallèles, il s'est de lui-même mis dans la catégorie des amateurs de Dollhouse. C'est facile comme ça, de devenir fan. Parce que vous pouvez comparer, vous investissez la série plus rapidement. Surtout si vous pouvez comparer avec des séries que vous aimez.

Une nouvelle série (en tous cas, nouvelle pour celui qui la regarde) débarque, et on fait des comparaisons, pour se sentir dans un univers moins inconnu.

Mais ça permet aussi de très vite placer la nouvelle série sur une échelle de valeurs : je connais bien X-Files, je regarde Fringe, j'y retrouve beaucoup de choses de X-Files, le second arrive plus de 15 ans après le premier, il vaut donc moins que le premier... Fringe est donc un sous-X-Files.
Cette manie de comparer nous conduit très souvent à des syllogismes plus ou moins bancals, d'ailleurs.

Il faut bien l'avouer : si la tentation est si grande de comparer les nouveautés avec les séries que nous connaissons déjà, c'est parce que c'est intellectuellement rassurant et que ça donne plus de prise sur les contenus qu'on commence à peine à aborder.
Je ne sais pas s'il serait possible d'aborder le pilote d'une série inconnue sans faire au moins une fois un parallèle avec autre chose. Vous pensez que c'est possible ? J'ai comme un doute.

17 janvier 2009

Bah, mon loulou ?!

Qu'une série sur les loup-garous se déroule à Wolf Lake était déjà un indice intéressant sur le manque d'imagination de la série éponyme. Que son personnage principal s'appelle Kanin allait bien au-delà de tout ce qu'on peut imaginer en matière de mauvais jeux de mots. Mais malgré tout, j'ai quand même voulu tenter l'aventure Wolf Lake, pour la meilleure raison qui soit : parce que je ne connaissais pas.
Et si vous le voulez, vous pouvez en faire autant, puisqu'il s'agit d'un post La preuve par trois !

WolfLake___1
Acte I : la première scène du pilote commence dans la plus complète prévisibilité, alors que notre héros M. Kanin rentre chez lui, dans le noir ; comme c'est un fervent écologiste, il ne lui viendrait pas à l'idée d'allumer les lumières, mais du coup il est un peu sur les, hm, dents. Quand soudain, quelque chose ou quelqu'un lui bondit dessus, et entame une lutte mortelle avec lui... mais ça alors, en fait c'est ça copine. Inutile de dire qu'à ce stade, j'ai contemplé mes ongles en me disant que l'heure était venue de me consacrer à ma manucure. Ils font donc l'amuuuur, à l'issue de quoi ledit héros propose la nana en mariage, et elle accepte, et elle va sortir acheter à manger. Ce à quoi elle ajoute qu'elle l'aime. Ok, il va lui arriver un truc grave. Si je me faisais les ongles des pieds aussi ? Une fois dans sa voiture, la petite copine, qui se prénomme Ruby, se fait effectivement attaquer par un homme caché sur le siège arrière (c'est un original, ce garçon), juste en bas de l'immeuble de son homme, oh mon Dieu comme c'est tragique elle va mourir à deux pas de chez lui. Vu qu'on aura déjà compris, à ce stade du pilote, que Wolf Lake tente désespérément de nous surprendre toutes les une minute trente, montre en main, on sait aussi que c'était une feinte et qu'elle ne va pas y passer. C'est effectivement le cas, la belle Ruby survit à son aggression et se défend avec un éclat étrange dans le regard, et le beau Kanin qui arrivait pour la secourir ne trouve que la main (arrachée) de son aggresseur dans la voiture. La belle Ruby a disparu... Mystère, angoisse, suspense. Toute la kératine de la maison étant alors intégralement laquée avec le concours d'Agnès b (y compris les griffes des chats), j'ai poussé un soupir, et je me suis résolue à fermement m'ennuyer pendant ce pilote. Constat d'autant plus tragique qu'à cet exact instant, il me restait 39 minutes à endurer.

WolfLake___2
Acte II : Kanin est sur la piste de Ruby. Un mystérieux informateur (c'est l'usage) le met sur la piste de Wolf Lake, petit patelin perdu au milieu des pins, et dont on va bien vite tenter de nous en brosser un portrait angoissant et mystérieux (comme ça c'est assorti au nom de l'endroit). En toute logique, 90% des plans vont être couverts par une musique sombre et énigmatique, ou en tous cas voulue telle, de façon à bien nous filer, au choix, soit les chocottes, soit un fou rire. Tout est censé être inquiétant, si bien que plus rien ne l'est. Au passage, on admirera avec quel fol optimisme la réalisation tente de faire du sous-Twin Peaks en créant plein de petits détails étranges à propos dudit bled et de ses habitants, que Kanin est incapable d'interpréter et qu'évidemment le spectateur a déchiffré avec vingt minutes d'avance : les bruits dans les bois, les nanas qui accouchent de portées d'enfants, les yeux qui jaunissent, tout ça qui se déroule à Wolf Lake, ville au centre-ville de laquelle trône une immmmmmense statue d'un loup, je crois qu'on essaye de nous dire quelque chose.

WolfLake___3
Acte III, bientôt la délivrance : à ce stade on a plutôt l'impression d'être dans un mauvais épisode de X-Files, où Mulder et Scully font une enquête dans une ville perdue et où personne ne veut rien leur dire sur la bête du Gévaudan locale. Tout le monde vous ment, la vérité est ailleurs, ne croyez personne, et tutti quanti, sont le maître-mot des dialogues, ce qui veut dire que ça n'aboutit nulle part, et qu'on va se farcir la tête de ragondin de Lou Diamond Philips pendant plusieurs épisodes sans avoir jamais la moindre réponse, et ça, c'est gonflant. Comme on peut s'y attendre, il y a UNE personne qui veut bien parler à Kanin, une autre qui fait semblant d'être son copain, et plein qui se disent que s'il foutait le camps sans poser trop de questions ce serait bien sympa, à un tel point que ce n'en est même plus amusant. On saupoudre tout ça d'histoires de famille, de sexe et d'argent, rien de mieux pour faire trainer une intrigue en longueur que des retournements de situation soapesques. La fin de l'épisode nage dans la plus désagréable des mélasses... sans compter le cliffhanger final qui ne parvient même pas à en être un puisque ça fait 45 minutes qu'on nous donne 25 000 indices sur la nature du voisinage. Les scènes se sont jusque là suivie sans se ressembler, et sans grand lien apparent, pour nous mettre le nez dedans, y compris l'apparition d'un vrai loulou sur la fin, et là on était en droit d'attendre une petite accroche, quelque chose, au moins une raison de revenir, c'est pas trop demander quand même ? Eh bien on ne l'aura même pas.

Du coup, c'est beaucoup de courage et de force de caractère que je vous recommande d'avoir pour regarder ce pilote. Je ne sais pas si ç'aurait pu être quelque chose de bien, mais toutes les raisons qui font qu'on pourrait être tenter de regarder cette série sont en fait très rapidement mises sur le côté pour poursuivre un but assez obscur. Selon moi, la production cherchait juste une excuse pour se mettre en faillite financière.
Par exemple on pourrait vouloir y voir Mia Kirschner, sauf que son personnage est justement disparu ! On pourrait espérer voir des loups dans tout un tas de scènes intéressantes, mais la prod n'avait les moyens de les faire tourner qu'un quart d'heure par semaine ! On pourrait espérer avoir quelques frissons mais au lieu de ça on a surtout envie de bailler. Je n'oserais même pas qualifier ça de gâchis mais, de toute évidence, c'est un ratage dans les règles de l'art.

Après, ya des gens qui aiment regarder ce genre de fiasco à titre éducatif et/ou pour se taper sur les cuisses et se moquer abondamment. Le faire sur un pilote, je peux comprendre. Le faire sur toute une série, ne fut-elle pas plus longue que 9 épisodes, c'est quasiment de l'inconscience, suicidez-vous carrément, ça ira plus vite et ce sera moins douloureux.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Wolf Lake de SeriesLive.
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30 novembre 2008

Sa Majesté des Hae

En toute discrétion, mais non sans une certaine indignation, des voix s'élèvent çà et là par mail pour s'indigner contre le manque de vitalité de cette rubrique, Dorama Chick, que j'ai décidé de dédier aux fictions nippones. D'un côté, c'est mérité, puisque ça fait des mois que je n'y ai pas touché. Mais d'un autre côté, pour ma défense, dans l'intervalle, je vous ai quand même parlé de séries d'origine française (Flander's Company), britannique (Benidorm), et même indienne (Arslaan), preuve que je ne reste pas non plus obstinément américano-centrée : je fais des efforts.
Mais j'admets bien volontiers que Dorama Chick a été un peu délaissée, aussi vais-je mettre un terme à cette période de disette avec un nouveau post !

Aujourd'hui, on va donc parler d'une série nippone qui n'est ni une comédie romantique, ni une comédie tout court, et ce n'est même pas un dorama axé sur une profession non plus (vous savez, ces dorama comme Aya Ueto en a le secret : hôtesse de l'air dans Attention Please, avocate dans Hokaben... elle nous aura probablement tout fait ; sauf actrice, diront les langues de vipères). Oui, de telles séries existent au Japon aussi, et je me fait forte de vous en présenter une aujourd'hui : Bokura no Yuuki.
Ah oui ya quand même juste un petit détail, un léger inconvénient, une défaut mineur, une clause en petits caractères, c'est que la série a plus de 10 ans, quand même.

Que se passe-t-il lorsque des enfants se retrouvent seuls sur une île déserte ? William Golding a déjà répondu à ça. Nous allons plutôt nous préoccuper de savoir ce qui se passe lorsque des enfants se retrouvent seuls dans une ville japonaise déserte, ok ?

C'est en effet le postulat de départ de Bokura no Yuuki, dont j'ai découvert le pilote il y a quelques semaines. Je vous avoue que c'est justement ça qui m'a attirée vers cette série : changer un peu des comédies et autres teen shows habituels, et s'essayer au dramatique, voire au thriller.

Et en l'occurence, Bokura no Yuuki est plutôt bon à ce petit jeu de guerre des nerfs, où tout commence quand un jeune lycéen nommé Takeru apprend qu'un important séisme a eu lieu à plusieurs kilomètres de chez lui, où réside un être cher. Il entreprend donc d'emprunter son vélo pour aller voir lui-même si l'être cher en question va bien, même si, rappelons-le, il y a eu un important séisme (il est un peu buté, Takeru, dans son genre).
Chemin faisant, il rencontre Yamoto (qui roule aussi à vélo... les Japonais ne partagent pas notre sens aiguisé du jeu de mot à la Patrick Sébastien), un étudiant lui aussi, qui a décidé d'aller aussi sur les lieux du séisme pour prêter main forte bénévolement aux secours. Le gentil petit.

Le pilote se divise en fait en deux parties.
L'une, un peu taquine et cocasse, avec un côté road movie, est de compagnie correcte : on y sourit une fois ou deux, et on laisse les deux personnages principaux s'installer dans leur fonction, c'est le rôle de cette première phase qui nous introduit à Bokura no Yuuki sans faire avancer l'histoire d'un milimètre. Car tandis que nous passons beaucoup de temps en compagnie de Takeru et Yamoto, justement, le mystère reste entier : on n'apprend pas grand'chose sur ce satané séisme, un séisme d'autant plus étrange que personne n'a le droit d'approcher son épicentre, et que l'armée a même été mobilisée pour s'assurer que les civils n'approchent pas. Bon, tous ceux qui ont vu X-Files auront compris que c'est louche...!
L'autre, plus sombre, dénuée de comédie ou presque, avec un côté post-apocalyptique, commence lorsque nos deux lascars entrent dans les murs de la ville sinistrée, pour s'apercevoir... Je vous le dis ? Eh bien, que tous les adultes ont disparu de la ville. Et que seuls les enfants sont encore sur place, maintenus en quarantaine par l'armée.

J'ai beau adorer Orange Days, chialer comme un bébé devant 1 Rittoru no Namida ou me régaler devant Lunch no Joou (trois dorama dont il faudrait que je vous parle, quand même, un jour, zut à la fin), je dois dire que je suis ravie d'avoir trouvé un dorama qui ne se gène pas ou si peu pour être sombre et angoissant, et s'engager dans une voie un peu différente de l'ordinaire. J'irai même jusqu'à dire que, même si c'est loin d'être la série du siècle, je la recommanderais volontiers aux non-initiés en matière de fiction nippone, car elle est plus proche des fictions occidentales que la plupart des autres citées précédemment.

Evidemment, Bokura no Yuuki est un peu inégale, et l'interprétation des deux personnages principaux (tous les deux étant interprétés par ceux qui sont en fait d'ordinaire des chanteurs à minettes, les KinKi Kids, et dont le talent d'acteur est à prendre en gardant cette donnée à l'esprit) est un peu rigide et parfois convenue, mais les efforts déployés pour instaurer une ambiance angoissante restent très louables.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bokura no Yuuki de Drama Wiki.

24 novembre 2008

Le cinéma, ce Piemaker

Depuis l'annulation de Pushing Daisies, on voit un peu partout fleurir... non pas des marguerites, mais des espoirs. Espoir d'un comic mettant fin à la série (c'est mieux que rien mais personnellement je sais que ce changement de média me bloquera), mais aussi espoir d'un film final.
Aujourd'hui, on annonce que c'est au tour de The Riches de se conclure par un film.
Mentionnons tant qu'on y est la sortie prochaine du film de Dead Like Me, les projets sur Arrested Development (je l'avais déjà oubliée cette série-là pourtant) et Veronica Mars (il parait), les rumeurs sur LOST (mais qu'on les achève !), ainsi que les sursauts du macchabée Stargate qui se rêve en... Star Trek, dont tout justement la sortie d'un nouveau film approche (et qui à première vue ressemble à beaucoup de choses, sauf à un film de Star Trek ; voir les posts sur le sujet pour voir que je n'en pense pas forcément que c'est une mauvaise chose, d'ailleurs).

Dites-moi, qu'est-ce qu'ils ont, tous, là, avec leurs films ?

Vous connaissez ma réticence envers ce format long, dont justement je parlais il y a peu. L'inconvénient principal, c'est à mes yeux la problématique du cumul de la longueur et de la brièveté : il faut rester deux heures sur son fauteuil, mais l'histoire doit tenir en seulement deux heures. Du coup, ça change tout. Peut-être même plus encore que pour une version en comic, finalement. Parce qu'alors toute la structure est à inventer ! Et puis évidemment, il faut prendre en compte tout un tas de choses : être cohérent pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers de la série et qui vont quand même venir (les chieurs), donner le quota attendu de retournements de situation, d'action, de frissons, etc... Car disons-le, la plupart des films issus d'une série sont conçus comme des blockbusters, et non comme des films originaux et plus personnels (je vais pas parler de film d'auteur, non plus, mais on se comprend). Bref, le film, rien à voir. Du coup, c'est la porte ouverte à toutes les déceptions, et elles ne sont pas rares pour le téléphage, avouons-le, surtout que le poids de l'attente joue souvent son rôle.

Evidemment, je ressens une certaine jouissance à me dire que le cinéma semble héberger maintenant les restes de la télévision, récupérant les miettes de la gloire passée de séries qui ont quand même eu un succès suffisant pour justifier l'investissement financier dans un ultime film, donc jouissant d'une certaine aura, mais qui restent un rebut de l'industrie télévisuelle. C'est en moi la téléphage engagée qui se dit ça...
Mais une autre voix dit aussi (c'est en moi la téléphage schizophrène qui se dit ça) : pourquoi justement le cinéma donne-t-il leur chance à des projets qui sont souvent frappé du sceau de l'échec ? Car c'est quand même souvent ça, l'histoire derrière le film faisant suite à une série. On fait un film parce qu'on s'est fait court-circuiter, et qu'on n'a pas eu le temps de raconter tout ce qu'on avait à dire ; s'il venait à se faire, le film de Pushing Daisies serait probablement de cet ordre, par exemple. Et donc finalement, le cinéma semble être en berne côté créativité, en récupérant ce que la télévision a jeté pour diverses raisons (la télé est un enfant capricieux qui jette facilement ses jouets à la première humeur), mais par contre, côté liberté, finalement le cinéma aurait encore pas mal de choses à offrir, peut-être plus qu'à la télévision.

Je vous avoue que je me demande quand même comment on peut lancer le financement d'un tel projet. Je sais pas, imaginez : vous êtes Joss Whedon, vous n'avez plus aucune série à l'antenne, et vous cherchez à financer le film d'un projet (avec effets spéciaux en plus !) qui n'a même pas duré une saison ? Car Firefly est l'exemple même des séries pour lesquelles on se demande comment le miracle du cinéma a pu se produire (même s'il a effectivement pris son temps).
J'essaye de me figurer Bryan Fuller (enfin, après Dead Like Me, il doit être rôdé, le pauvre... à quand un film Wonderfalls pour boucler la boucle ?) en train de présenter son projet devant une tablée de producteurs impossibles à dérider : "Bon alors c'est une série bien onéreuse, pas très rentable, qui a été annulée après deux saisons toutes deux très courtes, audiences catastrophiques, acteurs impossibles à remplacer, et euh... voilà, c'est tout. Vous me faites un chèque ? Parce que sinon je prends aussi les cartes de crédit, les bons au porteur, et les rouleaux de pièces de 10 cents, hein". Hmmmouais.

On a souvent envie de parler des autres genres de films basés sur les séries : ah la gloire de Sex & the City, ah la renaissance du cultissime (sic) X-Files, ah la belle longévité des Simpsons... C'est facile pour ceux-là. Je ne me fais même pas de soucis pour eux ! L'opération est vouée à la rentabilité (et ça entraine d'autres types d'inconvénients de type fan-milking).

Mais pour tous ces projets de la dernière chance, tous ces revivals touchés du doigt du Piemaker (First touch, movie. Second touch, dead. Again. Forever.), j'ai quand même un pincement au cœur. On sent bien que c'est pour finir ce qui a été commencé, contenter les derniers fans enragés (ce sont les pires), mais au final, ça pose des questions, quand même.
Et au final, j'avoue que j'ai rarement l'envie d'aller les voir, ces films.

24 septembre 2008

Les saisons aussi sont ailleurs

Je n'ai plus parlé stats depuis quelques temps, croyez bien que je m'en veux, mais en ce moment elles ne sont pas drôles. Du cul (de préférence avec Amanda Tapping !), du téléchargement (de préférence 90210... EH BAH NAN !), de sombres histoires de post-it encore et toujours... rien d'intéressant.
Sauf UNE. Celle-là, je ne pouvais pas passer au travers. Et je m'en voudrais de vous en priver.

- "pourquoi il n'existe pas de saison 6 sur x files"
Elle m'a coupé le sifflet, celle-là. Il n'y a pas de saison 6 ?! Vous voulez dire qu'on passe directement du cliffhanger à la fin de la saison 5, au season première de la 7 ? Sans déconner ? Ou alors elle a existé mais elle s'est fait enlever par des extraterrestres, peut-être ? Sérieusement ça pose question.

Merci d'avoir attiré notre attention sur cette anomalie, cher visiteur.

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ladytelephagy
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