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ladytelephagy

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29 mars 2009

Pirates ! Ils ont volé mon titre !

Je vous l'accorde, si je ne suis pas partie d'un très bon pied avec Roommates, c'est d'abord et avant tout parce que ce titre, c'était le mien. Je l'avais choisi pour une série que j'écris depuis quelques temps, et bon, c'est vrai, j'avais rien bloqué officiellement, mais tout le monde à Hollywood savait qu'il était à moi, ce nom de série. Donc voilà, c'est un affront qu'il faudra laver, Robin, et je sais que c'est toi, t'as toujours été jalouse du super titre que j'avais trouvé et qui d'ailleurs est beaucoup plus original dans le contexte de ma série que de la tienne. Bah tu vas l'avoir dans l'os parce que ton petit show, il va se faire annuler vite fait bien fait, et ya aucune loi qui interdit que je reprenne le même titre ensuite, et je le prouve : The Closer / The Closer. Aha !

Bon, c'est vrai que je vous continuerais volontiers ma petite blague sur le titre (anecdote vraie, en plus ; enfin, à part pour le menu détail qui fait qu'à part moi personne ne connaît l'existence de cette série que j'écris, mais sinon c'est entièrement vrai), mais le soucis c'est qu'à un moment, je vais devoir parler de la série.
Si ; si je le sais bien, il faudra. C'est la loi du genre. J'ai commencé le post, je vais devoir le finir... c'était un peu comme creuser ma tombe, mais bon.

C'est là que commencent les choses douloureuses, en fait. Parce que sur le papier, Roommates est une comédie... mais en vrai c'est pas drôle. Pas du tout. Sur une échelle personnelle de 1 à 10, 1 étant East Bound and Down, et 10 étant, bouh ya du choix mais je vais dire, mettons, Une Nounou d'Enfer (au pif), Roommates se situe, et j'arrondis au point supérieur hein... environ à -30. Pour vous situer.

C'est, comment vous décrire ça, une sorte de sous-The Big Bang Theory, mais sans théorie ; et certainement sans big bang. Et les filles ne sont même pas aussi jolies que la bille de clown de Kaley Cuoco, vous voyez le truc (et vous savez ce que je pense de la bouille de cafard bouilli de Kaley Cuoco). Genre si vous bandiez devant Sister, Sister, là peut-être qu'il y a un espoir pour vous, sinon ya rien à voir (encore qu'il y aurait motif à inquiétude, du coup, pour votre cas, mais on va pas aborder la psychiatrie un dimanche, hein).

Les personnages sont évidemment très stéréotypés. La blonde, conne, mais conne, une vraie blonde ça ya pas de doute, qui ne comprend rien, rien de rien, une vraie blonde quoi, tout pareil, qui couche avec un connard juste parce qu'il a un pénis et elle un vagin, et dans tout ça ya le pauvre maigrichon genre Rusty de GREEK, qui essaye de se caser avec la blonde mais qui de toute évidence ne joue pas dans la bonne catégorie ; notons que notre geek (ça devient le nouveau quota ou quoi ?) a aussi un copain timbré, mais pas timbré aha, ce mec il faut trop l'inviter à notre prochaine fête, non, plutôt timbré pimpompin... Et puis il y a la copine de la blonde, qui sait toujours ce qu'il faut pour tout le monde et ouvre sans arrêt sa grande gueule pour le dire, mais qui vient de rater sa vie. Et il y a un autre coloc qu'on voit à peine mais on s'en fout, il a une belle gueule, enfin disons que j'ai arrêté de vomir quand je l'ai vu, quoi. Voilà, les personnages c'est ça.

Vous voulez que je je vous présente l'histoire ? Bah, pff... non je peux pas qualifier ça d'histoire, disons qu'il y a un vague pitch de départ mais... de là à dire que c'est une histoire, non, décemment je peux pas, c'est au-dessus de mes forces. Donc le petit geek (enfin, même pas un vrai geek en fait, juste un mec né sans burnes) il aime la blonde depuis le lycée, et il devrait se repaître de la joie qu'elle se rappelle qui il est après tout ce temps, mais non, il profite qu'une place s'est libérée dans la colocation pour essayer de vivre avec elle et se placer. Et on sait tous à quoi ce genre de pseudo-intrigue va aboutir : soit rien, soit n'importe quoi. Je suis pas encore sûre de ce qui est pire, à ce stade.

Et les gags. Il faut vraiment qu'on aborde les gags ? Non, vraiment ? Si vous insistez... Bon, alors... pour vous donner une idée du truc, ya un moment où ya de lourds sous-entendus sur la masturbation. Oui ça vole haut, pourquoi cette question ? Et le truc c'est qu'en plus, ce passage-là... il est leur plus drôle. Je crois. C'est difficile à dire, dans le fond, parce que c'était pénible et laborieux de bout en bout, et que toutes les scènes étaient aussi prévisibles les unes que les autres. Mais avec cet incroyable point en commun : c'était jamais drôle.

Je vous en écrirais bien un peu plus sur cette série consternante mais j'ai un gros soucis logistique, c'est que je ne peux pas en même temps taper sur mon clavier, et me tenir la tête entre les mains pour faire une ravissante imitation du Cri de Munch. Mais sachez que le coeur y est.
Gâcher mon titre pour une série pareille, nan mais j'vous jure, hein...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Roommates de SeriesLive.

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29 mars 2009

[DL] The Listener

On l'a dit et redit, mais le personnage principal de The Listener a les yeux bleus. Ça peut vous paraître anodin mais c'est en fait une grosse fixette que fait la production, et je pense que d'ailleurs Craig Olejnik (aucun rapport avec Larisa) n'a obtenu ce rôle que pour la couleur de ses mirettes, ce qui laisse songeur (ya d'autres belles mirettes, dans le métier, et elles sont souvent accompagnées d'un charisme qu'Olejnik n'a pas, disons-le tout net, et ce générique n'est pas vraiment fait pour mettre en valeur quoi que ce soit chez lui si ce n'est justement les yeux... un peu pathétique quand même de se borner à ça).

TheListener
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Sinon, il y a beaucoup d'effets pour peu de résultats, c'est-à-dire que graphiquement ça tourne dans tous les sens, ya des jolies couleurs et des lumières qui bougent, mais ce n'est pas non plus le genre de générique qui se retient, et en tous cas certainement pas pour sa musique.
Bref c'est complètement assorti à la série : on a essayé de bien faire, mais c'est, de façon irrécupérable, tout-à-fait quelconque. Plutôt que vous faire un post La preuve par trois et un Médicament générique, en fait, j'aurais pu me borner à dire que ça manque d'âme, tout aurait été dit. Mais vous me connaissez : blah blah blah...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Listener de SeriesLive.

29 mars 2009

I will talk and Hollywood will listen

Si quelqu'un savait vraiment lire dans mes pensées, vous savez ce qu'il y lirait ?
"Pitié, arrêtez avec les mecs qui savent tout sur tout".
Je vous le dis parce que je sais que vous, vous n'êtes pas télépathes. Et je vous aime comme ça, ne changez rien. Et pour tout vous dire, avec un minimum de mot, j'ai en fait une autre technique, et ça s'appelle La preuve par trois.

TheListener_1
Comme par hasard... plus les personnages sont omniscients, plus ils ont aussi une chance de cocu. Ici, le personnage principal ne se contente pas d'avoir une vision à propos d'un accident qui va (ou est en train) de se produire, non, en plus, ça se passe à 10m de sa voiture alors qu'il n'est même pas en civil. Dans le genre coup de bol, ça se pose là ! Donc notre paire d'yeux bleus va se dépêcher d'intervenir, parce que quand on lui a dit que c'était lui le héros de la série, il l'a pris au premier degré et, du coup, il se lance auprès de la voiture accidenté, beau, fort, viril, enfin on imagine, l'uniforme n'est pas super flatteur. Bon, déjà là, j'ai une overdose du personnage principal, ça semblait assez prévisible vu les circonstances.

TheListener_2
Comme on pouvait là-aussi l'imaginer sans trop forcer, notre héros (pas retenu le nom mais de toutes façons, ce mec est réduit en permanence à une paire d'yeux, alors vous pensez si on ne nous aide pas beaucoup à retenir les autres détails), a un mentor qui sait tout sur lui MAIS qui lui fait tenir secrète sa capacité hors du commun. Ledit mentor a l'air très gentil et respectable, il a l'air sage, il en sait beaucoup sur le personnage principal (plus que lui-même de toute évidence)... donc méfiance. Le peu qu'on découvre sur les origines de Toby n'est de toutes façons pas tellement surprenant, on va avoir droit à un schéma assez classique sitôt qu'un personnage se trouve en possession de ce genre de don. Ça plus les yeux bleus, ça fait vraiment penser à KYLE XY, mais pour un public un brin plus âgé qui voudrait un peu moins de teenageries.

TheListener_3
Bon alors on résume : don particulier, enquêtes qu'on peut résoudre en lisant dans l'esprit des gens... mieux que juste les écouter penser, d'ailleurs, mais même avoir les images ! Heureusement que le gars est ambulancier, parce que s'il avait été flic, par exemple, vous imaginez un peu ce que ça donnerait ? On aurait quelqu'un qui sait toujours tout, peut mener n'importe quel interrogatoire où il le souhaite, et parvient toujours à obtenir des aveux... on aurait un autre Goren, quoi. Déjà un, on a du mal... bon. Evidemment il y a la fliquette qui va se retrouver dans les pattes de Toby régulièrement, la petite amie qui comme si c'était fait exprès est médecin... bon en gros c'est New York 911 avec moins de personnages, moins d'adrénaline, plus d'enquêtes, et plus de prévisibilité. Les comparaisons s'accumulent mais ça n'est toujours pas bon signe sur ce qu'on regarde.

Donc voilà, c'était pas ma pire découverte de la semaine, mais ce n'était certainement pas la plus sympathique, palme qui revient sans conteste à Better Off Ted qui, au moins, sait surprendre. Ce n'est certainement pas une qualité de The Listener, et à vrai dire, hormi les fameux yeux bleus, je n'en ai pas trouvé une seule. Mais si vous suivez les tags, vous vous apercervrez qu'on a déjà pu mirer les yeux bleus sur ce blog sans se farcir d'intrigue indigente, alors bon, à choisir...

Le seul vrai bon point, c'est que j'ai pas arrêté de penser à cette chanson dont j'ai utilisé le titre pour ce post, et que du coup j'ai bien envie de me remettre le CD. Bah, ça vaut mieux que rien, après tout... toujours bon à prendre.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Listener de SeriesLive.
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29 mars 2009

[DL] In the Motherhood

Bon alors attention, on va le faire une fois, et après on n'aura plus la moindre raison d'aborder le sujet, alors suivez bien parce que ça va aller très, très vite.
Générique pour In the Motherhood, maintenant :

IntheMotherhood
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

On est d'accord, on n'y revient plus ? Surtout vu la tronche que fait Megan Mullaly dans ce générique. Et vu les couleurs. Et la musique. Et bon, ça va, on a compris, allez hop, tout le monde dehors, circulez, ya rien à voir.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culcul-ture : la fiche In the Motherhood de SeriesLive.

29 mars 2009

Sois mère et tais-toi

Une série avec Megan Mullaly ? Je dis yes
Une série où les mamans ne sont pas parfaites ? Je dis yes
Une nouvelle comédie sur ABC ? Je dis... mouais, faut voir. C'est pas parce qu'ils m'ont eue avec Better Off Ted que je suis à nouveau bien disposée à leur égard. La méfiance persiste.
Cela dit, une nouvelle comédie, vu la morosité ambiante et tout, je dis quand même yes

Sauf que. Oui, ça va être un post avec un "sauf que" dedans. Et pas des moindres.
Sauf que ce serait mieux si Megan Mullaly était plus à son avantage, si les mamans étaient encore moins parfaites, et si cette comédie n'était pas sur ABC.
Ouais, en fait, ça va vraiment péter, là, parce que j'en peux plus. Et encore, je n'ai vu que le pilote, imaginez si je me farcissais la suite.

Déjà rien que de voir le mode de vie des mamans en question, j'ai envie de me dire : mais qu'est-ce qu'on fait là ? On n'en a pas déjà assez bouffé, de la femme pétée de thunes désespérée ? Nan, franchement, une mère qui serait vraiment dans la mouise, ce serait... tiens, je sais : Grace Kelly, d'Une Maman Formidable ! Alors elle, elle est dans le motherhood, et jusqu'au cou. Là d'accord, là je veux bien. Même Reba elle n'avait pas le droit de se plaindre. Et elle avait Barbara Jean comme voisine. Alors zut, hein.

Parce que nos trois primprenelles, là, non, c'est une grosse blague. Mais pas dans le sens où vous le pensiez au début !
La divorcée ? Elle a un super job qui lui permet de se payer un homme de maison et d'avoir une vie sans trop de contraintes. La vieille ? On ne la voit même pas avec son fils dans le pilote, c'est dire si sa vie lui donne du fil à retordre dans ce domaine (est-ce qu'il existe seulement, ce fils, j'aimerais bien qu'on me le prouve). Quant à la gentille et jeune maman parfaite, son mari (je t'ai reconnu !!! Tu étais dans Committed !) est docteur, ils ont une maison du feu de Dieu, et pour autant que je sache son seul soucis dans la vie c'est de s'envoyer en l'air avec son mari et cuisiner.

Alors merde, elles vont nous lâcher la grappe, les Parques, ça va bien, maintenant. Alors ya la jeune, ya la middle-aged, et ya la vieille bientôt frippée, et elles sont des mamans, et ouhlala c'est très dur à supporter, mais je rappelle que des gamins, personne ne les a forcées à en faire (ni à s'en imaginer, d'ailleurs). Vous me voyez pas me plaindre des miens, eh bien ya une bonne raison, c'est que j'en ai pas faits. Et si je les avais faits et que je vivais dans les mêmes conditions que les trois connasses, là, je la bouclerais et je profiterais au max. C'est pas possible de voir ça, mais c'est honteux, bordel ! Mais enfin, mais regardez The Corner et revenez vous plaindre ensuite si vous l'osez, seulement !

Donc je décrète que je prends en grippe, à compter d'aujourd'hui, là, paf, maintenant, top chrono ça commence, toutes les séries, et je pressens qu'on en a encore devant nous hélas, qui voudront nous faire croire que des nanas qui n'ont pas un seul soucis dans la vie ont vraiment des malheurs pas possibles. Ca ira de la première qui osera se plaindre d'une couche pleine, à celle qui se tartinera le visage avec des anti-rides, et tout ce qui est entre les deux.

Donc exit Desperate Housewives (évacuées par la bonde il y a quelques saisons en ce qui me concerne de toutes façons... même si les bandes-annonces de Canal donnent presque envie), exit Lipstick Jungle (normalement on peut s'estimer sortis du pétrin avec cette saloperie, je crois, non ?), et exit surtout In the Motherhood qui ne va rien nous apprendre que nous ne sachions déjà : être pleine aux as, avoir un job épatant et une famille, tout ça pour babiller au téléphone avec les copines toutes les dix minutes, c'est trop dur la vie.

A quand une série sur les vrais malheurs d'une femme qui n'aura pas tout ça pour elle ? Suis-je bête, ça a déjà existé, c'était Rude Awakening, vous arrivez trop tard.
Bon alors ça c'est fait ; suivant.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culcul-ture : la fiche In the Motherhood de SeriesLive.

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28 mars 2009

[DL] Gilmore Girls

Je n'arrive pas à croire que je n'aie pas encore parlé de cette pourtant adorable série pour le moment. L'erreur est réparée avec, en prime, le générique. Lui aussi adorable, mais vous le saviez déjà.

GilmoreGirls
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

D'un autre côté, c'est vrai aussi que je n'ai vu que deux saisons, ça se trouve, c'est pas du tout adorable, juste chiant. Mais chaque fois que j'ai montré les épisodes de la série à quelqu'un, c'était plutôt des exclamations attendries que j'entendais.
Le problème c'est que j'ai lu tellement de choses, notamment sur le caractère de Rory et son évolution, que j'hésite à en voir plus.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Gilmore Girls de SeriesLive.

28 mars 2009

Want Ted

Vous savez ce qui est bien quand arrive la période des pilotes ?
Les pilotes.

Vous savez ce qui est bien quand commence à passer la période des pilotes ?
Les épisodes suivants.
Deux épisodes de Better Off Ted en moins de 72h ? Je peux me tromper, mais je sens qu'il se passe quelque chose. Pas entre Ted et moi (Jay est pas du tout mon genre, mais on peut essayer d'en reparler dans quelques années s'il insiste) mais entre la série et moi, c'est un fait indéniable.

C'est pourtant vrai qu'on pourrait imaginer que des gens (on ne sait pas qui, juste des gens) n'en penseraient pas que du bien.
Il y aura les gens qui penseront que Portia de Rossi est trop Nelle dans ce nouveau rôle de Veronica. Alors là, je m'en bats l'oeil comme c'est pas permis, et comme c'est rarement arrivé. A peu près autant que de savoir avec qui Paris Hilton couche ne ce moment, pour vous donner une échelle. Le rôle est génial, elle y est géniale, moi je vois pas ce qu'on pourrait demander de plus. Qui mieux que Nelle Subzero Porter pouvait interpréter ce rôle de patronne glaciale et sans humour, mais définitivement drôle, franchement, pas la peine de faire le tour de Hollywood pendant des heures en espérant tomber sur la perle, ça semblait carrément évident. Il y a les acteurs-caméléon, et les acteurs-Lassie chien fidèle, c'est un fait établi, et il faut savoir utiliser l'un ou l'autre selon les circonstances, et ici je vois mal qui d'autre on aurait pu choisir pour ce rôle.
Il y aura des gens qui penseront que le personnage de Ted est, a contrario, très basique, et peut-être même qu'il manque un tantinet de charisme, qu'il est trop lisse et propre sur lui. Mais n'avions-nous pas justement besoin d'un type de ce genre pour réussir à entrer dans le monde timbré de Veridian Dynamics ? Le faire par ses yeux blasés, mais pas complètement aveugles, est un équilibre idéal entre la position radicale de Veronica, la patronne qui a un job à faire mais pas une once de sens éthique, et Linda, la jolie petite employée en révolte permanente mais silencieuse contre la société, une autre position radicale si on y pense. D'ailleurs, pour être bien certains que Ted ait de la consistance, on lui a rajouté un ange d'épaule en la personne de sa fille (qui manque un peu dans le second épisode, mais juste un peu, tout va bien).
Il y aura aussi des gens qui s'attendront à se taper sur les cuisses alors que, merci de l'avoir noté, Better Off Ted est une série drôle, mais pas un sitcom. Ce n'est pas pour rien que certains ont fait le choix de la single camera ! Il ne s'agit pas d'applaudir à chaque réplique écrite pour être drôle, il faut aussi savoir se réjouir des silences, des regards, des effets de montages, de la voix off qui fonctionne bien (fait suffisamment rare ces dernières années, où le procédé a été über-utilisé, pour être souligné), etc... Oui, ça demande un peu de gymnastique intellectuelle de ne pas attendre qu'on vous brandisse le panneau "RIEZ MAINTENANT" pour profiter pleinement de la série, mais c'est un coup à prendre et on finit par s'habituer à ces subtilités.

Bon, vous voyez, quoi que les gens pensent de mauvais sur Ted et son équipe, ils ont tort, de toute évidence.
En plus, il y a plein d'autres petits détails qui font que Better Off Ted est un pur délice. La fausse pub d'entrée, par exemple... et ce même si c'est en échange du sacrifice de ce qui aurait certainement été un générique intéressant... c'est simplement sans prix, ce sublime hommage à Working ! (mes tags m'informent que je ne vous ai jamais parlé de Working, ça me désole au plus haut point ; sitôt ce post fini je fonce fouiller ma telephage-o-thèque pour ressortir un épisode à vous présenter... les fouilles peuvent prendre quelques jours, rapport au classeur noir, alors ne retenez pas votre souffle)
Et plus qu'une série simplement drôle, Better Off Ted est aussi une série qui ne se contente pas d'aligner les gags, mais bien de suivre ses intrigues : la cryogénisation d'un de leurs employés (oui mais juste un... pour le moment) en est l'exemple, eh bien, criant (j'étais obligée de la faire, celle-là).

Veridian

Non, vraiment, il faudrait être bien pinailleur pour ne pas apprécier cette série, jonglant avec talent entre légèreté et critique soc-... non, je ne vous fais pas l'affront de faire mine de psychanalyser Better Off Ted, franchement on a tous compris le message, mais qu'il soit décliné semaine après semaine en de multiples petites mesquineries cyniques est un plaisir dont on ne peut que se repaître à l'avance.
Fini les comédies gentillettes, on dirait, entre le summum du désabusé avec Trust Me, et le zénith de l'immoralité avec Better Off Ted, 2009 sera sans illusion sur le monde de l'entreprise, et le monde tout court, ou ne sera pas. C'est ça, être dans l'air du temps !

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Better Off Ted de SeriesLive.
Mais bien-sûr, The Inside, c'est là que j'ai rencontré Jay !!! Je me disais bien qu'il m'était familier...

27 mars 2009

Dans les épisodes précédents...

Si vous avez loupé les épisodes de 3615 My (So-Called) Life (et tous les autres) ces deux dernières semaines, pas de panique, voilà un petit récapitulatif histoire de se remettre dans le bain. Ne vous inquiétez pas, on va y aller un orteil à la fois, tout va bien se passer, sans hydrocution ni rien.

Il y a les mauvaises nouvelles, accrochez-vous ça va être pénible...
D'abord, j'ai recommencé à regarder Grey's Anatomy. Ah nan, je me sens mal, vous n'imaginez pas, alors n'en rajoutez pas. Cette semaine, avec la noyade de Meredith, on est même arrivés au stade critique où la dernière fois, j'avais lâché prise et que j'avais compris qu'on pataugeait dans le grand n'importe quoi ; paradoxalement c'est justement cette semaine que, mon emploi du temps me le permettant, je me suis mise à surveiller la fin de l'odieuse série de TFHein en sourdine pour ne pas louper le début des aventures du Seattle Grace. Cet après-midi, c'était la fin des deux épisodes de tribulations d'Addison Montgomery à Los Angeles, la dernière chose qui valait le coup dans cette saison, donc c'est officiel, à partir de lundi, si je regarde encore, c'est que mon cas est grave. C'est vrai qu'il y a encore le mariage de Christina et Burke devant nous (et que j'ai très envie de revoir Christina faire une crise de panique et ordonner à Meredith de lui retirer sa robe, juste parce que la première fois je sais que j'en avais pensé un truc mais je ne sais plus quoi) mais ça reste très pathétique. Priez pour moi, et pour que mon état s'améliore.
J'ai aussi vu du Bones, comme vous le savez, mais face à cette torture intellectuelle insidieuse, j'ai fait de mon mieux pour ne pas regarder (là est la nuance) et lancer mon cerveau sur d'autres sujets, si bien que je pense avoir réchappé à peu près indemne de cette rude expérience. C'était aussi très salvateur de me confier à vous la dernière fois à ce sujet.
Ah mais il y a pire. Je n'ai toujours pas regardé la fin de la première saison de Dexter (parce que j'ai pas la saison 2 à la maison), et j'ai même arrêté Big Love (juste parce que la VF de mon DVD ne me plaît pas, vous parlez d'un motif stupide).
Non attendez, c'est pas encore fini, si ce n'était que ça... moi, moi la téléphage, j'ai été trois fois au cinéma (et trois fois pour le même film... qu'auparavant j'avais cagoulé et regardé, ce qui prouve que HADOPI n'a rien compris). Moi, la téléphage. C'est la honte et le deshonneur.

Maintenant, il y a les bonnes nouvelles, bon, quand même, mon cas n'est pas complètement désespéré.
Si j'ai arrêté le visionnage de certains autres de mes DVD, c'est aussi parce qu'on m'a offert celui de Pushing Daisies (allelluia !!!) et que c'est vraiment bizarre, mais ça m'a retardée pour plein d'autres choses. Difficilement explicable, n'est-il pas ? D'ailleurs, si vous me le demandez, j'aurai une adorable anecdote à ce sujet... mais aurez-vous les tripes pour supporter un autre post dédié à Pushing Daisies ? A vous de voir.
C'est avec le délice que vous pouvez imaginer que j'ai redécouvert les premiers épisodes de Life, dont je suis amoureuse comme au premier jour (qui date d'il y a à peine quelques semaines, c'est vrai), et que, quand je ne m'endors pas pendant le générique (et vous avez vu la durée du générique ?! faut que j'arrête les journées chargées), franchement, c'est un plaisir de tous les instants. Comment vous dire ? Cette série, c'est juste... l'inspiration ultime. Je mets sciemment de côté les intrigues policières et me contente de me laisser charmer par le personnage de Charlie Crews et la force vitale qui se dégage de lui. Je n'arrive simplement pas à m'arrêter de jeter des fleurs à ce personnage. Je passe donc au sujet suivant, mais sachez que je continue mentalement les louanges.
Ce qui m'a aussi beaucoup occupée, c'est la 712e rediffusion de l'ultime saison d'Une Nounou d'Enfer ! C'est le genre d'expérience que tout téléphage malsain de corps et d'esprit sait qu'il faut reproduire à l'envi, dés que l'opportunité s'en présente, et grâce à M6, c'est le cas très régulièrement, je sais qu'il y en a qui s'en plaignent, mais moi, je ne peux pas, voilà tout... Revoir, encore et encore, cette dernière saison (en plus pourquoi se priver puisque c'est ma préférée, avec la première, la seconde, la troisième, la quatrième, et la cinquième), réciter les dialogues et tout de même rire et pleurer comme au premier jour... c'est simplement impossible à refuser. Je resignerais pour une nouvelle diffusion dés demain, à vrai dire, même si Malcolm c'est pas mal aussi, mais il n'y a évidemment pas le même attachement. Vous savez, ce qui est beau, et pathétique aussi quelque part évidemment, c'est que ma série s'est finie en 1999... et qu'en 2009, j'étais une fois de plus devant, à prier pour entendre et ne pas entendre The way we were... parce que ça signifie la fin. C'est, je sais pas ce que c'est. Mais ça l'est ! Vous savez, n'est-ce pas ? Ce que c'est quand on est là, avec LA série, celle qui sera toujours là. Ah oui au fait, la semaine prochaine, j'ai prévu de m'acheter la saison 3, alors l'histoire n'est pas prête de finir.

Et puis, il y avait les nouvelles nouvelles. De bons pilotes à déguster ! Ah, que j'aime cette saison, presqu'autant que l'automne! Pour l'instant je n'ai pas bien fait mes devoirs, puisque je n'ai pas encore regardé Castle par exemple, mais par contre j'ai tenté Better Off Ted, Roommates, Party Down... Les posts relatifs à ces séries viendront en leur temps, mais l'idée essentielle à retenir c'est que pour Better Off Ted, je suis conquise, donc vous allez de toute évidence en entendre reparler.

Bon, et puis j'ai aussi eu un peu de temps pour quelques vieilleries, comme beaucoup de Titus (il ne me reste plus qu'une saison, je ralentis donc, fidèle à mon habitude de ne pas aimer les séparations...), quelques rediffs de Sex & the City mais il faut de toute évidence se résigner, quelqu'un parmi vous va me pousser dans mes retranchements sans le savoir, et je vais devoir en faire un post...

J'ai aussi découvert un truc qui de prime abord n'a rien à voir, mais ça s'appelle Cash Converters et ces magasins auront ma mort. Le jeu video Desperate Housewives pour une bouchée de pain, c'est rien que du vice mais qu'est-ce que c'est bon ! En plus, en dépit de son apparente simplicité, le jeu offre pas moins de 4 fins différentes, des quêtes facultatives marrantes, tous les personnages et un peu plus encore (c'est juste dommage qu'ils n'aient pas eu les doubleurs de la série mais, pour leur défense, les remplaçants ont vraiment tout donné pour bien respecter les tics verbaux et intonnations des doubleurs habituels), bref je me suis éclatée, largement plus que sur le casual game de Party Down dont je vous parlais plus tôt. J'ai aussi eu le film First Contact en DVD pour 90 centimes (bah oui, mais j'ai que la VHS et c'est mon film préféré de Star Trek...), le pilote de Clair de Lune pour 1€, bref de la grande folie, c'est largement mieux que le magasin de videos d'occas' que je fréquentais à une époque dans le Ve (et qui a d'ailleurs fermé depuis) où, cela dit, j'avais trouvé un coffret de T&T, deux VHS pour, quelques francs, là aussi du gros délire, mais c'était le bon vieux temps, je ne pensais pas retrouver pareille occasion. Là yavait la première saison de How I met your mother pour 7€, coffret en état plus que potable, et toute la saison ! A ce prix-là, quand même... Bon, j'aime pas la série, alors je l'ai reposé. Mais j'ai hésité, c'est clair.
La semaine prochaine, ma sœur m'emmène à un autre Cash Converters. Ça va saigner.
Enfin, même pas, en fait.
Si mon banquier et ma téléphagie arrivent à cohabiter, ça bouleverse l'ordre cosmique, j'ai l'impression, donc il y aura aussi un passage en FNUC ensuite, pour me sentir mieux envers l'univers. Ce qui tombe bien parce que j'ai très envie du coffret Angela 15 ans en VF.

Bref vous voyez, vous avez loupé plein de trucs, mais ne vous inquiétez pas, je reprends doucement mais sûrement les commandes, et je vous fait état de tout ça en détail, et plus encore, dans les temps à venir.
Vous m'avez manqué, quand même.

6 mars 2009

Get the party started

Le mois de mars va vraiment être un plaisir sitôt que je retrouverai mon chez moi informatique chéri, ça va même ressembler à un joli marathon de pilotes ; prenez une grande inspiration, je vous résume ce qui nous attend.

On commence dés lundi 9 avec Castle, où on pourra mater Nathan Fillon à qui mieux-mieux (probablement en coupant le son mais ne partons pas avec des idées préconçues), suivi le 15 de Kings qui semble ambitieux et donc que j'attends au tournant, normal qu'on soit sceptique devant une truc pareil, trois jours plus tard soit le 18, c'est au tour de Better Off Ted, et là ABC a intérêt à faire très fort pour me charmer parce que je suis comme qui dirait en phase de boycott, et puis le 20, ce sera Party Down, peut-être la série que j'attends le plus ce mois-ci parce que l'idée me fait ricaner bêtement devant mon écran, c'est le genre de concept qui ne fait pas appel aux facettes les plus nobles de ma personnalité mais qui résolument pique ma curiosité.
Je passe sous silence un autre pilote prévu pour ce mois-ci, c'est sciemment, j'ai encore quelques vendredis d'ici-là.

Party Down, on en a parlé jusque là parce Rob Thomas, parce que Kristen Bell, et que rien que ces deux noms suffisent à allumer les fantasmes les plus fous (pas forcément à raison), et que par-dessus le marché tout le monde s'attend à du Entourage vu par ceux qui recherchent désespérément la célébrité, on attend du vitriol, de la délation, du croustillant, c'est normal, les héros de Party Down, ce sont des mecs qui veulent réussir à Hollywood et qui n'y arrivent pas, vous savez, le fameux "beaucoup d'appelés et peu d'élus", et nous, on est dans la masse des pas élus et on espère bien obtenir notre revanche. Je schématise, mais en gros, on regardera (ou pas) Party Down pour ça.

Sauf qu'on parle d'une chaîne comme Starz, pas vraiment un cador de la télévision, côté promo on n'a pas de quoi se payer pour trois milliards d'affiches géantes sur Rodeo Drive, alors on a opté pour la promo light. Tout le monde a remarqué le site officiel, c'est un classique, tout le monde a aussi vu le trailer sur le Mal, je ne vous fais pas une réédition, Rob Thomas a donné des interviews aussi, où on apprend deux-trois trucs, mais par contre, avez-vous joué au jeu video Party Down ? Hm ?

PartyDown

Le jeu propose évidemment de se glisser dans la peau d'un personnage de la série (le choix est limité entre deux d'entre eux : un féminin, et un masculin... attention aux explosions de budget si on en avait proposé plus), et d'officier comme serveur ou plutôt larbin à tout faire dans des soirées de Hollywood. Je dis plutôt larbin parce qu'autant s'y faire, les stars sont vraiment infoutues de faire quoi que ce soit toutes seules : à vous de leur poser les fesses sur le canapé (avec les coussins de la bonne couleur, s'il-vous-plait), de leur montrer où est la piste de danse (c'est juste le truc qui clignote dans le coin de l'écran, c'est vrai, pas facile à repérer), ou même les faire discuter avec d'autres stars, car les vedettes, c'est bien connu, sont de grandes timides. Tout ça sans oublier les cocktails et les petits fours, ça a de soi.

A mesure que le jeu progresse, à vous de vous débrouiller pour jongler avec les caprices de tout ce beau linge, et de vous en faire remarquer pour autre chose que votre promptitude à rajouter des olives dans la vodka : vous aurez l'opprtunité de discuter avec certaines célébrités (je ne sais pas si elles sont censées être ressemblantes mais en tous cas certaines ont, avec un peu d'imagination, une parenté avec des gens célèbres) pour faire "progresser" votre carrière. Bon ne vous bercez pas d'illusion, en gros vous gagnez des points, on ne vous fait pas tourner un film au niveau suivant, hein... c'est un casual game, hein, pas les Sims.

Mais on peut quand même remarquer qu'en faisant cet essai, Starz joue au moins l'originalité. D'ordinaire, les partenariats avec les développeurs de casual games, c'est plutôt un truc de la real tv : Hell's Kitchen, The Apprentice, Dancing with the Stars, Top Chef... Ces concepts télévisés s'y prêtent d'autant mieux qu'entre un jeu télé et un jeu video, il n'y a pas loin (et que les jeux culinaires ça fonctionne toujours super bien). A ma connaissance, seul le Women's Murder Club a eu droit à un équivalent, mais soulignons qu'avant d'être une série, c'était une franchise littéraire, c'est donc quand même différent.

Et puis ce qui est bien avec le casual gaming, c'est que comme son nom l'indique, il est destiné aux casual gamers, c'est-à-dire des gens qui à la base n'auraient pas forcément joué aux jeux videos, mais qui (notamment grâce à la démarche de Nintendo ces dernières années de s'adresser à eux dans la conception de ses dernières consoles) est devenu un public très réceptif aux nouveautés, tout d'un coup (le site Playfirst pour lequel je vous donne tous ces liens se vante d'ailleurs de sortir un nouveau jeu par jour, ça tombe bien c'est à peu près leur durée de vie), et que Starz est bien content de pouvoir atteindre un public qui, soit ignore royalement son existence (quand on dit "chaîne du câble", je ne pense pas que ce nom vous vienne en premier), soit n'avait juste pas remarqué que la chaîne avait une nouveauté ce mois-ci.
Pour être d'ailleurs sûrs que ce soit bien clair, les mecs de Starz ont ajouté une petite présentation de la série accessible depuis la page d'accueil du jeu, comme ça vraiment, si vous n'êtes pas devant votre poste le 20 mars, c'est que vous avez fait exprès :

PartyDown_recap

Bon, bah je sais pas pour vous, mais même si le jeu est légèrement miteux (je vais parler hébreu pendant 2 minutes mais le jeu ne vaut clairement pas un Hot Dish au niveau de l'originalité du gameplay, n'a pas la grâce esthétique d'un Delicious, et n'est, au final, qu'un repompage assez honteux des caractéristiques de The Apprentice: LA), je trouve l'initiative originale et sympathique ; c'est pas ça qui va changer la donne mais ça fait partie des petites idées qui, surtout en ce moment, donnent bon espoir sur la créativité des chaînes télé pour essayer des choses nouvelles afin de promouvoir leurs séries auprès des internautes, sans se fâcher avec eux. A un moment, yen a bien une qui va trouver la combine pour concilier internet et télévision, non ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Party Down de SeriesLive.

27 février 2009

Thank you, Captain Obvious !

En ce moment, je suis soumise à un régime téléphagique inhabituel, parce que je ne suis pas chez moi. Du coup je me retrouve à regarder des Ma Famille d'abord (qu'on faisait regarder aux prisonniers de Guantanamo), des Grey's Anatomy (ça va, c'est pas encore le moment où ça vire au soap à 100%), des Experts Miami (allez-y, chargez la mule, pourquoi se gêner ? ), et des Bones (oui, mon hôte veut ma mort, pourquoi ?). J'y perds ma santé mentale.
Ce soir, c'était donc régime os, et franchement si quelqu'un doit avoir le crâne fendu pendant un épisode, ce sera bien moi, contre le mur du salon.

Je vous refais le dialogue :
"J'aime penser que mon père [mort] me regarde.
- Les morts ne peuvent pas voir", Temperance Brennan dixit.
SANS RIRE ?

Ce personnage de la nana tellement cartésienne qu'elle ne comprend rien aux choses de la vie touche rapidement ses limites sitôt qu'on passe un épisode entier avec lui, ce qui ne m'était pas arrivé depuis... eh bah, quasiment l'ouverture de ce blog, quand même. Là, comme ça, à blanc, on se dit que mettre ce cerveau froid et rationnel en duo avec un type plus que normal (je veux bien-sûr parler de l'adipeux Boreanaz), ça fait un bon tandem et qu'on va bien se marrer.
C'est un peu comme le crétin décérébré qui nous a pondu le concept derrioère NCIS, si vous voulez. Ce sera tellement poilant qu'on ne va pas se rendre compte que ça ne rime à rien.

Sauf que le Dr "ne l'appelez pas" Bones, au lieu de montrer qu'elle est intelligente à sa façon, et là j'aurais envie de dire pourquoi pas, prouve qu'elle est en fait la dernière des demeurée.
Elle n'est pas cartésienne : elle prend tout au premier degré ! Ce qui, vous serez d'accord avec moi, n'est pas exactement la trace d'une intelligence surdéveloppée.

A chaque épisode, je dis bien à chacun d'entre eux, il faut qu'on lui explique par a + b que ceci est une expression, que ceci se fait, que les gens ont des sentiments, qu'on a dit telle chose mais que ça signifie quelque chose de plus profond...

Qu'un personnage à l'intellect ultra-développé soit socialement handicapé n'a rien de nouveau. Des quantités de personnages l'ont fait avant, et le font encore. Gloire à des mecs comme Monk pour en être le modèle parmi les modèles. Mais au moins ces personnages n'ont pas attendu la 3e saison pour apprendre ce qu'une pompom girl fait à un joueur de basket avec la bouche ! Au nom du ciel, elle devrait au moins être capable de comprendre ce qui se dit dans la pièce, même si elle désapprouve la conduite parce qu'elle ne la considère pas comme logique, non ? Non, elle ne suit même pas la conversation ! Bones donne mauvaise réputation aux scientifiques !

Excusez-moi, je... je vais avaler un calmant. Ca devrait m'aider, je... oh mon Dieu, et le troisième épisode qui n'est pas encore terminé...
Sortez-moi de là.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

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