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ladytelephagy
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ncis
27 février 2009

Thank you, Captain Obvious !

En ce moment, je suis soumise à un régime téléphagique inhabituel, parce que je ne suis pas chez moi. Du coup je me retrouve à regarder des Ma Famille d'abord (qu'on faisait regarder aux prisonniers de Guantanamo), des Grey's Anatomy (ça va, c'est pas encore le moment où ça vire au soap à 100%), des Experts Miami (allez-y, chargez la mule, pourquoi se gêner ? ), et des Bones (oui, mon hôte veut ma mort, pourquoi ?). J'y perds ma santé mentale.
Ce soir, c'était donc régime os, et franchement si quelqu'un doit avoir le crâne fendu pendant un épisode, ce sera bien moi, contre le mur du salon.

Je vous refais le dialogue :
"J'aime penser que mon père [mort] me regarde.
- Les morts ne peuvent pas voir", Temperance Brennan dixit.
SANS RIRE ?

Ce personnage de la nana tellement cartésienne qu'elle ne comprend rien aux choses de la vie touche rapidement ses limites sitôt qu'on passe un épisode entier avec lui, ce qui ne m'était pas arrivé depuis... eh bah, quasiment l'ouverture de ce blog, quand même. Là, comme ça, à blanc, on se dit que mettre ce cerveau froid et rationnel en duo avec un type plus que normal (je veux bien-sûr parler de l'adipeux Boreanaz), ça fait un bon tandem et qu'on va bien se marrer.
C'est un peu comme le crétin décérébré qui nous a pondu le concept derrioère NCIS, si vous voulez. Ce sera tellement poilant qu'on ne va pas se rendre compte que ça ne rime à rien.

Sauf que le Dr "ne l'appelez pas" Bones, au lieu de montrer qu'elle est intelligente à sa façon, et là j'aurais envie de dire pourquoi pas, prouve qu'elle est en fait la dernière des demeurée.
Elle n'est pas cartésienne : elle prend tout au premier degré ! Ce qui, vous serez d'accord avec moi, n'est pas exactement la trace d'une intelligence surdéveloppée.

A chaque épisode, je dis bien à chacun d'entre eux, il faut qu'on lui explique par a + b que ceci est une expression, que ceci se fait, que les gens ont des sentiments, qu'on a dit telle chose mais que ça signifie quelque chose de plus profond...

Qu'un personnage à l'intellect ultra-développé soit socialement handicapé n'a rien de nouveau. Des quantités de personnages l'ont fait avant, et le font encore. Gloire à des mecs comme Monk pour en être le modèle parmi les modèles. Mais au moins ces personnages n'ont pas attendu la 3e saison pour apprendre ce qu'une pompom girl fait à un joueur de basket avec la bouche ! Au nom du ciel, elle devrait au moins être capable de comprendre ce qui se dit dans la pièce, même si elle désapprouve la conduite parce qu'elle ne la considère pas comme logique, non ? Non, elle ne suit même pas la conversation ! Bones donne mauvaise réputation aux scientifiques !

Excusez-moi, je... je vais avaler un calmant. Ca devrait m'aider, je... oh mon Dieu, et le troisième épisode qui n'est pas encore terminé...
Sortez-moi de là.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

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27 septembre 2008

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?

Je pose juste la question : mais qu'est-ce qu'ils ont tous ?
Il m'arrive fréquemment de regarder des séries qui semblent remporter une quasi-unanimité, et de me dire que, sans déconner, mais qu'est-ce qu'ils leur trouvent, donc ?

Exemple : l'autre jour, je suis tombée sur CSI New York. Je suis arrivée dessus en zappant, sans préméditation, juste histoire de regarder quelque chose de potable. Et là, j'atterris sur un dialogue fulgurant, je vous le fais de mémoire :
- Apparemment, il gagne sa vie en cirant des chaussures...
- Je sais où le trouver... DANS LE QUARTIER DES CIREURS DE CHAUSSURES !
Wow. Je veux dire, nan, sérieux : wow ! Plus que ça même. Ca demande quand même un talent, d'écrire un truc comme ça, qui me dépasse ! C'est à se demander pourquoi je n'ai regardé que le pilote de ce truc.
Cet été j'avais déjà fait l'expérience d'un épisode de CSI Miami, et c'était au moins aussi bluffant. On sent la série qui est écrite avec un cahier des charges, en fait. Evidemment, il y a la traditionnelle petite phrase de pré-générique, mais comptons aussi toutes ces répliques faussement piquantes, genre suspense à trois balles avec une pointe d'humour raté... Le cahier des charges stipule donc qu'à la 12e minute, Horation Caine va lever un sourcil derrière ses lunettes, un, pas plus, et lancer une phrase éblouissante du genre de "il pourrait bien s'en mordre les doigts", mettons.
Que je sois sûre de comprendre : ça, ça fracasse l'audience ? Nan mais, je me renseigne, hein.

Mais ok, disons simplement que c'est un vieux fond de sentimentalisme pour la version Vegas, et disons simplement qu'en dépit de mon affection pour Gary Sinise remontant au collège, j'ai des a priori négatifs envers ces deux spin-off. Admettons.

Alors prenons un autre cas. NCIS. Vous avez vu un épisode, vous les avez tous vus. Là aussi vous pouvez être sûr que dans chaque épisode, DiNozzo va faire une blague à caractère sexuel, que le seul sourire que va décrocher Gibbs sera cynique, que le petit rondouillard va se faire mépriser en dépit de son efficacité, que Zyva va tenter d'à la fois castrer et allumer DiNozzo en une seule phrase, que le vieux papy va parler aux morts, et que la petite fée gothique dans son antre va avoir un verre de liquide fluo dans la main. Sublimissime. Evolution du personnage ? Connaît pas. Le popcorn à son apogée.
Et donc ça, ça dame le pion à la Star'Ac ? Je sais pas si je dois en rire ou en pleurer.

Vous dites ? Ce n'est pas mon genre de séries ? Vrai. Alors prenons le genre de série qui serait d'ordinnaire le mien : le drame. Ah ! Là on ne peut décemment pas m'accuser de partir du pied gauche, pas vrai ?
Alors qui m'explique le hype autour de Damages ? C'est complètement creux ! Superficiel, bourré d'effets de style, et au final pour quoi ? Pour construire un pseudo-suspense complètement prévisible, en espérant nous faire frissonner un peu sans s'en donner les moyens scénaristiques. Ah ils sont jolis les effets de filtres, les plans serrés, je dis pas le contraire. Mais on regarde quoi, au juste ? Un clip ? Nan, mais quand même, quoi. Et j'arrive pas à trouver une seule personne pour en dire du mal. Je ne comprends juste pas.

Eh, oh, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
Je ne dis pas, par exemple, que c'est populaire et donc mauvais. Il y a un public pour tout. Comme je dis toujours, s'il y en a eu un pour près de 10 ans d'Alerte à Malibu, tout est possible. M'enfin de là à motiver autant les foules, ça m'épate. Faire des cartons d'audience avec ça...? Je ne comprends pas.
Ce que je ne dis pas non plus, c'est qu'on ne devrait regarder que des séries d'un certain genre, par exemple d'une exigeance hors du commun, hyper écrites, ou à l'univers à part. Elles ne sont pas faites pour tout le monde pour commencer. Une partie du public, par exemple, ne veut pas se prendre la tête, et c'est son droit le plus strict. Moi-même ces dernières semaines, je n'ai pas spécialement opté pour ce genre de séries, avec mes Reba dont vous ai rebattu les oreilles, pas vrai ?

Non, en fait ce qui me pose question, c'est que tout le monde regarde ces séries-là.
Parce que des séries de ce type, dans le fond, yen a des tonnes. Chaque saison, yen a des nouvelles. Certaines saisons plus que d'autres, d'ailleurs. Elles valent ce qu'elles valent, c'est comme ça.
Mais d'une série si moyenne à une autre série si moyenne, il y en a sur laquelle le public, américain comme français, fond comme un nuage d'éperviers, et puis il y en a, qui n'ont pas plus de mérite, et pas vraiment moins non plus, qui crèvent sur place.

On est fin septembre. Les premiers renouvellements ont déjà été annoncés. Les premières annulations suivront pas loin derrière le très pénible Do Not Disturb. On va, c'est fatal, voir disparaitre des séries qui ne sont ni meilleures ni pires que Les Experts Kuala Lumpur, NCIS ou Damages. Yaura peut-être, à la rigueur, moins d'argent investi dedans. Parfois même pas. La différence sera infime. Mais elles, elles crèveront, pendant que d'autres du même tonneau survivront.
Et ça me pose question, parce que je me dis : y a-t-il une sorte de phénomène grégaire qui pousse les gens à regarder les mêmes séries, même si à côté il y a strictement la même chose, et à sauver du naufrage des séries qui en soi n'ont rien d'extraordinaire, en leur offrant des audiences respectables voir exemplaires ?
A quel moment, du côté de la promo, du bouche à oreille, ou quoi que ce soit d'autre, y a-t-il quelque chose qui intervient et fait la différence ?
Je n'en suis même pas à me dire que certaines séries mériteraient plus ces chiffres, même pas. Je dis juste qu'entre deux productions similaires à bien des égards, certaines acquièrent une longévité et d'autres pas.
Et ça, vraiment, je comprends pas.

20 janvier 2007

Os, misère...

Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) est la série que M6 a décidé de nous infliger maintenant que NCIS est voué aux rediffusions pour quelques temps. Ce qui signifie en un mot comme en cent que la chaîne espère récupérer les audiences tout en bradant sur la qualité et l'originalité de son programme. Mais on commence à savoir que dans les grilles de M6, ce genre d'alternance mauvaise série/épouvantable série sur certaines cases maudites est devenu un leitmotiv.

Dans Bones (ne l'appelez pas Bones !!!), nous suivons une équipe tournant autour d'un beau gosse un peu sur le retour et d'une experte en quelque chose, cette fois ce sont les os (c'est gai).
A distinguer de l'occupant précédent de la case, où on avait droit à un vieux beau sur le retour, d'un trublion au Q.I. négatif, d'une éternelle bleusaille, du quota de nana dont une experte en tout, sauf en médecine légale où là on avait un autre expert bien moche. Vous comprenez donc combien nous avons perdu au change.
Mais il s'agit aussi de dissocier Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) de l'autre série tournant autour d'un gars qui n'a jamais été beau gosse et de son frère, expert en chiffres et calculs abracadabrants.
Ne pas confondre, je vous prie, avec cette autre série avec un vieux beau sur le retour, entouré d'experts en un peu tout.
Et ne pas mélanger avec cette série avec ce vieux roux sur le retour, entouré d'experts en un peu tout aussi.
Et pour faire bonne mesure, faites bien la différence avec cette encore autre série, avec un encore autre vieux, entouré d'encore autres experts.
Et ceci sans faire d'amalgame avec cette série avec un vieux vraiment pas gâté par la nature, entouré de légistes et notamment d'une qui fait jamais que le contraire de ce qu'on lui dit de faire.
Ceci sans même mentionner cette toujours autre série, avec un vrai beau gosse sur ses dernières années, entouré d'experts en un peu tout mais surtout en trucs bien flippants comme les épidémies ou la Star Ac.

Si vous voyez une constante, vous me prévenez.

Laissez-moi deviner l'autre constante : les audiences. Malgré le fait que ces dernières années (et tout ça c'est la faute de Grissom, c'est lui qu'a commencé !) on nous gave comme des oies du Périgord de séries avec des gens super intelligents qui prouvent des tas de trucs en un temps record avec des techniques scientifiques de pointe et des tas de mots compliqués, les gens continuent de regarder. C'est épatant quand même. A croire que si sur les chaînes hertiziennes, on décidait subitement de varier le menu et diffuser d'autres types de séries en prime, le monde s'écroulerait. Ou les audiences.

Parce qu'aussi difficile que ce soit à croire pour nous français, il n'y a pas que les séries policières/d'enquêtes dans la vie. Et tragiquement nous semblons être entrés dans une phase où ce n'est pas tant l'humain qui prime, mais une façon froide et cérébrale d'envisager les crimes. Les dénaturant totalement, car ce que ces séries oublient toutes, c'est que le meurtre est le propre de l'humain, et que sans comprendre la psychologie, les preuves, elles n'avancent personne à comprendre ces crimes.

Ironiquement, pour nous rappeler à cette réalité, il nous faudrait regarder Battlestar Galactica (oui, une série de SF !), mais... bien que nous ayions un vieux (deux, même), des petits jeunes, des quotas éthniques et des quotas féminins, et ce que le monde peut espérer de mieux de technologie de la part des Cylons... ces imbéciles n'ont pas l'idée d'utiliser leur technologie pour prouver que la tache de sang, là, elle vient bien d'une lime à ongles achetée en 1993 et qui a servi à poignarder sauvagement la victime. Désespérant, quand même, comme une série peut passer à côté de l'essentiel, finalement.

Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) est une série navrante qui enfonce une porte grande ouverte, et que j'ai hâte de voir être claquée par la prochaine vague. Dans l'attente, jouons à un petit jeu : de quel genre d'expert n'avons-nous pas encore hérité dans ce type de séries ? Creusez-vous un peu...
Et si on inventait une série sur un nécrophage qui saurait dater la mort des gens rien qu'en mangeant leur foie, et qu'on libèrerait de prison pour travailler aux côtés du FBI ?! Oh ouais, super, j'écris une lettre de suite aux networks !

Ne l'appelez pas Bones. Ne l'appelez pas du tout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

20 janvier 2007

A coeur ouvert

De vous à moi, je vous dois bien un petit aveu : hier, j'étais shootée au second épisode de Heroes, et pas tout-à-fait moi-même, lorsque je suis venue faire brièvement part de mon enthousiasme pour cette série sur les coups de 3h du mat. J'étais sans nul doute sous l'emprise des endorphines, ou un truc de ce genre, bref pas du tout dans mon état normal.
Maintenant je vais être tout-à-fait franche avec vous : je suis loin d'avoir dégrisé, et je n'en ai aucune envie.

Je ne vous raconte pas la galère que ça peut être d'avoir une téléphage en pleine crise, dans son lit, au moment d'aller se coucher ou au moins d'essayer. Pour moi, rien de nouveau, mais pour mon homme c'était une première. Et laissez-moi vous dire que rien, dans la vie, ne vous prépare jamais vraiment à ça.
Rien.

Prostrée dans le lit, la tête bloquée entre les genoux en position foetale, me balançant légèrement d'avant en arrière avec un petit gémissement de douleur, parfois entrecoupé de bribes de phrases incompréhensibles de tout être humain normalement constitué. Telles que "la suite... épisode... voiture rouge... Sylar... cheerleader... yatta !" Ca foutrait les chocottes à n'importe qui, mais mon homme est un brave, il m'a même aidée à tenir le coup, m'a encouragée, et finalement m'a aidée à m'endormir vers 6h du matin, aidé de trois comprimés de Stilnox et d'une massue.

Nous autres, téléphages, avons pourtant nos bons moments, lorsque notre vice est alimenté d'un flot régulier de séries, respectant le parfait équilibre entre médiocrité la plus abyssale, et qualité la plus intellectuellement stimulante. Seulement personne n'a repéré que les symptômes se représentaient déjà, après le pilote de Dexter deux jours plus tôt. Si ç'avait été le cas, peut-être quelqu'un aurait-il été en mesure de m'épargner de voir la suite de Heroes, et ainsi attendre que j'aie regardé... je ne sais pas, moi, une rediff de NCIS ou même, au point où on en était, Plus belle la vie, enfin quelque chose de suffisamment atteint de crétinisme navrant pour me permettre de me maintenir à flot.

Mais voilà : devançant tous les spécialistes qui surveillent mon cas avec attention, j'ai regardé ce fichu second épisode de Heroes. Et il ne restait plus, pour calmer ma fièvre et apaiser mes tremblements, qu'à me laisser, le lendemain au réveil, regarder le troisième épisode dans la foulée, pour ensuite m'asséner un puissant comprimé de 2g de Prozac suivi du pilote de Bones dans la soirée, pour piqûre de rappel.

Merci, ça va beaucoup mieux maintenant. Les infirmières disent que, dans quelques jours, je pourrai rentrer chez moi.
Et ça tombe bien parce que j'ai encore jusqu'à l'épisode 11 à voir, et un autre sera diffusé dans l'intervalle...
Gna ha ha.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Heroes de SeriesLive.

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