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ladytelephagy
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life
2 juin 2009

C'est mathématique

J'ai fait des calculs de probabilités. J'ai invoqué de puissants esprits. J'ai lu dans le marc de café. J'ai lancé des osselets dans le sable. Eh oui, tremblez, jeunes gens, car voici venir mes prévisions de la saison 2009-2010.

Voici donc mes prédictions. On se donne donc rendez-vous dans quelques mois pour se moquer de ma tronche.

- Les séries pour lesquelles je vais avoir un coup de coeur...
... seront annulées au bout de deux saisons. Exemples : Pushing Daisies, Life, Samantha Who?.

- Les séries que j'aimerai plutôt bien et auxquelles je déciderai qu'il me faut du temps pour les adorer...
... seront annulées en moins d'une saison. Exemple : Privileged.

- Les séries super originales mais qu'on sait qu'on regardera seulement avec une boîte de paracétamol :
... n'iront même pas jusqu'au bout de leur saison. Exemples : Kings.

- Les séries dont je n'ai rien absolument rien à battre limite au contraire...
... seront honteusement renouvelées. Exemples : Hannah Montana, The New Adventures of Old Christine, 30 Rock.

Voilà, circulez, ya rien à voir, les jeux sont faits, rien ne va plus, inutile d'éplucher les projets de la rentrée, on sait déjà tout, il n'y a plus le moindre suspense. Rentrez chez vous, messieurs-dames.

Je crois que la chaleur me rend blasée.

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25 mai 2009

Size does matter

C'est très certainement en prenant en main plusieurs saisons d'une même série au même moment qu'on comprend le mieux pourquoi, des fois, quand même, le package, eh oui, ça compte.

Prenez... tiens, The Tudors. Au pif. Comment vous savez que j'ai visité une FNUC récemment ? N'en faisons pas toute une histoire, ça ne fera qu'un euro de moins dans la cagnotte Life...! En apparence, et dans les rayons savamment éclairés de la FNUC (ni trop de lumière ni pas assez, ce qu'il faut pour attirer le regard sans laisser paraitre les quelques défauts qui pourraient exister, bref, un attrape-couillon bien connu), les coffrets ont l'air assortis.

La tournure de phrase à son importance, car ils n'en ont bien que l'air.
Une fois qu'on les ramène chez soi, toute excitée, les retournant dans tous les sens dans le train, impatiente de pouvoir les insérer langoureusement dans le lecteur DVD (car qui peut douter que la téléphagie est une passion hautement érotique ?), on s'aperçoit que :
- une saison jouit d'un coffret dépliable, l'autre se contente de simples slims en plastique (et qui osera soutenir que le plaisir est le même avec du simple plastique ?)
- la charte graphique, notamment au dos du package, n'est pas du tout la même (pas la même police, pas le même style d'encadré, mise en page moins esthétique sur la saison 2...)
- ils ne font pas la même hauteur !!! C'est vrai que ça se joue à quelques millimètres, mais quand même, ça se voit ! Et c'est sans doute le plus agaçant.

Avant d'entamer la saison 2 directement sur le DVD sans passer par les préliminaires en cagoulage, j'ai donc un message personnel à faire passer à Sébastien LAPLANTE qui a signé son "oeuvre" : monsieur, la taille compte, et tout le reste aussi ! Pff, ces mecs, faut vraiment tout leur expliquer...

10 mai 2009

FNUC you

Pour la cagnotte Life, il y a un euro de moins. J'ai résisté plusieurs fois mais hier, ma frangine m'a emmenée dans une FNUC. Elle avait des bons de réduction, je peux pas lutter contre ça !!!

Bon, ça fait un donc un euro de moins pour le mois prochain, et puis quelques autres dépensés pour mon obole au dieu FNUC.
Mais le plus contrariant c'est que je suis allée dans une FNUC que je ne connaissais pas, et qu'elle était assez dépourvue en séries télé. On n'y trouvait en fait quasiment que les nouveautés... et encore.

Par exemple, on pouvait y trouver le verdoyant DVD de la 4e saison de House, mais pas les trois premières. Super logique. Une chance que je ne tienne pas à investir dans House. Mais du coup, là où j'aurais pu me laisser aller à me lancer dans une série ou une autre, eh bien, il s'avérait que je ne pouvais pas acheter la 1e saison. Décourageant au plus au point.
Et puis, il y avait des nouveautés dramatiquement manquantes, comme le coffret La Belle et la Bête qui m'était pourtant destiné à bien des égards (c'est une des premières séries dont j'ai parlé ici, je la regardais déjà toute petite... et puis, ne serait-ce que le package violet !), qui pourtant était mon objectif de départ.

Démunie devant ces absences éhontées, j'en suis venue à me poser des questions... J'ai l'impression de passer mon temps à acheter des DVD mais, pourtant, devant ce rayon, c'est comme si je n'en avais aucun. Ou plutôt comme si aucun ne me concernait. De quelles séries je peux bien suivre la sortie en DVD, finalement ? Battlestar Galactica ? Et à part ça ? Boston Justice (mais il n'y avait que la saison 2 et même pas la 3), bon, d'accord. Mais sinon ?

Des séries qui m'attiraient dans les rayons, y compris parmi celles que j'ai déjà à la maison, je tirais la leçon suivante : il ne s'agit que de mini-séries (The Lost Room, Jekyll) ou de saisons uniques (Action!, Angela, 15 ans), de séries à deux doigts d'être finies (Pushing Daisies, Battlestar Galactica), ou, dans le meilleur des cas, de séries au rythme de sortie si lent qu'il vaut mieux que je ne retienne pas mon souffle (Une Nounou d'Enfer, The Practice).

En rentrant à la maison, j'ai essayé de regarder le palmarès de mes plus récentes acquisitions. Seul le coffret Gilmore Girls me donne un peu d'espoir, mais la série n'est pas prioritaire sur ma liste, d'autant qu'il est assez rare que soit en stock la saison que je cherche.

Ca m'a un peu désespérée, tout d'un coup. Je me suis dit : "mais en fait, en-dehors des pilotes que je découvre chaque semaine, je regarde quoi sur le long terme ?", et le bilan a été effrayant.
Sur le long terme ? Je finis tranquilement mais sûrement mon intégrale de Titus, la saison 3 de Three's company, j'ai entamé Voilà! et j'y deviens accro... je vis dans le passé ! Je regarde des séries que de toutes façons je ne trouverais pas en DVD (surtout moi qui n'ai pas de lecteur zone 1).
Je fais du rangement dans mes cagoules et je m'aperçois qu'il y a soit des vieilleries de ce genre, soit des nouveautés dont la sortie en DVD en France n'est vraiment pas pour tout de suite.

Mais alors qu'est-ce que je fais en magasin ?! Pourquoi je suis si contente de ces bons de réduction soigneusement offerts par ma soeur ? Pourquoi j'ai déjà sorti ma jolie carte FNUC ? Pourquoi je suis contente d'être dans ce rayon si rien ne m'y attire spécialement ? La pauvreté de l'étal y était certainement pour quelque chose (et le prix de la saison 2 de Big Love, aussi), mais j'ai eu un coup de blues terrible.

J'ai longtemps hésité avant de prendre quelque chose. Oui, The Lost Room, mais il n'y a pas urgence. Oui, Boston Justice saison 2, surtout à un prix vert. Mais j'étais mal à l'aise. La perspective de retourner dans quelques semaines à la FNUC pour Life, alors que la série vient d'être annulée, l'absence de La Belle et la Bête, l'absence de la saison 3 de Gilmore Girls, y étaient évidemment pour quelque chose. J'étais venue en me réjouissant à l'avance de ces quelques acquisitions, qui me trottaient dans la tête, et ne pas les y trouver, et surtout être incapable de m'enflammer pour d'autres sorties, m'ont rendue toute chose. C'est vrai qu'il y a aussi des séries dont j'ai la première saison, comme Heroes ou Babylon 5, mais dans ces cas-là je ne m'estime pas assez fan pour faire l'investissement de saisons supplémentaires dans l'immédiat.

Mais, moi qui aime tant les séries, et qui aime tant les avoir en DVD, au lieu de l'embarras du choix, il ne me restait que l'embarras.

9 mai 2009

XOXO

La meilleure news de la semaine (ça compense presque l'annulation de Life... juste presque), c'est cet espoir merveilleux : de spin-off de Gossip Girl, il n'y aura peut-être point. Parce qu'il y a quand même un semblant de justice en ce bas-monde, voyez-vous.

Certes, rien n'est officiel à ce stade. Mais quand une rumeur rampe comme ça, en de multiples endroits (ici, ici...), surtout en ces temps troublés où personne n'est à l'abri, et où les investissements se font centime par centime, on n'a pas trop besoin de se poser de questions. Seules les audiences de l'épisode flashback de Gossip Girl devraient servir de confirmation, à ce stade. Si elles n'accomplissent aucun miracle, on sera fixés et je sortirai définitivement mes banderoles "victoire sur la médiocrité" que j'avais soigneusement pliées et rangées dans un tiroir depuis l'annonce de la suppression de Roommates. 'Faut pas jeter, ça peut toujours resservir ; la preuve.

Normalement, je suis du genre à ne pas me réjouir de la mort d'un pilote, surtout avant même qu'il ne voie le jour. M'enfin là, vous admettrez que les circonstances s'y prêtent. Franchement, quand on voit le navet qu'est Gossip Girl, qui figure parmi les plus pathétiques teenageries qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années (ex-aequo avec 90210, cela dit, mais pas exactement pour les mêmes raisons), on ne peut qu'avoir le sourire.

D'ailleurs, à l'instar de l'exécution de Roommates dont je parlais plus haut, ces nouvelles sont particulièrement prometteuses : si, en réalité, peu de projets sont réellement originaux et enthousiasmants à l'heure actuelle, au moins, la survie de concepts affligeants est limitée par écrémage. Certes on a une impression d'hécatombe, mais ce n'est qu'une version un peu plus sophistiquée de l'élimination des déchets par voie naturelle. Ne vous inquiétez pas, bonnes gens !

Car la conclusion que je tire de telles décisions, c'est que, même si la saison prochaine ne parvient pas à être meilleure que celle-ci avec son lot d'annulations et de nouveautés fadasses (et le business télévisuel c'est comme tout, il y a des bas et des hauts, les uns succèdent aux autres), au moins elle ne saurait être pire. Consolons-nous de cela en attendant un retour à la normale : les affaires finiront bien par reprendre à un moment, et ce n'est qu'un mauvais moment à passer ! Et voyez, déjà, il y a un peu de lumière au bout du tunnel.

Alors, vu la tournure que prennent les choses, je suis prête à sacrifier un Better Off Ted (hélas hélas, c'est mal barré), si ça nous garantit de n'avoir jamais à voir le spin-off de Gossip Girl. Quoi ? Ça n'a rien à voir ? L'un ne garantit pas l'autre ? Ah, bon, mais, je pensais que ça marchait comme les rituels païens, moi : un sacrifice en échange d'une faveur divine... Zut.

Enfin bon, surveillons la chose, il se pourrait bien qu'on sabre le champagne bientôt.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche... ha ha ha, il n'y aura jamais de fiche !

6 mai 2009

Le futur, c'est dans 22 jours !

"C'est la crise", "la grippe-avec-plein-de-noms nous tuera tous, fais tes réserves de Tamiflu", "tu as reçu ta feuille d'impôts ?", "le DVD de Life sort en juin !!!".
Tout m'incite a garder précautionneusement mes petits sous par les temps qui courent, histoire d'être raisonnable. Mais si j'étais raisonnable, ça se saurait. Je ne pense pas qu'un téléphage soit raisonnable, par définition, de toute manière.

Donc me voilà l'autre jour à flâner dans les rayons de Surkuf (qui après la FNUC est probablement l'entreprise que je fais le mieux vivre depuis que j'ai un salaire), et regarder les prix de ci, de ça, et d'autre chose, et surtout, du Saint-Graal. Ca fait des années que j'en rêve, et de voir que le prix n'était pas aussi élevé que ce à quoi je m'attendais (toutes proportions gardées évidemment) n'est pas non plus pour m'aider.
Donc ça y est, après en avoir rêvé, c'est décidé !

Creator
Mais qu'il est beau !!!

Désormais, plus rien ne pourra m'arrêter ! [insérer un rire à la Fantomas ici] Le monde m'appartient !
Toutes mes VHS finiront numérisées, soigneusement rangées ! Adieu les rageantes problématiques dues à la VHS : adieu l'étiquettage barbare que j'ai commencé en 2001, adieu les 800+ cassettes à porter à chaque déménagement, adieu les fois où je vous parle d'une série que vous n'avez aucun moyen de découvrir, adieu les génériques que je cherche désespérément au format numérique, adieu les heures passées à avancer, reculer, avancer, reculer, jusqu'à trouver enfin le début de l'épisode que je cherche, adieu les VHS avec jusqu'à 10 séries différentes dessus ! C'est fini ce temps-là !
A la fin du mois, il sera à moi, rien qu'à moi, mon précieux !

Et alors cet été, pendant que d'aucuns se farciront les insipides nouveautés de l'été (voir post d'hier), moi, je vous proposerai le pilote d'Une Maman Formidable (en VF en plus), la fin de Corky, enfin un épisode de Working, et plein d'autres bonnes choses encore ! Depuis le temps que j'en parle, il y aura deux génériques de Rude Awakening, celui de Cop Rock, celui de Leaving L.A., et des tonnes d'autres encore ! A moi le générique de The War Next Door en guise de réveil le matin ! Vous avez raté les Screenings de 2001, pas de problème, je les aurai ! Revoir certaines séries ne tiendra plus de la gageure numérique ! Et cela sans exploser mon ratio sur Demonoid en plus ! Enfin la possibilité de redécouvrir de vieilles perles qui sont si compliquées à atteindre actuellement sans une à deux heures de fouilles archéologiques préalables dans ma telephage-o-theque !
Tous mes classiques, enfin, à portée de main ! Et tous les autres !

Et tout ça, sous la main, dés ma prochaine paye ! Courage, plus que 22 jours à tenir...
Ah, l'été va être chouette, c'est moi qui vous le dit !!!

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5 mai 2009

Quand il reviendra, le temps des surprises...

Ça vous dit, un petit coup de stabilo bleu ? Je me suis dit que j'allais jeter un oeil à ce que l'été nous prépare. Vous me connaissez, moi, dés qu'il est question de pilotes...
Voyons donc ce qui a été prévu pour nous gâter cet été !!! Nan mais, parce que là, vous vous moquez, j'ai l'air de m'y prendre exagérément tôt, mais songez que l'été, c'est dans même pas deux mois, quand même. Hein. Bon. Donc il est amplement temps de faire le nécessaire pour préparer l'arrivée de ces nouveautés. D'autant que certaines chaînes commencent à parler de programmation d'été dés la fin mai, alors bon...

Stabilo bleu : prêt. Mauvais esprit : prêt. Biais envers Dylan McDermott : prêt. On peut y aller !

- Showtime
Dans la famille "personnalité barrée avec de gros problèmes psy à régler", je demande... l'infirmière ! On a déjà abordé le sujet, Nurse Jackie vient pour vous faire une piquouse dés le 8 juin, et attention, ça risque de faire mal. Personnellement je ne suis pas emballée par le cast, mais surtout ce qui m'énerve c'est qu'en-dehors du personnage mal-aimable en milieu hospitalier (toute ressemblance avec le personnage d'une autre série serait purement fortuite), pour le moment, il ne me semble pas y avoir grand'chose pour démarquer la série des multiples autres qui l'ont précédées dans la catégorie "personnages décadents auxquels on va s'attacher quand même parce que ça fait de la peine". Mais si, je suis enthousiaste ; pourquoi, ça ne se voit pas ?

- NBC :
On n'attend plus grand'chose de la part de NBC depuis un sacré bout de temps. Eh bah moi je dis, on sait pas, on pourrait être surpris. Par exemple, imaginons que The Philantropist soit aussi prometteur que le pitch veut bien le dire, eh bah on tiendrait ce qui pourrait être l'une des meilleures nouveautés de l'année (c'est-à-dire aussi qu'on part pas de très haut, en 2009 pour le moment, c'est un peu craignos dans la majorité des cas, il faut bien le reconnaître). Vérification possible à partir du 24 juin, si ABC ne rachète pas la série dans l'intervalle, évidemment...

- ABC
On cherche les problèmes, chez ABC. Pour une fois qu'ils diffusent des trucs qu'ils n'ont pas piqués aux voisins pourtant, ça partait d'une bonne intention... A commencer par la mini-série Impact, avec qui on a rendez-vous le 21 mai, qui n'annonce rien de bon (et pour cause, c'est encore une fois la fin du monde ! encore des météorites tueuses ! cette fois elles s'attaquent à la Lune ! mais attention aux effets secondaires sur notre planète ! pourquoi je ponctue comme ça ?! j'ai dû trop regarder la bande-annonce à la Armageddon), et surtout pas niveau casting où on a vraiment l'impression que ces 4 heures vont être très longues et très pénibles... De toutes façons ne vous en faites pas, un peu de patience et TF1 diffusera ça par un samedi après-midi pluvieux.

- FOX
Ce qui est bien avec la FOX, c'est que quand on n'a pas le temps pour ses nouveautés, on sait qu'on peut s'en passer sans avoir trop à y perdre. La preuve par l'exemple cet été avec Mental, un drama médical qui débarque dés le 26 mai (je vous avais dit que l'été approchait !) et qui fleure bon le concept original, ici un repompage de House sans la canne, mais aussi sans la variété de maladies potentielles, puisqu'on va plutôt lorgner du côté psychiatrique de la profession, histoire de varier un peu les (dé)plaisirs. Vous me voyez agiter mes fanions "wow, c'est original" ? Non ? Normal, c'est pas le cas. Franchement, la FOX cet été, une fois de plus, on saura s'en passer.
Au mieux, il y aura la preview de Glee le 19 mai (histoire de se laisser le temps de réviser sa copie ?) pour ceux qui attendent un peu de sang frais, et c'est vrai que pour une fois l'idée de départ est un peu originale, mais méfiance, les séries exploitant leur côté musical ne finissent pas toutes avec la qualité d'un Cop Rock, surtout à l'ère d'Hannah Montana et autres Camp Rockeries (ne pas confondre, merci). Mais même si ça vous plaît, il faudra alors attendre l'automne pour la suite, alors bon...

- TNT
D'une part, on a droit au retour de la vengeance pour Dylan McDermott dans Dark Blue, à compter du 15 juin. C'est marrant comme le titre de la série est assorti à l'image publique de Dylan suite à son rôle dans The Practice : un mec sombre avec de beaux yeux bleus. Du sur-mesure ? Espérons que la série ait un peu plus à offrir que ça, même si pour le moment, on n'a qu'assez peu d'espoir : on va avoir droit à des flics. Vous me voyez déjà grogner, mais non, il faut quand même admettre que le pitch offre un peu plus que ça, puisqu'il s'agit de flics spécialisés en travail en sous-marin. Et ça c'est bien quand même. C'est quasiment original. C'est intéressant. J'ai dit "Dylan McDermott", donc on sait déjà que je vais regarder.
Et puis d'autre part, dans la veine de The Closer et Saving Grace (de son propre aveu), TNT tente de se créer une marque de fabrique avec des personnages féminins qui en ont, avec HawthoRNe, qui commence le 16 juin, et qui sera drama médical  (comment ça Urgences c'est fini, ha boooon ? bah on essaye pas de récupérer les spectateurs désoeuvrés, c'est promis) tournant autour de Jada Pinkett Smith, qui sera chef des infirmières et qui tiendra tête à un hôpital plein à craquer de médecins se prenant pour Dieu et d'administrateurs obtus. On a déjà hâte... heureusement, l'incontournable Cloris Leachman devrait y apparaitre, c'est toujours bon à prendre. Mais si elle n'est pas là dés le pilote, je risque d'être très, très difficile à convaincre.

Comment ça, je suis négative ? Nan mais vous avez vu ce qu'on nous fourgue cet été ? Bon bah moi je m'en fiche, en juin j'aurai mon DVD de Life, et plein de rediffs perso à me faire, sans compter Dieu sait combien de découvertes qui peuvent se faire dans l'intervalle, alors franchement, pas besoin d'inédits.
Vu que quasiment tout sent, au mieux la variation sur un thème connu, au pire la redite de ce qu'on a vu et revu et rerevu cent fois, franchement, l'été, on va pouvoir faire l'impasse dessus.

Les pilotes de cet été ? Pfff, ça va même pas un peu me manquer !!!
Nan mais, bon, on en reparle dans quelques semaines, on sait pas...

4 mai 2009

Unpleasant pas avec mon coeur de téléphage !

Il y a quelques mois, je tentais de me préparer à faire le deuil de Pushing Daisies. Je suis pas encore tout-à-fait remise, il faut bien le dire. Les séquelles sont là. Ils ont osé annuler l'une des rares séries du moment qui permettait de faire plus que simplement me divertir, qui me rappelait pourquoi j'aimais passionnément la télévision, à une époque qui me semble de plus en plus lointaine. Il y a les séries qu'on regarde d'un oeil distrait, celles qu'on regarde avec amusement, celles qu'on suit goulûment, et celles qui résonnent en vous comme un gong tibétain entre deux montagnes de glace centenaire.

Pushing Daisies est de celles-là, et ça faisait longtemps qu'une série n'avait pas réussi à m'atteindre de la sorte.
Mais j'ai tenté de me remettre en piste. De reprendre du poil de la bête (pas du poil de Pigby, en ce moment c'est pas conseillé). De ne pas me laisser atteindre par ce qui m'a semblé être l'une des annulations les plus stupides et cruelles de ces dernières années.

Ca m'a pris du temps, mais j'ai essayé.
Et après quelques mois, j'ai découvert Life (sur le tard, certes, mais vaut mieux tard, etc.) et son personnage principal, non promis, pas juste son acteur principal, vraiment le personnage de Charlie Crews, a réussi à m'atteindre, et j'ai retrouvé la foi. Je ne l'avais jamais vraiment perdue, dans le fond, mais quand une série dans laquelle on avait tant investi émotionnellement disparait, on ne s'attend pas à en réinvestir une autre si vite.

Life avait tout ce qu'il fallait pour me séduire, me fendre le coeur et me faire rire dans un même mouvement. Et aujourd'hui, évidemment, qu'est-ce qu'on apprend ? Que la série est annulée. Seulement deux saisons. Comme par hasard.

Réfléchissons, qu'est-ce que je regarde d'autre et qui fait battre mon coeur de téléphage, qui puisse être annulé aussi cette saison, tant qu'on y est ? Nan parce que, j'aime pas qu'on fasse les choses à moitié. Tiens, CBS par exemple, ou FOX, ils ne peuvent pas trouver un truc pour me casser les pieds eux aussi ? Ah bah non, eux c'est encore mieux, ils ne diffusent rien du tout qui m'intéresse, comme ça c'est réglé.

Donc voilà, je tenais juste à dire que : je boude.

Dfaconsjeboude

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life de SeriesLive.

12 avril 2009

Dumela !

J'ai longtemps renâclé avant de m'y mettre. Vous commencez à me connaître : il y a certaines choses qui me stoppent tout net sitôt qu'il s'agit de découvrir certaines séries, prouvant que même ma passion pour les pilotes a ses limites. Le logo BBC, notamment, est un exemple du genre d'indices qui laissent penser que c'est mal barré. Le pilote d'1h45 n'était pas non plus pour me rassurer. Et puis, je dois l'avouer, si j'ai une bonne oreille pour les accents américains, les autres anglophones me font souvent un peu peur... et la perspective que la série dont je vais vous parler se déroule en Afrique n'était donc pas pour me rassurer.
Mais après avoir tourné autour du pot une saine période de temps, j'ai pourtant fini par me lancer dans le pilote de The No. 1 Ladies' Detective Agency, et un peu comme Charlie avec ses drôles de dames, je ne le regrette vraiment pas.

Comme ce n'est pas la série la plus connue au monde, on va faire un peu les présentations avant de se lancer dans ce qui sera le 4e post La preuve par trois de cette semaine, à croire que c'est Noël et non Pâques, mais bon, je suis d'humeur partageuse, il vous faut faire avec ; et puis vous le savez bien, ce n'est pas le genre de choses sur lesquelles je compte mes efforts.
The No. 1 Ladies' Detective Agency est donc, je l'apprends quasiment en même temps que vous d'ailleurs, une série mettant en scène Precious Ramotswe, une femme au caractère bien trempé qui a décidé d'ouvrir la première agence de détective privé tenue par une femme au Botswana. La série est inspirée d'une série de livres, à ce jour au nombre de 10, nous dit Wikipedia, et est co-produite par la BBC et HBO, rappelant l'initiative autour de House of Saddam. Les présentations étant faites, lançons-nous dans ce qui pourrait bien être ma découverte la plus rafraîchissante et la plus charmante cette semaine !

TheNo1LadiesDetectiveAgency___1
Je ne vais pas vous mentir : la dernière fois que j'ai vu une série qui se déroulait en Afrique, ce devait être dans je-ne-sais-quelle émission parlant des fictions locales, et je n'étais pas emballée par l'impression d'amateurisme qui en ressortait, tant au niveau de la réalisation que du jeu des acteurs. Mais la différence, c'est que The No. 1 Ladies' Detective Agency est une série produite par des occidentaux (comme je viens de le dire juste au-dessus, essayez de suivre un peu, quand même), donc je n'ai pas eu à affronter cet inconvénient, qui avait été, je dois le dire, un autre frein à ma découverte de la série. Réalisation impeccable, parfois même au-delà du splendide, interprétation sans la moindre faille, bons dialogues... il ne se passe pas un instant sans qu'on réagisse devant ce qui se passe : rire, larmes, tout y passe. Oui, c'est tourné au Botswana, et oui ça pourrait en refroidir quelques uns, mais franchement, là il n'y a pas un seul motif à se plaindre. C'est pas que je sois totalement et définitivement fermée à la fiction d'autres pays que les Etats-Unis (bien que je n'aie jamais dissimulé ma préférence pour les séries de ce pays), mes posts antérieurs, notamment dans la catégorie Dorama Chick, sont là pour le prouver, mais il faut l'avouer, parfois, le choc est rude. Là, l'immersion se fait en douceur. Peut-être qu'elle ouvrira la porte à d'autres fictions du continent africain pour moi, je ne sais pas, peut-être pas, aussi, il ne faut pas croire que j'ai changé d'avis du tout au tout sur les autres exemples de fictions se déroulant en Afrique, mais c'est définitivement une excellente surprise pour moi que de voir à quel point la série est réussie sur ces aspects-là.
Peut-être que des puristes de la fiction africaine (et s'il en traine dans les parages, qu'ils s'expriment et qu'ils m'éduquent, d'ailleurs, en me proposant de bonnes références et/ou de bonnes adresses !) trouveront que justement,  The No. 1 Ladies' Detective Agency n'a d'africain que son lieu de tournage, et que la série est calibrée pour plaire à des téléspectateurs occidentaux sans trop les pousser dans leurs retranchements ; peut-être même, mais là on aborde finalement un aspect qui s'éloigne de la fiction elle-même, aura-t-on l'impression de voir se brosser le portrait d'une Afrique idéalisée (mais pas parfaite, car les thèmes effleurés sont loin d'être tous innocents), mais personnellement je me suis sentie dépaysée sans être déboussolée, et ça me semble un compromis plutôt raisonnable, si on y pense.

TheNo1LadiesDetectiveAgency___2
Les choses ne semblent pas commencer sous les meilleurs auspices pour Precious, qui commence par perdre son père à l'issue d'une longue maladie. Elle hérite cependant de son bétail, qu'elle revend afin de lancer sa propre affaire et s'acheter une jolie maison : nouveau départ ! Precious Ramotswe nous apprend en effet très rapidement qu'elle a eu une vie avant celle-ci, et une autre encore avant elle : après avoir passé une enfance idyllique avec son père (l'introduction du pilote est à ce titre d'un charme fou, et d'une passion particulièrement communicative), elle s'est ensuite mariée. Mais le mariage ne lui a pas apporté le bonheur escompté : battue par son mari, elle a perdu l'enfant qu'elle portait, et elle a fini par se séparer de cet époux brutal. Ces éléments, délicatement déposés à nos pieds dés le début de l'épisode, pourraient sembler très dramatiques voir décourageants (ou au contraire extrêmement encourageants pour quelqu'un comme moi, qui suis friande de ce genre de parcours). Mais c'est là aussi, dés le départ, que The No. 1 Ladies' Detective Agency met les choses au point : il n'y aura pas d'apitoiement, pas de violons superflus, pas de tragédie larmoyante. Precious est au contraire un personnage positif. Avec ses (brefs) instants de peine, mais surtout un caractère définitivement optimiste. Ainsi, le personnage n'est pas lisse, mais il n'est pas non plus caricatural ; il y a des plaies, des bleus et des bosses, mais ce n'est pas, en fait, un axe qu'emprunte beaucoup ce pilote. J'ai repensé à Charlie Crews de Life en voyant Mma Ramotswe, mais la différence, c'est que Crews n'a pas tourné la page sur ce qui l'a blessé. Precious est quant à elle entièrement tournée vers l'avenir, et surtout, vers les autres. C'est un peu naïf, mais sa principale motivation pour être détective, c'est tout simplement parce qu'elle aime son pays et qu'elle veut l'améliorer. Dans cette démarche, je reconnais la "naïveté" qu'on peut trouver parfois dans les séries nippones, qui peuvent sembler un peu irréalistes à nous, occidentaux blasés, mais qui parvient à nous toucher tout de même si on fait l'effort de laisser dans l'entrée notre costume gris d'Européen désabusé. Precious est en fait d'un tempérament précieux, tout simplement ! Ça fait du bien, ce genre de choses...

TheNo1LadiesDetectiveAgency___3
Le charme de The No. 1 Ladies' Detective Agency, c'est aussi tout le petit monde qui gravite autour de Precious. Le moindre second rôle ou personnage de passage est parfaitement à sa place ! La rencontre avec la future secrétaire de Precious, Grace Makutsi, est par exemple étourdissante d'humour (ainsi que chacune de ses scènes ensuite, le tandem fonctionnant à merveille). Il faut dire que Grace s'est vraisemblablement assise sur quelque chose d'oblong à un moment de sa vie, qui l'empêche d'être un personnage aussi expansif que sa patronne Precious Ramotswe... Mais il n'y a pas qu'elle : entre le love interest de Mma Ramotswe, ses différents clients (et ils seront étonnamment nombreux au cours de ce pilote... quand on pense qu'il a fallu environ le même temps à Olivia Durham pour ne "résoudre" qu'une seule affaire dans le pilote de Fringe, voilà qui donne encore plus mauvaise réputation aux blondes maigrichonnes), le voisinage, et tous les autres protagonistes, c'est vivant, pétillant, touchant... en somme chaque, scène est comme un fourmillement de détails qui ne peuvent qu'attirer la sympathie. Sans compter qu'en plus d'un excellent casting, The No. 1 Ladies' Detective Agency, c'est de la couleur en veux-tu en voilà, des décors à tomber par terre, et des dialogues toujours de bon goût, sans perdre de leur pertinence.

Bah voilà, j'ai encore bavardé pendant des plombes !
Mais il faut dire que je suis si contente d'avoir franchi le pas, de ne pas m'être laissée déconcentrée par mes a priori plus longtemps (je n'avais déjà que trop trainé), et d'avoir fait cette découverte, que j'avais envie de vous offrir une cagoule en bonne et due forme. Je m'aperçois évidemment que, comme toujours, les rédacteurs de Critictoo ont parlé de ce pilote bien avant moi (fidèles à leur réputation), donc n'hésitez pas à aller leur rendre une petite visite, mais sachez que leur bilan est également positif, ce qui devrait, espérons-le, être un petit peu incitatif pour ceux d'entre vous qui, comme moi jusqu'à aujourd'hui, renâclaient à tenter le coup.

Je ne suis par contre pas très satisfaite de mes captures, pour une fois. J'ai pas réussi à vous apporter le rendu coloré et en même temps sobre de la série, esthétiquement. D'ordinaire je fais vraiment attention (je sais pas si ça se voit de votre côté de l'écran, mais j'essaye que les captures soient à la fois révélatrices de ce que j'ai à dire, et harmonieuses les unes entre les autres), mais là j'ai vraiment pas réussi. Je voudrais faire bien plus que vous offrir ces trois captures en fait, encore plus qu'à l'ordinaire quand je vous dis que j'ai dû sacrifier des passages au nom de la règle de 3 propre à cette rubrique, là vraiment, ça me coûte parce que ça ne rend pas aussi bien que ça devrait. Ouaip, va falloir que vous regardiez vous-mêmes pour vous faire une idée, je ne vois que ça comme solution...

Et quant à moi, mais je pense que vous l'aurez deviné, je vais maintenant me pencher sur la suite... comme Precious dans le générique de fin !

MmaRamotswe

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (mais si j'ai pu le faire, vous le pourrez aussi) : la fiche The No. 1 Ladies' Detective Agency de SeriesLive.
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12 avril 2009

Avis ! Avis !

Souvent, quand je me promène dans la rue, les gens m'interpellent et me disent : "ô lady, toi qui connais taaaant de séries, que me conseillerais-tu pour un dimanche pluvieux/pour éduquer mes nièces/pour changer mes horizons/pour les mariages, baptêmes et enterrements ?". Embarrassée, et les invitant à se relever, je réponds alors que c'est difficile à dire, qu'une recommandation peut fonctionner sur une personne et pas forcément sur une autre, et qu'une série, ça ne se recommande pas comme ça, sans réfléchir !!! Diantre, il faut tout leur dire...
Mais je comprends bien qu'en désespoir de cause, quand l'inspiration manque, eh bien, on se tourne vers ceux qui détiennent le savoir, et c'est là ma lourde responsabilité. Ou c'est là la différence entre quelqu'un qui a une vie et un téléphage, au choix ; mais j'aime mieux la première hypothèse, question d'ego... 

C'est vrai : qui suis-je pour vous conseiller une série plutôt qu'une autre, au final ?
D'accord, je boulotte de la série télé depuis près de deux décennies, mais ce n'est rien comparé à d'autres qui sont là depuis plus longtemps que moi, franchement. Cela dit, pour ma défense, mes parents n'ont pas eu l'idée de me concevoir avant 1982, j'ai fait avec ce qu'on m'a donné, après tout. Mais quand je vois Jérôme, avec sa mémoire incroyable d'une époque télévisuelle pour laquelle je n'ai que des souvenirs épars et/ou flous, je me dis que je n'ai sincèrement rien de plus qu'un autre à offrir en la matière.
C'est vrai aussi qu'en tant que pilotovore, j'ai vu, d'un point de vue strictement quantitatif, plus de séries que beaucoup de gens. Mais je ne les ai certainement pas toutes regardées en intégralité, ce qui invalide d'autant cet argument. Car recommander une série, c'est plus que recommander son pilote. La personne s'attend à ce qu'on l'engage sur un chemin à long terme, quand elle vous pose la question.
Et puis j'admets qu'effectivement, je fais plus que regarder la télé. Rien que le nombre de posts de ces derniers jours prouve que je suis une passionnée (les mauvaises langues iront jusqu'à me qualifier d'acharnée). J'aime me documenter, j'aime découvrir, j'aime expérimenter, bref j'ai passé depuis longtemps la phase passive où on attend de voir ce qui passe le soir à la télé pour se faire une opinion, et ma consommation télévisuelle peut, effectivement, laisser penser que j'ai un certain savoir (qu'il y a pas deux jours, l'un de mes amis qualifiait pompeusement d'encyclopédique). Mais il faut garder à l'esprit que je ne déguste jamais de série dans une autre optique que celle de mon plaisir, et que je ne peux donc recommander une série que d'après ce critère.

Mais est-ce que pour autant mon expérience (certes touffue) de télespectatrice m'autorise à recommander des séries ?
J'ai un infini respect pour des gens comme Martin Winckler, Christophe Petit, et quelques autres. Mais ce que j'apprécie chez eux, c'est leur recul, leur sens de l'analyse, leur regard différent du spectateur classique. Le fait qu'ils considèrent les séries non pas comme un simple divertissement, mais bien comme un art à part entière, différent du cinéma, avec ses propres règles et ses propres exceptions, ses propres repères et ses propres particularités. Parallèlement à ce que j'apprécie chez eux, je sais qu'on n'a qu'assez rarement de goûts en commun ; quand l'un ou l'autre recommande une série, il est très rare que j'en pense la même chose qu'eux. C'est assez logique, si on y pense (je ne suis pas de leur génération, je ne suis pas du même sexe qu'eux, je n'ai pas la même expérience de la vie qu'eux, etc...).
Alors comment, moi, petite ladyteruki, pourrais-je faire ce que des sommités comme eux ne parviennent pas à accomplir ?

En plus, il n'y a rien de plus énervant que quelqu'un qui vous recommande une série.
Vous le savez bien, d'ailleurs, parce que, parfois, j'insiste pour vous faire découvrir des pilotes, et quand il n'y a pas de réaction je m'impatiente, et vous ne vous privez pas pour me le faire remarquer.
Quand je suis à votre place et qu'une autre personne me recommande une série trop prestement, moi aussi j'y vais à reculons (comme récemment pour Rome ou Into the West). Et mon interlocuteur s'impatiente de son côté, et le cercle vicieux continue... mais rien n'est pire que quelqu'un qui cherche à vous forcer la main, à plus forte raison quand vous savez que ce qui plaît à cette personne, d'ordinaire, ne vous plaît pas à vous, et qu'il y a assez peu de chances pour que cette nouvelle recommandation fasse exception.
Tenez, un exemple tout bête : quand je recommande à Jérôme une série après avoir tant parlé de mon bonheur devant Pushing Daisies, alors que lui n'aime pas du tout la série, quelle crédibilité ai-je auprès de lui ? Pas la moindre. Je sais même pas pourquoi il continue de me lire !

Je sais que j'ai lancé ce blog justement pour faire découvrir des séries, mais puisque c'était un blog, je me disais que je pourrais le faire spontanément et au feeling, quand l'envie me prendrait, et sur les séries qu'il me plairait de mettre en lumière. Et cela, bien avant la création des posts La preuve par trois. J'aime y voir des réponses, car j'aime l'idée de ne pas parler dans le vide, sans quoi ce blog, je ne l'écrirais que pour moi (et c'est évidemment aussi une question d'ego), mais je ne me sens pas à l'aise quand on me prend à partie en me disant : "tu es téléphage, alors dis-moi : que regarder ?". Mise au pied du mur, je ne me sens plus le droit de recommander quoi que ce soit.

La problématique qui se pose à moi est alors la suivante : comment sortir de ma propre affection pour certaines séries, et pousser les gens dans la direction qui leur conviendra ? Je crois pouvoir faire la différence entre une série que j'aime parce qu'elle est d'une excellente qualité, et une série que j'aime parce que je m'y suis attachée, mais ce n'est pas forcément vrai, et lorsqu'on me pose la question "quelle(s) série(s) pourrais-je regarder ?", je me demande si mes préférences ne vont pas pervertir la recommandation que je vais donner, malgré tout. C'est le même problème que quand je tente de noter une série sur SeriesLive, d'ailleurs (un lien par post, c'est contractuel). Faut-il noter à l'affect ? Faut-il noter à la qualité ? Comment être sûre que je ne trouve pas la seconde à cause du premier ?
Et même dans ce cas, les qualités que je vois, les autres ne les voient peut-être même pas.

A titre d'exemple : cette semaine je parlais de Life avec une collègue qui regarde un peu de séries, mais qui n'est pas aussi passionnée que moi. Une spectatrice lambda, pourrait-on dire, mais le terme sonne souvent comme trop péjoratif et ce n'est pas le cas ici. Pour elle, ce n'est qu'une série policière comme les autres. Pour moi, c'est une révolution. Elle trouve Charlie Crews assez classique pour un enquêteur, je le trouve étourdissant de force vitale. Elle aime les séries policières, je ne les regarde que si elles sont hybrides et qu'elles m'offrent plus que de simples enquêtes.

Nous qui tenons des blogs, ou intervenons sur des forums, nous savons bien que les avis divergent. Aussi, est-ce que le fait de poster ici mon 555e message me donne-t-il le droit de recommander quoi que ce soit ? Ce sera la même question au 10 000 post (si ce blog vit aussi vieux), de toutes façons. Je n'ai aucun genre de légitimité. Je me contente de partager mes documentations, mes découvertes, mes expérimentations. C'est déjà pas mal, mais ça s'arrête là.

Alors si les gens pouvaient arrêter de me poser ce genre de questions, ça me simplifierait bien la vie, quand même. J'aurais moins de cas de conscience. Je n'essayerais pas de dresser des listes, ou de peser le pour et le contre. Si les gens pouvaient se contenter de me suivre dans mes aventures téléphagiques sans espérer que je les éclaire de quelque façon que ce soit sur ce que, eux, ils devraient regarder, ça m'arrangerait. Arrêtez de me demander que regarder ! D'une certaine façon, je vous donne déjà des orientations ici, à vous de piocher dedans... ou pas. Même si parfois, ça signifie que certains de mes posts resteront lettre morte définitivement (et que ça me blesse forcément un peu, encore une question d'ego), ça me rassure, quand même, de me dire que vous ne m'avez pas chargée d'une aussi grande responsabilité que celle de vous forcer la main à regarder quelque chose juste parce que, à moi, ça a plu.
En fait c'est même pour ça que, partout où je participe sur le net, j'encourage les gens à commenter et discuter : parce que mon avis ne vaut pas plus que le leur, et que si le leur est contradictoire (comme ces derniers temps les posts de freescully sur Parks & Recretations ou Harper's Island), ça fait drôlement du bien, ça me soulage. Les avis divergent, se complètent, s'affrontent, et ça c'est vraiment bien. C'est le but d'internet, dans le fond. C'est le but de ce blog, aussi.

Mais pitié, arrêtez de me demander ce que vous devriez regarder ! Faites vos propres documentations, vos propres découvertes, vos propres expérimentations !
Et puisqu'on en parle, Scarlatiine, quand est-ce que tu ouvres ton blog ?

11 avril 2009

[DL] Life

Est-ce que j'ai prétendu que le générique de Life était génial ? Non. A aucun moment, relisez bien.
Est-ce que j'ai prétendu que le générique de Life était long ? Alors là certainement pas, c'est le but du jeu.
Est-ce que j'ai prétendu que le générique de Life avait quoi que ce soit pour lui ? Oui. Rappelez-vous : c'est le générique de Life. Et Life c'est un peu la série du moment sur ce blog, si vous n'aviez pas remarqué, du moins quand je n'ai pas le nez dans mes DVD de Pushing Daisies.

Life
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Vous savez quoi ? Comme générique, moi, j'aurais bien vu un générique à la The Listener. Avec Charlie Crews qui se régale des sons, des lumières, des odeurs de la ville et des gens autour de lui (en moins ahuri qu'Olejnik, donc). Et qui croque un fruit à la fin. Presque sûre qu'on pouvait le faire en 4 secondes. Moins sûre qu'on pouvait le faire avec le même budget qu'ici...

Finalement ce qu'il y a de bien avec les génériques très courts, c'est qu'ils nous permettent d'en imaginer tout un tas d'autres tout en ayant quelques bases à partir desquelles lancer notre imagination. A votre avis, qu'aurait-on pu imaginer d'autre pour le générique de Life ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Life de SeriesLive.

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ladytelephagy
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