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ladytelephagy
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heroes
28 février 2007

Idée générique

Ca semble être apparemment une nouvelle mode que de proposer à un pays d'avoir son propre générique au moment de la diffusion d'une série. C'est en tous cas le sentiment que j'ai après que la japonaise Yuna Ito se soit occupée du générique de fin de LOST, et que Faf la Rage (pour la France) et le groupe EXILE (au pays du Soleil Levant) apportent leur univers à celui de Prison Break. Je suis sûre qu'il doit y avoir d'autres exemples. Et peut-être même moins récents.

Faut-il en conclure que le générique est devenu une des armes de guerre marketing ? Bah pourtant non, puisque de nombreuses séries (LOST en tête, justement), réduisent le générique à sa plus simple expression, lorsqu'il ne s'agit pas de purement et simplement le sucrer (lire le très bon post du blog de SeriesLive à ce sujet). Disons que ce n'est pas non plus une règle qui s'applique à toutes les séries à présent.

Alors dans ce cas, faut-il penser que ce sont les Japonais qui aiment bien changer le générique d'une série pour se l'approprier ? Ne me faites pas rire, nous n'avons pas toujours eu le même générique que la version originale non plus, et on n'est même pas passés par la francisation. Ne me relancez pas sur le changement de générique de LAX au moment de son atterrissage sur M6, par exemple.

Mais peut-être, quand même, que certaines séries (à défaut que toute une génération de shows développent la tendance) vont décider d'utiliser le générique au maximum de son potentiel. Après tout, l'idée de le rentabiliser comme goodies à temps complet n'est pas nouveau, en témoignent les incursions de ces mêmes génériques dans les charts (n'est-ce pas SMALLVILLE qui a ouvert la marche en sortant en single ?). En fait, demander à un artiste (qu'il soit connu ou non) de réinterpréter un générique, c'est juste une façon différente de faire positionner un générique dans les charts locaux. En témoignent les excellentes ventes de Faf la Rage (toujours pas eu le temps de l'écouter en entier mais d'un autre côté, toujours pas eu le temps de m'intéresser à Prison Break en entier...). Et donc, par ce biais, de s'assurer une publicité parallèle, celle opérée par un pan des medias qui ne s'occuperait pas de séries, mais qui est obligé de l'évoquer parce que ça touche à la musique.

Vous allez me dire ; oui mais, Faf la Rage fait un titre de rap, et les EXILE font du R'n'B teinté de rock, ce n'est pas le même univers ! (tiens, vous connaissez les EXILE ? devenons amis !) Certes, c'est vrai : et puis ? Imaginez que, d'ici une saison ou deux, les génies publicitaires en charge de la série sortent la B.O., on pourrait écouter, au lieu d'avoir simplement les pistes insérées 30 secondes dans le 10e épisode de la 2e saison, la totalité des génériques créés pour le monde entier ! Imaginez ça : une compilation de tous les univers Prison Break dans le monde, avec chacun, une façon de mettre en lumière un aspect différent de la série ! Ne serait-ce pas une idée follement sympa ?! Diantre, je signe de suite.

La première fois que j'ai su qu'aux States, en France et au Japon, il y avait eu une chanson différente pour le film "Le jour d'après" (on n'en rira jamais assez : la B.O. pour la version japonaise était interprétée par un groupe nommé Day After Tomorrow, ça ne s'invente pas), j'ai été étonnée, je ne le cache pas. Mais dans le fond ça n'était pas idiot. Les films font en fait ça très souvent, et bien-sûr, l'animation, aussi. Phil Collins chantant les titres du Tarzan de Disney en français, ça vous évoque des souvenirs ? Toutes les versions françaises des productions nippones revisitées par le Club Do et ses acolytes ?
Alors pourquoi les séries ne se positionneraient-elles pas aussi de cette façon ?

Et puis, l'industrie de la série télé n'a plus rien à envier à celle du cinéma. Que ce soit dans la réalisation, dans le casting, dans les moyens mis en oeuvre... et même dans les efforts de promotion (même si beaucoup de séries s'auto-proclament "cultes" -mon Dieu ce que ça peut énerver, pas vrai ?- elles ont maintenant une promotion décente même dans nos contrées élitistes), le cinéma n'a plus grand'chose à nous apprendre. Alors pourquoi pas exploiter les techniques qui ont fait sa grandeur (qui a dit "et sa décadence" ???) et permettre ainsi de harponer plus de monde ?

Demain, peut-être, Leslie interprètera le générique français de Heroes, ou les No Angels la version allemande de Jericho, ou Natsumi Abe fera-t-elle la promotion nippone Brothers and Sisters... ça fait rêver.
Et puis, entre nous, si ce type de manoeuvre marketing peut assurer la pérennité du générique dans les années à venir, je ne vois vraiment pas le soucis. On demande aux pontes des industries media d'accepter le changement et de s'y adapter, peut-être le pourrions-nous aussi.

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20 janvier 2007

A coeur ouvert

De vous à moi, je vous dois bien un petit aveu : hier, j'étais shootée au second épisode de Heroes, et pas tout-à-fait moi-même, lorsque je suis venue faire brièvement part de mon enthousiasme pour cette série sur les coups de 3h du mat. J'étais sans nul doute sous l'emprise des endorphines, ou un truc de ce genre, bref pas du tout dans mon état normal.
Maintenant je vais être tout-à-fait franche avec vous : je suis loin d'avoir dégrisé, et je n'en ai aucune envie.

Je ne vous raconte pas la galère que ça peut être d'avoir une téléphage en pleine crise, dans son lit, au moment d'aller se coucher ou au moins d'essayer. Pour moi, rien de nouveau, mais pour mon homme c'était une première. Et laissez-moi vous dire que rien, dans la vie, ne vous prépare jamais vraiment à ça.
Rien.

Prostrée dans le lit, la tête bloquée entre les genoux en position foetale, me balançant légèrement d'avant en arrière avec un petit gémissement de douleur, parfois entrecoupé de bribes de phrases incompréhensibles de tout être humain normalement constitué. Telles que "la suite... épisode... voiture rouge... Sylar... cheerleader... yatta !" Ca foutrait les chocottes à n'importe qui, mais mon homme est un brave, il m'a même aidée à tenir le coup, m'a encouragée, et finalement m'a aidée à m'endormir vers 6h du matin, aidé de trois comprimés de Stilnox et d'une massue.

Nous autres, téléphages, avons pourtant nos bons moments, lorsque notre vice est alimenté d'un flot régulier de séries, respectant le parfait équilibre entre médiocrité la plus abyssale, et qualité la plus intellectuellement stimulante. Seulement personne n'a repéré que les symptômes se représentaient déjà, après le pilote de Dexter deux jours plus tôt. Si ç'avait été le cas, peut-être quelqu'un aurait-il été en mesure de m'épargner de voir la suite de Heroes, et ainsi attendre que j'aie regardé... je ne sais pas, moi, une rediff de NCIS ou même, au point où on en était, Plus belle la vie, enfin quelque chose de suffisamment atteint de crétinisme navrant pour me permettre de me maintenir à flot.

Mais voilà : devançant tous les spécialistes qui surveillent mon cas avec attention, j'ai regardé ce fichu second épisode de Heroes. Et il ne restait plus, pour calmer ma fièvre et apaiser mes tremblements, qu'à me laisser, le lendemain au réveil, regarder le troisième épisode dans la foulée, pour ensuite m'asséner un puissant comprimé de 2g de Prozac suivi du pilote de Bones dans la soirée, pour piqûre de rappel.

Merci, ça va beaucoup mieux maintenant. Les infirmières disent que, dans quelques jours, je pourrai rentrer chez moi.
Et ça tombe bien parce que j'ai encore jusqu'à l'épisode 11 à voir, et un autre sera diffusé dans l'intervalle...
Gna ha ha.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Heroes de SeriesLive.

19 janvier 2007

Super Hiro !

Là, remontant dans mon dos, glissant sur mon cou... c'est bel et bien un frisson !
Je ne sais pas où j'avais la tête ces derniers mois. Après avoir vu l'excellent pilote de Heroes, je n'ai même pas pensé à regarder les suivants. Pourtant me voilà cette fois curieuse d'y jeter un oeil, comme prise d'une lubie... Que je sois damnée si je m'arrête là !!!

En plus d'excellentes scènes portées par un excellent cast (Hayden Panettiere, qui est vraiment à son avantage, est devenue une actrice moins linéaire que lors de son époque Ally McBeal/Malcolm) et d'une histoire qui parvient à faire semblant d'avancer même si ce n'est pas le cas (on n'en est jamais qu'au second épisode, en même temps !), les personnages sont vraiment explorés avec brio, et leurs dons ont chacun un rendu à la fois réaliste et merveilleux.

Le policier Matt Parkman, par exemple (même si à son âge c'est étonnant qu'il n'ait pas eu de manifestations antérieure de son don... sans doute quelque chose qui nous sera expliqué ensuite, du moins faut-il l'espérer), est un personnage auquel on s'attache immédiatement. Comme d'habitude, on a tendance à attacher à Adrian Pasdar des sentiments ambigus, alors que son personnage du frère Petrelli est pour le moment plutôt franc, même si un peu sombre (on est loin de Mysterious Ways, mais dans le voisinage de Feds et Profit !). Et que dire de l'excellent Hiro Nakamura/Masi Oka qui porte le show sur ses épaules (je comprends mieux pourquoi on le voit tant dans les promos de la série) ?

Voilà bien une série qu'il faut impérativement avoir vue cette année ! Si pour le moment elle offre principalement du divertissement de haut niveau, on lui sent le potentiel d'offrir de très bonnes histoires, solides et intéressantes.
Ca fait bien chier de devoir aller se coucher, mais parfois, on n'y peut simplement rien, il faut s'armer de patience pour voir ce que les choses vont donner.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Heroes de SeriesLive.

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