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ladytelephagy
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dexter
27 juillet 2007

Week end de défonce

Ce week end, je cède totalement à ma téléphagie et j'entame un rail de séries que je n'ai pas eu le temps de reniffler cette semaine (pourtant déjà bien chargée, avec en moyenne un pilote chaque soir, plus ce que je regarde déjà par ailleurs, plus les autres trucs que j'aime bien faire même si c'est un peu du gaspillage de temps, comme manger, dormir... walou !!!).

Au menu :
- Bionic Woman (je me prépare à être très agréablement surprise)
- Damages (je voulais le regarder hier soir mais j'ai par inadvertance oublié de désinstaller Civilization IV...)
- Lipstick Jungle (après tout, si le trailer de Cashmere Mafia a su m'intéresser et me donner l'illusion d'un spin-off de Sex & the City, je vois pas pourquoi bouder Lipstick Jungle qui est fait des mêmes ingrédients !)
- Meadowlands (j'ai pas encore réussi à me résoudre mais je suis sûre de trouver de la motivation entre deux autres pilotes, dans un appel d'air on va dire)
- Side Order of Life (complètement refroidie par certaines reviews lues çà et là)
- State of Mind (j'ai galéré pour en voir le bout, c'est la moindre des choses même si je ne pars pas très optimiste)
- The Sarah Conor Chronicles (avec mon homme car je pressens que ça va lui plaire)
- The Kill Point (je me rappelle même plus de quoi ça doit causer, on verra bien)

Dans l'intervalle, les pilotes de Cavemen (arf arf arf, il me faut cette grosse daube ! à l'aide, mon homme déteint sur moi !!!) et The Big Bang Theory seront à ma merci, et sans doute même aurai-je la possibilité de regarder le second épisode de Mad Men, du moins si les choses conservent leur rythme...

Et, si j'ai le temps (par exemple cette histoire de sommeil c'est des foutaises et je suis sûre de pouvoir tout-à-fait m'en passer), je regarderai la fin de The Starter Wife que j'avais un peu délaissée. Idéalement, il faudrait aussi que je trouve du temps pour finir la 1e saison de KYLE XY, Heroes, Eureka et Dexter, sachant que pour les trois derniers j'attends que mon homme lui-même libère du temps (mais hélas je crois que Painkiller Jane a eu le dessus sur sa bonne volonté).
Mémo perso : ne pas louper NY SVU demain soir, même les rediffs me font toujours autant plaisir... Ainsi que dimanche, un bout d'Urgences pour entretenir la machine, parce que je ne sais pas y résister et que Neela embellit à chaque saison, et surtout The Nine...

J'ai la tête qui tourne, c'est normal docteur ?

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15 juin 2007

Fin de l'embargo sur Galactica

Eh oui, mon homme a finalement eu raison de mes défenses. Il faut dire qu'il m'a eue à l'usure, à force de réclamer la fin de la 2e saison de Battlestar Galactica par ici, soupirer quand je propose de regarder autre chose par là... j'ai tenu plusieurs mois mais là, ça y est, je dépose les armes.

J'ai d'abord essayé de gagner du temps : "mais on a plein d'autres choses à voir, plein de séries pour lesquelles je dois t'attendre pour regarder la suite : Dexter, Heroes, Veronica Mars, Ugly Betty... ça peut bien attendre non ?" Bon bah, non. "Et sans compter que ya deux trois pilote que je voudrais bien te faire voir en ce moment, la fin de Profit que tu n'as jamais vue et, bon, c'est pas génial en ce moment mais Grey's Anatomy est toujours en cours, les épisodes de New York Unité Spéciale chaque samedi, suivi de tes deux épisodes de la série originale, et puis souvent, House le mercredi, ne parlons même pas de la saison 2 de Desperate Housewives que je n'ai toujours pas vue et qui arrive la semaine prochaine !!!" Toujours pas. Avouez que pourtant ce n'est pas les occasions de téléphager qui manquent par les temps qui courent sans qu'on ne finisse ce pauvre petit coffret de Battlestar Galactica qui ne demande rien à personne, si ce n'est rester dans les rayons de la telephage-o-thèque jusqu'à ce que son petit frère de la saison trois soit enfin là. J'ai même tenté les esquives plus sournoises : "On regarde aussi Babylon 5 en ce moment, tu veux qu'on se mélange dans les intrigues ou quoi ???". Ouais, c'est de la mauvaise foi, mais il fallait quand même que j'essaye, vous comprenez ?

Résultat après des semaines de lutte acharnée, j'ai déployé le drapeau blanc. Ok, ok, finissons-la cette saison deux, mais si par malheur la troisième n'atterrit pas dans mon lecteur DVD au moment-même où elle sort, je ne réponds plus de rien.
Pour gagner un peu de temps (j'angoisse qu'on finisse ce coffret comme au premier jour) on a quand même revu deux épisodes, histoire de bien faire trainer le plaisir... mais au fait, finalement, cette seconde partie de saison deux, elle vaut quoi ?

Est-ce le recul ? Sont-ce réellement deux-trois intrigues plus faiblardes ? Avons-nous un peu perdu la foi ? Certaines histoires semblent tirer parfois un peu les grosses ficelles, et notamment la prise d'otage sur Cloud9, et le troisième commandant du Pegasus qui meurt dans des circonstances pitoyables (cela dit la scène où il préfère faire du dépannage depuis le poste de commandement au lieu de... commander... valait son pesant de cacahuètes), du coup difficile d'adhérer aux dernières intrigues en date.

Nan en fait, j'ai ma théorie... On relâche un peu la tension : un triangle amoureux a été aboli avec la mort de... rha comment il s'appelle l'assistant de Roslin déjà ? Je suis prête à mettre ma main au feu qu'on le reverra pourtant ! Bref. D'autre part, les Adama père et fils sont de moins en moins en conflit, le vice-président complètement loco a l'air de fumer un peu moins de moquette ces derniers temps (j'ai pas dit que ça le rendait moins dangereux, juste moins saoûlant)... Sharon 2.0 va avoir son petit bébé sans plus trop faire de vagues. Bien, bien... Il va y avoir un cliffhanger à se fracasser le crâne contre les murs, hein, pas vrai ? Mais si allez, ça se sent... c'est pour ça que là, on a l'impression que c'est un peu mou du genou, c'est voulu...

Soyons honnête, en fait, que la fin de la saison deux soit à en tomber raide, je m'y attends de toutes façons vu la manière dont la première saison s'est achevée. Battlestar est une série à laquelle on n'a rien à apprendre sur ce terrain-là. Mais je dois dire que, si j'étais prise dans le tourbillon des diffusions hebdomadaires, ce stratagème conserverait deson effet, tandis qu'ici, il a un effet décourageant, de la même façon que se mutiler le cortex cérébral avec trois Grey's Anatomy à la suite dans une même soirée a des effets plus que nocifs (surtout vu le niveau de la saison... c'est bien simple, mardi soir, c'était plus amusant de s'engueuler que de regarder les deux derniers épisodes, c'est pour vous dire !).

Ca semble assez évident, mais laissez-moi appuyer dessus tout de même vu que j'en ai eu la réaffirmation poignante cette semaine : beaucoup de séries ne sont faites pour être regardées "à la carte", soit en DVD, soit en raison d'une diffusion... comment qualifier ce procédé ? Erratique ? Grotesque ? Humiliant ? A double-tranchant ? Ah, je sais : une diffusion à la française !
Si une série doit être vue, chaque semaine, régulièrement, un épisode à la suite, c'est qu'elle est construite pour cela ! 'Tain ça paraît tout con mais oui ! Un épisode à la fois. Un par semaine. Vouloir chercher plus, de par le recours au DVD, ou à cause d'une diffusion à la française, c'est faire du tort à sa construction, et courir le risque de tomber dans l'un ou l'autre de ces travers qui guettent le téléphage : l'overdose ou le désintérêt. Et puisqu'on la regarde, la série, ce n'est pas ce que l'on veut, n'est-ce pas ?

Pour être un téléphage raisonnable qui goûte avec délice chaque série comme il se doit, il faudrait... eh bien, être raisonnable. Bon, euh, pas facile-facile, ya pas d'option B ? Si, vivre aux States avec une diffusion (presque toujours) respectueuse du rythme naturel d'une série. Merde alors, il va falloir apprendre à être raisonnable si je veux profiter correctement de Battlestar Galactica... parce que déjà que cette série n'est pas diffusée sur du hertzien, mais si elle l'était ce serait de toutes façons un problème.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Battlestar Galactica de SeriesLive (profitez-en, les fiches des prequels sont en ligne depuis peu).

26 janvier 2007

[DL] Dexter

Je ne résiste pas plus longtemps à l'envie de partager le formidable générique de Dexter, série dont j'ai déjà parlé mais qu'il vous faut découvrir par vous-même impérativement si ce n'est pas encore fait.

Le générique lui-même est brillant, et maîtrise le double discours que le personnage affectionne tant pendant les épisodes. Bref ça peut avoir l'air trash, mais ce n'est qu'un petit déj ! Etant totalement inculte en matière de cinéma (je peux pas être partout), je n'ai pas trop vu les références qui pourtant, parrait-il, sont évidentes. Si vous voulez en profiter pour m'éduquer, vous pouvez.

Dexter_generique_580
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

J'imagine que tout le monde aura relevé la petite incohérence ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (lisez, visionnez, sortez, mais ne restez pas dans ce marasme télévisuel !) : la fiche Dexter de SeriesLive.

26 janvier 2007

Un sorcier nommé Harry

Je n'étais pas plus enthousiasmée que ça par le pilote des Dresden Files, probablement parce que le sujet semblait à mi-chemin entre la ressucée de Charmed (sans les décolletés plongeants bien entendu) et les histoires pour effrayer les enfants. La première partie du series premiere n'a pas fait grand'chose pour me détromper, d'ailleurs.

Les premières minutes donnent l'impression de pénétrer dans monde fermé, réservé à ceux qui auraient déjà lu/écouté la série... La seule présence du fantôme est assez déstabilisante : certes, on nous explique deux ou trois trucs, mais globalement, la série commence comme une private joke. En comparaison, j'étais moins désorientée par les références de Battlestar Galactica, et il y avait toute une série derrière, pas juste quelques bouquins !

Mais au moment où il s'est avéré que nous n'avions pas juste droit à quelques flashbacks Dexteresques, mais bien à une réelle intrigue légèrement plus complexe que "sorcier rencontre enfant, enfant demande à être sauvé, sorcier sauve enfant, enfant content, maman heureuse", j'ai commencé à me dire que j'avais bien fait de passer outre cette imperméabilité du début. Laquelle, d'ailleurs, lorsqu'on regarde sous un autre angle (celui du reluquage de Paul Blackthorne, charismatique mais aussi plutôt, hum... décoratif...), ne passe pas si mal que ça. Ce n'est pas non plus comme si on s'ennuyait ferme !

Le pilote démarre donc très lentement (au point que j'aie vérifié plusieurs sources pour voir s'il ne s'agissait vraiment pas d'un season premiere, plutôt !) mais le moins qu'on puisse dire c'est que même si les choses ne prennent du sens que très progressivement, la série baigne dés le début dans une atmosphère bien à elle, esthétique, mais sans surcharge... Les éclairages à eux seuls tiennent du génie. Chaque fois que le surnaturel s'invite dans notre monde, il donne une impression de... naturel. On n'a qu'une seule fois le sentiment qu'on a voulu nous impressionner, au moment où la skinwalker (comment traduire cela élégamment ?) se fait envoyer ad patres. En-dehors de cette démonstration de puissance un peu extrême, tout est en finesse : le regard des corbeaux, les interactions du fantôme avec l'appartement de Harry, le sort de protection... Et ça fait plaisir de voir qu'on n'a pas tenté de nous en mettre plein la vue juste pour la beauté du geste. A vrai dire, cela rend les choses plus prenantes encore, et donne l'impression que ces choses sont possibles. Pour une série fantastique, ce n'est quand même pas monnaie courante. Espérons que la suite ne tombe pas plus dans la surenchère que ce premier épisode.

Maintenant, Harry va-t-il passer son temps à protéger l'enfant ? J'espère bien que non. La mauvaise nouvelle, c'est qu'apparemment, la fliquette aura besoin de lui à l'occasion pour résoudre quelques enquêtes. Je dois dire que, de ce côté-là, j'accroche moins... Avait-on vraiment besoin de mêler la Police à tout cela une fois de plus ? Voilà qui me renvoie à mon indigestion des séries dont la vocation est de résoudre des énigmes par des moyens divers : après les sourds, les aveugles, les scientifiques, les mediums (qu'ils soient vrais ou simulés), les psychopathes... maintenant les sorciers, la prochaine fois, quoi ? Un joueur de fléchettes manchot ???

On verra bien. Si je n'ai pas, avec The Dresden Files, trouvé la série qui m'aura le plus transportée cette année (vous me direz, on n'est qu'en janvier...), en tous cas j'ai bien envie de continuer à la surveiller du coin de l'oeil pour voir ce qu'elle donnera.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche The Dresden Files de SeriesLive.

20 janvier 2007

Ré-incarnation ?

C'est en regardant l'un de mes épisodes de Hollywood Off Ramp (une assez sympathique, quoique peu originale dans le traitement, anthologie qui en quelque sorte transpose Au-delà du réel dans l'univers de Hollywood) que j'ai repensé à ces acteurs télé qui tentent d'avoir une seconde vie.

Dans l'épisode en question (In her footsteps), la jeune assistante d'une actrice vétérante surprenait sa patronne, qui faisait appel au vaudou (ou assimilé) pour être investie de l'esprit d'une grande actrice ayant ses empreintes sur Hollywood Boulevard, et ainsi reproduire son jeu. Naturellement la jeune assistante, qui rêve d'être une vraie actrice, a tôt fait de reproduire l'incantation, elle décroche effectivement un rôle mais son jeu étant trop copié sur celui de l'actrice qu'elle a invoquée, son réalisateur lui demande de nuancer son jeu. Elle tente donc d'invoquer plusieurs autres actrices... mais la tentative échoue car les âmes des actrices sont offusquées d'être invoquées en même temps (quel ego !!!).

D'une certaine façon, cette façon pour l'actrice vétérante de toujours avoir le même jeu (logique, puisque contrairement à la jeune assistante, elle n'a en a pas appelé à plusieurs actrices mais toujours à la même) m'a fiat me questionner sur ces acteurs de série télé qui, ayant un rôle marquant derrière eux, s'essayent à la reconversion.

Prenez David Boreanaz. Dans Bones (ne regardez pas pour autant ou je vous désavoue !), il joue... eh bien, soit il joue toujours Angel, soit il n'a jamais joué que David Boreanaz ! Voilà quelqu'un pour qui j'ai beau froncer les sourcils, ouvrir grand les yeux ou tenter d'enlever mes lunettes, je vois toujours la même personne. Mon homme prétend qu'il aurait dû se couper les cheveux différemment ou les teindre. Je prétends qu'il aurait dû prendre des cours de comédie.

A contrario, des acteurs comme Michael C. Hall (qui dans Dexter nous fait tout oublier de sa personnalité de Six Feet Under) ou Courtney Cox (avec Dirt, plus de 10 ans la séparent des débuts de Friends, mais son jeu a aussi beaucoup plus de finesse qu'alors, même pendant les dernières saisons), ou encore l'hallucinant caméléon Adrian Pasdar... il faut au contraire une certaine dose de concentration pour reconnaître l'acteur, et se rappeler de la personnalité de son incarnation précédente ! Pour autant que Greg Grunberg me soit sympathique, ce bonhomme ne parvient jamais à se transfigurer, tandis que j'ai parfois du mal à me souvenir qu'il y a quelques années à peine, la formidable Lauren Velèz officiait régulièrement dans Oz !!! Des exemples parmi tant d'autres.

Est-ce simplement une question de talent ? Un problème de casting ? Le reproche doit-il être fait aux scenaristes, aux producteurs...?

Le fait est qu'étrangement, on s'attache plus à ces acteurs transformistes, qu'à ceux qui ne font que s'interpréter ou s'autoparodier tout au long de leur carrière. Cet attachement va pourtant à rebours de la particularité du travail d'un acteur dans une série, qui nous fait associer un visage à un rôle pendant plusieurs années...
D'un autre côté, que peuvent faire tous ces acteurs sinon vivre de leur métier ? On ne peut pas non plus les forcer à stoper leur carrière alors même qu'un rôle leur a permis de se faire connaître...

Dans tous les cas, cette saison m'a semblé marquer le come back de pas mal de monde... mais si Richard Dean Anderson parvient à sembler toujours avoir été O'Neill, pourquoi pas eux ?

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20 janvier 2007

A coeur ouvert

De vous à moi, je vous dois bien un petit aveu : hier, j'étais shootée au second épisode de Heroes, et pas tout-à-fait moi-même, lorsque je suis venue faire brièvement part de mon enthousiasme pour cette série sur les coups de 3h du mat. J'étais sans nul doute sous l'emprise des endorphines, ou un truc de ce genre, bref pas du tout dans mon état normal.
Maintenant je vais être tout-à-fait franche avec vous : je suis loin d'avoir dégrisé, et je n'en ai aucune envie.

Je ne vous raconte pas la galère que ça peut être d'avoir une téléphage en pleine crise, dans son lit, au moment d'aller se coucher ou au moins d'essayer. Pour moi, rien de nouveau, mais pour mon homme c'était une première. Et laissez-moi vous dire que rien, dans la vie, ne vous prépare jamais vraiment à ça.
Rien.

Prostrée dans le lit, la tête bloquée entre les genoux en position foetale, me balançant légèrement d'avant en arrière avec un petit gémissement de douleur, parfois entrecoupé de bribes de phrases incompréhensibles de tout être humain normalement constitué. Telles que "la suite... épisode... voiture rouge... Sylar... cheerleader... yatta !" Ca foutrait les chocottes à n'importe qui, mais mon homme est un brave, il m'a même aidée à tenir le coup, m'a encouragée, et finalement m'a aidée à m'endormir vers 6h du matin, aidé de trois comprimés de Stilnox et d'une massue.

Nous autres, téléphages, avons pourtant nos bons moments, lorsque notre vice est alimenté d'un flot régulier de séries, respectant le parfait équilibre entre médiocrité la plus abyssale, et qualité la plus intellectuellement stimulante. Seulement personne n'a repéré que les symptômes se représentaient déjà, après le pilote de Dexter deux jours plus tôt. Si ç'avait été le cas, peut-être quelqu'un aurait-il été en mesure de m'épargner de voir la suite de Heroes, et ainsi attendre que j'aie regardé... je ne sais pas, moi, une rediff de NCIS ou même, au point où on en était, Plus belle la vie, enfin quelque chose de suffisamment atteint de crétinisme navrant pour me permettre de me maintenir à flot.

Mais voilà : devançant tous les spécialistes qui surveillent mon cas avec attention, j'ai regardé ce fichu second épisode de Heroes. Et il ne restait plus, pour calmer ma fièvre et apaiser mes tremblements, qu'à me laisser, le lendemain au réveil, regarder le troisième épisode dans la foulée, pour ensuite m'asséner un puissant comprimé de 2g de Prozac suivi du pilote de Bones dans la soirée, pour piqûre de rappel.

Merci, ça va beaucoup mieux maintenant. Les infirmières disent que, dans quelques jours, je pourrai rentrer chez moi.
Et ça tombe bien parce que j'ai encore jusqu'à l'épisode 11 à voir, et un autre sera diffusé dans l'intervalle...
Gna ha ha.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Heroes de SeriesLive.

18 janvier 2007

Nulle part ailleurs

J'avais complètement oublié que j'avais ça dans mes cartons : voilà le pilote de South of Nowhere, petite série adolescente diffusée sur The N, chaîne que personne ne connaît ou presque. C'est dire si c'est un hasard ! Je dois être en pleine période de teenagerie, je ne sais pas. Je me suis envoyé le pilote (le second épisode, que j'ai aussi, attendra en revanche que mon overdose de beaux et jeunes gens soit passée) histoire de voir (et puis après le Dexter d'hier, c'est pas plus mal).

Au programme : trois adolescents quittent l'Ohio avec leurs parents pour s'établir à L.A. Le pilote est centré sur le point de vue de la fille de la famille, et accessoirement la cadette, Spencer, une petite gosse au visage de poupée qui, à l'instar de ses frères, attend beaucoup de cette nouvelle vie tout en l'appréhendant.

Faut pas. Le lycée où tombe la petite famille n'a vraiment rien d'un trou à rat, s'y posent exactement les mêmes problèmes que partout, seulement voilà : la fratrie Carlin est une bande de petites natures. Ca doit être le décalage horaire. Ou le fait que ce sont des bouseux. Ou plus simplement, ils ont un scénariste de merde. Ouais, j'penche plutôt pour ça.

Au programme : dispute de pom pom girls, compétition entre joueurs de basket, erreurs dans l'emploi du temps, et même ! Des problèmes de trafic (routier) à Los Angeles. Attention, c'est du gros.

Ok, j'exagère. Mais à peine. Si certains axes peuvent certainement profiter des développements ultérieurs (principalement le questionnement de Spencer sur sa sexualité après sa rencontre avec une étonnante camarade qui s'avère être... bon, sinon gay, au moins bi !), le reste n'est que business as usual. Je ne vous cacherai pas que je m'attendais un peu à mieux, quelque chose du genre Angela, 15 ans rencontre La Famille Green, quelque chose comme. Ok, j'avais mis la barre un peu haut, mais je trouve qu'une bonne série adolescente/familiale tous les cinq ans environ, c'est pas trop demander non plus, si ?

Alors, vais-je regarder ce second épisode ? Bon : j'aime pas gaspiller. Mais c'est uniquement pour pouvoir critiquer après en connaissance de cause, vu ? Ca n'a rien à voir avec le personnage d'Ashley qui est plutôt sympa (et j'adore la voix de l'actrice). Vu ? Et ptet bien que le générique n'est pas mal, mais ça s'arrête là !
VU ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche South of Nowhere de SeriesLive.

17 janvier 2007

I fall into pieces

Ce n'est pas que j'aime avoir un train de retard, c'est que ces derniers temps, j'ai du mal à suivre, on peut pas être au four et au moulin. Alors me voilà, avec quelques mois de retard, en train de m'essayer au pilote de Dexter, dont j'ai entendu dire plutôt du bien ces derniers temps. A raison. Enfin un personnage froid qui n'est pas vide (in your face, Dirt) !!! Depuis combien de temps n'avais-je pas vu ce type de héros à ce point distant et tourmenté ? Sans doute depuis Profit (ça demande réflexion en tous cas).

La particularité de Dexter, c'est d'être capable à la fois de nous montrer un être profondément ambigu et malsain, et en même temps de tirer du bon de tout ce qui sort de lui. Dr Jekyl ou Mr Hyde, même combat : les deux servent une certaine forme de justice. A mes yeux c'est cependant à la fois un élément brillant de la série (éviter de tomber dans une vision manichéenne des comportements humains) et dommageable, en fait, car c'est un peu trop facile que d'avoir ici un personnage dont les parts d'ombre servent finalement toujours à faire le bien (mais bon, il y a peut-être des limites à ce que le public peut tolérer de la part du personnage central d'une série que par définition, il va suivre pendant plusieurs semaines).

Mais qu'importe, car le pilote de Dexter est tout de même un chef d'oeuvre de discours doubles et malsains, et d'exploration de tout ce que l'être humain a de plus malade au sens psychiatrique du terme. Ce qui importe n'est pas tant comment Dexter est devenu ce qu'il est (à l'âge adulte, il ne semble pas tellement se poser la question dans cet épisode d'ouverture, qui ne nous laisse pas croire que c'est une quête fondamentale pour le personnage), mais comment il vit avec ce qu'il a de plus ignoble en lui, et tente d'en tirer le meilleur, oscillant toujours entre ses pulsions réelles et son attitude sociale. Dans cette sorte de double identité à la Bruce Wayne, Dexter a une parfaite lucidité sur cette valse hésitation qui, ne nous y trompons pas, repose sur le fait qu'il tente de se conformer à des normes sociales dont il sait pertinemment qu'elles ne lui conviennent pas, et dont il se joue. A cet égard, les scènes issues de l'enfance et l'adolescence (qui nous permettent d'apprécier le très bon James Remar... ce type se bonnifie avec l'âge !) sont des clés capitales, même si légèrement redondantes, sur la dualité que Dexter se prépare pour l'avenir.

Voilà une série qui est dérangeante à souhait, et qui l'assume ! Dexter développe tous les indices classiques permettant de reconnaître un psychopathe : les premières manifestations dans l'enfance, une intelligence aigue, une admiration sans borne pour les intelligences qui lui sont supérieures, un certain mépris pour ce que la Police compte d'éléments les plus méprisablement moyens, et une envie folle de jouer en permanence avec le feu, de se glisser à la barbe de tous ces uniformes pour leur donner des leçons sur son art sans jamais se faire prendre. Ouais, moi aussi j'regardais Profiler.

L'épisode voudrait nous faire croire qu'un arc s'ouvre devant nous, avec le jeu pervers qui s'initie entre Dexter, et l'auteur des découpages en série. A votre place, je ne m'y fierais pas. A la mienne en tous cas, j'émets de sérieuses réserves. Car ce que ce pilote amorce, et c'est ça qui est bon, c'est plutôt une étape du développement du déséquilibre de Dexter : son modus operandi est en train de changer. Désormais, il va jouer avec sa future proie au lieu de simplement la piéger et l'exécuter, et sans aucun doute flirter plus encore avec le bord du précipice. C'est en tout cas cela qui me semble être la promesse captivante de ce series premiere, et c'est cette perspective qui me fait toute acquise à la cause Dexter.

Depuis la disparition d'Oz et le lustre progressif de NY Unité Spéciale, c'est le show qui manquait à mon menu.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Dexter de SeriesLive.

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