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ladytelephagy
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boss
3 novembre 2009

Yuuki Amami n'a pas le droit de pleurer

Dorama, frontière de l'infini vers laquelle voyage le blog ladytelephagy. Plus je m'enfonce dans les méandres de cet univers, plus je constate que les Japonais, plus encore que les Américains, ont une fascination sans borne pour la femme célibataire. Après vous avoir parlé de Koushounin, Ohitorisama, Katagoshi no Koibito, Kimi wa Pet et consorts (on va pas se refaire une liste), je m'aperçois que jamais les séries japonaises n'ont l'air d'avoir fait le tour du sujet. Visiblement il y a un public de femmes célibataires au Japon dont je ne soupçonnais pas l'ampleur...

Alors quand j'ai donné sa chance au pilote d'Around 40, je n'en attendais pas grand'chose, partant du principe que ce n'étaient pas trois quasi-quarantenaires qui allaient m'apprendre ce que les tonnes de quasi-quarantenaires auraient éventuellement oublié de dire avant.
GRAVE ERREUR.

Around 40 prend l'éternel postulat de la nana qu'il est quand même temps de marier une bonne fois pour toutes (sinon ses ovaires vont se dessécher...), et qui franchement, n'y met pas beaucoup du sien. Mais ce qui fait toute la différence, c'est le traitement. Et la présence de Yuuki Amami. Yuuki Amami qui est, il faut le dire, est le symbole vivant de la femme qui en impose. C'est mon idole (avec Miki Maya. Non attendez, Miki Maya, je veux juste l'épouser).

Bref, Around 40 se révèle beaucoup plus nuancé que la plupart des autres fictions avec des célibataires, le scénario du pilote ayant juste ce qu'il faut de... de tout. D'intelligence, de comédie, de subtilité, de complicité... A côté de ça, les filles de Sex & the City ont l'air de pauvres greluches superficielles avec de l'eau entre les oreilles (comment ça je pouvais m'épargner la mention "à côté de ça" ?).

Yuukiquirit

J'ai été touchée par l'honnêteté du portrait : une femme avec ses moments de solitude heureuse, et de solitude douloureuse, une femme qui pense qu'elle a encore le temps, et qui constate qu'on ne lui en laisse pas beaucoup, une femme qui recherche l'approbation de ses amies, qui recherche un équilibre intérieur... bref, une femme d'aujourd'hui. Tiraillée entre son envie de modernité féministe et son envie de confort social.

Il y avait ce joli dialogue, par exemple, entre l'héroïne (qui venait d'expérimenter l'un des inconvénients de la solitude) et sa belle-mère :
- Papa... il veut que je me marie, n'est-ce pas ? Il voudrait tenir mon enfant dans ses bras, pas vrai ?
- N'y a-t-il pas quelque chose qu'il veuille plus encore ?
- Quelque chose de plus ?
- Que tu sois heureuse.
J'aime bien cette oscillation qu'effectue l'héroïne (et dans une moindre mesure, ses deux amies) entre ce qu'elle veut et ce qu'on attend d'elle. Elle finit par être surprise par l'un comme par l'autre. Elle pense qu'elle est bien seule... jusqu'au moment où la solitude pèse. Elle pense que tout le monde veut la voir mariée... et finalement son père n'a pas envie de l'y pousser. C'est une façon très honnête de montrer ce qui se passe dans la tête d'une femme à qui on monte le bourrichon sur le mariage depuis des décennies, et qui ne sait plus trop ce qui au juste serait l'idéal.

Et puis, le drame. Alors qu'on pensait qu'en dépit de la pression, le personnage allait tenir bon, brandir son étendard de femme célibataire bravement, et poursuivre sa route à son rythme et à son goût... Voilà Yuuki Amami qui craque, et qui s'effondre sur un banc. Je ne sais pas comment vous décrire la trahison et la tristesse de cet instant. Déjà parce que je n'ai pas vu le personnage, j'ai vu Yuuki Amami pleurer. Or Yuuki Amami, elle est sans doute trop typecastée dans mon esprit, mais elle est inébranlable. C'est un roseau, pas un chêne. Et là j'ai vu Amami, mon Amami, celle que j'ai adorée dans BOSS, Enka no Joou (on en reparle très vite), Joou no Kyoushitsu... un roc ! J'ai vu Amami craquer. De chez craquer. Et je me suis mise à pleurer aussi, parce que si Yuuki Amami pleure, c'est vraiment qu'on est foutues.

Yuukiquipleure

Bon, ne me regardez pas comme ça. Je me suis remise, depuis. C'était dimanche, j'ai eu le temps d'en faire mon deuil. Mais après cette petite expérience, et en ayant en tête la fin du pilote, mais aussi toutes les séries de célibataires que j'ai vues ces derniers temps, japonaises comme occidentales...
...je me demande juste si le féminisme n'a pas définitivement perdu la bataille de la télévision, quand même.

Si ça ne tenait qu'à moi, de toutes façons, Yuuki Amami n'aurait pas le droit de pleurer.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Around 40 de SeriesLive.

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19 octobre 2009

L'estampe

Ah, mes amis, quels weekend téléphagique ! Il faut que je vous raconte !
Non, attendez, je vais faire mieux que ça : je vais vous proposer de découvrir les différentes séries que j'ai explorées ce weekend, un post à la fois.

Depuis mon dimanche aux 8 pilotes, je prends goût aux weekends de découverte, je l'avoue. Et plus encore lorsque je tombe sur une série comme Mousou Shimai, dont vous trouverez à toutes fins utiles un résumé ici.
Mais les faits, bon, ce n'est pas le principal. Mousou Shimai recèle bien des trésors, et c'est d'eux dont je vais parler.

D'abord, la présence de Michiko Kichise y est, mon Dieu, il n'y a simplement pas de mot : à chacune de ses apparitions, on se demande s'il y a jamais eu femme plus belle de par le monde. Cheveux courts, cheveux longs, look passe-partout ou style ancien, tout lui va et c'est un ravissement sans nom. Et comme un épisode sur trois lui est consacré, le délice est d'une volupté sans fin. Je pourrais devenir lesbienne pour une femme telle que Michiko. Dans BOSS, elle était jolie, mais dans Mousou Shimai, elle est sublime. C'est à cause d'elle qu'on tombe amoureux de la série au premier regard.

MousouShimai_2

Mais Mousou Shimai ne s'arrête pas à la beauté de cette actrice (et au charme plus relatif de ses deux compagnes), ou plutôt ne s'en contente pas, mettant en images une des séries les plus élégantes que j'aie jamais vu le Japon nous offrir. Couleurs, éclairages, angles... il y a une vraie recherche. Une vraie beauté irradie de la plupart des scènes, tout en restant apaisant. Il ne s'agit pas de nous en mettre plein les yeux, seulement de nous charmer avec simplicité et raffinement.

MousouShimai_1

Sans compter la trame-même de la série : écrite comme un thriller parfois oppressant, toujours intrigant, et tournée comme un film érotique, la série jongle avec les genres avec brio. Ce qui est magnifique, en fait, c'est qu'il n'y a pas la moindre gratuité. Certes, le secret du père est un peu le prétexte qui donne à découvrir une collection d'histoires sensuelles (pas nécessairement sexuelles d'ailleurs), mais aucune d'entre elle n'est artificiellement plaquée. Si l'histoire d'un épisode, ou son personnage, ne s'y prête pas, alors il n'y aura qu'un peu de désir frustré, un baiser qui ne va pas plus loin, une épaule nue plein de promesses que le corps ne tiendra jamais, et ça suffit amplement à explorer les passions féminines de nos sœurs, et de toutes les femmes qui s'incarnent en elles.

MousouShimai_3

Et puis, il ressort de Mousou Shimai un autre charme, plus discret, un bruissement, à peine, quelque chose de très rarement une série parvient à insuffler : l'amour de la littérature. Certaines séries de talent parviennent à avoir la beauté magnétique de tableaux peints délicatement, mais Mousou Shimai a choisi de faire plus fou encore, nous (re)donner le goût de la lecture, des vieux textes, des présents qui se sont écrits dans le passé. On regarde Mousou Shimai, et on a envie, nous aussi, d'ouvrir un ouvrage lourd, de le sentir peser sur ses genoux, de caresser le grain du papier en tournant les pages, de s'imprégner de l'odeur des mots qui attendent d'être lus depuis des années, et qui surgissent soudain de la page pour prendre vie. Oui, en plus d'être l'une des séries les plus lascives qu'il m'ait été donné de voir, Mousou Shimai donne envie de lire, de découvrir des histoires et de s'y reconnaître, de faire parler les lettres d'avant pour révéler ce que l'on a en soi.

MousouShimai_4

Une série qui à la fois trouble les sens et ravit le téléphage gourmand ? Avouez qu'il y a de quoi tomber amoureux...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Mousou Shimai de SeriesLive.

2 septembre 2009

CBS n'a qu'à bien se tenir

L'autre jour, je vous parlais de BOSS dont il ne fait aucun doute qu'elle pioche des idées dans la réalisation des fictions policières américaines du moment. Aujourd'hui je vais vous parler d'une autre série policière japonaise, mais alors elle, c'est pas de la pioche, c'est un emprunt sur 10 ans avec un énorme taux d'intérêt. Je vais vous poster le générique plus tard pour vous donner une idée de l'ampleur des "dégâts", mais avant toute chose, je vais quand même un peu rétablir la justice : j'aime Grissom, mais il est loin d'être aussi fun que Tsukumo, le personnage principal de MR. BRAIN.

D'ailleurs il y a pas mal de choses très japonaises dans MR. BRAIN, une preuve de plus que lorsqu'on donne quelque chose d'occidental à une production nippone, elle le mâche consciencieusement avant de le recracher à sa sauce ; c'est aussi pour ça que j'aime les Japonais, ils arrivent à faire les mélanges que la fiction française ne parvient pas à faire, et trouvent un équilibre entre exception culturelle et mimétisme, ils sont magiques ces Japonais, ils n'inventent rien, mais ils parviennent à tout traduire dans leur culture, quelle leçon formidable.

Bref, MR. BRAIN, c'est drôle. Un drôle beaucoup plus mis en avant que dans BOSS d'ailleurs, dont je vantais l'humour subtil dans le post évoqué plus haut, grâce à des petites scènes complètement décalées comme celles-ci :

MRBRAIN_romantic
La scène d'intro, ou comment tout a commencé comme une comédie romantique, mais non.
(cliquer pour cagouler)

MRBRAIN_lol
J'ai explosé de rire en voyant ça... et après je me suis sentie moins bête. Tout bénef !
(faudra regarder l'épisode pour la voir, celle-là)

Imaginez ça au milieu d'un épisode des Experts, franchement... Je suis pas sûre que même le clownesque NCIS oserait.

Mais MR. BRAIN n'est pas une comédie, au contraire : son heure et demie de pilote (ouais, quand même) laisse bien comprendre qu'on est dans la série policière avec tout le package : enquête, analyses scientifiques, et tentatives de confondre le suspect. Mais son personnage est largement plus loufoque (on va y revenir) et son univers pseudo-scientifique est largement moins terre-à-terre que celui des Experts, toujours mornes comme c'est pas possible, et faisant semblant de vivre dans un univers réaliste ("ah, mon analyse ADN est prête en 2h, super, je vais pouvoir rentrer border ma fille"). Dans cette série, on en rajoute dans le high tech, on colle des scientifiques dans tous les sens, etc...

Quant au personnage principal, interprété par un pilier de la fiction japonaise, j'ai nommé Takuya Kimura (hiii, je ne suis plus vierge, j'ai enfin regardé ma première fiction avec Kimutaku !), il est largement plus haut en couleurs que l'ensemble des personnages de la franchise des Experts qui se réuniraient sous une palette de filtres.
Imaginez le truc : il y a 5 ans, il était host (= gigolo qui couche pas) et il a eu un accident et a subi des dommages au cerveau. Sauf qu'au lieu d'en clamser ou de devenir un légume, en fait il s'est mis à utiliser une autre partie de son cerveau, et c'est de là qu'est née sa fascination pour le cerveau humain, dont il a fait sa spécialité, spécialité dans laquelle il est devenu expert. V'suivez ? Il a entièrement changé de personnalité, n'aime plus rien de ce qu'il aimait avant, et il a perdu l'aptitude à réagir de façon "socialement correcte", mais à part ça c'est un génie, quoi.

Contrairement à des Monk et compagnie, cette différence ne fait pas qu'il "est bien atteint mais quand même doué", juste qu'il est doué et pas facile à supporter pour tout le monde, parce qu'il pense "out of the box". C'est assez cool d'avoir un personnage comme ça, finalement assez libéré, sans qu'on cherche à lui inventer une faille quelconque qui le rendrait pitoyable. Non, il est juste différent, pas spécialement attendrissant comme une pauvre chose, un loser patenté, un geek asocial... il est juste différent et ça fonctionne à fond. Ça explique aussi les réactions qu'il suscite, soit fascination, soit extrême irritation. En cela son personnage, bien que finalement assez peu approfondi au cours de l'épisode (seulement l'intro et l'outro de l'épisode lui sont dédiées), est parfaitement bien décrit par les multiples petites bizarreries qu'il fait et qui rendent les autres absolument fous.

Pour ce qui est de l'aspect policier, qui comme vous l'imaginez n'est vraiment pas ce qui m'a captivée, l'enquête, bien qu'un tantinet longuette, était plutôt bien pensée. Ce qui est d'ailleurs assez amusant c'est que notre Tsukumo travaille dans un grand laboratoire de police, avec un service pour chaque chose (ADN ici, analyse d'images là, empreintes par là), et que tout ce petit monde a plein d'ordinateurs et de fioles et de trucs incroyables, et que Tsukumo, eh bien il travaille avec juste son cerveau (et une jolie table tactile pour éduquer ceux qui viennent le voir dans son bureau). Tout en jouant à fond la carte du high tech, MR. BRAIN a donc une particularité incroyable, celle de ne pas se reposer sur l'étude des preuves matérielles, et ce mélange fait un bien fou quand on est en overdose d'experts en tous genres.

MR. BRAIN a donc le talent de mélanger des éléments propres aux séries policières qui fonctionnent aux USA (et qui s'exportent bien dans les autres pays) et une solide dose d'anticonformisme pour rester divertissant sans avoir un sérieux goût de redite. Le bémol, c'est que l'enquête du pilote, en plus de trainer en longueur comme je l'ai dit, n'est pas très originale, et que pour bien faire il aurait fallu innover aussi dans cette direction. Mais si vous cherchez une alternative aux Experts Vegas, Experts Miami, Experts New York... bah tentez les Experts Tokyo, on se fend bien la poire et ça change du pain quotidien.
Personnellement, si je devais recommander une série japonaise de cette année à quelqu'un qui jusqu'alors ne carburait qu'à l'import US, je recommanderais MR. BRAIN, l'immersion est facile et c'est suffisamment hybride pour plaire même à des néophytes en matière de dorama.

Allez, si j'ai un peu piqué votre curiosité, montrez-le en commentaire, et ce soir vous aurez gagné le générique.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche MR. BRAIN de SeriesLive.

29 août 2009

Carte postale

PostSecret

Finalement, j'en viens à la conclusion que la téléphagie, ça ne se commande pas.

Je voulais absolument me trouver une série à dévorer cet été, et je vous proposais de m'aider à choisir. Je m'était fixée sur une série, et ne manquait plus que le passage à l'acte.

Mais alors, je ne sais plus trop comment, je me suis trouvée happée par un tourbillon de séries japonaises, et puis, bon, du coup le reste est un peu passé à l'as. Ce n'est ni une bonne, ni une mauvaise chose, d'ailleurs ; c'est juste que ça s'est passé comme ça.

Depuis, le cœur tordu devant 14 Sai no Haha, Kaze no Garden ou Aishiteru ~Kaiyou~, riant aux éclats devant Seigi no Mikata, et mangeant des M&M's devant BOSS (c'est là mon Top 5, en passant), j'ai mis de côté mes découvertes ou redécouvertes américaines. N'allez pas croire cependant que cette orgie a complètement shunté la fiction américaine.

Car à ma plus grande surprise, ces quinze derniers jours, j'ai aussi trouvé du temps pour m'enfiler tous les épisodes ultimes d'Urgences diffusés pendant cette période (ça doit faire 5 ou 6 épisodes, en tout, non ?), j'ai continué à regarder Drop Dead Diva (même si je n'ai aucune idée de pourquoi), je me suis même laissée aller à 1 Monk ici et 1 Chuck là. Preuve que ma dévotion envers le Japon n'a rien eu pendant cette période d'exclusive.

En toute sincérité, je pense que j'en ai encore pour quelques temps comme ça, deux, trois semaines peut-être, avec une consommation aussi effrénée. Ce n'est pas trop m'avancer que de dire que plus la rentrée américaine approchera, plus elle aura mon attention (surtout qu'elle commence avant le gros de la rentrée japonaise), à plus forte raison parce que j'ai soigneusement évité 99% des trailers pour les nouveautés de la saison.

En fait, c'est même complètement la raison pour laquelle je suis dans cette phase en ce moment, si on réfléchit bien. Car vu le taux d'annulation de la saison dernière, ce qui se joue en septembre aux USA, c'est un peu l'intégralité de ma saison, puisqu'en dehors de Better Off Ted, je ne suis pas spécialement fan des séries qui reviennent cette saison. Ou alors j'ai une grosse amnésie, mais bon.

Et comme justement, ce n'est pas sur la fiction japonaise qu'il faut compter pour du long terme dans la majeure partie des cas, mon attention va être soutenue envers la rentrée US, sans pour autant me lamenter à attendre qu'elle soit enfin lancée. Une attention que je crains justement d'être trop soutenue, car ça risque de m'influencer dans mon opinion que de savoir que je n'ai plus de série fétiche à l'antenne, dans un sens comme dans l'autre puisqu'il sera possible que je me dise aussi bien "pff, ça vaut pas Pushing Daisies" que "woah, une nouvelle série à encenser, je n'attendais que ça". C'est à double tranchant, mais c'est de toute évidence ma dynamique de la rentrée. Ce sera un vrai challenge que cette nouvelle saison où je n'ai à fêter le retour de personne en particulier (le feu pour Brothers & Sisters s'était apaisé... faut dire que j'ai lâché en cours de 3e saison, je sais plus trop pourquoi d'ailleurs ?).

Alors bon, disons que jusqu'à la fin de l'été, ma téléphagie a pris des vacances, qu'elle a fait ses valises pour le Japon, qu'elle revient bientôt mais qu'elle va continuer à donner des nouvelles.
Dans ce contexte, je peux comprendre que ses carnets de voyage n'intéressent pas tout le monde (bien que je le regrette), mais si ça peut vous rassurer, les choses vous se rééquilibrer d'ici quelques semaines, mécaniquement.

Par contre, j'espère bien me désintoxiquer de Drop Dead Diva parce que ça m'inquiète. Je ne sais pas comment j'ai chopé ça, en buvant de l'eau du robinet peut-être, mais j'espère que ça va s'arrêter à un moment...

28 août 2009

[DL] BOSS

Quand je vois BOSS, je me dis qu'il n'y a aucune raison pour qu'un spectateur européen ne soit pas capable d'apprécier cette série.
Le générique est du genre à me conforter dans cette idée. C'est efficace, soigné, et en même temps convivial...
Et je vous avoue que j'ai un faible pour l'interprète de ce générique, Superfly, dont la plupart des sorties sont très sympa. Ah si seulement un site proposait la version longue de cette chanson...

BOSS
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Quelque chose dont je n'ai pas parlé, c'est l'utilisation par la série de gimmick pour son personnage principal. Une fois de plus, c'est un emprunt à d'autres fictions américaines (la sucette de Kojak, les graines de tournesol de Fox Mulder...) qui est utilisé à bon escient. Eriko Osawa consomme donc des M&M's dans chaque épisode (c'est même amusant de voir que la couleur du M&M's lui indique si la journée sera bonne, ou de voir que quelqu'un se sert dans son paquet et elle fronce les sourcils sans rien dire... bref un exemple de plus des petites touches d'humour fugace de la série), et j'aime bien qu'on retrouve rapidement cet élément dans le générique... Si, regardez bien !

Et si vous vous demandez comment la fiche de cette série a pu apparaitre si vite alors que je n'ai commencé la série qu'il y a 48h, eh bien c'est tout simplement que j'ai re-rejoint l'équipe de SeriesLive pour la rédaction de fiches asiatiques. Et encore, ce n'est pas tout, puisque je suis aussi rédactrice pour Critictoo sur le même sujet à présent... où l'on devrait bientôt avoir des nouvelles de BOSS aussi, d'ailleurs.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche BOSS de SeriesLive.

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28 août 2009

I can't live without you

Depuis quelques jours, ma marotte, c'est BOSS, l'une des séries qui a le plus marché au printemps. Et c'est justement pour ça que je n'y avais pas encore touché, en fait. Il faut dire que quand on voit que des Mei-chan no Shitsuji remportent des récompenses, on développe une certaine méfiance vis-à-vis des séries couvertes de statuettes. Évidemment, j'étais aussi pas mal refroidie par l'idée de regarder une série policière, car comme chacun sait, c'est loin d'être mon violon d'Ingres.

Pourtant, en décidant de sauter le pas, j'ai pris la bonne décision. Comme quoi, même les plus curieux d'entre nous gagnent à se pousser à encore plus de curiosité !
Contrairement à mes craintes, BOSS n'est pas une pâle copie d'un show américain genre Les Experts Santiago, mais parvient tout de même à se démarquer pas mal de séries japonaises d'enquêtes (bien que je confesse avoir plutôt regardé des Maid Deka ou Q.E.D. que des séries strictement policières). L'équilibre se trouve dans le fait que si on y trouve effectivement une équipe de police où chacun a ses compétences techniques, avec passage au labo et tout, en revanche on s'y autorise d'une part des personnalités plus ambivalentes (les personnages sont des ratés, c'est même pour ça qu'on les a regroupés dans la même unité) et un aspect plus feuilletonnant autour des déboires de l'unité pour se trouver une crédibilité.

BOSS parvient également à surprendre dans ses orientations scénaristiques. Les rebondissements surprennent réellement, du moins une bonne partie d'entre eux, et on n'a pas ce sentiment désagréable d'avoir résolu l'enquête avant tout le monde, qui en ce qui me concerne est assez récurrent (sauf quand le scénario fait exprès de me laisser dans le noir, ce qui m'agace au moins autant). Non, ici, quand on entend les conclusions de l'héroïne principale, Eriko Osawa, on se dit "mais ouiiiiii ! je l'avais vu ça en plus ! mais c'est tellement évident !", le genre de réaction que j'aime bien avoir devant une série policière, en fait.

Ce que j'aime aussi, c'est la façon dont la comédie est présente, mais largement moins appuyée que dans des NCIS qui se targuent d'être des comédies policières mais ne font que tartiner indéfiniment les mêmes gags d'épisode en épisode. Non, ici c'est plus subtil. Par exemple dans le pilote, l'assistant d'Eriko, un jeune flic pas bien mature, à qui il faut dire que la porte se tire au lieu de se pousser, ça dure 2 secondes, ya pas de musique débile, on est dans le pince sans rire le plus total, et pouf, c'est déjà oublié, l'enquête suit son cours. Un regard, une phrase, c'est tout. Cette façon de ne pas chercher à faire rire mais juste de ménager des respirations, ça marche à fond sur moi.

BOSS utilise aussi un grand nombre d'effets spéciaux (dont la majorité se trouve être très réussie), d'effets de montage (la caméra donne l'impression d'être perpétuellement en mouvement alors qu'on a juste retiré 1 seconde au plan pour lui donner un effet de rapidité), de jeu sur les musiques (pour l'instant le deuxième épisode a été le plus doué à cette petite technique), bref, les petites idées fusent pour qu'on sorte de la routine télévisuelle, et ça fait un bien fou.

Du coup, moi qui ne suis pas tellement branchée séries policières, vous savez quoi ? En 48h, j'ai déjà regardé 4 épisodes.
Je me prends presqu'à rêver que pour une fois, celle-ci va être prolongée... c'est pas totalement exclu mais hélas c'est quand même trop rare pour que je me berce d'illusions. Dommage, mais du coup je vais savourer les quelques épisodes qu'il me reste à découvrir avec d'autant plus de bonheur.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche BOSS de SeriesLive.

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