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ladytelephagy
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bones
27 février 2009

Thank you, Captain Obvious !

En ce moment, je suis soumise à un régime téléphagique inhabituel, parce que je ne suis pas chez moi. Du coup je me retrouve à regarder des Ma Famille d'abord (qu'on faisait regarder aux prisonniers de Guantanamo), des Grey's Anatomy (ça va, c'est pas encore le moment où ça vire au soap à 100%), des Experts Miami (allez-y, chargez la mule, pourquoi se gêner ? ), et des Bones (oui, mon hôte veut ma mort, pourquoi ?). J'y perds ma santé mentale.
Ce soir, c'était donc régime os, et franchement si quelqu'un doit avoir le crâne fendu pendant un épisode, ce sera bien moi, contre le mur du salon.

Je vous refais le dialogue :
"J'aime penser que mon père [mort] me regarde.
- Les morts ne peuvent pas voir", Temperance Brennan dixit.
SANS RIRE ?

Ce personnage de la nana tellement cartésienne qu'elle ne comprend rien aux choses de la vie touche rapidement ses limites sitôt qu'on passe un épisode entier avec lui, ce qui ne m'était pas arrivé depuis... eh bah, quasiment l'ouverture de ce blog, quand même. Là, comme ça, à blanc, on se dit que mettre ce cerveau froid et rationnel en duo avec un type plus que normal (je veux bien-sûr parler de l'adipeux Boreanaz), ça fait un bon tandem et qu'on va bien se marrer.
C'est un peu comme le crétin décérébré qui nous a pondu le concept derrioère NCIS, si vous voulez. Ce sera tellement poilant qu'on ne va pas se rendre compte que ça ne rime à rien.

Sauf que le Dr "ne l'appelez pas" Bones, au lieu de montrer qu'elle est intelligente à sa façon, et là j'aurais envie de dire pourquoi pas, prouve qu'elle est en fait la dernière des demeurée.
Elle n'est pas cartésienne : elle prend tout au premier degré ! Ce qui, vous serez d'accord avec moi, n'est pas exactement la trace d'une intelligence surdéveloppée.

A chaque épisode, je dis bien à chacun d'entre eux, il faut qu'on lui explique par a + b que ceci est une expression, que ceci se fait, que les gens ont des sentiments, qu'on a dit telle chose mais que ça signifie quelque chose de plus profond...

Qu'un personnage à l'intellect ultra-développé soit socialement handicapé n'a rien de nouveau. Des quantités de personnages l'ont fait avant, et le font encore. Gloire à des mecs comme Monk pour en être le modèle parmi les modèles. Mais au moins ces personnages n'ont pas attendu la 3e saison pour apprendre ce qu'une pompom girl fait à un joueur de basket avec la bouche ! Au nom du ciel, elle devrait au moins être capable de comprendre ce qui se dit dans la pièce, même si elle désapprouve la conduite parce qu'elle ne la considère pas comme logique, non ? Non, elle ne suit même pas la conversation ! Bones donne mauvaise réputation aux scientifiques !

Excusez-moi, je... je vais avaler un calmant. Ca devrait m'aider, je... oh mon Dieu, et le troisième épisode qui n'est pas encore terminé...
Sortez-moi de là.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

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7 décembre 2008

Avez-vous votre serviette éponge ?

Je suis d'une inculture crasse en ce qui concerne la littérature fantastique. Mais j'ai une excuse. Deux, en fait. La première c'est que, dans ma famille, la littérature de science-fiction comme de fantasy n'étaient pas considérées comme de la littérature, et leur lecture était condamnée sans appel ; comme celle de la bande-dessinée, par exemple. La seconde, c'est que quand j'ai commencé à fréquenter des légions de nerds et de geeks, ils ont tous commencé par m'infliger les œuvres de Tolkien, à la notable exception d'un qui a préféré débuter avec Orson Scott Card, et que l'effet a été de me braquer instantanément au lieu de m'ouvrir à l'un, l'autre ou les deux de ces genres (en réalité les deux sont très proches sur le principe, comme j'ai pu m'en assurer par la suite par écrans interposés : ce sont des genres métaphoriques par excellence, qui donc ne pouvaient que me ravir, mais encore fallait-il ne pas y aller avec de grosses tatanes). Dramatique, mais c'est comme ça. Le seul qui fasse exception dans ce carnage, c'est Terry Pratchett, dont on conviendra à la lecture de ce post que, hm, pas étonnant, tiens.
Voilà, c'était mon préambule pour vous expliquer pourquoi je ne découvre que maintenant l'univers du film dont je vais parler aujourd'hui.

Car oui, allez, soyons fous, seconde tentative cinématographique ! Qu'est-ce qu'on vit dangereusement ici, dites-donc... Je compte sur vous pour qu'il ait plus de succès que le précédent, sinon je vais me fâcher toute rouge. D'ailleurs, la lecture de ces quelques lignes vous oblige, oui, vous oblige, à regarder le film, non, ne faites pas genre "moi, j'ai rien vu, chuis pas au courant", je vous ai pris sur le fait, j'ai trace votre IP sur cette note, donc vous êtes obligés. Allez, quoi, c'est pour votre bien. Est-ce que je vous ai déjà recommandé un film que vous ayez regretté d'avoir vu ? Bon, d'un autre côté ce n'est que le second que je recommande, mais quand bien même.

C'est quoi le nom du film ? H2G2 : Le guide du voyageur galactique
C'est plutôt quel genre ? Science-fiction absurde
Qui on connaît là-dedans ? Zooey Deschanel (soeur d'Emily "ne l'appelez pas Bones" Deschanel), vue dans Tin Man, mais aussi brièvement John Malkovich, vu à peu près partout
Ça date de quand ? Le film est sorti en 2005... mais les livres sont largement plus anciens.
En résumé, de quoi ça parle ? D'un mec dont la planète est détruite, et qui donc, doit voyager dans l'univers galactique.

H2G2___1 H2G2___2 H2G2___3 H2G2___4 H2G2___5

En moins résumé, de quoi ça parle ? Arthur est un pauvre type anglais un peu à la ramasse, dont la maison va être détruite vu qu'elle se situe sur le tracé d'une déviation qui va prochainement être construite. Cela va bientôt devenir le cadet de ses soucis, puisque sa planète va également être détruite, étant située sur le tracé d'une déviation galactique. De justesse, son meilleur pote Ford va lui sauver la mise, en lui apprenant comment faire du stop dans l'espace, notamment à l'aide d'un livre ultimement utile, Le guide du voyageur intergalactique. S'en suivent tout un tas d'aventures toutes plus improbables les unes que les autres, dont le fil conducteur pourrait être (mais difficile d'en être sûre) de trouver la question ultime à la réponse à la vie, à l'univers, et à tout le reste. Pris en stop par le Président de l'Univers, un crétin, et une bien jolie jeune femme elle aussi originaire de la Terre, ils embarquent donc pour diverses contrées de l'univers.
Et ça finit comment ? Je... suis pas sûre.

Pourquoi c'est bien ? Les British, moi, vous savez, je n'en raffole pas. Je ne pige rien à leur diction, pour commencer. Et la plupart de leurs séries, j'avoue, je ne suis pas fan. Là tout de suite, il n'y en a aucune qui me vienne à l'esprit, d'ailleurs. Mais je suis bien obligée de reconnaître qu'ici, l'humour absurde du film fait merveille. C'est absurde, ça n'a parfois ni queue ni tête (et pas simplement, je pense, parce que je ne connais pas encore les livres), mais en même temps, on y trouve des tas de petits propos très intelligents qui, et c'est la grande surprise quand on s'attend juste à un film à vocation humoristique, font réfléchir ou émeuvent réellement.
Pourquoi c'est pas bien ? Comme d'habitude quand je suis aussi enthousiaste, je vais me contenter d'imaginer ce qui pourrait ne pas coller pour d'autres que moi. Ainsi, ceux qui ont du mal avec l'humour absurde, évidemment, vont rester sceptiques. Mais je suppose aussi que ceux qui sont habitués à du très grand spectacle en matière de science-fiction vont trouver que par moments, ça fait un peu cheap. J'avoue que quand j'ai vu les premiers effets speciaux, j'ai moi-même été surprise car le film n'est pas dans la démonstration et met un certain temps avant de montrer qu'il en a dans le pantalon aussi de ce côté-là. Je ne venais pas spécialement pour ça mais je pensais au départ que c'était un film à petit budget et que je m'étais fait une raison, et en fait il y a des passages très honnêtes. Mais pas tout le temps.

Ah, les joies du cinéma ! Je me dis que Martin Freeman a quand même passé tout le film en pyjama et peignoir. Avec des films comme ça, ça vaut pas vraiment le coup de demander à garder ses costumes après le tournage...
La réplique qui tue : Arthur vient d'apprendre une vérité incroyable sur la Terre, après quoi il a le dialogue suivant avec son interlocuteur : "Vous savez, enfait, ça explique des tas de choses. Toute ma vie j'ai eu l'étrange sentiment que quelque chose d'énorme et de sinistre était à l'oeuvre dans le monde...
- Ah non, non-non, non ça c'est de la paranoïa parfaitement normale... Tout le monde dans l'univers ressent cela."
La scène qui tue : Je ne suis pas du genre à spoiler, donc je ne vous dirai pas pourquoi ni comment, mais en plein ciel, à un moment, un cachalot et un pot de pétunia apparaissent. On assiste alors à une scène qui a été un pur délice pour moi ! Ce qui est génial c'est qu'en plus, en vous montrant cette scène, je ne vous dis rien sur l'intrigue du film, et tout sur sa philosophie...

H2G2___Extrait

Une note ? CagoulesCagoulesCagoulesCagoules
Limite 4,5 mais n'abusons pas, j'ai beaucoup aimé le film mais le regarderais-je, mettons, aussi souvent que The Fall dans un même intervalle temporel ? Peut-être pas quand même.
Bilan : Vu que le film est tiré d'une suite de bouquins, la première chose que j'ai faite (puisque ma liste de Noël est partie depuis des semaines) a été de commander la trilogie en cinq tomes (si-si), que je vais donc lire avec plaisir, je le sens, maintenant que j'ai découvert son existence. Dons-je donc préciser que j'ai donc BEAUCOUP aimé ? Je me suis amusée, j'ai été émue (plutôt sur la fin mais pas forcément par le final), j'ai trouvé des choses très pertinentes, bref, j'étais à un spectacle complet (avec une ouverture sous forme de ballet musical, ce qui ne gâche rien). Donc comment vous dire ? Oui, je suis hyper positive ! Et j'attends de voir si les ouvrages suivants seront adaptés aussi parce que je suis toute acquise à la cause, croyez-moi...

Maintenant, il ne vous reste plus qu'à vous y mettre aussi, c'est la règle : si vous voulez un post prochain dans cette rubrique, il faut commenter ce post-ci ! Et franchement, j'ai choisi un peu moins obscur que la dernière fois, non ? Au moins, ce film-là est sorti en salle en France et est dispo en DVD !
Allez, salut, et merci pour le poisson.

30 mai 2008

Des inconvénients de n'avoir pas cédé à la facilité

Car voilà bien le problème.
Le concept de ce blog, ça a toujours été de ne pas faire de reviews. Je dirais bien que je n'ai aucun talent pour les reviews si je pouvais dire que j'ai essayé d'en faire par le passé, mais ce n'est pas le cas. Simplement ça n'est pas mon truc, voilà.

Du coup, comment fonctionne ce blog (quand il fonctionne diront les mauvaises langues, et elles auront relativement raison), depuis son ouverture ? J'y parle très rarement deux fois de la même série.

Quand mes confrères (et ça n'ôte rien à leur mérite) choisissent quelques séries qu'ils suivront une saison durant, et vous racontent leur expérience épisode après épisode, ils ont un contenu tout trouvé pour les posts, de sorte que, s'ils ne publient pas récemment, on leur en veut un peu puisqu'en dehors d'une grève tous les 20 ans, ils n'ont que peu d'excuses.
Mais quant à moi (et ça n'ajoute rien à mon rachitique mérite), j'ai choisi de ne pas vous raconter UN épisode, et surtout pas ceux qui suivent, mais bien de vous parler d'une série. Ou de plusieurs en même temps. Ou de ma façon de vivre ma téléphagie. Et du coup, il arrive cycliquement, comme là, cette semaine (puisque j'ai promis un post par semaine. Minimum.), du fait de raisons plus ou moins bonnes (c'est facile de se décharger sur un boulot très prenant, mais j'ai quand même 15 heures de transports en commun par semaine, où je pourrais m'atteler à la tâche, et ça s'est déjà produit, de vous concocter un post à peu près digne), eh bien je n'ai regardé aucune série. Rien. Pas l'ombre d'une.
Cette semaine, mon écran de télé est resté aussi vide qu'un épisode de Bones, dont j'ai l'immense vacuité sous les yeux en cet instant même où je vous parle. Mais on a déjà abordé le sujet...

Je ne dirais pas que je n'ai pas pensé à vous, au contraire.
En fait j'avais même une piste d'un post pour la catégorie "Série de valeurs", une fois n'est pas coutume. il était vaguement question des genres de séries, enfin, bon, j'avais l'impression de tenir quelque chose... mais je me suis endormie, réveillée trois villes trop loin, et j'ai un peu laissé échapper le filon. Je suis sincèrement désolée.
J'avais aussi envie de vous faire un post sur le déplorable Mop Girl, découvert quasi-simultanément avec Hokaben et Last Friends dont je vous ai parlé précédemment (et un peu plus précédemment encore). Mais justement, j'aurais dû écrire tout de suite mon post, parce que du coup je n'ai plus les idées très fraîches, embrouillée que je suis par de vilaines contingences imposées par mon tortionnaire de patron.
Ah et puis, il y a aussi ce post sur le coffret DVD d'Action que j'ai commencé et qui me semble plus compliqué à finir dignement que prévu. C'est que la dignité, dans Action, faut bien la chercher, quand même...

Bon, bref, je suis pitoyable et je ne mérite que vos sifflets.
Evidemment, tout serait plus facile, tellement plus facile, si je me contentais de vous parler uniquement de ce dont je vous ai déjà parlé. Bah oui, si j'ai su le faire une fois, les chances sont immenses que ce soit très facile de recommencer. Qui veut un post sur Rude Awakening ? Oh, je peux en distribuer quasiment à volonté, pas de problème. Vous voulez un résumé de mon expérience OZée d'il y a deux semaines ? Un petit compte-rendu, épisode par épisode ? Hein, dites ? Simplissime, ça, en plus yen a que huit dans la saison que j'ai achetée.
Oh, ou alors, je peux aussi vous faire un truc avec plein de captures, vous savez, je prends 200 captures, et je divise par 10 pour décider du nombre de mots que j'écris en-dessous. Genre "trop mignon" ou "je le voyais carrément venir", vous voyez ? Ca serait facile ! Je peux, si vous voulez ! Surtout si par exemple je prenais pour cible une série un peu simplette.

Mais je ne serais pas très satisfaite, et je pense que vous non plus.

Bon, vous savez quoi ? On va faire un deal, vous et moi. On dit que le post du vendredi, cette semaine... bah je vais le faire la semaine prochaine. Juste une fois.

Comme ça, vous ne serez pas obligés de vous contenter d'un post débile aussi débile qu'un épisode avec plein de flashbacks.

20 janvier 2007

Ré-incarnation ?

C'est en regardant l'un de mes épisodes de Hollywood Off Ramp (une assez sympathique, quoique peu originale dans le traitement, anthologie qui en quelque sorte transpose Au-delà du réel dans l'univers de Hollywood) que j'ai repensé à ces acteurs télé qui tentent d'avoir une seconde vie.

Dans l'épisode en question (In her footsteps), la jeune assistante d'une actrice vétérante surprenait sa patronne, qui faisait appel au vaudou (ou assimilé) pour être investie de l'esprit d'une grande actrice ayant ses empreintes sur Hollywood Boulevard, et ainsi reproduire son jeu. Naturellement la jeune assistante, qui rêve d'être une vraie actrice, a tôt fait de reproduire l'incantation, elle décroche effectivement un rôle mais son jeu étant trop copié sur celui de l'actrice qu'elle a invoquée, son réalisateur lui demande de nuancer son jeu. Elle tente donc d'invoquer plusieurs autres actrices... mais la tentative échoue car les âmes des actrices sont offusquées d'être invoquées en même temps (quel ego !!!).

D'une certaine façon, cette façon pour l'actrice vétérante de toujours avoir le même jeu (logique, puisque contrairement à la jeune assistante, elle n'a en a pas appelé à plusieurs actrices mais toujours à la même) m'a fiat me questionner sur ces acteurs de série télé qui, ayant un rôle marquant derrière eux, s'essayent à la reconversion.

Prenez David Boreanaz. Dans Bones (ne regardez pas pour autant ou je vous désavoue !), il joue... eh bien, soit il joue toujours Angel, soit il n'a jamais joué que David Boreanaz ! Voilà quelqu'un pour qui j'ai beau froncer les sourcils, ouvrir grand les yeux ou tenter d'enlever mes lunettes, je vois toujours la même personne. Mon homme prétend qu'il aurait dû se couper les cheveux différemment ou les teindre. Je prétends qu'il aurait dû prendre des cours de comédie.

A contrario, des acteurs comme Michael C. Hall (qui dans Dexter nous fait tout oublier de sa personnalité de Six Feet Under) ou Courtney Cox (avec Dirt, plus de 10 ans la séparent des débuts de Friends, mais son jeu a aussi beaucoup plus de finesse qu'alors, même pendant les dernières saisons), ou encore l'hallucinant caméléon Adrian Pasdar... il faut au contraire une certaine dose de concentration pour reconnaître l'acteur, et se rappeler de la personnalité de son incarnation précédente ! Pour autant que Greg Grunberg me soit sympathique, ce bonhomme ne parvient jamais à se transfigurer, tandis que j'ai parfois du mal à me souvenir qu'il y a quelques années à peine, la formidable Lauren Velèz officiait régulièrement dans Oz !!! Des exemples parmi tant d'autres.

Est-ce simplement une question de talent ? Un problème de casting ? Le reproche doit-il être fait aux scenaristes, aux producteurs...?

Le fait est qu'étrangement, on s'attache plus à ces acteurs transformistes, qu'à ceux qui ne font que s'interpréter ou s'autoparodier tout au long de leur carrière. Cet attachement va pourtant à rebours de la particularité du travail d'un acteur dans une série, qui nous fait associer un visage à un rôle pendant plusieurs années...
D'un autre côté, que peuvent faire tous ces acteurs sinon vivre de leur métier ? On ne peut pas non plus les forcer à stoper leur carrière alors même qu'un rôle leur a permis de se faire connaître...

Dans tous les cas, cette saison m'a semblé marquer le come back de pas mal de monde... mais si Richard Dean Anderson parvient à sembler toujours avoir été O'Neill, pourquoi pas eux ?

20 janvier 2007

Os, misère...

Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) est la série que M6 a décidé de nous infliger maintenant que NCIS est voué aux rediffusions pour quelques temps. Ce qui signifie en un mot comme en cent que la chaîne espère récupérer les audiences tout en bradant sur la qualité et l'originalité de son programme. Mais on commence à savoir que dans les grilles de M6, ce genre d'alternance mauvaise série/épouvantable série sur certaines cases maudites est devenu un leitmotiv.

Dans Bones (ne l'appelez pas Bones !!!), nous suivons une équipe tournant autour d'un beau gosse un peu sur le retour et d'une experte en quelque chose, cette fois ce sont les os (c'est gai).
A distinguer de l'occupant précédent de la case, où on avait droit à un vieux beau sur le retour, d'un trublion au Q.I. négatif, d'une éternelle bleusaille, du quota de nana dont une experte en tout, sauf en médecine légale où là on avait un autre expert bien moche. Vous comprenez donc combien nous avons perdu au change.
Mais il s'agit aussi de dissocier Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) de l'autre série tournant autour d'un gars qui n'a jamais été beau gosse et de son frère, expert en chiffres et calculs abracadabrants.
Ne pas confondre, je vous prie, avec cette autre série avec un vieux beau sur le retour, entouré d'experts en un peu tout.
Et ne pas mélanger avec cette série avec ce vieux roux sur le retour, entouré d'experts en un peu tout aussi.
Et pour faire bonne mesure, faites bien la différence avec cette encore autre série, avec un encore autre vieux, entouré d'encore autres experts.
Et ceci sans faire d'amalgame avec cette série avec un vieux vraiment pas gâté par la nature, entouré de légistes et notamment d'une qui fait jamais que le contraire de ce qu'on lui dit de faire.
Ceci sans même mentionner cette toujours autre série, avec un vrai beau gosse sur ses dernières années, entouré d'experts en un peu tout mais surtout en trucs bien flippants comme les épidémies ou la Star Ac.

Si vous voyez une constante, vous me prévenez.

Laissez-moi deviner l'autre constante : les audiences. Malgré le fait que ces dernières années (et tout ça c'est la faute de Grissom, c'est lui qu'a commencé !) on nous gave comme des oies du Périgord de séries avec des gens super intelligents qui prouvent des tas de trucs en un temps record avec des techniques scientifiques de pointe et des tas de mots compliqués, les gens continuent de regarder. C'est épatant quand même. A croire que si sur les chaînes hertiziennes, on décidait subitement de varier le menu et diffuser d'autres types de séries en prime, le monde s'écroulerait. Ou les audiences.

Parce qu'aussi difficile que ce soit à croire pour nous français, il n'y a pas que les séries policières/d'enquêtes dans la vie. Et tragiquement nous semblons être entrés dans une phase où ce n'est pas tant l'humain qui prime, mais une façon froide et cérébrale d'envisager les crimes. Les dénaturant totalement, car ce que ces séries oublient toutes, c'est que le meurtre est le propre de l'humain, et que sans comprendre la psychologie, les preuves, elles n'avancent personne à comprendre ces crimes.

Ironiquement, pour nous rappeler à cette réalité, il nous faudrait regarder Battlestar Galactica (oui, une série de SF !), mais... bien que nous ayions un vieux (deux, même), des petits jeunes, des quotas éthniques et des quotas féminins, et ce que le monde peut espérer de mieux de technologie de la part des Cylons... ces imbéciles n'ont pas l'idée d'utiliser leur technologie pour prouver que la tache de sang, là, elle vient bien d'une lime à ongles achetée en 1993 et qui a servi à poignarder sauvagement la victime. Désespérant, quand même, comme une série peut passer à côté de l'essentiel, finalement.

Bones (ne l'appelez pas Bones !!!) est une série navrante qui enfonce une porte grande ouverte, et que j'ai hâte de voir être claquée par la prochaine vague. Dans l'attente, jouons à un petit jeu : de quel genre d'expert n'avons-nous pas encore hérité dans ce type de séries ? Creusez-vous un peu...
Et si on inventait une série sur un nécrophage qui saurait dater la mort des gens rien qu'en mangeant leur foie, et qu'on libèrerait de prison pour travailler aux côtés du FBI ?! Oh ouais, super, j'écris une lettre de suite aux networks !

Ne l'appelez pas Bones. Ne l'appelez pas du tout.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Bones de SeriesLive.

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20 janvier 2007

A coeur ouvert

De vous à moi, je vous dois bien un petit aveu : hier, j'étais shootée au second épisode de Heroes, et pas tout-à-fait moi-même, lorsque je suis venue faire brièvement part de mon enthousiasme pour cette série sur les coups de 3h du mat. J'étais sans nul doute sous l'emprise des endorphines, ou un truc de ce genre, bref pas du tout dans mon état normal.
Maintenant je vais être tout-à-fait franche avec vous : je suis loin d'avoir dégrisé, et je n'en ai aucune envie.

Je ne vous raconte pas la galère que ça peut être d'avoir une téléphage en pleine crise, dans son lit, au moment d'aller se coucher ou au moins d'essayer. Pour moi, rien de nouveau, mais pour mon homme c'était une première. Et laissez-moi vous dire que rien, dans la vie, ne vous prépare jamais vraiment à ça.
Rien.

Prostrée dans le lit, la tête bloquée entre les genoux en position foetale, me balançant légèrement d'avant en arrière avec un petit gémissement de douleur, parfois entrecoupé de bribes de phrases incompréhensibles de tout être humain normalement constitué. Telles que "la suite... épisode... voiture rouge... Sylar... cheerleader... yatta !" Ca foutrait les chocottes à n'importe qui, mais mon homme est un brave, il m'a même aidée à tenir le coup, m'a encouragée, et finalement m'a aidée à m'endormir vers 6h du matin, aidé de trois comprimés de Stilnox et d'une massue.

Nous autres, téléphages, avons pourtant nos bons moments, lorsque notre vice est alimenté d'un flot régulier de séries, respectant le parfait équilibre entre médiocrité la plus abyssale, et qualité la plus intellectuellement stimulante. Seulement personne n'a repéré que les symptômes se représentaient déjà, après le pilote de Dexter deux jours plus tôt. Si ç'avait été le cas, peut-être quelqu'un aurait-il été en mesure de m'épargner de voir la suite de Heroes, et ainsi attendre que j'aie regardé... je ne sais pas, moi, une rediff de NCIS ou même, au point où on en était, Plus belle la vie, enfin quelque chose de suffisamment atteint de crétinisme navrant pour me permettre de me maintenir à flot.

Mais voilà : devançant tous les spécialistes qui surveillent mon cas avec attention, j'ai regardé ce fichu second épisode de Heroes. Et il ne restait plus, pour calmer ma fièvre et apaiser mes tremblements, qu'à me laisser, le lendemain au réveil, regarder le troisième épisode dans la foulée, pour ensuite m'asséner un puissant comprimé de 2g de Prozac suivi du pilote de Bones dans la soirée, pour piqûre de rappel.

Merci, ça va beaucoup mieux maintenant. Les infirmières disent que, dans quelques jours, je pourrai rentrer chez moi.
Et ça tombe bien parce que j'ai encore jusqu'à l'épisode 11 à voir, et un autre sera diffusé dans l'intervalle...
Gna ha ha.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Heroes de SeriesLive.

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