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ladytelephagy
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space 2063
24 août 2009

Combattre le futur

J'étais tranquillement sous ma douche, en train de me faire un shampoing parfumé au milkshake à la fraise quand soudain, je me suis dit "pfff, que les gens sont sots de faire une fixette sur The Vampire Diaries et autres CWeries !"... et c'est là que ça m'a frappée. J'ai bondi hors du nuage de vapeur pour aller me regarder dans le miroir au-dessus de l'évier. Et il n'y avait pas le moindre doute, la preuve me fixait dans les yeux : j'étais devenue une vieille téléphage.

Vous savez, quand vous êtes un jeune téléphage, vous regardez les plus vieux, ceux qui ont de la bouteille, et vous vous promettez de ne jamais devenir comme eux. Mais si ! Vous savez ! Ceux qui répétaient que hors HBO point de salut, et si t'avais pas aimé Six Feet Under t'étais qu'une sombre merde, et tant qu'on a pas vu Oz on connaît rien aux séries télé, et de toutes façons Buffy c'est rien que pour les ados. Et je me disais, mais franchement, ils sont bornés ou quoi ? Je regarde la même chose qu'eux mais ça ne me viendrait pas à l'idée de dire des choses pareilles ! M'enfin ! On n'est pas tous obligés d'avoir les mêmes goûts ! Quand un quarantenaire mal embouché se piquait d'insulter les américains parce qu'ils n'avaient pas assez regardé Le Protecteur, conduisant à son annulation alors que des According to Jim et des Smallville semblaient increvables, j'étais ébahie devant tant de mauvaise foi (étant entendu que c'étaient quand même bien ces mêmes américains qui avaient fait en sorte que la série vienne à l'antenne et tienne trois saisons), éberluée par tant d'aveuglement obtus.
Et finalement, on n'échappe apparemment pas à son destin, je suis devenue l'un d'eux. Je suis une vieille téléphage aigrie.

Vite, vite, un exorciste ! Je m'étais jurée de ne jamais tourner comme eux ! J'étais pleine de bonnes résolutions pour ne pas leur ressembler : ne pas rester focalisée sur des séries vieilles d'une à deux décennies que j'avais aimées, tenter de découvrir le plus de choses possibles, garder l'esprit ouvert...
Mais non, rien à faire, je suis devenue acariâtre, blasée, cynique. J'ai perdu ma faculté à pardonner aux jeunes téléphages encore peu éduqués sur les possibilités qui s'ouvrent devant eux.

Non, je refuse de le croire. Je refuse de tourner comme ça. Je refuse d'être une vieille peau qui 15 ans après ne jure que par SPACE 2063 et n'a pas su se trouver de nouvelles séries pour faire battre son cœur.

Je vais redoubler d'efforts. Je vais m'ouvrir à plus de pilotes encore. Je vais même regarder des trucs avec des dents pointues s'il le faut ! Mais non, aucune chance, je ne deviendrait pas une vieille téléphage élitiste.

C'est ma bonne résolution de la rentrée : titiller encore plus la curiosité des autres, et entretenir la mienne.

PS : des fois je me dis que je dramatise. Par exemple je suis encore capable de m'émerveiller devant Pushing Daisies, et puis je ne suis pas si élitiste si j'ai continué à regarder Drop Dead Diva... ouais, non, je suis pas encore complètement perdue pour la cause... Je devrais peut-être, sur ce dernier point, quand même.

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5 mai 2009

[DL] Space Precinct

Ouhlà, gros dossier. Ne me demandez pas comment je suis tombée sur le pilote de ce truc intitulé Space Precinct, je ne m'en souviens plus, mais je sens qu'en me contentant de stocker ça sur une pelote de laine pour plus tard, j'ai failli passer à côté d'un truc carabiné ! Franchement, ça vaut le coup d'oeil. Quand on pense que ça date des années 90, on a peine à le croire...
Je vous ai laissé le trailer de l'épisode à venir en fin de générique, parce que c'est trop bon. Battlestar Galactica, à côté, c'est de la rigolade.

SpacePrecinct
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Non mais franchement, c'est tellement risible que j'hésite à me lancer dans le visionnage du pilote. Au choix : soit je vais prendre un coup de vieux monumental parce que ça a 15 ans (à deux ans près, c'était un contemporain de SPACE 2063, non, mais c'est impossible !), soit je vais avoir mal au ventre à force de rire pendant des semaines. Bon alors, la circonstance atténuante sera sans doute que Gerry Anderson est plus connu pour avoir oeuvré dans les années 70 et qu'il lui en est forcément resté de vieux réflexes cheap, mais quand même.

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture (c'est pas comme ça que ça va s'arranger) : la fiche Space Precinct de SeriesLive.

2 janvier 2009

Service après-vente

On ne le dira jamais assez mais les soldes commencent dés janvier. Pour vous qui n'avez pas forcément eu la possibilité de tester nos premiers produits de la rubrique A vendre, joli, pas cher, une seconde chance s'offre à vous. Je vous promets en effet un échantillon, gratuit et sans obligation d'achat.

Je le prouve aujourd'hui avec cette offre de la nouvelle année : l'un de nos fournisseurs diffusera sur son antenne The Good Shepherd, film avec Matt Damon et Robert De Niro, bon, limite, on s'en fout, film permettant d'entr'apercevoir Lee Pace à plusieurs reprises. Certes, il s'agit d'un rôle plutôt secondaire, mais il est tout de même récurrent en plusieurs points du film, et surtout il y a un moment où il pisse sur Matt Damon, ce qui fait toujours plaisir. Ah, là, les comparaisons avec Pushing Daisies vont être difficiles, quand même.

IAmGonnaPeeOnYa

Si vous pouvez voir Canal+ demain soir, faites-vous une nouvelle idée de notre produit-phare de l'automne !

Toujours pas de réaction sur les épisodes SPACE 2063 que je vous avais gentillement offerts ? Bien bien bien, bah écoutez, je ne sais même pas si je vais vous donner les résultats de la Pitchenette si c'est comme ça. Je suis une Artiste, moi, je ne peux pas travailler dans ces conditions !

28 décembre 2008

On l'a perdu pour de bon

Vous le savez, Jay Mohr est le seul acteur blond que j'accepte de regarder sans avoir un sac en papier à portée de main.
Vous le savez peut-être aussi, mais cet imbécile s'est cru obligé d'épouser ce truc, pensant vraisemblablement faire une affaire sauf qu'il était arrivé 10 ans trop tard et que le produit s'était très largement défraîchi dans l'intervalle.

Donc là, on se dit : "ok, il est cinglé, mais ça va s'arrêter là".
Non. Ce n'était pas encore assez.

Il a fallu ensuite qu'il aille se commettre dans Ghost Whisperer (où il a ramené son ersatz d'épouse d'ailleurs, comble de l'horreur), puis dans Gary Unmarried... et on pensait qu'il ne descendrait pas plus bas.

Jusqu'à ce qu'on apprenne ça.
Ça y est, on l'a perdu pour de bon. Jay Mohr est bon pour l'asile. Sans espoir de rémission.

PS : oui, les posts sont light en ce moment, falalalala, tout ça tout ça... Pis personne ne commente le pilote de SPACE 2063, donc je vous snobbe.

25 décembre 2008

Les 58 coups de minuit

C'est la belle nuit de Noël, et ce soir je vous propose un post un peu spécial : un post La preuve par six. Ce sont en effet deux épisodes qui vous seront présentés ici, et je suis certaine que vous saurez apprécier ce cadeau à sa juste valeur...

En dépit de bientôt deux ans d'existence, c'est le premier Noël que je fête sur ce blog, et je souhaitais marquer le coup ; et quelle meilleure façon pour cela que vous faire découvrir l'une des séries avec lesquelles je vous bassine depuis des lustres ?
Ce soir, un cadeau qui vient vraiment du cœur : SPACE 2063.

SPACE2063___1
La structure de ce pilote est bien l'une des rares choses dans lesquelles Battlestar Galactica n'a pas pioché (sinon, la ressemblance Cylons/IA, le look du Galactica et celui du Saratoga, certaines thématiques, ça, ils n'ont pas hésité, et tout le monde n'y a vu que du feu). En effet, une énorme partie de ce pilote est consacrée à comprendre pourquoi les personnages centraux (j'ai nommé Nathan West, Shane Vansen et Cooper Hawkes) se sont engagés dans les Marines. Cela peut d'ailleurs sembler d'autant plus étonnant que ces axes ne seront employés qu'avec grande parcimonie par la suite (et seul Nathan y trouvera une à-peu-près-conclusion), mais la vérité, c'est que SPACE 2063, avant de se présenter comme une série de science-fiction, avant même de se présenter comme une série de guerre, se présente comme une série dramatique. Du coup, on apprend d'abord à faire connaissance avec les personnages, à les apprivoiser, et à prendre la mesure de leur personnalité. Immédiatement, on est touché par la rudesse de Shane, la loyauté de Nathan ou encore le côté immature de Cooper, chacun de ces traits de caractère ayant, on le pressent, autant d'avantages que d'inconvénients.

SPACE2063___2
Chacun de ces trois personnages a, je l'ai dit, une bonne raison d'entrer dans les Marines, mais il est bon de noter qu'aucune n'est belliqueuse. Cependant, chacune nous donne un excellent éclairage sur le cadre dans lequel se situe SPACE 2063 qui, vous n'allez pas le croire... se déroule en 2063. Du coup il y a toute une époque à présenter, un contexte auquel nous familiariser ; plutôt que de parier sur ses effets spéciaux pour montrer qu'elle se déroule dans le futur (effets spéciaux qui, bien qu'ayant vieilli, n'avaient vraiment pas à rougir), la série nous parle donc d'un contexte social, scientifique, historique, et même politique. D'ailleurs, les histoires de Nathan et de Cooper se répondent entre elles : Cooper est un sans-ventre (comprenez : un être créé in vitro et né à l'âge de 18 ans, ex-race d'esclaves et de chair à canon), qui bien que libre, est confronté à un racisme violent, alors que Nathan fait les frais d'une politique de discrimination positive et est évincé du programme de colonisation Tellus, et ainsi séparé de sa fiancée. Inutile de dire que leur relation ne commence pas exactement sous des auspices favorables ! Quant à Shane, elle nous offre l'occasion de mieux comprendre la partie historique de la chose, ayant vécu de très près la guerre contre les IA (ou Silicates). Trois histoires, et surtout trois façons de nous présenter non seulement les personnages, mais aussi le contexte de la série. Je sais pas pour vous, mais je trouve ça brillant.

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C'est peu après leur arrivée parmi les Marines que ceux qui deviendront le 58e escadron vont apprendre la destinée funeste de la colonie Tellus, sonnant le glas d'une époque de Paix qui n'aura pas duré très longtemps. C'est le moment pour le pilote de s'éloigner des aspects les plus introductifs de sa trame, pour se concentrer sur le lancement de la saison. A travers ce message, on apprend cependant que la Terre est désormais fédérée, et qu'elle possède un Président (en fait un Secrétaire Général, mais vous saisissez l'idée). Ce ne sera pas du tout anodin arrivé à un certain stade de la série, puisqu'à l'occasion, SPACE 2063 se transformera également... en série politique. Et dire que vous m'avez prise pour une allumée quand j'ai comparé Battlestar Galactica à la série ! Si-si, j'ai bien vu votre air, allez.
Il ne faut pas, en effet, oublier qui est derrière SPACE 2063 : James Wong et Glen Morgan, deux hommes qui ont très largement contribué au succès et à la renommée de Chris Carter (ce sont aussi eux qui ont introduit les arcs mythologiques de Millennium, sauvant ainsi la série du chaos dans lequel elle s'était embourbée pendant sa 1e saison) de par leur amour des imbroglios à vocation conspirationnistes et/ou politiques, et qui n'ont jamais reculé devant la perspective d'inclure de nombreux axes variés dans une seule et même trame au départ fantastique ou SF. On sent d'ailleurs, à un certain point de la série, que s'ils avaient eu l'opportunité de continuer, nos deux lascars auraient, sans le moindre doute, également travaillé ce côté-là de leur histoire... notamment avec celle qui deviendra en cours de saison Madame la Présidente, un personnage complexe qui se préparait à développer des intrigues non-militaires, en dépit (ou grâce à) ses ennuis de santé. Non mais, quand je vous dis des trucs, ya une raison...

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Il faudra attendre d'être entrés dans la seconde partie du pilote pour voir arriver les Chigs (les ennemis sans visage, cachés sous leur armure), et c'est ce qui démontre qu'on n'est pas du tout dans une logique guerrière ; car la première rencontre Homme/Chig, elle ressemble à quoi ? A une étrange comparaison. Le Chig pris en otage pas le 58e est en effet très semblable à eux, à bien des égards : il porte sur lui un objet familier, semble paniqué par la situation, et finit par mourir par honneur. Dans une série qui appuie tant sur le code de l'honneur des Marines et leur sens du devoir, inutile de dire que cette première scène a de quoi étonner. Les Chigs ne sont pas dépeints comme de simples êtres sanguinaires, les vilains méchants de service, c'est juste une autre nation, et s'ils ne sont pas humains (parce qu'ils ne le sont évidemment pas...!), ils ont en tous cas des traits de caractères qui en font des personnes. Ce sera aussi cela, l'enjeu de la série : affronter la guerre avec des êtres qui, finalement, ne sont pas si différents de nous. Et devoir parfois les tuer avec cette donnée à l'esprit. C'est pour des séries comme celle-ci que je dis et répète à l'envi que la science-fiction est un genre métaphorique, vous comprenez : on parle de tuer des extraterrestres mais en fait, on parle de tuer, point barre. Les questions se poseraient, et se sont posées par le passé ce que là aussi la série n'hésitera pas à évoquer, tout autant s'il s'agissait d'humains. D'ailleurs, avec ses multiples références militaires et/ou stratégiques, notamment à la Seconde Guerre Mondiale, SPACE 2063 montre bien que ses enjeux sont de parler de la guerre en général, et pas juste de faire péter l'hémoglobine.

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A ma droite : Colonel McQueen. Rrrrraw. A ma gauche : une pauvre table innocente. Pour bien donner le ton, celui qui ne s'était pas spécialement distingué au sol pour sa franche camaraderie montre qu'il ne va pas s'en laisser compter. Le Colonel McQueen et son numéro de table volante, c'est un peu un grand classique (les personnages n'hésiteront pas à en rire ensuite, à leurs risques et périls), je dois dire. Un de ces petits moments où, vous savez ? On se cale au fond de son fauteuil parce qu'on est chez soi. Reste que ce qu'il dégage a de quoi impressionner, et c'est sans conteste le personnage le plus charismatique (bien que souvent taciturne) de la série. Aaah, le colonel McQueeen... j'en fais des rêves encore aujourd'hui, vous savez. Son regard bleu, son air fermé, ses cicatrices et sa tendance à philosopher en plein espace... Et sa femme a divorcé ? J'y crois pas un seul instant.
Cependant, ce qui se passe dés cette scène, c'est que McQueen va immédiatement et définitivement s'adjuger l'admiration et le respect du 58e escadron, pas juste parce que la table était méchante et qu'il l'a bien punie, mais véritablement parce qu'il déborde de charisme et d'expérience, ce grand bonhomme. Ils lui deviendront très rapidement fidèles, et c'est l'une des relations les plus touchantes, celles de cet escadron de têtes dures avec leur supérieur qui n'est guère plus tendre. Dés le pilote, on voit d'ailleurs comment Hawkes et McQueen fonctionnent tout de suite très bien ensemble, par des jeux de regards et un ou deux dialogues brefs mais qui en disent long, parce que ces deux hommes partagent quelque chose : leur nombril. Je me comprends.

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Est-ce la fin ? Mais non... Ça ne fait que commencer ! (celui qui trouve de quel film ce dialogue est tiré gagne un cookie à la myrtille) Il y a à la fois tout un univers, et presque rien, une seule saison, entre ce pilote et la fin de la série. Arrivée à la fin de ce pilote, pourtant en deux parties, j'ai l'impression de ne pas en avoir assez dit, et je brûle de l'envie de vous parler des épisodes suivants... De l'ambiance de peur de L'Ennemi, du sentiment d'abandon de Reste avec les morts, Pearly, Poussière d'étoiles ou Qui pilote les oiseaux ?, de comment Le Cinquième Element a tout pris dans La Permission (Coolio étant alors remplacé par Chris Tucker), des questions de spiritualité et de croyances des Silicates dans Le Cheval de Troie et La Face cachée du Soleil... Il y aurait tant à dire sur la mythologie, sur les personnages, sur les axes, sur les différentes lectures...!
Tant de choses se sont passées, depuis ce moment du pilote où Nathan a levé les yeux vers le ciel. Et puis, plus rien. Je suis partagée entre l'envie de vous parler des courriers de Shane à sa soeur, du cri de terreur de Wang dans l'épisode final, de Chiggy Von Richtoffen, de Patsy Cline et bien d'autres... et l'envie de vous faire tout découvrir par vous-mêmes, comme ç'a été le cas pour moi voilà maintenant, doux Jésus... ça fait 13 ans.

Parce que parfois on a peur que notre propre passion ne soit pas contagieuse, ou le soit trop.
En fait voilà, j'aurais dû vous en dire du mal, et vous auriez été surpris dans le bon sens... ou non, ne pas vous en parler du tout, juste vous donner votre cadeau, et ne plus rien dire.
Comme ça : favicon favicon

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture, mais c'est Noël et je sens qu'un miracle va se produire : la fiche SPACE 2063 de SeriesLive.
Et gloire aux posts qu'on peut programmer à l'avance !

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26 novembre 2008

Présentez... stylos !

Je suis une célébrité, maintenant ! De partout me viennent des demandes d'interview, de photos dédicacées, et il y a des requêtes qui mènent à mon blog en cherchant mes sextapes... Je ne peux pas vous le reprocher, en même temps. Et si je peux faire retomber sur vous quelque poussière d'étoile de ma précieuse aura violette, alors ce sera avec plaisir que... que je...
BON, D'ACCORD ! J'avoue tout : c'est moi qui ai pris l'initiative de répondre au questionnaire de nos amis de Critictoo. Pfff, dans le genre terre-à-terre, vous, hein, vous vous posez là !

space_2063

En même temps je trouve leur initiative si charmante que j'ai forcément voulu contribuer ! Dresser le portrait de plein de sériephiles, c'est une initiative éclairée. Vous le savez, je suis moi-même de ceux qui pensent qu'il y a autant de façon de regarder la télé que de spectateurs, et c'est vrai même quand on fait partie de la race de ces grands malades que je nomme téléphages, et que l'équipe de Critictoo, plus modérée, a choisi d'appeler sériephiles.
Je n'encouragerai jamais assez de monde à leur adresser un exemplaire du questionnaire, car, vraiment, c'est la multiplicité et la diversité des profils qui fera la richesse de cette nouvelle rubrique. Rendez-les victimes de leur succès !

Mais évidemment, Critictoo ne se résume pas à cette démarche. Critictoo, c'est... bah, euh, un site qui critique tout. Si, promis, juré ! Leur petite équipe met un point d'honneur à regarder une quantité astronomique de séries, toujours plus, qu'elles soient connues ou non, récentes ou non...
Tiens, ça me rappelle quelqu'un !

Certes, je ne suis pas leur lectrice la plus assidue. J'ai toujours peur de me faire spoiler. Il faut dire que leur rapidité à passer les épisodes au crible a de quoi en déstabiliser plus d'un, il est arrivé deux ou trois fois qu'ils parlent de séries dont je n'avais même pas encore percuté qu'elles venaient d'être diffusées !

Mais je dois dire que la rubrique que je lis le plus chez eux, c'est leur Writers Room.

En tout téléphage sommeille un auteur, pour moi c'est évident. Ne serait-ce que parce que nous avons tous eu notre petit projet secret (parfois au pluriel pour les plus atteints d'entre nous) ! Sinon comment expliquer le nombre croissant d'entre nous qui lance et développe un blog ? Nous avons toujours tant et tant à dire sur les séries que nous regardons, celles que nous ne voulons plus regarder, celles dont nous rêvons, que forcément la plume finit par nous démanger.
Pour ce que j'ai pu observer, la téléphagie crée plus souvent des vocations d'auteur, que de comédien ou de réalisateur. Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs. Peut-être parce que c'est la vraie différence avec le cinéma : l'écriture. Le reste est finalement plutôt similaire avec l'autre média.

Alors quand des téléphages laissent courir leur plume et leurs idées, forcément, le résultat est beau à voir. Et chez Critictoo, on a non seulement le sens de l'éclectisme, mais aussi une bonne plume. Je suis donc suprêmement contente d'y avoir aposé deux ou trois pixels, et surtout, deux photos de SPACE 2063, dont une en accueil ! Si en plus je peux piquer la curiosité d'une ou peut-être même deux personnes à propos des gars du 58e escadron, moi, je suis heureuse, vous savez bien...

17 novembre 2008

Opération INDEXATION

Bon, j'en ai marre. J'arrête. C'est devenu insupportable. J'ai vraiment fait des efforts pour m'accrocher mais là c'est plus possible.
Mon classeur noir vient de prouver ses limites. Vous pensiez que je parlais de quoi ?

Ah, je ne vous en avais pas encore parlé de mon classeur noir. Pourtant ça fait des années que je me le trimbale de déménagement en déménagement, et que courageusement, de temps à autres, je l'ouvre pour en extirper une information capitale sur la prochaine VHS que je vais regarder.
Sauf que là, ce n'est plus possible. Déjà, je ne peux plus y rajouter la moindre feuille, sinon je pense que la plaque tectonique sur laquelle je vis va basculer tragiquement dans les entrailles de la Terre. Et en plus, ce n'est plus gérable au niveau des mises à jour.

Mon classeur noir, c'est un gros classeur de compta que j'ai récupéré, je ne sais plus trop où ni comment, sans doute une fois où je faisais une razzia au rayon papeterie, vu que je suis capable de claquer plus de pognon en une journée dans une papeterie que toute une année dans une parfumerie. Bref. Il était très épais, le dos solide, d'amples anneaux de métal, je pensais qu'il tiendrait le coup.

A chaque série que j'ai enregistrée sur une de mes précieuses VHS, j'ai ajouté une feuille. Une nouvelle série, une feuille. Un nouvel épisode, une nouvelle ligne sur la feuille.
Du coup après quelques semaines je me suis acheté des intercalaires alphabétiques.
Et ça a continué. Une série, une feuille. Un épisode, une ligne sur la feuille.

Bon, en théorie, ç'aurait dû fonctionner. Sauf que c'est précisément à ce moment que ma téléphagie s'est déclarée. Enfin, où est l'œuf, où est la poule, je ne saurais dire, mais en tous cas, ça tombait mal. Il faut dire que dés qu'on donne à un téléphage les moyens techniques (multiples magnétoscopes, classeur noir, etc...) d'organiser sa téléphagie, bizarrement, c'est là qu'elle devient hors de contrôle.
Et comme en plus je suis pilotovore, forcément...

La première mesure a été de décider que le cagoulage n'entrerait pas dans le spectre des compétences du classeur. Ce que je cagoule, je le répertorie ailleurs.
La seconde mesure a été de mettre en pause l'indexation des VHS, en espérant la mener à bien plus tard, différemment. Mais bon, ça voulait aussi dire que près de la moitié d'entre elles devenaient difficilement accessibles, puisque j'étais incapable de trouver un épisode donné facilement. Du coup, quand je cherchais un épisode, et qu'il n'était pas répertorié, je passais des heures, au milieu de mes cassettes, à les regarder une par une... ah je voyais plein de trucs, c'est sûr, mais jamais ce que je cherchais. Frustration.

Et puis là, il y a quelques temps, j'ai voulu m'y remettre. Mais force est de constater qu'on ne peut pas, techniquement c'est pas possible je vous assure, répertorier toutes les séries que j'ai en VHS dans ce classeur, à raison d'une série par page. Trop de séries.

Je me retrouve donc avec, sur les bras, un épaississime classeur noir, plein à craquer d'informations parcellaires sur mon opération COLLECTION. Je ne peux pas poursuivre l'indexation. Je ne peux pas exploiter la moitié de mes données.

Logiquement, on se dit "bah oui mais pourquoi insister avec le format papier ?".
Pourquoi ? Pourquoi, vous dites ? Mais parce qu'à ce jour je n'ai pas réussi à trouver un seul logiciel capable de prendre en charge l'indexation de mes VHS ! Les logiciels de ce type sont en général étudiés pour le cinéma ! Et c'est totalement différent !

Vous allez tout de suite comprendre à quoi ça ressemble.
Chaque VHS porte deux étiquettes : une sur la tranche, petite, avec son numéro d'identification, et une autre plus grande, c'est la plus importante, avec le numéro, et la liste de ce qu'on y trouve.
Si je prends la cassette 273, par exemple, on peut donc voir ça (bon j'ai pas de scanner, donc j'ai fait un schéma... mais il faut savoir que c'est du fait main pour toutes les cassettes, puisque c'est antérieur à l'époque où j'avais un chez moi informatique) :

273

Donc oui, j'ai fait ça pour toutes les VHS, une par une, je mentionne tout ce qui a un rapport avec les séries à chaque fois (d'où la mention des pubs Stargate SG-1 alors qu'évidemment, il y a plus de pubs que ça, mais je les mentionne comme repère), je vous laisse imaginer l'ampleur du truc rien que pour le fichage...
Donc l'indexation doit me permettre de retrouver à la fois tout ce qu'il y a sur la VHS n°273, histoire de ne pas vider la telephage-o-theque chaque fois que je me demande ce qu'il y a sur la 273, mais aussi me permettre de retrouver tous les épisodes de SPACE 2063, sur plusieurs cassettes, évidemment. Et ça, une base de données prévue pour les films, elle ne peut pas gérer. Et croyez-moi j'en ai testé...

Et encore, tout ça, c'est en mettant de côté ce qui est sur support non-préhistorique, je ne parle que des VHS ! Il faudrait aussi pouvoir mentionner les DVD et les pelotes de laine pour atteindre la perfection !
C'est infaisable, il faut bien le dire. Si, ce serait faisable, l'équivalent d'un Teruki Paradise ça serait même impeccable. Mais bon, j'ai pas la technicité qu'il faut pour ça. Ah, si, si j'avais un geek sous la main, ça pourrait, mais j'en ai pas. Plus. Bref.

Donc voilà, depuis quelques jours, je pète un câble, parce que chaque fois que j'ai envie de regarder quelque chose, impossible de trouver sur quelle VHS ça se trouve, comme l'autre jour avec la cérémonie des Emmy Awards de 2002. J'enrage.

Je ne sais pas encore comment, mais il va falloir sévir.
Comment vous faites, vous ?

4 novembre 2008

Merci

Criminal Minds est une série avec des tonnes de défauts. Tiens, pour commencer, cette série n'a vu le jour sur CBS que par pur opportunisme. Et puis, tout dans sa construction crie son conformisme, du cast au scénario, en passant par son univers visuel et sonore.
Mais cette série a une qualité : elle n'hésite pas à parler de la perversité humaine. Et ceux qui me connaissent savent à quel point cet aspect est sans prix à mes yeux.

Il y a quelques semaines (et j'ai un témoin), je suis tombée par hasard sur un épisode carrément glacial. Deux hommes avaient été, dans leur enfance, maltraités dans leur famille d'accueil, et commettaient des atrocités ensemble depuis lors. Vers la fin de l'épisode, l'un d'entre eux prenait en otage un adolescent vivant encore dans la famille d'accueil qui les avait traumatisés, mais étonnamment, il le laissait partir sans problème quelques instants plus tard. Il lui avait en fait procuré une arme et comptait sur l'ado pour devenir lui aussi violent, et pour le venger de sa mère d'accueil. Mais le gamin n'avait pas tiré sur la mère d'accueil, juste sur les photos, dans le salon, qui donnaient l'illusion que les enfants étaient heureux ("les photos mentent")... L'ado n'était pas devenu un monstre à son tour ; mais ce n'était qu'un des enfants de la maison. Et les autres ?
L'épisode m'a beaucoup plu, mais je n'ai pas cherché à suivre la série pour autant. Je sais depuis un bout de temps maintenant que sa qualité ne compensera jamais pour tous ses défauts et que je ne peux vraiment pas m'y accrocher. Je le sais depuis le pilote, et ce n'est pas parce qu'une fois de temps en temps, un épisode est bon, que je tombe dans le panneau.

Hier j'avais prévu de me coucher tôt. Mais j'avais les idées noires et, finalement, après m'être tournée et retournée dans mon lit, pleuré un peu aussi, je me suis résolue à faire ce que je finis toujours par faire dans ces cas-là : allumer la télé, m'investir dans une autre histoire que la mienne, prendre 45mn de pause avec moi-même. Je suis tombée précisément au moment du pré-générique de Criminal Minds, alors que l'équipe venait de découvrir un DVD tourné par un sadique tandis qu'il violait une victime, et comprenait qu'un complice filmait la scène.
Je me suis laissée faire, sans me débattre, et j'ai accepté de suivre l'enquête. C'est tout ce que je voulais : quelque chose de pas trop gentillet. Surtout pas.

Mais plus l'épisode avançait, et plus je me suis aperçue que j'allais obtenir bien plus que ce que je n'étais venue chercher, et l'histoire a trouvé une résonnance imprévue en moi. Ce qui m'a plu, c'est que j'ai tout de suite su que le dominant était derrière, et non devant la caméra. Ce qui m'a plu, c'est qu'en la voyant, j'ai tout de suite su que c'était l'épouse la plus perverse. Ce qui m'a plu, c'est que je me suis sentie en terrain connu.
Et finalement Criminal Minds m'a donné ce que je n'étais pas venue chercher, mais dont j'avais bel et bien besoin hier soir : un moyen d'écluser ma peine et ma rancoeur sans avoir à les occulter. De faire l'expérience, de façon extrême et fictive, certes, mais émotionnellement vraie, de ce qui me hante, et de ressentir de l'apaisement.

C'est ça que j'attends de la télévision. Que sa main sorte de l'écran, vienne fouiller mes entrailles, attrape mon coeur palpitant, me l'arrache d'un coup sec et n'y laisse que le calme. Qu'elle me renvoie en moi-même par la fiction, et qu'elle apaise mon trouble en usant d'hyperboles et de métaphores.

C'est ce que je venais chercher en SPACE 2063 il y a 10 ans, ce que je suis venue chercher auprès d'Oz ensuite, ce que je viens chercher chez New York Unité Spéciale chaque semaine : une dose d'horreur véritable, la folie humaine à l'état pur, un moment où l'on regarde les protagonistes avec un haut-le-coeur épouvanté parce qu'on sait qu'ils ont quelque chose de profondément réel, un instant où l'on souffre jusqu'à la moëlle de ce que l'on voit, où l'on prend la mesure de ce que sont les hommes.
Et puis où ça s'arrête.
On s'est fait peur, on s'est fait mal, on a remué la mélasse tout au fond de soi, et puis on sort de là, à la fois meurtri et guéri. De petites scarifications pour l'âme...

Je regarde pas mal de comédies en ce moment, vous le savez, mais cette dimension tragique reste mon shoot de téléphagie favori. Celui qui s'adresse vraiment et profondément à moi. Ce pour quoi j'ai signé. Celui que je n'ai pas oublié, et qui dit que je n'ai pas oublié, non plus. C'est ma façon à moi de vivre ma téléphagie, intimement.

Une fois l'épisode fini, je n'ai plus eu qu'à éteindre l'écran, me retrouver dans le silence et dans le noir, fermer les yeux et m'endormir, libérée.

Merci.

1 novembre 2008

Sinaui euhura

Avant que nous ne soyons brutalement séparés par ma déconnexion, nous avions pu évoquer Invasion Planète Terre à l'occasion du jeu des génériques. Un timide (encore lui, toujours le même) m'a fait savoir qu'il était curieux de voir le pilote, et me voici donc de retour avec un post La preuve par trois pour... eh bien, faire ce que font les posts La preuve par trois, évidemment.

Mais d'abord, un peu d'histoire : lorsque j'ai découvert Invasion Planète Terre, j'ignorais qui était Gene Roddenberry, je ne savais rien de Star Trek, et j'étais peu encline à la science-fiction. Pour moi la SF, c'était SPACE 2063... bon, plus une série de guerre que de SF pure, donc. Tiens d'ailleurs, qui parmi vous n'a jamais vu SPACE 2063 ? Levez la main, je ferai peut-être quelque chose pour vous.
Bref tout était à faire, mais à ma décharge, j'avais quelque chose comme 17 ans.
Je suis tombée sur la fin d'un épisode, en clair le midi sur Canal+, et Invasion Planète Terre m'a alors frappée pour son côté... politique. Les manigances du Synode me fascinaient bien plus que les skrills et autres vaisseaux inter-dimensionnels. Mais c'est là que le germe de la téléphagie, probablement dormant depuis les années où je suivais chaque samedi les aventures de Mac Gyver (pour ma défense, là j'avais 10 ans), s'est réveillé... faisant de moi une sorte de Cylon de la télévision. J'ai commencé à tout enregistrer, à tout regarder, tout décortiquer, me repasser certaines scènes intéressantes et même à essayer de transcrire les épisodes. Dans les mois qui ont suivi, j'ai acheté le coffret de la première partie de la première saison (je n'avais pourtant pas d'argent de poche), je me suis abonnée au fanclub, j'ai entamé deux fanfictions (dont une parodique), bref, lâchage complet.

Alors Invasion Planète Terre, même si aujourd'hui, je ne la regarde plus de la même façon, ça reste un classique (on va pas dire culte, pas vrai ?). Je vous prie donc de prendre ce post avec le plus grand respect, ce sont les reliques de mon adolescence que je vous offre aujourd'hui. Ca ne fait jamais que 10 ans, dans le fond.

EFC___1
Je crois que ma passion pour le violet vient de cette époque-là. Tout dit, en permanence, "violet". Evidemment la série n'est pas ultra-lookée avec des filtres de couleur à la CSI, et on s'autorise lorsque nécessaire d'autres couleurs (notamment dans l'une de mes scènes préférées de ce pilote dont je parlerai plus bas), mais ça reste une série violette, quoi. Vous avez vu les intérieurs des Taelons ? Bon, quand même.
Cette parenthèse ayant été faite, il faut quand même dire que la différence entre VF et VO est ici très frappante. Da'an est interprété(e) par une femme, mais doublé(e) par un homme. Le travail sur la voix est donc très impressionnant en VO, moins ambigu en VF. Mais dans les deux cas, Da'an évoque la douceur, le calme, la sérénité... et j'avoue que moi-même, je suis tombée dans le panneau la première fois, et n'ai pas saisi à quel point Da'an était trop gentil pour être honnête. Plus tard dans la série, à l'arrivée de Zo'or, consacré vilain méchant officiel, Da'an gagnera encore plus en ambiguité, devenant le gentil Taelon avec des intentions incompréhensibles et des gestes parfois manipulateurs... un bon personnage, jusqu'à ce que tout foute le camps en saison 2,5/3. Quelque chose d'hélas récurrent dans cette série.

EFC___2
Une série avec un héros marié ? Nan mais ça va pas la tête, tu y as vraiment cru, ma jolie ? Eh bah bien fait !
Toute jalousie mise à part, la mort de Kate est un excellent élément dans ce pilote. Autour de lui, s'articulent tous les ingrédients qui feront de Boone un personnage tiraillé par les évènements. Rappelons d'abord que Boone a décliné l'offre d'emploi de Da'an au prétexte que lui et sa femme voulait fonder une famille... et pouf, a plus femme ! Ca tombe quand même drôlement bien. Donc Boone entreprend de bosser pour Da'an et donc la Résistance lui main le grappin dessus... et le sieur devient agent double, au prix de quelques souffrances physiques en prime ; voilà comment le sacrifice du doux agneau blond va conditionner les tribulations de Boone... Tout ça pour dire : les blondes ça n'attire vraiment que des emmerdes.

EFC___3
C'est pas violet, mais c'est résolument ma scène préférée de ce pilote. Touchante, et en même temps très révélatrice sur la personnalité de Boone. Qu'on peut aussi reluquer à loisir, comme le monde est bien fait, dans cette scène esthétique.
Après avoir rappelé à Marquette qu'il n'est dupe de rien, et que son travail d'agent double est avant tout un travail d'agent triple puisqu'il est bien décidé à discerner la vérité, sans servir totalement ceux qui pourraient lui mentir, qu'ils soient Taelons ou Résistants, Boone se recueille sur la tombe de son épouse... puis s'éloigne d'un air décidé et résigné. Boone, comment vous dire ? C'est ze héros. C'est donc normal qu'il reste, aux yeux de tous, le vrai personnage central de la série, même en n'ayant en fait été présent qu'un peu plus d'une saison.
Message personnel : si tu ressembles à Kevin Kilner et que tu es célibataire, tu m'intéresses.

Dans ce post nostalgique, je dois bien avouer que je n'ai pas réussi à prendre du recul. Je n'avais plus vu ce pilote depuis un ou deux ans, mais je l'avais regardé tant de fois avant, que je pense ne plus être capable de le considérer avec objectivité. Est-ce un bon épisode ? Pour la série, résolument. Dans l'absolu, c'est plus difficile à dire. La production est léchée, mais probablement imparfaite. Tous les acteurs n'ont pas le même niveau (on notera aussi l'absence tragique d'Augur dans ce pilote). Globalement tout n'a pas forcément bien vieilli.
Mais Invasion Planète Terre, ça reste Invasion Planète Terre. Forever.
Ce qui explique qu'il y ait plus d'endroits où cliquer que d'habitude, dans ce post...

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Invasion Planète Terre de SeriesLive.
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10 octobre 2008

[DL] Milliennium

Dans le fond, j'ai beau dire, mais je reste une gonzesse. Et donc, j'aime les instruments à cordes, en particulier les violoncelles. Du coup, sitôt que commence le générique de Millennium, ma tête part en arrière et je bascule dans un autre monde.

Millennium
Note : lien valable 30 jours minimum. Je reuploaderai si le lien est mort, mais seulement si vous postez un commentaire pour me prévenir !

Par voie de conséquence, j'ai tendance à décoller le regard de l'aspect video de la chose. Sachez que j'ai tort. Bon, ça ne plaira pas à tout le monde, mais l'ambiance est intacte, à la fois angoissante et... étrangement calme. C'est un peu comme quand vous avez tellement peur que vos os semblent être des bâtons de glace, vous voyez ? C'est une peur glaciale, pas une simple panique de péquenaud. Le truc qui vous fait faire de vrais cauchemars, et le pire c'est que vous ne savez même pas pourquoi !

Millennium
... aaaah, Millennium... pourquoi France 2 t'a-t-elle tant maltraitée ?
Vous saviez que la série n'a commencé à se forger une mythologie solide que quand les créateurs de SPACE 2063 y ont mis la main à la pâte ?

Et pour ceux qui manquent cruellement de culture : la fiche Millennium de SeriesLive.

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ladytelephagy
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